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Mylène Farmer invitée au TOP 50

Posté par francesca7 le 4 avril 2014

 

CANAL +: le 6 SEPTEMBRE 1986  Présenté par Marc TOESCA

1986-08-c

Mylène est l’invitée principale de cette célèbre émission musicale des années 80 à l’occasion de son premier classement dans le Top : elle est en effet 43ème avec « Libertine » et ne cessera de grimper les semaines suivantes.

Marc Toesca : Mylène, alors « Libertine » rentre dans le Top en 43ème position. C’est la première fois que tu es dans le Top !

Mylène Farmer : (tout sourire) C’est la première fois !

MT : Même s’il y a eu deux 45-tours : « Maman a Tort », et puis l’autre c’était « J’veux pas Grandir » (sic !)

MF : C’est raté parce qu’il y en avait trois !

MT : Y en avait trois !

MF : L’intermédiaire, c’était « On est Tous des Imbéciles » (rires)

MT : Oui, « On est Tous des Imbéciles » (…), ça y est je commence très bien l’émission ! (…) Mais j’ai

remarqué que dans les clips, c’est assez sombre comme atmosphère. Les deux clips précédents étaient assez sombres !

MF : C’est vrai !

MT : Et puis, bon, « Libertine » c’est pas…

MF : C’est vrai, oui. « Plus Grandir », c’était un univers un peu baroque, un peu sombre.

MT : Oui, je me souviens d’une tête coupée.

MF : Ca, c’est « Maman a Tort », c’était la tête coupée ! Et puis «Libertine », c’est quand même un peu plus enjoué, un peu plus…

MT : Ca finit dans le sang !

1986-08-bMF : Oui, mais j’aime bien ! Pour moi, c’est l’essence même du romantisme.

MT : Et tu rêves tes clips, ou pas ? Les scénarios, moi j’ai l’impression…

MF : Je ne les rêve pas, mais je cauchemarde énormément, donc y a sujet à certains scénarios, certainement.

MT : Et souvent t’écris dans tes textes de chansons tes cauchemars ?

MF : J’écris peu mes textes, non. J’ai écrit « Au Bout de la Nuit » de l’album et puis « Plus Grandir », c’est les deux seules chansons.

MT : J’ai une petite pochette, j’ai un échantillon de l’album, le voilà ! Pour mettre dans les mange-disques, c’est pratique ce genre d’albums ! (Il montre la version promo de « Cendres de Lune », une pochette très grand format qui reprend le visuel de l’album et qui contient le 33-Tours) Alors, le premier clip que tu as choisi dans le top…

MF : C’est une chanson qui pourrait me faire pleurer, qui est de Cock Robin et qui s’appelle « The Promise you Made ».Diffusion du clip de Cock Robin.

MT : (…) Ma chère Mylène Farmer…

MF : Yes !

MT : …tu es une des meilleures entrées cette semaine, 43ème avec « Libertine ». Ca t’a pris combien, le tournage du clip ? Parce que c’est quand même un événement, ce clip de « Libertine » !

MF : Combien de temps ? Il y a eu cinq jours de tournage et à peu près une semaine de préparation.

MT : Et combien de figurants ?

MF : Ha les figurants… Je crois que sur le plateau, il y avait à peu près cinquante personnes, c’est impressionnant.

MT : C’est le budget d’un film, pratiquement ?

MF : N’exagérons pas ! (rires)

MT : Enfin, pas d’un long-métrage !

MF : Non, non, non, non ! Justement, là c’est le point fort de ce clip : c’est qu’il à coûté…C’est dérisoire comparativement à ce qu’il peut donner comme résultat.

MT : Oui… Aujourd’hui on s’en sort un peu dans les tournages de clips : on fait intervenir des petits trucs publicitaires, des bouteilles de Untel, Untel…

MF : Oui, c’est ce qu’on appelle les sponsors. Moi j’avoue que c’est vrai que si on peut éviter…

MT : C’était difficile dans l’époque, dans le contexte !

MF : Oui, et puis c’est pas… Moi, c’est pas quelque chose auquel je ferais pas appel. C’est vrai que c’est bien pour accumuler l’argent, mais là en l’occurrence on a pas fait appel à ça.

MT : Oui. Tu présentes ton deuxième clip, Mylène Farmer ?

MF : Alors mon deuxième clip, c’est le clip probablement qui me fait le plus rire et il s’agit de Modern Talking !

