A propos de la mélancolie de Mylène FARMER sur FRANCE SOIR

Posté par francesca7 le 15 décembre 2013

 

Entretien avec R.G. – le 19 NOVEMBRE 1988

1988-28-b

« Je vis dans mon monde pour oublier la réalité. »

A propos de la mélancolie qui se dégage de ses textes :

- Le bonheur, je ne sais pas ce que c’est. Je ne connais que des moments d’extase ponctués de désespoir et d’anéantissement.

A propos des textes qu’elle signe en majorité sur « Ainsi Soit Je… » :

- J’ai le démon de l’écriture. J’y pensais depuis longtemps et j’ai mis fin à mes inhibitions. Ecrire, c’est à la fois un viol et une jouissance.

A propos du texte de « Pourvu qu’elles soient Douces » et de la perversion en général :

- C’est une chanson pamphlétaire. Elle s’adresse à la grande perversion des hommes, du moins celle qu’ils pensent s’accorder. Je ne pense pas être une perverse sexuelle. Et puis, une perversion, cela peut être une normalité, non ? Tout dépend de ses propres valeurs.

A propos du sexe :

- Je crois que je pourrais vivre sans. Mais pas sans fantasmes : je vis de fantasmes et c’est une mortification de savoir que je ne pourrai pas tous les assouvir. Mon fantasme habituel ? Vivre avec trois hommes, sans qu’aucun ne connaisse l’existence des deux autres. Trois amants car trois est le chiffre parfait.

A propos de sa pudeur :

- Quand je me vois à l’écran, je n’ai pas l’impression que c’est moi. Je suis d’une pudeur maladive. Je suis gênée quand je me déshabille, même devant l’homme que j’aime.

A propos de sa personnalité, qualifiée d’insaisissable :

- Je suis sincère. Je vis dans mon monde pour oublier la réalité. J’ai peur du noir. Quand je suis dans le noir, je ferme les yeux.

A propos de son futur spectacle au Palais des Sports :

- Ce sera une renaissance. Ou une fin…

A propos d’une audace qu’elle serait capable de commettre sans réfléchir :

- Vous embrasser sur la bouche, là, immédiatement ! 

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