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ROCK FM avec Mylène Farmer

Posté par francesca7 le 23 février 2014

 

JUILLET 1986 - Entretien avec Bertrand DELCOUR et Yves COUPRIE

1986-07-bCommençons par le commencement.

- J’ai suivi des cours de théâtre pendant deux ans, et après j’ai rencontré deux personnes qui ont écrit

« Maman a tort », je suis rentrée en studio et cette chanson a très bien marché.

Chez toi on a vu un petit singe dans une cage. A côté il y a une télévision sur un magnétoscope.

Qu’est-ce que tu préfères regarder ?

- Le singe qui vit.

Même pas tes clips ?

- Je déteste me regarder. On avance quand on s’observe mais le regard sur soi n’est pas le meilleur.

Tu te moques des parents avec « M aman a tort ». Et avec « Libertine » tu dois complètement terroriser le M LF quand il écoute les paroles.

- Hou la la ! Moi je suis terrorisée par ce mouvement là, alors…

Tu es bien dans ta peau ?

- Déjà pour faire ce métier je pense qu’il faut pas être très bien, mais je prends énormément de plaisir à chanter « Libertine », par exemple.

Demain c’est la Saint Donatien, c’est la fête du Marquis de Sade. En plus, cette nuit, c’est la pleine lune… Tu lis Sade ?

- J’ai lu en long, en large et en travers « Justine ». C’est assez attirant, j’avoue.

Puisque tu as envie de faire du cinéma, on ne t’a pas proposé de scénarii bien sombres qui changeraient des productions actuelles ?

- Pour l’instant non, j’aimerais bien tourner avec Roman Polanski. Faire « Le locataire », ça m’aurait fait plaisir.  (au magnéto) Je n’aime pas cette petite machine.

C’est un piège.

- C’est un viol.

Heu… en fait, tu n’as pas l’air de trop t’intéresser à la mode.

- Non, ça implique des connotations ennuyeuses. Il y a des époques, comme celle du libertinage, par exemple, qui sont attirantes. Mais j’ai été programmée pour 1986.

Tu te sens bien entre Le Pen, Le sida, Tchernobyl, Kadhafi, et toutes ces choses ?

- (rires) Et vous ?!

Si on te proposait de participer à une messe noire, tu accepterais ?

- Evidemment ! Il y a « Vieux bouc » pour ça. Si j’avais une scène à faire, j’utiliserai ce genre de chose. Le prochain clip, « Libertine », sera très beau. On va s’inspirer de toute l’ambiance de « Barry Lyndon ».

En classe, tu étais au fond ? Toute seule dans un coin…

- J’ai eu cette période. Et puis j’ai eu la période révolutionnaire.

Marxiste ! Punk !

- (rires) Non, non, non ! Du tout ! Ca s’est traduit d’une autre façon.

Comment ?

- Oh… c’était un peu de paranoïa, certainement. A chaque réflexion de la maîtresse je me disais ‘C’est pour moi’. Et puis un refus de tout.

Ça  ne s’est pas mal terminé ?

- Non, non. Toute mon adolescence, je la déteste.

On a l’impression que tu as peur de tout.

- Je me méfie un peu. Et puis je voudrais comprendre !

On ne sait même pas quel âge tu as…

- J’ai 24 ans.

Qu’est-ce que tu as pu faire en 23 ans ? Avant de chanter…

- Heeuuu…

Et si c’était à refaire, tu le referais ?

- Pendant 23 ans j’ai maudit ma mère de m’avoir mis au monde, et puis après je l’ai adorée. J’ai certainement rêvé très longtemps.

Tu rêvais à quoi ?

- C’est indiscret !

Tu voulais devenir roi de France ? M aître du monde ? Catin ?

- Catin, certainement !

Quand tu chantes ça, c’est parce que c’est vrai !

- C’est de bonne guerre. Je suis la prostituée du show bizness et de beaucoup d’autres choses.

Mylène Farmer, quel est le secret de ta réussite ?

- Je n’en sais rien ! (rires) Qu’est-ce que vous avez contre moi ? Arrêtez ! (rires)

Bon. Quand tu étais petite tu savais que tu allais devenir ce que tu es ?

- De toute façon, c’était ou ça, ou dans un autre monde…

L’hôpital psychiatrique, tu n’y a jamais pensé ?

- Mon dieu ! Quel image ils vont avoir de moi. Vous avez bu ?

Donc t’es pas bien sur Terre ?

- Si, si. Très bien.

On t’a jamais proposé des drogues ?

- Je n’ai jamais fait appel à ça.

Alors qu’est ce que tu vas faire des royalties de « Libertine » ?

- Je m’achèterai un château et j’y mettrais des milliers de singes. Voilà !

Un château du XVIIIème siècle.

- En Bavière, pour être à côté de mon ami Louis.

?

1986-07-a-          Avec Gilles de Rais, Louis II est un des mes personnages préférés.

Il a mal fini, Gilles de Rai. M ais lui au moins a sauvé son âme à la fin parce qu’il s’était repenti. Si on te proposait le repentir et la vie éternelle, tu accepterais de renier ton personnage démoniaque ?

- (long silence flippant) C’est vous qui êtes démoniaques !!

Quelles déclarations tu as à faire à la presse française ?

- Ah… je n’ai rien à leur dire. Je suis heureuse d’être là. Et… tant pis pour eux.

Bon, ben on peut couper ici ?

-          (S’approchant dangereusement de la touche STOP)

-          Je peux avoir le plaisir d’ARRÊTER CETTE MACHINE ?

