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Diffusion du film Timeless 2013

Posté par francesca7 le 26 février 2014

rfm_partenariat-mylene-farmer-timeless-2013-403MYLÈNE FARMER : SON FILM DIFFUSÉ DANS 200 SALLES

Le 27 mars prochain, le film « Timeless 2013 » produit pendant la dernière tournée de Mylène Farmer sera diffusé dans 200 salles de cinéma, pour une séance unique en partenariat avec RFM !

10 Bercy, 39 dates, 14 villes, 5 pays, 500 000 spectateurs, la tournée « Timeless 2013 » de l’artiste française la plus populaire a pulvérisé tous les records…

Découvrez « MYLÈNE FARMER: TIMELESS 2013 LE FILM » en exclusivité avec RFM, dans plus de 200 salles de cinémas partout en France, Belgique et Suisse : les cinémas Gaumont et Pathé, Kinépolis, Cap’cinémas, Cinéville et dans des dizaines de cinémas indépendants.

Filmé en format CinemaScope et mixé en son Dolby Surround 5.1 spécialement pour le cinéma, le film de ce show futuriste est à vivre sur grand écran au cinéma, dans des conditions de confort optimales !

Le 27 mars 2014 prochain, vivez avec RFM une expérience inoubliable avec « MYLÈNE FARMER: TIMELESS 2013 LE FILM » !

Image de prévisualisation YouTube

http://www.youtube.com/watch?v=dBtS_skVCuk

annoncé sur http://www.rfm.fr/actualite

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Mylène Farmer et la Radio

Posté par francesca7 le 26 février 2014

    • Mylène Farmer choisit RFM

      Pour la première fois, depuis le début sa carrière, Mylène Farmer confie un partenariat officiel sur l’un de ses événements à une autre radio que NRJ. Mylène Farmer a en effet choisi RFM pour la séance unique du 27 mars prochain de « Timeless 2013″, le film de sa tournée éponyme, qui a pulvérisé tous les records.

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      « Timeless 2013« , c’est 10 représentations à Bercy, 39 dates, 14 villes, 5 pays et 500 000 spectateurs. « Soutien inconditionnel de Mylène Farmer », RFM est donc fière de s’associer à cet événement cinématographique. Le 27 mars prochain à 20h, plus de 200 salles de cinéma en France, en Belgique et en Suisse diffuseront en exclusivité et pour une séance unique « Timeless 2013« . 
      Partenaire privilégié de cet événement, RFM offrira à une poignée d’auditeurs, une projection privée de ce film le 16 mars à Paris. Des places pour cet événement, ainsi que pour les projections du 27 mars seront prochainement à gagner sur RFM.
      article paru sur http://www.lalettre.pro/

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MERCI à Mylène Farmer

Posté par francesca7 le 26 février 2014

 

 

myleneMOBILISATION – La chanteuse va fêter ses 30 ans de carrière. Pour l’occasion, un appel à financer la publication d’une demi-page de remerciement a été lancé par ses fidèles sur My Major Company.

Trente ans plus tard, Mylène Farmer se fait toujours aussi discrète dans les médias 

En mars 1984, une jolie rousse sortait son premier single baptisé  »Maman a tort ». Trente ans plus tard, Mylène Farmer est toujours là et cartonne toujours autant. Les preuves s’accumulent. Avec 4,7 millions d’euros, l’artiste s’est hissée en tête du classement des chanteurs les mieux payés en 2013, selon Challenge. Son dernier album Monkey Me, sorti en décembre 2012, a été certifié disque de diamant moins d’un mois après sa sortie. Sa tournée « Timeless 2013″ a rassemblée pas moins de 500 000 spectateurs sur 39 dates dans 14 villes et 5 pays. Pour finir, plus de 40 000 billets ont déjà été vendus pour la diffusion, le 27 mars, de son show futuriste « Timeless 2013 – Le film » dans 160 salles de cinéma en France.

Appel aux dons sur My Major Company

Pour fêter ses 30 ans de carrière, ses fans ont eu l’idée de publier une demi-page de remerciement dans Libération. Pour financer cette publication, ils ont créé un compte via My Major Company. Comme ils l’expliquent sur la page dédiée au projet, ils se sont inspirés de proches de Mylène Farmer qui avaient acheté dans le même quotidien, le 18 mai 1989, une pleine page avec écrit  »Mylène, ceux qui t’aiment te saluent ». Il était alors question de soutenir la chanteuse avant un de ses premiers grands concerts parisiens. Libération a, de son côté, décidé de soutenir les fidèles de l’artiste en divisant par deux le prix de la pub. Mardi soir, le compteur a déjà atteint les 3 313 euros, soit 35% de la somme totale. Il reste encore dix-neuf jours pour réunir la somme.

article paru sur  : http://www.metronews.fr/

 

 

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Fat come back de Boutonnat

Posté par francesca7 le 26 février 2014

BoutonnatPhoto03

Laurent Boutonnat est aux commandes du nouvel album de Mylène Farmer, Monkey me, sorti le 3 décembre 2013. Il en a composé toutes les musiques, dirigé les arrangements, et écrit les paroles d’une chanson « Nuit d’Hiver », reprises de « Chloé » (1986).

320px-ChateauPron_(3)Laurent boutonnat dévoile sa vie privée

C’est le site russe mfarmer.nu  qui a sorti le premier l’info. Laurent Boutonnat qu’on pensait secret et très soucieux du respect de sa vie privée pose avec sa compagne actuelle, Ilona Orel, dans leur maison pour la version russe du magazine britannique Tatler.nu pour son numéro de juillet 2012. L’article laisse nombre d’indications sur la demeure où le couple vit. Il s’agit d’un manoir de style rustique construit au XVIème siècle que Laurent Boutonnat a acquis en 2000 à Pronloroy, 70 km de Paris, dans l’Oise. Laurent Boutonnat habitait auparavant sur la commune d’Elincourt-Sainte-Marguerite, à 20 km plus à l’est. L’article raconte qu’il en est parti à cause des admirateurs qui battaient le pavé devant chez lui. Sa décision de révéler sa vie privée à la presse est d’autant plus surprenante.

Plusieurs sites, dont innamoramento.net et mylene.net ont traduit et compilé es différentes informations contenues dans les six pages de l’article :

-          dans l’une des chambres du château, se trouve un cheval de bois présent dans une chambre d’orphelin dans le film Giogino (il est visible sur la page photo)

-          Laurent Boutonnat garde les éléments des décors de ses films dans le grenier du château

-          le parc du château abrite lièvre et cerfs

-          dans le château, une salle de cinéma avec écran géant et un studio de musique ont été aménagés.

Puisque Laurent Boutonna a lui-même décidé de révéler là où il vit, nous aurons donc, pour la première fois, moins de réticence à aller un peu plus loin dans l’enquête.

Le manoir que l’on voit dans l’article est bien le château principal de Pronleroy (400 habitants), au 9 rue du Général mangin. Le bâtiment principal bâti au lieu des « dix huit mines » date en effet du XVIème siècle, mais il contient des éléments de l’ancienne demeure du XIIIème siècle. Les ailes latérales ont été ajoutées par la suite. Le tout est classé aux « Immeubles des Monument  Historiques » depuis 1949. Il contient un château à trois ailes et plusieurs dépendances classées, comme l’avenue centrale, les bâtiments des communs et le pigeonnier. Il est facilement situable par photo satellite, au cœur d’un grand parc boisé.

Si on ne voit pas bien les limites du bois attenant à la propriété, les relevés cadastraux de la commune de Pronleroy dévoilent l’étendue exacte du domaine. Il est composé de plusieurs parcelles : les communs et le pigeonnier sont à gauche du château et sont disposés en carré, tandis qu’une parcelle abrite un vieux château  d’eau qui alimentait le village.

Comment être sûr qu’il s’agisse bien de ce château, et que l’article russe ne veuille pas nous induire en erreur sur demande d’un Laurent Boutonnat soucieux de sa tranquillité ?

En comparant la phot de la première page de l’article aux clichés d’époque du château (par Philippe Bonnet Laborderie), on remarque que l’aile droite du bâtiment a exactement le même style (rustique, en pierres de tailles et coins fortifiés) la même toiture (avec les lucarnes de toit arrondies et aux toitures triangulaires), le même nombre de fenêtres (même nombre de séparation par le s petits-bois) et surtout le détail qu ne peut tromper : le vestige de colonne caractéristique qui fait l’angle du bâtiment. On devine de surcroît le toit du bâtiment principal poindre derrière l’aie photographiée.

On peut d’ailleurs voir plusieurs autres photos d’époque sur le site de la ville de Pronleroy.

A la vérité, la situation précise de la demeure du cinéaste n’est pas un scoop. Un article du quotidien « le Courrier Picard », daté du 23 décembre 2011 révélait déjà noir sur blanc l’identité du propriétaire de cette éblouissante demeure :

« A Pronleroy, le château caché de Laurent Boutonnat

Le château de Pronleroy est mal connu. Les recherches menées par la commune à l’occasion d’une célébration ne sont pas allées bien loin, en dépit de ses efforts, et la Société historique de Saint Just en Chaussée (dans l’Oise) n’en sait pas davantage sur le sujet qui relève de ses compétences. Si sa documentation est rare, l’édifice n’offre lui-même aucun indice au passant, dissimulé qu’il est derrière la végétation persistante.

Son propriétaire est en revanche fort connu. Il est l’auteur de « Jacquou le Croquant », le film adapté de l’histoire d’Eugène Le Roy sorti au mois de janvier 2007, dont il a écrit également la musique. Laurent Boutonnat a plusieurs cordes à son arc, réalisateur de cinéma, il compose surtout pour la chanson depuis sa rencontre avec Mylène Farmer en  1984. Pour le château, il faut donc se fier pour le moment aux photographies prises il y a quelques années par Philippe Bonnet-Laborderine, regretté historien de Beauvaisis. C’est un beau bâtiment de pierre de la fin du XVIIè sicèle, dont la façade arrière est plus pure, plus majestueuse que la façade principale, quelque peu alourdie par les ailes en retour édifiées par la suite. Une belle grille flanquée Fat come back de Boutonnat dans Mylène 2013 - 2014de deux pavillons d’entrée, un pigeonnier, des communs, dont l’un d’eau remonte au XVIè siècle, complètent cet ensemble secret ».

                                                                                                              « le Courrier Picard », le 23 décembre 2011.

Trois semaines seulement après sa parution, un site communautaire consacré à Mylène Farmer, myleneobsessions.forumpro.fr   relayait déjà l’information sur son forum en faisant état de l’article. L’adresse ne s’était toutefois pas davantage ébruitée sur le web, et tout le monde respecta la tranquillité du propriétaire. Depuis, l’article initial a été effacé des archives web du journal.

Il ne est aujourd’hui ce reportage voulu par Laurent boutonnat exposant sa compagne, l’intérieur et l’extérieur de sa demeure, et la localisant assez précisément (il n’y a qu’un seul château à Pronleroy). Courageux.

 

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ROCK FM avec Mylène Farmer

Posté par francesca7 le 23 février 2014

 

JUILLET 1986 - Entretien avec Bertrand DELCOUR et Yves COUPRIE

1986-07-bCommençons par le commencement.

- J’ai suivi des cours de théâtre pendant deux ans, et après j’ai rencontré deux personnes qui ont écrit

« Maman a tort », je suis rentrée en studio et cette chanson a très bien marché.

Chez toi on a vu un petit singe dans une cage. A côté il y a une télévision sur un magnétoscope.

Qu’est-ce que tu préfères regarder ?

- Le singe qui vit.

Même pas tes clips ?

- Je déteste me regarder. On avance quand on s’observe mais le regard sur soi n’est pas le meilleur.

Tu te moques des parents avec « M aman a tort ». Et avec « Libertine » tu dois complètement terroriser le M LF quand il écoute les paroles.

- Hou la la ! Moi je suis terrorisée par ce mouvement là, alors…

Tu es bien dans ta peau ?

- Déjà pour faire ce métier je pense qu’il faut pas être très bien, mais je prends énormément de plaisir à chanter « Libertine », par exemple.

Demain c’est la Saint Donatien, c’est la fête du Marquis de Sade. En plus, cette nuit, c’est la pleine lune… Tu lis Sade ?

- J’ai lu en long, en large et en travers « Justine ». C’est assez attirant, j’avoue.

Puisque tu as envie de faire du cinéma, on ne t’a pas proposé de scénarii bien sombres qui changeraient des productions actuelles ?

- Pour l’instant non, j’aimerais bien tourner avec Roman Polanski. Faire « Le locataire », ça m’aurait fait plaisir.  (au magnéto) Je n’aime pas cette petite machine.

C’est un piège.

- C’est un viol.

Heu… en fait, tu n’as pas l’air de trop t’intéresser à la mode.

- Non, ça implique des connotations ennuyeuses. Il y a des époques, comme celle du libertinage, par exemple, qui sont attirantes. Mais j’ai été programmée pour 1986.

Tu te sens bien entre Le Pen, Le sida, Tchernobyl, Kadhafi, et toutes ces choses ?

- (rires) Et vous ?!

Si on te proposait de participer à une messe noire, tu accepterais ?

