• Accueil
  • > Archives pour le Dimanche 30 mars 2014

PROJECTION cinéma Mylène Farmer mars 2014

Posté par francesca7 le 30 mars 2014

 

L’occasion ne se représentera peut-être pas. Les fans de Mylène Farmer avaient inscrit la date depuis très longtemps sur leur calendrier. C’est ce jeudi 27 mars 2014, à 20 heures, que le concert de la star sera diffusé dans 224 salles de cinéma. Une séance unique au tarif de 14 euros qui devrait attirer 100 000 spectateurs dans toute la France. Certains multiplexes, comme à Orléans, auraient même décidé de projeter uniquement le concert capté à la Halle Tony Garnier de Lyon, aux dépens d’autres blockbusters comme Captain America.

Image de prévisualisation YouTube

http://www.youtube.com/watch?v=ZBMzNKUjRLM

D’autres prises de vues

20664868Robots, trapèzes et accélérateur de particules seront donc toujours au rendez-vous de ce concert ambitieux qui a également été présenté au Palais Omnisports de Paris-Bercy tout le mois de septembre 2013. « On a été plus ambitieux. On voulait faire un film encore plus proche, plus humain, plus juste sur ce qu’elle est sur scène », a confié à Allociné François Hanss, réalisateur du film, qui sortira également en DVD le 16 mai.

Grande mode du moment, les concerts au cinéma ont déjà permis à des artistes comme Muse, Tal ou Katy Perry d’expérimenter d’autres prises de vues, pour plonger les fans en immersion. « J’avais très envie d’avoir le plus de plans possibles en présence scénique vers la scène, ce genre d’images inédites que le public ne voit jamais, comme s’il était à la place de l’artiste, confirme François Hanss. J’avais fantasmé d’être derrière Mylène et de travailler sur des silhouettes. » Résultat ce soir.

vue sur http://www.allocine.fr/article

Publié dans Mylène 2013 - 2014, Mylène en VIDEOS, Mylène TIMELESS 2013 | Pas de Commentaire »

Mylène, héroïne de fiction malgré elle

Posté par francesca7 le 30 mars 2014

 

 

4Côté « Backstage »

 

Au moment de la sortie du film d’Emmanuelle Bercot, Backstage, en 2005, la presse fait rapidement un parallèle entre l’héroïne, Lauren Waks, incarnée par Emmanuelle Seigner, et Mylène Farmer. Il s’agit, en effet, de l’histoire de Lucie, une adolescente « ordinaire » qui n’a d’yeux que pour une grande star de la variété française à l’univers mystique. Elle collectionne tout sur elle, tapisse les murs de sa chambre de posters et fait tout pour la rencontrer. Le destin la conduit alors à pénétrer dans la vie de son idole. Une rencontre aussi fascinante que violente.

 

La réalisatrice expliquait alors : « A l’origine de Backstage, il y a eu cette question : qu’est-ce qui se passerait si ces instants de quelques secondes se prolongeaient ? Qu’est-ce qui se passerait si le rapprochement illusoire entre une fan et son idole avait lieu, vraiment, physiquement, dans la durée que suggère la découverte de l’un par l’autre ? ». 

Si l’actrice avouait s’être plutôt inspirée de Marilyn Monroe dans son interprétation du personnage pour l’aspect psychologique, mais également de Debbie « Blondie » Harry pour la prestance scénique, Emmanuelle Bercot reconnaissait plus volontiers l’influence de Mylène Farmer sur son oeuvre. 

Elle confiait ainsi à DVDrama : « Je ne connais pas très bien les chansons, les spectacles de Mylène. Mais je me suis intéressée au phénomène qu’elle provoque. C’est la seule en France à faire ça. J’ai voulu faire une étude sur l’univers qu’elle avait mis en place, sur ce qui faisait qu’elle accrochait les jeunes et les moins jeunes. On peut dire Mylène, mais on pourrait aussi dire Madonna. Elles fonctionnent sur les mêmes codes, le sexe, la religion, l’ambiguïté sexuelle, le mystère, le morbide… J’ai repris un certain nombre de ces recettes pour créer le personnage de Lauren. Et pour moi, la comparaison s’arrête là.« 

 

Image de prévisualisation YouTube

 http://www.youtube.com/watch?v=R_ggHDEe5FQ

 

Côté onstage

 

5Concurrentes dans les années 80 de par leurs deux univers proches, Mylène Farmer et Jeanne Mas n’ont jamais travaillé ensemble mais cette dernière, l’une des têtes d’affiche du film Stars 80 sorti l’an dernier, lui a en quelque sorte rendu hommage à travers une séquence dont la mise en scène ne peut que faire penser à l’interprète de Désenchantée, jusqu’au look et à l’émotion à fleur de peau. 

