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FRANCE SOIR MAGAZINE : Libertine de Mylène

Posté par francesca7 le 29 janvier 2014

 

25 OCTOBRE 1986 – Entretien avec Laurence BERUDELEY

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A propos de l’époque mise en scène dans « Libertine » :

- J’aime l’histoire. C’est l’un de mes seuls bons souvenirs d’école. J’aurais adoré vivre à l’époque de Louis XV. Les reines, les courtisanes et les petits marquis m’ont toujours fascinée.

A propos des costumes du clip :

- Par goût, j’aime ce qui est sophistiqué et je m’inspire beaucoup, pour m’habiller des vêtements que portaient les hommes à la fin du XVIIIème siècle.

A propos des personnages romantiques historiques :

- Louis II de Bavière me fait rêver.

A propos de la mode des années 80 :

- Si je suis dans l’actualité, c’est vraiment par hasard. Je m’habille toujours de blanc, cuivre, brun et mordoré. Ce sont des nuances qui vont bien avec mon teint.

A propos des rêves :

- Je suis sujette aux cauchemars. Il faut dire que je me complais dans ces atmosphères étranges. J’y prends même un certain plaisir. 

Publié dans Mylène 1985 - 1986, Mylène en INTERVIEW | Pas de Commentaire »

LA DÉPÊCHE DU MIDI – Mylène et son singe

Posté par francesca7 le 29 janvier 2014

 

24 AOÛT 1986 – Entretien avec Catherine HIQUET

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A propos de son singe, E.T :

- Je l’ai trouvé que les quais. Il est extraordinaire et nous communiquons très bien ensemble.

Aime-t-il la musique ?

- Oui, beaucoup mais il est très triste quand je pars, ce qui m’arrive de plus en plus avec des télés, les galas, la tournée d’été avec le podium d’Europe 1.

Il semble que vous réalisiez aujourd’hui vos rêves d’enfant ?

- Oui, j’ai toujours aimé chanter. A 10 ans j’ai remporté un premier prix de chant, mais je ne pensais pas alors faire ce métier. Je suis surtout venue en France pour faire du théâtre, mais c’est la mode qui m’a tout de suite accaparée, puisque je suis devenue mannequin. En 1983, au cours d’un casting, j’ai rencontré Laurent Boutonnat qui m’a proposé une chanson, « Maman a tort ». Le côté innocent-pervers de cette chanson a plu au public et depuis, je compose avec Laurent, devenu aussi mon producteur.

A propos des thèmes de ses chansons :

- Le piquant de la vie pour moi, est de provoquer, quitte à être censurée, ce qui arriva avec mon premier disque « Maman a tort ». Subversive, je le fus encore avec « On est tous des Imbéciles ». Maintenant je ne veux « Plus grandir », titre d’une de mes nouvelles chansons. Je n’ai jamais quitté mon adolescence et je ne compte pas l’abandonner. La vieillesse me traumatise. Cette fois, je crois que le sujet touche tout le monde. Quant à « Libertine », c’est la chanson choisie par les radios. Mais je ne cherche pas à faire des tubes. On me dit souvent qu’il est difficile de durer dans ce métier, moi je mise sur une carrière et je préfère y croire, je mise sur la continuité.

A propos du clip de « Libertine » :

- Dans le gigantesque salon XVII siècle, nous avons retrouvé l’ambiance de cette époque décadente. Avec des perruques et des grimages outranciers, nous avons donné le look libertin aux personnages de notre histoire qui se veut un véritable petit film avec une héroïne –moi, en l’occurrence), des duellistes, une rivale vengeresse, un marquis, des débauchés, une horde de paysans mercenaires. Laurent s’est beaucoup amusé à écrire ce scénario mêlant romantisme et érotisme.

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TV VIDÉO JAQUETTES avec Mylène Farmer

Posté par francesca7 le 29 janvier 2014

 

JUILLET 1986 – Mylène Farmer : Cendres de lune – Entretien avec Hélène MERRICK

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Comment est née cette « Libertine » ?

- Le texte de la chanson ? C’est presque une idée à moi : on était en studio, et au moment de placer ma voix sur la structure musicale qu’on mettait en place, j’ai chanté des paroles au hasard. Je devais être très heureuse ce jour-là, je chantais ‘je suis une pute, une putain’ ! Le compositeur s’est dit « Bon sang, mais c’est bien sûr » et il en a fait « Libertine » !

Et l’histoire que raconte le clip dont l’esthétique fait penser à Barry Lindon ?

- C’est une déformation professionnelle de faire cette référence ! Mais c’est vrai qu’il y a un travail des lumières un peu analogue, des éclairages à la bougie, des maquillages blancs. Le libertinage évoquait le 17ème siècle, et comme j’aime beaucoup le film de Ridley Scott, « Duellistes », je voulais insérer un duel. Tout ce travail s’est fait à deux, je n’en revendique pas la maternité ! Ce qui compte, c’est le résultat ! Ma part à moi, c’est d’être présente dans tout.

Quel cinéma aimez-vous ?

- Des cinéastes, plutôt : Stanley Kubrick, Elia Kazan, Polanski, Clouzot, Jean-Jacques Annaud…

Regardez-vous les films en vidéo, chez vous ?

- De plus en plus, par fainéantise ! Je regarde tous les films que j’ai ratés pendant une période où je n’avais pas envie d’aller au cinéma, peut-être parce que j’avais envie d’en faire ! Je viens de revoir pour la cinquantième fois « Un tramway nommé désir » et bientôt je vais voir « E.T. » dont on va me prêter une cassette !

Vous a-t-on proposé de faire du cinéma ?

- Non. Je ne vais pas au devant des gens qui pourraient m’en faire faire, je sors peu et surtout, avoir fait deux clips dans un esprit cinéma ne prouve pas qu’on est une fabuleuse comédienne !

Pourquoi faites-vous mourir Libertine à la fin du clip, comme dans un film où il est ‘moral’ de supprimer une fille de petite vertu ?

- Là, j’avoue que c’est une idée du metteur en scène. Je trouve que la fin est belle, c’est une histoire triste de  toute façon, mais rassurez-vous, c’est la version cinéma ! A la télévision, elle est écourtée, on ne voit pas le duel au début. Ca commence avec le galop du cheval, et ça se termine à la sortie du salon, avant que Libertine ne meure.

Une chanson immorale devrait finir immoralement, non ? Où se situent d’après vous l’immoralité et la provocation qu’on vous attribue dans la presse ?

- Fatalement à travers mes chansons, et aussi dans les chorégraphies que je fais à la télé. Certains gestes dérangent terriblement les gens.

Vous vous déshabillez dans un clip : est-ce une provocation ou une nécessité ?

- Ce n’est jamais nécessaire de se dénuder, c’est toujours accessoire et c’est bien ou malvenu, vulgaire ou aussi normal que boire une tasse de thé. Là, en l’occurrence, je ne crois pas que ça soit vulgaire. On parle de libertinage, alors s’il n’y a pas une paire de fesses ou un moment de nudité… ! Je n’ai pas grand-chose à dire sur ce sujet, se produire devant une caméra et dévoiler des secrets, c’est aussi obscène que se mettre nu à l’écran.

Feriez-vous comme Marushka Detmers dans « Le diable au corps » ?

- C’est un peu vicieux comme question ! Là, je réfléchirais. Je pense que ce n’était pas indispensable de faire ça dans un film, sinon pour provoquer des entrées !

Cultivez-vous une image de marque ?

- Pas réellement. Je réfléchis à une pochette de disque, une télévision, des photos de presse, des interviews, je ne sais pas…

Faites-vous attention à ne pas dire certaines choses ?

- Certaines, oui. Je ne les dis plus, car elles étaient mal comprises.

Vous mentez ?

- Oui, bien sûr ! C’est le privilège de l’artiste ! Le mot de sincérité qui revient constamment partout, je le bannis complètement dans ce métier de faux-semblants !

Pensez-vous avoir innové dans le domaine de la chanson ?

- La chanson est un art mineur, comme dit Gainsbourg. Il ne faut pas se prendre au sérieux ! J’ai évoqué des sujets comme la mort, la mère, la religion… On n’en a pas trop parlé en chanson.

Qu’est-ce que vous aimiez écouter à vos débuts ?

- Rien ! Je n’aimais rien ni personne ! (rires) Si : Jacques Dutronc, je l’aime toujours d’ailleurs. Je crois n’avoir pas écouté beaucoup de musique étant enfant. Après, je me suis tournée vers la musique de films et je continue. Un peu la musique classique, aussi. Au début, j’aimais le film et la musique, à présent je n’ai pas besoin de connaître les images pour acheter un disque de musique de film, surtout celles de John Barry que j’adore.

Avez-vous pris des courts de chant ?

- Non, je bénéficie des qualités de mes défauts : une voix fluette qui intéresse les gens, telle quelle !

Avez-vous réellement suivi une éducation religieuse ?

- Je peux vous mentir, là ! (rires) J’ai été traumatisée par les bonnes sœurs : elles me tapaient, je renversais  mes desserts par terre…

Vous avez mis le feu ?

- Non, j’aurais bien aimé mais je n’avais pas encore l’esprit à ça ! Maintenant, je crois que je le ferais, et puis (prenant l’air convaincu) je me dis des fois qu’un jour, je vais rentrer dans les ordres !

Vous ne me direz pas si vous en avez souffert…

- (retenant un sourire et d’un air de regrets) Je n’ai pas envie de mentir, aujourd’hui ! (rires) Non, sincèrement, bien que je n’ai aucune attirance pour ce milieu…

On raconte que vous avez fait du dessin…

- Oui, j’ai peu de temps pour ça et je n’ai pas beaucoup d’imagination, mes dessins sont toujours un peu morbides, je fais des bonhommes désarticulés…

Avez-vous fait toutes les cascades à cheval dans « Libertine » ?

J’ai fait de l’équitation pendant cinq ans, maintenant je n’ai plus le temps, mais si j’avais un cheval, je le monterais souvent et librement, sans aller dans un manège, sans l’embêter ! Je voulais faire les cascades moi-même dans « Libertine », mais c’est finalement une cascadeuse qui est montée en selle sur le cheval au galop et m’a doublée pour certains plans de bagarre : si j’avais eu un accident, tout aurait été annulé !

Me direz-vous combien a coûté le clip de « Libertine » ?

- Non ! (rires) Ca n’a pas coûté cent briques, comme certains le prétendent. Je n’ai pas envie de donner le prix !

Si les gens le croient très cher, c’est qu’il est réussi. Il a coûté la moitié de ce que vaut un clip français habituellement : un minimum d’argent, un maximum de talent !

1986-33-cEcrivez-vous des histoires ?

- Non, je n’écris rien, j’efface !

Qu’est-ce que vous effacez ?

- Tout ! Tout ce qui s’est passé hier. J’ai un don pour ne me souvenir de rien sauf de ce qui est vraiment marquant. Mon enfance, mon proche passé, je ne veux pas y penser une seconde ! Ce serait régresser, j’ai besoin d’aller de l’avant, de ne pas regarder en arrière.

Quelle attitude ont les garçons avec vous ? Sont-ils attirés par votre célébrité ou leur faites-vous peur ?

- Tout le monde n’est pas à l’aise avec moi, je n’en tire aucune satisfaction d’ailleurs, je le remarque, et surtout je n’ai pas envie qu’ils soient à l’aise avec moi ! Je n’en sais rien, j’ai l’impression d’être une vieille grand-mère quand on me pose cette question ! Je reçois des lettres de personnes que je ne connais pas qui déclarent leur flamme (elle s’interrompt) Non, je dis des bêtises, je ne fais pas une fixation là-dessus !

Et vous, quels sont les gens qui vous attirent ?

- Très souvent ceux que je ne peux pas approcher, docteur ! Ceux qui ont un sens de la folie. La vie est déjà suffisamment laborieuse et triste, on ne va pas s’ennuyer avec les gens qui ont des problèmes dentaires !

Même en traitant des sujets durs ou morbides, vos chansons sont très gaies, non ?

- Parce qu’elles sont cyniques. Le cynisme, ça sauve tout !

Etes-vous croyante ?