- Evidemment ! Il y a « Vieux bouc » pour ça. Si j’avais une scène à faire, j’utiliserai ce genre de chose. Le prochain clip, « Libertine », sera très beau. On va s’inspirer de toute l’ambiance de « Barry Lyndon ».

En classe, tu étais au fond ? Toute seule dans un coin…

- J’ai eu cette période. Et puis j’ai eu la période révolutionnaire.

Marxiste ! Punk !

- (rires) Non, non, non ! Du tout ! Ca s’est traduit d’une autre façon.

Comment ?

- Oh… c’était un peu de paranoïa, certainement. A chaque réflexion de la maîtresse je me disais ‘C’est pour moi’. Et puis un refus de tout.

Ça  ne s’est pas mal terminé ?

- Non, non. Toute mon adolescence, je la déteste.

On a l’impression que tu as peur de tout.

- Je me méfie un peu. Et puis je voudrais comprendre !

On ne sait même pas quel âge tu as…

- J’ai 24 ans.

Qu’est-ce que tu as pu faire en 23 ans ? Avant de chanter…

- Heeuuu…

Et si c’était à refaire, tu le referais ?

- Pendant 23 ans j’ai maudit ma mère de m’avoir mis au monde, et puis après je l’ai adorée. J’ai certainement rêvé très longtemps.

Tu rêvais à quoi ?

- C’est indiscret !

Tu voulais devenir roi de France ? M aître du monde ? Catin ?

- Catin, certainement !

Quand tu chantes ça, c’est parce que c’est vrai !

- C’est de bonne guerre. Je suis la prostituée du show bizness et de beaucoup d’autres choses.

Mylène Farmer, quel est le secret de ta réussite ?

- Je n’en sais rien ! (rires) Qu’est-ce que vous avez contre moi ? Arrêtez ! (rires)

Bon. Quand tu étais petite tu savais que tu allais devenir ce que tu es ?

- De toute façon, c’était ou ça, ou dans un autre monde…

L’hôpital psychiatrique, tu n’y a jamais pensé ?

- Mon dieu ! Quel image ils vont avoir de moi. Vous avez bu ?

Donc t’es pas bien sur Terre ?

- Si, si. Très bien.

On t’a jamais proposé des drogues ?

- Je n’ai jamais fait appel à ça.

Alors qu’est ce que tu vas faire des royalties de « Libertine » ?

- Je m’achèterai un château et j’y mettrais des milliers de singes. Voilà !

Un château du XVIIIème siècle.

- En Bavière, pour être à côté de mon ami Louis.

?

1986-07-a-          Avec Gilles de Rais, Louis II est un des mes personnages préférés.

Il a mal fini, Gilles de Rai. M ais lui au moins a sauvé son âme à la fin parce qu’il s’était repenti. Si on te proposait le repentir et la vie éternelle, tu accepterais de renier ton personnage démoniaque ?

- (long silence flippant) C’est vous qui êtes démoniaques !!

Quelles déclarations tu as à faire à la presse française ?

- Ah… je n’ai rien à leur dire. Je suis heureuse d’être là. Et… tant pis pour eux.

Bon, ben on peut couper ici ?

-          (S’approchant dangereusement de la touche STOP)

-          Je peux avoir le plaisir d’ARRÊTER CETTE MACHINE ?

Publié dans Mylène 1985 - 1986, Mylène en INTERVIEW | Pas de Commentaire »

TÉLÉ MAGAZINE – Mylène et Laurent de Wit

Posté par francesca7 le 23 février 2014

 

9 AOÛT 1986 – Entretien avec Laurence de WIT

M ylène, vous êtes née au Canada ?

- Oui, en 1961. J’y ai vécu jusqu’à l’âge de huit ans et ensuite je suis venue en France. Mon père était ingénieur des ponts et chaussées, il était parti au Québec pour participer à la construction du barrage du Manicouagan.

1986-11Vous n’aimez pas votre enfance ?

- Je n’en ai aucun souvenir, ce qui veut dire qu’effectivement je n’aime pas cette période de ma vie. Je me sens plus à l’aise avec les gens plus âgés que moi. Les enfants ne m’intéressent pas, ils sont trop naïfs, trop inconscients et ça me fait peur.

Depuis combien de temps chantez-vous ?

- J’ai arrêté mes études en terminale, à dix-sept ans. J’étais attirée par les métiers artistiques, par la chanson surtout qui me paraissait plus accessible que le cinéma. Et puis par hasard j’ai rencontré Laurent Boutonnat qui est compositeur et on a eu envie de travailler ensemble il y a deux ans. Ca a donné ma première chanson, « Maman a tort », qu’il avait écrite avec un autre producteur. Ils ont procédé à un casting et j’ai été choisie.

Jusque-là j’avais suivi des cours de théâtre et j’avais été mannequin, et aussi travaillé dans la mode et la publicité.

Quelle qualité vous séduit le plus chez les gens ?

- La pudeur. Et ça ne va pas à l’encontre de la provocation qui m’est nécessaire pour m’exprimer. Je suis née pessimiste, mais j’aime tout ce qui est extrême, je suis passionnée et romantique, et le métier que je fais me convient parfaitement, il se passe toujours quelque chose, je ne m’ennuie jamais.

Toute votre vie est axée sur votre carrière ?

- En ce moment, forcément oui, parce que je débute. Mais je ne voudrais pas oublier le reste. Je ne sais pas encore si c’est possible ou non. Je ne lis plus, je ne peins plus, je peignais à la gouache des insectes, des animaux bizarres. Mon seul compagnon c’est E.T, un singe capucin que j’ai acheté en me promenant sur les quais il y a deux ans.

Vous avez d’autres animaux ?

- Non, mais j’aime les félins pour leur beauté et leur grâce et si je n’habitais pas dans un appartement, j’aurais un loup, un de ces grands loups blancs et gris que j’admire pour leur nature sauvage et craintive en même temps.

Votre chanson et votre clip Libertine se situent au XVIIIème siècle, pourquoi ?

- Le XVIIIème siècle est le siècle du libertinage, c’est-à-dire un doux mélange de décadence et de folie. C’est une certaine naïveté, une quête du bonheur par les plaisirs. Il me semble que les gens étaient plus heureux à cette époque-là.

Quels vêtements aimez-vous porter ?

- Je suis très à l’aise dans ces vêtements du XVIIIème siècle justement, mais bien sûr, je ne peux pas m’habiller comme ça dans la vie quotidienne. D’un autre côté, la mode ne m’intéresse pas. J’aime porter des choses sophistiquées que je découvre au hasard des boutiques.

Pensez-vous faire bientôt de la scène ?

-          Je ne suis pas encore prête. Je suis perfectionniste et avant de faire un spectacle en direct, je veux encore travailler. Pour le moment, je vais me reposer un peu, je vais rester à Paris, lire, aller au cinéma, les vacances quoi ! En septembre prochain, je sors un nouveau 45Tours que je commence déjà à préparer. Les chansons seront dans la lignée des précédentes, elles seront le reflet de ce que j’aime : l’humour, la provocation, et une atmosphère entre l’innocence et la perversité.

Publié dans Mylène 1985 - 1986, Mylène en INTERVIEW | Pas de Commentaire »

FRANCE SOIR avec Mylène F.

Posté par francesca7 le 23 février 2014

 

3 AVRIL 1987 – Un clip dans les Cévènes avec des loups et de la neige – Entretien avec Catherien DELMAS

1987-07La journaliste constate que malgré le succès, Mylène garde la tête froide :

- C’est mon tempérament. Il n’y a pas de quoi prendre des grands airs. Avec Laurent Boutonnat, nous arrivons à exprimer ce qui nous touche. Et surtout à bien se comprendre. Je préserve jalousement l’esprit de mon équipe. Il pense à moi quand il compose et il ne se disperse pas. Libre à lui d’aller ‘convoler’ ailleurs. Dans ce cas, je l’étrangle (rires)

A propos de l’évolution de son image :

- J’ai débuté petite fille un peu perverse, je vais devenir un jour ou l’autre une femme énigmatique. Mon rêve !

A propos de l’écriture :

- Il va falloir penser au prochain album. Il faut bien un petit frère à « Libertine » !

A propos du show-business :

- Je ne connais pas vraiment la constellation de ce drôle de métier. Mais je reconnais que j’adore signer des autographes.

A propos du clip « Tristana », alors en préparation :

- Dans les Cévennes, nous avons découvert un élevage. Nous allons donc tourner dans les champs de neige qui sont restés sauvages. Si la neige manque nous apporterons les canons à neige !

A propos de la participation de Movie Box à la production de ses clips :

- Il nous faut de grands moyens et surtout le talent qu’ils nous ont déjà prêté la première fois. Ils font des pubs et du cinéma d’habitude et veulent bien passer quelques jours de folie avec nous.

A propos du travail en équipe :

- Ma rivale de Libertine dansera aussi pour « Tristana ». Si elle n’était pas là, je ne serais pas tranquille.

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Le space-opéra de Mylène Farmer

Posté par francesca7 le 20 février 2014

 

    téléchargement (4)L’image frappe dès l’entrée en salle : un énorme coffre, une porte ornée monumentale interdit l’accès à un temple (très boutonnesque j’oserais) on ne peut plus mystérieux. Mur aveugle qui fait monter progressivement une excitation que rien ne peut contenir. C’est après un court-métrage d’Alain Lescalle (mélange confus de guirlandes japonisantes sur une esthétique de jeu vidéo des années 90) que le scaphandre cybernétique renfermant la chanteuse attirera les regards au centre du plafond de Bercy. Et c’est après une descente et un parcours qui le mène au pied du temple que le ton esthétique du show est donné : coiffure pour le moins inattendue composée de marguerites improbables, tenues multicolores de robes lamées et de corsais surchargés, soupiraux de pierre et escaliers vertigineux, le temple dans lequel nous entrons est celui du délire visuel …et textuel. L’entrée en scène se fait au son scratché de chœurs scandant « shut up Farmer » (« Ta gueule Farmer »), ce qui promet pour les 2h30 de show qui suivent.

    De quoi être bousculé. On ne peut qu’être déçu par l’enchaînement mollasson des toutes premières chansons (XXL sans envie, California lassant, Dans les rues de Londres au minimum syndical). Mais c’est avec la chorégraphie percutante (et sans danseuses) de Pornographique que le spectacle démarre vraiment. La suite assez rythmée (ouf!) fait étrangement l’impasse sur 2 albums (Cendres de lune, et Innamoramento), et reste à l’image de l’entrée en scène : un certain futurisme des années 80 sur des décors de « La Belle et la bête ». Chapeaux haut-de-forme sur Sans ContrefaçonJe t’aime mélancolie en altitude sous des voiles rétractables, Q.I. et sa chorégraphie hispanisante reprenant les gestes du clip, et à la surprise générale Les Mots en duo avec l’imposant (et charmeur!) batteur, Abraham Laboriel Jr. (quand on vous dit que c’est dans le délire !).

    Un chandelier aux allures du pieuvre pose la chanteuse sur une scène centrale en forme de croix de malte (symbole du secourisme) pour un tableau marquant le milieu du spectacle. La proximité de tout le public donne une force indéniable à un long tableau composé de chansons acoustiques (Redonne-moiRêver, Ainsi soit-je…) accompagnées par Yvan Cassar sur un piano noir collé à une plateforme réversible. Fin de la partie avec LA réussite du spectacle : un Désenchantée ultra dansant en formation restreinte (Abraham sur une mini-batterie pas plus grande qu’un guéridon, une simple guitare, une unique percussion et Yvan fidèle au piano), et une Mylène tournoyante avec ses danseuses pour que chacun des spectateurs tout autour d’elle n’en perde pas une miette. C’est, avec Sans Contrefaçon, les deux moments forts du show …car peut-être les deux seuls vrais tubes. 

  téléchargement (5)  Avant que l’ombre la bien nommée clôturera un spectacle foisonnant en entrouvrant un rideau d’eau sur un Mylène Farmer d’une neutralité retrouvée, qui disparaîtra symboliquement nue au sommet d’un escalier féerique orné de lustres suspendus à une autre planète. Rappel du rideau d’eau, le mot « passé » écrit en retombées pluvieuses (première technique mondiale) s’écrasera au sol à plusieurs reprises. De loin le final le plus réussi, le plus émouvant aussi. Le final suicidaire du concert de 1989 (que décidément rien ne vaut) n’est pas très loin dans cette grille du cimetière remplacée par le monumental coffre dont la résonance de la clôture résonne encore à nos oreilles.

    A chaud, un spectacle incroyablement délirant et forcément jouissif, tant le retour de la vraie audace du duo Farmer-Boutonnat était attendu.

Dr. Jodel, le 14 janvier 2006.

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Une séparation des 2 compères FARMER/BOUTONNAT

Posté par francesca7 le 20 février 2014

 

« Nous n’allons pas continuer à faire ceci impunément. Un jour on va le payer très cher, parce que nous perdons conscience de la violence, de la noirceur, de la morbidité ».

