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Avis aux fans inconditionnels de Mylène Farmer

Posté par francesca7 le 21 décembre 2013

 

images (11)Plusieurs salles de cinéma diffuseront, le jeudi 27 mars 2014, le film « Timeless 2013″ ! L’occasion de revivre sur grand écran l’incroyable tournée de la chanteuse.

Si vous avez manqué la tournée Timeless 2013 de Mylène Farmer ou bien que vous y étiez mais que vous souhaitez absolument revivre ce moment scénique alors voilà une info qui risque de vous donner le sourire… Et pour cause, Polydor France annonce la diffusion, en exclusivité, du filmTimeless 2013 au cinéma le jeudi 27 mars 2014 !

Souvenez-vous, c’est le 7 septembre dernier, au Palais Omnisports de Paris Bercy, que Mylène Farmer entamait son Timeless Tour

Cette tournée, comptabilisant un peu plus de trente dates et réunissant plus de 500 000 spectateurs, a notamment fait escale à Lyon, Nantes, Strasbourg, Toulouse mais aussi Bruxelles, Moscou sans oublier Nice ; ville où la chanteuse a achevé son Timeless 2013 le 6 décembre dernier.

Si Mylène Farmer a sorti, le 9 décembre dernier, un double album audio de ce spectacle, la belle ne compte pas s’arrêter là et prévoit ainsi de sortir, en 2014, le DVD du concert.

Mais d’ici là, les fans de l’artiste pourront découvrir, en avant-première dans les salles obscures, les images du Timeless 2013.

Et oui, Polydor France a annoncé la diffusion, en exclusivité, du film au cinéma le jeudi 27 mars 2014.

Du côté des salles, plusieurs cinémas de la capitale participeront à l’évènement : GAUMONT PARNASSEGAUMONT OPERA COTE CAPUCINESGAUMONT CHAMPS-ELYSEES MARIGNANPATHE BEAUGRENELLEGAUMONT AQUABOULEVARDPATHE WEPLER et LA GEODE

Notez que la mise en vente des places pour découvrir Timeless 2013 au cinéma se fera le vendredi 20 décembre 2013 à 10h.

Infos pratiques : 

Projection du film Timeless 2013 au cinéma
Le jeudi 27 mars 2014
Horaire : 20h
Cinémas participants
Tarif : 15 €
Réservations !

Mise en vente le vendredi 20 décembre 2013 à 10h

 

article paru sur http://www.sortiraparis.com/scenes/concert-musique

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Un album en hommage à Mylène Farmer 2014

Posté par francesca7 le 21 décembre 2013

 

Alors que vient de sortir l’album live de sa dernière tournée « Timeless 2013″, Mylène Farmer plancherait d’ores et déjà sur un nouveau projet. Mais à l’occasion de ses 30 ans de carrière, c’est un disque hommage qui verrait le jour en 2014, selon le ténor Christophe Caul.

Mylène Farmer devrait encore faire couler beaucoup d’encre l’an prochain. Après des rumeurs faisant écho d’une possible collaboration avec Muse sur un nouvel album enregistré au mois de janvier, voilà que le ténor Christophe Caul s’empare de Twitter pour faire quelques révélations. Inconnu du grand public et seulement suivi par une soixantaine de followers, le chanteur lyrique a annoncé hier qu’il travaillait actuellement sur « un projet exceptionnel avec #mylenefarmer », ajoutant dans la foulée qu’il s’agissait d’« un projet pop/lyrique ». Rapidement, ces deux tweets ont été supprimés sans aucune explication, puis remplacés par le message suivant : « Le nouveau groupe lyrique « Camerata Illuminata » prépare son premier album en collaboration avec une immense star…. :)  ».

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Dans le sillage de « Génération Goldman » ?

