Julie Maroh a Inspiré Mylène Farmer

Posté par francesca7 le 10 mai 2014

 

 

téléchargement (2)Lors de l’interprétation de Mylène FARMER au Timeless 2013 de ELLE A DIT / L’AMOUR N’EST RIEN ; Mylène

fait Honneur au texte donc, pour cette chanson qui traite d’homosexualité féminine et de la difficulté à accepter et vivre sa différence dans notre société. Inspirée, a priori, de la bande dessinée de Julie Maroch, « Le bleu est une couleur chaude », il aurait été délicat pour Mylène de passer à côté de ce titre sur scène pour deux raisons : non seulement celui-ci est assez populaire auprès de ses fans, mais il fait également écho au film d’Abdellatif Kechiche, « La vie d’Adèle – Chapitres 1 et 2″, librement inspiré de l’oeuvre de Julie Maroch, et sorti en pleine tournée, le 9 octobre 2013, après s’être fait palmer d’or à Cannes lors de la cérémonie 2013 du célèbre festival.

Julie Maroh : La Vie d’Adèle, « une vision hétéro »

Auteure de la BD Le bleu est une couleur chaude, dont Abdellatif Kechiche s’est inspiré pour La Vie d’Adèle, Julie Maroh nous livre ses impressions sur le film.

Le film met moins l’accent sur la souffrance d’être une adolescente homosexuelle que votre livre…
Mon livre était destiné aux homosexuels marqués, comme moi, par une réelle souffrance à faire leur coming out.
Je voulais participer à une prise de conscience de ce mal commun et ça a touché bien plus de monde que prévu (50 000 exemplaires de la version francophone vendus, NDLR) : un beau cadeau !
Quand Abdellatif Kechiche m’a proposé d’adapter le livre, je lui ai passé le bébé, sans vouloir intervenir, ce serait son film, pas le mien. 

Comme tout lecteur, il a eu un processus d’identification et d’appropriation, il a fait son tri et montré ce qui lui semblait important, je ne peux pas le lui reprocher.

Comment avez-vous réagi devant le résultat ?
J’ai aimé le film et j’ai été plongée dans l’histoire jusqu’à la première scène de sexe.
Mais je n’ai pas retrouvé là le sentiment amoureux très fort entre les deux personnages, qui montait dans les scènes précédentes.

Et puis, en tant que lesbienne, je n’ai pas cru à cette scène qui m’a paru caricaturale. Ça m’a fait rire.
Toute cette succession de positions, c’est la vision d’un homme hétéro, un fantasme masculin.
Un film comme La Vie d’Adèle peut-il changer le regard sur les lesbiennes ?

On n’est pas obligé de choisir des histoires de lesbiennes comme thème central, mais il faut les rendre visibles.
Leur seule présence, même comme personnages secondaires dans des œuvres, les banalisera, donc fera avancer les choses.
> Le bleu est une couleur chaude, Glénat.

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Source : Le Parisien Magazine

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