- Non. Par contre, je peux être intéressée par quelqu’un comme Ste Thérèse d’Avila, qui était une folle à lier elle aussi !

‘Aussi’ ?! Vous vous considérez comme folle à lier ?

- C’est un peu l’image que je donne dans ce que je fais. Je crois être quelqu’un de pas fou du tout ! Dans la vie, on a tous des moments d’égarement, mais je suis seule dans ce cas-là, il n’y a que mon singe qui me regarde avec des yeux ronds !

Vous pourriez me définir votre caractère ?

- (en secouant énergiquement la tête) Non ! (rires) Caractérielle ?

Bon alors, pensez-vous bien vous connaître ?

- Oui, oh oui ! Dommage, mais oui…

Avez-vous trouvé ce que vous vouliez vraiment faire dans la vie ?

- Voilà le genre de questions auquel je ne réponds pas ! (rires) L’avenir dira si on m’a pendue pour ça !

Avez-vous envie de faire autre chose aussi ?

- Je veux réussir dans tous les domaines, ne pas faire la même chose pendant vingt ans. Chanson, cinéma, m’occuper d’animaux à cinquante ans, pourquoi pas, tout et rien !

Fonder une famille ?

- Non, le pauvre, pauvre enfant ! Je n’en ai tout simplement pas envie.

Pensez-vous que chacun suit une destinée bien précise ?

- C’est cruel mais je pense que oui. Après, c’est une question de volonté. A nous d’affiner les gros traits qui nous sont tracés.

Où sont l’enfer et le paradis pour vous ?

- L’enfer, c’est d’être là et le paradis, c’est d’être là aussi ! Vraiment, l’enfer, c’est la maladie, la pire chose qui puisse arriver à quelqu’un. Et puis « L’enfer, c’est les autres » comme disait je ne sais plus qui !

Oui, l’autre, là !

-          (rires dans tous les coins)

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Mylène Farmer : bonjour l’humour noir

Posté par francesca7 le 26 janvier 2014

 

Parution à PODIUM en JUIN 1986 – Entretien avec Robert de LAROCHE

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A propos de l’accueil frileux des médias du clip « Plus Grandir » :

- Quand on touche aux tabous, à la religion, aux enfants, à la mère, ça dérange. Mettre les gens en face de leurs angoisses, c’est un choix. Je suis de nature inquiète. Quand on est un peu lucide…

A propos du lancement de sa carrière :

- Ca a démarré assez fort avec « Maman a tort », quoique la chanson ait été interdite dans certaines émissions pour les enfants. « On est tous des imbéciles » et « Plus Grandir » ont été des succès d’estime. Pour moi, ça a été très enrichissant. Mais le succès populaire est aussi une chose importante. Dans ce métier, il faut tout avoir, ce qui est assez angoissant.

A propos de ses débuts d’auteur, sur « Plus Grandir » et « Au Bout de la Nuit » :

- C’est très bien d’écrire, mais extrêmement difficile. Je préfère confier l’écriture à ceux dont c’est le domaine.

Je donne des sujets, des phrases, et c’est tout. Une chanson, c’est si rapide, il faut tant de concision. Tout vouloir faire soi-même ne mène à rien.

A propos de sa place à part dans le milieu de la chanson :

- Oui, c’est vrai que je ne me sens proche de personne. Je n’en ai pas envie. Je suis une solitaire, un peu farouche; enfin, un peu moins, à présent ! Mais c’est si difficile de communiquer. Chacun a sa vie.

A propos de son goût pour la lecture :

- J’adore lire. C’est une chose géniale. On imagine ce qu’on veut, on voyage par la pensée.

A propos des artistes qu’elle admire :

- Regardez Barbara. Elle nous a donné la preuve qu’on pouvait merveilleusement parler du quotidien, et il n’y a rien de plus difficile.

A propos de son petit singe, E.T. :

- Il est inouï. C’est incroyable comme on peut communiquer avec lui. C’est vraiment beau.

A propos de ses souhaits pour l’avenir de sa carrière :

- Beaucoup trop pour pouvoir les dire ! Ca remplirait tout le journal !

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FRANCE SOIR – Le programme télé de Mylène Farmer

Posté par francesca7 le 26 janvier 2014

 

Émission du  6 OCTOBRE 1986 – Entretien avec Florence TREDEZ

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Lundi 

• A2 15h55 – C’est encore mieux l’après-midi

C’est encore mieux avec Dechavanne, ce ‘voyou’ aux manières de gentleman, ou le contraire. Une émission dynamique en diable.

• FR3 13h30 – Muppets Show

Formidable ! Je caresse l’idée, insensée peut-être, d’être un jour l’invitée des « Muppets ». A propos de marionnettes, je voudrai en profiter pour dénoncer l’un des scandales de la télévision française. Qu’on nous rende Bart et Ernest, ces deux présentateurs-marionnettes de « 1, rue Sésame », qu’une censure imbécile a envoyés au placard ! Je pleure surtout Bart, mon préféré, quoique, à la réflexion, Ernest et Bart soient indissociables.

• La 5 19h35 – Star Trek

À chaque fois que je regarde la 5, je tombe sur les oreilles en chou-fleur de M. Spock ! Horreur ! « Star Trek », c’est tellement idiot et abêtissant qu’à côté Bart et Ernest passent pour des philosophes ! A cause de « Star Trek », je n’aurai jamais d’enfants, car je ne veux pas qu’ils voient ça !

Mercredi

A2 21h55Le Dossier d’Alain Decaux

J’aurais aimé avoir un prof d’Histoire comme Alain Decaux, j’aurais peut-être appris plus de choses. Thème du dossier : ‘150 millions de fausses livres sterling pour Hitler’. Tout ce qui a trait à Hitler, comme à tous les personnages extraordinaires (Louis II de Bavière, Gilles de Rais, Néron, le chevalier d’Eon, …le Diable) me passionne. Je déteste l’ordinaire.

• FR3 20h35 – Embarquement Immédiat

J’ai une profonde sympathie pour Gilbert et Maritie Carpentier. Je déplore qu’on ne leur ait pas assez fourni de moyens pour cette émission. C’est une bonne émission de variétés, présentée par notre comique national, Boujenah. A part ça, j’ai tourné tout l’après-midi dans un restaurant italien, le lac d’Annecy est très beau, j’y ai vu des cygnes et un message…

Jeudi

• TF1 20h30 – Columbo

Columbo, ton univers impitoyable, ton imperméable mal repassé, ta mine triste me plaisent. A priori, tu n’as rien d’attirant mais c’est ce que j’aime en toi. Si je te rencontrais, je te proposerais illico un rôle dans le « Muppets Show ». Ta série vaut tous les téléfilms français réunis.

• A2 15h00 – Sergent Anderson

Je ne connais pas cette série, mais Angie Dickinson est une comédienne que j’adore. « Cinéma, cinémas » lui avait consacré une séquence où elle expliquait, avec humour, qu’elle avait ‘raté le coche’ d’une certaine façon, et qu’elle ne serait jamais une Jane Fonda ou un Meryl Streep. « Cinéma, cinémas » ! Le générique est génial.

Disons que c’est une émission qu’on regarde plus facilement quand on a bu un verre de trop de champagne que celle de Mitterrand.

Vendredi

• A2 21h25 – Apostrophes

Comment, au cours des siècles, a-t-on regardé le corps nu de son voisin, ou son propre corps ? Quels sont les rapports entre pudeur corporelle et pudeur des sentiments ? Autant de questions qui tentent de définir ce qu’est le sentiment complexe de la pudeur. ‘Je suis libertine, je suis une catin…’ J’aurais aimé avoir une présence physique, le clip de « Libertine » par exemple, sur le plateau d’ « Apostrophes ».

Samedi

• A2 22h25 – Les Enfants du Rock

Un spécial très spécial avec Frankie goes to Hollyw ood…

Les dessins animés J’ai vingt-cinq ans, et pourtant quand je vois ce pitoyable Caliméro avec sa coquille d’œuf sur le crâne, j’ai envie de pleurer !

Dimanche

• TF1 16h30 – Les Animaux du Monde

L’émission que ET et moi attendons chaque semaine !

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SUPER PLATINE interview Mylène Farmer

Posté par francesca7 le 26 janvier 2014

 

Émission du 21 DÉCEMBRE 1985  – Présenté par JACKY  sur ANTENNE 2

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Mylène Farmer : (Avant même que Jacky n’ait pu parler) Bonjour tout le monde !

Jacky : Oui, voilà j’allais le dire justement ! (Mylène rit de bon cœur) Bonjour tout le monde, c’est « Super Platine ».

MF : Bonjour tout le monde.

J : Comment vas-tu, Mylène Farmer ?

MF : Et toi-même ?

J : Ben ça va très bien… (Aux téléspectateurs) Parce que c’est Mylène Farmer, tout le monde t’a reconnu, j’espère !

MF : Tu as l’air bien fatigué, Jacky.

J : Oui. Toi aussi, d’ailleurs !

MF : Ha bon ? Qu’est-ce qu’on a fait hier soir ?

J : On était ensemble, ou… ?

MF : C’est la question suivante, je pense !

J : Ha oui d’accord, ok ! Mais qu’est-ce que tu fais généralement, le w eek-end, toi au fait ?

MF : Ben écoute, vendredi soir, je crois que j’étais dans ton lit !

J : Oui…

MF : Et puis samedi matin, on s’est réveillés et puis on est venus là, en plateau.

J : Oui…Tu crois qu’on peut le révéler, comme ça, aux téléspectateurs ?

MF : Oh, c’est pas grave.

J : C’est pas très grave, ça y est, tant pis ! On va parler du programme de « Super Platine », ok ?

MF : Oui, avec plaisir !

J : On va démarrer par Alba, ça s’appelle « Only Music Survives ».

MF : Hmm…

J : Très sympathique. Ensuite, Bruno Grimaldi, ça s’appelle « Retour de Manivelle ».

MF : C’est bien !

J : C’est sympa, hein ? (Il continue sa liste) Sun City…

MF : Ca me dit quelque chose…

J : (Toujours énumérant les invités) : Mylène Farmer : tu connais ?

MF : Non, c’est qui ?

J : Deux chansons de Mylène Farmer…

MF : Et y a un clip, je crois ?

J : Oui ! « On est Tous des Imbéciles », et après « Plus Grandir ». Après, les Korgis : tu connais ?

MF : Oui, oui…

J : Egalement, et les Communards.

MF : Ha ça, j’adore !

J : Tu adores ?

MF : Oui.

J : Pour quelle raison ?

MF : Je trouve cette chanson (ndlr : « You are me World ») très très belle et un peu baroque.

J : Très baroque. C’est pour ça que ça s’appelle les Communards !

MF : Hmm…En tout cas, c’est très intéressant.

J : On va commencer par quoi alors, pour voir si tu m’as écouté !

MF : Heu…Alba l’beurre (ndlr : mort de rire !)

Diffusion de la chanson de Alba.

S’ensuit d’autres séquences sans Mylène où Jacky lance plusieurs autres clips, dont celui de Sun City.

J : Voilà, c’était Sun City, dans « Sun City ». Sympa, hein ?

MF : Avec Sun City !

J : (…) Superbe chanson contre l’apartheid.

MF : Absolument. Il y a des grandes stars, je crois, qui chantent pour ce…

J : Très grandes stars…Dis-moi Mylène, est-ce que ta maman a toujours tort ?

MF : Très bonne question ! Ma maman s’en est remise depuis. Après, on a eu « On est Tous des Imbéciles » (rires) !

J : Oui, alors des imbéciles s’y sont retrouvés ?

MF : Des imbéciles s’y sont retrouvés, mais là tout va bien !

J : Tout va très bien…

MF : Et elle vous embrasse d’ailleurs ! (sa maman, ndlr)

J : D’accord. Tu me vouvoies, maintenant ?

MF : Oui, ça change !

J : Ha bon, ça change un peu, oui. Et « Plus Grandir », alors : qu’est-ce qui se passe ?

MF : Il se passe que il y a un clip qui s’est greffé sur cette chanson, et auquel je tiens énormément. C’est un clip qui a été réalisé par Laurent Boutonnat.

