• Accueil
  • > Archives pour le Jeudi 13 février 2014

Mylène Farmer – 22, AVENUE MONTAIGNE

Posté par francesca7 le 13 février 2014

 

Émission du 19 SEPTEMBRE 1987 – Présenté par Jacques CHANCEL et Roger ZABEL  sur ANTENNE 2

1987-10-c

Diffusée tard le soir, cette émission de rentrée a pour but de présenter les événements de la rentrée 1987.

Lorsqu’on en vient à s’intéresser aux nouveautés côté chanson, Albert Amsellem, le directeur des variétés de la chaîne, présente ses deux favoris : Marc Lavoine et Mylène Farmer. A ce titre, on leur demande de présenter à leur tour un jeune artiste en qui ils trouvent un potentiel intéressant. Mylène est donc assise aux côtés de Marc Lavoine, habillée d’une élégante veste blanche et d’un cycliste noir, les cheveux maintenus en arrière par un large nœud blanc.

Albert Amsellem : (…) Mylène Farmer, c’est la reine du clip, quand même ! C’est elle qui a, on peut dire, imposé le clip de sa chanson comme un vrai film. Je crois que c’était « Libertine », c’est ça ?

Mylène Farmer : Oui !

AA : « Libertine », c’était un moment de cinéma. Et Mylène s’est révélée comédienne et surtout chanteuse. La suite, on la connaît et c’est pour ça qu’elle est là aujourd’hui pour présenter des nouveaux talents.

Jacques Chancel : Oui, c’est ce qui est important, Albert. Je vous ai demandé justement de nous présenter des nouveaux talents et d’une certaine manière, de demander à Mylène et à Marc de les parrainer.

MF : Je vais ‘marrainer’ ! (rires)

Marc Lavoine présente donc le jeune chanteur qui a ses faveurs, Alexis Zad. Si le « filleul » de Marc Lavoine n’a pas eu le succès escompté, Mylène en revanche fait un choix plus avisé…

JC : (…) Mylène Farmer a choisi qui ?

MF : Moi j’ai choisi une très jeune personne qui a 14 ans, qui s’appelle Vanessa Paradis et qui a travaillé avec un compositeur qui a, lui, composé pour des artistes tout à fait confirmés, qui est donc Etienne Roda-Gil, et Vanessa a certainement beaucoup de chance de démarrer avec un disque pareil (Joe le Taxi, ndlr) et avoir autant de succès. Est-ce qu’elle a envie de poursuivre ce métier ? Ca, c’est la question que je me pose. J’aime beaucoup cette chanson, voilà.

En réaction à l’avis de Mylène, Jacques Chancel et Albert Amsellem émettent de gros doutes sur les capacités d’une aussi jeune fille à pouvoir durer dans le métier. Le clip de « Joe le Taxi » est ensuite diffusé.

Un peu plus tard dans l’émission, on retrouve Mylène, accompagnée de ses danseuses, pour chanter« Tristana » sur la petite scène du plateau. Après avoir salué le public, Mylène descend de l’estrade sous les applaudissement et reprend sa place aux côtés de Marc Lavoine puis répond à quelques questions de Jacques Chancel.

1987-10-bJC : Mylène Farmer, on le voit : vous avez fait vos traces. On a l’impression que tout vient d’assez loin alors que vous avez commencé il n’y a pas si longtemps.

MF : Pas très longtemps, je crois que c’est trois ans, trois ans et demi…

JC : Et ça a été facile ? Difficile au départ ? Parce que vous êtes tellement nombreux sur la ligne, vraiment !

MF : Je peux dire relativement facile, parce que j’ai quand même eu un titre qui était « Maman a tort », le premier, qui a bien marché, qui a été en tout cas connu du public. Après, c’est vrai le chemin n’est pas facile. Je crois que c’est énormément de travail !JC : Mais on le voit d’ailleurs le travail, là, parce que vous avez sûrement un goût pour la comédie musicale parce que vous bougez !

MF : J’aime la danse, c’est vrai. J’aime ça, j’aime le spectacle. AA : Il faut dire que Mylène est d’origine canadienne donc je pense qu’elle a dû être élevée à la musique anglo-saxonne…

MF : Oui, absolument oui !

AA : …et peut-être aux comédies musicales, également.

MF : Un petit peu, mais j’aime ça.

JC : Et vous auriez envie que quelqu’un aujourd’hui écrive pour vous justement une comédie musicale où vous pourriez mêler la chanson, la danse ? Parce qu’on voit que vous êtes faite pour ça !

MF : Non. Que quelqu’un écrive une comédie musicale, je ne pense pas. J’aimerais d’abord faire un spectacle me concernant dans lequel j’intégrerais certainement des parties de danse. Enfin, y a des milliards d’idées à avoir.

JC : (il se tourne vers Marc Lavoine) Marc Lavoine, je vous regardais tout à l’heure, vous la trouvez dans un état parfait de dame qui s’est installée et qui peut durer, elle !