Ceci n’est pas sans nous rappeler la bourde du musicien Loïc Pontieux, qui avait annoncé au mois d’août 2012 qu’il était passé en studio pour un nouvel album de la chanteuse. On connait le sens du teasing de Mylène Farmer, sans doute déçue de voir son comeback ainsi annoncé alors qu’elle le préparait dans le plus grand secret depuis plusieurs mois. Là aussi, le message posté par Loïc Pontieux sur sa page Facebook avait immédiatement été supprimé. Un mois plus tard, la chanteuse annonçait la sortie de son neuvième album « Monkey Me »

Seulement, il semble que Christophe Caul ait parlé un peu vite. S’il a également évoqué l’«enregistrement studio » qui aura lieu « le 15 janvier » et une séance photo qui se déroulera dans Paris, allant même jusqu’à répondre à une internaute en affirmant qu’il s’agissait du « nouvel album studio de MF », il a tenu à mettre les choses au clair en début d’après-midi. « Précision : Le projet n’est pas AVEC MF mais autour des chansons de MF, interprétées par le groupe « Camerata Illuminata » » a-t-il tweeté. Il semble donc que Mylène Farmer soit la prochaine artiste à voir sa discographie passée à la moulinette comme l’a été celle de Jean-Jacques Goldman avec« Génération Goldman » volumes 1 et 2. Pour l’heure, aucune information officielle n’a été annoncée à ce sujet. Mais la sortie de ce projet tombe à point nommé puisque Mylène Farmer célèbrera en 2014 ses 30 ans de carrière.

article de Jonathan HAMARD paru sur http://www.chartsinfrance.net/Mylene-Farmer/news-89639.html

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FR3 NORMANDIE – ROCKING CHAIR avec Mylène F.

Posté par francesca7 le 21 décembre 2013

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Présenté par Jan Lou JANEIR – 2 MARS 1985

« J’ai du caractère, et même un sale caractère. »

Mylène Farmer (assise à coté du présentateur, elle prend la parole pour accueillir les téléspectateurs) :  Bonjour, vous n’êtes pas sur FR3 Toulouse, mais sur FR3 Normandie ; l’émission n’est pas présentée par Guy Lux mais par Jan Lou Janeir ; je ne suis pas Chantal Goya mais Mylène Farmer ; la moquette n’est pas bleue, mais grise ; le décor n’est pas des palmiers, ce sont…

Jan Lou Janeir (l’interrompant) : S’il te plait…s’il te plait… Bon, t’arrêtes un peu ?! C’est bien sur le numéro 61 de « Rocking Chair » avec comme invitée vedette Mylène Farmer. Ca  s’annonce…conséquent ! (Mylène rit)

(Générique)

Jan Lou JANEIR : Salut, c’est « Rocking Chair », le numéro 61. Aujourd’hui, c’est pas vraiment simple puisqu’il sera question de femmes dans « Rocking Chair ».

MF : Je n’aime pas les femmes !

JLJ : Ca commence bien ! Avec comme invitée vedette Mylène Farmer : elle chante « Maman a tort », elle chantera aussi « On est tous des imbéciles », son nouveau 45-Trs -bravo, ça commence bien, très fort- avec aussi Biba et Les Bandits. Et on débute sans plus tarder avec une dame qui s’appelle Angelfred, le titre de la chanson « J’me félicite d’être là ».

MF : Moi aussi !

(…)

JLJ : L’invitée, aujourd’hui, de « Rocking Chair » je vous l’ai dit, elle s’appelle…

MF (elle achève sa phrase pour lui) : Mylène Farmer !

JLJ : Bravo, ben tu le sais par cœur ton nom !

MF : Oui, je l’ai appris !

1985-04-cJLJ : C’est un vrai nom ?

MF : Oui, c’est mon vrai nom.

JLJ : C’est pas un pseudonyme ?

MF : Non, non…

JLJ : Bon, ben je te le dis : ça sonne bien. Tu es née où ?

MF : Je suis née à Montréal, au Canada.

JLJ : Tu es québécoise ?

MF : Je suis québécoise, donc, et puis je vis en France depuis maintenant 8 ans. Et je suis plus française que canadienne.

JLJ : T’as pas l’accent du tout !

MF : Non, du tout. J’aime pas l’accent canadien.

JLJ : Pourquoi ?

MF : Ben, c’est…j’allais dire c’est un accent vulgaire. C’est un peu fort, mais c’est un accent que j’aime pas, qui ne m’est pas très familier.

JLJ : Tu es quelqu’un qui me donne l’impression de ne pas aimer grand-chose : c’est vrai ?

