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Mylène au J.T. DE 20 HEURES avec L.Delahousse

Posté par francesca7 le 12 décembre 2013

 

14 JUIN 2009 – Entretien avec Laurent DELAHOUSSE – FRANCE 2

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Entre deux représentations du Tour 2009 à Lyon (et le jour de l’anniversaire de Laurent Boutonnat !), Mylène Farmer remonte à Paris pour être l’invitée du journal télévisé de France 2 pour promouvoir sa tournée pourtant bien entamée et complète depuis de longs mois déjà. Dès le début du journal, la présentation des titres s’achève par quelques images de la première du Tour 2009 à Nice qui laissent place à Mylène présente face au journaliste. Cheveux lâchés et très souriante, elle porte une veste de cuir vert pâle.

C’est à la fin du journal que Laurent Delahousse se tourne à nouveau vers Mylène.

Laurent Delahousse : Notre invitée ce soir est rare, rare à la télévision. Elle est en tournée, spectacle incroyable une nouvelle fois et public toujours aussi fidèle : plus de cinq cent mille spectateurs en France, en Suisse, en Belgique et puis la Russie avec une étape à Moscou, bientôt.

Bonsoir, Mylène Farmer !

Mylène Farmer : Bonsoir !

LD : Merci d’être avec nous…

MF : C’est moi qui vous remercie !

LD : J’ai cru comprendre depuis quelques années maintenant que vous n’aimez pas du tout ce type de rendez-vous en direct, une interview comme ça à la télévision…

MF : Je les crains plus que je ne les aime pas, mais j’ai plus de facilité sur scène, j’avoue, devant douze mille personnes que dans un journal ! (rires)

LD : C’est de la timidité ?

MF : Probablement !

LD : Probablement ? (Mylène acquiesce) Pourtant, effectivement, vous vous exprimez sur scène depuis des années : c’est là que vraiment vous vous retrouvez le mieux, finalement ?

MF : C’est une immense liberté, une communion avec le public. Ca m’est plus facile, en effet.

LD : Alors justement, on va vous retrouver sur scène tout de suite : extrait de cette tournée 2009 qui suscite toutes les passions. On regarde tout cela et on se retrouve juste après.

Diffusion d’images inédites de « C’est dans l’Air » interprétée sur scène lors de la première à Nice

 LD : Alors, comment vous les vivez, ces retrouvailles dix ans après (la dernière tournée en France et non le dernier spectacle, nda) avec votre public ?

MF : C’est incroyable. C’est la chance de retourner en province, puisque je l’avais non pas boudée, mais j’avais présenté un spectacle à Bercy (« Avant que l’Ombre…à Bercy » en janvier 2006, nda) et la structure scénique était telle qu’on est restés à Paris parce qu’on ne pouvait pas voyager avec toute la scène.

LD : Et là, ce spectacle on le retrouvera également en Belgique, en Suisse…et puis à Moscou ? Saint-Pétersbourg ?

MF : Et Moscou, et ensuite au Stade de France…

LD : En septembre ?

MF : En septembre.

LD : Comment vous expliquez cette relation si particulière que vous avez avec ce public ? (Mylène hausse des épaules en cherchant visiblement ses mots) Vous cherchez peut-être pas à l’expliquer…

MF : J’ai du mal à trouver les mots, à trouver une réponse. Est-ce que c’est une… ? Je ne sais pas, peut-être une sincérité de ma part –mais encore, je ne pense pas que ça explique les choses !

LD : Quand on dit de vous que vous êtes mystérieuse, douce, sombre, fragile –il y a plein de choses, il y a un peu tout et son contraire, parfois !- lequel de ces qualificatifs vous sied le mieux ?

MF : Je prendrais ‘douce’ – j’espère ! – et ‘sombre’ à la fois. Quant au mystère, vous savez je crois que c’est plus une discrétion de ma part. (silence)

LD : Une discrétion de votre part. Et puis également une grande séductrice, pas toujours discrète sur scène ! (rires de Mylène) Effectivement, ça aussi c’est une clé également…

MF : Ca fait partie de moi également, oui.

LD : Ou alors je me suis trompé !

MF : Non, ce sont autant de facettes qui nous composent, en tout cas nous les femmes.

LD : Et puis une émotion, toujours. Quand vous interprétez « Ainsi Soit Je… », c’est un titre que tout le monde connaît, version piano, comme ça, très proche du public, vous êtes parfois au bord des larmes…

MF : Oui, tout en larmes même ! J’ai d’abord la chance d’être sur scène avec Yvan Cassar, qui est un immense pianiste et interprète. Et puis, c’est autant de…puisque j’écris moi-même mes textes, ce sont autant d’émotions qui sont miennes et que je partage après avec le public. Mais en tout cas, je ne m’empêche pas de pleurer, ni de rire, ni de rien d’ailleurs ! C’est vraiment un sentiment de liberté totale sur scène.

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LD : Je vous trouve plutôt souriante – ce soir en tout cas, je sais pas ! (rires de Mylène) On dit souvent de vous que vous êtes sombre, vous êtes parfois tellement accablée par la douleur du monde…

MF : (haussement d’épaules) Je crois que tout être est accablé par la douleur du monde. Quand on voit le journal, ce qui le compose, c’est difficile, c’est douloureux. Maintenant, plus sombre qu’une autre, je ne sais pas, mais habitées par certaines choses sombres, oui.

LD : Et est-ce que parfois M ylène Farmer, malgré ce public, malgré tout cela après toutes ces années, elle se sent parfois un peu seule ? La solitude c’est parfois agréable, mais parfois c’est douloureux ou pas ?

MF : Mais là encore je n’ai pas l’impression d’être très différente de la plupart des gens. Je crois que je suis quelqu’un de relativement solitaire mais qui a un grand, grand besoin de l’autre. Est-ce qu’on en souffre : oui, bien sûr. Est-ce que l’idée de quitter ce public, de quitter la scène m’angoisse : terriblement chaque soir. On a toujours l’impression que c’est la dernière fois et ma foi, demain…que sera demain ?

LD : Vous me tendez justement une petite perche : est-ce qu’on pense, quand on fait une tourne comme cela, il a fallu attendre dix ans, à celle d’après ? On l’envisage ? On y pense ?

MF : Non. Moi je vis vraiment, autant que faire se peut, le moment présent – et c’est pas toujours facile ! (sourire) Mais là, pour le coup, c’est une source d’angoisse pour moi que de se projeter dans l’avenir, donc j’essaie de ne pas y penser, parce que ça serait vous mentir de dire…parfois ça fait peur.

LD : Mais on est obligé d’y penser, on est obligé aussi de se dire que parfois il est possible que ça s’arrête, effectivement…

MF : Bien sûr.

LD :…qu’à un moment donné on passe à autre chose.

MF : (avec un geste d’impuissance) Probablement un jour. Mais je le déciderai, en tout cas.

LD : Vous le déciderez…

MF : Là je serai maître de mon avenir, si je puis dire.

LD : La musique : on voit des clips souvent étonnants, des spectacles hallucinants. Vous avez d’autres envies ou pas ? Ou pour le moment, vous vous concentrez là-dessus et puis peut-être autre chose plus tard ?

MF : Je suis tout à fait dans ce que je fais actuellement. J’ai toujours des désirs de cinéma, parce que j’ai une passion pour le cinéma.

LD : On le voit dans vos clips avec Laurent Boutonnat depuis des années…

MF : Entre autres, oui. J’adore le cinéma, vraiment. J’ai un projet de film, mais est-ce que ce film existera, là je laisse pour le coup… ! (rires)

LD : Le suspens ?!

MF : Le suspens. (sourire)

LD : Vous savez qu’il y en a beaucoup, beaucoup en tout cas qui sont derrière leur écran (sic) et qui pensent déjà à…on va pas aller trop loin, on va garder le suspens ! M erci beaucoup.

MF : C’est moi, merci.

LD : Belle tournée à vous et puis…voilà : en direct, tout se passe bien vous savez ! Tout va bien ! J’étais ravi de vous recevoir !

MF : Moi aussi ! Merci beaucoup. (sourire)

LD : Merci et à très bientôt, et puis belle tournée à vous et puis on attendra pas, j’imagine dix ans avant de vous revoir !

MF : Et venez me voir, ça sera très, très gentil ! (rires)

Laurent Delahousse évoque ensuite un sujet du journal de la semaine suivante consacré à la Fête de la Musique.

LD : C’est une belle fête, la Fête de la M usique ?!

MF : Très belle !

Le journaliste conclut ensuite son journal et lors du générique de fin, on peut deviner Laurent Delahousse et Mylène converser ensemble.

Publié dans Mylène 2009 - 2010, Mylène en INTERVIEW | Pas de Commentaire »

PERFECT Mylène Farmer par Mylène Farmer

Posté par francesca7 le 12 décembre 2013

 

NOVEMBRE 1988 – Entretien avec Jean-Francis VINOLO

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« Je n’ai pas l’impression d’être un objet du désir, ou alors je dois me voiler la face inconsciemment. »

Comme l’indique le titre de ce long article, Mylène parle d’elle-même, comme si elle dressait son propre portrait. Et ceci sans l’intervention du journaliste qui a ainsi rédigé son entretien comme un long monologue, retranscrit ici tel quel.

- J’ai toujours adoré les déguisements, d’ailleurs qui ne les aime pas ? Enfants, nous passons notre temps à nous déguiser, à jouer des personnages : les belles princesses, les princes charmants, tous liés à l’innocence de notre jeunesse.

On s’imagine l’amour, et on en devine que les contours. Certains jours, on s’aperçoit que nos princes charmants ne sont que des princes navrants, des Arlequin de love story. La vérité est en fait que le costume est un plaisir intense qui me pousse à me propulser dans des histoires antérieures, mêlées de mélancolie et de provocation. Où l’amour et la haine se déchirent en un combat meurtrier…

De ce fait, « Ainsi Soit Je…  » s’est imposé comme la suite logique de « Cendres de Lune  ». C’est à la fois un univers plus intérieur où la jeunesse, le temps et la mort se combattent. Baudelaire et Edgar Poe en sont les témoins intemporels, tout en étant très liés à mon propre univers. Ils ont dans leur œuvre une richesse inépuisable. C’est parfois morbide, mais j’aime aussi approcher la mort. Prenez « L’Horloge » de Baudelaire, c’est aussi en soi une projection de la mort. Imaginez ce balancier dans son mouvement incisif qui fouette l’espace et marque l’érosion du temps, la perte de la jeunesse, le flétrissement de la peau… Même si l’on vous dit qu’une ride dans un sourire est en fait une expression, inexorablement, ce mouvement balancier vous emporte vers le souffle suprême qui s’appelle… la mort. La mort, je la vois apparaître comme quelque chose d’angoissant. Une étape inconnue. Mais une inconnue que j’imagine magnifiée et magique, qui toujours nous renvoie vers ces liens existentiels que sont le bien et le mal.

