• Accueil
  • > Archives pour le Samedi 22 mars 2014

C’EST ENCORE MIEUX L’APRÈS-MIDI avec Mylène Farmer

Posté par francesca7 le 22 mars 2014

 

Émission du 11 SEPTEMBRE 1986 – Présenté par Christophe DECHAVANE – ANTENNE 2

1986-09-b

Après que Mylène ait chanté « Libertine » sur le plateau, elle va s’installer sur le canapé. Christophe Dechavanne accueille alors un chroniqueur, Alain, qui vient présenter un sport de plage, le beach-ball, dans un petit bermuda bariolé et en tongs. Il veut faire une démonstration avec l’animateur, mais celui-ci incite Mylène à prendre sa place !

Alain : On va faire une petite démonstration.

Christophe Dechavanne : Et pourquoi vous voulez pas jouer avec Mylène qui est à côté de nous ?

A : Mylène, voulez-vous essayer ?

CD : Vous voulez jouer avec ça ? C’est vous qui aller jouer avec Alain, tenez !

Il tend sa raquette à Mylène pendant qu’elle se lève du canapé pour les rejoindre.

CD : En plus vous avez la tenue du beach-ball, vous avez tout ce qu’il vous faut !

Mylène saisit la raquette et se met en place face à Alain.

CD : Voilà, Mylène Farmer et Alain ! Je sens que ça va être formidable !

Mylène pousse un petit cri et fait une révérence au public.

A : C’est une balle qui rebondit énormément…

Mylène Farmer : Oui mais on change de place !

Ils inversent leur position

CD : Très bien. Vous nous dites, hein, comme vous voulez !

MF : C’est pour le profil, vous comprenez ! (rires)

CD : Ha bon très bien !

MF : Et qu’est-ce qu’on fait, là ?!

CD : Ha ben je ne sais pas, vous voyez ça avec Alain ! (…)

Mylène et Alain échangent quelques balles.

CD : Ha, vous êtes pas mauvaise, hein ! (…)

MF : (elle tend sa raquette à Christophe Dechavanne) Vous pouvez me la tenir ? C’est mieux à deux !

(Dechavanne tient la raquette avec Mylène et se met derrière elle) Non, plus serré, s’il vous plait ! (le public siffle)

Alain lance une balle et Christophe Dechavanne fait dévier la raquette de Mylène pour qu’elle rate la balle, ce qui fait rire Mylène.

CD : (faussement réprobateur) Bravo, Mylène Farmer !

Alain vante ensuite les mérites de ce sport.

MF : (à Christophe Dechavanne) J’aime pas son short ! (rires)

Alain fait mine de se vexer et tout le public rit de la réflexion de Mylène. Christophe Dechavanne relance le sujet de la chronique.

A : (…) C’est un sport assez simple mais qui permet d’avoir beaucoup de joie.

CD : (ironique) Oui. Beaucoup de joie.

MF : (sur le même ton) Formidable ! (Elle éclate de rire)

CD : Qu’est-ce qui vous fait rire ?

MF : Non… (elle retient un rire)

A : Vous voulez essayer à nouveau, Mylène ?

MF : Avec plaisir ! Mais toujours avec monsieur Dechavanne !

CD : Ha ben alors, attendez !

Il se replace derrière elle et saisit la raquette. Mylène lance la balle, fait quelques échanges puis Christophe

Dechavanne la pousse en avant. Elle ramasse la balle et salue le public qui applaudit.

CD : Merci Mylène d’être venue !

MF : Merci !

CD : On se revoit bientôt ?

MF : Avec plaisir !

CD : Reste avec moi ! (Il la prend par la taille)

1986-09-cAlain présente alors un livre consacré à la mer. Christophe Dechavanne fait alors des mimiques et des petits commentaires qui font pouffer de rire Mylène. Il lui fait une grosse bise et annonce Jackie Quartz.

Plus tard dans l’émission, après que Julie Piétri ait chanté son tube « Eve, lève-toi », Mylène est à nouveau aux côtés de Christophe Dechavanne. Celui-ci explique la nouvelle formule de la rubrique du « Play-Mec ».

CD : Je voudrais simplement expliquer à Mylène et à vous en même temps le nouveau procédé du « PlayMec ». Car vous le savez Mylène, il y a un nouveau procédé

MF : Hmm ?? (rires) Une nouvelle recette ?

CD : (…) Pour sélectionner le jeune homme qui va se déshabiller le vendredi, hé bien on en fait venir un le lundi

- il est venu – le mardi – il est venu également…

MF : (elle l’interrompant en le couvant d’un regard de velours) Ce que j’aime le plus, c’est vos yeux !

Gros blanc. Christophe Dechavanne reprend son explication en bafouillant, complètement troublé !

CD : C’est épouvantable, ce que vous me faites parce que je perds tous mes moyens !

Mylène éclate de rire et se rapproche de lui. L’ambiance devient de plus en plus torride et Christophe

Dechavanne expédie son explication sous les rires de Mylène.

Après la prestation du Play-Mec, Christophe Dechavanne rejoint le bar de l’émission où se trouve l’invité principal de l’émission, Jean-Luc Lahaye, accompagné de Mylène pour lancer la chanson de fin de l’émission.