J : En cinémascope ?

MF : En Cinémascope, oui.

J : Pourquoi ?

MF : Parce que c’est magnifique, le Cinémascope. C’est peu usité, en plus, surtout en clip.

J : Et tu trouves que ça se prête à la télévision française, ou étrangère, le Cinémascope ?

MF : Oh oui, tout à fait.

J : Ca te gêne pas qu’il y ait des…

MF : Les deux barres ? Non, ça c’est le cachet en plus. Donc, c’est un clip que j’aime beaucoup.

J : Ben oui, je m’en doute !

MF : Non, je m’en doute pas ! Là, c’est vraiment sincère et j’ose le dire.

J : T’as peur de vieillir, alors ?

MF : J’ai peur de grandir, oui. T’as pas peur de grandir, toi ?

J : Non, moi je suis arrivé à mon top-niveau, si tu veux : je fais 2, 20 mètres, ça va hein ? (rires de Mylène) Non mais la vieillesse, ça te fait vraiment peur ?

MF : Oui, c’est quelque chose qui me fait peur, mais je crois que c’est un sentiment qui est commun à beaucoup de personnes, hein ?

J : Ben oui, je pense. Ok. Donc, on va d’abord regarder « On est Tous des Imbéciles».

MF : Le scopitone, comme on dit, non ?!

J : Ha non, pas « scopitone » t’es quand même pas si vieille que ça, écoute !

MF : Je suis encore jeune ! (rires)

J : Alors, « On est Tous des Imbéciles », et ensuite « Plus Grandir ».

MF : D’accord.

J : OK ?

1985-02-cMF : Yes !

J : Allons-y, medley de Mylène Farmer !

Diffusion à la suite de la séquence où Mylène chante « On est Tous des Imbéciles » enregistrée pour sa venue à la même émission en début d’année et du clip « Plus Grandir » (la séquence d’ouverture a été coupée).

D’autres clips suivent, notamment un de Jimmy Sommerville et les Communards.

J : Hé bien voilà, c’était les Communards. Sympa, les Communards hein ?

MF : C’est très bien. Comment elle s’appelle, sa chanson, déjà ?

J : « You are my World ».

MF : A ton avis, il s’adresse à une fille ou un garçon ?

J : Peut-être aux deux, non ?

MF : Non, je crois que c’est à un garçon.

J : Ouais, moi aussi, mais enfin…

MF : C’est ce qu’on m’a dit.

J : Qu’est-ce que tu fais pour Noël ?

MF : Pour Noël, je crois que je vais m’occuper de mon petit singe, comme ce sera son premier Noël avec moi.

J : C’est ton enfant ?

MF : C’est mon bébé, oui.

J : Un bébé singe !

MF : Je vais le cajoler, je vais lui offrir plein de cadeaux !

J : Et faire un sapin de Noël ?

MF : Peut-être un sapin de Noël, oui. Très bonne idée !

J : (Aux téléspectateurs) En tout cas, moi je vous souhaite un joyeux Noël, parce que c’est quand même dans trois-quatre jours, hein !

MF : Ha oui, joyeux Noël…

J : …à tous…et à toutes !

MF : Oui ! (rires)

J : L’émission se termine, Mylène.

MF : C’est dommage.J : C’est dommage, hein ? On se reverra ?

MF : Il me semble qu’à la première émission, on s’était embrassés sur les deux joues, et là je crois qu’on peut faire plus fort !

J : C’est-à-dire ?

MF : On peut se faire un baiser sur la bouche !

J : Heu… (Aux téléspectateurs) Qu’est-ce que vous en pensez ?

MF : Allez !

J : Bon d’accord ! Je dis au revoir d’abord, parce qu’après ça va être terrible ! (…) Excusez-moi, je suis déjà un peu troublé d’avance !

MF : Assume !

J : Au revoir, et joyeux Noël !

Le générique se lance sur un gros plan de profil de Mylène et Jacky se faisant un baiser sur la bouche !

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émission CARGOT DE NUIT avec Mylène Farmer

Posté par francesca7 le 23 janvier 2014

 

RTBF (Belgique) – le 11 DÉCEMBRE 1985  –

Présenté par Jean-Louis SBILLE

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Vêtue d’un pantalon noir noué à la taille par un large ruban vert et d’un simple soutien-gorge vert par-dessus lesquels elle porte une  grande tunique verte elle aussi, Mylène interprète « Plus Grandir » sur le plateau de cette émission belge.

A la fin de la chanson, et alors que le playback finissant en fondu laisse entendre un court instant sa voix live lorsque son micro est rallumé, Mylène est rejointe par l’animateur Jean-Louis Sbille.

Jean-Louis Sbille : « On est tous des Imbéciles », « Maman a Tort »…

Mylène Farmer : (en même temps que l’animateur) Et « Plus Grandir » !

JLS : Ca, c’est le dernier 45-tours de Mylène Farmer !

MF : Oui.

JLS : Alors, quand avez-vous arrêté de grandir, Mylène ?

MF : Hé bien mon cher Jean-Louis, j’ai arrêté de grandir le jour où je vous ai rencontré parce que j’ai eu un tel choc que ma croissance s’est arrêtée ! (rires)

JLS : C’est le première fois qu’on me le dit !

MF : C’est vrai ?!

JLS : Ha oui, oui, oui !

MF : J’en suis contente !

JLS : Dites donc, qui vous habille ?

MF : C’est moi qui m’habille. Et qui me déshabille ? C’est mon petit singe !

JLS : Votre petit singe ?

MF : Oui, j’ai un petit singe. C’est un capucin, ça a des petites mains et il aime trifouiller partout !

JLS : (regardant ses propres mains) Oui ?

MF : Elles sont un peu plus petites que les vôtres ! (sourire)

JLS : Il s’appelle comment ?

MF : Il s’appelle E.T. !

JLS : E.T. ? Comme « E.T. » ?!

MF : Comme « E.T. » !

JLS : Alors, j’ai entendu dire que vous prépariez un 33-tours –votre premier 33-tours- pour très bientôt, pour le mois de janvier ou février…

MF : (elle acquiesce) C’est ça…

JLS : Et un 33-tours, c’est un petit peu des cendres de lune sur du vinyle…

MF : (dans un sourire) Oh, quel poète ! Ecoutez, devant ça je ne peux plus rien dire ! (rires) (Notons en effet la malice de l’animateur qui cite sans le citer le titre du premier album de Mylène, qui jusque là n’avait encore jamais été annoncé par celle-ci, nda)

JLS : Ha non, non, non ! C’est vrai ?!

MF : Oui, j’ai un album qui sort en février (l’album « Cendres de Lune » sera finalement commercialisé au mois d’avril suivant, nda), qui me tient énormément à cœur et qui comportera neuf titres, je pense. Neuf ou dix, dont « Maman a Tort » et les deux autres disques. (Si la première version commercialisée de l’album contiendra bien neuf titres, il n’inclura jamais « On est Tous des Imbéciles » comme Mylène semble pourtant vouloir le dire ici, nda)

Fin de l’émission.

 

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Mylène Farmer chez Christian Ouvrier

Posté par francesca7 le 23 janvier 2014

NUMÉROS 1 pour Mylène Farmer 85

MAI 1985 – Entretien avec Christian OUVRIER

1985-04-b

Quelles sont tes espérances avec ce deuxième 45-Tours ?

- Mes espérances c’est de créer un style, le style Mylène Farmer, mais c’est un travail de longue haleine. Avec mon nouveau titre je pense aller dans ce sens.

Maman a tort eu diverses interprétations, peux-tu m’en parler ?

- C’est vrai et je trouve ça assez extraordinaire pour une même chanson. Je pense que les plus jeunes ont aimé le côté comptine et qu’ils ont utilisé un peu comme slogan ‘Maman a tort’. A l’opposé, d’autres ont aimé ce titre pour son côté tabou « j’aime ce qu’on m’interdit, j’aime les plaisirs impolis ». Enfin, j’imagine que certains ont pu encore avoir une autre interprétation du texte…

Y a-t-il eu des réactions négatives ?

- C’est vrai que « Maman a tort » a quand même eu quelques problèmes. Je ne sais pas si c’est au niveau de la compréhension, mais le texte a choqué quelques personnes. Je trouve ça assez stupide d’ailleurs. Jacques Dutronc dit bien ‘Merde in France’ et tout le monde s’extasie. Moi je me suis contenté de dire que j’aimais les plaisirs impolis…

Cette version anglaise de « M aman a tort » que tu as enregistrée, que devient-elle ?

- On s’en occupe, ou plutôt c’est en cours… Le disque qui est sorti en France, devrait sortir au Canada dans les deux langues. Il devrait également sortir en Allemagne. Après je ne sais pas, c’est plutôt difficile de s’imposer dans les autres pays. Quand à l’Angleterre et les Etats-unis ce n’est même pas la peine d’y penser !

J’ai entendu quelqu’un dire un jour que les Américains ne nous attendaient pas. C’est monstrueux de dire ça, mais c’est vrai que les Américains ont tout ce qu’il faut. Ils ont un professionnalisme que les Français sont loind’avoir… Je trouve qu’il est un peu utopique de vouloir aller dans ces pays, mais pourquoi pas ?

Parle-moi de ton équipe ?

- L’équipe se résume à trois personnes : Jérôme Dahan, Laurent Boutonnat et moi. Jérôme est dans la musique depuis sa plus tendre enfance, Laurent est plus orienté vers le cinéma. C’est intéressant, car c’est un peu ce que j’aimerais refléter. Un côté chanson c’est évident puisque je chante, et un côté cinéma obtenu par le visuel (ma façon de bouger, d’interpréter, etc…). Jérôme et Laurent ont écrit « Maman a tort » ensemble. Pour ce qui concerne le nouveau 45-trs, « On est tous des imbéciles » est l’oeuvre de Jérôme Dahan et la face B, « L’annonciation », celle de Laurent Boutonnat.

Et toi dans tout ça ?

- Moi, je chante ! (rires). Pour l’instant je dis oui ou non, lorsque l’on me propose une chanson. Je dis pratiquement toujours oui d’ailleurs, car j’aime bien ce qu’ils font. En studio, j’ai le droit de lever le doigt et de poser des questions ! Cela dit, c’est vrai qu’en musique je ne m’y connais pas, je ne peux qu’instinctivement dire que j’aime ou pas. La partie où j’interviens surtout, c’est dans l’interprétation des chansons, le visuel pour la télévision, les galas… Le travaille se fait en équipe et personne n’est tenu à l’écart…

Comment réagis-tu face au succès de « M aman a tort » ?

- Plutôt bien ! (rires). Je ne pense pas avoir la grosse tête, et puis peu importe, c’est le cadet de mes soucis…

Chanter est à la fois un métier passionnant, mais aussi un métier de dérision. C’est un peu ce que je dis dans « On est tous des imbéciles ». Ce qui est surprenant par rapport au succès, c’est que du jour au lendemain on est propulsé, et que l’on se retrouve avec une nouvelle image, que les gens vont s’arracher. (Enfin pas pour moi, il ne faut rien exagérer !). Ils vont te demander des autographes, et le moindre bout de papier ou de tissu, aura de l’importance. C’est ça que je trouve quand même drôle et dérisoire. Personnellement, j’aurai plus d’estime pour un chercheur en médecine qu’un chanteur.

As-tu des projets ?

- Logiquement nous devons faire le clip sur « On est tous des imbéciles », le scénario du clip a été écrit. Tout est terminé, il ne manque plus maintenant que le tour de manivelle et les sous… Obtenir l’argent devient un gros problème, car avec ce qui vient de se passer au Midem, les maisons de disques ne sont plus prêtes à avancer de grosses sommes d’argent pour la réalisation des clips. C’est l’avenir du clip qui est en suspend. Dans les semaines à venir je vais faire des galas comme tous mes amis chanteurs…

 

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FR3 Normandie avec Mylène Farmer

Posté par francesca7 le 23 janvier 2014

HÉ, LES COPAINS ! C’EST MON ANNIVERSAIRE – Mylène Farmer

Émission FR3 NORMANDIE du 3 AVRIL 1985

Présenté par Dominique

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Le contexte de cette émission est pour le moins insolite puisque Mylène est rien moins que le cadeau d’anniversaire d’Ingrid, qui fête ses dix ans sur le plateau de FR3 Normandie.