Citation Laurent BOUTONNAT – mai 1989

téléchargement (3)Après le mauvais moment de la sortie de Giorgino, Laurent Boutonna aurait vécu une période très dure sur laquelle nous ne nous attarderons pas. Les tournages du film s’étant mal passé avec Mylène Farmer (un technicien ayant révélé à la presse les violentes prises de bec entre les deux acolytes), Laurent Boutonnat décide en accord avec la chanteuse de mettre un terme à leur collaboration cinématographique. Laurent Boutonnat déclarera 13 ans plus tard (en décembre 2007) par une phrase insérée dans le livret du DVD : « A un moment donné, vous n’écoutez pas ce que vous devriez entendre, de l’extérieur, de certaines personnes. Peut-être foncez-vous avec des œillères… Comme j’étais très volontaire, mon entourage était sans doute impressionné et laissait faire. ce que j’ai compris avec Giorgino c’est aussi à entendre, à écouter ».

MYLENE Farmer s’exile alors seule à Los  Angeles et commence à écrie quelques chansons. Laurent boutonnat viendra la rejoindre en mars 1995 et lui composera 11 musiques qui lui serviront pour l’album Anamorphosée. Ils ont depuis visiblement décidé de travailler conjointement (par la composition) mais sans renouer avec l’épreuve des tournages. Laurent Boutonnat ne réalisera plus aucun clip pour Mylène Farmer jusqu’en 2001, se contentant en 1996 de co-réaliser Live à Bercy avec François Hanss, son assistant de longue date. Mylène Farmer travaillera avec des réalisateurs qui tourneront pour elle des clips plus laconiques. Marcus Nispec et Abel Ferrara se démarqueront totalement du « style Boutonnat » tandis que François Hanss , Mickaël Haussman et Shing Siu-Thung s’inspireront ouvertement de certains des courts-métrages de Laurent comme plus Grandir, sans Contrefaçon ou Tristana. Le cascadeur Mario Luraschi, qui a souvent collaboré avec Laurent boutonnat fait appel à lui pour composer la musique de son premier long métrage (le Pèlerin) en  1998, qu’a produit Luc Besson. Le résultat s’approche un peu de la musique de Giorgino, avec aussi des sons empruntés au Vertige qu’il a composé pour Mylène Farmer quelques mois auparavant.

Laurent Boutonnat refus toute interview et diffusion de Giorgino, voulant visiblement faire de son long métrage un film maudit. Le film sera tout de même contractuellement diffusé en novembre 1995 sur Canal Plus. Boutonna attendra 1997 avant de reprendre réellement la caméra pour l’ancienne actrice Nathalie Cardone pour laquelle il réalisera 4 clips. Ils ne sont pas mauvais mais ne feront pas beaucoup parler d’eux, car n’apportant rien de plus à son œuvre et à son univers déjà complet. Le succès international que connaître Hasta Siempre ne se répercutera ni sur les singles suivants, ni sur l’album sorti en mars 2000.

« Giorgino n’est pas sorti en DVD car c’est une histoire qui a été assez difficile à vivre. Ce film n’a pas marché du tout. A l’époque, j’avais presque financé moi-même 80 % de ce film donc i a fallu rebondir. J’ai pu en fait récupérer les droits de ce film, d’exploitation vidéo etc… et à ce moment-là, je n’avais qu’une envie, c’était de prendre les droits, les mettre dans un tiroir et ne plus jamais en entendre parler. C’est aussi simple que ça. Peut-être qu’un jour, je le sortirai en DVD. Peut-être après un autre fils… Voilà »

déclaration de  Laurent Boutonnat, conférence de presse, décembre 2004.

 

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Verglas et Mylène Farmer – CINQ SUR CINQ

Posté par francesca7 le 17 février 2014

 

1er MARS 1986 – Présenté par Antoine VERGLAS – LA CINQ

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Mylène est l’une des invités de cette émission musicale pour présenter son tout premier album qui est alors sur le point de sortir, ainsi que le premier extrait de celui-ci que personne ne connaît encore : « Libertine ».

Antoine Verglas : Aujourd’hui, je reçois Marc Lavoine, Florence Guérin…

Mylène Farmer (elle le coupe) : Et Mylène Farmer ! (rires)

AV : Et Mylène Farmer ! Bonjour, Mylène.

MF : Bonjour !

AV : Alors, vous sortez un 33-Trs…

MF : Oui, absolument, j’ai un album. C’est mon premier album et il s’intitulera « Cendres de Lune ». Et cet album sera précédé d’un 45-Trs – c’est très important – qui s’appelle « Libertine ». C’est tout un programme !

AV : Tout un programme !

MF : Oui !

L’animateur lance ensuite le clip de « Plus Grandir », où seule la partie chantée est diffusée.

AV : Ca doit vous changer d’atmosphère de vous retrouver dans un studio aussi clean par rapport à tout cet univers un peu macabre ?!

MF : Moui… Vous m’avez fait cette réflexion tout à l’heure que je n’allais peut-être pas cadrer dans le clean !  (rires) Mais ça change d’univers, ça ! On a choisi un château plus que quelque chose de dénudé : ce clip, ça pourrait être l’illustration d’un conte fantastique.

AV : Déjà dans « Maman a Tort », c’était un petit peu spécial, quand même, comme ambiance.

MF : J’ai toujours essayé de trouver des univers un peu bizarres, mais c’est sans doute parce que je suis quelqu’un de très bizarre, non ?! (rires)

AV : Déjà la façon dont vous vous habillez, je trouve ça assez marrant !

MF : Ha bon ?

AV : On dirait Dracula qui arrive…

MF : Justement, j’ai lu récemment « Dracula » de Bram Stoker et c’est un bouquin fabuleux. J’aurais bien aimé jouer le rôle de Dracula !

AV : Mais chez vous c’est comment ? C’est un petit peu comme dans ces clips ?

MF : Ca ressemble un peu, mais pour l’instant j’ai pas envie de parler de chez moi parce que souhaite déménager, donc c’est un lieu que je voudrais…

AV : Pour aller dans un endroit un petit peu plus…

MF : Ben, peut-être un endroit clean, finalement, pour changer d’image ! (rires)

AV : J’ai entendu tout à l’heure que vous aviez un singe ?

MF : Absolument, oui !

AV : Vous vivez avec lui ?

MF : J’ai un petit capucin, oui, qui demande énormément d’attention, presque comme un enfant. C’est encore une idée originale, mais c’est très agréable.

AV : C’est tout votre univers de fantasmes qu’on retrouve dans le prochain album ?

MF : Vous croyez que c’est un fantasme d’avoir un singe ?! (rires)

AV : Le singe, peut-être pas ! Mais je veux dire…

MF : Oui, l’album c’est un univers que j’aime beaucoup, et j’espère qu’il plaira. C’est en tout cas un travail de longue haleine et qui m’a plu énormément.

AV : Vous prévoyez de faire un clip ?

1986-01-aMF : J’espère qu’on fera un clip ! Tout ça c’est aussi une question d’argent, puisqu’il faut le dire. Je souhaite faire un clip sur « Libertine », donc on va voir ! Il y a de très belles choses à faire, déjà le libertinage y a toute une histoire !

Diffusion d’une sélection de clips du moment : Shade et Tears for Fears.

AV : Mylène, tu préfères quel style de musique, dans nos nouveautés ?

MF : Je trouve que c’est un bon choix, j’aime les deux. J’ai peut-être une préférence pour Shade, je trouve que c’est une femme qui est d’abord très belle, ce qui n’est pas courant, et qui a énormément de classe, ce que je trouve très important aussi.

AV : On va se quitter, on te souhaite bonne chance pour ton premier album !

MF : Merci !

 

 

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Mylène Farmer : atouts de stars

Posté par francesca7 le 17 février 2014

 

 Entretien du  25 MAI 1987 avec Gérard LASNIER : LA CHARENTE LIBRE 

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« Libertine », « Tristana » : vous collectionnez les succès, mais on ne connaît de vous qu’une image. Qu’est-ce qui vous a amené à la chanson ?

- Depuis mon plus jeune âge, la musique est importante dans ma vie, mais je me destinais à une carrière de comédienne de théâtre et de cinéma. Or, le hasard qui fait bien les choses m’a mise en présence d’un jeune auteur, Laurent Boutonnat, qui partageait absolument les mêmes préoccupations que moi. Forts de notre entente, la chanson s’est imposée naturellement, comme une opportunité à saisir. Rien ne dit que d’ici quelques années je ne me tournerai pas vers le cinéma, mais actuellement ma carrière de chanteuse prime. Il n’est pas possible de se disperser, ni de faire les choses en dilettante !

Comment s’effectue votre collaboration ?

- Dans la mesure où Laurent et moi les mêmes centres d’intérêts dans la vie, les thèmes des chansons et l’écriture elle-même ne sont pas l’apanage de l’un ou de l’autre. Laurent compose seul les musiques mais nous discutons ensemble des textes : nous échangeons des idées, des mots. C’est réellement une collaboration à deux, et lorsqu’une chanson est réussie c’est grâce à cette parfaite alchimie !

Certains vous reprochent d’interpréter des textes ‘osés’…

- Je n’ai jamais envie de choquer gratuitement ! Avant « Libertine » et dans les années à venir, il est clair que des personnes se sont senties et se sentiront choquées par des textes, des images. Les mentalités n’ont pas vraiment évolué, il existera toujours des tabous, chacun ayant d’ailleurs les siens ! Je n’ai pas à me situer par rapport à cet état de fait, je continuerai de toute façon à faire ce qui m’intéresse.

Vous soignez la chorégraphie, les costumes…

- Parce que c’est indispensable et que je ressens du plaisir à porter de beaux vêtements. Je ne me vois pas interpréter une chanson plantée derrière un micro. Je trouve que la danse, la manière de se vêtir, apportent un plus nécessaire. Le spectacle, du moins celui qui m’attire, doit faire rêver les gens.

Vous utilisez également beaucoup la vidéo, et ce depuis votre premier titre. Le clip est-il une nécessité 1987-10-acommerciale aujourd’hui ?

- Mis à part l’ ‘outil promotionnel’ évident, l’image apporte une part de rêve supplémentaire, complémentaire des mots. Ce qui me gêne, en revanche, c’est la vulgarité, la médiocrité de nombreuses vidéos ! Laurent et moi écrivons les scénarios de ces clips, en mettant la chanson au service de l’image, en créant des situations nouvelles qui vont éventuellement parvenir à apporter une magie. Trop souvent, les clips se contentent d’être des explications de texte, comme si le public n’était pas capable de comprendre directement la chanson. Pour ma part, je préfère le détournement du texte, qui seul engendre des émotions.

La scène ne vous attire pas ?

- Bien sûr que si, mais un spectacle ne s’improvise pas ! Je ne me sens pas prête pour le moment à l’affronter, il est nécessaire de s’y consacrer entièrement afin de présenter au public un travail abouti. Actuellement, je préfère présenter des vidéos et assurer de bonnes prestations à la TV ! Sans oublier que je dispose d’un répertoire limité : je n’ai qu’un seul album derrière moi. Une carrière cela se construit pierre par pierre, surtout dans l’état actuel du marché. La seconde pierre, mon second album sera pressé en octobre prochain. Ecrire des chansons cela prend du temps. Le droit à l’erreur n’existe pas pour un artiste et l’amateurisme ne paie pas!

 

 

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MYLENE FARMER dans FRANCE SOIR

Posté par francesca7 le 17 février 2014

 

le 20 AOÛT 1986

Entretien avec Catherine DELMAS

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Laurent Boutonnat, à propos du comportement de Mylène face aux médias :

- Elle a beaucoup changé. Au début elle effrayait tout le monde. Surtout les animateurs radio. Elle ne disait rien, cassait les questions en une phrase…

Mylène Farmer, à propos de l’équipe qu’elle forme avec Laurent Boutonnat :

- Avec Laurent Boutonnat, nous formons une équipe de caractériels. Alors on se dispute violemment et nous tombons toujours d’accord. Ce qui, en somme, est bien l’essentiel. A propos de son image :

- Les gens me regardent bizarrement. C’est vrai que « Maman à tort » et « Libertine » sont des chansons aussi bizarres que les regards qu’ils me lancent. C’est pas mal de se sentir martienne.

A propos de sa chevelure :

- Ma mère est rousse. Ca lui ferait plaisir si je me rapprochais de sa couleur.

A propos de la provocation :

- Les gens admettent facilement de voir des paires de seins ou de fesses un peu partout. Eh bien, voyez- vous, quand j’ai enregistré cette émission de Foucault (nb : « Affaire suivante »), je me suis levée à un moment donné et j’ai posé ma jambe, galbée dans un bas résille, sur la table. Ils ont ouvert des yeux très grands.

A propos de « Libertine » et de son clip :

- L’idée de cette chanson est un fruit du hasard. Comme la rencontre avec Laurent Boutonnat. Je trouvais qu’il y avait une osmose entre le texte et l’époque héroïque de « La Marquise des anges ». Dix minutes, c’est un long-métrage. Faire un clip? Oui, décidément, c’est passionnant.