Toutefois, Jeanne Mas a précisé dans une interview avec Le Point : »Franchement, je n’y ai pas pensé. Ce look m’a été proposé, je l’ai accepté sans aller chercher plus loin. S’il y a eu préméditation, cela s’est fait dans mon dos. À ceux qui trouvent à y redire, je dis soyez heureux, j’interprète deux artistes en un seul personnage. »

Quant à sa relation avec son ancienne « rivale », elle ajoute : « Je n’ai jamais eu de problèmes avec Mylène. Nous nous sommes connues dans ces années-là. On a voulu nous opposer et cela continue, c’est ridicule. Elle existait et j’existais. On se voyait, on en parlait. J’ai disparu, elle est restée, mais il n’y a aucun lien de cause à effet. Si je ne l’ai jamais revue depuis, je lui garde toute mon estime.« 

 

vue sur http://www.allocine.fr/article

 

Publié dans Mylène AU FIL DES MOTS, Mylène Autrement, Mylène en VIDEOS | Pas de Commentaire »

Apparitions Mylène Farmer au Cinéma

Posté par francesca7 le 30 mars 2014

 

 

1Le saviez-vous ? 

- La véritable première apparition de Mylène Farmer au cinéma n’est pas dans Giorgino mais dans Le Dernier Combat de Luc Besson, sorti en 1982. Elle y est figurante et prête ses jambes ravissantes au cinéaste le temps de quelques secondes. Le début d’une longue amitié et de plusieurs collaborations.

 

 

2- En 1989, Nicole Garcia est à la recherche d’une actrice pour jouer dans son premier long-métrage en tant que réalisatrice, Un week-end sur deux. Mylène Farmer se voit proposer le premier rôle, mais le refuse car elle est en pleine préparation de sa première tournée : »C’est vrai que j’ai rencontré Nicole Garcia. J’ai vraiment souhaité la rencontrer. J’avais ce projet de scène donc il a fallu choisir » indique-t-elle à Laurent Boyer dans l’émission Pour Un clip avec toi. C’est finalement Nathalie Baye qui est choisie. Elle est nommée pour le César de la Meilleure Actrice. Dans le même programme, la chanteuse avoue « J’ai l’impression que le cinéma français, en tout cas celui d’aujourd’hui me touche moins qu’un autre cinéma, le cinéma russe, le cinéma américain parfois, le cinéma anglais.« 

 

- En 2002, l’écrivain Marc Lévy, qui est alors le compagnon de la chanteuse, annonce qu’il a écrit son premier scénario pour le cinéma dans lequel elle est censée jouer. A deux pas de chez toi doit entrer en tournage en 2004, le temps de réunir les fonds nécessaires et une distribution. L’histoire est centrée sur la relation entre un vieux monsieur et son infirmière. Pour le premier rôle masculin, les noms de Jean Rochefort et Michel Serrault circulent. Mylène rencontre le premier à cette occasion et déclare en 2010 à Paris Match qu’il est « un acteur unique, un homme d’une classe folle, un charme renversant. Je suis sensible à sa grande délicatesse, c’est un être totalement décalé, si émouvant aussi. Bref…magnifique. » Malheureusement, le film ne se fait pas. 

 

3- Les Césars ne sont décidément pas passés loin de Mylène Farmer. En 2006, Jacques Audiardrecevait celui du Meilleur Film pour De battre mon coeur s’est arrêté. Avant le tournage, il avait offert un rôle à la chanteuse. Mais elle n’était pas disponible, elle préparait à cette époque son nouvel album « Avant que l’ombre…« , ainsi que les concerts « intransportables » qui lui ont fait suite. En 2010, le magazine Serge annonçait une interview croisée du réalisateur et de Mylène Farmer. Cela ne s’est pas fait non plus…

- Lorsqu’un projet d’adaptation au cinéma du roman de Salman Rushdie La Terre sous les pieds (2011), est développé, le romancier, que la chanteuse admire beaucoup, lui propose de participer à la bande-originale. Mais le film ne voit jamais le jour.