MT : Oui, c’est ça oui !

MF : Je vous laisse le reste ! (rires)

Diffusion du clip « Brother Louie » des Modern Talking.

MT : C’est ton genre de mecs, les Modern Talking ?

MF : (pince-sans-rire) Totalement !

MT : Totalement ? De toutes façons, t’as aucune chance avec le brun parce qu’il est fiancé à une jeune fille qui parait-il est très jalouse !

MF : (ironiquement) C’est vrai ? Ha, c’est dommage !

MT : (…) Qu’est-ce que tu vas faire, là, Mylène Farmer ? Est-ce que t’as un projet, un autre disque, un autre album ? Ou tu vas laisser continuer « Libertine » ?

MF : « Libertine », on va continuer de travailler. Et puis probablement rentrer en studio et préparer le second 45-tours.

MT : Oui, ça sera quoi le prochain, comme climat ?

MF : Je ne sais pas du tout. Ce que je sais, c’est qu’on va l’insérer certainement dans cet album.

MT : Qui s’appelle « Cendres de Lune » (il le remontre à la caméra). C’est pratique, il est énorme. Génial ! Mais enfin, il y a quand même la taille album, hein ! (il sort le 33-tours de la grande pochette)

1986-08-dMF : Il y a le petit à l’intérieur ! Ca, c’est une idée de promotion.

MT : C’est pas mal comme idée. Alors y a un mec qui s’appelle Laurent Boutonnat qu’on voit partout sur les pochettes de tes disques, qui a fait aussi le clip, qui a écrit le scénario, qui a réalisé le clip. Tu travailles en permanence avec ce garçon-là ?

MF : C’est vrai que je travaille en permanence avec lui, et pour le meilleur et pour le pire !

MT : Ha d’accord ! (rires de Mylène) Voilà, vous saurez tout, ou presque, sur la vie de Mylène Farmer.

J’espère que l’on se verra bientôt, je sais pas, avec un autre 45-tours ? Peut-être quand tu seras numéro un du Top, w hy not ?

MF : Pourquoi pas !

MT : Au fait, et la scène ?

MF : La scène ? Non, pas dans l’immédiat. Non, non.

MT : Ca doit être difficile sur scène de refaire « Libertine ». Ca demande beaucoup, beaucoup de…

MF : Non, au contraire y a plein d’idées à faire. Y a plein d’idées !

MT : T’attends d’être plus grande, plus mûre ?

MF : Plus mûre, je n’en sais rien. Plus grande, certainement. Et puis je pense que les artistes vont un peu trop tôt en scène. Je pense qu’il faut travailler énormément, oui, penser et réfléchir.

MT : OK ! Je te remercie d’être passée nous voir et puis à très bientôt, Mylène Farmer !

MF : A bientôt ! Au revoir Marc ! (elle fait au revoir à la caméra)

Générique de fin.

Publié dans Mylène 1985 - 1986, Mylène en INTERVIEW | Pas de Commentaire »

Mylène FARMER AZIMUTS

Posté par francesca7 le 4 avril 2014

 

Émission du 24 SEPTEMBRE 1986 Présentée par Jean-François BATAILLE – FR3 LORRAINE

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Jean-François Bataille : Bonsoir à tous, et bienvenue sur ce plateau de « Azimuts ». Comme vous venez de le lire sur notre générique, cette émission est entièrement consacrée à Mylène Farmer, qui est à mes côtés. Et pour l’occasion, nous avons décidé de vous offrir un cadeau : nous vous proposerons la version intégrale du clip « Libertine », onze minutes superbes. C’est pour tout à l’heure, tout de suite nous allons écouter Mylène Farmer dans « Maman a tort », et ça je suis sûr que ça va rappeler des souvenirs à beaucoup d’entre vous.

Mylène Farmer !

Alors qu’est lancée la séquence où Mylène chante « Maman a tort » vêtue de son costume bleu d’époque habituellement utilisé pour la promotion de « Libertine », on entend clairement Mylène et l’animateur échanger un fou rire. Il est à noter que, sans doute portée par l’énergie de la chorégraphie de « Libertine », Mylène danse bien plus aisément sur cette prestation de « Maman a tort » qu’elle ne le faisait deux ans auparavant.