MF : Ca y est ça commence ! Pas du tout, je t’aime Jan Loup ! (rires)

JLJ : J’ai l’impression que tu es quelqu’un de vif !

MF : Je suis quelqu’un, oui, qui a un caractère, et même un sale caractère.

JLJ : Pourquoi tu dis ça de toi ?

MF : Parce que les techniciens vous le diront. D’ailleurs, ils sont derrière leurs caméras, ils peuvent rien dire, là, mais je suis sûre qu’ils… (rires)

JLJ : Mais dans le métier, t’es quelqu’un d’un peu dur ?

MF : Dur ? Non, je suis quelqu’un qui aime les choses bien faites. J’essaie, moi, de faire les choses bien, et j’aimerais que les gens fassent la même chose.

JLJ : Mais t’as pas l’impression qu’on est obligé de travailler avec tout le monde ? Par exemple, quand tu fais « Maman a Tort », ce grand tube qu’on va découvrir dans quelques instants, ce n’est pas toi qui écrit ni compose.

MF : Non. En fait, nous formons une équipe de trois personnes : il y a Jérôme Dahan, Laurent Boutonnat et moi-même. Les deux garçons composent, écrivent musique et paroles, et puis moi j’interprète.

JLJ : Mais tu m’as pas répondu : c’est pas simple de travailler en équipe, faut que tout le monde s’entende bien.

MF : C’est difficile, mais c’est quand même très agréable quand on est très liés. C’est important d’avoir des équipes soudées.

JLJ : Tu es très liée avec les gens avec qui tu travailles ?

MF : Très liée, oui. Je vois ces deux personnes tous les jours depuis un an maintenant, et on s’entend très bien.

JLJ : Tu voulais faire de la chanson ou tu voulais faire d’autres choses avant ?

MF : Je m’orientais vers le métier de monitrice d’équitation, et ensuite j’ai bifurqué vers les cours de théâtre et puis j’ai terminé par le métier de chanteuse et c’est très bien !

JLJ : Tu t’entendais bien avec les chevaux ?

MF : Très, très bien !

JLJ : D’accord. Parce qu’on sait jamais ! (rires)

MF : Les pauvres !

JLJ : On va t’écouter chanter, Mylène Farmer. Tu veux ?

MF : D’accord…

JLJ : (…) Ca s’appelle « Maman a tort », et puis vous allez la retrouver dans quelques instants, Mylène Farmer, puisqu’elle est l’invitée de « Rocking Chair », et attention : pour les questions, ça va barder tout de suite après ! (rires de Mylène)

Diffusion d’une séquence où Mylène chante et danse « Maman a tort » sur le plateau de l’émission.JLJ : Voilà, c’était Mylène Farmer, ça s’appelait « Maman a tort » -ça s’appelle toujours d’ailleurs, puisque c’est le tube, le premier…

MF : Oui !

JLJ : Mylène, c’est difficile de faire un tube ? Parce qu’après, quand on veut faire une deuxième chanson, c’est pas simple !

MF : Non, ce n’est simple pour personne.

JLJ : C’est vrai !

MF : Parce que la grande phrase, c’est « On vous attend au tournant », alors qu’on fait en sorte d’avoir une chanson aussi forte que la première, et puis d’avoir des prestations aussi bonnes que les premières !

JLJ : Ouais, c’est vrai, c’est pas simple.

MF : Non c’est pas simple, parce que le public est dur et exigeant, et le métier aussi. Donc c’est comme ça que se fait le tri au fur et à mesure, et puis y en a qui restent, et puis d’autres qui partiront, y en a qui reviendront, et puis…

JLJ : T’as envie de faire une carrière, Mylène Farmer ?

MF : Bien sûr. Je crois que c’est le rêve de toute personne qui débute, enfin j’espère. Je m’y accroche.

JLJ : Oui, mais de faire une carrière ? C’est-à-dire, bon…faire ça 20 ans ?

MF : Oui, mais ça s’apprend, ça aussi. C’est un métier, la chanson, donc va falloir prendre des cours de danse, des cours de plein de choses pour pouvoir éventuellement faire de la scène.

