• Accueil
  • > Archives pour le Mercredi 8 janvier 2014

Mylène Farmer : « La normalité me fait peur »

Posté par francesca7 le 8 janvier 2014

 

 

2014 aout-Dans une interview exclusive accordée au magazine Gala, Mylène Farmer parle de son odyssée sur scène, avec la fin de la tournée « Timeless 2013″. « La fin d’une tournée est toujours un moment extrêmement brutal. C’est un peu comme la fin d’un voyage astral, il faut réintégrer son corps. Le choc est à la mesure des émotions partagées avec le public… », explique-t-elle. 

Ce retour à la réalité ne se fait pas sans mal. Elle ajoute: « Mais l’éphémère rend aussi la scène magique et les échanges avec le public exceptionnels. Le sentiment de solitude qui s’en suit est le prix à payer. »

Pour elle, voyager et changer d’habitude n’est pas un souci, au contraire. « Je suppose que, comme tout le monde, j’ai des habitudes, mais ce n’est vraiment pas ma spécialité. Je m’ennuie vite. La normalité me fait peur. » Contrairement au titre « Timeless » qui laisse supposer une envie d’éternel, l’immortalité, très peu pour elle. « C’est la promesse d’un ennui éternel, non? Je laisse cela aux dieux ou aux fous… Pour ma part, je vis chaque instant comme il vient. »

Profiter, c’est ce qu’elle a fait lors de sa tournée Timeless 2013. Elle a joué la carte de l’humour par moments. Lorsque la journaliste lui fait remarquer, elle rétorque: « Les clowns tristes ne sont un mystère pour personne. Mais apparemment, les ténébreux drôles restent une énigme! L’humour est une antidote précieuse. Je n’ai jamais cessé de me le rappeler, même dans les moments les plus sombres. Un instinct de survie, je suppose… »

Publié dans Mylène dans la PRESSE, Mylène en CONFIDENCES | 1 Commentaire »

L’abécédaire de Mylène Farmer PAR CHARLIE

Posté par francesca7 le 8 janvier 2014

 

JUIN 1984 – Entretien avec Alain ROSSI

« J’ai une sainte horreur des questions et des questionnaires… et vous ? »

1984-01-a

Amnésie – C’est la seule maladie tolérable avec l’amour.

Bip be bou rock’n’roll - Mon prochain 45-trs.

Charme et cynisme

On pourrait y ajouter dureté. Les trois réunis aident à survivre et à briser les obstacles.

Dieu

Deux petits poissons discutent dans un bocal à propos de Dieu. L’un deux conclut en disant « Si Dieu n’existait pas, qui changerait l’eau de ton bocal ?». Une question m’a toujours tracasée : Dieu rit-il ? Si oui, je comprends très bien pourquoi.

Être

Mon drame est celui d’Hamlet, mais lui n’avait pas la chance d’enregistrer de disques !

Femme

Elle est pour moi une grande absente. C’est aussi celle dont l’omniprésence combat tous les vieux démons.

Gynécologue

C’est un curieux métier. Farfouiller dans les entrailles féminines, ça ressemble à de la boucherie. Ce n’est pas par hasard si tant d’hommes pratiquent ce métier… Jack l’Eventreur était en quelque sorte un gynécologue !

Haine

C’est un sentiment que je porte en moi depuis longtemps. De qui, de quoi ?… Peut-être de moi ! D’ailleurs :  Mylène = mille haines.

Infirmière

Mi-nonne, mi-mère ; mi-femme, mi-raisin. C’est un personnage très ambigu et je comprends très bien qu’une petite enfant à l’hôpital en tombe amoureuse. Le blanc de sa blouse peut contenir toutes les projections des maladies.

Jeannot Lapin

« Ici gît Jeannot Lapin qui naquit à l’âge de sept ans. Ses parents, ses amis, voyant qu’il avait des dispositions pour… » J’aime les histoire absurdes, surtout celle-là parce qu’elle est triste.

Kirkegaarde

Je connais mal ce monsieur, mais la complexité de son nom me fascine. Je crois qu’il est à l’image de l’inutile complication avec laquelle les philosophes formulent une malheureuse idée.

L

Il n’y a pas d’ailes sans zèle, et pas de zèle sans elle. Ainsi donc le L est indispensable.

Macabre, morbide

Sous mes doigts naissent des moments perdus dont je ne sais à qui ils reviennent. J’éprouve de confus plaisirs aux desseins macabres, j’aime l’esthétique morbide.

Nounours

C’est le plus tolérant des compagnons : même si j’ai tort, il ne me le dit pas…contrairement à maman !

O

Horticulture. Un de mes principes fondamentaux : il faut cultiver son jardin sans H.

Petit Prince

Si je trouve un jour le serpent responsable de sa mort, je lui tordrai le cou.

Question

J’ai une sainte horreur des questions et des questionnaires… et vous ?

Rototo (rôt)

Il m’arrive d’en faire comme autrefois… par exemple quand dans un studio d’enregistrement j’ai fini de chanter.

Mes producteurs me tapent alors dans le dos jusqu’à ce que le petit bruit s’envole ! Le plus dur est de le faire dans la bonne tonalité.

Sérieux et sinistre

Pas de commentaire particulier, la lettre « S » m’évoque que cela à première vue.

Tragique

La Tétralogie de Wagner n’est pas pour demain.

U

Une image creuse à l’image même de l’univers. Pessimiste n’est-ce pas ?

Vide…

…concave, à l’égal de ce même univers. Vide et plein comme un ventre.