- Quand j’étais enfant, j’avais beaucoup de mal à imposer mon visage de jeune fille, je tenais le rôle du garçon.

L’histoire du mouchoir roulé en boule est une histoire vraie, que j’ai transposée en chevalier d’Eon dans une époque qui m’est chère. En fait, j’avais beaucoup de mal à exister en tant que femme. Je n’aime pas expliquer ‘je suis comme ci ou comme ça’. On me voit en perverse romantique, en libertine ou en princesse tristesse…

L’idéal serait d’écrire et de chanter ce qui nous est propre et de ne jamais en briser l’image par nos apparitions.

Il est dommage d’expliquer les pourquoi et les comment…

Enfant, quand on est propulsé dans le cosmos, on a très peur de la vie. Je pense notamment à cette scène de Schlöndorff, dans son film « Le Tambour » : le refus de naître, la peur de l’inconnu extérieur. C’est un peu la projection de la chanson « Plus Grandir ».

A l’inverse, quand on vieillit, on a très peur de la mort. Pour moi, la notion du temps, c’est la notion de peur.

Baudelaire était un visionnaire quand il écrivit : ‘Souviens-toi que le temps est un joueur avide qui gagne sans tricher, à tout coup ! C’est la loi’. C’est plutôt quelque chose d’optimiste par rapport à ce poème. En réalité, j’ai à la fois peur de la vie, mais je crois qu’il y a une justice divine liée à des perceptions très profondes.

- On me parle souvent de mon côté exhibition et provocation, de la projection de mon corps mis à nu. En fait, j’ai l’impression que je ne m’en rends pas compte. Si je le fais ainsi, c’est que je sais qu’il n’y aura jamais de trahison quant à la façon de me filmer ou de me percevoir de la part de Laurent Boutonnat. Je pense que l’on a évité toute vulgarité, tout voyeurisme gratuit, spécialement dans « Pourvu qu’elles soient Douces ». On a atteint une espèce de vraie sensualité, totalement différente de celle de « Libertine », qui elle était beaucoup plus violente. C’est vrai que la nudité est quelque chose de difficile en soi, mais c’est aussi ce paradoxe qui existe en moi : c’est savoir que je peux être complètement introvertie et que peut-être pour moi… enfin, je ne sais pas… mais présenter un corps de cette façon-là n’est réellement pas un problème, car il a une utilité par rapport à une histoire, et ça aurait été ridicule de ne pas s’y essayer.

- Avec le recul, depuis quatre ans, et avec le succès, j’ai tendance à me méfier de tout le monde. Mais vous savez, avant, je me méfiais surtout de moi. Je me faisais très peur. J’ai des relations souvent difficiles, parfois même une incommunicabilité avec les hommes. Je suis sûre que c’est lié à mon enfance, au manque d’autorité masculine à l’époque, d’où, aujourd’hui, la perte d’une certaine confiance dans les rapports et un énorme doute de soi que je ne veux surtout pas analyser. Je suis quelqu’un qui a une âme peuplée d’appréhensions qui ne sont pas calculées. Si l’on pouvait calculer ses doutes, ce serait merveilleux. C’est vrai que l’on peut douter tout en étant conscient du potentiel que l’on a à l’intérieur de soi, j’en suis aujourd’hui convaincue. On peut avoir cette volonté de faire ce que j’ai fait depuis quatre ans. Là, je vous parle essentiellement de moi, et non pas de ce que l’on peut percevoir. C’est-à-dire ne faire aucune concession, mais être toujours habitée par ces mêmes doutes mais surtout, et avant tout, d’une énorme volonté.

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Prenez l’amour. L’amour et la volonté de vivre l’amour. Je pense que l’amour est la façon la plus douloureuse de vivre sa vie. Je ne me rappelle plus qui disait ‘L’amour est un grand bonheur inutile’… Pourquoi inutile, je ne le sais pas, mais c’est à la fois un moment d’extase et de grande désillusion. L’amour est pour moi la recherche d’une sérénité intérieure. Malheureusement, je ne suis pas très optimiste, bien que l’on puisse aussi se voiler la face. L’amour est douleur et beauté mélangées, le moteur essentiel pour vivre, exister et créer.

C’est aussi lié aux belles choses, sans être matérialiste. Avoir la passion du beau, par exemple : pour les voitures, spécialement les voitures anciennes. L’odeur du cuir, leur linge, tout ce qui est agréable à l’œil et le plaisir de caresser la carrosserie d’une Bentley ou d’une Jaguar. C’est une sensation forte où la notion de vitesse est exclue, c’est essentiellement porté sur l’esthétisme.

Comme les sculptures de Rodin, l’enchevêtrement des corps, les formes rondes, le poli de la matière et l’âme qui s’en dégage… Giacometti est pour moi l’expression de la mort en permanence. Je ne sais pas si c’est qu’il a voulu dégager, mais c’est ce que j’ai ressenti très fort en moi. Turner, pour la peinture et les couleurs. Les couleurs vous envoient au cœur des sentiments, un énorme rapport  avec les sensations de la vie.

J’aime le sang, le rouge sang. Autour de moi, il y a toujours beaucoup de sang. Le sang est symbole. Un bain de sang ou un bain de boue, ça peut être une sensation merveilleuse d’évoluer dedans. Je sais, c’est choquant. C’est aussi très attirant. C’est une très belle matière et une belle couleur, comme le pourpre et le noir.

- Je crois qu’il est bon de casser les tabous. Beaucoup de personnes l’ont fait dans la littérature. Il est vrai que dans la chanson, c’est plus difficile, mais on s’aperçoit que le public est prêt à l’accepter, quitte à en être choqué. Mais il est évident qu’il y a aussi une demande de la part du public, ou sinon comment expliquer le succès ? Quand le public m’écrit, il me parait évident que tous ces tabous prennent une vraie valeur thérapeutique.

Je ne pense pas que le fait d’exhiber son corps suscite instantanément le désir auprès des hommes. Quand je me regarde, j’ai plutôt tendance à me faire peur. Peut-être que si j’étais un homme, j’aurais une attirance, mais je ne sais pas… Je n’ai pas l’impression d’être un objet du désir, ou alors je dois me voiler la face inconsciemment, je refuse peut-être cette image. Je n’ai pas la notion de vérité ou du savoir par rapport à la réalité d’un regard masculin.

L’homme a besoin de la femme pour exister et créer. Je ne suis pas sûre du contraire. Avec Laurent, par exemple, je pense que je lui apporte beaucoup, sinon avec le temps, cela s’essoufflerait. Je crois être honnête et lucide par rapport à moi-même, et que le jour où ça n’existera plus, il faudra que je passe à autre chose.

- En tant que femme, l’amour reste pour moi la quête d’un idéal et d’une certaine autorité de force et de protection. Une dualité avec soumission et parfois une envie de faire mal, de couper la tête ou autre chose, de céder et de ne pas céder.

Les rapports se font dans la douleur. C’est parfois très dur, mais c’est aussi un grand bonheur de parler de ses meurtrissures.

Les hommes qui me séduisent le plus sont les hommes de tête et d’un certain âge : l’homme de 35, 40 ans est pour moi l’homme idéal. C’est sûrement mon complexe oedipien qui ressort. Aujourd’hui, mes critères de beauté changent de plus en plus. Auprès des homosexuels, j’ai beaucoup d’affinités. Peut-être est-ce à cause de ma timidité…

Je ne pense rien de l’homme-mannequin. Ce n’est pour moi qu’un plaisir visuel sur papier glacé. Mais je crois que ces hommes en souffrent, car toute leur vie est régie par un seul critère : leur physique.

- Je ne peux que remercier la vie de ce qu’elle m’a donné, ce qui ne m’empêche de ne pas me trouver jolie, ce qui va à l’encontre du fait que je me dénude dans mes clips.

Je suis narcissique, consciemment ou inconsciemment on cultive son image. C’est comme un miroir. Pour moi, le miroir est une chose fondamentale dans la vie. Si je n’ai pas mon reflet dans les douze heures, j’ai l’impression d’en mourir. Mais ce n’est pas une complaisance que de se regarder dans un miroir. On y voit aussi beaucoup de défauts. C’est peut-être la peur de se perdre…

En règle générale, je sais ce que je représente au niveau de l’image publique, et je sais ce que je suis. Je ne pense pas en souffrir énormément.

Si aujourd’hui j’aime le milieu du cinéma et le métier d’actrice, c’est que pour moi le plateau de tournage est devenu un lieu de prédilection. Je suis une autre identité qui s’oublie sans jamais vraiment s’oublier.

- Les lieux de retraite sont importants comme se sentir bien chez soi. Ma chambre est aussi un de mes lieux de prédilection. Je l’appelle ‘mon caveau’, sans aucun côté morbide, tout simplement parce qu’elle est très sombre.

La lumière me dérange et m’angoisse, au même titre que je n’aime pas le soleil. On dit que le soleil est synonyme de sourire, et pourtant je ne souris pas beaucoup. Je traduis mes joies d’une autre façon : une larme m’émeut plus qu’un sourire. D’ailleurs, une larme est un sourire. Le fait de vivre dans une pièce obscure est un plaisir qui m’est propre, comme celui de partager ma vie avec E.T. et Léon, mes deux singes que je considère comme mes enfants. C’est un plaisir maternel. Les singes sont des animaux qui ont énormément besoin d’affection. J’ai les mêmes angoisses qu’une mère à l’égard de ses enfants. Un singe est très dépressif. J’ai très peur qu’ils tombent malades. Quand je les entends éternuer, je ne sais plus quoi faire, même si je sais que c’est normal. Si j’avais un enfant, je ne pourrais jamais lui offrir une paire de patins à roulettes, je serais une mère invivable. J’ai ces mêmes angoisses vis-à-vis de E.T. et Léon.