JLJ : Ha bon, t’as envie de danser en plus ?

MF : Bien sûr, oui !

JLJ : Ca te suffit pas de chanter !

MF : Non…

JLJ : De faire du théâtre ?

MF : Oui !

JLJ : De faire du cinéma, même ?

MF : J’espère le cinéma, mais ça je vais attendre un pour l’instant…

JLJ : Mais est-ce que c’est parce que t’as 23 ans, tu es toute jeune et tu te dis que finalement t’as envie de tout faire ? Mais tu sais, quand on veut tout faire, c’est ce que dit un certain nombre de gens, t’as pas peur qu’on se disperse ?

MF : Non, non justement, c’est ce dont je parlais : je préfère pour l’instant me consacrer à la chanson et plus tard, le cinéma s’il fait appel à moi, j’y viendrai.

JLJ : Quel effet ça fait d’être très connue à 23 ans ? C’est sympa ? C’est difficile à vivre ?

MF : Pour l’instant, ça m’est pas trop pénible, c’est même plutôt agréable ! (rires)

JLJ : Oui, j’imagine !

MF : Je ne sais pas, avec peut-être cinq ans de recul, je m’en plaindrai peut-être ! Mais là, ça va…

JLJ : T’as peu parlé, en tout cas, toi ! T’as beaucoup chanté, on t’a vu beaucoup : télé, radio… Mais t’as peu parlé…

MF : Oui… Ben, ce que je disais, c’est que dans les émissions qui sont consacrées aux variétés, la plupart du temps les interview s passent un peu outre. Et puis on a tendance à interview quelqu’un qui est installé depuis cinq, dix ans dans le métier plutôt qu’une jeune personne. Et puis les questions  sont pas très souvent intéressantes non plus, faut le dire !

JLJ : Mais c’est pas facile ça, aussi, de dire « Bon, la technique ça va pas, les questions ça va pas », plutôt que de toujours avoir, comment dire, tendance à donner les torts aux autres et pas à soi ? C’est un peu comme « Maman a tort », finalement : c’est pas toi qui a tort, là, à nouveau, c’est toujours les autres qui ont les torts, c’est facile non ?

MF : C’est bien, oui, c’est agréable ! (rires)

JLJ : C’est sûr, c’est très confortable !

MF : Non, non, non, non, moi je reconnais tous mes torts mais c’est vrai que j’aime bien accuser les gens aussi, mais quand j’en ai la conviction je le dis !JLJ : Tu m’apparais pas une fille facile, comme on dit. On sent quelqu’un qui a beaucoup de caractère.

MF : Bah oui, j’ai du caractère ! Une fille facile, ça je ne sais pas… (rires)

JLJ : D’accord…

Lancement ensuite du groupe Les Bandits par l’animateur, alors que Mylène imite le bruit d’un pistolet pour illustrer le nom du groupe.

JLJ : Qu’est-ce que tu aimes, là ? C’est aller chanter devant les gens quand on fait des galas, plutôt que de faire toujours des télés, des radios, être loin du public ?

MF : Oui, je vais dire quelque chose de banal : c’est peut-être le contact direct avec le public. Et puis, c’est surtout une performance.

JLJ : Ha oui, oui, pour soi.

MF : Pour soi, oui.

JLJ : Bien sûr. Quand tu disais tout à l’heure que tu voulais danser…

MF : Hmm hmm (elle acquiesce), je suis des cours de danse une fois par jour.

JLJ : Ha bon ?!

MF : Oui !

JLJ : Combien d’heures ?

MF : Heu, une heure. C’est déjà crevant ! C’est très, très difficile en fait, la danse.

JLJ : C’est pas trop peu pour faire ce métier, par rapport à la danse ?

MF : Trop peu, une fois par jour ?

JLJ : Une heure, non ? Je sais pas, je pose la question…

MF : Une heure par jour… C’est vrai que si j’ai à monter un spectacle, ça sera huit heures par jour ! Mais pour l’instant, j’ai pas mal de choses à faire : j’ai la promotion de ce disque…

JLJ : Bien sûr, « On est tous des imbéciles »…

MF : « On est tous des imbéciles », une fois de plus !

