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Verglas et Mylène Farmer – CINQ SUR CINQ

Posté par francesca7 le 17 février 2014

 

1er MARS 1986 – Présenté par Antoine VERGLAS – LA CINQ

1986-01-c

Mylène est l’une des invités de cette émission musicale pour présenter son tout premier album qui est alors sur le point de sortir, ainsi que le premier extrait de celui-ci que personne ne connaît encore : « Libertine ».

Antoine Verglas : Aujourd’hui, je reçois Marc Lavoine, Florence Guérin…

Mylène Farmer (elle le coupe) : Et Mylène Farmer ! (rires)

AV : Et Mylène Farmer ! Bonjour, Mylène.

MF : Bonjour !

AV : Alors, vous sortez un 33-Trs…

MF : Oui, absolument, j’ai un album. C’est mon premier album et il s’intitulera « Cendres de Lune ». Et cet album sera précédé d’un 45-Trs – c’est très important – qui s’appelle « Libertine ». C’est tout un programme !

AV : Tout un programme !

MF : Oui !

L’animateur lance ensuite le clip de « Plus Grandir », où seule la partie chantée est diffusée.

AV : Ca doit vous changer d’atmosphère de vous retrouver dans un studio aussi clean par rapport à tout cet univers un peu macabre ?!

MF : Moui… Vous m’avez fait cette réflexion tout à l’heure que je n’allais peut-être pas cadrer dans le clean !  (rires) Mais ça change d’univers, ça ! On a choisi un château plus que quelque chose de dénudé : ce clip, ça pourrait être l’illustration d’un conte fantastique.

AV : Déjà dans « Maman a Tort », c’était un petit peu spécial, quand même, comme ambiance.

MF : J’ai toujours essayé de trouver des univers un peu bizarres, mais c’est sans doute parce que je suis quelqu’un de très bizarre, non ?! (rires)

AV : Déjà la façon dont vous vous habillez, je trouve ça assez marrant !

MF : Ha bon ?

AV : On dirait Dracula qui arrive…

MF : Justement, j’ai lu récemment « Dracula » de Bram Stoker et c’est un bouquin fabuleux. J’aurais bien aimé jouer le rôle de Dracula !

AV : Mais chez vous c’est comment ? C’est un petit peu comme dans ces clips ?

MF : Ca ressemble un peu, mais pour l’instant j’ai pas envie de parler de chez moi parce que souhaite déménager, donc c’est un lieu que je voudrais…

AV : Pour aller dans un endroit un petit peu plus…

MF : Ben, peut-être un endroit clean, finalement, pour changer d’image ! (rires)

AV : J’ai entendu tout à l’heure que vous aviez un singe ?

MF : Absolument, oui !

AV : Vous vivez avec lui ?

MF : J’ai un petit capucin, oui, qui demande énormément d’attention, presque comme un enfant. C’est encore une idée originale, mais c’est très agréable.

AV : C’est tout votre univers de fantasmes qu’on retrouve dans le prochain album ?

MF : Vous croyez que c’est un fantasme d’avoir un singe ?! (rires)

AV : Le singe, peut-être pas ! Mais je veux dire…

MF : Oui, l’album c’est un univers que j’aime beaucoup, et j’espère qu’il plaira. C’est en tout cas un travail de longue haleine et qui m’a plu énormément.

AV : Vous prévoyez de faire un clip ?

1986-01-aMF : J’espère qu’on fera un clip ! Tout ça c’est aussi une question d’argent, puisqu’il faut le dire. Je souhaite faire un clip sur « Libertine », donc on va voir ! Il y a de très belles choses à faire, déjà le libertinage y a toute une histoire !

Diffusion d’une sélection de clips du moment : Shade et Tears for Fears.

AV : Mylène, tu préfères quel style de musique, dans nos nouveautés ?

MF : Je trouve que c’est un bon choix, j’aime les deux. J’ai peut-être une préférence pour Shade, je trouve que c’est une femme qui est d’abord très belle, ce qui n’est pas courant, et qui a énormément de classe, ce que je trouve très important aussi.

AV : On va se quitter, on te souhaite bonne chance pour ton premier album !

MF : Merci !

 

 

Publié dans Mylène 1985 - 1986, Mylène en INTERVIEW | Pas de Commentaire »

Mylène Farmer : atouts de stars

Posté par francesca7 le 17 février 2014

 

 Entretien du  25 MAI 1987 avec Gérard LASNIER : LA CHARENTE LIBRE 

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« Libertine », « Tristana » : vous collectionnez les succès, mais on ne connaît de vous qu’une image. Qu’est-ce qui vous a amené à la chanson ?

- Depuis mon plus jeune âge, la musique est importante dans ma vie, mais je me destinais à une carrière de comédienne de théâtre et de cinéma. Or, le hasard qui fait bien les choses m’a mise en présence d’un jeune auteur, Laurent Boutonnat, qui partageait absolument les mêmes préoccupations que moi. Forts de notre entente, la chanson s’est imposée naturellement, comme une opportunité à saisir. Rien ne dit que d’ici quelques années je ne me tournerai pas vers le cinéma, mais actuellement ma carrière de chanteuse prime. Il n’est pas possible de se disperser, ni de faire les choses en dilettante !