Le principe de cette émission est en effet d’accueillir un enfant qui fête son anniversaire, accompagné de ses amis. Ils participent ensemble à différentes rubriques, en compagnie d’un invité spécial. C’est donc Mylène qui est présente ce jour-là, vêtue de sa grenouillère verte surmontée d’une petite veste noire.

Cette émission propose également la singularité de voir Mylène répondre aux questions des enfants, aidés par la présentatrice, qui s’adresse à Mylène sur le même ton qu’aux enfants (sic !)

Dominique : Alors dites-moi, je sais que dans les ventes de 45-trs de notre région il y a surtout, surtout Mylène Farmer. Hein ? (les enfants confirment à l’unisson) On l’entend sans arrêt ! On l’entend sans arrêt chez nous, sur les radios ! Et puis, je me suis un petit peu renseignée, c’est une des plus grosses ventes de 45-trs de notre région, et cet après-midi Mylène Farmer, elle est avec nous en direct sur FR3 Normandie !

Mylène Farmer : Bonjour ! (les enfants lui répondent à l’unisson)

D : Bonjour M ylène ! (aux enfants) Alors, dites-moi : vous êtes contente de la voir ? (ils confirment tous d’une seule voix) Vous avez préparé des questions pour elle ? Oui ? On commence tout de suite ? M ais pas des questions trop méchantes, hein ! Des gentilles ! Alors, qu’est-ce que tu voudrais demander, Ingrid ?

 Ingrid : Vous avez déjà fait des tournées ?

MF : Non. Ce qu’on appelle des tournées, je n’en ai pas encore faites pour la bonne raison que je n’ai à chanter pour l’instant que trois chansons (« Maman a Tort », « On est Tous des Imbéciles » et « L’Annonciation », nda) et pour faire des tournées, il faut au moins un album derrière soi. Par contre, je participe de temps en temps à des galas : c’est-à-dire, c’est un plateau, ça va de cinq à dix-sept chanteurs et on passe, comme ça, en rang d’oignon, à la file ! (large sourire)

 Ingrid : Autrement, est-ce que vous comptez en faire ?

MF : Bien sûr ! J’espère que j’en ferai ! Je sortirai, je pense, l’album aux alentours de septembre (1985, mais suite à sa rupture de contrat avec RCA et son arrivée chez Polydor, les plans de Mylène seront bouleversés, nda) donc après, si ça marche toujours, j’y penserai !

D : L’album, ça veut dire donc qu’en ce moment vous enregistrez d’autres chansons, que vous préparez d’autres chansons…

MF : Voilà. Pour l’instant, je travaille à cet album qui comportera, je pense, dix chansons maximum. Donc c’est un travail de studio –et un travail chez soi aussi !

D : Bon alors, justement, on va parler des chansons. Est-ce que vous allez rester dans ce style de chansons ? (aux enfants) Parce que c’est quand même un petit peu particulier : si vous avez bien écouté les paroles des ses chansons, elles sont quand même un petit peu provocantes, hein ! Dans une première chanson, elle nous dit carrément qu’elle aime l’infirmière, et dans une seconde chanson elle nous traite d’imbéciles, et on aime ça ! On aime bien ! (rires de Mylène) N’importe qui te traiterait d’imbécile dans la rue, je sais pas ce que tu dirais ! Alors elle, elle nous le chante et on aime bien ! (à Mylène) Alors, est-ce que c’est un choix ? Est-ce que vous allez continuer dans ce style de paroles ?

MF : Je pense qu’on continuera. Il ne s’agit pas de faire le plagiat à chaque fois des premières chansons, mais ce qui est important pour se démarquer des autres, c’est de créer un style, justement, donc je pense qu’on a commencé avec « Maman a Tort », qu’on continue avec « On est Tous des Imbéciles », donc c’est un créneau que je vais essayer de prendre, oui, d’installer.

D : Alors le parolier, c’est toujours le même ?

MF : Ce sont toujours les mêmes, c’est-à-dire il y a deux paroliers. Il faut citer les noms ?! (rires)

D : Bien sûr, bien sûr !

MF : Alors : Jérôme Dahan et Laurent Boutonnat, voilà, qui seront j’espère fidèles.

D : Bien sûr, parce que c’est chouette quand même ! (à un des enfants présents) Qu’est-ce que tu en penses, toi ?!

 L’enfant : Ben heu…oui ! C’est super ! (rires collectifs)

D : C’est super ! M oi je pense la même chose que toi ! Bon dites-moi, M ylène : quand vous étiez petite comme Ingrid, qu’est-ce que vous vouliez faire ?

MF : Quand j’étais toute petite, je voulais être gendarme ! Vous voyez ! (rires)

D : Intéressant ! Gendarme !

MF : Gendarme ! Et après, étant un peu plus grande, je voulais me tourner vers le métier de monitrice d’équitation –parce que j’ai pratiqué l’équitation assez longtemps. Et puis après, comme j’étais un peu un pitre en classe, je me suis orientée dans le théâtre et dans la chanson.

D : Ha, on en apprend, des choses ! On apprend plein de choses, cet après-midi, hein ? D’abord elle voulait être gendarme, elle était un peu pitre en classe (rires de Mylène) et puis, bon, ça a l’air de pas trop mal tourner puisqu’elle est devenue une grande chanteuse, là maintenant ! Bon alors, et votre carrière, alors, ça s’est passé comment ? Ca a débuté il y a combien de temps ?

MF : Hé bien maintenant il y a un an, et elle a démarré un peu par hasard et avec beaucoup de chance. J’ai rencontré donc ces deux personnes que j’ai cités tout à l’heure –qui sont et mes producteurs et compositeur – et qui avaient composé « Maman a Tort » et puis voilà…je les ai rencontrés et ils m’ont proposé cette chanson et puis après, ça fait boule de neige !

D : Et là, ça n’arrête plus ! (aux enfants) C’est chouette, une carrière comme ça, hein ? Parce qu’on a reçu sur ce plateau des chanteurs qui nous disaient ‘M oi, ça fait dix ans que j’essaie de me produire, que je galère, en quelques sortes, et ça se passe pas toujours bien’. Je crois qu’il faut effectivement trouver le bon style. Ce qui nous sauve un peu, c’est vrai, c’est le style ! (en référence au refrain de « On est Tous des Imbéciles », nda)

MF : Je le pense aussi ! (rires)

D : Il faut trouver son style et il faut que ça marche, il faut que ça plaise ! Bon dites-moi, M ylène, vous aimez les dessins animés ?

MF : (elle s’illumine) Oui ! Oui, oui ! J’aime bien Droopy ! C’est le seul dont je me rappelle ! (rires)

D : Hé bien là, ça sera pas Droopy, ça sera Donald !

MF : D’accord ! C’est très bien aussi ! Diffusion du cartoon de Donald « Nettoyeurs de carreaux »

D : Bon alors, dites-moi M ylène, vous allez interpréter une première chanson, c’était le premier 45- tours…

MF : Oui.

D : …et ça s’appelle… ?

MF : « Maman a Tort »

D : (alors que l’introduction de la chanson démarre et que Mylène, surprise, se lève d’un bond pour se mettre en place) Je vous rappelle que c’est Mylène Farmer, qu’elle est en direct dans le studio pour FR3 Normandie !

A coté du cube sur lequel elle était assise jusqu’à présent, Mylène chante « Maman a Tort » en ajoutant de nombreuses mimiques à ses pas de danse. Détail amusant : un petit garçon présent sur le plateau passe toute la chanson à se boucher les oreilles en faisant la moue, visiblement gêné par le volume sonore pendant qu’une petite fille passe la chanson à compter sur ses doigts au rythme des couplets.

D : Bravo ! Alors M ylène, vous venez nous rejoindre. (Mylène reprend en effet sa place sur le plateau) Combien de 45-trs vendus avec « M aman a Tort » ?

MF : C’est la question ! Hé bien, je pense que nous avons vendu à peu près 160.000 45-trs.

D : M oi je trouve que c’est beaucoup quand même pour un premier 45-trs ! (les enfants acquiescent)

Et puis alors pour le second dont on parlera tout à l’heure, là je crois que ça va battre des records ! (sic !) Je suis persuadée !

1985-08-d

Diffusion d’un extrait du long-métrage de Disney « La Belle et le Clochard »

Après la rubrique « Un métier pour demain », Ingrid se voit offrir un gâteau d’anniversaire et quelques cadeaux au nombre desquels le 45-tours « On est Tous des Imbéciles » sous le regard amusé de Mylène.

La présentatrice propose ensuite à Ingrid de saluer ses proches qui sont devant la télévision, puis demande aux autres enfants sur le plateau de faire de même…mais c’est Mylène qui saisit l’opportunité la première !

MF : Moi aussi !

D : Toi aussi tu as un bonjour à dire ? A qui ? A ta grand-mère ?!

MF : Non, je voudrais dire bonjour à mon papa et puis à ma maman !

D : A ton papa et ta maman ? Ils nous regardent, là, en ce moment ton papa et ta maman ?

MF : Non. Ils ne peuvent pas, non.

D : Bon, on leur enverra la cassette, écoute ! Qu’à cela ne tienne !

Ingrid prend à nouveau la parole :

Ingrid : Je voulais aussi remercie Mylène pour son disque !

D : Je crois qu’elle va te le dédicacer, alors ça ça va être un super disque après !

MF : Bien sûr ! (grand sourire d’Ingrid en direction de Mylène)

Mylène se lève pour chanter « On est Tous des Imbéciles » avant de retourner s’asseoir parmi les enfants.

L’animatrice se met alors en tête de faire chanter le refrain du titre aux enfants. L’un d’eux s’y colle avec plus ou moins de bonheur.

L’émission s’achève enfin par un extrait de « Pinocchio »

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Mylène Farmer : son show Timeless 2013 bientôt au cinéma

Posté par francesca7 le 18 janvier 2014

 

Pour accompagner la sortie du DVD de sa dernière tournée Timeless 2013, Mylène Farmer a réservé un joli cadeau à ses fans : le 27 mars, le show sera projeté sur grand écran dans plus d’une centaine de cinémas en France, Belgique et Suisse.

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2013 aura, sans conteste, été l’année de tous les records pour Mylène Farmer : dix concerts à Bercy qui affichaient «sold out», trente-neuf dates, quatorze villes, quatre pays, cinq cent mille spectateurs au compteur ! Bref, la chanteuse a – une fois de plus – prouvé qu’elle était bel et bien l’artiste la plus populaire de sa génération ! Et la « Farmer mania » n’est pas prête de s’arrêter ! En effet, au printemps prochain, histoire de prolonger le plaisir, sortira le DVD de cette tournée exceptionnelle.

Et comme Mylène Farmer est une pro de la communication, elle a mis au point un événement très spécial… le jeudi 27 mars 2014, à 20h précises, le film de sa tournée sera projeté sur grand écran dans plus d’une centaine de cinémas en France, Belgique et Suisse. Les cinémas Gaumont, Pathé, Kinépolis, Cap cinéma, Cinéville et des dizaines de cinémas indépendants ont répondu favorablement à cette initiative.

Ainsi, les fans de la chanteuse pourront (re)voir le concert dans une qualité inédite. Car le show a été filmé en CinémaScope avec trente caméras haute définition et mixé en son Dolby Surround 5.1, spécialement pour le cinéma. Ce qui fait de ce film, non pas un simple souvenir, mais une véritable oeuvre cinématographique !

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Les fans de Mylène Farmer pourront (re)voir la dernière tournée de leur idole en haute définition le 27 mars dans plus de cent salles de cinéma.

Décidément, les chanteuses vont envahir les salles obscures cette année. Mais pas en jouant la comédie dans un film.