 

 

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Boutonnat, Une grande exposition télévisuelle

Posté par francesca7 le 15 février 2014

 

   images (9) A partir de 1987, les productions de Boutonnat restent dans des formats capables d’être projetés dans les cinémas, mais la difficulté de trouver des salles désirant ouvrir leur écran à un clip de quelques minutes se fait grandissante. De plus, la surprise créée discrètement une première fois en 1985 avec Plus Grandir, puis renouvelée à plus grande échelle avec Libertine n’aurait probablement pas eu un retentissement égal une troisième fois. Tristana (1987) et Sans Contrefaçon (1987) ne bénéficieront pas d’avant-première ni de sortie sur grand écran malgré le même soin technique et esthétique apporté à leur conception cinématographique. En revanche, la première diffusion à la télévision des clips de Laurent Boutonnat se fait désormais à un horaire exceptionnel, correspondant à une forte audience. Sans Contrefaçon passera pour la première fois le soir du réveillon de la nouvelle année 1988 à 20h30 sur la sixième chaîne, transformant pour la première fois ce qui aurait pu être un simple clip en un spectacle de divertissement familial. Fort de cette visibilité télévisuelle nouvelle, Laurent Boutonnat et Polydor, la maison de disque qui l’a signé s’arrangent à chaque nouvelle sortie pour faire diffuser le nouveau clip dans une plage d’émission inhabituelle le mettant en valeur. Désenchantée (1991) passera pour la première fois dans le très regardé journal de 20h00 de TF1, alors que Regrets (1991) et Je t’aime mélancolie (1991) auront chacun la faveur d’une diffusion dans des prime-time de la même chaîne. On remarque à cette occasion que l’évènement annoncé se porte nullement sur la chanson (qui justifie pourtant la diffusion du clip) mais sur le clip lui-même, et son interprète. Les bandes-annonces et lancements des dites émissions parleront du  » nouveau clip de Mylène Farmer «  et non pas de sa nouvelle chanson, pourtant inédite elle-aussi. Cette association qui fait abstraction du réalisateur entre le nom de l’interprète et celui du clip, est fréquente. Pour le public, le clip appartient non pas à celui qui l’a conçu mais à celui qui y apparaît et qui en chante la chanson, comme s’ils étaient dépendants l’un de l’autre, qu’ils formaient un tout et qu’ils ne pouvaient avoir qu’un unique auteur. On parle toujours du « clip d’un tel » comme quand on évoque « la chanson d’un tel », alors qu’il faut comprendre : le clip illustrant la chanson interprétée par tel artiste. La preuve apparaît à chaque remise de prix lors de Victoires de la musique ou d’Awards à l’étranger. Le vainqueur qui vient recevoir le prix n’est pas le réalisateur du clip mais bel et bien l’interprète de la chanson, sanglotant de remerciements comme si venait d’être récompensée sa performance vocale. En ne parlant que de l’objet promotionnel et non pas du disque, les émissions de variété qui passent en exclusivité les nouvelles productions de Boutonnat mettent l’accent sur le clip présenté et non pas sur la nouvelle chanson qui pourtant est la seule officiellement à promouvoir. C’est d’une part grâce à la diffusion de la chanson que la promotion du morceau de musique est effective, mais aussi par son association à un clip présenté comme un divertissement pour tous et non pas adressé au seul public de la chanteuse. Fait extrêmement rare, ici la chanson appartient au clip, et la promotion du support audiovisuel se répercute une deuxième fois mais de manière indirecte sur le support discographique.

http://jodel.saint.marc.free.fr/promolibertine.htm

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Aspect mi-victime mi-bourreau avec Mylène F.

Posté par francesca7 le 15 février 2014

 

    sanslogique75Malgré une réponse que Laurent Boutonnat juge visiblement disproportionnée à l’effort fourni, les commentaires qui accompagneront les rediffusions de ses clips s’axeront sur les enrichissements que le réalisateur a ponctuellement donné à la forme. Émancipation diront les uns pendant que d’autres parleront de contournement. Il changea son système de financement, l’enrichit d’attributs propres à la production indépendante, et fit d’un objet à priori de promotion une œuvre à promouvoir. Ces particularités ont un double objectif : se démarquer du flux environnant afin de promouvoir l’artiste, puis ouvrir la voix au traitement approfondi d’histoires plus longues que celle du clip-type. Comme allonger des histoires déjà simplistes ne suffit pas à “sortir du lot”, il faut donner aux personnages des profils se démarquant de ceux d’interprètes de clips à structure habituelle. Ceux-ci se montrent habituellement sous leur meilleur jour, capables d’exploits surhumains comme de surpuissance sexuelle. Qu’il soit vainqueur ou qu’il sorte valorisé de sa prestation, l’artiste est de toute façon rendu supérieur par son vidéo-clip. Puisque Boutonnat semble s’attacher à contredire une par une chaque contrainte inhérente à la forme du clip, une question se pose quant à l’appréhension des rôles qu’il donnera à son artiste qui occupera la place centrale : Comment se soustraire à la mise en valeur systématique et à la surexposition des artistes dans les clips tout en faisant de la chanteuse son objet principal ? La solution est pour le manager Laurent Boutonnat de trouver une cohérence très forte entre ce rôle à l’écran et ce personnage public qui devra parler de lui dans les interviews. Prenant très probablement ombrage sur son vécu personnel, Boutonnat crée avec l’accord de la chanteuse Mylène Farmer un personnage qu’elle devra camper à chacune de ses prestations, qu’elle soit musicale ou verbale. La naissance de l’aspect public de ce personnage se fera à partir de 1985. C’est à partir de cette date qu’on trouvera dans les interviews de la chanteuse les premières traces de maux prononcés. Elle se refusera désormais à parler de son enfance prétendument douloureuse, alors que cela ne lui posait aucun problème un an auparavant

1984-1985 : Naissance d’un personnage par sa victimisation à outrance

 

sanslogique118Ce qui différencie le plus la création de ce rôle par rapport à ceux endossés par d’autres interprètes réside dans le soin apporté à sa faiblesse. Sans parler d’anti-héros, le personnage inventé pour son égérie par Boutonnat rassemble assez de contradictions, de défaites et de névroses pour qu’il en devienne à la fois attachant et intrigant. Aussitôt que Laurent Boutonnat réalise ses premiers clips, l’héroïne qu’il créé subit d’ors et déjà davantage qu’elle ne fait subir : battue puis décapitée dèsMaman à tort, elle est violée dans Plus grandir. C’est dans ces deux clips de jeunesse que le réalisateur a probablement pris le plus ombrage de ce qu’il avait vécu comme des échecs dans son enfance. Dans un cadre familial tout d’abord, Laurent Boutonnat est l’aîné d’une famille de cinq enfants. On retrouve les relations parfois conflictuelles figurées par un unique plan succédant aux pancartes « Maman à tort ! » brandies par la petite famille : La tête de la grande sœur est posée sur une table autour de laquelle ses frères et sœurs vindicatifs s’apprêtent à s’acharner à coups de fourchettes. Laurent Boutonnat lors d’un interview avait aussi parlé des difficultés qu’il avait eu chez les jésuites où il avait fait une partie de sa scolarité ; ce qui explique peut-être l’apparition des deux nonnes de petites tailles dont l’une frappe avec une règle les mains de la jeune fille fautive agenouillée devant elle, pendant que l’autre lit des versets de la Bible. On peut également lire l’influence de toute une éducation religieuse dans l’animation de la statuette de pierre représentant la sainte vierge qui se cache les yeux devant un viol qu’elle ne pourrait supporter. Un plan qu’aurait pu tourner Cocteau, et qui est peut-être la vision d’un enfant devenu adulte sur son éducation refusant de voir le chemin autodidacte que son élève a osé prendre. Autant dans Maman à tort que dans Plus grandir, la mort de l’héroïne est impliquée, mais étrangement jamais montrée. Alors qu’on l’imagine prochainement dévorée par sa fratrie, la grande sœur du premier clip bénéficie de l’absence d’une réelle intrigue et d’une narration confuse pour renaître au plan d’après grâce à un montage a-chronologique. Dans Plus Grandir, seule une danse accompagne le vieillissement de la jeune fille, qui finira dans un grand état de déchéance physique, immobile derrière une fenêtre ouverte. Sa mort ne sera évoquée symboliquement qu’au dernier plan, lors de son passage devant sa propre tombe. Malgré ces outrages perpétuels qui présentent au public un nouveau personnage, c’est pourtant sa mort montrée sous tous les points de vue à la fin de Libertine qui la fera naître à ses yeux.

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Mylène Farmer – 22, AVENUE MONTAIGNE

Posté par francesca7 le 13 février 2014

 

Émission du 19 SEPTEMBRE 1987 – Présenté par Jacques CHANCEL et Roger ZABEL  sur ANTENNE 2

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Diffusée tard le soir, cette émission de rentrée a pour but de présenter les événements de la rentrée 1987.

Lorsqu’on en vient à s’intéresser aux nouveautés côté chanson, Albert Amsellem, le directeur des variétés de la chaîne, présente ses deux favoris : Marc Lavoine et Mylène Farmer. A ce titre, on leur demande de présenter à leur tour un jeune artiste en qui ils trouvent un potentiel intéressant. Mylène est donc assise aux côtés de Marc Lavoine, habillée d’une élégante veste blanche et d’un cycliste noir, les cheveux maintenus en arrière par un large nœud blanc.

Albert Amsellem : (…) Mylène Farmer, c’est la reine du clip, quand même ! C’est elle qui a, on peut dire, imposé le clip de sa chanson comme un vrai film. Je crois que c’était « Libertine », c’est ça ?

Mylène Farmer : Oui !

AA : « Libertine », c’était un moment de cinéma. Et Mylène s’est révélée comédienne et surtout chanteuse. La suite, on la connaît et c’est pour ça qu’elle est là aujourd’hui pour présenter des nouveaux talents.

Jacques Chancel : Oui, c’est ce qui est important, Albert. Je vous ai demandé justement de nous présenter des nouveaux talents et d’une certaine manière, de demander à Mylène et à Marc de les parrainer.

MF : Je vais ‘marrainer’ ! (rires)

Marc Lavoine présente donc le jeune chanteur qui a ses faveurs, Alexis Zad. Si le « filleul » de Marc Lavoine n’a pas eu le succès escompté, Mylène en revanche fait un choix plus avisé…

JC : (…) Mylène Farmer a choisi qui ?

MF : Moi j’ai choisi une très jeune personne qui a 14 ans, qui s’appelle Vanessa Paradis et qui a travaillé avec un compositeur qui a, lui, composé pour des artistes tout à fait confirmés, qui est donc Etienne Roda-Gil, et Vanessa a certainement beaucoup de chance de démarrer avec un disque pareil (Joe le Taxi, ndlr) et avoir autant de succès. Est-ce qu’elle a envie de poursuivre ce métier ? Ca, c’est la question que je me pose. J’aime beaucoup cette chanson, voilà.

En réaction à l’avis de Mylène, Jacques Chancel et Albert Amsellem émettent de gros doutes sur les capacités d’une aussi jeune fille à pouvoir durer dans le métier. Le clip de « Joe le Taxi » est ensuite diffusé.

Un peu plus tard dans l’émission, on retrouve Mylène, accompagnée de ses danseuses, pour chanter« Tristana » sur la petite scène du plateau. Après avoir salué le public, Mylène descend de l’estrade sous les applaudissement et reprend sa place aux côtés de Marc Lavoine puis répond à quelques questions de Jacques Chancel.

1987-10-bJC : Mylène Farmer, on le voit : vous avez fait vos traces. On a l’impression que tout vient d’assez loin alors que vous avez commencé il n’y a pas si longtemps.

MF : Pas très longtemps, je crois que c’est trois ans, trois ans et demi…

JC : Et ça a été facile ? Difficile au départ ? Parce que vous êtes tellement nombreux sur la ligne, vraiment !

MF : Je peux dire relativement facile, parce que j’ai quand même eu un titre qui était « Maman a tort », le premier, qui a bien marché, qui a été en tout cas connu du public. Après, c’est vrai le chemin n’est pas facile. Je crois que c’est énormément de travail !JC : Mais on le voit d’ailleurs le travail, là, parce que vous avez sûrement un goût pour la comédie musicale parce que vous bougez !

MF : J’aime la danse, c’est vrai. J’aime ça, j’aime le spectacle. AA : Il faut dire que Mylène est d’origine canadienne donc je pense qu’elle a dû être élevée à la musique anglo-saxonne…

MF : Oui, absolument oui !

AA : …et peut-être aux comédies musicales, également.

MF : Un petit peu, mais j’aime ça.

JC : Et vous auriez envie que quelqu’un aujourd’hui écrive pour vous justement une comédie musicale où vous pourriez mêler la chanson, la danse ? Parce qu’on voit que vous êtes faite pour ça !

MF : Non. Que quelqu’un écrive une comédie musicale, je ne pense pas. J’aimerais d’abord faire un spectacle me concernant dans lequel j’intégrerais certainement des parties de danse. Enfin, y a des milliards d’idées à avoir.

JC : (il se tourne vers Marc Lavoine) Marc Lavoine, je vous regardais tout à l’heure, vous la trouvez dans un état parfait de dame qui s’est installée et qui peut durer, elle !

Marc Lavoine : Ben oui, elle a la chance d’avoir un physique très intéressant et une grosse personnalité. (…)

De plus en plus dans la chanson, il se crée des équipes, y a des rencontres (…) et Mylène travaille en équipe depuis le départ et est restée fidèle à cette équipe, et c’est ce qui fait qu’il y a une vraie personnalité qui reste, qui s’installe. Les équipes sont très importantes dans ce métier.

MF : Je pense que ce qui fait, effectivement, la force d’une équipe et la force d’un artiste c’est d’être très bien entouré, avoir cette fidélité et ce travail.