Wolfgang

Ce sera un jour mon fils. « On dirait qu’il aurait les yeux bleus et les cheveux blonds bouclés et qu’il aurait de grandes dispositions pour la musique » (dit sur le mode enfantin)

X

Cette lettre me rassure parce qu’elle n’est personne… mais elle est un chromosome. Aussi, si un jour je mets au monde un enfant anormal, je pourrai déposer une plainte contre X… c’est toujours ca.

Y

I grec, natif d’Athènes. No comment !

Zulawski

Le cinéaste. Entre mille obsessions, l’important c’est d’aimer.

 

Publié dans Mylène 1982 - 1984, Mylène et SYMBOLISME | Pas de Commentaire »

Questions à Mylène Farmer

Posté par francesca7 le 8 janvier 2014

MYLÈNE FARMER INTERVIEW DÉCEMBRE 1988

 TOP 50

French Singer Mylène Farmer

Te voici avec une nouvelle chanson et, bien sûr, un très beau clip qui l’accompagne. Est-ce que le tournage a été difficile ?

- Très difficile, le plus difficile de tous mes clips d’ailleurs, puisque les effectifs étaient énormes.

Quand tu revois tous tes clips, y en a-t-il un que tu préfères ?

- Peut-être « Ainsi Soit Je… », du moins c’est celui que je préfère en ce moment.

Tu alternes des chansons de styles assez différents dans l’ensemble : je pense à « Ainsi Soit Je… » après « Sans Contrefaçon ».

- « Ainsi Soit Je… » était une chanson plus difficile après « Sans Contrefaçon », c’est une chanson à thème.

Mais c’était fondamental pour moi de la sortir à ce moment-là.

Ton style est parfois provocateur. Comment expliques-tu ton succès ?

- C’est effectivement étonnant que des thèmes pas très populaires le deviennent finalement. Je ne l’explique pas. Peut-être y a-t-il une ouverture qui est en train de se faire : de plus en plus de gens s’ouvrent à des choses tabous.

Tu reçois beaucoup de courrier ?

- Oui, et en ce moment j’ai totalement décroché. J’en suis désolée, car je souhaite répondre à tous ceux qui m’écrivent.

Que respectes-tu dans la vie ?

- Je respecte entre autres la droiture. Et aussi la fragilité de certains, la naïveté des autres, je deviens plus tolérante chaque jour. En fait, je respecte ceux qui acceptent de souffrir pour faire quelque chose.

Tu as une religion ?

- Je crois en quelque chose, mais je ne pense pas le matérialiser.

Comment définirais-tu le succès ?

- Douceur et poison.

Cela crée un certain décalage, parfois ?

- Oui, il y a forcément un déséquilibre, mais c’est un déséquilibre que j’ai souhaité.

As-tu peur de l’avenir ?

- On en a toujours peur. Le succès est lourd à porter, l’obstacle est toujours plus haut mais c’est passionnant.

De toute façon, je me dis que les quatre années que j’ai vécues jusqu’à présent, personne ne pourra me les reprendre. J’ai appris beaucoup de choses.

As-tu un rêve que tu n’as jusque-là, pas encore pu réaliser ?

- Oui, celui d’avoir plusieurs hommes en même temps.

Comment te définirais-tu ?

- Je ne sais pas. Je n’aime pas cette question.

Tu es provocatrice à l’écran et pudique pour le reste, c’est étonnant…

- Oui, un exemple parfait du paradoxe mais je ne lutte pas. De toute façon, quand je me vois à l’écran, je n’ai pas l’impression que c’est moi. C’est autre chose, et cela ne m’effraie pas.

Es-tu sensible à ce que les autres pensent de toi ?

- J’y suis très sensible, mais cela ne m’influence pas dans ma conduite.

Tu as le goût du costume. Est-ce que cela remonte à ton enfance ?

- Une fois, j’avais demandé une panoplie d’agent de police, mais non je ne me suis jamais déguisée, je n’empruntais pas les vêtements de ma maman et n’avais pas particulièrement de goût pour ça.

Maintenant tu as changé, ta garde-robe doit être assez conséquente ?

- Cela pose parfois quelques problèmes de rangement. J’ai effectivement beaucoup de vêtements si l’on tient compte aussi des costumes que j’ai dans les clips.

On parle de plus en plus de tes projets de scène. Peut-on avoir quelques précisions ?

- C’est beaucoup plus précis effectivement, car cela se passera en mai 1989 au Palais des Sports.

Est-ce que tu appréhendes un peu ?

- Pour l’instant, je me prépare physiquement : je danse et je fais du jogging avec un entraîneur. Je n’ai pas peur pour le moment, mais cela viendra peut-être au moment des répétitions.

Tu vas connaître ton public…

- J’ai l’impression de le connaître un peu, c’est sans doute à cause justement par la scène. Il sera peut-être très diversifié.

Est-ce que tu envisages le troisième album ?

- Pas pour le moment, je ne compte pas en faire un pour l’instant, je suis plus penchée sur la préparation de mon spectacle.

As-tu une phrase ou un proverbe que tu te répètes souvent ?

-          C’est une phrase de Baudelaire : ‘Le temps est un joueur avide qui gagne sans tricher, c’est la loi’.

 

Publié dans Mylène 1987 - 1988, Mylène en INTERVIEW | Pas de Commentaire »

 

linergeek |
give to eat by eating |
ecouteconseil |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | Hé ! lecteurs à Saint Marti...
| parlons-en!
| Je me SOUVIENS...