 

 

téléchargement (14)- Depuis 2006, Mylène Farmer est annoncée dans le film L’Ombre des autres, adapté du roman éponyme de Nathalie Rheims, qui est sa meilleure amie dans la vie. Elle y jouerait le rôle de Tess, une chercheuse en médecine de la fin du 19ème siècle, emportée dans le monde de la magie et du spiritisme. Le scénario a été écrit par Claude Berri, mais son décès en janvier 2009 a retardé le projet. La réalisation a été confiée à Bruno Aveillan, avec qui la star a déjà travaillé sur The Farmer Project, et la production à Stéphane Celerier de Mars Distribution. Le film devait entrer en tournage en 2009, après la tournée des stades de la chanteuse, mais cela ne s’est pas fait. L’auteure a déclaré sur son blog : « Il s’agit d’un film de genre, ce qui n’est pas aisé en France et c’est la raison pour laquelle nous nous orientons vers une distribution anglo-saxonne. Le cinéma est un art qui implique beaucoup de moyens et des partenaires qui accompagnent le montage financier, mais nous travaillons de toutes nos forces avec l’espoir que le film verra le jour dans les deux ans qui viennent. » Nous sommes en 2013, les deux ans sont passés. Le film n’a toujours pas vu le jour. La malédiction qui entoure Mylène Farmer et le cinéma va-t-elle encore frapper ?

 

vue sur http://www.allocine.fr/article

Publié dans Mylène et les AUTEURS, Mylène et mes BLABLAS, Mylène FILMOGRAPHIE | Pas de Commentaire »

les confidences de Francois Hanss sur Timeless

Posté par francesca7 le 30 mars 2014

 

Après une tournée triomphale à guichets fermés et plus de 500 000 spectateurs à travers 4 pays, Mylène Farmer débarque dans plus de 200 salles de cinéma Gaumont-Pathé pour la diffusion exceptionnelle ce jeudi à 20h du film « Timeless ». Nous avons rencontré à cette occasion son réalisateur, François Hanss, qui lève le voile sur ce projet unique et ambitieux, parfaitement à l’image de la star…

Image de prévisualisation YouTube

http://www.youtube.com/user/MyIeneFarmer?annotation_id=annotation_2050774369&feature=iv&src_vid=oZTynbKYNgs

Comment se sent-on à J-1 de la diffusion du concert au cinéma ?

images (23)François Hanss : Bien parce que demain c’est l’aboutissement, le plaisir de découvrir le film en salles, dans un cadre idéal. C’est une séance unique donc on retrouve un peu l’ADN du spectacle vivant : ce plaisir d’être ensemble, dans un même lieu; cette idée qu’une émotion collective va naître. A titre personnel, c’est aussi la fin d’une très longue période de travail. C’est fantastique en tout cas, je n’imaginais pas que ça se passerait aussi bien (…) 

224 salles vont diffuser le spectacle. Il se passe d’ailleurs quelque chose d’extraordinaire au Pathé d’Orléans : depuis que la billeterie a été mise en place il y a trois mois, les ventes sont montées en flêche, du coup ce sont les 12 salles du multiplexe qui diffuseront Timeless. Juste Mylène Farmer. C’est unique ! 

Comment regarde-t-on un concert au cinéma en tant que spectateur selon vous ?

C’est une position étrange. Je crois qu’on a envie de partir dans l’énergie, le rythme de l’émotion suscitée, suivre le beat de la musique. Je pense que ça va bouger, mais ce sera sûrement très différent d’une salle à l’autre. Le public c’est une donnée magistrale mais mystérieuse en même temps.

 

De quelle manière s’est déroulée votre collaboration avec Mylène Farmer sur ce film ?

D’abord, vous imaginez bien qu’on ne montre pas le film à Mylène Farmer au dernier moment ! Tout se fait avec elle. Elle assiste à plusieurs étapes du montage. On bichonne le film ensemble du début jusqu’à la toute fin. Et ça c’est une réalité de travail que l’on a toujours eu sur nos collaborations passées, et plus que jamais sur Timeless. C’est un film qui s’élabore lentement, dès le début des premières ébauches de la scène. 

Moi, dans un premier temps, je me positionne en tant que spectateur. Je participe dans l’ombre aux répétitions, parce que j’aime ça et parce que ça fait partie d’une maturation autour du spectacle. C’est cerner le visuel, les angles, les axes. C’est observer la scénographie, les possibilités pratiques, devancer les éventuelles difficultés. C’est se familiariser avec l’équipe aussi. 

images (24)

C’est à la Halle Tony Garnier de Lyon que le concert a été filmé. Pourquoi ce choix ?