Ensemble, de par leur caractère, ils me ressemblent un peu. E.T. est la plus réservée, elle n’offre pas son amitié à tout le monde. Elle est à la fois très attentive et caractérielle à souhait. Léon est plus jeune, on dirait un Pinocchio. Lui, il a besoin de contact, il est très doux.

Entre nous, c’est un dialogue perpétuel, il faut vraiment le voir pour le croire. Il se passe des choses magiques.

Dans les moments de grande tristesse, c’est vers eux que je me retourne. Certains préfèrent les hommes, moi ce sont les animaux, même si dans la douleur on est profondément seul. E.T. et Léon ne jugent pas, c’est un dialogue affectif sans un mot, car les mots, bien souvent, c’est ce qui fait le plus mal.

- C’est comme la tolérance et l’intolérance. Avant, j’avais une façon hâtive de juger les gens. J’étais une rebelle, une instinctive. Je pensais ne jamais me tromper, jusqu’au jour où je me suis trompée. J’apprends à comprendre, j’essaie de m’ouvrir vers d’autres personnes, j’essaie d’être plus tolérante. Mais c’est si difficile, la peur des autres. C’est comme pour l’amour : j’aimerais tout vivre en une heure, dans un moment intense, et ne plus subir l’érosion du temps sur l’amour et les choses de la vie qui s’installent au goutte-à-goutte. C’est peut-être un de mes fantasmes : tout vivre vite et fort. Chez un homme, j’aime la fidélité de l’esprit, et surtout du corps. Je ne peux envisager la possibilité de vivre avec quelqu’un qui me trompe physiquement. Quant aux hommes, à cet égard, ils vous diront que ce n’est pas la même chose. Pour eux, une femme s’ouvre et s’offre.

C’est donc lié à l’esprit. A l’inverse, l’homme pénètre, ce qui est à leurs yeux moins lourd de symboles. Je ne suis pas vraiment en accord avec cette façon de penser.

Ma vision de l’amour est plutôt une image d’Epinal. C’est sûr, j’ai des fantasmes, comme tout le monde, mais je ne recherche pas avant tout à séduire. Si je ressens une attirance très forte envers un homme, j’ai un rejet total, et là je sais ce que ça veut dire. J’ai une envie de castration, de griffer et de faire très mal parce que je sais qu’il y a une très forte attirance et que j’en éprouve le rejet.

Aujourd’hui, je ne pourrais plus vivre à côté de quelqu’un qui ne crée pas. Je veux en être à la fois le témoin, l’inspiratrice et l’actrice, ou sinon, je ne le peux pas. Est-ce que c’est ça, idéaliser ? Est-ce que cela existe à long terme ? Je ne le sais pas encore… En fait, au lieu de toujours parler, on devrait accorder plus de place au silence. Ce sont en fait les plus belles phrases d’amour.

Publié dans Mylène 1987 - 1988, Mylène en CONFIDENCES | Pas de Commentaire »

Mylène Couverture de Citizen

Posté par francesca7 le 9 décembre 2013

 

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Mylène est en couverture du magazine de mode Citizen K qui sortira demain en kiosque !
Mais vous pouvez déjà le trouver dans certains magasins dès aujourd’hui.
(à noter pour ceux qui se le demandent que le magazine sort aussi en Belgique)

Les photos sont de Bruno Aveillan et auraient été prises en octobre de cette année.
Il y en a 7 (dont une sur une page « plastifiée », comme la couverture, un peu plus loin que l’article), plus celle de la couverture et 3 autres photos où Mylène n’apparait pas mais où se sont des objets.
Pas d’interview, mais un abécédaire avec des propos inédits de Mylène.

Les photos ont été prises dans la même demeure située en banlieue ouest parisienne que pour le shooting de Dominique Issermann de l’automne 2004. Une grande demeure qui sert souvent de décor à plein d’occasion, et la photo de couverture prend place dans le même couloir que les photos où Mylène porte une sorte de justaucorps en 2004.

Le magazine propose sur Facebook de gagner des tirages exclusifs de cette séance photos :

parution sur https://www.facebook.com/   

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Mylène Farmer en femme fatale pour la couverture du « Citizen K »

Posté par francesca7 le 9 décembre 2013

 

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Mylène Farmer dans les bacs depuis le 5 décembre 2011 avec un tout nouveau best-of qui devrait ravir ses fans. Alors que la chanteuse a récemment sorti un second titre inédit, voilà que l’artiste fait la couverture du magazine Citizen K avec professionnalisme et élégance !

Le 5 décembre 2011 est sorti dans nos bacs le nouveau best-of de Mylène Farmer. Et en plus des tubes de la chanteuse, 2001-2011 comprend en plus deux titres inédits, intitulés Du temps et Sois moi Be me. Le second a été diffusé il y a quelques jours sur le fan-site de la star, mylene.net. De quoi ravir les fans de la star !

Pour assurer avec brio la promotion du disque et revenir sur le devant de la scène, la chanteuse n’a pas hésité à poser pour la couverture du magazine Citizen K. Avec professionnalisme et élégance, la star prend la pose et n’hésite pas à jouer la femme fatale pour ce shooting.

Vêtue d’une robe rouge laissant dévoiler ses jambes, la chanteuse affiche une couleur de cheveux rouge flamboyante et laisse entrevoir ses pommettes en couverture du magazine.

Tout un programme !

ARTICLE : Le second titre inédit de Mylène Farmer qui paraitra sur le best-of de la chanteuse, 2001-2011, vient d’être diffusé sur le web . Il s’intitule Sois moi Be me et nous a un peu rappelé quelque chose… Le 5 décembre 2011, sortira dans nos bacs le nouveau best-of de Mylène Farmer. Et en plus des tubes de la chanteuse, 2001-2011 comprendra en plus deux titres inédits, intitulés Du temps et Sois moi Be me. Le second vient d’être diffusé sur le fan-site de la star, mylene.net et nous l’avons écouté. Dès les premières notes, on est surpris par le tonalité résolument électro de ce nouveau titre, très rythmé et très rapide. 

Arrivés au refrain, on se dit que décidément, on a l’impression d’avoir déjà entendu ça quelque part… Et effectivement, les « be me » répétés en boucle par Mylène Farmer donnent l’impression d’entendre… Gimme More de Britney Spears ! Au niveau des paroles en revanche, pas de doute, on a bien affaire à du Mylène Farmer. Schizophrénie, sexualité, la chanson recouvre les thèmes chers à la chanteuse. Un exemple ? « Dis-moi mon autre, dis-moi schizophrénie » ou encore « Je sens monter en moi tes doigts qui glissent »…  Quand on vous disait que c’était du Mylène Farmer ! 

En savoir plus : http://www.ohmymag.com/myl%e8ne-farmer/mylene-farmer-sois-moi-be-me-son-nouveau-single_art59398.html
 

 Parution info chez http://www.news-de-stars.com/

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Mylène Farmer a rassuré ses fans avec le clip de Leila

Posté par francesca7 le 9 décembre 2013

 

 

Après nous avoir proposé un effrayant ersatz de Lady Gaga avec le titre Oui mais… non, Mylène Farmer rassure ses fans avec Leila, deuxième extrait de son prochain album.

 

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Les premières infos du nouvel album Bleu Noir de Mylène Farmer, à savoir l’absence de Laurent Boutonnat, son collaborateur historique, et la participation du producteur du moment RedOne, avaient suscité une certaine inquiétude chez les fans.

 

Inquiétude confirmée lors de la révélation du premier single, Oui mais… non, fortement orienté electro et dont le clip rappelait une certaine Lady G. Un résultat à mettre à l’actif de cette fameuse association avec le producteur du moment, RedOne, habitué des têtes d’affiches (Lady Gaga, Akon, Enrique Iglesias, Mika…), mais dont on à du mal a comprendre la collaboration avec une artiste mystérieuse comme Mylène Farmer.

 

Cependant, avec la révélation de Leila, second extrait de Bleu Noir, les fans seront certainement rassurés : exit l’electro superstar de RedOne et place à l’envoutante patte trip hop mélancolique des britanniques d’Archive, dont le style semble bien plus compatible avec celui de la chanteuse québécoise.

 

Le clip, réalisé par un habituel collaborateur de Mylène Farmer en la personne d’Alain Escalle, suit la même orientation : plus de Mylène entourée d’une troupe de danseurs aux costumes et à la choré improbables mais des images de désert et de femme iranienne pour accompagner le rythme et les paroles du titre.

 

Ce dernier a été dévoilé sur le site éphémère de l’album Bleu Noir. Un site qui propose une forme de promo novatrice, les révélations (photos, teasers, clips…) se faisant au rythme du nombre de visites, par pallier. L’apparition du clip de Leila correspondait ainsi au 13e palier, celui des 400 000 visiteurs.

 

Bleu Noir est attendu pour le 6 décembre prochain. Outre RedOne et Archive, Moby a également produit des titres de ce nouvel album… A suivre.

 

Article de Première.com 

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Mylène Farmer Timeless 2013 à Nice

Posté par francesca7 le 7 décembre 2013

sur scène

A quelques heures de la venue à Nice vendredi de Mylène Farmer et de son Timeless tour. Les premiers fans de la chanteuse ont campé devant le Nikaïa. Pour patienter, discussion sur les concerts passés.

On le sait, ses concerts sont des shows à son image: extravagants et sensibles. Entre le concert de vendredi, le dernier de sa tournée Timeless, la sortie de son album live le 9 décembre et le 4e trailer qui va avec… Période chargée pour les fans !

De la tournée 2013 de Mylène Farmer, il ne reste qu’une seule date : ce vendredi 6 décembre, à Nice. Comme après chaque tournée, la chanteuse prépare la sortie de son DVD live. Elle vient de dévoiler une bande annonce de plus de 4 minutes présentant des images inédites de ces concerts. Le film de « Timeless 2013″ sera disponible dans les prochaines semaines. La date officielle reste, pour l’heure, inconnue.