Après Tal, qui fera l’objet d’un documentaire, Tal au cinéma, diffusé dans plusieurs salles à travers la France au mois de mars, la plus importante vendeuse de disques de l’Hexagone va elle aussi se retrouver à l’affiche des cinémas.

téléchargement (2)Le concert Timeless de Mylène Farmer sera en effet projeté sur plus de cent grands écrans en France, Belgique et Suisse. Le jeudi 27 mars 2014, à 20h précises, les fans de la chanteuse pourront découvrir le film de sa tournée Timeless dans une centaine de salles de cinéma. Filmée en Cinéma Scope avec trente caméras haute définition, mixée en son Dolby Surround 5.1, cette captation de concert se veut de haute qualité. Cette sortie en salles est destinée à promouvoir le DVD de la tournée, qui sera dans les bacs au même moment. L’événement devrait déclencher une nouvelle vague de Mylène-mania.

Plus de 500 000 personnes avaient assisté à la tournée Timeless de la chanteuse à l’automne 2013. Les médias avaient largement relayé l’impatience et la passion de certains fans, qui n’avaient pas hésité à camper des semaines durant devant le Palais omnisports de Paris-Bercy pour être au plus près de leur idole. Il faut dire que la star, rare sur les plateaux télé, l’est aussi sur scène : en près de 30 ans de carrière, Mylène Farmer n’a effectué que six séries de concerts…

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LE 12/13 FR3 AQUITAINE avec Mylène Farmer

Posté par francesca7 le 18 janvier 2014

 

Émission du  6 MARS 1985 – Présentée par Michel ANDRÉ

« La provocation je crois qu’on en a besoin pour sortir un peu de la masse. »

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Cette émission régionale de la mi-journée mélange informations locales, variétés et chroniques. Les deux invités du jour sont le comédien Jean Richard, venu présenter son autobiographie, et Mylène Farmer en pleine promotion de « On est Tous des Imbéciles ». Elle interprète le titre en tout début d’émission et revient sur le plateau plus tard pour une interview croisée avec Jean Richard face à un présentateur qui ne la prend guère au sérieux…

Michel André : (il s’adresse à Jean Richard) Alors je voudrais vous demander : vous connaissiez Mylène Farmer ?

Jean Richard : Pas du tout ! (Mylène éclate de rire) Mais j’ai eu énormément de plaisir à l’entendre tout à l’heure !

MA : Vous avez entendu ce qu’elle a chanté ?!

JR : Ha oui !

MA : Nous sommes tous des imbéciles !

JR : Tous des imbéciles ! Elle a l’air de s’y connaître ! (Mylène éclate de rire à nouveau)

MA : D’où vient ce titre ?

Mylène Farmer : D’où vient ce titre ? Ben je vais vous dire surtout qu’il est très bien accueilli en général.

MA : Ha oui, mais ça c’est un autre problème ! C’est une provocation systématique ? Parce qu’une autre chanson, c’était « Maman a tort ».

MF : De la provocation, certainement. Agressive, je ne pense pas…

MA : Non, j’ai pas parlé d’agressivité !

MF : Non, on m’a déjà parlé d’agression, c’est pour ça que je tiens à préciser !

MA : Ha oui mais attention, moi je suis pas responsable de ce qu’on a pu vous poser comme questions ailleurs qu’ici !

MF : Oui, de la provocation je crois qu’on en a besoin pour sortir un peu de la masse.

MA : Alors vous êtes née à Montréal…

MF : Oui, au Canada.

MA : (Sarcastique) Ha c’est au Canada ? Dites donc ! Et vous aimez les voyages, vous y retournez ?

MF : Non, je n’y suis jamais retournée. Je voyage dans la France pour l’instant et j’avoue que je ne suis pas retournée au Canada, non.

MA : Mais qu’est-ce qui vous pèse le plus dans cette France d’aujourd’hui, dans ce métier que vous faites ?  Vous êtes quand même, je dirais pas débutante, mais vous êtes une toute jeune chanteuse.

MF : Oui…Qu’est-ce qui me pèse le plus ?

MA : Oui. Et qu’est-ce qui vous fait aussi le plus plaisir ?

MF : Si je pense à mon métier, je pense que c’est un métier difficile et pesant quotidiennement, mais qui est aussi à la fois essentiel pour moi et plein de réjouissances. Enfin, c’est…

MA : Vous aviez des raisons spéciales de vous lancer dans la chanson : une famille d’artistes ou de musiciens, un entourage… ?

MF : Non, du tout. J’avoue que j’ai eu beaucoup de chance et c’est un peu par hasard. Moi je m’orientais plutôt vers une carrière d’actrice, si elle m’était proposée. Et puis la chanson est arrivée très, très vite.

MA : En ce moment, on passe de l’un à l’autre assez facilement, alors la carrière d’artiste ça sera peut-être dans quelques années !

MF : Absolument, et je pense qu’il est plus intéressant de commencer, enfin en ce qui me concerne, de commencer par la chanson pour accéder au cinéma, parce que souvent l’inverse est beaucoup plus médiocre !

Le présentateur se tourne alors vers Jean Richard et revient longuement sur sa carrière. Ils parlent notamment de son célèbre cirque et fait réagir Mylène à ce sujet.

MA : Je demanderai en même temps à Mylène Farmer est-ce que le cirque vous paraît toujours un grand moment de la vie artistique ?

MF : (peu inspirée) Heu, je…Moi, j’avoue que le cirque ne m’a jamais beaucoup attirée ! Peut-être les…

MA : Ca vous fait peur ?

MF : Non ! J’ai l’impression que c’est toujours un peu la même représentation qui se fait. Donc on va une fois au cirque, j’ai l’impression que ça n’évolue pas beaucoup.

Jean Richard répond à Mylène en lui donnant sa vision du cirque traditionnel et de l’avenir qu’il espère pour celui-ci.

MF : Mais je veux bien, j’avoue que de toute façon je suis profane en la matière donc c’est vrai que j’ai pas vraiment à porter de jugement. Mais ce sont des gens que je respecte en tout cas parce qu’ils font un métier très dur et assez beau.

La conversation sur le cirque continue, notamment à propos des écoles de cirque dont Jean Richard désapprouve certaines méthodes. De nouveau, l’animateur demande son avis à Mylène.

MF : Moi j’avoue que je préfère les personnes qui apprennent sur le tas. Je crois que c’est plus intéressant pour un artiste. Je pense pas qu’on apprend le talent, d’une part…

MA : Oui mais y a pas un moment où, par exemple sur la composition, ou autres, y a des besoins qui se font sentir ?

MF : Mais non, c’est justement un peu le propos de la chanson (« On est Tous des Imbéciles », ndlr), c’est que effectivement y a la musique, qui est quand même un art très large, moi c’est plutôt variété, et je suis interprète donc très peu musicienne, et je le reconnais et à la limite je le revendique. Donc c’est vrai que les notes de musique pour moi n’évoquent pas grand-chose. J’ai pas besoin d’un…comment dire ? D ’une éducation musicale pour faire ce métier.

MA : Mais comment en dehors de ça vous dialoguez, vous rencontrez le parolier, le compositeur, il y a une préparation qui se fait en commun, ou ils vous amènent tout ça tout prêt et vous prenez ça ?

MF : Non ! Bien sûr, il y a une préparation, cela dit moi j’interviens sur les terrains que je connais un petit peu, à savoir sur le texte, je peux intervenir, sur l’interprétation ça c’est moi qui suis le maître, et puis les prestations…

Mais en ce qui concerne la musique, je peux donner des indications ou donner mon avis, mais c’est difficile de s’installer et de dire « Voilà, je veux ça, ça, ça ! » quand on ne connaît pas !

MA : Vous ne vous mettez pas au piano en préparant une chanson ?

MF : Non, j’avoue que j’ai jamais joué de piano. Un peu de guitare, mais…La conversation continue avec Jean Richard qui porte un regard très critique sur le cinéma français en ce début des années 1980.

MA : Vous allez au cinéma, Mylène Farmer ?

MF : Oui. Moi si j’ai un jugement à porter, je dirais qu’il y a une carence effectivement dans le cinéma, mais français surtout. A savoir que je pense que…

JR : Ca en fait partie ce que je viens de dire là…le cinéma français en fait partie.

MF : Je pense qu’il y a suffisamment de metteurs en scène de talent, y a beaucoup de moyens, beaucoup plus qu’avant, et finalement ça rattrape pas effectivement le cinéma de…

JR : … « de papa » !

MF : …d’avant, qui était de qualité. Le « cinéma de papa », oui !

MA : Et quel est le genre qui vous intéresse le plus ? Le style fantastique ?

MF : (spontanément) Non ! J’aime pas du tout ! J’avoue que la science-fiction, j’ai beaucoup de mal ! J’aime bien les films qui ont des thèmes…

JR : Moi j’étale mes regrets sur la comédie américaine.

MA : Mais hier soir, FR3 a diffusé « Dracula »…

MF : Voilà, ça je veux ! Tout à fait, oui !

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L’émission est sur le point de se terminer. L’animateur présente à nouveau les mémoires de Jean Richard et enchaîne sur l’actualité de Mylène.

MA : Alors, il faut écouter les chansons de Mylène Farmer ! Le prochain titre, vous l’avez déjà choisi ?

MF : Non. Le prochain, non, c’est en cours de préparation. Là, on prépare un album, et je vous dirai ça dans quelques temps !

MA : Ca sera du même style que les deux (45-Tours, ndlr) précédents ?

MF : Ben, ça sera un peu de « Maman a Tort », un peu de « On est Tous des Imbéciles », un peu de la face B, je crois qu’on essaye de…

MA : Ha oui, alors la face B on n’a pas eu le temps de l’écouter mais… « L’Annonciation » !

MF : Ca s’appelle « L’Annonciation », oui, ce qui est encore assez provocant, je crois ! (rires)

MA : Oui…Dédicacé à Sainte Thérèse d’Avila et à Papa !

MF : Sainte-Thérèse d’Avila, et à Papa oui ! C’était pour la rime. Et pour le plaisir aussi (rires)

MA : Bien ! Bonne route à Mylène Farmer avec ce nouveau disque.

MF : Merci…

MA : Vous le reconnaîtrez, elle a une robe rouge sur le disque. Elle a voulu faire le contraste sur notre plateau ! (Mylène porte en effet une large grenouillère verte)

MF : (Elle montre sa grenouillère) Non, j’ai pris mon habit de clown pour Mr Maigret ! (le commissaire incarné par Jean Richard, ndlr)

JR : (rire attendri) L’habit de clow n pour Mr Maigret ! C’est très gentil comme idée, en tout cas !

L’émission se termine avec l’annonce des programmes à suivre.

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Mylène farmer et ses Duos

Posté par francesca7 le 14 janvier 2014

 

MUSE 1Mylène Farmer pourrait bien être de retour plus tôt que prévu. Alors que le film de sa dernière tournée « Timeless 2013″ investira les salles de cinéma le 27 mars, la chanteuse préparerait actuellement son prochain album avec le groupe Muse.

Il y a quelques semaines, des rumeurs ont fait écho d’un possible retour de Mylène Farmer en fin d’année. Selon plusieurs sources proches de celle-ci, un nouveau disque écrit avec le groupe britannique Muse est en préparation. Mais la chanteuse n’est pas du genre à s’étendre ni à révéler ses projets longtemps à l’avance. En 2012, son comeback s’était opéré de manière originale pour créer le buzz, annonçant ainsi la sortie de son neuvième album  »Monkey Me » et le lancement de la tournée « Timeless 2013″. Personne ne s’y attendait… ou presque. En effet, un guitariste avait déclaré quelques semaines plus tôt sur sa page Facebook qu’il travaillait sur un nouveau disque de Mylène Farmer. Le message avait été retiré dans l’heure. 

Un duo avec Matthew Bellamy après des duos avec Moby ?

