L’hiver en pente douce avec Mylène F. dans GRAFFITI

Posté par francesca7 le 24 décembre 2013

 

OCTOBRE 1988

 « J’espère être à la hauteur de tout ce que j’ai pu suggérer ! »

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A propos du choix de « Pourvu qu’elles soient douces » comme nouveau single :

- Parce que ! J’avais effectivement envie de changer de registre et de passer à des choses plus légères. Ce titre, ça pourrait être la suite de « Libertine » et il va amener une chorégraphie en télé similaire à « Sans Contrefaçon », avec des danseuses autour de moi.

A propos du clip illustrant la chanson :

- Il a été réalisé en neuf jours, en extérieur et dans son intégralité dans la forêt de Rambouillet et il dure dix huit minutes… L’action se situe en plein coeur de la guerre de sept ans, en 1759 exactement, et il y a toute une histoire romanesque autour de ce moment historique. Donc ça se passe en France : il y a d’un côté la garnison anglaise, de l’autre la française et puis le clip démarre sur la découverte de Libertine étendue et apparemment morte par un capitaine anglais, qui est joué par un comédien de théâtre. Ce dernier ramène Libertine dans son camp et s’ouvre alors une intrigue d’espionnage. Les français voulant infiltrer des informations, ils délèguent une bande de prostituées dirigées par celle qui campait la sorcière dans «Tristana » et ma rivale dans « Libertine ». Cela donne lieu à des cascades, des bagarres entre femmes, etc.

A propos du fait que le clip soit une suite à « Libertine » :

- A la limite, il pourrait y en avoir même une autre. Libertine, c’est un personnage que je n’ai pas envie d’abandonner et que j’entends faire exister.

A propos de ses références récurrentes à Baudelaire, Poe…

- Je suis associée à cette catégorie de gens aux âmes tourmentées…

A propos de ce qu’elle donne d’elle-même au public :

- C’est essentiel de conserver le mystère et de n’avoir à montrer aux autres que ce que moi, j’ai décidé de leur montrer. Bien sûr, ce métier vous oblige à ouvrir des fenêtres et je me trouve quelquefois trop prolixe, mais il demeure et il demeurera toujours des choses non dites… Mon analyse se produit lorsque j’écris et je ne suis pas très attirée par les explications de textes. A quoi bon ?! A la limite, ce métier de communication par excellence, c’est aussi celui de l’incommunication. Je suis égocentrique comme les autres artistes, et quand j’enregistre une chanson, je veux avant tout satisfaire mon petit plaisir personnel tout en songeant à une projection d’un public qui reste et qui doit rester abstraite. En fait, le mystère se situe des deux côtés et je considère que c’est très bien ainsi.

A propos des thèmes qu’elle met en avant dans ses chansons :

- J’essaie de faire partager des choses qui sont originales, et vu les réactions des gens, je crois qu’ils ont su les comprendre, les recevoir et ils se sont impliqués totalement dans cet univers qui leur ressemble et qui est autant le leur que le mien. C’est peut-être cela mon engagement.

A propos de ses deux petits singes :

- Je préfère la compagnie des singes à celle des chats. C’est sûr, ça peut paraître suspect pour certains mais c’est mon choix !

A propos de son originalité :

- Le succès dérange davantage les médias que le public car c’est le public qui décide du succès ou non d’un artiste. Par contre, les médias témoignent parfois des réactions très primaires que je ressens personnellement comme une agression. Je ne conserve rien des jours passés, mais j’y suis, j’y reste !

A propos d’être heureuse :

- Je ne le serai probablement jamais. Je suis consciente de ma chance et je remercie la vie tous les matins de ce qu’elle me donne. Seulement, il y a en même temps le prix à payer, souvent lourd à porter.

A propos des hommes qui l’attirent :

- Je n’aime que les hommes qui créent, mais n’attendez pas de moi un langage féministe car je ne le suis pas.

En ce moment les hommes souffrent d’un problème de pouvoir. De tout temps, ils ont voulu le pouvoir et c’est clair, désormais ils l’ont de moins en moins.

A propos de la place de la femme dans la société :

- Je crois qu’elles donnent la vie dans tous les sens du terme, c’est-à-dire qu’elles sont des inspiratrices et des muses, et l’homme a besoin d’elles pour pouvoir créer. D’ailleurs j’ai le sentiment que l’homme a davantage besoin de la femme que l’inverse…

A propos de l’avenir de sa carrière :

- J’espère être à la hauteur de tout ce que j’ai pu suggérer !

 

 

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