En attendant le DVD, c’est le coffret CD live que Mylène Farmer sortira le lundi 9 décembre prochain. Ce disque contiendra notamment le single « Diabolique mon ange », l’un des morceaux phares de la tournée, co-produit par le groupe de rock Archive.

Publiée le 4 déc. 2013 – Bande annonce DVD Timeless 2013

 

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A l’occasion de la sortie de l’album live de Mylène Farmer, découvrez la bande annonce du concert « Timeless 2013 » Disponible en précommande : http://po.st/Timeless2013Store

 

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le point final à une tournée triomphale de Mylène F.

Posté par francesca7 le 7 décembre 2013

2014 avril-

Article paru sur la presse de NICE-MATIN : http://www.webtimemedias.com

Mylène Farmer vendredi soir en concert à Nice au Palais Nikaïa. Un concert qui mettra le point final à une tournée triomphale entamée en septembre à Bercy. Une tournée pour laquelle la chanteuse libertine s’appuie sur ses deux derniers albums, tout en faisant la part belle à ses anciens succès. Si avec Mylène Farmer, le grand spectacle est toujours au rendez-vous, la star a néanmoins opté pour cette tournée pour une relative simplicité en étant plus vers le concert pur que dans la recherche du show à tout prix.

Mylène Farmer mettra le point final à Nice à sa tournée « Timeless 2013″ (DR)

3 jours avant la sortie de son nouvel album live « Timeless 2013« , Mylène Farmer mettra vendredi à Nice, au Palais Nikaïa, le point final à sa tournée du même nom. Une tournée triomphale puisque, depuis le premier concert donné en septembre à Bercy, la chanteuse libertine a réuni plus de 500 000 spectateurs dont certains n’hésitent pas à camper près d’une semaine devant les salles de spectacles pour être sûr d’être aux premières loges. Ces concerts 2013 s’appuient sur les deux derniers albums de Mylène Farmer « Monkey Me » et « Bleu noir » avec des titres comme « Diabolique mon Ange », son nouveau single. Mylène Farmer fait aussi la part belle à ses anciens succès comme « Les Mots« , « Désenchantée« , « Sans contrefaçon » ou « Rêver » qui clôture le show. La star a également concoctée une séquence piano/voix dans laquelle elle communique son émotion et son plaisir d’être au milieu de ses fans qui lui sont fidèles depuis des années.

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La recherche d’une certaine simplicité

Une séquence qui donne la tonalité de cette tournée 2013, plus orientée vers le concert pur que vers le show à tout prix. Même si Mylène Farmer fait une entrée fracassante, sortant des entrailles d’une machine futuriste, elle se retrouve plusieurs fois  seule sur scène micro à la main avec les musiciens en arrière scène. Alors qu’elle avait habitué son public à une certaine démesure dans les effets, elle a manifestement opté cette fois pour une relative simplicité. Que les amateurs de grand spectacle se rassurent, ils n’ont pas été totalement oubliés et le show reste visuellement impressionnant, notamment lorsque des robots surgissent du sol pour danser avec Mylène Farmer  qui arbore toujours de magnifiques tenues signées Jean Paul Gaultier. Si la chanteuse n’est pas une grande communicante, elle parvient toujours à instaurer sur scène une véritable communion avec son public et nul doute que vendredi soir cette magie opérera encore au Palais Nikaïa.

Mylène Farmer – Palais Nikaïa – Vendredi 6 décembre à 20h00.

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Préparation pour le concert à Nice de Mylène F.

Posté par francesca7 le 6 décembre 2013

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A quelques heures de la venue à Nice vendredi 6 Décembre 2013 de Mylène Farmer et de son Timeless tour. Les premiers fans de la chanteuse campent déjà devant le Nikaïa. Pour patienter, retour sur les concerts passés.

Trente tentes ont poussé devant le palais Nikaïa. Certains fans de la chanteuse dorment sur le bitume depuis plus d’une semaine, afin d’avoir une place au pied de la scène demain soir

Quand j’essaie d’exprimer cette passion, on me prend généralement pour une folle. Je crois que c’est un truc qui ne s’explique pas. »Le cœur a ses raisons que la raison ignore… Et, depuis des années, le cœur de Lina bat pour Mylène Farmer. Alors, quand il s’agit de la chanteuse à la chevelure rousse, il n’y a plus de raison qui tienne pour cette jeune Parisienne de 21 ans. Au point de poser ses vacances en fonction de la dernière tournée baptisée « Timeless ». Au point de se faire quatre nuits en tente sur le bitume du parking du palais Nikaïa en plein mois de décembre. Histoire d’être certaine d’être tout devant, demain soir, quand l’artiste de 52 ans chantera les premières notes d’un show que Lina a pourtant déjà vu sept fois ! « J’ai déjà fait les concerts de Paris, Lyon et Douai cette année,lance la demoiselle descendue sur la Côte d’Azur avec deux amies lyonnaises. À chaque fois, on essaie d’être contre les barrières de la fosse car c’est beaucoup plus fort. Pour y être, il faut malheureusement s’y prendre très en avance. Car à chaque tournée, c’est la surenchère. Nous sommes d’ailleurs loin d’être les fans les plus acharnés. »

« C’est à chaque fois différent » !

Difficile effectivement de contredire Lina. La jolie brune a eu beau arriver lundi, sa tente est assez loin de la porte d’entrée. Sur les trente installées, elle n’est qu’en milieu de peloton. Loin derrière ceux qui vivent au bord de la 202 depuis plus d’une semaine et qui se partagent une chambre d’hôtels pour se doucher.

De même, question fidélité sur la tournée, Lina ne soutient pas la comparaison avec certains. « Vendredi, ce sera mon quinzième concert, confesse Claude, 52 ans, originaire d’Ardèche. À chaque fois, c’est différent. La voix de Mylène change d’une date à l’autre. Et puis, il y a toujours quelque chose en plus. Par exemple, l’ajout d’un tour de danse ou de remerciements. Le show de vendredi devrait être particulièrement exceptionnel car c’est le dernier de la tournée. »

De là à dépenser 1.500 euros de billets et sans doute au moins autant pour les trajets… Cependant, quand on aime, on ne compte pas. « On préfère ne pas savoir combien ça nous coûte, avouent Chokri et Francki, qui en sont, eux, à leur huitième concert. Le plus important, c’est de profiter un maximum de Mylène Farmer qui se fait très rare sur scène. Ce sont toujours des moments magiques. Et puis, on aime aussi se retrouver entre fans. On partage notre passion. Et, quand on parle de Mylène, le temps passe vite. »

article du magazine http://www.nicematin.com

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SALUT en confidence pour Mylène Farmer

Posté par francesca7 le 6 décembre 2013

 

Parution le 15 AOÛT 1984

« Je suis susceptible mais il m’arrive d’avoir de l’humour. »

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- Je suis née au Canada à Montréal en 1962, j’ai donc la chance d’avoir les deux nationalités. Après dix ans passés là-bas, nous sommes rentrés en France et nous nous sommes installés dans la banlieue parisienne.

Le lycée ? Oui comme tout le monde jusqu’en terminale puis mannequin junior, histoire de me faire un peu de fric pour me payer mes cours de théâtre avec Daniel Mesguich pendant deux ans.

Est-ce que j’avais envie d’être comédienne ? Oui, peut-être, enfin à vrai dire, je ne sais pas vraiment, ces cours m’apportaient autre chose. J’ai une autre passion : le cheval. L’équitation est le seul sport que je pratique. Je fais beaucoup de dessin mais rien d’humoristique, je suis plutôt du genre macabre. Pourquoi. J’sais pas !

Maintenant tu vas me demander comment j’ai débuté dans la chanson ? Tout simplement en répondant à une audition. « Maman a tort » existait, il ne manquait plus que la voix. Dahan et Boutonnat recherchaient une fille, ils ont auditionné une cinquantaine de filles et c’est moi qui ai décroché le contrat. Je t’arrête tout de suite, je n’aurais pas chanté n’importe quoi mais « Maman a tort » correspondait à ce que je voulais faire.

Quoi le texte, tu n’as pas tout compris, tu trouves ça gênant (elle éclate de rire), j’aime la provocation, c’est peut-être une preuve de caractère ! En revanche, attention je suis susceptible mais il m’arrive d’avoir de l’humour. J’aime lire (ça va du « Petit Prince » aux romans, aux essais), la peinture et le cinéma (surtout «L’important c’est d’aimer» de Zulaw ski avec Romy Schneider et dernièrement «Il était une fois en Amérique»).

Les boites, les sorties ? Sûrement pas, je suis trop casanière. J’aimerai avoir un petit chat, ah oui, et puis j’adore les voitures anciennes style Bentley (avis aux producteurs). Cet été, pas trop de bronzage, beaucoup de galas et à la rentrée les grosses télés.

Mon style ? Pas vraiment de look, je ne porterai pas de costume précis, le look de Mylène Farmer c’est tout, chanson-personnage mais pas d’étiquette mode. Tu as déjà vu mon clip-vidéo ? Pas mal, hein ? A l’automne un second 45 Tours, tu sais tout maintenant !

 

 

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Mylène Farmer, séductrice

Posté par francesca7 le 4 décembre 2013

 

chez http://www.closermag.fr/tele/videos-tele et sur http://tele.premiere.fr/News-Videos on en parle…

 

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Samedi soir, Laurent Ruquier dans On n’est pas couché, recevait Christophe Dechavanne et il a tenu à évoquer l’attitude particulièrement séductrice de Mylène Farmer dans une interview avec lui en 1986.

Bien des années après, l’interview de Mylène Farmer par Christophe Dechavanne fait encore parler d’elle ! Les faits datent de 1986. Alors que Christophe Dechavanne animait l’émission C’est encore mieux l’après-midi, il a eu l’occasion d’interviewer Mylène Farmer, venue faire la promotion de son titre Libertine, et tout ne s’est pas passé comme prévu. La chanteuse était en effet particulièrement séductrice ce jour-là, au point de déstabiliser complétement Christophe Dechavanne et de lui faire perdre ses moyens. De nombreuses années plus tard, cette séquence repasse encore dans les bêtisiers et nombreux sont ceux qui se demandent s’il ne s’est pas passé quelque chose entre l’animateur et la chanteuse. Samedi soir, Christophe Dechavanne était présent sur le plateau d’On n’est pas couché sur France 2 et une fois encore, l’équipe de l’émission a ressorti le vieux dossier Mylène Farmer.