Cette fois-ci, il semble que la chanteuse ne puisse pas conserver son secret très longtemps. Samedi 4 janvier, un reportage du JT de TF1 évoquant les évènements culturels majeurs de l’année 2014 a mentionné la possible sortie de « nouvelles chansons signées Mylène Farmer en collaboration avec le groupe Muse ». Le journaliste a par ailleurs ajouté que « ce projet encore secret » était bien sûr « source de toutes les rumeurs ». Cette semaine, le site Voici.fr officialise l’information. Selon lui, l’enregistrement de l’album, qui ne devrait pas sortir avant la fin du mois de novembre prochain, aura lieu fin janvier. Les chansons seront comme toujours écrites par Mylène Farmer, en français et en anglais, et les musiques seront composées par Muse. Un duo entre la chanteuse et le frontman Matthew Bellamy serait envisagé et certains titres seraient signés Darius Keeler (Archive), déjà aux crédits de l’album  »Bleu noir » de Mylène Farmer (2010). Darius Keeler avait d’ailleurs composé les musiques de « Light Me Up » et  »Diabolique mon ange », premier extrait du nouvel album live « Timeless 2013″ de la chanteuse.

Si elle se confirmait, cette collaboration entre Muse et Mylène Farmer n’aurait rien de surprenant. Interrogée par Claire Chazal en décembre 2012, la chanteuse avait déjà fait part de son admiration pour Matthew Bellamy. « C’est un artiste que je trouve absolument extraordinaire, époustouflant même » avait-elle confié, précisant que si elle avait un jour une chanson à reprendre, « ce serait « Guiding Light » » de Muse.

Habituée à travailler avec Laurent Boutonnat, compositeur de la plupart de ses tubes et réalisateur d’une bonne partie de ses clips, Mylène Farmer lui a déjà fait plusieurs infidélités par le passé en faisant également appel à RedOne et Moby pour son album « Bleu noir » (« Oui mais… non », « Lonely Lisa »..). La chanteuse a d’ailleurs partagé plusieurs duos avec Moby, notamment le tube « Crier la vie/Slipping Away » repris l’an dernier sur la scène de « Timeless 2013″, dont le film sera diffusé au cinéma le 27 mars 2014.

source : http://www.chartsinfrance.net

 LE FILM

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mylène farmer et son amour pour le cinéma

Posté par francesca7 le 14 janvier 2014

 

images (3)Si Mylène Farmer n’a jamais caché son goût pour le cinéma, à travers ses clips notamment, elle n’a joué que dans un seul film depuis le début de sa carrière. Un projet d’adaptation du roman « L’ombre des autres » de Nathalie Rheims était à l’étude depuis quelques années, mais la romancière vient de révéler qu’il n’était plus d’actualité.

Invitée sur le plateau du JT de 20h de TF1 en décembre 2006 à l’occasion de la sortie du CD/DVD »Avant que l’ombre… à Bercy », Mylène Farmer s’était exprimée au sujet de ses projets cinématographiques. Interrogée par Patrick Poivre d’Arvor, la chanteuse avait révélé qu’elle travaillait sur une adaptation du roman « L’ombre des autres » de Nathalie Rheims, sur la base d’un scénario de Claude Berri. L’artiste aurait alors incarné Tess, une scientifique bousculée par son appréhension du paranormal à la fin du vingtième siècle. Seulement, le réalisateur Claude Berri nous a quittés en janvier 2009, emportant avec lui le projet de film. On sait que le cinéma nécessite beaucoup de temps et d’importants investissements. Mylène Farmer l’avait rappelé lors de son intervention sur TF1. Sept ans se sont écoulés et il apparaît aujourd’hui clair que le film « L’ombre des autres » est définitivement enterré. 

C’est Nathalie Rheims qui l’a affirmé cette semaine lors de son passage sur le plateau de l’émission « C à vous », diffusée sur France 5. A la table d’Anne-Sophie Lapix pour présenter son nouveau livre « Maladie d’amour », la romancière a expliqué que le projet n’était plus du tout d’actualité puisqu’il reposait sur « un lien entre Claude et Mylène » : « Ça l’était tant que Claude était vivant, et qu’il était assez fou pour mettre à bien ce projet. Le cinéma est ce qu’il est, avec ses complexités. Ça a moins de sens aujourd’hui. Même si mon lien avec Mylène est toujours intense ». L’espoir pour les nombreux fans de la chanteuse de la revoir camper un rôle s’amenuise donc un peu plus. Si elle a toujours rêvé de cinéma, préférant dans sa jeunesse le Cours Florent au Conservatoire, Mylène Farmer n’a joué que dans un seul film à ce jour : « Giorgino » de Laurent Boutonnat (1994). Un échec cuisant !

« Timeless 2013 – Le Film » dans les salles obscures le 27 mars
Il faudra donc se contenter du film de sa dernière tournée « Timeless 2013″ pour voir Mylène Farmer sur grand écran. En partenariat avec Pathé Live, la chanteuse organisera le 27 mars la diffusion d’un de ses derniers concerts, capté à La Halle Tony Garnier de Lyon en septembre 2013, dans près de 150 salles de cinéma. Les lumières et le son étaient au rendez-vous pour ce spectacle à l’esthétique futuriste et faisant la part belle aux nouvelles technologies. En effet, Mylène Farmer a surpris en proposant avec « Timeless 2013″ un spectacle plus lumineux qu’à l’accoutumée, et qui a surtout marqué par la présence de robots danseurs haut de deux mètres à ses côtés. C’est son fidèle collaborateur François Hanss qui travaille actuellement sur le montage de ce film qui devrait paraître par la suite en DVD. Interrogé par Pure Charts, le directeur général de Pathé Live Thierry Fontaine a précisé que ce film sera « proposé en cinémascope », « ce qui est très rare pour ce genre de projet » a-t-il ajouté. Plus de 30.000 tickets pour cette séance unique ont déjà trouvé preneur.

source : http://www.chartsinfrance.net

 

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H. Royer pour Mylène

Posté par francesca7 le 11 janvier 2014

 

 

téléchargement (4)Hugues Royer est un écrivain et journaliste français. Il grandit en Touraine dans une famille d’agriculteurs. C’est le cadet d’une fratrie de trois garçons. 

Titulaire d’un DEA de philosophie, d’un DESS de psychologie sociale et d’un DEA de littérature comparée, il exerce comme enseignant, avant de devenir journaliste. Il publie plusieurs ouvrages : contes pour enfants, biographies et beaux livres. 

En 1998, il sort son premier roman, « Mille et Une raisons de rompre ». En 1999/2000, il signe trois expositions d’art contemporain, à Neuchâtel, à Genève puis à Paris. Dans la foulée, d’autres romans paraissent : « Mémoire d’un répondeur », en 1999, salué par la critique, « La vie sitcom », en 2001, avec l’éditeur Bernard Wallet, « Comme un seul homme », en 2004, récit de son année sous les drapeaux. 

Le 17 novembre 2004, il devient papa de Mathilde et Solenn. Au Cherche Midi, sous la direction de Pierre Drachline, il publie « Ma mère en plus jeune », une comédie sentimentale, en 2006, puis « Daddy blue », un roman kafkaïen, en 2007. 

En novembre 2008, il sort une biographie de Mylène Farmer, « Mylène’, qui rencontre un vif succès, et que les fans de la chanteuse saluent comme « le livre de référence ». Il dédie cet ouvrage à son père, Guy Royer, disparu à l’âge de 68 ans. Entre-temps, il a signé « La Société des people », un essai philosophique qui prolonge les analyses de Guy Debord.

 En novembre 2010, il publie « Cabrel », la biographie la plus ambitieuse jamais consacrée au chanteur d’Astaffort. Le 6 janvier 2011 paraît « Je reviens bientôt » (Michalon), un hommage poignant à son père disparu.

 

Parution dans la Presse d’Amazon image http://www.amazon.fr/Hugues-Royer/e/B004N6JQF2

 

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Muse aurait trouvé sa muse en Mylène Farmer

Posté par francesca7 le 11 janvier 2014

 

Muse. Une divine surprise qui promet de faire un maxi buzz.

  • Portrait des membres permanents
  •                                                        Muse aurait trouvé sa muse en Mylène Farmer dans Mylène 2013 - 2014 202px-Muse_1_          202px-Dominic_Howard_Muse_Live_In_Toronto dans Mylène et mes BLABLAS         
  •                                                            Matthew Bellamy         Dominic Howard            Christopher Wolstenholme

 

La rumeur courait depuis l’automne mais, depuis que Jean-Pierre Pernaut l’a laissé entendre dans son JT du 2 janvier sur TF1, le doute n’est plus permis. Partenaire de la star, la Une ne pourrait se permettre de faire courir un bruit dénué de fondement. La chanteuse elle-même avait d’ailleurs évoqué Muse en des termes très élogieux. Interrogée par Claire Chazal en décembre 2012, elle avait déclaré à propos de Mattew Bellamy, le leader du groupe : « C’est un artiste que je trouve absolument extraordinaire, époustouflant même. Et, si j’avais une chanson à reprendre, ce serait Guiding Light, que je trouve magnifique ».

Selon nos informations, la star entrera en studio fin janvier,pour enregistrer les titres composés par Muse, dont elle a écrit les paroles, en français et en anglais. L’album, qui ne sortira pas avant novembre, pourrait même contenir un duo avec Mattew Bellamy. Certains titres du disque seront également signés Darius Keeler, du groupe Archive, qui avait déjà écrit la partition de Diabolique Mon Ange pour la star – l’extrait choisi pour son dernier album live.

A 52 ans, après trente ans de carrière (qu’elle fêtera en mars prochain),Mylène Farmer, dont les derniers albums composés par Laurent Boutonnat avaient reçu un accueil critique mitigé, prouve son désir de surprendre musicalement. Mylène Farmer/ Muse ? C’est vrai que ça semble une rencontre improbable. Mais en même temps, on a vraiment hâte d’entendre ça…

FR Music – C’est la très bonne surprise de ce début d’année. Après le succès immense de sa tournée «Timeless 2013», Mylène Farmer se lance déjà dans de nouveaux projets. Pour cela, la chanteuse a décidé de s’entourer de l’un des groupes de pop rock les plus célèbres du moment : Muse.

Selon plusieurs rumeurs, dès la fin du mois, elle entrera avec Matt Bellamy et ses acolytes en studio. S’ils ont composé les mélodies, Mylène Farmer a écrit les paroles en français et en anglais. Un duo pourrait même être enregistré avec le leader du groupe. Enfin, on retrouvera également sur le prochain opus, la patte de Darius Keeler d’Archive, déjà à l’origine de «Diabolique Mon Ange».

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Un faible pour Muse : Si Mylène Farmer a déjà travaillé avec les plus grands, dont Moby ou RedOne, elle semble avoir un très sérieux faible pour Muse, et particulièrement pour Mattew Bellamy. «C’est un artiste que je trouve absolument extraordinaire, époustouflant même. Et, si j’avais une chanson à reprendre, ce serait ‘’Guiding Light’’, que je trouve magnifique», confiait-elle déjà il y près d’un an à Claire Chazal. C’est d’ailleurs sur le plateau de TF1, que les premiers bruits rapportant une collaboration entre Mylène Farmer et Muse sont nés.

Depuis quelques années, la chanteuse alterne entre les duos très novateurs avec de jeunes artistes, et le confort de la création toujours riche avec Laurent Boutonnat. Cela semble lui réussir car autant «Bleu Noir» sorti en 2011 que «Monkey Me» paru deux plus tard ont affiché de très bon chiffres de ventes. De bonne augure pour son duo avec Matt Bellamy.

 source http://www.nrj.fr

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Mylène Farmer : « La normalité me fait peur »

Posté par francesca7 le 8 janvier 2014

 

 

2014 aout-Dans une interview exclusive accordée au magazine Gala, Mylène Farmer parle de son odyssée sur scène, avec la fin de la tournée « Timeless 2013″. « La fin d’une tournée est toujours un moment extrêmement brutal. C’est un peu comme la fin d’un voyage astral, il faut réintégrer son corps. Le choc est à la mesure des émotions partagées avec le public… », explique-t-elle. 