JC : Lorsque je vous écoute, Mylène Farmer, je m’aperçois que vus êtes déjà presque sur une voie royale, que c’est un métier déjà acquis.

La discussion s’enchaîne ensuite sur l’actualité de Marc Lavoine.

 Mylène n’apparaît plus par la suite.

 

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CONFIDENCES En plein mystère avec Mylène F.

Posté par francesca7 le 13 février 2014

 

FÉVRIER 1987 – Entretien avec Danièle ASLAN

French Singer Mylene Farmer

A propos de son apparition nue dans le clip « Libertine » :

- Une chanson, c’est comme un rôle dans un film. On ne le joue qu’une seule fois. Pour réaliser le clip vidéo de « Libertine », j’ai accepté de me montrer nue. Mais je pense que ce sera la dernière fois où le public me verra dans la tenue d’Eve.

A propos de sa jeunesse :

- Je suis née il y a 25 ans, à Montréal au Canada. J’y ai vécu pendant huit ans une enfance des plus normales dans un milieu relativement aisé. Je suis ensuite venue en France où j’ai pratiqué l’équitation plus que le lycée.

Après deux jours de terminale, j’ai quitté l’école pour suivre une carrière en rapport avec les sports équestres.

Je me suis donc aperçue qu’après avoir longuement posé pour une série de photos, je n’étais pas faite pour enseigner, même l’équitation. J’ai alors pris des cours de théâtre et rencontré, je ne sais plus où, Laurent Boutonnat, mon compositeur, réalisateur et manager. Il ne connaissait pas ma voix, moi non plus d’ailleurs, mais mon physique l’a séduit. Il faut croire que cela suffisait pour chanter. Il m’a fait écouter « Maman a tort », j’ai accepté.

A propos du thème véhiculé par « Libertine » :

- Libertine ? Cela fait partie d’un idéal. Il ne faut pas prendre ce qu’on raconte dans une chanson pour argent comptant. Il y a ainsi des choses qu’on dit, qu’on fait à un certain moment de sa vie, pour une raison définie, mais qu’on serait incapable de refaire dans une autre occasion. J’ai accepté de me déshabiller dans mon clip, mais j’ai refusé de poser nue pour les magazines qui me l’ont ensuite proposé. Je ne veux plus que mon corps rentre dans les foyers. C’est la même chose pour l’émission « Sexy Folies », sur Antenne 2 où j’ai déclaré n’avoir connu l’amour que très tard par rapport aux jeunes femmes de mon âge. Mon enfance et mon adolescence ne m’avaient pas apporté cette joie. Aujourd’hui, l’instant magique est passé. Je refuse de m’expliquer sur ce sujet. Je ne veux plus me souvenir, sinon de mon premier amour à quatre ans pour un professeur qui le fascinait ! Depuis j’ai des rapports très difficiles avec les hommes.

A propos de « son acharnement à se rendre distante », dixit la journaliste :

- Je crois aussi que je me complais dans cet état. Parfois pourtant je ne le fais pas exprès. Peut-être même que je me le reproche. Peut-être aussi que j’envie les hommes. L’un de mes aspects androgynes. J’aimerais d’ailleurs jouer un jour le rôle d’un homme au cinéma. J’ai aussi développé cette envie dans l’émission « Sexy Folies » en avouant que j’aimais quelqu’un mais que je rêvais d’être polygame, d’aimer quatre hommes à la fois ! Une pensée très masculine sur laquelle je ne reviendrai pas. Une fois de plus, l’instant magique est passé.

Aujourd’hui, je dirai simplement que je vis à Paris dans un appartement en duplex quasiment vide en compagnie de E.T., mon petit singe. Pourtant, même s’il n’y a qu’un nom sur ma boite aux lettres, cela ne m’empêche pas d’être fidèle !… Parce que, en ce qui me concerne, je ne comprends pas ce que tromper veut dire. Evidemment, si l’homme me trompe, je le tue ! Mais c’est une autre histoire…

Une histoire qui ressemble un peu au mariage.

C’est le cadet de mes soucis.

Et les enfants ? Le second cadet de mes soucis.

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Décor Boutonnat-Farmer

Posté par francesca7 le 11 février 2014

 

images (19)Mylène écrit le texte de Plus Grandir sur une musique de Laurent. Celui-ci réalisera le clip dans lequel ont retrouvera des traces de sont éducation religieuse chez les jésuites. C’est Polydor, fraîchement racheté par le mastodonte Universal, qui décide de miser sur Mylène et Laurent alors qu’ils n’ont encore aucun succès à leur actif. La confiance est là et il en faut un minimum pour pouvoir progresser. Justement, cela viendra très vite avec le premier album de Mylène Farmer Cendres de lune sorti en 1986, presque entièrement conçu par Laurent. Il signe la pochette, la musique et quasiment toutes les paroles. Le clip phare de l’album réalisé également par ses soins est bien sur Libertine. Sa diffusion est favorisée par l’arrivée récente des nouvelles chaînes privées française comme la musicale TV6 (ancêtre d’M6). C’est sur TV6 que le grand public a pu découvrir les images sulfureuses du clip. Le titre fait la meilleure entrée dans le top 50 télévisé par Canal + en se plaçant directement 43ème. D’autres chansons moins connues telles Vieux bouc ou Chloé restent inoubliables. Le truc de Laurent vient des instruments et notamment des samplers. Il leur donne d’ailleurs des petits noms comme « Les moines fous du Tibet » pour désigner des chants grégoriens ou plus tard « Paul Ramirez del piu » représentant sur les prochains albums des sons créés par Laurent (flûtes, harpes, percussions, bagpipes). Les albums se suivent, Ainsi soit je… puis l’autre… Laurent qui instruit lui-même ses claviers un a nouveau programmateur: Patrice Rouillon-Tersoff de Gironville. C’est homme au pseudonyme à coucher dehors sort en fait de l’imagination de Laurent car c’est lui seul qui est au commandes. Ce délire fait peut-être rire Laurent uniquement mais si ça lui plaît…  

 

Le décor Boutonnat-Farmer est désormais planté. Fin 1987 marque la sortie du second album Ainsi soit je… et Laurent profite de l’occasion pour créer sa propre société de production discographique, Toutankhamon SA (qui a cessé depuis toute activité). TV6 est défunte mais le clip Sans contrefaçon fait bien plus que son bonhomme de chemin sur d’autres chaînes. Ainsi soit je crée également l’événement. Puis vient le tour de Pourvu qu’elles soient douces. C’est la consécration avec un film durant pas moins de 17 »52. Ce clip écrit par Gilles Laurent  sera nominé aux victoires de la musique. C’est ce même Gilles Laurent qui travaillera sur les ébauches du film Giorgino que Laurent Boutonnat lui présente. Ils collaboreront ensemble sur le long métrage pendant quatre ans. Une proposition de financement du film eut lieu puis vite abandonnée. Laurent décide alors de remanier l’histoire du film. Il prépare ensuite la future scène de Mylène pendant qu’elle s’occupe de la promotion de l’album. Laurent Crée la société Heahtcliff SA qui lui permettra de produire la tournée ainsi que ses prochains films. Le Tour 89 est lancé et pendant deux semaines se joue à guichets fermés au Palais des Sports de Paris. Le spectacle se déplacera ensuite pour soixante dates dont deux à Bercy compte tenu du succès parisien rencontré à la porte de Versailles. Laurent emploie les grands moyens et filme le spectacle durant deux soirs à Bruxelles. D’autres scènes seront ajoutées plus tard au film du concert.

6 octobre 1989 : Laurent et Mylène lancent la société Requiem Publishing qui édite depuis tous les disques de Mylène. L’album L’autre… est justement en préparation. Puis vient le temps des tournages comme Désanchantée en dans le froid hongrois du mois de février 1991. Laurent y prend des repérages pour son prochain film Giorgino. C’est Laurent Boyer qui réservera à Mylène et à l’album un accueil promotionnel chaleureux dans son « Fréquenstar »sur M6. Laurent sera nominé pour la troisième fois aux victoires de la musique en tant que réalisateur pour le clip Désanchantée. Dans cet album, il y a un duo inattendu avec Jean-Louis Murat pour le titre Regrets, qui fait l’objet d’un clip.

images (20)1992 : Laurent se consacre principalement à son film Giorgino. Il tournera néanmoins les clip Je t’aime mélancolie et Beyond my control. Ce dernier sera le dernier clip pour Mylène pendant quelques années. Le tournage de Giorgino débute en décembre 92. Mars 1993 marque le montage et l’écriture de la musique, après un tournage éprouvant et épuisant. Laurent retourne en Europe de l’est afin d’enregistrer la musique avec l’orchestre philharmonique de Pragues. La post production de Giorgino se terminera en août 1994. Après deux ans de travail, le film au cinéma le 5 octobre 94. Le film et Laurent sont littéralement descendus par la critique. Le succès, lui, est plus obscure que les salles et ne se présente pas au rendez-vous. Laurent est profondément blessé et cela va se ressentir dans la relation professionnelle qu’il entretien avec Mylène. Le duo décide d’arrêter leur collaboration cinématographique en préservant le côté musical. Mylène part seule en Californie et Los Angeles devient sont nouveau lieu d’inspiration.

 

Mars 1995 : Départ de Laurent pour la cité des anges. Il rejoint Mylène et lui compose la musique du futur album Anamorphosée. Laurent ne réalisera pas les clips. Trève de commentaires sur l’esthétisme et la collaboration avec Marcus Nispel (nous avons évidemment été habitués à mieux) il y a quand-même la griffe humoritique de Luc Besson qui mettra Que mon cœur lâche en images.

 

1997 : Laurent Boutonnat, qui privilégie un temps son côtéaffairiste à  sa carrière artistique, fonde Caliphora S.A, une société de production dédiée à sa nouvelle égérie Nathalie Cardone. Une décision professionnelle qui n’a pas manqué de froisser Mylène. Une crise s’installe entre les deux compères. Par ailleurs, exit les autres sociétés de Laurent Boutonnat, Heathcliff et Toutankhamon qui cesse leurs activités. C’est la valse des créations d’entreprises puisque Mylène produit désormais ses disques via Stuffed Monkey. 

 

1999 : Innamoramento sort, c’est le cinquième album studio de Mylène. Laurent y compose neuf titres. L’album est comme pour les quatre premiers un succès et sécoule à plus d’un million d’exemplaires. Laurent ne réalisera là encore aucun clip de l’album et se révèlera absent de la tournée le Mylenium Tour. Il ne réalisera donc pas le film du concert laissé aux bons soins de François Hanss. L’entourage proche ainsi que des fans se posent des questions concernant la continuité de leur relation.

 

2000: Laurent étend ses activités d’homme d’affaires en créant L.B Société Civile Immobilière qui gère la vente de biens immobiliers. Laurent souhaiterait-il tourner la page artistique? Cela pourrait le laisser penser car c’est quand-même un tournent radical! Rien à craindre car Laurent et Mylène produisent en mai la toute jeune Alizée via la société Requiem Publishing. Mylène écrit les textes et Laurent se charge de la musique. L’albumGourmandises sort en juillet soit deux semaines avant Innamoramento.

 

2004 : Laurent est de retour sous un nouveau jour, il produit le nouvel album de Kamal Kacet, un artiste kabile. Puis c’est le grand départ pour le tournage de son dernier long métrage, une adaptation du roman d’Eugène Le Roy, Jacqou le Croquant dont la sortie en salles est prévue pour le 12 octobre 2006. C’est un défi et une quête de reconnaissance pour laurent, après l’échec cuisant de Giorgino. Il a un talent atypique certes mais qui doit sortir de l’ombre. Justement, Avant que l’ombre… est le prochain album de mylène et laurent travaille avec elle en studio. Il assurera également la conception et la régie des concerts de janvier 2006 à Paris-Bercy. La scène sera si grandiose qu’elle ne pourra être transportable et restera donc plusieurs dates  au même endroit. C’est l’effervescence, Laurent, frénétique, se trouve au milieu d’une armée d’ingénieurs du son et dansotte, prend des notes, rallume sa pipe parmi les ordinateurs, les consoles et la technique digne d’un épisode de Star Wars.

 

2007 : Le 17 janvier marque la sortie de Jacqou le Croquant, avec un peu de retard mais il faut bien ça pour Laurent l’alchimiste perfectionniste. Ce film est une très belle œuvre et la consécration est cette fois au rendez-vous.

  

Mylène Farmer incarne la plus belle rencontre de Laurent Boutonnat. Leur relation, très intense, a donné lieu à de nombreuses rumeurs sur une éventuelle liaison amoureuse. Celle-ci n’a cependant jamais été confirmée. Il s’agirait plutôt d’un affectif « frère – sœur ».

 

Si Laurent Boutonnat est incontestablement un grand réalisateur français et un compositeur exceptionnel, il n’a pas obtenu une place de choix auprès des médias, de la profession et du grand public. Mais désire-t-il vraiment être acclamé et adulé comme certaines mégastars du show biz ? Bien sur que non, ce n’est pas dans son tempérament. Laurent a gardé son âme d’adolescent prodige et il a besoin qu’on comprenne ses créations, juste d’un peu de reconnaissance.

 

extrait d’un article de Stéphane Pichet sur http://www.myleniumarte.eu/

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Quand l’Un parle de l’Autre : revue de Presse Mylène F.