Publié dans Mylène 1985 - 1986, Mylène en INTERVIEW | Pas de Commentaire »

TÉLÉ MAGAZINE – Mylène et Laurent de Wit

Posté par francesca7 le 23 février 2014

 

9 AOÛT 1986 – Entretien avec Laurence de WIT

M ylène, vous êtes née au Canada ?

- Oui, en 1961. J’y ai vécu jusqu’à l’âge de huit ans et ensuite je suis venue en France. Mon père était ingénieur des ponts et chaussées, il était parti au Québec pour participer à la construction du barrage du Manicouagan.

1986-11Vous n’aimez pas votre enfance ?

- Je n’en ai aucun souvenir, ce qui veut dire qu’effectivement je n’aime pas cette période de ma vie. Je me sens plus à l’aise avec les gens plus âgés que moi. Les enfants ne m’intéressent pas, ils sont trop naïfs, trop inconscients et ça me fait peur.

Depuis combien de temps chantez-vous ?

- J’ai arrêté mes études en terminale, à dix-sept ans. J’étais attirée par les métiers artistiques, par la chanson surtout qui me paraissait plus accessible que le cinéma. Et puis par hasard j’ai rencontré Laurent Boutonnat qui est compositeur et on a eu envie de travailler ensemble il y a deux ans. Ca a donné ma première chanson, « Maman a tort », qu’il avait écrite avec un autre producteur. Ils ont procédé à un casting et j’ai été choisie.

Jusque-là j’avais suivi des cours de théâtre et j’avais été mannequin, et aussi travaillé dans la mode et la publicité.

Quelle qualité vous séduit le plus chez les gens ?

- La pudeur. Et ça ne va pas à l’encontre de la provocation qui m’est nécessaire pour m’exprimer. Je suis née pessimiste, mais j’aime tout ce qui est extrême, je suis passionnée et romantique, et le métier que je fais me convient parfaitement, il se passe toujours quelque chose, je ne m’ennuie jamais.

Toute votre vie est axée sur votre carrière ?

- En ce moment, forcément oui, parce que je débute. Mais je ne voudrais pas oublier le reste. Je ne sais pas encore si c’est possible ou non. Je ne lis plus, je ne peins plus, je peignais à la gouache des insectes, des animaux bizarres. Mon seul compagnon c’est E.T, un singe capucin que j’ai acheté en me promenant sur les quais il y a deux ans.

Vous avez d’autres animaux ?

- Non, mais j’aime les félins pour leur beauté et leur grâce et si je n’habitais pas dans un appartement, j’aurais un loup, un de ces grands loups blancs et gris que j’admire pour leur nature sauvage et craintive en même temps.

Votre chanson et votre clip Libertine se situent au XVIIIème siècle, pourquoi ?

- Le XVIIIème siècle est le siècle du libertinage, c’est-à-dire un doux mélange de décadence et de folie. C’est une certaine naïveté, une quête du bonheur par les plaisirs. Il me semble que les gens étaient plus heureux à cette époque-là.

Quels vêtements aimez-vous porter ?

- Je suis très à l’aise dans ces vêtements du XVIIIème siècle justement, mais bien sûr, je ne peux pas m’habiller comme ça dans la vie quotidienne. D’un autre côté, la mode ne m’intéresse pas. J’aime porter des choses sophistiquées que je découvre au hasard des boutiques.

Pensez-vous faire bientôt de la scène ?

-          Je ne suis pas encore prête. Je suis perfectionniste et avant de faire un spectacle en direct, je veux encore travailler. Pour le moment, je vais me reposer un peu, je vais rester à Paris, lire, aller au cinéma, les vacances quoi ! En septembre prochain, je sors un nouveau 45Tours que je commence déjà à préparer. Les chansons seront dans la lignée des précédentes, elles seront le reflet de ce que j’aime : l’humour, la provocation, et une atmosphère entre l’innocence et la perversité.

Publié dans Mylène 1985 - 1986, Mylène en INTERVIEW | Pas de Commentaire »

FRANCE SOIR avec Mylène F.

Posté par francesca7 le 23 février 2014

 

3 AVRIL 1987 – Un clip dans les Cévènes avec des loups et de la neige – Entretien avec Catherien DELMAS

1987-07La journaliste constate que malgré le succès, Mylène garde la tête froide :

- C’est mon tempérament. Il n’y a pas de quoi prendre des grands airs. Avec Laurent Boutonnat, nous arrivons à exprimer ce qui nous touche. Et surtout à bien se comprendre. Je préserve jalousement l’esprit de mon équipe. Il pense à moi quand il compose et il ne se disperse pas. Libre à lui d’aller ‘convoler’ ailleurs. Dans ce cas, je l’étrangle (rires)

A propos de l’évolution de son image :

- J’ai débuté petite fille un peu perverse, je vais devenir un jour ou l’autre une femme énigmatique. Mon rêve !

A propos de l’écriture :

- Il va falloir penser au prochain album. Il faut bien un petit frère à « Libertine » !

A propos du show-business :

- Je ne connais pas vraiment la constellation de ce drôle de métier. Mais je reconnais que j’adore signer des autographes.

A propos du clip « Tristana », alors en préparation :

- Dans les Cévennes, nous avons découvert un élevage. Nous allons donc tourner dans les champs de neige qui sont restés sauvages. Si la neige manque nous apporterons les canons à neige !

A propos de la participation de Movie Box à la production de ses clips :

- Il nous faut de grands moyens et surtout le talent qu’ils nous ont déjà prêté la première fois. Ils font des pubs et du cinéma d’habitude et veulent bien passer quelques jours de folie avec nous.

A propos du travail en équipe :

- Ma rivale de Libertine dansera aussi pour « Tristana ». Si elle n’était pas là, je ne serais pas tranquille.

Publié dans Mylène en INTERVIEW | Pas de Commentaire »

 

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