Ce retour à la réalité ne se fait pas sans mal. Elle ajoute: « Mais l’éphémère rend aussi la scène magique et les échanges avec le public exceptionnels. Le sentiment de solitude qui s’en suit est le prix à payer. »

Pour elle, voyager et changer d’habitude n’est pas un souci, au contraire. « Je suppose que, comme tout le monde, j’ai des habitudes, mais ce n’est vraiment pas ma spécialité. Je m’ennuie vite. La normalité me fait peur. » Contrairement au titre « Timeless » qui laisse supposer une envie d’éternel, l’immortalité, très peu pour elle. « C’est la promesse d’un ennui éternel, non? Je laisse cela aux dieux ou aux fous… Pour ma part, je vis chaque instant comme il vient. »

Profiter, c’est ce qu’elle a fait lors de sa tournée Timeless 2013. Elle a joué la carte de l’humour par moments. Lorsque la journaliste lui fait remarquer, elle rétorque: « Les clowns tristes ne sont un mystère pour personne. Mais apparemment, les ténébreux drôles restent une énigme! L’humour est une antidote précieuse. Je n’ai jamais cessé de me le rappeler, même dans les moments les plus sombres. Un instinct de survie, je suppose… »

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L’abécédaire de Mylène Farmer PAR CHARLIE

Posté par francesca7 le 8 janvier 2014

 

JUIN 1984 – Entretien avec Alain ROSSI

« J’ai une sainte horreur des questions et des questionnaires… et vous ? »

1984-01-a

Amnésie – C’est la seule maladie tolérable avec l’amour.

Bip be bou rock’n’roll - Mon prochain 45-trs.

Charme et cynisme

On pourrait y ajouter dureté. Les trois réunis aident à survivre et à briser les obstacles.

Dieu

Deux petits poissons discutent dans un bocal à propos de Dieu. L’un deux conclut en disant « Si Dieu n’existait pas, qui changerait l’eau de ton bocal ?». Une question m’a toujours tracasée : Dieu rit-il ? Si oui, je comprends très bien pourquoi.

Être

Mon drame est celui d’Hamlet, mais lui n’avait pas la chance d’enregistrer de disques !

Femme

Elle est pour moi une grande absente. C’est aussi celle dont l’omniprésence combat tous les vieux démons.

Gynécologue

C’est un curieux métier. Farfouiller dans les entrailles féminines, ça ressemble à de la boucherie. Ce n’est pas par hasard si tant d’hommes pratiquent ce métier… Jack l’Eventreur était en quelque sorte un gynécologue !

Haine

C’est un sentiment que je porte en moi depuis longtemps. De qui, de quoi ?… Peut-être de moi ! D’ailleurs :  Mylène = mille haines.

Infirmière

Mi-nonne, mi-mère ; mi-femme, mi-raisin. C’est un personnage très ambigu et je comprends très bien qu’une petite enfant à l’hôpital en tombe amoureuse. Le blanc de sa blouse peut contenir toutes les projections des maladies.

Jeannot Lapin

« Ici gît Jeannot Lapin qui naquit à l’âge de sept ans. Ses parents, ses amis, voyant qu’il avait des dispositions pour… » J’aime les histoire absurdes, surtout celle-là parce qu’elle est triste.

Kirkegaarde

Je connais mal ce monsieur, mais la complexité de son nom me fascine. Je crois qu’il est à l’image de l’inutile complication avec laquelle les philosophes formulent une malheureuse idée.

L

Il n’y a pas d’ailes sans zèle, et pas de zèle sans elle. Ainsi donc le L est indispensable.

Macabre, morbide

Sous mes doigts naissent des moments perdus dont je ne sais à qui ils reviennent. J’éprouve de confus plaisirs aux desseins macabres, j’aime l’esthétique morbide.

Nounours

C’est le plus tolérant des compagnons : même si j’ai tort, il ne me le dit pas…contrairement à maman !

O

Horticulture. Un de mes principes fondamentaux : il faut cultiver son jardin sans H.

Petit Prince

Si je trouve un jour le serpent responsable de sa mort, je lui tordrai le cou.

Question

J’ai une sainte horreur des questions et des questionnaires… et vous ?

Rototo (rôt)

Il m’arrive d’en faire comme autrefois… par exemple quand dans un studio d’enregistrement j’ai fini de chanter.

Mes producteurs me tapent alors dans le dos jusqu’à ce que le petit bruit s’envole ! Le plus dur est de le faire dans la bonne tonalité.

Sérieux et sinistre

Pas de commentaire particulier, la lettre « S » m’évoque que cela à première vue.

Tragique

La Tétralogie de Wagner n’est pas pour demain.

U

Une image creuse à l’image même de l’univers. Pessimiste n’est-ce pas ?

Vide…

…concave, à l’égal de ce même univers. Vide et plein comme un ventre.

Wolfgang

Ce sera un jour mon fils. « On dirait qu’il aurait les yeux bleus et les cheveux blonds bouclés et qu’il aurait de grandes dispositions pour la musique » (dit sur le mode enfantin)

X

Cette lettre me rassure parce qu’elle n’est personne… mais elle est un chromosome. Aussi, si un jour je mets au monde un enfant anormal, je pourrai déposer une plainte contre X… c’est toujours ca.

Y

I grec, natif d’Athènes. No comment !

Zulawski

Le cinéaste. Entre mille obsessions, l’important c’est d’aimer.

 

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Questions à Mylène Farmer

Posté par francesca7 le 8 janvier 2014

MYLÈNE FARMER INTERVIEW DÉCEMBRE 1988

 TOP 50

French Singer Mylène Farmer

Te voici avec une nouvelle chanson et, bien sûr, un très beau clip qui l’accompagne. Est-ce que le tournage a été difficile ?

- Très difficile, le plus difficile de tous mes clips d’ailleurs, puisque les effectifs étaient énormes.

Quand tu revois tous tes clips, y en a-t-il un que tu préfères ?

- Peut-être « Ainsi Soit Je… », du moins c’est celui que je préfère en ce moment.

Tu alternes des chansons de styles assez différents dans l’ensemble : je pense à « Ainsi Soit Je… » après « Sans Contrefaçon ».

- « Ainsi Soit Je… » était une chanson plus difficile après « Sans Contrefaçon », c’est une chanson à thème.

Mais c’était fondamental pour moi de la sortir à ce moment-là.

Ton style est parfois provocateur. Comment expliques-tu ton succès ?

- C’est effectivement étonnant que des thèmes pas très populaires le deviennent finalement. Je ne l’explique pas. Peut-être y a-t-il une ouverture qui est en train de se faire : de plus en plus de gens s’ouvrent à des choses tabous.

Tu reçois beaucoup de courrier ?

- Oui, et en ce moment j’ai totalement décroché. J’en suis désolée, car je souhaite répondre à tous ceux qui m’écrivent.

Que respectes-tu dans la vie ?

- Je respecte entre autres la droiture. Et aussi la fragilité de certains, la naïveté des autres, je deviens plus tolérante chaque jour. En fait, je respecte ceux qui acceptent de souffrir pour faire quelque chose.

Tu as une religion ?

- Je crois en quelque chose, mais je ne pense pas le matérialiser.

Comment définirais-tu le succès ?

- Douceur et poison.

Cela crée un certain décalage, parfois ?

- Oui, il y a forcément un déséquilibre, mais c’est un déséquilibre que j’ai souhaité.

As-tu peur de l’avenir ?

- On en a toujours peur. Le succès est lourd à porter, l’obstacle est toujours plus haut mais c’est passionnant.

De toute façon, je me dis que les quatre années que j’ai vécues jusqu’à présent, personne ne pourra me les reprendre. J’ai appris beaucoup de choses.

As-tu un rêve que tu n’as jusque-là, pas encore pu réaliser ?

- Oui, celui d’avoir plusieurs hommes en même temps.

Comment te définirais-tu ?

- Je ne sais pas. Je n’aime pas cette question.

Tu es provocatrice à l’écran et pudique pour le reste, c’est étonnant…

- Oui, un exemple parfait du paradoxe mais je ne lutte pas. De toute façon, quand je me vois à l’écran, je n’ai pas l’impression que c’est moi. C’est autre chose, et cela ne m’effraie pas.

Es-tu sensible à ce que les autres pensent de toi ?

- J’y suis très sensible, mais cela ne m’influence pas dans ma conduite.

Tu as le goût du costume. Est-ce que cela remonte à ton enfance ?

- Une fois, j’avais demandé une panoplie d’agent de police, mais non je ne me suis jamais déguisée, je n’empruntais pas les vêtements de ma maman et n’avais pas particulièrement de goût pour ça.

Maintenant tu as changé, ta garde-robe doit être assez conséquente ?

- Cela pose parfois quelques problèmes de rangement. J’ai effectivement beaucoup de vêtements si l’on tient compte aussi des costumes que j’ai dans les clips.

On parle de plus en plus de tes projets de scène. Peut-on avoir quelques précisions ?

- C’est beaucoup plus précis effectivement, car cela se passera en mai 1989 au Palais des Sports.

Est-ce que tu appréhendes un peu ?

- Pour l’instant, je me prépare physiquement : je danse et je fais du jogging avec un entraîneur. Je n’ai pas peur pour le moment, mais cela viendra peut-être au moment des répétitions.

Tu vas connaître ton public…

- J’ai l’impression de le connaître un peu, c’est sans doute à cause justement par la scène. Il sera peut-être très diversifié.

Est-ce que tu envisages le troisième album ?

- Pas pour le moment, je ne compte pas en faire un pour l’instant, je suis plus penchée sur la préparation de mon spectacle.

As-tu une phrase ou un proverbe que tu te répètes souvent ?

-          C’est une phrase de Baudelaire : ‘Le temps est un joueur avide qui gagne sans tricher, c’est la loi’.

 

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Mylène Farmer aime être LIBRE

Posté par francesca7 le 7 janvier 2014

 

 

Exclu Gala – Mylène Farmer: « J’ai choisi une vie de liberté »

source http://www.gala.fr/

GALA 1

Heureux qui comme Mylène a fait un long voyage, avec la tournée Timeless 2013. Mais l’odyssée n’est pas finie. Après les sourires, le fragile équilibre d’être soi… Confessions.

Gala: Vous venez d’achever votre tournée Timeless 2013. Revenir à la vie normale se révèle-t-il plus vertigineux que de se lancer dans une pareille aventure?

Mylène Farmer: La fin d’une tournée est toujours un moment extrêmement brutal. C’est un peu comme la fin d’un voyage astral, il faut réintégrer son corps. Le choc est à la mesure des émotions partagées avec le public… Mais aussi avec les musiciens, les danseurs, les équipes, les proches… Il faut du temps pour reprendre le rythme du quotidien. Pour autant, je suis consciente de ne pas vivre une vie tout à fait «normale». Le mot qui me vient à l’esprit, c’est «réapprivoiser» le temps, justement. On ne s’habitue jamais à une telle charge d’émotion. Pendant une tournée, le corps et l’esprit déploient des trésors d’ingéniosité pour trouver la force. A présent, le moment est venu pour moi de lâcher prise… Et ce n’est pas simple…  

Gala: Le sentiment de solitude, à la fin d’une tournée, est donc plus une peine qu’un besoin?

Mylène Farmer: Ce n’est ni une peine, ni un besoin, mais une réalité. Après le dernier spectacle, il faut accepter de ne plus avoir rendez-vous avec des milliers de personnes. C’est ainsi. Mais l’éphémère rend aussi la scène magique et les échanges avec le public exceptionnels. Le sentiment de solitude qui s’en suit est le prix à payer.  

Gala: Vous avez pris les routes de France, de Belgique, de Suisse et même de Russie. Le dépaysement, la remise en question de vos habitudes parisiennes: cela vous demande-t-il un effort ou est-ce une attente?

M.F.: J’aime l’idée de rendez-vous. Aller au devant des autres avec sincérité et être reçue de cette façon si extraordinaire… C’est un bonheur et une chance. Je suppose que, comme tout le monde, j’ai des habitudes, mais ce n’est vraiment pas ma spécialité. Je m’ennuie vite. La normalité me fait peur. 

Gala: Vous n’êtes pas de ces artistes qui se créent des rituels en tournée?

M.F.: Je vais vous décevoir! Il n’y a ni rituels mystiques, ni incantations vaudous! (Rires) Mais pour être tout à fait honnête… Je me surprends à tout ranger, tout remettre droit dans ma loge, avant de la quitter. Pour le reste, il est question de concentration, de travail, de répétitions, de sport, de repos et, plus fondamental encore, de m’entourer d’esprits bienveillants qui essaient de me soutenir comme si j’allais courir un marathon. 