JLJ : (…) Et tu aimes aller voir d’autres spectacles de grands de ce métier ?

MF : J’avoue que j’y vais très rarement, je vais plus facilement au cinéma.

JLJ : Pourquoi ?

MF (elle soupire) : Oh, c’est sans doute par fainéantise, aller chercher sa place, faire la queue… Mais c’est un peu en fait le même phénomène que le cinéma : une fois qu’on est dans la salle, c’est un ravissement. Mais se déplacer, aller chercher sa place, tout ça c’est très pénible. Je suis très fainéante.

JLJ : T’es très casanière ?

MF : Oui !

JLJ : Ha bon ?

MF : Oui, oui, j’aime bien rester chez moi !

JLJ : Alors qu’est-ce que tu fais quand t’es chez toi ? Tu regardes la télé ?

MF : Ca m’arrive de regarder la télé, mais je lis, je réfléchis… Il m’arrive de peindre, aussi.

JLJ : Non ?!

MF (exagérément) : Si !

JLJ : Tu peins quoi ?

MF : Je peins des horreurs !

JLJ : Des horreurs, c’est-à-dire ?

MF : Je peins des petits enfants qui sont tout maigres, un peu comme moi, je peins des paysages un peu fantastiques… Je suis attirée par ces choses.

JLJ : Avec l’envie d’aller exposer, ou c’est vraiment de l’ordre du plaisir personnel ?

MF : Heu, exposer… Je crois que rien n’est fait par hasard, il faut vraiment avoir du talent. J’irais pas exposer mes peintures, non. C’est pas quelque chose que je revendique.

Lancement d’une séquence où, toujours sur le plateau de l’émission, Mylène interprète « On est tous des imbéciles » en effectuant sa chorégraphie et en multipliant les grimaces, plus qu’elle ne le fera sur toutes les autres prestations télévisées de ce titre !

JLJ : (…) Sympa, ce titre-là !

MF : Oui, les gens ont beaucoup d’humour et le prennent très bien !

JLJ : Qu’est-ce que tu penses du rock, Mylène ? Parce que bon, « Rocking Chair » c’est une émission de rock. Je t’ai invité parce que je trouve…

MF : Parce que tu pouvais pas faire autrement !

JLJ : Non, j’avais envie de te rencontrer, savoir ce qui se cachait derrière ce visage un peu flou, cette image floue que tu renvoies.

MF : Tu veux que je te parle du rock… J’avoue que j’écoute très peu le rock et que j’ai un peu de mal à le définir.

JLJ : Qu’est-ce que tu écoutes, alors, comme musique ?

MF : J’écoute un peu de musique classique, j’aime beaucoup Wagner. Sinon, il m’arrive d’écouter de la variété française, j’aime bien Gainsbourg, j’aime bien ce qu’a fait Adjani. Et puis il m’arrive aussi d’écouter de la variété anglo-saxonne, j’aime beaucoup Paul Young, les Beatles, j’aime bien… J’aime bien Julio Iglesias !

JLJ : Non !

MF : Si ! (rires)

JLJ : Tu dis ça… ?

MF : Sérieusement ! C’est un monsieur qui a énormément de talent, je trouve.

JLJ : Alors donc, tu penses que le talent… Tu le définis comment, toi, le talent, dans le rock ou ailleurs ? C’est quoi ? C’est ce qu’on ressent, ou c’est les gens qui se précipitent, comme ça, pour décréter que quelqu’un a du talent ?

MF : Bah, le talent ça peut être –c’est un tout,surtout- ça peut être une belle voix, ça peut être de belles interprétations et puis c’est surtout une aura, enfin quelque chose qu’a une personne, ce que dégage une personne.

JLJ : T’as pas l’impression si tu dis à un certain type de public que tu aimes Julio Iglesias, ou quelqu’un d’autre, que tu peux te couper d’un autre public ? Ou est-ce que c’est de la provocation ?

MF : Je ne pense pas, parce que justement, non, ce qui se passe pour Julio Iglesias puisqu’on en parle, a quand même un public très, très, très vaste.

JLJ : Oui, mais il a pas le public rock par exemple, ça c’est évident.