CD : On va se dire au revoir, Jean-Luc…Mylène aussi !

MF : Oui… C’est dommage !

Jean-Luc Lahaye chante ensuite une chanson en hommage à Coluche (disparu trois mois plus tôt). Après la chanson, tous les trois se retrouvent à nouveau pour dire au revoir aux téléspectateurs

Publié dans Mylène 1985 - 1986, Mylène en INTERVIEW | Pas de Commentaire »

ANTENNE 2 MIDI présente Mylène Farmer

Posté par francesca7 le 22 mars 2014

 

1er SEPTEMBRE 1986 – émission Présenté par Noël MAMAIRE  sur ANTENNE 2

1986-07-d

En cette rentrée 1986, le succès de « Libertine » ne fait que croître et son clip exceptionnel fait beaucoup parler de lui. A ce titre, c’est un petit évènement qui se produit puisque Noël Mamère, alors présentateur du JT, reçoit sur son plateau Mylène Farmer accompagnée de Laurent Boutonnat afin que ceux-ci parlent de leur succès, de leurs débuts et de leur collaboration. Assis tous deux chacun d’un côté du journaliste, ils portent l’un et l’autre une veste noire.

Noël Mamère : (il fait réagir Mylène sur le reportage qui vient de s’achever, consacré aux plages et au surf)

Est-ce que vous avez déjà fait du surf, mademoiselle Farmer ?

Mylène Farmer : Heu…non, parce que l’eau est un élément qui m’effraie, donc je préfère l’équitation !

NM : Vous avez fait beaucoup d’équitation, racontez-nous.

MF : Oui, j’en ai fait pendant cinq ans.

NM : Vous étiez forte ?

MF : Forte, je pense que oui, j’avais un bon niveau. J’avais envie de faire une carrière, mais j’avoue que j’ai abandonné l’idée à 18, 19 ans.

NM : Et vous étiez une très, très bonne cavalière. Vous avez failli même être écuyère, je crois ?

MF : (elle se redresse sur son siège, tout sourire) Non, n’exagérons pas ! (rires) Vos renseignements sont erronés.

NM : Bon. Vous êtes en compagnie de Laurent Boutonnat, parce que Laurent Boutonnat travaille beaucoupavec vous. C’est lui-même, je crois, qui vous a incité à faire de la chanson.

MF : C’est-à-dire que oui, on s’est rencontrés et lui est compositeur, donc, a une passion pour la musique, pour le cinéma également…

NM : On va en parler avec lui.

MF : …et donc m’a proposé avec une autre personne la première chanson, qui était « Maman a Tort ». Et depuis, voilà, nous travaillons ensemble.

NM : Alors comment bascule-t-on comme ça d’un coup de l’équitation à la chanson ?

MF : Une bonne étoile au-dessus de ma tête, certainement. Beaucoup de chance, et puis depuis deux ans beaucoup de travail, aussi.

Laurent Boutonnat : (suite à la question de Noël Mamère) Parce qu’on tombe de cheval !

1986-07-cNM : On tombe de cheval ! (il se tourne vers Laurent Boutonnat) Laurent Boutonnat, c’est la voix, le physique de Mylène Farmer qui vous avaient séduit ou ce sont les deux à la fois ?

LB : Oui c’est les deux à la fois, parce qu’on recherchait quelqu’un au moment où on avait fait cette chanson avec un ami, qui était « Maman a Tort », qui était une chanson un peu spéciale qui se passait dans un hôpital psychiatrique, d’une petite fille. Et le jour où Mylène est arrivée, elle était…elle était parfaite, quoi ! C’était le personnage. (rires de Mylène)

NM : Parce qu’elle avait l’air un peu pervers, ou pas ?

LB : C’était pas tellement pervers, c’est plutôt…psychotique, je dirais. Quelqu’un d’un peu renfermé, comme ça…

NM : Une sorte d’ambiguïté, quoi ?

LB : Oui, oui, très bizarre. Ca a été elle tout de suite, quoi. Même avant de l’entendre chanter.

NM : Alors, vous lui avez écrit « Libertine », qui est un véritable succès, qui a fait un tabac cet été (il présente à la caméra le 45-tours deuxième pochette de « Libertine »)

LB : Ben c’est en train de faire un tabac. Enfin, je suis ravi que ça marche.

NM : Alors c’est un texte qui est aussi un petit peu pervers, ou peu ambigu, comme on voudra.

LB : C’est un texte qui n’est pas très simple, peut-être. Mais curieusement, c’est assez drôle d’ailleurs d’entendre – c’est curieux que ça marche, enfin je suis ravi que ça marche – mais c’est drôle d’entendre dans la bouche des enfants chanter « Je, je suis libertine/ Je suis une catin », ce qui change un peu !

NM : ça a l’air de vous amuser, vous devez bien rire dans votre manteau ! (rires de Mylène)

LB : Non, non, je suis très, très heureux !

NM : Hé bien, on va écouter un extrait du clip que vous avez réalisé sur « Libertine », avec Mylène Farmer et puis après, on parlera ensemble de votre collaboration et de l’idée que vous vous faites de votre métier.

