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« Cheval, mon ami » PAR Mylène FARMER

Posté par francesca7 le 3 décembre 2013

 

Edition sur TÉLÉ 7 JOURS du 29 OCTOBRE 1988

Entretien avec Cécile TESSEYRE

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A propos de son amour des chevaux :

- Le plaisir d’être à cheval est immense. Les angoisses disparaissent, plus rien n’a d’importance… C’est une discipline que je conseille à tous, même si moi je dois m’en priver pour éviter tout accident. J’ai découvert les chevaux à l’âge de dix ans. J’ai même voulu faire de l’équitation mon métier mais, au moment de passer mon diplôme d’institutrice, j’ai tout abandonné.

A propos de la participation du dresseur Mario Luraschi au clip « Pourvu qu’elles soient douces » :

- J’ai découvert Mario Luraschi en le voyant à la télévision. Quand les producteurs de mon clip l’ont contacté, j’ai eu la chance de le rencontrer. Les chevaux de Mario sont si bien dressés qu’on a l’impression d’être le meilleur cavalier du monde. Mario leur parle comme à une femme…Dans mon clip, Mario a exécuté toutes les cascades dangereuses. Autrement, c’est moi qui joue mon rôle, comme dans les précédents clips.

A propos du tournage du clip et de son histoire :

- Il nous a fallu huit jours de tournage en forêt de Rambouillet, cent cinquante figurants, et une équipe technique renforcée. L’action se déroule en 1759, au beau milieu de la guerre de Sept ans qui opposait les armées française et anglaise. Les français envoient un bataillon de prostituées espionnes semer le trouble dans le camp britannique. C’est là qu’intervient Libertine, dont un capitaine anglais est tombé éperdument amoureux…

Nous avons eu un conseiller historique pour éviter les anachronismes.

A propos du goût limité de Mylène pour l’Histoire :

- A l’école, elle me passait au-dessus de la tête. Mon caractère rebelle me faisait refuser l’enseignement des professeurs. Plus tard, j’ai découvert les plaisirs de la littérature et je me suis instruite toute seule.

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A propos de sa nudité affichée dans le clip :

- C’est le paradoxe de l’artiste. On peut accepter des scènes de nu si elles ont un intérêt, et si on a l’assurance d’un travail bien fait. J’ai confiance en Laurent Boutonnat. Pourtant, j’appréhendais un peu ces scènes. Ce sont les regards, ou les commentaires des personnes sur le plateau qui peuvent rendre la situation embarrassante.

Là, tout s’est très bien passé. Malgré tout, me déshabiller dans mes clips ne va pas devenir systématique.

A propos d’un éventuel troisième volet mettant en scène le personnage de Libertine :

- Peut-être même un long métrage sur ce personnage qui me ressemble un peu. Comme elle, je suis une insoumise permanente, et mon caractère est comme le sien, très féminin, avec en plus le côté intrépide des garçons.

A propos des paroles de « Pourvu qu’elles soient douces » qui peuvent choquer certaines oreilles :

- Disons que la perversité des uns peut être la normalité des autres. C’est une question de tolérance. Avec le temps, je suis moi-même devenue bien plus tolérante à l’égard d’autrui. Mon pardon est plus facile.

A propos de sa collaboration avec Laurent Boutonnat :

- Il y a des rencontres qui marquent. Laurent apporte tant de réponses à mes demandes ! Je crois que, dans une vie, on ne trouve qu’une fois une relation créative aussi forte que la nôtre.

A propos de la préparation de son spectacle au Palais des Sports, en mai 1989 :

- Tous les jours, un professeur vient m’entraîner. Cela demande des sacrifices et une rigueur alimentaire. Fini, les folies Coca-cola ! Je prends aussi des cours de chant pour donner plus d’assurance à ma voix. Je ne m’étais jamais rendue compte à quel point la respiration est importante.

Publié dans Mylène 1987 - 1988, Mylène en INTERVIEW | Pas de Commentaire »

publication chez OK – Mylène Farmer aime

Posté par francesca7 le 3 décembre 2013

 

‘Tout ce que j’aime’ par Mylène Farmer / OCTOBRE 1988

Entretien avec Véronik DOKAN

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J’aime le rêve ou le cauchemar :

- Que mes rêves soient positifs ou angoissants, j’aime m’en souvenir en tout cas. Il faudrait que j’arrive à les noter tous les matins car c’est une découverte de soi-même formidable. Chaque soir, au moment de m’endormir, je me prépare à rêver, c’est un vrai travail de concentration passionnant. En l’occurrence, j’ai beaucoup de rêves violents dans lesquels il y a très souvent du sang, mais j’ai appris que ça n’était pas forcément négatif. Et puis je rêve aussi de souris : ça ne m’étonne pas, on me dit si souvent que je ressemble à cet animal que mon inconscient a dû en faire mon propre symbole.

J’aime assister au montage de mes clips :

- Avec le montage, on peut tout faire, tout détruire ou tout sublimer, tout faire basculer. C’est magique et tragique à la fois. J’ai toute confiance en Laurent Boutonnat, qui réalise mes vidéos, mais c’est déroutant de se voir à l’écran et j’aurais parfois envie de couper certains plans où je ne me plais pas mais qu’il garde, car ils lui paraissent essentiels dans la construction de l’histoire. Ca n’est pas toujours facile de faire abstraction de soi en images, d’avoir suffisamment de recul pour privilégier le film, mais c’est absolument passionnant.

J’aime toucher la terre :

- J’ai fait de la poterie pendant très longtemps et quelqu’un dans ma famille est sculpteur. C’est peut-être de là que me vient la passion pour la terre. Enfin, toujours est-il que j’adore ça. Il m’est même déjà arrivé d’acheter un sac de terre puis de ne plus trop savoir qu’en faire ! Dans le clip de « Ainsi Soit Je… » et dans celui de « Pourvu qu’elles soient douces », j’ai dû me rouler dans la boue comme les enfants, et j’ai ADORÉ CA !

J’aime ces vers de Baudelaire :

- ‘Le temps est un joueur avide qui gagne sans tricher / A tous coups, c’est la loi’ (« L’Horloge »)

J’aime les chaussures :

- J’ai carrément une envie féroce de collectionner les chaussures comme des objets que je trouve beaux. J’aime les chaussures un peu théâtrales, stylisées en tout cas. Avec des talons bobines, des vraies formes travaillées. En ce qui concerne la matière, c’est le cuir bien entendu. Quant aux couleurs, je penche toujours vers des teintes sombres. Je déteste ce qui est tape-à-l’oeil. En même temps, après avoir dit bonjour à quelqu’un, ce sont ses chaussures que je regarde ! Pour choisir les miennes, je suis fidèle à quelques magasins et puis je feuillette les journaux de mode. Quand une paire me plaît, je suis capable de l’acheter en plusieurs exemplaires. Je fais toujours ça pour celles que j’utilise lors de mes passages en télévision. Mon rêve serait d’avoir une pièce remplie de chaussures, juste comme ça, pour la décoration. En attendant, j’en ai déjà exposé une paire dans ma chambre.

Publié dans Mylène AU FIL DES MOTS, Mylène en CONFIDENCES | Pas de Commentaire »

 

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