C’est Aymeric Caron, chroniqueur de Laurent Ruquier qui a remis le sujet sur le tapis, demandant à un Christophe Dechavanne un peu gêné si, vraiment, il ne s’était rien passé avec la chanteuse. « Mylène est une amie ! (…) J’aime beaucoup Mylène, nous avons gardé depuis des années des rapports d’amitié sincères même si on ne se voit pas beaucoup, » a expliqué Christophe Dechavanne. Ce qui n’a pas empêché Aymeric Caron et Laurent Ruquier de continuer à taquiner l’animateur sur le sujet pendant plusieurs minutes. « Arrêtez avec ça ! En plus si elle regarde elle va être verte ! C’est sa vie privée et il n’y a rien à dire, » a fini par s’exclamer Christophe Dechavanne pour couper court à la conversation. Il semblerait donc que Mylène Farmer et Christophe Dechavanne n’aient jamais été que des amis !

revoir la vidéo ici : Image de prévisualisation YouTube

 

Samedi soir, en deuxième partie de soirée, Laurent Ruquier a fait un véritable carton avec son émission On n’est pas couché sur France 2 en rassemblant presque deux millions de téléspectateurs. L’un des invités, à qui il doit ce succès est bien évidement l’animateur de TF1, Christophe Dechavanne. Si le présentateur d’Une famille en or était surtout venu parler de la campagne « sortez couvert » à l’occasion de la journée de mobilisation contre le SIDA, Aymeric Caron et Natacha Polony n’ont pas oublié de le questionner sur son avenir à la télévision.

Car, oui, Christophe Dechavanne a encore des idées et des projets pour la télévision, mais de là à ce que ceux-ci se retrouvent à l’antenne, il faut du temps selon lui. « J’ai des projets mais il faut trouver le diffuseur (…) Je ne vais pas à reculons faire un jeu, et quand je suis avec les candidats, je m’amuse beaucoup. J’essaie de mettre ma patte dans la mesure du possible » explique l’animateur. Il continue en mettant les choses au claires : « Y’a des couillons sur des chaînes de télévision qui disent que je n’aime pas ce que je fais et que je n’aime pas les candidats parce que j’ai dit que je ne mourrai pas animateur de jeu. » Une réponse à Christophe Carrière dans Touche pas à mon poste qui est l’auteur de cette critique.

Beaucoup trouvent que Christophe Dechavanne est de moins en moins spontané dans ce qu’il fait. L’animateur ne dément pas être cadré, mais il a une explication : « T’as vu ce que je prends dans la tronche quand je me lâche ? » répond t-il aux chroniqueurs, « Il y a un an et demi, j’ai fait un numéro des 100 plus grands, où je me suis lâché, on a fait 3h40 de direct. J’ai été roulé dans la boue par internet : j’étais drogué, alcoolisé… Alors que je faisais juste mon boulot d’animateur !« .

Et bien sûr, pour finir, la vie privée du présentateur de TF1 n’a pas été épargnée. Aurait-il eu une aventure avec la chanteuse Mylène Farmer, il y a des années ? C’est en tout cas ce que sous-entend Aymeric Caron, après avoir visionné un extrait de C’est encore mieux l’après-midi de 1986, où Christophe Dechavanne recevait la chanteuse pour la sortie de son titre « libertine ». Dans cette émission, elle avait eu une attitude très séductrice envers un Christophe Dechavanne un peu (beaucoup) troublé. Et aujourd’hui encore, son attitude laisse un doute… On vous laisse juger !

Redécouvrez l’extrait de C’est encore mieux l’après-midi avec Mylène Farmer. http://tele.premiere.fr/News-Videos/VIDEO-Christophe-Dechavanne-aurait-il-eu-une-aventure-avec-Mylene-Farmer-3904691

 

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Pourquoi ils aiment tant Mylène Farmer

Posté par francesca7 le 4 décembre 2013

 

Publié dans la presse le 29/11/2013 sur : http://www.ladepeche.fr/article

 

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Mylène Farmer a un public d’une extraordinaire fidélité. Certains font le siège du Zénith pour avoir les meilleures places. D’autres – la majorité – la suivent sans l’idolatrer mais avec une ferveur intacte.

Peu d’artistes arrivent à tisser avec leurs fans des liens aussi forts que Mylène Farmer. De tous horizons et de tous âges, ils n’ont d’yeux que pour «Mylène», dont ils suivent la carrière atypique, les tournées superlatives et la discrétion médiatique avec une ferveur rare. Mercredi, trois d’entre eux se sont retrouvés au Zénith autour de cette passion commune, ciment de leur amitié. Il y a, avant tout, Marina, infographiste à Toulouse et fan depuis… toujours.

«Dès le premier jour et la première chanson, Maman a tort, j’ai découvert une artiste hors-norme. Alors qu’elle a été démontée par tout le monde, je trouvais ses chansons ténébreuses et mélancoliques, mais tellement vraies. Quelque chose s’est construit. J’adorais ses clips extraordinaires, son premier album faramineux, ses costumes : le rêve absolu. J’en ai pleuré de rage de ne pas la voir en concert et me suis jurée – j’ai tenu parole – je ne plus jamais rater une tournée de Mylène. J’aime sa part d’ombre : elle est très timide et inaccessible. Elle donne énormément dans ses spectacles et, à l’instar d’un Nicola Sirkis que je suis allée voir récemment, elle a un vrai respect, une sincérité véritable, un réel amour pour son public. Elle se protège, après avoir été déboîtée par les médias, quand elle parlait de sida, d’homosexualité, des thèmes aujourd’hui bien dans les clous. On lui reproche de pleurer sur scène, toujours aux mêmes moments, mais c’est parce qu’elle est très émotive. A chaque fois, je me fais un concert parisien et un autre en région. A Toulouse, forcément, je serai là, après avoir vu celui de Bercy le 18 septembre dernier. Je suis fan, mais aussi critique quand il faut l’être, et il y avait quelques ratés : des robots qui ne marchaient pas, des problèmes de son… Une façon de préparer ses fans, je pense, à des choses plus simples à l’avenir.»

«Juste lui faire un bisou»

Marina se rendra au concert avec une amie, Hélène, qui a sa place, elle aussi, depuis un an : «Je ne vais pas voir les autres artistes, seulement elle. Elle donne tout à son public et lui transmet toutes ses émotions:

c’est magique, magnifique. J’aime surtout ses textes : ça parle beaucoup et c’est subtil à la fois…» Le troisième de la bande est Joffrey, jeune frère de Marina. Joffrey est trisomique, et sa sœur rêve de pouvoir un jour lui présenter Mylène Farmer, car elle sait que la star «fait beaucoup pour ses fans handicapés». Joffrey, qui avoue «écouter Mylène tous les jours», a une faible pour la chanson «Libertine» et les costumes que la chanteuse «super belle» porte dans le clip. Bien sûr qu’il aimerait la rencontrer. Pour lui parler, bien sûr. Mais avant tout «pour lui faire un bisou».

Mylène Farmer en concert samedi 30 novembre au Zénith de Toulouse (11, avenue Raymond Badiou). Complet.


Un live pour tous

La tournée 2013 de Mylène Farmer se terminera dans une semaine exactement, le vendredi 6 décembre à Nice. Et trois jours plus tard sera disponible en CD, DVD, téléchargement, etc. le nouveau live de la star, intitulé «Timeless 2013». Le concert a été enregistré à Lyon, à la Halle Tony Garnier, en septembre, au tout début de la tournée en province.

Yves Gabay

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« Cheval, mon ami » PAR Mylène FARMER

Posté par francesca7 le 3 décembre 2013

 

Edition sur TÉLÉ 7 JOURS du 29 OCTOBRE 1988

Entretien avec Cécile TESSEYRE

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A propos de son amour des chevaux :

- Le plaisir d’être à cheval est immense. Les angoisses disparaissent, plus rien n’a d’importance… C’est une discipline que je conseille à tous, même si moi je dois m’en priver pour éviter tout accident. J’ai découvert les chevaux à l’âge de dix ans. J’ai même voulu faire de l’équitation mon métier mais, au moment de passer mon diplôme d’institutrice, j’ai tout abandonné.

A propos de la participation du dresseur Mario Luraschi au clip « Pourvu qu’elles soient douces » :

- J’ai découvert Mario Luraschi en le voyant à la télévision. Quand les producteurs de mon clip l’ont contacté, j’ai eu la chance de le rencontrer. Les chevaux de Mario sont si bien dressés qu’on a l’impression d’être le meilleur cavalier du monde. Mario leur parle comme à une femme…Dans mon clip, Mario a exécuté toutes les cascades dangereuses. Autrement, c’est moi qui joue mon rôle, comme dans les précédents clips.

A propos du tournage du clip et de son histoire :

- Il nous a fallu huit jours de tournage en forêt de Rambouillet, cent cinquante figurants, et une équipe technique renforcée. L’action se déroule en 1759, au beau milieu de la guerre de Sept ans qui opposait les armées française et anglaise. Les français envoient un bataillon de prostituées espionnes semer le trouble dans le camp britannique. C’est là qu’intervient Libertine, dont un capitaine anglais est tombé éperdument amoureux…

Nous avons eu un conseiller historique pour éviter les anachronismes.

A propos du goût limité de Mylène pour l’Histoire :

- A l’école, elle me passait au-dessus de la tête. Mon caractère rebelle me faisait refuser l’enseignement des professeurs. Plus tard, j’ai découvert les plaisirs de la littérature et je me suis instruite toute seule.

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A propos de sa nudité affichée dans le clip :

- C’est le paradoxe de l’artiste. On peut accepter des scènes de nu si elles ont un intérêt, et si on a l’assurance d’un travail bien fait. J’ai confiance en Laurent Boutonnat. Pourtant, j’appréhendais un peu ces scènes. Ce sont les regards, ou les commentaires des personnes sur le plateau qui peuvent rendre la situation embarrassante.

Là, tout s’est très bien passé. Malgré tout, me déshabiller dans mes clips ne va pas devenir systématique.