JFB : Et voilà. Très joli costume ! Je sais pas où tu l’as eu… (rires)

Mylène Farmer : Chez un costumier ! (elle rit aussi)

JFB : Ha bon ?! Bonne idée ! « Maman a tort », c’était Mylène Farmer. Donc, comme dans cette émission nous sommes tournés vers l’avenir, nous n’allons plus parler de « Maman a tort », qui doit être quand même un très bon souvenir pour toi…

MF : C’était le premier 45-trs… (elle hoche la tête)

JFB : Le premier 45-trs, c’est inoubliable !

MF : Un long séjour en hôpital psychiatrique ! (elle éclate de rire)

JFB : C’est inoubliable aussi ! Alors parlons donc par contre de l’album, regardez-le bien (il montre à l’antenne le 33-trs « Cendres de lune ») (…) il est très bien, c’est une mine d’or, cet album. Alors, j’ai presque envie de te parler plus de cinéma que de musique, parce que c’est presque un concept-album. Les paroles sont tout à fait intéressantes, et la bande-son est également intéressante. Il y a un petit coté cinématographique dans tout ça.

MF : Y a quelque chose, moi, que j’aurais souhaité faire mais qui a, je crois, déjà été réalisé, en tout cas c’est un projet, je sais, d’une autre artiste, et d’un groupe notamment, c’était d’illustrer chaque chanson avec un clip vidéo. Bon, malheureusement ça demande énormément de moyens, beaucoup de temps : tout ce que je n’ai pas réellement en ce moment ! Mais c’est quelque chose que j’aurais souhaité, oui, parce que y a des chansons dans l’album qui ont un univers très visuel et cinématographique.

1986-11-dJFB : Ben écoute, on le souhaite pour toi et pour nous ! Et puis peut-être que ça viendra très bientôt avec l’arrivée du vidéodisque…

MF : Oui, peut-être.

JFB : En tout cas, comme exemple justement de recherche, j’ai vu qu’il y avait une chanson où tu avais demandé (l’animateur commence à réprimer un rire et Mylène éclate franchement de rire car elle devine ce dont il va parler) l’aimable concours, il faut le dire…ils ont travaillé sur l’album avec l’aimable concours des moines fous du Tibet ! Ca surprend ! Qui sont-ils ?

MF : (Elle répond avec le plus grand sérieux) Absolument ! J’ai envoyé Laurent Boutonnat, qui est donc le producteur et réalisateur, compositeur, aller voir ces moines tibétains, et comme les femmes sont exclues de ces monastères, j’ai pas pu y aller. Il y est donc allé avec son lama et… (rires) il a enregistré ces prises de  son. (Cette explication farfelue est bien évidemment à prendre au second degré, ndlr)

JFB : Et vous allez voir le résultat ! Ecoutez bien, c’est extrait de la chanson « Chloé », Mylène Farmer. (Tous deux rient)Une séquence où Mylène interprète, dans tous les sens du terme, « Chloé » est alors diffusée. Elle est vêtue d’une veste rose, portée par-dessus une chemise blanche à jabots. Mylène adopte alors les mouvements et mimiques d’une enfant, à la limite de l’autisme. La prestation est saisissante. La chanson commence par les chœurs clôturant en réalité la chanson « Vieux Bouc », précédant « Chloé » sur l’album (avant que « Tristana » ne soit insérée entre les deux lors de la réédition de l’album).

JFB : Voilà, « Chloé ». Très, très belle chanson qui illustre tout à fait bien ce qu’on voulait vous dire avant. Donc si je ne me perds pas dans tous mes papiers (Mylène rit), on va reparler de ce qu’on vous a promis tout à l’heure, c’est-à-dire le clip de « Libertine » version intégrale cette fois. Ca, c’est important, c’est quand même un évènement. Peut-être certains l’ont vu en partie, en tout cas je crois que très peu l’ont vu dans la version intégrale et je voudrais que tu nous racontes un petit peu en quelques mots comment ça s’est passé sur le tournage, qui était très inspiré, il faut le dire quand même, de l’ambiance qu’on a vu dans le superbe film « Barry Lindon ».

MF : (elle acquiesce) Le tournage s’est effectué, je crois, en quatre jours et y a eu à peu près une semaine de préparation. Il s’est tourné essentiellement au château de Ferrières, qui est près du château de Guermantes pour situer un peu. La pièce principale a été complètement réaménagée, parce que c’était un style complètement baroque au départ, et donc il a fallu créer le style XVIIIème siècle. Donc c’est un décorateur qui a fait ça. Et qu’est-ce que je peux dire d’autre ? Ben, c’est…

JFB : Que c’est Laurent Boutonnat, peut-être qui a réalisé ça !