Posté par francesca7 le 11 février 2014

 

Quand Laurent parle de Mylène…

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« On recherchait quelqu’un au moment où on avait fait cette chanson avec un ami, qui était « Maman à tort ». Et le jour où Mylène est arrivée, elle était parfaite quoi ! C’était le personnage. [Elle avait pas tellement l'air] pervers, c’est plutôt… psychotique, je dirais. Quelqu’un d’un peu renfermé, comme ça… […...] ça a été elle tout de suite, quoi. Avant même de l’entendre chanter. »

Antenne 2 Midi (Antenne 2), le 01.09.1986

 

« C’’est un vrai bonheur [de travailler avec Mylène en tant qu’actrice] parce qu’elle se laisse guider, ce qui n’est pas souvent le cas de tous les acteurs qui ont un peu peur de se laisser guider. »

Le journal du cinéma (Canal+), le 05.10.1994

 

« Avec Mylène, j’ai l’habitude de dire qu’on est nés ensemble. Aujourd’hui, elle est devenue pour moi comme une soeur, tant sur le plan artistique qu’affectif. »

Propos recueillis par Jean-Rémy Gaudin-Bridet pour Télé Star, 2007.

 

Quand Mylène parle de Laurent…

 

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  « [Il] a fait […...] ses premiers pas dans le cinéma à seize ans. Il a réalisé un long-métrage qui était parti à Cannes et […...] qui avait eu quelques petits déboires et maintenant réalise […...] des films publicitaires. C’est plus alimentairement, et puis c’est vrai que c’est un bon exercice de toute façon. »

Azimut (FR3 Lorraine), le 25.06.1986

 

« On s’est rencontrés et lui est compositeur, donc, a une passion pour la musique, pour le cinéma également, […...] et donc m’a proposé avec une autre personne la première chanson, qui était « Maman a tort ». Et puis, voilà, nous travaillons ensemble. […...] Vous parliez de mentor tout à l’heure, pour moi c’est surtout un admirable metteur en scène, dans toute sa généralité. »

Antenne 2 Midi (Antenne 2), le 01.09.1986

 

« C’’est vrai que je travaille en permanence avec [Laurent] pour le meilleur et pour le pire ! »

Top 50 (Canal+), le 06.09.1986

 

« Être extérieure [au processus de fabrication d’un clip], ça je ne peux pas. Je travaille avec Laurent quant au scénario, et puis après ma foi, c’est lui qui [s’occupe] du cinéma à proprement parler. Et puis après, c’est un travail d’équipe »

La vie à plein temps (FR3 Pyrénées), le 07.04.1987

 

« Je crois que ma vraie naissance c’était le jour où j’ai enregistré « Maman à tort ». C’est le jour où j’ai rencontré cette personne qui est Laurent Boutonnat, qui est donc également le réalisateur de mes clips, qui est également compositeur. C’’est le jour où j’ai pu naître, oui, c’était une naissance. […...] Cette rencontre avec Laurent, moi je la qualifie du domaine de l’exceptionnel, c’est-à-dire les rencontres qu’on a très peu dans sa vie, qu’on doit privilégier. C’’est vrai que cette rencontre avec Laurent, c’était extraordinaire pour moi parce que c’est quelqu’un qui a énormément de talent dans beaucoup de domaines, qui a des choses qui l’attirent, qui moi m’attirent, des choses qu’on a en commun. Et c’est fascinant de trouver un personnage comme ça. Voilà, donc Mylène Farmer c’’est un peu de moi, c’est certainement un peu de Laurent Boutonnat, c’est beaucoup de choses. »

Lazer (M6), en 05.1987

 

« [Laurent] aime l’’hémoglobine, oui. »

Panique sur le 16 (TF1), le 19.11.1987

 

 « Laurent Boutonnat travaille pour des films publicitaires, et tout spécialement pour l’étranger. Il a des commandes surtout par les Etats-Unis. […...] En France, […...] il en a fait quelques-unes, mais j’ai oublié d’ailleurs. [C'’est lui qui a fait tous les clips] depuis le début. »

Nulle part ailleurs (Canal+), le 23.11.1987

 

« On a dit Pygmalion, mentor… et je ne sais… […...] Je crois qu’il y a une complicité énorme et une complémentarité, surtout. […...] J’’ai suivi des cours de théâtre, donc je voulais être actrice. Et puis j’’ai rencontré Laurent Boutonnat. Moi j’appelle ça la chance des rencontres. Y a peu de rencontres dans sa vie… […...] C’’est beaucoup plus tard qu’il m’a présenté son premier film qu’il avait réalisé à l’âge de seize ans qui s’appelait « Le voyage de la féconductrice » (ndlr : il s’agit d’une erreur de Mylène, le véritable titre étant « La ballade… ») et qui était même passé à Cannes, je crois. […...] Il avait pillé des fonds, je crois, le porte-monnaie de son papa et de sa maman ! […...] C’’est vrai qu’en France, on vous demande toujours des références. C’est vrai que le premier que je citerai, ’’est Laurent Boutonnat, c’est normal parce que c’est vraiment quelqu’un que j’aime et je pense qu’il sera un des grands, grands, grands réalisateurs de demain. »

Nulle part ailleurs (Canal+), le 07.10.1988

 

« Je sais pas si on peut parler de hasard. Ce sont des rencontres comme ça qui existent. C’est en tout cas une bonne étoile, en ce qui me concerne ! »

Clip Dédicace (M6) le 08.10.1988

 

« C’est un homme qui a un physique romantique, c’est un homme qui a ses névroses, qui a, je crois, beaucoup de talent et qui aime particulièrement la musique et le cinéma, je crois, et qui aurait envie et qui va réaliser un premier long-métrage. »

Fréquenstar (M6) le 22.03.1989

 

« c’est une bonne étoile. Ce sont des rencontres dans la vie comme on en a peu, certainement. Pour moi, c’est une rencontre magique par rapport à bien évidemment plein de choses, mais également par rapport au cinéma et à l’image, à sa façon de l’imaginer, de la créer. »

J.T. de 20 Heures (M6) le 18.05.1989

 

« Tous les deux, nous sommes nés de la même chose. Donc c’est quelque chose de très fort et très beau, en tout cas pour ma vie. »

Pour un clip avec toi (M6) le 07.04.1991

 

« Il est vrai qu’il est certainement plus rassurant pour moi que de commencer [au cinéma] avec Laurent Boutonnat puisque je connais sa caméra, et que j’aime définitivement son univers, sa façon de filmer, sa poésie […...]. Et je crois que je suis heureuse que d’avoir commencé avec lui pour un premier long-métrage. »

Ciné 6 (M6) le 02.10.1994

 

« Notre rencontre a quand même été très très forte et capitale dans notre vie. Donc il est difficile, non pas d’envisager un autre univers, [mais de] ne pas prolonger cet univers. »

19/20 (France 3) le 04.10.1994

 

« Je crois que c’est la rencontre d’avec Laurent Boutonnat qui a été fondamentale pour ma vie et, je le suppose, pour la sienne. Et donc, c’est la rencontre d’un univers qui est le même dans le fond– des passions communes, des goûts communs. »

J.T. de 20 Heures (TF1) le 04.10.1994

 

« C’est un excellent réalisateur. C’’est quelqu’un qui aime l’image, […...] qui a une jolie narration. J’’aime son travail en tout cas. »

Mylène Farmer XXELLE (Musique Plus – Québec) le 05.10.1996

 

« Je voudrais remercier Laurent Boutonnat. Si ma route n’avait pas croisé la [sienne], je crois que je ne serais pas là, j’en suis même sûre. »

NRJ Music Awards 2000 (TF1) le 22.01.2000

 

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Laurent en collaboration étroite avec Mylène Farmer

Posté par francesca7 le 11 février 2014

 

Ainsisoi2Le second album écrit par Mylène et Laurent est : AINSI SOIT JE qui sortira fin 1987 ; Laurent Boutonnat crée pour l’occasion sa première société de production discographique : Toutankhamon SA du nom du pharaon égyptien persécuté par le clergé d’Amon. Cette société, basée au 24 rue d’Aumale dans le neuvième arrondissement de Paris a depuis cessé ses activités. Résident toujours à cette adresse, il fonda la société Requiem Pulishing avec Mylène Farmer. Le clip du premier extrait Sans Contrefaçon (remake de la Ballade de la Féconductrice) passera en exclusivité à la télévision le soi du réveille 1988, créant l’événement. Suivront le clip d’ainsi soit Je et surtout film grandiose de Pourvu qu’elles soient Douces, suite de Libertine tourné deux ans auparavant. Le clip sera d’ailleurs nominé aux Victoires de la musique. Il en écrit l’histoire avec le scénariste Gilles Laurent, auquel il présentera le synopsis du film ébauché lorsqu’il avait 18 ans : Girogino. Tout deux travailleront dessus pendant quatre ans. Un producteur lui propose alors de financer le film. A ne se fera pas, alors Laurent réécrira l ’histoire. Depuis que le cinéaste produit lui-même ses courts-métrages, il peut se permettre des budgets colossaux comme celui nécessaire à la réalisation de Sans Logique (1989). Ce film aura nécessité un aménagement coûteux des studio d’Arpajon.

Mais Laurent Boutonnat est aussi homme d’affaire, producteur ambitieux, il se serait fait aider financièrement par l’Etat français en 1988 (grâce à Jack Lang). Un réalisateur-producteur aidé aussi par l’europe  de 1987 à 1994 qui finançait une partie du budget de ses clips pour disaient-ils « une aide à l’expérimentation », car Boutonnat, comme Luc Besson, utilisaient à l’époque de nouveaux logiciels d’effets spéciaux encore en développement .

Pendant que sa collègue fait la promotion de l’album, Laurent Boutonnat prépare un spectacle qui va lui permettre de sublimer sont univers en l’extrapolant sur une scène. C’est notamment pour cela qu’il crée le 19 janvier 1989 la société Heathcliff SA (du nom du héros des Hauts de Hurlevent) qui lui permettra de produire sa journée et ses prochains films. Après un essai transformé à Saint Etienne (après lequel Boutonnat tournera le symbolique A quoi je sers) puis deux semaine sà guichets fermés au Palais Des Sports de Paris, le show parcourra la France en 60 dates dont deux à Bercy. Pour la première fois Mylène se forte de près aux fans : cette espèce de monde parallèle où les chansons remplacent les pensées, et où les poses tiennent lieu d’action. Laurent Boutonnat pense lui  au film qu’il tirera de cette tournée. Durant  2 soirs à Bruxelles il filmera lui-même le concert à l’aide de grands moyens de prise de vue (Loumas, steady-cam, le tout sur support 35 mn) et Bétacam). D’autres scènes extérieures seront tournées dans les environs d’Arpagon et s’intégreront au film lors du montage. Celui-ci justement durera près d’une année. Laurent Boutonnat s’associe à Mylène Farmer le 26 octobre 1989 pour créer à l’occasion de la sortie du double album En Concert une société d’éditions phonographiques, Requiem Publishing, qui édite depuis tous les disques de la chanteuse sans exception. La sortie en salle et sur vidéo se fera finalement le 25 septembre 1990

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Mylène Se démarque de la chanson

Posté par francesca7 le 9 février 2014

 

 ClipCaliforniaPetit2   Le vidéo-clip est l’instrument promotionnel d’une chanson qu’il illustre. Cet aspect publicitaire non négligeable du vidéo-clip l’oblige au renouvellement perpétuel. Plus un vidéo-clip est divertissant, surprenant ou particulier, plus il sera diffusé en télévision et augmentera de ce fait la connaissance par le public de la chanson qu’il est chargé de promouvoir. A l’inverse, la popularité d’une chanson due à ses ventes effectives ou à ses fréquents passages radiophoniques peut encourager la programmation télévisée massive du vidéo-clip correspondant. En ce sens les clips de Laurent Boutonnat suivent les deux principes, la chanson et son support audiovisuel s’enrichiront l’un l’autre. La sortie du clip Libertine verra les ventes du disque augmenter sensiblement, tandis que Pourvu qu’elles soient douces deux ans plus tard n’attendra pas le début de la diffusion télévisée du clip pour atteindre le maximum de ses ventes.

n autre principe vient s’adapter aux clips de Boutonnat et n’est applicable qu’à de très rares autres réalisateurs de clips. Chez Laurent Boutonnat le clip se suffit parfois à lui-même et arrive à « vivre » sans la chanson qui lui est rattachée. A plusieurs reprises, on remarque que chacun des deux supports suit sa propre exploitation, et que la rotation de la chanson en radio s’essouffle au bout de la période habituelle de trois mois de promotion alors que son clip continue fréquemment d’être diffusé, vendu en vidéo-cassettes, et même projeté en salles. Certains clips comme Désenchantée (1991) ont continué d’être diffusés régulièrement à la télévision alors que la période de promotion du disque éponyme était achevée depuis plusieurs années. Alors que la chanson elle-même n’est rediffusée sur les radios qu’à de très rares occasions, le plus souvent dans des émissions thématiques sur la période de sortie, le clip qui lui correspond est encore visible dix ans plus tard sur les chaînes musicales et dans les émissions, et cela sans distinction par rapport à sa date de sortie. On est alors dans ce cas là assez proche des habitudes de diffusion de films de cinéma, pouvant être vus indépendamment de leur période et leur contexte de sortie. 