A propos d’un éventuel troisième volet mettant en scène le personnage de Libertine :

- Peut-être même un long métrage sur ce personnage qui me ressemble un peu. Comme elle, je suis une insoumise permanente, et mon caractère est comme le sien, très féminin, avec en plus le côté intrépide des garçons.

A propos des paroles de « Pourvu qu’elles soient douces » qui peuvent choquer certaines oreilles :

- Disons que la perversité des uns peut être la normalité des autres. C’est une question de tolérance. Avec le temps, je suis moi-même devenue bien plus tolérante à l’égard d’autrui. Mon pardon est plus facile.

A propos de sa collaboration avec Laurent Boutonnat :

- Il y a des rencontres qui marquent. Laurent apporte tant de réponses à mes demandes ! Je crois que, dans une vie, on ne trouve qu’une fois une relation créative aussi forte que la nôtre.

A propos de la préparation de son spectacle au Palais des Sports, en mai 1989 :

- Tous les jours, un professeur vient m’entraîner. Cela demande des sacrifices et une rigueur alimentaire. Fini, les folies Coca-cola ! Je prends aussi des cours de chant pour donner plus d’assurance à ma voix. Je ne m’étais jamais rendue compte à quel point la respiration est importante.

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publication chez OK – Mylène Farmer aime

Posté par francesca7 le 3 décembre 2013

 

‘Tout ce que j’aime’ par Mylène Farmer / OCTOBRE 1988

Entretien avec Véronik DOKAN

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J’aime le rêve ou le cauchemar :

- Que mes rêves soient positifs ou angoissants, j’aime m’en souvenir en tout cas. Il faudrait que j’arrive à les noter tous les matins car c’est une découverte de soi-même formidable. Chaque soir, au moment de m’endormir, je me prépare à rêver, c’est un vrai travail de concentration passionnant. En l’occurrence, j’ai beaucoup de rêves violents dans lesquels il y a très souvent du sang, mais j’ai appris que ça n’était pas forcément négatif. Et puis je rêve aussi de souris : ça ne m’étonne pas, on me dit si souvent que je ressemble à cet animal que mon inconscient a dû en faire mon propre symbole.

J’aime assister au montage de mes clips :

- Avec le montage, on peut tout faire, tout détruire ou tout sublimer, tout faire basculer. C’est magique et tragique à la fois. J’ai toute confiance en Laurent Boutonnat, qui réalise mes vidéos, mais c’est déroutant de se voir à l’écran et j’aurais parfois envie de couper certains plans où je ne me plais pas mais qu’il garde, car ils lui paraissent essentiels dans la construction de l’histoire. Ca n’est pas toujours facile de faire abstraction de soi en images, d’avoir suffisamment de recul pour privilégier le film, mais c’est absolument passionnant.

J’aime toucher la terre :

- J’ai fait de la poterie pendant très longtemps et quelqu’un dans ma famille est sculpteur. C’est peut-être de là que me vient la passion pour la terre. Enfin, toujours est-il que j’adore ça. Il m’est même déjà arrivé d’acheter un sac de terre puis de ne plus trop savoir qu’en faire ! Dans le clip de « Ainsi Soit Je… » et dans celui de « Pourvu qu’elles soient douces », j’ai dû me rouler dans la boue comme les enfants, et j’ai ADORÉ CA !

J’aime ces vers de Baudelaire :

- ‘Le temps est un joueur avide qui gagne sans tricher / A tous coups, c’est la loi’ (« L’Horloge »)

J’aime les chaussures :

- J’ai carrément une envie féroce de collectionner les chaussures comme des objets que je trouve beaux. J’aime les chaussures un peu théâtrales, stylisées en tout cas. Avec des talons bobines, des vraies formes travaillées. En ce qui concerne la matière, c’est le cuir bien entendu. Quant aux couleurs, je penche toujours vers des teintes sombres. Je déteste ce qui est tape-à-l’oeil. En même temps, après avoir dit bonjour à quelqu’un, ce sont ses chaussures que je regarde ! Pour choisir les miennes, je suis fidèle à quelques magasins et puis je feuillette les journaux de mode. Quand une paire me plaît, je suis capable de l’acheter en plusieurs exemplaires. Je fais toujours ça pour celles que j’utilise lors de mes passages en télévision. Mon rêve serait d’avoir une pièce remplie de chaussures, juste comme ça, pour la décoration. En attendant, j’en ai déjà exposé une paire dans ma chambre.

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Mylène Farmer : un show grandiose au Zénith de Toulouse nov. 2013

Posté par francesca7 le 2 décembre 2013

 

 

images (22)28 000 spectateurs vont venir applaudir la chanteuse mardi 26, mercredi 27 et samedi 30 novembre 2013 à Toulouse. Tout sur un show spectaculaire qui affiche complet.

Nous ne l’avons pas vue de près mais nous pouvons affirmer une chose : Mylène Farmer est une femme, une vraie, pas une extraterrestre ni un robot (comme ces créatures d’acier et de haute technologie qui «dansent» avec elle sur scène). Deux indices concordent : la star de la chanson française transpire, légèrement, au-dessus de la lèvre supérieure et sur ses rondes pommettes; elle boit aussi, parfois, après une chorégraphie très physique, mais elle le fait à sa manière : en toute discrétion, en tournant le dos au public.

Dans les coulisses de Bercy, à Paris, un spectateur pas comme les autres nous le confirme : «Je connais Mylène Farmer depuis plus de 20 ans: c’est une femme extraordinaire». Et l’homme s’y connaît, à la fois en femmes, en célébrité et en secrets (rendus obligatoires, des années durant, contre son gré) puisqu’il s’agit de Salman Rushdie, l’immense écrivain.

Quelques mètres plus loin, on croise Luc Besson et madame, et puis des amis du show-biz qui se bisent à qui mieux mieux. Evidemment, on ne saurait réduire le public de Mylène Farmer au monde du spectacle, fasciné lui aussi par cette chanteuse à l’aura incroyable. Dans la salle, l’ambiance est familiale et hétéroclite : «vieux» couples qui se rappellent leurs années d’avant, gamins surexcités, ados rêveurs, gros moustachus en marcel, jeunes garçons filiformes qui se sont passé la bague au doigt…

Des fans, oui, mais incroyablement sages. Ils hurlent parfois «Mylène, on t’aime» mais restent le plus souvent paisiblement assis, voulant sans doute vivre pleinement cet instant de communion avec leur idole.

Un concert de Mylène Farmer

se joue en deux temps, qui s’entrecroisent continuellement. Il y a du grand show, parce que c’est ce qu’on attend d’elle : en prendre plein les mirettes, genre grand huit. De l’avis des connaisseurs, le millésime 2013 est moins spectaculaire que le précédent. On reste pourtant cloué sur le siège au moment du lancement du concert, sorte d’hommage au cinéma de science-fiction, de «2001, l’odyssée de l’espace» à «Alien» avec bombardement d’étoiles et musique ronflante.

Les confidences d’une reine

L’écran ne diffuse pas toujours des images aussi fracassantes, privilégiant l’accompagnement sobre, à l’exception de «Désenchantée» (ambiance «Mad Max», avec déluge de feu) ou de «A l’ombre», un des derniers tubes (magnifique et inquiétante vidéo qui évoque la peinture de Jérôme Bosch ou de Francis Bacon).

La danse joue aussi son rôle avec six beaux mâles, le plus souvent torse nu et affublés de curieux jupons sur leurs pantalons (signés Jean-Paul Gaultier). Mais ce qu’attend le plus le public, ce sont les moments d’intimité – certes relative – quand la star passe aux ballades, racontant l’amour qui fait mal, la passion mélancolique, le désastre des ruptures. «Les mots», susurrés d’une voix haut perchée, sont émouvants. Seulement accompagnée au piano, Mylène Farmer verse une larme sur «Je te dis tout» et poursuit avec un autre slow, «Et pourtant». La chanteuse est une reine, qui surplombe la foule, telle Cléopâtre, dans «Bleu noir». Elle sourit légèrement, multiplie les «merci» et va jusqu’à lâcher «Vous êtes magnifiques». En rappel, deux morceaux qu’on peut interpréter comme des confidences. «Inséparables» sont les fans et leur rousse préférée. «Rêver» avec eux ramène à un amour impossible. Au bout de deux heures de concert, la chanteuse échappe à sa prison de lumière. Un nuage blanc l’enveloppe avant de s’estomper. Roulements de tambours. Mylène Farmer a disparu de la scène. Une vraie femme ? Sans doute. Une apparition aussi, venue d’un autre monde.

Vous aimez Mylène à la folie? Envoyez-nous vos photos au Zénith de Toulouse sur le mail suivant: hub31@ladepeche.fr

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discrétion extrême : Arrivée de Mylène Farmer

Posté par francesca7 le 2 décembre 2013

 

Publié le 27/11/2013 dans la Presse : http://www.ladepeche.fr/article

 

images (20)Mylène Farmer, heureuse d’être sur scène./Photo Nathalie Delepine

 

Ses fans ne la verront que sur la scène du Zénith, ce soir encore et samedi. Ou alors, par une chance incroyable, derrière les vitres fumées de sa grosse voiture. Car avec Mylène Farmer, la discrétion entretient le mythe, depuis son arrivée en jet privé à sa chambre d’hôtel.

Ne la cherchez pas dans les rues de Toulouse, faisant son shopping entre deux gardes du corps. Mylène Farmer n’a pas l’habitude de montrer son joli minois dans les boutiques, effectuant toujours de rapides parcours entre son hôtel et le Zénith, sans détours inutiles. Quand on évoque les déplacements de la chanteuse avec son équipe, les visages se ferment, le silence s’installe. «Mylène estime qu’elle dit tout dans ses spectacles et ses disques, que sa vie privée ne regarde qu’elle, lâche une collaboratrice. Ses admirateurs l’ont compris depuis longtemps : ce sont des gens normaux qui la respectent.»

En chasse dans les hôtels

Christina, qui sera ce soir dans la «fosse or» du Zénith (tarif : 105 €) confirme cette impression : «J’adore Mylène depuis des années mais il ne me viendrait pas à l’esprit de lui courir après. Je m’arrête aux concerts, j’achète des objets. Le temps d’un spectacle je rêve et cela me fait du bien quelques jours». A Paris, il y a bien des ultrafans qui pistent la star et l’approchent quand elle sort de son domicile. «J’en connais qui ont pu lui adresser la parole, poursuit Christina. Elle est restée correcte, elle ne les a pas jetés; elle les a gentiment salués».