MF : Que c’est Laurent Boutonnat, donc, toujours le même !

JFB : Qui a fait les paroles, une partie des paroles de l’album…

MF : Voilà.

JFB : …et qui est, je crois, un réalisateur de pub.

MF : Ben, c’est-à-dire que lui a fait ses premières, c’est vrai, ses premiers pas dans le cinéma à 16 ans. Il a réalisé un long-métrage qui était parti à Cannes et qui avait été…qui avait eu des petits déboires (« La Ballade de la Fée Conductrice », projeté à Cannes en 1979, a en effet été interdit aux moins de 18 ans à sa sortie, ndlr) et maintenant réalise effectivement des films publicitaires. C’est plus alimentairement, et puis c’est vrai que c’est un bon exercice de toutes façons.

JFB : Alors parlons de toi, maintenant. Nous allons te retrouver dans cette fresque grandiose…

MF : …et quant à moi… (rires)

JFB : …dans des rôles tout à fait étonnants. Ca dure onze minutes, n’en manquez pas une seconde.

MF : Voilà.

1986-11-aJFB : On va vous l’envoyer dans quelques instants. Juste avant, deux mots pour dire que Mylène Farmer, c’est pas très simple parce que la petite comptine de « Chloé », on l’écoute une fois, comme ça, et vous l’avez dans la tête après pendant trois heures ! C’est un peu le paradoxe, finalement, de cet album : c’est que ça paraît très simple, mais en fait c’est très compliqué parce que les textes sont recherchés. Alors, Mylène Farmer un petit peu paradoxale ?

MF : Ma vie est un paradoxe ! (rires)

JFB : Très bien, merci, très belle conclusion ! Allez, nous regardons maintenant Mylène Farmer, la version intégrale de « Libertine ».

Le clip de « Libertine » est diffusé en intégralité (le générique de fin est toutefois coupé).

JFB : Voilà moi qui m’endors au cinéma d’habitude, je suis resté complètement éveillé ! Je crois que c’est un beau cadeau que l’on vous a fait, c’était la version intégrale de « Libertine ».

MF : C’est la première fois qu’il passe en province, en plus.

JFB : Oui, donc c’était vraiment un beau cadeau ! Il faut dire que « Libertine » marche très bien, et marche de mieux en mieux, et puis y aura très bientôt encore un nouveau 45-tours extrait de « Cendres de Lune » ?

MF : Non, pas extrait de l’album, mais qui sera intégré dans l’album.

JFB : Une nouveauté, alors ! Très bien. Mylène, merci d’être passée nous présenter ces deux chansons plus ce superbe clip dans cette émission.

MF : Merci à vous !

L’animateur donne rendez-vous aux téléspectateurs pour la semaine suivante et l’émission s’achève

Publié dans Mylène 1985 - 1986, Mylène en INTERVIEW | Pas de Commentaire »

Mylène Farmer dans les SEXY FOLIES

Posté par francesca7 le 4 avril 2014

 

ANTENNE 2 du 17 DÉCEMBRE 1986 – Présenté par France ROCHE

Entretien avec Monique CHOURAQUI

1986-13-c

Voix off : Tous les mois, une personnalité nous parle en toute liberté de sa vie intime. Mylène Farmer nous dit tout, tout, tout.

Monique Chouraqui : (bien qu’assise face à Mylène, la journaliste n’apparaît pas à l’écran si ce n’est parfois partiellement de dos) Est-ce que vous prenez des initiatives en amour ?

Mylène Farmer : (Mylène est filmée en gros plan. Elle porte un haut noir et des gants noirs brodés de brillants) Celle de choisir. J’aime séduire avant tout. Et posséder, peut-être dans un second temps.

MC : Vous parlez avec les hommes avec qui vous avez une relation sexuelle ?

MF : (dans un sourire) Un peu ! Il faut agir plus que parler ! (rires) J’aime bien le toucher, j’adore.

MC : Vous préférez faire l’amour en silence ?

MF : Le regard…

MC : Vous n’aimez pas qu’on vous parle ?

MF : Non. Parler, c’est pour construire l’avenir.

MC : Vous pourriez imaginer une scène d’amour idéale pour vous ?

MF : L’ascenseur, j’aime bien.

MC : Faire l’amour dans un ascenseur ?