    Plus que de porter à la connaissance du plus large public possible la sortie d’une chanson dans le commerce, le dispositif mis au point par Laurent Boutonnat pour la diffusion de ses clips trouve sa justification dans sa quête de reconnaissance en tant qu’auteur. C’est par une visibilité autre que celle d’un réalisateur de clip traditionnel qu’un cinéaste comme lui pourra se démarquer d’une forme peu propice à la constitution d’une œuvre. Il prend d’ailleurs le plus grand soin à asseoir cette particularité en généralisant dans sa « clipographie » l’usage d’attributs de long-métrages cinématographiques (générique, musiques additionnelles…). En étendant le champ de diffusion de ses clips, Boutonnat sait qu’il étend la visibilité de son cinéma, en même temps qu’il remplit sa mission de promotion de la chanson, car en parvenant à faire diffuser l’un, il fait automatiquement diffuser l’autre.

Ici l’objet de la promotion n’est pas la vente du disque dans le commerce, c’est bel et bien le clip lui-même, voire son réalisateur, ou même indirectement la chanteuse dont il est question ; un tel vecteur de promotion peut hisser facilement l’interprète de la chanson, vedette du clip, au rang de comédienne ponctuelle, lui donnant éventuellement une certaine crédibilité pour prétendre plus tard à des rôles au cinéma. La même stratégie promotionnelle est renouvelée un an plus tard à une échelle plus grande lors de la sortie du clip Libertine en juin 1986. Déjà en vente depuis quelques semaines, la chanson ne se distinguait alors ni par ses ventes ni par sa popularité. Il a fallu une série d’avant-premières au cinéma Mercury des ClipQMCL11PetitChamps-Élysées à Paris pour qu’un bouche à oreille se crée dans la capitale, puis dans les médias sur ce film d’une forme nouvelle. En l’absence de terminologie pour nommer de nouvel objet « clipesque », certains articles le compareront à une sorte de  » bande-annonce de film » . Le clip sera remis aux chaînes de télévision, qui le présenteront à plusieurs reprises comme une production « venue » du grand écran. L’évènement que constitue la sortie d’un clip au cinéma, pour la première fois doublée du succès commercial de la chanson rattachée, conduit Laurent Boutonnat à être invité au journal télévisé de la mi-journée sur Antenne 2 en août 1986 en tant que réalisateur. Un extrait du film est montré et l’interview par le journaliste Noël Mamère est dirigée sur l’aspect cinématographique du clip et son imagerie  » à la Barry Lyndon  » (Stanley Kubrick – 1975). Restant assez superficiel, l’entrevue ne permet pas d’en savoir plus sur sa réelle réception auprès du monde médiatique et artistique de l’époque. Cependant, le fait de promouvoir son clip lors d’avant-premières en salles de cinéma puis d’interviews télévisées reproduit le schéma de promotion d’une œuvre cinématographique de long-métrage. Le clip pourtant outil de promotion, se trouve lui aussi au centre d’un dispositif promotionnel le présentant comme une œuvre à part entière. Dans le cas précis de Laurent Boutonnat, ce dispositif mis en place par lui-même fait hisser son clip à la même visibilité artistique que la chanson qu’il comporte : avant que la chanteuse n’interprète la chanson en question sur scène devant son public, son clip est lui aussi « mis en scène » sur sa propre scène de spectacle : le grand écran de cinéma.

http://jodel.saint.marc.free.fr/promolibertine.htm

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mylène et L’honnêteté retrouvée

Posté par francesca7 le 9 février 2014

InnamoMaxi

 

    C’est la quarantaine dépassée, que Mylène Gautier montre enfin le bout de son nez, et zappe une Mylène Farmer devenue caricaturale. Le personnage intemporel et finalement peu crédible disparaît au profit de la femme hédoniste qui vit au présent, sans amertumes ni remords, délestée de tout son passé et indifférente de son futur. Sur le fond, la suite logique et cohérente d’Innamoramento, qui amorçait déjà un retour à la vie.

    Mylène Farmer, après avoir discouru sur des thèmes emphatiques et peu maniables devient enfin le témoin de sa propre vie, en l’aimant, en la connaissant, sans la prendre au sérieux. Le seul point de perspective à tout ce témoignage reste la solitude, voulue, paradoxale pour une personne qu’on imagine si bien entourée. En ce sens, la séance de photographie qui illustre le livret tombe en plein dans l’homogénéité des Ballades fluides qui le composent. Reprise des mêmes clichés comme des instantanés d’un quotidien enfin supportable qui se répète, sourire apaisé devant la simplicité de vivre enfin trouvée, Mylène Gautier comme elle se voit vraiment, en intérieur, en logis, libérée des studios et de toute forme de symboles ou de mise en scène. Il y a cette pochette simple mais finalement mystérieuse où le canapé recueillant le corps de la chanteuse apaisée rappelle le velours d’un cercueil qui garde un être dont l’avenir appartient au passé. Mylène est dans son monde, pas celui qu’on connaît ; proche de sa vraie nature intrinsèque, et finalement assez neutre.

    Et il y a ce crucifix de pacotille mais lourd de sens, celui du pardon, de l’amour, des amours, et surtout de cette spiritualité débarrassée des pollutions bouddhiques et de ses Lamas à l’optimisme béat. Mylène Farmer aime. Et pour l’instant ? Rien d’autre. Pas même les grands auteurs dont elle se désintéresse. On se tourne avec bien plus de désinvolture vers des références légères, comme Dorothée à laquelle elle empreinte le mélodique refrain de Hou la menteuse pour les couplets de L’Amour n’est rien. Bien sûr cette franchise et cette épaisseur certaine se créent au détriment de l’efficacité ‘tubesque’ ou des émotions brutes dont on nous avait habitués avec tant de délices. Le grand public pourra facilement s’ennuyer là où le passionné tombera de nouveau en amour devant la femme et l’ (les) artiste(s).

   Innamoramento1 Lascive mais dépassée par une vulgarité inappropriée encore récente, elle est proche de toutes les formes de sensualité, mais éloignée de toute idée masturbatoire. L’évocation sexuelle, pourtant crue, est purement intellectuelle, entièrement décomplexée et désinhibée. L’idée de sexe prévaut, mais l’homme en lui même semble lasser. Le toucher reste important. C’est sans doute pourquoi elle renoue aussi avec la sensualité de l’objet (le CD imite brillamment le vinyl). Mylène Farmer aime les plaisirs de la vie, et Aime finalement cette vie qui les lui permet. Mylène Farmer est morte, vive Mylène Gautier.

Dr. Jodel, le 6 avril 2005.

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Mes courants électriques avec Mylène

Posté par francesca7 le 7 février 2014

 

monologue du vagin

 images (3)   Voilà un album homogène. C’est sur, personne ne sera surpris par le ton de telle ou telle chanson. Après plusieurs écoutes on peut ressentir l’impression d’avoir écouté 11 fois les 2 mêmes chansons, ce qui ne n’arrive pas pour des albums comme Innamoramento ou même Gourmandises. D’autre part on peut ne pas reconnaître comme d’accoutumée les compositions de Laurent Boutonnat instinctivement dès les 2 premières notes.

    En fait le tout manque singulièrement d’énergie (dans les mélodies et dans le phrasé, alors que les arrangements s’en sortent). On pouvait s’attendre à des gros tubes « bien bourrins » comme la chansonGourmandises, mais à la place on a une espèce de divagation insipide sur les éternels thèmes de l’amour et de la solitude à la sauce What For, c’est à dire finalement assez plate et « pleine de bons sentiments ». Se détachent la splendide musique de Tempête, la légèreté ludique de Toc De Mac qui amusera à coup sûr par son texte et sa mélodie entêtante encore dans un an, et dans une moindre mesure J’ai pas vingt ansHey! amigo!, et sûrement A contre-Courant qui promet de devenir un single-phare de l’album.

En ce qui concerne les paroles, à part A Contre-Courant et J’en ai marre, nous résumerons ça par « confus ». Qu’à voulu faire Mylène Farmer ? De l’emphase ? Fragments incompréhensibles de phrases et abstraction narrative omniprésentes à l’appui, aucun univers ne se dégage vraiment de l’album, si ce n’est celui du 1er opus, par projection. Dans la majorité des chansons la poésie n’est plus au service du thème de celle-ci, mais au service d’elle même, ce qui peut donner l’impression en somme qu’Alizée chante la plupart du temps pour ne rien dire. Pourquoi par exemple ne pas être allé plus loin dans les parallèles avec le film de Jeunet ? (Amélie m’a dit) avec la vie de Napoléon ? (Tempête) Peut-être parce que Mes Courants Electriques se destine à un public différent de celui d’ Innamormento, qui accepte mal le concept « d’album labyrinthe ».

    Si on s’attache à une chanson en particulier : L’e-mail a des ailes, on peut toutefois lire à travers les lignes un hommage à Laurent Boutonnat. Certes son nom est cité en jeu de mots au dernier vers du dernier couplet de la chanson « Son souffle qui m’entrouvre, qui déboutonna ma vie ». (Des Boutonnat : ma vie)? Les rapprochements ne s’arrêtent pas là et on peut voir dans le premier vers du deuxième couplet la fonction de Boutonnat explicitement nommée : « L’au…teur, un coeur ». Le « clavier » dont on parle au deuxième vers du troisième couplet est celui d’un ordinateur, c’est le thème de la chanson; mais il n’est pas difficile de penser au clavier de Laurent Boutonnat qui nappe tout l’album d’Alizée, et cette chanson en particulier, jusqu’à s’autoparodier (cf. le pont musical de la chanson).

    images (4)En effet, un album bien « dans l’air du temps », à écouter, mais en faisant autre chose en même temps. Mylène et Laurent ont cherché pour Alizée un nouveau style, et l’ont (malheureusement ?) trouvé. Il plane tout au long de l’album une homogénéité suave qui fait que Mes Courants Electriques forme un tout, ou tout tourne autour du personnage d’Alizée, du moins de l’attraction qu’elle est sensée exercer sur nous. Pourtant, même si cet album a pour lui la cohérence, il lui manque cette touche Boutonnesque (et/ou Mylènienne au choix) et si attractive de morbidité noire, de mélancolie malsaine, qu’on retrouvera probablement dans le prochaine album de Mylène Farmer et dans son livre. Inabouti mais très rafraîchissant.

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Mais Mylène, qui est donc Laurent B.

Posté par francesca7 le 7 février 2014

 

images (2)Que sait-on de Laurent Boutonnat ? Finalement peu de choses, tant ses interviews sont rares ; qu’il a été dans les années 80/90 le réalisateur de clips dont on a le plus parlé sans jamais le voir ; ceux de Mylène Farmer. L’écrivains Philippe Ségui évoque le mieux, en peu de mots, le mieux le réalisateur :

« Laurent Boutonnat fonctionne par odeurs. Celles de la neige, du vent, du froid et celle aussi de la misanthropie. L’œuvre est souvent tragique et affiche une douleur, une solitude et un univers qui lui sont propres. Ses films qui n’ont pas d’âge nous parlent d’un monde mélancolique qui a la couleur de la fatalité ».

Laurent Pierre-Marie boutonnat est né le 14 juin 1961 dans le XIVè arrondissement de Paris, de Pierre-Louis Boutonnat et marielle Brunher (mariés depuis le 16 juin 1960). Du côté de son père, Laurent Boutonnat est le petit fils de Charles Boutonnat, administrateur de la France d’Outre-Mer, et de Alice Nivot. Non moins célèbre dan les monde des chefs d’entreprise, Pierre-Louis Boutonnat, le père de Laurent, est né à Saint Louis au Sénégal le 4 février 1935 et a derrière lui une impressionnante carrière : tour à tout dirigeant de dizaines d’entreprises, puis de la Croix Rouge, et toujours en 2004 de la société WWF, il a été décoré de la Légion d’Honneur, de l’Ordre National du mérite, et figure dans le Who’s Who officiel.

Laurent Boutonnat grandit avec son frère Dominique et ses trois sœurs au 51 Bd Auguste Blanqui dans le XIIIè arrondissement de Paris : Caroline, Bénédicte, et Stéphanie, devenue journaliste à la matinale de France Inter jusqu’à fin 2008, avant de travailler pour BFM TV. Il se servira d’ailleurs de membres de sa famille pour monter ses sociétés d’éditions phonographiques et aussi de son petit frère Dominique dans son premier long métrage : Ballade de la Féconductrice en 1980. le même qui produire Jacquou le Croquant 26 ans plus tard. Laurent Boutonnat a déjà réalisé dans son enfance de nombreux courts-métrages amateurs avec la caméra Super 8 de ses parents. Son premier essai date d’ailleurs de 1971 où il transpose Bambi chez les humains. Lors de ses fils il dit vouloir déjà tout maîtriser : de la mise en scène à la musique, du maquillage à l’interprétation elle-même ! Parallèlement, i étudie la musique, notamment le piano dès l’âge de cinq ans.