La salle a été choisie dès le départ par Mylène Farmer et son tourneur et manager Thierry Suc parce qu’ils avaient tout simplement envie de changer. Le Palais Omnisports de Paris-Bercy est une salle très idéale, mais on l’a déjà pas mal filmée lors des précédentes tournées. Et je dois dire que je n’ai pas du tout été déçu. J’adore la Halle Tony Garnier en tant que spectateur. Elle s’intégre bien dans le design de la scène donc on en a joué. Cet écrin, cette cathédrale de fer, éclairée au sodium, qui teinte le public de doré, c’est magnifique. Ce décor spectaculaire signé Mark Fisher au beau milieu de cette salle très en profondeur, c’était la promesse d’un jeu artistique intéressant sur le plan visuel. 

 

Un concert filmé se déroule-t-il différemment ou de la même manière qu’un autre qui ne l’est pas ?

Le spectacle était identique chaque soir. C’est un respect minimum vis à vis du public. Les fans savent parfois avant l’heure que ce soir-là, on tourne. C’était le cas ici et c’est très bien ainsi. Mais dans un concert de Mylène, de toute façon, il y a toujours une forte présence et implication du public, que j’ai toujours espéré solliciter et engager à l’image. Je trouve que le public est un contrechamp extraordinaire. Et puis c’est un public extraordinaire ! Il est très large en terme de générations, il est jeune, rajeuni, donc à la caméra ils sont complices mais ils sont surtout avec elle. Mylène n’est jamais que le point d’attraction majeur. Ils oublient les caméras, qu’elles soient au-dessus d’eux, ou pointée sur eux. 

Quel était le dispositif technique mis en place ? 

 

Au plus fort du show, on a fonctionné avec 7 caméras, multipliées par 4 soirs, ce qui vous donne à peu près le nombre de points de vue, de positions idéales, auxquels il faut ajouter des plans plus anecdotiques avec de la GoPro, du 5D, des caméras fixées sur des grues… Une trentaine de caméras en tout ont été utilisées sur l’ensemble de la timeline. 

Comment avez-vous appréhendé le thème futuriste de ce show, différent des précédents ?

Le film n’est que la traduction de ce qui est sur scène : les trapézes qui se forment, l’accélérateur de particules sur l’entrée, les robots…  La liturgie des images participe un peu du mystère. Je joue avec les robots, j’ai d’ailleurs mis des caméras dans leurs têtes, il y a tout un rapport de complicité entre eux et Mylène que je voulais retranscrire… J’ai épousé le thème en l’affinant. 

Quels étaient les défis principaux de ce tournage ?

J’avais très envie d’avoir le plus de plans possibles en présence scénique vers le public, ce genre d’images inédites que le public ne voit jamais, comme s’il était à la place de l’artiste. J’avais fantasmé d’être aux côtés de Mylène sur scène, travailler sur des silhouettes… c’était une envie de principe. Après il y a l’idée d’être dans la proximité, capter l’émotion, sachant que j’adore les gros plans. 

Le but c’est qu’il y ait un vrai plus pour celui qui a vu le concert en salles. Mais mettre en place une caméra sur scène, c’est toujours compliqué, notamment pour des raisons de sécurité. Puis il faut éviter que l’artiste ne soit embarrassé de sa présence. On a donc eu recours à diverses astuces, par exemple avec des caméras posées sur scènes mais camouflées pour que personne ne les voit.

Le précédent spectacle se déroulait au Stade de France. C’était une machine gigantesque. Est-ce que Timeless vous a semblé plus simple à réaliser ?

Il y a un an, je pensais que oui, mais Timeless a bien caché son jeu ! Le plus gros défi pour le Stade de France venait du fait que l’on avait que deux dates pour tourner. C’était forcément stressant, pour elle aussi. C’était une surface inédite, gigantesque. La notion d’échelle était un problème majeur : on voit la scène comme un timbre poste en tant que spectateur. Timeless paraissait plus simple mais en réalité non. On a été plus amibitieux. On voulait faire un film encore plus proche, plus « humain », plus juste sur ce qu’elle est sur scène. 

Y’a-t-il eu un passage du concert plus compliqué à monter qu’un autre ?