Marc Lavoine : Ben oui, elle a la chance d’avoir un physique très intéressant et une grosse personnalité. (…)

De plus en plus dans la chanson, il se crée des équipes, y a des rencontres (…) et Mylène travaille en équipe depuis le départ et est restée fidèle à cette équipe, et c’est ce qui fait qu’il y a une vraie personnalité qui reste, qui s’installe. Les équipes sont très importantes dans ce métier.

MF : Je pense que ce qui fait, effectivement, la force d’une équipe et la force d’un artiste c’est d’être très bien entouré, avoir cette fidélité et ce travail.

JC : Lorsque je vous écoute, Mylène Farmer, je m’aperçois que vus êtes déjà presque sur une voie royale, que c’est un métier déjà acquis.

La discussion s’enchaîne ensuite sur l’actualité de Marc Lavoine.

 Mylène n’apparaît plus par la suite.

 

Publié dans Mylène en INTERVIEW | Pas de Commentaire »

CONFIDENCES En plein mystère avec Mylène F.

Posté par francesca7 le 13 février 2014

 

FÉVRIER 1987 – Entretien avec Danièle ASLAN

French Singer Mylene Farmer

A propos de son apparition nue dans le clip « Libertine » :

- Une chanson, c’est comme un rôle dans un film. On ne le joue qu’une seule fois. Pour réaliser le clip vidéo de « Libertine », j’ai accepté de me montrer nue. Mais je pense que ce sera la dernière fois où le public me verra dans la tenue d’Eve.

A propos de sa jeunesse :

- Je suis née il y a 25 ans, à Montréal au Canada. J’y ai vécu pendant huit ans une enfance des plus normales dans un milieu relativement aisé. Je suis ensuite venue en France où j’ai pratiqué l’équitation plus que le lycée.

Après deux jours de terminale, j’ai quitté l’école pour suivre une carrière en rapport avec les sports équestres.

Je me suis donc aperçue qu’après avoir longuement posé pour une série de photos, je n’étais pas faite pour enseigner, même l’équitation. J’ai alors pris des cours de théâtre et rencontré, je ne sais plus où, Laurent Boutonnat, mon compositeur, réalisateur et manager. Il ne connaissait pas ma voix, moi non plus d’ailleurs, mais mon physique l’a séduit. Il faut croire que cela suffisait pour chanter. Il m’a fait écouter « Maman a tort », j’ai accepté.

A propos du thème véhiculé par « Libertine » :

- Libertine ? Cela fait partie d’un idéal. Il ne faut pas prendre ce qu’on raconte dans une chanson pour argent comptant. Il y a ainsi des choses qu’on dit, qu’on fait à un certain moment de sa vie, pour une raison définie, mais qu’on serait incapable de refaire dans une autre occasion. J’ai accepté de me déshabiller dans mon clip, mais j’ai refusé de poser nue pour les magazines qui me l’ont ensuite proposé. Je ne veux plus que mon corps rentre dans les foyers. C’est la même chose pour l’émission « Sexy Folies », sur Antenne 2 où j’ai déclaré n’avoir connu l’amour que très tard par rapport aux jeunes femmes de mon âge. Mon enfance et mon adolescence ne m’avaient pas apporté cette joie. Aujourd’hui, l’instant magique est passé. Je refuse de m’expliquer sur ce sujet. Je ne veux plus me souvenir, sinon de mon premier amour à quatre ans pour un professeur qui le fascinait ! Depuis j’ai des rapports très difficiles avec les hommes.

A propos de « son acharnement à se rendre distante », dixit la journaliste :

- Je crois aussi que je me complais dans cet état. Parfois pourtant je ne le fais pas exprès. Peut-être même que je me le reproche. Peut-être aussi que j’envie les hommes. L’un de mes aspects androgynes. J’aimerais d’ailleurs jouer un jour le rôle d’un homme au cinéma. J’ai aussi développé cette envie dans l’émission « Sexy Folies » en avouant que j’aimais quelqu’un mais que je rêvais d’être polygame, d’aimer quatre hommes à la fois ! Une pensée très masculine sur laquelle je ne reviendrai pas. Une fois de plus, l’instant magique est passé.

Aujourd’hui, je dirai simplement que je vis à Paris dans un appartement en duplex quasiment vide en compagnie de E.T., mon petit singe. Pourtant, même s’il n’y a qu’un nom sur ma boite aux lettres, cela ne m’empêche pas d’être fidèle !… Parce que, en ce qui me concerne, je ne comprends pas ce que tromper veut dire. Evidemment, si l’homme me trompe, je le tue ! Mais c’est une autre histoire…

Une histoire qui ressemble un peu au mariage.

C’est le cadet de mes soucis.

Et les enfants ? Le second cadet de mes soucis.

Publié dans Mylène en INTERVIEW | Pas de Commentaire »

 

linergeek |
give to eat by eating |
ecouteconseil |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | Hé ! lecteurs à Saint Marti...
| parlons-en!
| Je me SOUVIENS...