Vidéo : Ballade de la Féconductrice :

Image de prévisualisation YouTube

http://www.youtube.com/watch?v=2pTMjfj8kQw&feature=youtu.be

Au collège, Laurent Boutonnat est chez les jésuites. On retrouvera d’ailleurs des traces de cette éducation dans le clip de Plus Grandir (1985). Il s’y déplaît n’est doué qu’en littérature et est plusieurs fois renvoyé. A quinze ans il décide d’abandonner ses études pour aller chercher du travail. C’est aussi l’âge à partir duquel il abandonne l’apprentissage des instruments que lui faisaient apprendre ses parents, et notamment celui du piano. Parallèlement aux petits boulots qu’il cherche, Laurent prend des courts de théâtre durant trois ans et il écrit chez lui avec un professeur d e philosophie. Il déclarera plus tard « avoir pris goût à cela »…

Laurent Boutonnat le sait déjà : son unique objectif est le cinéma. Il commence à développer dans sa t^te plusieurs projets de long métrage dont un film nommé Giorgino (qu’il reprendra dix ans plus tard). Il réalisera finalement Ballade d la Féconductrice qui restera deux semaines à l’affiche à Paris . Plutôt que de retourner à l’école, Laurent Boutonnat, déçu, ne fait plus rien jusqu’à sa rencontre avec Jean-François Chauvel. Ce grand reporter de télévision (mort en 1986) devait tourner plusieurs émissions de reportages scientifiques sur les énergies nucléaires. Laurent Boutonnat saisit sa chance et postule comme caméraman pour toute la série d’émissions. Il avouera plus tard : « J’avais prétendu m’y connaître en technique pour qu’il me prenne, et j’ai dû potasser le manuel comme un fou !  il part donc pendant un an dans les quatre coins de la France pour tourner les images de ces reportages, « La meilleure école » selon lui.

Laurent Boutonnat a alors 20 ans et se lance dans une nouvelle aventure où il utilisera ses facultés d’écriture et son expérience récente dans le journalisme. Toujours avec le sens du subversif et son goût du morbide, il commence des recherches pour écrire un lire sur l’infanticide. Parallèlement à cela il réalise des publicités télévisées, non par vocation mais tout simplement pour gagner un peu d’argent. Il signe également en 1982 la musique du court-métrage « Panache » de Pascal Deligné, qui deviendra son assistant sur Plus Grandir. Laurent tourne donc plusieurs sports pour des produits de consommation courant (barres chocolatées, ligueur et champagne) puis s’associe à un producteur travaillant pour le circuit Parafrance. Celui-ci lui proposera d e tourner un film d’horreur en deux semaines de tournage pour un budget de 230 000 Euros. Le film ne verra jamais le jour. C’est à cette période que la première version de Giorgino sera écrite par lui. Un soir, alors qu’il est accompagné d’un ami : Jérôme Dahan , il décide d’écrie avec lui les paroles d’une chanson ayant trait à cette enfance qui le hante tant. Le lendemain Jérôme Dahan en écrit la musique et le résultat ne leur déplait pas. Ils viennent en fait d’écrire les paroles de maman a tort, le futur tube de l’été 1984. Laurent Boutonnat laisse peu à peu de côté le sulfureux libre qui ne verra jamais le jour.

Les paroles qui évoquent la folie, l’abandon, et le saphisme seraient encore plus explosives dans la bouche d’une enfant. Après une tentative avec une jeune fille de quinze ans qui pose trop d e problèmes juridiques, Jérôme Dahan et Laurent Boutonnat organisent un casting où se présentent une cinquantaine de filles dont Mylène Farmer, qu’il avait croisé quelque temps auparavant au bras de Dahan. Laurent boutonnat la choisie immédiatement, sans même l’avoir entendue chanter, à cause de son air « psychotique » dont il parlera à Noël Mamère en 1986 au journal télévisé. Lors de ces premières interviews télévisées, on se rend compte que Laurent Boutonnat s’exprime comme le producteur Christian Fechner. Après un clip tourné en vidéo avec un budget de 760 Euros, il aura un projet de vrai court-métrage pour la chanson.

 » C’est un homme qui a un physique romantique. C’est un homme qui a ses névroses. Qui a, je crois beaucoup de talents » Citation Mylène Farmer – Frequenstar – février 1989

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La rencontre avec Mylène Farmer

Posté par francesca7 le 7 février 2014

 

La rencontre avec Mylène Farmer dans Mylène Autrement BoutonnatPhoto03À 20 ans, il compose avec Jérôme Dahan la musique de Maman a tort et cherche une chanteuse pour l’interpréter. Il pense d’abord à Lio, mais le projet n’aboutira pas. Ensuite, il repère une jeune fille d’une quinzaine d’années mais y aurait finalement renoncé pour des raisons juridiques. Lors d’un casting, il tombe alors sous le charme d’une comédienne en herbe, séduit immédiatement par son « air psychotique ». « C’était elle. On ne l’avait pas encore entendue chanter mais je savais que c’était elle ». Mylène Farmer sort alors son premier 45 tours en mars 1984. La chanson bénéficie d’un vidéo-clip tourné pour la modique somme de 5 000 FRF. Depuis lors, le tandem Farmer-Boutonnat est inséparable.

Fort du succès de ce premier single, Laurent Boutonnat écrit et compose la majorité des chansons du premier album de la chanteuse, Cendres de lune, paru en 1986. Le second extrait, Plus grandir, introduit ce qui fera en partie le succès de la chanteuse : les vidéo-clips, que Laurent Boutonnat réalisera désormais en 35 mm, comme de véritables petits films avec génériques, bandes originales et avant-premières.

La consécration n’intervient réellement qu’en 1986 avec le troisième extrait de Cendres de luneLibertine et son vidéo-clip inspiré de Barry Lyndon, succès confirmé par le single suivant, Tristana dont le clip est nommé aux Victoires de la musique. Laurent Boutonnat et Mylène Farmer, qui forment alors un couple à la ville, créent la société Toutankhamon SA.

Au printemps 1988, sort l’album Ainsi soit je…, entièrement composé par Boutonnat qui délaisse l’écriture au profit de Mylène Farmer. L’album est un triomphe (1 800 000 ventes). Ils tournent les clips de Sans contrefaçon (avec Zouc), Ainsi soit je…Pourvu qu’elles soient douces ([Libertine II], qui sera le plus long vidéo-clip scénarisé français : 17 min), Sans logique et À quoi je sers, qui entérinent le personnage de la chanteuse. Il met également en scène sa première tournée en 1989, et réalise le film En concert, toujours en 35 mm, qui sort l’année suivante.

En 1991, Boutonnat compose les musiques de L’Autre, le troisième album de Mylène Farmer, et réalise les clips de DésenchantéeRegrets et Je t’aime mélancolieDésenchantée connaît un énorme succès, et permettra à l’album de dépasser les deux millions de copies. Elle a également été la chanson française la plus diffusée dans le monde en 2004 selon la SACEM. Le vidéo-clip de Beyond my control (1992), censuré pour son contenu trop explicite, est le dernier réalisé par Laurent Boutonnat pour Mylène Farmer jusqu’en 2001.

Début 1995, il participe à la composition de l’album Anamorphosée de Mylène Farmer, au son plus rock. Il travaille également à la conception de la tournée qui suit, et qu’il immortalise dans Live à Bercy (1997).

En 1997, il devient le producteur et compositeur de Nathalie Cardone, qui connaît un grand succès avec sa reprise de Hasta Siempre. Il participe à son premier album éponyme, et réalise les clips des singles PopulaireMon ange et Baila si.

En 1999, sort Innamoramento de Mylène Farmer, album qu’il compose en grande partie. Cependant, il ne participe pas à la conception du Mylenium Tour qui suit la sortie de l’album.

En 2000, il coproduit avec Mylène Farmer la jeune chanteuse Alizée, compose pour elle la musique de Moi… Lolita et réalise le clip. La chanson est un succès mondial (plus de 2 millions de ventes), suivie par un album triomphal, Gourmandises, lui aussi signé Farmer/Boutonnat.

En 2001, il reprend la caméra pour Mylène Farmer et réalise les clips de Les Mots et Pardonne-moi. Il réalise également les clips d’Alizée Parler tout bas et J’ai pas vingt ans ainsi que son second album, Mes courants électriques. En 2003, il met en scène le spectacle de la jeune corse et reçoit la même année le Grand Prix de l’Auteur-Réalisateur de l’Audiovisuel, décerné par laSACEM. Il réalise l’année suivante un clip pour un jeune chanteur, Kamal Kacet, Ifkis. Laurent produit par ailleurs l’album de ce dernier, « Larmes noires ».

En 2005, sort Avant que l’ombre…, le sixième album de Mylène Farmer dont il compose la quasi-totalité des musiques. Il participe aussi, en association avec la chanteuse, à la mise en scène du spectacle Avant que l’ombre… À Bercy. Parallèlement, il entame le tournage de son nouveau long-métrage, une adaptation du roman d’Eugène Le Roy Jacquou le croquant, qui sortira en France le 17 janvier 2007. Moins sombre que Giorgino, le film reçoit un accueil plus chaleureux, et atteint le million d’entrées.

MONKEY 2913En 2008, il compose les musiques de Point de Suture, le septième album de Mylène Farmer, et participe à la direction artistique de son Tour 2009 (qui passera notamment par le Stade de France).

En 2011, il compose les musiques des deux inédits de 2001-2011 Du temps et Sois moi-be me, le deuxième best of de Mylène Farmer, ainsi que le clip du premier single inédit Du temps.

En 2012, il compose les musiques de Monkey Me, neuvième album de Mylène Farmer.

 

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CINQ SUR CINQ- moment TV pour Mylène

Posté par francesca7 le 5 février 2014

 

Le 24 MAI 1986  – Présenté par Antoine VERGLAS  – LA CINQ

1986-03-a

Antoine Verglas : Mylène Farmer, on t’avait reçue y a deux mois et demi, trois mois…

Mylène Farmer : Allez, trois mois ! (rires)

AV : Trois mois, disons, au tout début, pour « Plus Grandir »…

MF : Oui…

AV : Tu nous avais promis de revenir avec ton prochain album (sic !) qui est sorti, qui s’appelle « Cendres de Lune », qui est un très bel album.

MF : Oui, qui est le premier !

AV : C’est le premier d’ailleurs, avec d’ailleurs tu reprends toutes tes premières chansons : « Maman a Tort », …

MF : « Maman a Tort » est dans l’album, « Plus Grandir » et puis « Libertine », qui est le dernier.

AV : Y a une évolution, quand même, hein, depuis « Maman a Tort », qui était une chanson plutôt pour les enfants, on va dire !

MF : Oh, c’était plus pervers que ça ! Mais c’est vrai qu’il y a beaucoup d’enfants qui ont retenu : « 1, maman a tort… », la petite comptine.

AV : (en même temps) 1, 2, 3, 4… Et puis maintenant, on arrive avec « Libertine » : « Je suis une catin » ! Même « Vieux Bouc » : « Je vous sens fragile/Êtes-vous fébrile ? »…

MF : « Aimez-vous mon petit nombril ? » (rires)

AV : Non, c’est vrai c’est un petit peu plus coquin, quand même ! (elle acquiesce) C’est toi qui le veux ?  Comment tu l’as faite, comment tu l’as sentie cette évolution ?

MF : C’est un travail d’équipe. Je travaille avec Laurent Boutonnat, qui a donc écrit pratiquement toutes mes chansons, et on en parle beaucoup, c’est des thèmes comme ça qui nous font rire et qu’il écrit en chansons, donc voilà c’est…

AV : D’accord. Hé bien, écoute : « Libertine », tout de suite !

Mylène chante « Libertine » sur le plateau en effectuant la chorégraphie du titre.

AV : Avec des paroles comme celles-là, tu nous prépares un petit clip coquin, j’espère !

MF : On va faire un clip qu’on va tourner fin mai, début juin (1986, ndlr) et qui va parler du…enfin ‘parler’, qui va s’inspirer du libertinage, de l’époque libertine. Et ce sera une ambiance avec des lumières à la bougie, un peu à la « Barry Lindon ».

AV : Kubrick ?

MF : Kubrick ! (sourire)

AV : Attention l’inspiration !

MF : Oui mais là c’est Laurent Boutonnat !

AV : Il y a plusieurs personnages, dedans ? Comment ça se passe ? Beaucoup de figurants, ou… ?

MF : Y aura des figurants, y aura des chevaux, des cascades, y aura un très, très bel endroit, un beau château…

AV : Tu exécutes des cascades aussi ?! Quel style de cascade ?

MF : Des cascades…Non, moi je monte à cheval, mais pour les besoins de clip c’est dangereux de le faire en si peu de temps comme ça fait longtemps que je suis pas remonté sur un cheval, donc ce sont des cascadeurs qui vont effectuer les cascades.

1986-03-cAV : Et on te verra nue sur un cheval ? (rire franc de Mylène) Comme, je sais pas si t’avais vu le clip de Renaud…comment ça s’appelait ? Un clip qu’avait réalisé Gainsbourg avec Bambou qui était toute nue sur une plage normande, chevauchant un cheval…

MF : J’ai pas vu, non. Mais là, je serai nue mais dans d’autres séquences !

AV : Ah dans d’autres séquences ?! Ha ! (Mylène glousse) Beau programme en perspective : Mylène Farmer nue dans son prochain clip ! Mylène, ben écoute on attend de voir ce clip avec impatience…

MF : D’ici trois semaines, quatre semaines…

AV : Trois semaines ou quatre semaines ? Merci, à bientôt !

MF : Merci !

 

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