Les tableaux les plus denses ne sont pas forcément les plus compliqués. Mais un tableau avec chorégrahie est forcément plus soigné. On est en tout cas plus vigilants, tant sur la rythmique que sur la synchronisation. Mylène a un oeil redoutable je dois dire et c’est très bien ainsi. C’est elle qui est à l’image, qui danse, qui chante, après tout. Mais pour les chansons avec juste Mylène et son micro sur scène, plus une douche de lumières, c’est difficile aussi. Il s’agit de garder la tension, l’émotion, l’interprétation, la traduire en dehors du son, trouver le bon contrechamp… 

Je ne vous cache pas que sur des titres très ambitieux comme Désenchantée, où il y a la reprise du public, ça prend beaucoup de temps. Il y a un gros travail de dérushage, puis il faut choisir les images afin de souligner la montée en puissance. On remet les compteurs à zéro pour chaque chanson en fait, c’est en cela que c’est très compliqué et très long. Le montage ne se fait pas dans l’ordre. Mais on est plusieurs. On se répartit le travail selon les sensibilités de chacun. On se connaît bien, on a déjà presque tous travaillé ensemble. Les monteurs me font part de leurs préférences. L’un voudra faire Je t’aime mélancolie. Un autre Comme j’ai mal. J’aime laisser le désir prendre la main sur les choix. 

Laurent Boutonnat a-t-il participé lui aussi au montage ?

On a démarré ensemble en co-réalisant le tout premier concert de Mylène en 1989 à Bruxelles, puis sur le deuxième à Bercy en 1995. En revanche, j’ai réalisé les suivants en solo, dont le dernier. On est très proches, très en phase. Je ne fais que suppléer à sa mise en scène, garder la cohérence qu’il a imaginée. Je gourmande ce qu’il a déjà mis en place avec Mylène. 

Que nous réservent les bonus présents sur le DVD et le BluRay qui sortiront le 16 mai prochain ?

J’ai mis un point d’honneur à ce qu’il y en ait beaucoup ! Je voulais vraiment rendre hommage à tous ces gens qui ont travaillé sur le film pendant deux ans. Sur les lumières, le son, les constructions… Les bonus fonctionnent par thématiques. J’ai pris le temps de voir chaque département artistique, par exemple Jean-Paul Gaultier pour les costumes, dans son atelier. Il y a aussi un module sur les robots; c’était un élément du concert très attendu et à juste titre puisque c’était une innovation, et le garçon qui s’en occupe est une personne passionnante. On verra aussi tout l’aspect backstage, les répétitions des danseurs, des musiciens…

 images (13)

Et y verra-t-on Mylène, puisqu’elle apparaît peu en général dans les bonus ?

Je pense que vous serez étonné ! (rires) 

En dehors des concerts, vous avez aussi réalisé des clips pour Mylène Farmer. Si vous ne deviez en choisir qu’un seul, lequel ce serait ?

Le premier que j’ai réalisé : Je te rends ton amour. C’est le plus cher à mon coeur. J’ai été très séduit par le scénario de Mylène et impressionné et touché qu’elle me propose de le mettre en image. C’est une amie avant tout, j’adore travailler avec elle alors ma réponse était évidente ! 

Il a suscité la controverse lors de sa sortie…

Pour des raisons très obscures, oui… En vous levant le matin, vous ne vous dites pas « je vais faire de la provoc’ aujourd’hui ! » Ce n’était pas le but. Moi j’aime le beau, l’alliance du son et des images…

 

Prévoyez-vous de réaliser un deuxième long-métrage après « Corps à corps » sorti en 2003 ?

J’essaie depuis plusieurs années d’en monter un. C’est compliqué, d’autant que le premier n’a pas marché. C’est le succès le premier déclencheur en général. Mais je suis très attaché au film. J’avais des pistes. J’en ai d’autres. On verra… 

Et filmer Mylène dans un long-métrage, vous en rêvez ?

Bien évidemment !