 GALA 2

Gala: Sur scène, vous étiez entourée de six musiciens, deux choristes et six danseurs. Avez-vous l’impression de recréer une famille à chaque tournée?

M.F.: Une famille recomposée, en quelque sorte. C’est l’occasion de retrouver les siens et de découvrir les nouveaux venus. Le lien entre tous ces talents est clé. L’esprit d’équipe m’aide beaucoup. Comme dans toute famille, on se redécouvre aussi avec le temps. C’est une source d’inspiration. Une tournée est une caravane qui vit à huis clos des moments intenses. On se sépare à la fin du voyage avec la promesse de se revoir…  

Gala: Quels étaient les défis de ce sixième spectacle?

M.F.: J’ai une pensée toute particulière pour Mark Fisher qui a imaginé le décor. Il nous a malheureusement quittés avant de voir le spectacle. C’était un homme discret, créatif et élégant. Je l’ai remercié chaque soir… Le principal défi artistique était de créer de l’intimité dans la démesure. Humaniser la technologie. Faire danser des robots sur une musique de Schubert… Les intégrer dans le spectacle non comme des « machines exceptionnelles », mais comme des partenaires de jeux… Philippe Stegemann, leur créateur, a aussi réussi cet exploit… Je ne remercierai jamais assez Jean-Paul Gaultier pour sa générosité, sa folie, son humilité. Ainsi que toutes les équipes pour leurs talents. Quant à l’effort physique, je remercie mes muscles d’avoir encaissé toutes ces courbatures!  

Gala: On a pu remarquer que vous mettiez désormais en avant votre voix.

M.F.: C’est un long travail sur soi. La voix est un révélateur de l’âme. Brel confessait que pour lui, chanter devant un public est anormal. Terriblement impudique. J’ai toujours partagé ce sentiment… Et pourtant… Cela passe par l’acceptation de soi et il faut au moins une vie pour s’accepter, ne serait-ce qu’un peu. Je ne suis pas encore totalement en paix avec cela, mais les pourparlers ont bien avancé…   

Gala: L’amour, comme une irrépressible «force qui va» selon la formule hugolienne, imprégnait très clairement la tournée. C’était un parti pris?

M.F.: Pour Victor Hugo, l’amour est une descente abyssale qui se termine dans le sang. L’homme amoureux qui détruit tout sur son chemin est mû par une force surnaturelle. Cela ne laisse pas beaucoup d’espoir. J’aime à penser que ce grand monsieur a aussi écrit Stella (poème sur la renaissance du monde, après sa destruction, ndlr). Une lueur peut-être? Reste à savoir si l’amour est de nature à détruire systématiquement. Je commence à comprendre pourquoi je préférais disparaître à la fin du spectacle dans un nuage de fumée! (Rires) 

Gala: En amour, le plus brûlant, pour vous, c’est: l’espérer, le vivre ou le pleurer?

M.F.: Le faire! Quand l’amour se conjugue au présent, les sens prennent le pouvoir.Au passé ou au futur, il laisse place à la raison et à son cortège de doutes qui exercent leur dictature impitoyable. 

Gala: Sur cette tournée, on vous a découverte souriante, non dénuée d’humour, voir même presque volubile…

M.F.: Les clowns tristes ne sont un mystère pour personne. Mais apparemment, les ténébreux drôles restent une énigme! L’humour est une antidote précieuse. Je n’ai jamais cessé de me le rappeler, même dans les moments les plus sombres. Un instinct de survie, je suppose…  

Gala: Le plaisir pour vous, aujourd’hui, c’est…

M.F.: Etre libre de partager les émotions simples du quotidien avec ceux que j’aime ou dans ma solitude apprivoisée … C’est dans cette liberté-là que je reconnais le plaisir. Entre l’ombre et la lumière, j’ai choisi la lumière. J’ai choisi une vie de liberté. Avant que l’ombre, je sais, ne s’abatte à mes pieds… 

Gala: La formule Timeless n’était pas sans évoquer l’idée d’immortalité. Est-ce pour vous: une ambition? Un espoir?

M.F.: L’immortalité?  Très peu pour moi. Timeless évoque plutôt l’intemporalité. S’extraire du sablier permet d’envisager la vie avec plus de sérénité, de recul. Dans un monde qui accélère, c’est un luxe aussi. L’immortalité est la promesse d’un ennui éternel, non? Je laisse cela aux dieux ou aux fous… Pour ma part, je vis chaque instant comme il vient. 

Gala: Le show inspirait un voyage dans le temps. Si vous le pouviez, reviendriez-vous dans le passé ou vous projetteriez-vous dans le futur?

M.F.: Le temps est une obsession humaine. Probablement le plus grand péché d’orgueil de l’homme. La vie d’un être est une parenthèse enchantée, avec de longues périodes de désenchantements. Le temps est un repère qui permet d’accumuler des souvenirs et donne une impression de cohérence à ce que l’on vit. Si les amnésiques dérangent, ils n’en sont pas moins vivants. Le bonheur se cache probablement dans le droit à l’oubli. 

Gala: Sont-ce vos souvenirs ou vos rêves à réaliser qui vous tourmentent le plus?

M.F.: Nous n’avons aucun pouvoir sur les rêves, même éveillés, ils sont intrusifs… Ils ne facilitent pas le bonheur… Mes souvenirs me laissent en paix, puisque pour la plupart, je les ai oubliés… Enfouis…. Égarés. 

Gala: Etes-vous capable d’indulgence et de pardon pour les proches qui vous auraient déçus?

M.F.: D’indulgence, je ne crois pas… Pour moi, il s’agit d’une posture, d’un renoncement à son instinct. J’ai le sentiment qu’avec l’indulgence, l’autre n’existe pas…  Le pardon, lui, me semble une nécessité. Pardonner, c’est prendre le chemin de la remise en question de l’autre et de soi. Chemin certes plus long, mais indispensable au bonheur. Pour les  bouddhistes, le pardon permet de savoir que rien ne sera plus jamais comme avant, unique condition pour progresser. 

Gala: A plusieurs reprises, durant la tournée, vous avez fait monter de jeunes enfants sur scène. Vous semblez extrêmement à l’aise avec eux. 

M.F.: Quand je croise leurs regards, ils me bouleversent… Une petite fille, dans mes bras au milieu de cette scène immense, émue aux larmes, est un moment fragile et fort.  

Gala: Vous avez fréquenté le Cours Florent. Si vous aviez le choix: à quel acteur donneriez-vous la réplique, devant la caméra de quel réalisateur?

M.F.: Si j’avais le choix? Steve McQueen dans un film de David Lean… Ou… Idris Elba dans un film de Jane Campion! 

Gala: Votre vie a déjà fait l’objet de biographies plutôt «romanesques». Etes-vous flattée, amusée ou irritée d’être «l’héroïne» de certains écrits?

M.F.: Je ne lis aucune biographie me concernant, mais je suis plutôt amusée par les extravagances qui circulent. Certains ont horreur du vide, alors ils donnent libre cours à leur imagination. C’est du fantasme, pas de l’information. Un signe de notre temps.

GALA à la une 

Gala: Un singe capuçin, prénommée E.T., a partagé votre quotidien pendant près de trente ans. Depuis plus d’un an, c’est au tour d’un berger suisse blanc, Liloup, aux allures de louve. Qu’est-ce que ces deux compagnons révèlent de vous? 

M.F.: Je les considère comme des intimes. Ce sont des êtres sensibles pour qui seul le regard suffit.Ils sont la preuve que l’on peut aimer au-delà des mots. 

Gala: A la fin de chacun de vos concerts, vous avez disparu dans un nuage de fumée. Vous quitterez le métier avec autant de douceur?

M.F.:  »S’il te plaît prends ma main, ne te fais plus attendre, il est temps de s’étreindre, il est temps de s’éteindre, une dernière cigarette ». Comme le chante si bien Saez… Je ne sais que vous répondre puisque… Je n’ai moi-même la réponse. Partir en fumée… De toutes façons… C’est inéluctable.  

Gala: Mylène Farmer est-elle une insatiable?

M.F.: « Souviens-toi que le Temps est un joueur avide qui gagne sans tricher, à tout coup! C’est la loi. » (elle cite le poème L’Horloge, de Baudelaire, ndlr) Jouons encore un peu... En attendant la fin de la partie.

 

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Mylène Farmer : RECORD pour Timeless 2013

Posté par francesca7 le 3 janvier 2014

 

 

10 000 places en 4 heures ! C’est le record réalisé par Mylène Farmer pour la retransmission de son concert dans les salles de cinéma en mars prochain.

LE FILM

·         Mylène Farmer : carton annoncé dans les salles de cinéma pour Timeless 2013 !

  

Mylène Farmer : carton annoncé dans les salles de cinéma pour Timeless 2013 !

10 000 places en 4 heures ! C’est le record réalisé par Mylène Farmer pour la retransmission de son concert dans les salles de cinéma en mars prochain.

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Il y a une semaine étaient mis en vente les premiers billets de la retransmission du concert de Mylène Farmer, Timeless 2013 le film, dans les salles de cinéma. Les fans se sont déjà mobilisés en très grand nombre puisque 10 000 billets se sont vendus en 4 heures le jour de la mise en vente, selon Thierry Fontaine, directeur général de Pathé Live, interrogé par nos confrères de PureCharts. 

Il se dit confiant sur le succès de cet événement (une date unique pour la diffusion du concert, le 27 mars 2014). « L’affiche de « Timeless 2013 » va être éditée et sera très bientôt affichée dans nos complexes« , a-t-il ajouté, indiquant qu’une nouvelle bande annonce allait être diffusée à partir du mois de janvier dans les salles. 

Mylène Farmer pourrait dépasser le record détenu par Florence Foresti qui avait réuni 82 000 spectateurs dans les cinémas pour la date unique de retransmission de son précédent spectacle

 

VIDEO Image de prévisualisation YouTube

 http://youtu.be/kt6qlNQtBxc

Pour réserver vos place pour « Timeless 2013, le film », cliquez ici.
(Billets en vente également sur  Fnacspectacles  / Carrefour Spectacles / France Billet)

 

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Belle Fin d’année 2013 avec Mylène Farmer

Posté par francesca7 le 3 janvier 2014

 

NEWS CINÉ-SÉRIES Alors que le CD Live de sa dernière tournée enregistre des records de vente, Mylène Farmer prépare déjà la sortie du DVD Timeless 2013. Un dispositif exceptionnel permettra aux fans de visionner le show sur grand écran avant la mise en vente des supports vidéo.

 2014 avril-

L’année 2013 se termine bien pour Mylène Farmer. Son dernier tour de chant Timeless 2013 s’est achevé le 6 décembre avec pas moins de dix dates complètes à Paris-Bercy. Pour couronner ce succès, la chanteuse anticipe la sortie des supports vidéo de son live, prévue au printemps 2014. Un dispositif exceptionnel accompagnera le lancement du DVD.

En effet, un réseau d’une centaine de salles de cinéma, dont La Géode à Paris, diffusera le 27 mars prochain à 20 heures (il s’agit d’une séance unique) la captation des concerts que l’icône rousse a donné à Lyon en septembre dernier. Sans surprise, les chiffres de vente pour cette opération spéciale se sont envolés. En l’espace de quelques heures, 10 000 fans avaient déjà réservé leur siège pour l’avant-première.

En 2010, Mylène Farmer avait déjà proposé la diffusion de son live au Stade de France dans un nombre plus restreint de salles. D’autres artistes tels Florence Foresti ou M Pokora ont, depuis, adopté la même stratégie pour promouvoir les sorties DVD ou simplement permettre au plus grand nombre de visionner leurs shows dans des conditions inédites. 

Nouveau témoignage de la fidélité de son public, Mylène Farmer se classe deuxième des ventes avec près de 72.000 exemplaires vendus (physiques et digitaux) après une semaine seulement d’exploitation. Le mystère reste entier quant à un retour sur scène de la chanteuse. Néanmoins, si l’on en croit les rumeurs persistantes, elle pourrait revenir en fin d’année prochaine avec un nouvel album auquel participerait le groupe Muse. 

article paru sur http://lci.tf1.fr/cinema

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