MF : J’en sais rien, j’ai pas demandé à quelqu’un de rock s’il aimait Julio… Je pense qu’on peut aimer les deux, au contraire puisque dans le rock, on a tendance aussi à les mettre dans un carcan. Je trouve qu’il faut s’élargir. Le rock, y a du hard-rock j’imagine, après y a le rock… Voilà !

JLJ : D’accord. Donc, tu n’as pas peur véritablement, toi, de te couper des autres en affirmant qui tu es, ce que tu penses…

MF : Mais au contraire, je crois que je me rapprocherais des gens. Dans ce métier, c’est vrai que j’ai un privilège, c’est de pouvoir mentir et dire n’importe quoi. Je joue un peu avec les deux, donc y a à en prendre et à en laisser ! (rires)

JLJ : (…) Voilà, c’était Mylène Farmer ! (…)

L’animateur annonce ensuite l’adresse postale de l’émission et propose aux téléspectateurs d’écrire une lettre d’amour à Mylène !

JLJ : La plus jolie lettre d’amour à Mylène Farmer sera récompensée de… Mylène ?

MF : Heu… Le droit de m’écrire une deuxième lettre !

 

Publié dans Mylène 1985 - 1986, Mylène en INTERVIEW | Pas de Commentaire »

PLATINE 45 / JACKY et MYLENE FARMER

Posté par francesca7 le 21 décembre 2013

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Présenté par JACKY – 27 FÉVRIER 1985 – ANTENNE 2

Invitée de cette émission mythique des années 80, Mylène co-présente carrément l’émission en compagnie de Jacky. Le courant passe bien entre eux deux et le ton est à la plaisanterie tout au long de l’émission.

Jacky : Bonjour Mylène ! Ca va ?

Mylène Farmer : Bonjour Jacky, ça va. (elle lui fait un bisou sur la joue)

J : Oh un petit bisou !

MF : (sur un ton enfantin) : Voui !

J : Je peux t’en faire un aussi ?

MF : Voui ! (Ils se font la bise.)

J : Au fait, dis-moi : tu es majeure pour venir à Platine 45 ? Tu as le droit, ou quoi ? Qu’est-ce qui s’est passé ?

MF : (toujours avec un ton enfantin) Non, mais j’ai demandé l’autorisation à mon papa et il a dit oui.

J : C’est vrai ?

MF : Oui. Bonjour Papa ! (elle fait coucou à la caméra)

J : Bonjour le papa de Mylène ! (…) Alors, qu’est-ce qui s’est passé, Mylène, avant ton premier disque ?

Raconte-nous un peu !

MF : Avant mon premier disque, j’étais mannequin junior.

J : Mannequin pour les petits, ça veut dire ça ? Non ?!

MF : Non…

J : Mannequin parce que tu es petite.

MF : (un silence, puis faussement vexée) Bon, allez au revoir.

J : Non non, mais pars pas tout de suite quand même ! Tu es vexée ou quoi ?

MF : Oui !

J : Non, sans plus !

MF : Mais si ! Je fais de la chanson parce que je suis petite.

J : C’est par dépit ?

MF : Oui !

J : Ou par amour ?

MF : Un peu des deux.

J : C’est par amour pour moi, non ?

MF : (elle arrête de faire la fâchée) Bon, allez !

J : Allez, allez ! Alors ta deuxième chanson, elle s’appelle comment ?

MF : Elle s’appelle « On est tous des imbéciles ».

J : Ca veut dire tout le monde, sans exception ?

MF : Sauf toi Jacky, bien sûr.

J : Et sauf toi ?

MF : Et puis un petit peu moi, quand même !

J : Et sauf eux ! (les téléspectateurs ndlr)

MF : (avec un grand sourire) Sauf eux !

J : Personne n’est imbécile, donc du coup alors !

MF : Non, ben je vais peut-être pas le chanter alors !

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J : Si, moi j’aimerais bien que tu chantes !

MF : On le fait quand même ?

J : On va faire ton clip et tu reviens tout de suite avec moi ?

MF : Oui, d’accord.

Diffusion d’une séquence où Mylène chante « On est Tous des Imbéciles » sur un fond qui est tantôt noir, tantôt blanc.