 

Entretien réalisé par Jean-Maxime Renault le 26 mars 2014 à Paris vue sur http://www.allocine.fr/article

 

Publié dans Mylène 2013 - 2014, Mylène et L'ENTOURAGE, Mylène FILMOGRAPHIE | Pas de Commentaire »

Mylène Farmer la papesse du clip

Posté par francesca7 le 30 mars 2014

 

La chanteuse culte Mylène Farmer vient d’entamer une nouvelle série de concerts à Paris Bercy, qui sera suivie d’une tournée en province intitulée « Timeless ». L’occasion de revenir sur les 30 ans de carrière de la star, de ses audaces visuelles à ses rendez-vous manqués avec le cinéma en passant par ses influences, ses collaborations et ceux qu’elle a elle-même inspirés. La première partie de cette saga en 3 volets est consacrée à ses clips légendaires…

Aux origines du mythe…

Image de prévisualisation YouTube

http://www.youtube.com/watch?v=RUQZZW2GrAA

 

C’est sur un clin d’oeil à Marilyn Monroe que Mylène Farmer s’affiche en 2012

pour son album « Monkey Me »

 images (22)

 

En empruntant son nom de scène à Frances Farmer, une actrice américaine des années 40 entrée dans la légende tragiquement après un internement psychiatrique qui l’a détruite, Mylène Gautier, comédienne formée au Cours Florent et coutumière des spots publicitaires, inscrit son univers dans l’enténèbrement et la perversion dès 1984 et la sortie de son premier titre, Maman a tort. Dans cette comptine torturée, la chanteuse débutante avoue poliment à sa maman être tombée amoureuse de son infirmière. Si elle ne cache pas à cette époque rêver de devenir actrice, dédiant par exemple une chanson de son premier album à l’une de ses idoles, Greta Garbo, le succès immense qui la propulse en quelques années au rang de star de la chanson française la conduit naturellement à remettre ses ambitions à plus tard pour embrasser pleinement l’autre belle carrière qui s’offre à elle.

 

C’est Laurent Boutonnat qui la sort de l’ombre. Il débute lui-même à l’époque, avec seulement un long-métrage à son actif, La Ballade de la féconductrice, sorti en 1980 et projeté au marché du film à Cannes. Il est interdit aux moins de 18 ans… alors qu’il n’en a lui-même que 17 ! Il devient le compositeur, le pygmalion, le jumeau, « l’autre » de Mylène Farmer. Ils inventent ensemble un univers visuel unique, cinématographique, référencé et peuplé de personnages marquants, épaississant le mystère qui entoure la jeune femme et qui ne la quittera plus jamais.

 

Clipographie : Mylène vue par Laurent Boutonnat


images (22)

1986 - Libertine : court-métrage d’une dizaine de minutes, inspiré du Barry Lyndon de Kubrick, entré dans la légende en particulier grâce à ses scènes de nue qui ont fait scandale.

 

1987 - Tristana : deuxième court-métrage qui revisite le conte de Blanche Neige et les sept nains au coeur d’une Russie enneigée, et qui fait référence, entre autres, au Cuirassé Potemkine.

 

1987 Sans Contrefaçon : projetée en avant-première au cinéma Max Linder, cette vidéo raconte la relation ambigüe entre un marionnettiste et un pantin désarticulé, qui n’est pas sans rappeler l’histoire de Pinocchio.

 

1988 - Pourvu qu’elles soient douces (Libertine II) : suite de l’histoire de Libertine, se déroulant cette fois pendant la Guerre de sept ans. Il entre à l’époque dans le Livre des records en tant que clip le plus cher de l’histoire (3 millions de francs), le plus long (près de 18 minutes) et comportant le plus de figurants (500).

 

1989 - Sans Logique : dans une ambiance rappelant les tableaux de Goya, une femme trompée, habitée par le Malin, se lance dans une corrida meurtrière avec son amant, sous le regard fasciné et pervers de gitans abimés par le temps.

 

1989 - A quoi je sers ? : dans ce clip en noir et blanc, Mylène convoque les personnages qui ont peuplé ses premiers clips. Ils s’enfoncent ensemble au coeur d’ un rivage brumeux et incertain.

 

1991 - Désenchantée : devenu l’hymne de toute une génération, cette chanson forte, politique pour les uns, personnelle pour l’artiste, est illustrée par un clip qui propulse la star dans ce qui ressemble à un camp de concentration où la révolte est le seul espoir de survie jusqu’à une fuite vers le bout du bout du monde, jusqu’à l’infini.

 

1992 - Beyond My Control : le dernier clip réalisé par Laurent Boutonnat avant une longue période conduit Mylène au bûcher, en proie aux flammes, livrée aux loups, après avoir dévoré le cou puis le visage de son amant qui l’a trompée (lui aussi). On y entend la voix de John Malkovich, extraite du film Les Liaisons dangereuses, qui confesse « It’s beyond my control« .