LB : Oui…

MF : D’accord.

Un extrait du clip de « Libertine » est diffusé (de la séquence du bain jusqu’à la séquence de séduction entre Libertine et son amant).

NM : Voilà. Les amateurs de cinéma verront un clin d’œil à « Barry Lindon » et à tous les styles du XVIIIème.

MF : C’est vrai…On dit « Barry Lindon », c’est vrai qu’il y a une couleur, je crois que c’est une ambiance. Et puis les gens n’ont de référence que ce film qui retrace le XVIIIème siècle, le libertinage : c’est «Barry Lindon ».

NM : C’est un clip, un film, qui dure onze minutes. C’est pas très vendable, ça, à la télévision pour passer dans un journal, par exemple !

MF : C’est vrai qu’il y a des passages…Oui, c’est dommage. Mais je pense qu’il y aura une promotion cinématographique, c’est-à-dire dans les salles de cinéma, c’est en attente, c’est en pourparlers. Ce serait l’idéal pour ce clip. (ce projet n’a malheureusement pas abouti, ndlr)

NM : Et vous pensez que ça aide beaucoup à la promotion d’un disque, la fabrication d’un clip très, très sophistiqué comme celui-là ?

MF : Moi je veux pas faire de généralités. Je pense qu’en ce qui me concerne, le travail qui est fait depuis deux ans pour moi c’est essentiel d’avoir ce clip et le clip précédent, parce que c’est un travail d’image et puisc’est…oui, c’est enrichir, je crois, un personnage, déjà, et puis une chanson, pourquoi pas.

NM : Pour vous, les deux sont indissociables aujourd’hui, si j’ai bien compris ?

MF : Pour moi, indissociable réellement, mais parce que Laurent Boutonnat, parce que –vous parliez de mentor tout à l’heure- pour moi c’est surtout un admirable metteur en scène, mais dans toute sa généralité.

NM : Et ça vous donne le goût de faire du cinéma ?

MF : Je rêve de faire du cinéma, là, depuis que je suis toute petite et j’espère en faire un jour. Mais tout ça, ce sera aussi très réfléchi.

NM : (il se tourne à nouveau vers Laurent Boutonnat) Alors vous justement, Laurent Boutonnat, depuis que vous êtes tout petit, depuis que vous avez dix ans je crois, vous faites du cinéma. Et de la musique, mais aussi du cinéma.

LB : Oui. C’est-à-dire, j’ai fait du piano, j’ai appris la musique et l’harmonie très jeune, et j’ai commencé à faire des films très jeune aussi, à 10 ans comme ça, en Super 8, des petits films. Et c’est toujours deux choses quej ’ai fait… j’ai toujours fait des petits films, j’ai fait la musique de mes petits films. Enfin, c’est toujours desactivités que j’ai fait, comme ça…

NM : Vous aviez une formation de classique, de conservatoire ?

LB : Pas de conservatoire, mais des cours de piano. J’ai commencé à faire du piano à 5 ans, jusqu’à 13, 14 ans. Et puis après, j’ai tout envoyé balader mais je m’y suis remis quand même !

NM : (il s’adresse à Mylène) C’est marrant parce qu’on assiste en ce moment à une éclosion de jeunes femmes comme vous qui ont des visages très doux, on leur donnerait le bon Dieu sans confession, si je puis dire…

1986-07-aMF : C’est vrai…

NM : …et puis qui susurrent, qui chantent des chansons très, très libertines.

MF : Je crois que c’est là que réside toute la perversion de l’histoire ! (rires)

NM : Vous croyez que c’est un phénomène d’époque, ça ?

LB : Non, mais je pense que c’est plus intéressant de travailler…parce qu’une chanson, c’est bien, mais c’est un peu…c’est quelque chose de très simple, mais travailler autour de ça, l’image et tout ce que ça comporte, ça c’est passionnant.

NM : Bien. Hé bien écoutez, merci d’être venus à Antenne 2 Midi, Mylène Farmer et Laurent Boutonnat.

MF et LB : (ensemble) Merci !

NM : Je rappelle ce titre, « Libertine », mais qui est déjà très, très connu. Il doit être dans le Top 50 déjà, non ?

MF : Ca y est, oui. La Bible du français, actuellement c’est le Top 50 ! (rires)

NM : Ha ben oui, c’est ça ! J’écoute la radio, je sais que le Top 50 c’est une référence.

MF : C’est vrai, nous sommes dans le Top 50. Ca veut dire que le disque se vend, voilà, que l’artiste fonctionne.  ressemblance

NM : Tant mieux pour vous !

 Noël Mamère lance ensuite un reportage sur le pianiste Jean-Paul Farré, auquel il trouve une capillaire avec Laurent Boutonnat, ce qui fait rire ce dernier !

Publié dans Mylène 1985 - 1986, Mylène en INTERVIEW | Pas de Commentaire »

 

linergeek |
give to eat by eating |
ecouteconseil |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | Hé ! lecteurs à Saint Marti...
| parlons-en!
| Je me SOUVIENS...