Retour plateau. Mylène fait un bisou à Jacky sur le front.

J : Je pourrai plus poser de questions, là ! Qu’est-ce qui se passe ?

MF : Je sais pas !

J : T’embrasse alors ?

MF : Coup de cœur…

J : Bon, alors est-ce que ça a été vite pour toi Mylène, avant ton premier disque ? Tu as fait beaucoup de maisons de disques ? Ca a été rapidement ?

MF : On a cherché pas mal…

J : Tu t’es fait refuser, rejeter ?

MF : Heu…On s’est fait rejeter ? Y a des gens qui disaient « Génial ! », et puis ils attendaient, ils attendaient, ils attendaient…Et puis finalement, c’est RCA qui a signé.

J : Ils ont eu raison, non ?

MF : Je crois…

J : Ha ben moi aussi ! Alors, « Maman a tort » : explique-moi un peu ça. Le texte, d’abord, c’est pour toutes les mamans du monde ?

MF : C’est pour toutes les mamans du monde, mais il faut pas trop leur dire parce qu’elles vont finir par m’agresser dans la rue !

J : Pourquoi ?!

MF : Ben, parce que « Maman a tort », elles aiment pas !

J : C’est vrai, ça, ce que tu dis ?

MF : Oui, oui !

J : Et pourquoi ? Par rapport à leurs enfants ?

MF : Non, parce qu’on touche pas aux mamans. On touche pas à ces choses là.

J : Ha oui, c’est un conflit de générations, quoi.

MF : Ben oui…Excuse-moi, Maman !

J : Même la tienne a tort ? Non !

MF : Si !

J : Bon…Est-ce que tu connais le Blitz ? Si je te dis le Blitz ?

MF : Heu…C’est un gâteau russe. (Mylène ne confondrait-elle pas avec le blinis ? ndlr)

J : C’est un gâteau russe, mais ça veut dire « éclair » en allemand, aussi, « blitz ».

MF : D’accord…

J : Et c’est un mec, aussi, qui chante.

MF : …connais pas !

Diffusion du clip de ce groupe. Retour plateau. Jacky et Mylène sont en train de danser un slow.

MF : Jacky ?

J : Oui ?

MF : Tais-toi !

J : (faussement dépité) Bon…Et à part ça ?

MF : Je peux faire quelque chose ?

J : Ouais !

MF : Tu peux te baisse un peu ? Parce que je suis petite, tu sais bien.

Il se baisse et Mylène lui fait une grosse bise sonore sur le front et laisse une marque de rouge à lèvres.

J : Ca va comme ça ? Oh lala ! Mais je vais être obligé de me taire, maintenant non ?

MF : Non, non vas-y !

J : Bon…Mylène ?

MF : Jacky ?

J : Qu’entends-tu par « On est tous des imbéciles » ?

MF : Je sais pas ! Tu veux bien la reposer ?

J : Oui : Mylène, qu’entends-tu par « On est tous des imbéciles » ?

MF : Hé bien, c’est une chanson qui est écrite pour le métier, peut-être, un petit peu…

J : Le métier de chanteur, le show -business ?

MF : Le show -business, peut-être le métier en général. C’est que on a tort de se prendre au sérieux. Il faut faire les choses sérieusement, mais pas se prendre au sérieux.

J : C’est un peu ce que je pense, Mylène. Et la face B s’appelle « L’Annonciation », c’est ça ?

MF : Oui, c’est une très belle chanson, même que j’ai pleuré tout le temps quand je l’ai chantée !

J : Ha bon !

MF : Oui.

J : Tu composes…

MF : (elle l’interrompt) Est-ce que je peux raconter une histoire ?

J : Vas-y !

MF : Voilà, alors y a deux petits poissons qui sont dans un bocal…

J : Oui…

MF : Et puis y a petit poisson qui dit à son autre copain petit poisson : « Mais, si Dieu n’existait pas, qui nous changerait l’eau du bocal ? »

J : C’est vrai. Peut-être Ivan, non, qu’est-ce que tu en penses ?

MF : Ivan…ohé ! (décidemment très blagueuse !)