 

2001 - Les Mots : pour la sortie de son premier best-of, elle enregistre un duo avec le chanteur britannique Seal. Laurent Boutonnat revient à cette occasion derrière la caméra pour les diriger. Perdu en mer sur un radeau, le couple est finalement séparé par les vagues, le courant emportant l’amant.

 

Redécouvrez ci-dessous le clip de Désenchantée :

 

Clipographie : Mylène vue par d’autres cinéastes

Image de prévisualisation YouTube

http://www.youtube.com/user/MyIeneFarmer

 

 

1992 - Que mon coeur lâche : dans ce premier clip aux allures légères, Luc Besson embarque sur Terre l’ange Mylène à qui Dieu donne pour mission d’enquêter sur ce qu’est devenu le sentiment amoureux. Réponse : il a été perverti par le sexe et détruit par le VIH. Le cinéaste joue au jeu de l’auto-référence en proposant une scène similaire à l’une de son film Nikita, sorti deux ans plus tôt.

 

1995 & 1996 XXLL’instant X & Comme j’ai mal : Marcus Nispel, devenu par la suite réalisateur de films d’horreur (Massacre à la tronçonneuseVendredi 13…), met en scène une Mylène plus libérée, que ce soit sur le devant d’un train roulant à vive allure au milieu des plaines californiennes, ou dans un New York envahi par la mousse.

avatar392_72 

1996 - California : admiratrice d’Abel Ferrara, Mylène parvient à convaincre le réalisateur de la diriger aux côtés deGiancarlo Esposito dans les quartiers chauds de Los Angeles, sur un scénario qu’ils co-écrivent et qui met en parallèle le destin d’un couple de riches hollywoodiens et celui d’une prostituée et de son maquereau.

 

1999 - L’Âme-Stram-Gram : basée sur une légende chinoise, cette vidéo de plus de 7 minutes est dirigée par Siu-Tung Ching (Histoire de fantômes chinois) qui dispose d’un budget d’environ 900 000 euros. Aux abords de la Muraille de Chine, deux jumelles sont traquées par des bandits. L’une est kidnappée, l’autre cherche alors à la retrouver…

 

1999 - Je te rends ton amour : François Hanss, autrefois assistant-réalisateur de Laurent Boutonnat, plonge la star dans un bain de sang au milieu d’une église. Considéré comme blasphématoire, il est interdit d’antenne en version intégrale avant minuit. Il sort alors en VHS et le bénéfice des ventes est reversé au Sidaction.

 

2000 - Optimistique-Moi : cette fois, Mylène fait appel à un réalisateur de clips et de publicités, Michael Haussman, qui a notamment oeuvré pour Madonna. Il pousse la chanteuse au centre d’un cirque dont elle tente de s’échapper… comme par magie.

 

2001 - C’est une belle journée : à l’occasion de son premier clip animé, basé sur ses propres dessins, Mylène fait la rencontre de celui qui deviendra son compagnon, Benoît di Sabatino, un producteur spécialisé dans l’animation. Une suite sort deux ans plus tard sous forme de conte philosophique pour adultes, intitulé Lisa-loup et le conteur.

 

2005 - Fuck Them All : le premier extrait du nouvel album de Mylène, Avant que l’ombre…, est illustré par un clip signé par le réalisateur espagnol Agustí Villaronga (El mar).

 

1a2006 - Peut-être toi : après le dessin-animé, Mylène s’attaque au manga. Une sorte de Roméo et Juliettejaponisant qui se termine par la mort de deux amoureux, transpercés par la même flêche. La production est confiée à I.G., une société japonaise experte dans le domaine.

 

2009 - The Farmer Project : respecté dans le monde de la publicité grâce à ses réalisations classieuses pour des spots de marques de luxe, Bruno Aveillan est en charge de ce court-métrage composé de deux clips (Dégénérationet Si j’avais au moins…), d’ailleurs diffusé en avant-première ici même, sur AlloCiné ! On y découvre une Mylène créature extra-terrestre aux ondes sensuelles venue répandre l’amour sur Terre et libérer les animaux de leurs cages.

 

vue sur http://www.allocine.fr/article

 

Publié dans Les Clips de Mylène, Mylène en VIDEOS | Pas de Commentaire »

 

linergeek |
give to eat by eating |
ecouteconseil |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | Hé ! lecteurs à Saint Marti...
| parlons-en!
| Je me SOUVIENS...