COCKTAIL FM MAGAZINE avec Mylène Farmer

Posté par francesca7 le 8 avril 2014

 

COCKTAIL FM :  PRINTEMPS 1986

Nom ?

MF : Farmer

Prénom ?radio-01-a

MF : Mylène

Pseudonyme ?

MF : Mylène Farmer ! (rires)

Date et lieu de naissance ?

MF : Alors, le 12 septembre 1961 à Montréal, au Canada, dans la province de Québec.

Signe du zodiaque ?

MF : Je suis Vierge ascendant Vierge.

Ca existe, ça ?!

MF : Oui, ça existe ! C’est quelque chose de formidable, d’ailleurs !

Dernier film vu ?

MF : C’était au magnétoscope, et il s’agissait de « La fièvre au corps », que j’ai vu trois fois.

Dernier livre lu ?

MF : C’est un livre de Tournier qui s’appelle « Gilles et Jeanne », et qui retrace la vie de Gilles de Rais et de Jeanne d’Arc.

Dernier disque acheté, ou éventuellement emprunté à ta maison de disques ?

MF : Non, non j’ai acheté ! J’ai cassé ma tirelire et j’ai acheté « V.I.P. » de Françoise Hardy.

Je te dis ça parce que je sais qu’il y a beaucoup d’artistes qui quand ils vont chercher leur plan de promo, ils en profitent pour faire leur marché !

MF : Effectivement, on fait son marché ! Pour ça, faut-il y avoir des artistes que l’on chérisse pour pouvoir faire son marché ! Je crois que j’ai fait le plein en ce qui concerne Polydor…

Deux dernières choses : sport pratiqué éventuellement ?

MF : Heu…que je ne pratique pas en ce moment, mais l’équitation, beaucoup.

Tu es très branchée cheval ?

MF : J’ai pratiqué l’équitation pendant six ans assidûment, et puis j’ai arrêté parce que j’ai commencé ce métier, donc c’est beaucoup de temps pris.

Dernier voyage réalisé, mais hors profession ?

MF : Hé bien je ne m’en souviens pas ! (rires)(…) Je pense que tu fais partie de ces gens qui jouent plus leur chanson qu’ils ne les chantent.

C’est-à-dire que tu les interprètes au sens premier du terme. En plus, quand on voit la vidéo de

« Pas Grandir » (sic), c’est du cinéma et dedans tu joues vraiment. As-tu participé à l’élaborationde la mise en image de ta chanson, ou bien t’es-tu contentée de l’interpréter ?

MF : J’ai réalisé le story-board. C’est un mot un peu complexe, mais il s’agit de la mise en image, image par image, avec les positions des caméras et tout ça mis en scène. Ce sont des petits dessins. J’ai également fabriqué la poupée, qui est une pièce maîtresse du clip. Quant au scénario, j’y ai mis mon grain de sel bien sûr !

Depuis quelques temps, je ne sais pas si c’est dans ta vie ou dans ta profession, dans ta tête ou quoi, mais on sent une certaine évolution. Il y a quelques temps, tu chantais (il fredonne) « J’veux pas grandir nanana… », et maintenant c’est carrément « Libertine » !

MF : Parler d’évolution par rapport aux textes, c’est peut-être un peu prématuré parce que je n’en ai pas tant que ça. Il y a certainement eu une évolution à un autre niveau. En ce qui concerne « Libertine », c’est parce que je suis une catin, je n’y peux rien ! (rires) Je suis un paradoxe ambulant…

C’est un scoop, ça ! (rires) On sait enfin des choses qu’on ne savait pas ! Depuis quelques temps, j’ai remarqué que les petites jeunes femmes avaient très envie de grandir et de devenir des grandes dames. Je pense à toi et à Jeanne M as, qui disait il n’y a pas longtemps avant l’Olympia : « Je suis une petite dame qui veut devenir grande ». Est-ce que tu la rejoins dans ce genre de choses et…

MF : Où est la sincérité ? Je ne répondrai pas à cette question…

Est-ce que c’est difficile maintenant dans les années 80 de faire cette profession quand on est une fille ?

MF : Il y a beaucoup de jeunes filles qui essaient de percer, mais est-ce que c’est une profession difficile ?

C’est une profession qui est surtout cruelle : c’est plus le terme. Ma foi, tous les métiers artistiques sont comme ça. Spécialement en 1986, c’est peut-être plus difficile que dans les années 60-70, où là c’était formidable de démarrer parce qu’on parlait de carrière plus que maintenant. Maintenant, on parle plus de coup, de tube…

Est-ce qu’une fille qui démarre dans ce métier doit plus soigner son look qu’un garçon, ou est-ce que le fait d’être simplement mignonne ou d’avoir une personnalité lui suffit ?

MF : Tout dépend de ce qu’on a envie de proposer… En ce qui concerne le look, je pense que c’est aussi important pour une fille que pour un garçon. La preuve : Cure, on les reconnaît parce qu’ils ont du rouge à lèvres et les cheveux dressés sur la tête ! Pour moi, c’est capital d’avoir un look plus ou moins défini. On a vu des personnes qui mettaient des croix ou des chaînes et qui s’habillaient en noir, et ça frappe tout de suite à l’œil. Il y en a d’autres, ce sera au travers de chansons, de textes… Enfin, le look est important !

Tu fais partie des gens qui sont optimistes ou de ceux qui sont pessimistes, en ces fins d’années 80 ?

MF : Heu…Je n’ai pas envie de me situer entre l’optimiste et la pessimiste… Je pense être réaliste, et je crois qu’on est dans une période qui est très difficile.

Donc on a intérêt à être optimiste ?

MF : Mieux vaut être optimiste pour continuer à gravir les échelons !

Aujourd’hui, plus que jamais, on dit que si un disque marche, s’il est bien programmé, les artistes n’ont plus trop à se fatiguer à monter sur scène, à prouver leur talent. Comme tu le disais, on parle plus en termes de coup. D’un autre coté, je pense qu’un artiste fait vraiment ses preuves quand il est sur scène.

MF : Oui, tout à fait.

Tu y penses ?

MF : Oui ! Là aussi, ça fait partie d’un travail personnel. En ce qui me concerne, la scène, ce sera peut-être dans un an… Ce n’est pas encore défini. Pour l’instant, j’apprends mon métier. Je pense que je me débrouillerai  aussi bien que n’importe qui. Sinon mieux !

Tu vas particulièrement soigner la mise en scène de ton spectacle ?

MF : Oui, c’est quelque chose qui m’intéresse beaucoup. Je voudrais un coté visuel prononcé, y ajouter du théâtre… Enfin, il y a des milliers d’idées qu’on peut concrétiser, mais là aussi, il faut travailler longtemps, et peut-être voir d’autres spectacles, d’autres personnes, parce qu’on apprend tout ce qu’il ne faut pas faire !

(rires)

Quel concert as-tu vu récemment ?

MF : Michel Berger (au Zénith de Paris, le 18.04.1986)

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