J : Ohé Ivan, viens changer l’eau du bocal ! (…) Ivan, c’est un espagnol. C’est pas grave ?

MF : Non, j’aime bien les espagnols.

Le clip de Ivan est diffusé. Au retour plateau, Mylène chantonne.

MF : Un, maman a tort…

J : Deux, c’est quoi ?

MF : C’est beau l’amour…

J : Et trois ?

MF : L’infirmière pleure…

J : Ha bon ! Tu veux chanter encore « Maman a tort » ?

MF : Non, non…Je peux faire quelque chose ?

J : Ouais, mais c’est la dernière fois, hein !

MF : Oh, y en a encore huit ! (elle fait 3 avec ses doigts !)

J : Bon, d’accord…

Mylène embrasse de nouveau Jacky sur la joue de façon très sonore et laisse une grosse marque de rouge à lèvres de plus.

MF : Ca va Jacky ?

J : Ouais, ça va. Là je commence un peu à… (Il semble étourdi et Mylène rit de manière attendrie)

MF : Tu sais que je prends des cours de danse ?

J : Oh !

MF : Tu veux que je te montre un petit pas de danse ?

J : Fais-moi une démonstration !

Mylène met ses bras au dessus de sa tête et fais un tour sur elle-même, comme les petites ballerines.

J : Ha ouais…Et tu prends des cours pour ça ?!

MF : (toute fière d’elle) Oui !

J : Ha, c’est bien…

MF : Tu viens avec moi la prochaine fois ?

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J : Quand tu veux ! On sort de l’émission, et puis…Voilà !

MF : Ca s’appelle « Stayin’ Alive » !

J : Ha oui ? « La Fièvre du Samedi Soir », c’est ça?

MF : Mais là, on est mercredi, non ?

J : On est mercredi, mais on peut être samedi aussi, parce qu’on est rediffusé le samedi matin ! C’est au choix, si tu veux !

MF : Super !

J : C’est super, non ? Qu’est-ce que tu en penses ?

MF : Ouais ! Très bien !

J : Alors tu prépares un album, ou quoi ? Parce que tu vas pas en rester là, toi.

MF : Non ! Après ce 45-Tours, s’il marche bien, on va sortir un 30-centimètres, et les chansons sont presque toutes finies.

J : C’est vrai ?

Mylène acquiesce

J : Mais tu n’es qu’interprète, toi : tu composes pas.

MF : Ca te dérange ?

J : Non, au contraire ça m’arrange !

MF : Moi je trouve ça déjà pas mal, hein ?

J : Moi je trouve ça énorme ! C’est mieux, même, non ?

MF : Oui, oui…

J : Parce que tu es au devant, quoi.

MF : Absolument.

J : Au lieu d’être derrière.

MF : Oui, c’est ça…

J : C’est sympa. Qu’est-ce que tu écoutes, en musique, à part ça ?

MF : Heu…

J : A part toi !

MF : J’aime Julio « Des Eglises » ! Et j’aime que lui !

J : C’est vrai ?

MF : Oui. (Mylène imite Julio Iglesias en faisant un regard langoureux) « Je te donne mon cœur… »

J : Vas-y, continue !

MF : (elle chante) « Méva, méva, méva, mévaaaaaaaaaa »

J : Bon, ben écoute, je vais te laisser, Mylène. OK ?

MF : Voui.

J : C’était très gentil d’être restée à « Platine 45 ».

Mylène fait au revoir avec la main à la caméra.

J : Je te demande pas de m’embrasser, parce que tu l’as déjà fait de nombreuses fois. Quoique…

Mylène prend Jacky par le cou et lui couvre le visage de nombreux baisers !

J : Bon, ben au revoir, Mylène !

MF : Salut !

J : Je peux t’embrasser aussi ?

MF : Oh oui, bien sûr !

J : OK.

Mylène l’embrasse maintenant dans le cou, sur le menton, partout…

J : (…) Salut, au revoir !

Mylène se tourne vers la caméra en riant de bon cœur et en faisant au revoir.

 

Publié dans Mylène 1985 - 1986, Mylène en INTERVIEW | Pas de Commentaire »

 

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