A Toulouse aussi, il existe quelques dizaines d’irréductibles (sur les 28 000 spectateurs du Zénith) qui ont fait le siège des hôtels de luxe, des allées Jean-Jaurès au Capitole. «Elle n’est pas chez nous mais plusieurs personnes l’ont demandée depuis ce week-end, raconte une réceptionniste du Grand Hôtel de l’Opéra. Certains veulent laisser des lettres (d’amour évidemment!) qu’on leur refuse, forcément».

Directeur général du Crowne Plaza, à deux pas de là, Didier Vincent a vécu en direct cette effervescence lors de la précédente tournée de la star, en 2009. «Tout s’est très bien passé, se souvient-il. Mylène Farmer est une diva mais reste discrète, avec un côté timide. Je l’ai accueillie, elle s’est montrée simple et charmante. Pour sa chambre, qu’elle n’a quasiment pas quittée de la journée, elle n’a rien demandé de spécial. Une retenue que j’ai ressentie avec les fans. Ils attendaient tranquillement, des heures et des heures. Ce n’a pas été le cas récemment avec les fans de Bruno Mars. Les gens étaient hystériques. On a été obligés de cacher sa voiture dans le patio pour qu’il puisse y monter et partir».


Gros retard pour le premier concert

Il s’en est fallu de peu, hier soir, au Zénith, pour que le premier des trois concerts toulousains de Mylène Farmer soit annulé. Pas parce que l’impressionnant dispositif du show n’était pas prêt mais à cause d’une panne des lumières de sécurité, censées éclairer le public…quand les plombs sautent. Après de longues recherches, le problème a pu être réglé. Mais cela a contraint les 9 300 spectateurs à attendre dehors dans le froid, ce qu’ils ont accepté de bonne grâce.

Le concert, quant à lui, a démarré à 21 h 20 (soit 50 minutes de retard) déployant son déluge de feu, d’effets spéciaux et de décibels dans une mise en scène grandiose. Outre ce spectacle énorme, les fans auront retenu que Mylène Former sait dire «merci», «c’est magique» et «c’est magnifique» et qu’elle verse immanquablement sa larme au moment de «Je te dis tout», un slow imparable. Les plus gênés par ce retard à l’allumage sont les marchands du temple. Ils ont eu moins de temps pour écouler leurs 25 objets du culte,de 5 € pour un stylo à 70 € pour un sweat-shirt.


images (21)À l’aéroport, une arrivée de chef d’Etat

A 15 h 15, hier, en provenance du Bourget, un petit Cessna blanc s’est posé sur le tarmac de l’aéroport de Toulouse-Blagnac. L’avion a roulé jusque devant l’ancienne aérogare historique de Toulouse, devenue aérogare d’affaires. Une file de plusieurs voitures, une Citroën C 8 grise et deux fourgonnettes, qui patientaient depuis quelques instants en bord de piste, a gagné l’aéronef. En une dizaine de minutes, quelques bagages ont été chargés puis la C 8 s’est glissée au pied de l’avion. De Mylène Farmer, nulle apparition, tout au moins visible depuis l’aérogare. Précédé d’une voiture de la gendarmerie jusqu’à la sortie des pistes, le convoi a quitté l’aéroport en direction du centre-ville de Toulouse et de l’hôtel Pullman où la chanteuse réside pour deux nuits. L’arrivée de la star, que personne n’attendait dans la petite aérogare, s’est faite selon un scénario très discret digne d’un chef d’Etat. Car les voitures ne pénètrent ainsi que rarement dans l’enceinte de l’aéroport pour cueillir le visiteur à sa descente même de l’avion. La semaine dernière, Bruno Mars, pourtant célébrité mondiale, a, lui, improvisé un petit concert devant le personnel ravi alors qu’il passait par le bâtiment de l’aérogare. Le groupe californien, LMFAO, a lui aussi laissé un souvenir haut en couleur. Mylène Farmer elle-même, lors de sa dernière venue à Toulouse il y a quatre ans, avait franchi l’habituel portique, «tout emmitouflée», se souvient un personnel de l’aéroport. Et ses fans étaient nombreux à l’attendre dans une certaine cohue. Cette année, la star a choisi la plus grande discrétion.

J.-N. G. et F. Ab.

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Les 13 confidences de Mylène Farmer dans magazine SUPER

Posté par francesca7 le 2 décembre 2013

 

Entretien avec ‘Izzy Pop’ de MAI 1988

« Le mystère fait partie intégrante de ma personnalité. Je ne le cultive pas. »

Mylène réagit à une liste d’adjectifs qu’on lui a soumis :

MF90_58aEnigmatique

- Le mystère fait partie intégrante de ma personnalité. Je ne le cultive pas. Même pour les intimes, je pense être énigmatique dans la mesure où je ne leur dévoile pas toutes mes réflexions.

Egocentrique

- Ca, c’est à cause du titre de mon dernier album, « Ainsi Soit Je… ». Il ne faut pas se méprendre, j’ai voulu faire un constat. C’est comme si je disais ‘Voilà, je me présente, je suis comme ça’. Au collège, je passais peut-être pour une égocentrique, je voulais être le centre d’intérêt, c’était pour être reconnue. J’ai un souvenir épouvantable de l’école. Le pouvoir des professeurs me révoltait, leur pouvoir de dire qu’une rédaction est bonne ou mauvaise. Ce n’était pas les notes qui me scandalisaient, c’était surtout les appréciations.

Invulnérable

- Non, je ne suis pas invulnérable. Maintenant, si c’est par rapport à un travail effectué, comme l’album, là je suis sûre de moi, parce que j’ai une équipe très, très bien. La même que pour mon premier trente centimètres. Tout le monde sait que Laurent Boutonnat est à mes côtés, qu’il compose mes chansons et réalise mes clips.

C’est la personne qui me connaît le mieux, plus que ma mère certainement.

Impudique

- Quand j’apparais nue dans un clip, moi, je n’appelle pas ça de l’impudeur, parce que c’est dans un contexte précis. Si je vais dans un magasin essayer des dessous féminins, je suis très pudique. J’ai beaucoup de mal si la vendeuse reste derrière moi, je préfère être seule. Avec l’écriture, on peut peut-être parler d’impudeur. Sur mon premier album, je chantais des textes écrits par Laurent. C’était comme si je chantais mes propres mots, mais les écrire soi-même, c’est différent. Avant, ce qui me bloquait, c’était l’idée de dévoiler des choses trop personnelles. Je suis arrivée à maîtriser ça sur mon dernier album. Les textes de mes chansons sont tous de ma plume, à deux exceptions près. L’une, c’est la reprise de « Déshabillez-Moi  », l’autre c’est l’adaptation d’un texte de Charles Baudelaire.

Observation

- J’aime bien observer les gens, sans forcément faire de commentaires. C’est un plaisir. Il y a sur l’album une chanson qui m’a été inspirée en regardant les autres. C’est celle qui s’appelle « Jardin de Vienne  ». C’est l’histoire d’une personne que j’ai connue. Un garçon français qui a fini par se pendre dans un jardin public à Vienne. J’ai trouvé son geste extrêmement romantique.

Enfantine

- C’est vrai que j’ai du mal à m’extraire de l’enfance. Je crois que je ne le pourrai jamais d’ailleurs. Ce que j’aime chez les enfants, c’est leur cruauté, qui est très dérangeante. On leur pardonne, parce qu’on dit qu’un enfant est innocent. Je ne le crois pas.

Maternelle

- Avoir des enfants, je n’en ai ni l’envie, ni le souci. Mais j’ai la fibre maternelle pour mes proches, mes amis, mes animaux. J’ai deux singes. L’un s’appelle E.T., il est trapu et rondelet. L’autre, Léon, est un bébé de la même race, mais pas du même pays. Il est un peu plus fou que E.T.

Drôle

- Je ne pense pas être quelqu’un de drôle. Je préfère les choses tristes, que ce soit au cinéma ou dans la littérature. Je n’avais pas du tout le sens de l’humour avant. Maintenant, je dirais que je l’ai un peu, ou plus exactement que je suis cynique. Il y a des choses qui me font rire. Pas Zouc , qui apparaissait dans le clip de « Sans Contrefaçon ». J’ai vu trois fois son spectacle. Elle me ferait plutôt grincer des dents et pleurer, mais elle est fascinante. Non, ce qui me fait rire, ce sont mes singes.

Dépensière

-Pas vraiment. C’est peut-être dû à mon éducation et au fait que je n’ai jamais manqué d’argent. Je n’aime pas jeter l’argent par les fenêtres. La seule chose pour laquelle je pourrais faire des folies, ce sont les chaussures. J’en ai une vingtaine de paires – toutes avec des talons plats, parce que je ne sais pas marcher avec des hauts talons – mais si je m’écoutais, j’en aurais cinquante paires !

Androgyne

- Je ne joue pas sur l’androgynie. C’est une question de physique. A un moment de ma vie, j’ai pensé être entre deux sexes. Quand j’étais plus jeune, on me prenait toujours pour un petit garçon. On me disait que Mylène était un joli prénom pour un petit garçon.

Sexy

- Je ne sais pas. Si je vous laissais le choix, pour une fois !

Gourmande

- Oui ! Je me nourris de bonbons, de sucreries et de gâteaux. Les bonbons que je préfère sont ceux qui sont chimiques. On n’en fait plus d’aussi chimique que dans mon enfance. Quand j’étais petite, je me rappelle que j’achetais des trucs épouvantables, rouges, roses et qui piquaient !

Rousse

- Ma maman est rousse, donc que je passe du brun au roux, ce n’était pas contre nature. Blonde ? Sûrement pas ! Par pure lucidité, je n’aurai jamais les cheveux blonds ! Mais roses, qui sait ?! Peut-être…

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Mylène, the boss

Posté par francesca7 le 1 décembre 2013

 

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Quand Mylène Farmer sort un nouveau clip, il est toujours particulièrement attendu … La chanteuse aux mille mystères a dévoilé hier soir la vidéo servant à illustrer son nouveau single Oui mais non extrait de l’album Bleu Noir à paraître le 6 décembre et oh surprise ce clip nous rappelle l’univers d’une autre artiste, celui de Lady Gaga.