Comment s’effectue votre collaboration ?

- Dans la mesure où Laurent et moi les mêmes centres d’intérêts dans la vie, les thèmes des chansons et l’écriture elle-même ne sont pas l’apanage de l’un ou de l’autre. Laurent compose seul les musiques mais nous discutons ensemble des textes : nous échangeons des idées, des mots. C’est réellement une collaboration à deux, et lorsqu’une chanson est réussie c’est grâce à cette parfaite alchimie !

Certains vous reprochent d’interpréter des textes ‘osés’…

- Je n’ai jamais envie de choquer gratuitement ! Avant « Libertine » et dans les années à venir, il est clair que des personnes se sont senties et se sentiront choquées par des textes, des images. Les mentalités n’ont pas vraiment évolué, il existera toujours des tabous, chacun ayant d’ailleurs les siens ! Je n’ai pas à me situer par rapport à cet état de fait, je continuerai de toute façon à faire ce qui m’intéresse.

Vous soignez la chorégraphie, les costumes…

- Parce que c’est indispensable et que je ressens du plaisir à porter de beaux vêtements. Je ne me vois pas interpréter une chanson plantée derrière un micro. Je trouve que la danse, la manière de se vêtir, apportent un plus nécessaire. Le spectacle, du moins celui qui m’attire, doit faire rêver les gens.

Vous utilisez également beaucoup la vidéo, et ce depuis votre premier titre. Le clip est-il une nécessité 1987-10-acommerciale aujourd’hui ?

- Mis à part l’ ‘outil promotionnel’ évident, l’image apporte une part de rêve supplémentaire, complémentaire des mots. Ce qui me gêne, en revanche, c’est la vulgarité, la médiocrité de nombreuses vidéos ! Laurent et moi écrivons les scénarios de ces clips, en mettant la chanson au service de l’image, en créant des situations nouvelles qui vont éventuellement parvenir à apporter une magie. Trop souvent, les clips se contentent d’être des explications de texte, comme si le public n’était pas capable de comprendre directement la chanson. Pour ma part, je préfère le détournement du texte, qui seul engendre des émotions.

La scène ne vous attire pas ?

- Bien sûr que si, mais un spectacle ne s’improvise pas ! Je ne me sens pas prête pour le moment à l’affronter, il est nécessaire de s’y consacrer entièrement afin de présenter au public un travail abouti. Actuellement, je préfère présenter des vidéos et assurer de bonnes prestations à la TV ! Sans oublier que je dispose d’un répertoire limité : je n’ai qu’un seul album derrière moi. Une carrière cela se construit pierre par pierre, surtout dans l’état actuel du marché. La seconde pierre, mon second album sera pressé en octobre prochain. Ecrire des chansons cela prend du temps. Le droit à l’erreur n’existe pas pour un artiste et l’amateurisme ne paie pas!

 

 

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MYLENE FARMER dans FRANCE SOIR

Posté par francesca7 le 17 février 2014

 

le 20 AOÛT 1986

Entretien avec Catherine DELMAS

1986-12

Laurent Boutonnat, à propos du comportement de Mylène face aux médias :

- Elle a beaucoup changé. Au début elle effrayait tout le monde. Surtout les animateurs radio. Elle ne disait rien, cassait les questions en une phrase…

Mylène Farmer, à propos de l’équipe qu’elle forme avec Laurent Boutonnat :

- Avec Laurent Boutonnat, nous formons une équipe de caractériels. Alors on se dispute violemment et nous tombons toujours d’accord. Ce qui, en somme, est bien l’essentiel. A propos de son image :

- Les gens me regardent bizarrement. C’est vrai que « Maman à tort » et « Libertine » sont des chansons aussi bizarres que les regards qu’ils me lancent. C’est pas mal de se sentir martienne.

A propos de sa chevelure :

- Ma mère est rousse. Ca lui ferait plaisir si je me rapprochais de sa couleur.

A propos de la provocation :

- Les gens admettent facilement de voir des paires de seins ou de fesses un peu partout. Eh bien, voyez- vous, quand j’ai enregistré cette émission de Foucault (nb : « Affaire suivante »), je me suis levée à un moment donné et j’ai posé ma jambe, galbée dans un bas résille, sur la table. Ils ont ouvert des yeux très grands.

A propos de « Libertine » et de son clip :

- L’idée de cette chanson est un fruit du hasard. Comme la rencontre avec Laurent Boutonnat. Je trouvais qu’il y avait une osmose entre le texte et l’époque héroïque de « La Marquise des anges ». Dix minutes, c’est un long-métrage. Faire un clip? Oui, décidément, c’est passionnant.

 

 

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