MF : C’est vous qui le dites ! (rires)

MC : Ca se passe très vite, on se quitte sans se dire au revoir et sans se dire un seul mot…

MF : Ca peut être ça…

MC : …et on fait l’amour sans se parler.

MF : Voilà.

MC : Il vous est arrivé de passer plusieurs mois sans faire l’amour, plusieurs semaines ?

MF : Oui, toute mon adolescence, toute mon enfance.

MC : Et vous l’avez vécu comment ? C’était difficile ? C’était une frustration ?

MF : C’est quelque que, je crois, j’ai appréhendé et que j’ai occulté et dont j’ai eu horreur aussi avant de le connaître, et même aussi un peu après.

MC : Vous vous souvenez de la première fois ? Vous voulez le raconter ?

MF : La première fois…Je crois, contrairement à beaucoup de personnes, c’est un moment plutôt certainement décisif dans la continuité, quelque chose de laborieux, de difficile. C’est quelque chose de très fragile, voilà.

C’est-à-dire qu’on ne connaît pas, que personne ne maîtrise.

MC : Ca s’est passé comment ?

MF : Une chambre…Une chambre banale, un lit même pas douillet…Une chose incroyable. C’est un peu un viol.

Le viol de l’enfance, un peu le viol de l’imaginaire.

MC : La fin de l’innocence…

MF : C’est un peu ça. C’est quelque chose après qu’on reconstruit, mais ça vrai que ça a été un peu un film de Walt Disney qui…pouf ! qui s’en va.

MC : Un souvenir désagréable, la première fois ?

1986-13-aMF : Pas désagréable, parce que c’est moi qui suis allée vers ça donc j’ai voulu les choses. Maintenant je maîtrise beaucoup plus, et puis je vais vers ces choses avec un peu plus de vice.

MC : Quelle sorte d’hommes vous attire ? Qu’est-ce qui vous trouble chez un homme ?

MF : Je crois que c’est, ça a été de tous temps, les gens qui ont une existence sociale. C’est-à-dire que ça peut être du domaine de la littérature, politique, chanson, autant d’arts qui existent.

MC : Quelqu’un qui détient le pouvoir, une forme de pouvoir ?

MF : Un certain pouvoir, une forme de pouvoir.

MC : Vous avez besoin d’admirer ?

MF : J’ai besoin d’admirer, oui.

MC : De vous sentir dominée ?

MF : La domination, elle peut s’effectuer effectivement quand il s’agit de plaisir.

MC : Elle peut s’effectuer physiquement aussi ? Vous aimez être dominée quand vous faites l’amour ?

MF : Une certaine domination, oui.

MC : Vous aimez la violence ?

MF : Je vous parlais de viol, j’avoue que c’est –mais là aussi il faut aller doucement quand même parce que c’est quelque chose de grave- mais c’est vrai que le viol a 3% de très excitant et d’assez incroyable.

MC : Vous avez besoin d’avoir mal, ou besoin de faire mal pour éprouver du plaisir ?

MF : J’ai besoin de faire mal et j’ai besoin d’avoir mal, oui.

MC : Pour parvenir au plaisir.

MF : Oui, oui. Je veux bousculer, je veux…

MC : Vous n’aimez qu’un homme qui vous fait souffrir, vous ne pouvez aimer qu’un homme qui vous ferait souffrir.

MF : Si on veut un peu schématiser, aller vite, ça serait un peu ça. La facilité, les choses évidentes ne sont pas intéressantes.

MC : Vous pouvez vivre plusieurs histoires d’amour en même temps ?

MF : Oui.

MC : Les hommes concernés le savent, les hommes de votre vie ?

MF : Si j’avais à choisir ma vie, et c’est là que réside la chose la plus difficile, c’est peut-être la… comment appelle-t-on ça ? On dit bigame ? Mais peut-être multiplié par quatre ! C’est avoir trois, quatre hommes dans ma vie. Si j’avais une métaphore à faire, je prendrais volontiers la mante religieuse. C’est-à-dire que, si j’en avais le pouvoir parce que bon ! je suis pas encore tombée dans la folie totale, mais je crois que je couperais la tête volontiers.

MC : Après.

MF : (elle acquiesce)

MC : Vous leur voulez du mal ?

MF : Je les aime pas, c’est tout ! (sourire)

Fin de l’entretien et suite de l’émission

Publié dans Mylène 1985 - 1986, Mylène en INTERVIEW | Pas de Commentaire »

 

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