 

Rien de bien surprenant nous direz-vous puisque Mylène Farmer a décidé de travailler avec Red One pour son grand retour, producteur qui a lui-même collaboré avec Lady Gaga pour deux de ses plus grands tubes, Poker Face et Bad Romance.

 

C’est une Mylène en pantalon de cuir noir et une croix autour du cou, entourée d’une vingtaine de danseurs aux gestes saccadés que l’on découvre dans un grand hangar désaffecté. La chanteuse ne nous propose au final rien de bien nouveau mais plutôt du recyclé …Dommage !

 

Pour ceux qui ne se rappelleraient plus du clip Bad Romance de Lady Gaga, le voilà :

(vidéo)  

 Image de prévisualisation YouTube

 

Article de Première.fr

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MYLÈNE FARMER, PAR BENOÎT CACHIN

Posté par francesca7 le 1 décembre 2013

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VIDEO. Journaliste et auteur d’un excellent ouvrage sur la chanteuse, le spécialiste analyse le succès phénoménal de la star qui se produit à Bercy 2013.

Elle se prénomme Mylène et son succès est total. Alors que Mylène Farmer s’apprête à donner un nouveau concert-événement à Bercy, pris d’assaut par les fans dont certains n’ont pas hésité à camper devant l’immense salle parisienne, la question est toujours la même : mais quel est le secret du succès de la chanteuse aux cheveux de braise ? Du talent, certainement, beaucoup de travail, aussi, mais encore une gestion d’orfèvre de son image qui séduit un public d’aficionados aussi hors-norme qu’énorme. Le mystère de son ultra-succès étant égal à celui de sa vie privée… 

Une question à laquelle ne pouvait répondre clairement que le grand spécialiste de la chanteuse (et de bien d’autres artistes) : le journaliste et écrivain Benoît Cachin, auteur d’un formidable ouvrage intitulé « Mylène Farmer au fil des mots » (éd. « Gründ« ). Un livre à l’égal d’un dictionnaire illustré des chansons de la star, qui éclaire les zones d’ombre de l’univers si particulier de la Farmer. Une édition revue et augmentée tout juste parue bénéficie de photos inédites illustrant les textes de tous ses albums et les paroles de son dernier album « Monkey me ».

 

http://www.dailymotion.com/video/x14ays6

 

 

NUIT D’HIVER DE MYLENE

http://www.dailymotion.com/video/xvzpa0

 

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Nombreux sont les symboles Mylène Farmer

Posté par francesca7 le 1 décembre 2013

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article paru sur http://www.amagzine.com/

Tout a déjà été à peu près dit sur Mylène Farmer, vérités et un peu moins. Calculatrice, botoxée, niaise, stratège, femme d’affaires, névrosée, enceinte, psychanalysée, cosmonaute, « Mylène est un œuf »,  etc., il semble que la rousse déchaîne les rumeurs les plus folles. Des fans hystériques aux plus modérés, des critiques les plus acerbes aux plus complaisants, elle attise les passions. Une grande partie de la sphère médiatique la déteste ou, pire, adore la détester. Les billets de Christophe Conte me feront toujours hurler de rire, et ne m’empêcheront pas d’acheter ses disques. Et, en la matière, il n’a pas le monopole de la méchanceté : certains fans, déçus par telle ou telle chanson, par tel ou tel album, sont infiniment plus cruels. Il semble de bon ton, dans les sphères du bon goût des arts et des lettres, de lui cracher à la figure : ça doit ressembler à quelque chose. Mais de tout cela, « Mylène s’en fout ». Et puis, je suis désolé, la presse française, quand on veut flinguer un disque, on ne le fait pas sur trois pleines pages – j’en connais qui ont dû bien se marrer chez Polydor. Non, pour flinguer : trois lignes eurent suffi. Quant à cette question du snobisme, elle a été réglée une bonne fois pour toute par le snob ultime, j’ai nommé Marcel Proust, et ce il y a bien longtemps.« Ne jamais mépriser la culture populaire, même si celle-ci, parfois, nous méprise. » – ne cherchez pas l’auteur de cette phrase, c’est moi.

On vous l’a dit : à Amagzine, pas d’entrave, le savant et le populaire, le raffiné et le simple, peuvent et doivent cohabiter, pacifiquement.  J’aime Mylène Farmer. Et alors ? Pas au point de la défendre inconditionnellement, on le verra par la suite, mais je reste persuadé qu’on ne bâtit pas une carrière de 28 ans sur du vent, s’il n’y a rien derrière, rien qui ne touche les gens, ces cœurs de cible, ceux-là même qui achètent ses disques. Le marketing est une arme puissante, mais il ne fait pas tout.

Maintenant, quelques chiffres – ils sont éloquents : qui a placé treize titres en première position des hit-parades – c’est du jamais vu ? Qui a été plusieurs fois certifiée disque de platine ? QUI peut vendre en SIX HEURES plus de 150 000 places de concert, et 300 000 en tout après ajout de dates, et ce, UN AN même avant la date d’ouverture de la tournée ? QUI encore vend 150 000 exemplaires de son dernier album en première semaine de sortie, alors même que le lancement tardif – trois semaines avant la fin de l’année, peut constituer un handicap, et se place directement numéro un des ventes, quand des mégastars françaises voire mondiales ont vu leurs dernières productions rencontrer des fours plus que cuisants, qu’il s’agisse d’albums ou de tournées (oui, c’est de toi dont je parle, Lady Gaga ; notamment). Alors : merde !

L’album à présent. Pour être à peu près juste, je tâcherai d’en évoquer les faiblesses, pour finir sur ses forces. Les faiblesses : visuelles, avant tout : photo, très marquante il est vrai, Mylène décolorée en blond platine, sur un fond blanc d’hôpital, mais une typo approximative, une couleur et deux tons – noir, blanc, rouge. Le design : minimaliste, pour rester poli – Henri Neu, qu’as-tu fait de ton talent ? Avec un point crucial cependant : très visuel, le tout se remarque très bien. Parfait : c’est le but recherché, non ? Les chansons : presque comme d’habitude maintenant, un ensemble hétéroclite de perles et d’approximations grossières, qui auraient mérité un peu plus de temps et de travail, de production, pour les ciseler, les affiner. Certaines chansons sont franchement datées, avec une production électronique peu soignée, souvent efficace, mais cheap, alors que la France regorge de gens talentueux – ingénieurs, programmateurs, producteurs (« Allo, Philippe Zdar ? »), musiciens de sessions, etc. – et ce alors même que Laurent Boutonnat est quelqu’un de très doué, de talentueux, en atteste l’album « Avant que l’ombre… », leur meilleur disque à ce jour (avec « Anamorphosée », peut-être, autre débat). Certaines chansons frisent l’auto-parodie, ou la blague potache, une sorte de « Cap ou pas cap’ (de l’inclure dans le disque) ? » de mauvais goût – on pense à « Love Dance », sur lequel on ne s’étendra pas. Ces titres auraient peut-être mérité plus d’attention, qu’elle soit électronique ou à tonalité plus acoustique.

Les forces, à présent. Les ballades, notamment. Toujours très réussies, comme presque à chaque fois – « Quand », « A-t-on jamais les mots ». Ou certains mid-tempo. L’un des coups de génie de ce disque, c’est d’avoir ressorti des tiroirs, pour le moderniser, « Chloé », métamorphosée en « Nuit d’hiver », sorte de « Chloé 2012″, ballade électro-glauque glaciale, transpercée de rares paroles éparses et de quelques vocalises froides, glaciales, ironiques. « Chloé », le retour donc, Chloé qui n’en finit pas de se noyer, comme le petit Grégory. Morte, mais immortelle. Et, grande nouveauté chez la belle,  l’apparition de l’humour et de l’autodérision, palpable, flagrante sur le titre d’où l’album tire son nom, « Monkey Me » – « Si je suis sans guidon / Et j’y suis / Eh ben je me vautre ! ». Des mid-tempo  extrêmement bien construits, efficaces et puissants, gorgés d’optimisme, comme « A force de »*, véritable hymne à la vie – « A force de mourir / … / Moi j’ai envie de vivre. « , où l’on retrouve aussi, à plus petite dose, cette autodérision précédemment évoquée. L’album se conclut sur le bouleversant – osons le mot – « Je te dis tout », véritable déclaration d’amour à une fille imaginaire, chanson redoutablement bien écrite et composée avec, comme sur le titre précédent et quelques autres de l’album, des ponts absolument diaboliques de virtuosité technique, trouvailles encore inédites chez le duo infernal Farmer / Boutonnat. Et, quand par ailleurs, elle a le bon goût d’inviter Olivier de Sagazan à collaborer avec elle pour un de ses clips – en l’espèce, le premier single extrait, « A l’ombre », on ne peut, je pense, que saluer l’audace et le bon goût, pour ce choix que peu auraient fait, en ces temps de tiédeur et de mollesse visuelles (nd : il avait été contacté précédemment pour l’album « Bleu Noir » mais avait à l’époque décliné).

Un disque étonnant, synthèse de tous ses disques précédents et résolument tourné vers l’avenir ; Mylène, libérée de ses névroses, pure. Taillé pour la scène, fait pour les fans aussi, probablement, chez qui d’ailleurs il a rencontré un excellent accueil. Où la colonne « Plus » comporte plus de croix que la colonne « Moins ». A acheter, donc. Mylène, « Je te dis tout » : j’ai adoré ton disque. Malgré ses faiblesses. Compensées, et bien largement, par ses forces. Instantanément, je voulais le noter, pour être honnête, 3.5/5 car il comporte de grosses lacunes, mais par pure mauvaise foi, et en raison du plaisir qu’il me donne, je lui mettrai 4/5. C’est un beau disque. Merci. J’ai hâte de voir ce que ça va donner sur scène. Rendez-vous est pris.

Mylène Farmer « Monkey Me » 2012 Stuffed Monkey / Polydor // Universal Music, 4/5.

source : http://www.amagzine.com/

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