discrétion extrême : Arrivée de Mylène Farmer

Posté par francesca7 le 2 décembre 2013

 

Publié le 27/11/2013 dans la Presse : http://www.ladepeche.fr/article

 

images (20)Mylène Farmer, heureuse d’être sur scène./Photo Nathalie Delepine

 

Ses fans ne la verront que sur la scène du Zénith, ce soir encore et samedi. Ou alors, par une chance incroyable, derrière les vitres fumées de sa grosse voiture. Car avec Mylène Farmer, la discrétion entretient le mythe, depuis son arrivée en jet privé à sa chambre d’hôtel.

Ne la cherchez pas dans les rues de Toulouse, faisant son shopping entre deux gardes du corps. Mylène Farmer n’a pas l’habitude de montrer son joli minois dans les boutiques, effectuant toujours de rapides parcours entre son hôtel et le Zénith, sans détours inutiles. Quand on évoque les déplacements de la chanteuse avec son équipe, les visages se ferment, le silence s’installe. «Mylène estime qu’elle dit tout dans ses spectacles et ses disques, que sa vie privée ne regarde qu’elle, lâche une collaboratrice. Ses admirateurs l’ont compris depuis longtemps : ce sont des gens normaux qui la respectent.»

En chasse dans les hôtels

Christina, qui sera ce soir dans la «fosse or» du Zénith (tarif : 105 €) confirme cette impression : «J’adore Mylène depuis des années mais il ne me viendrait pas à l’esprit de lui courir après. Je m’arrête aux concerts, j’achète des objets. Le temps d’un spectacle je rêve et cela me fait du bien quelques jours». A Paris, il y a bien des ultrafans qui pistent la star et l’approchent quand elle sort de son domicile. «J’en connais qui ont pu lui adresser la parole, poursuit Christina. Elle est restée correcte, elle ne les a pas jetés; elle les a gentiment salués».

A Toulouse aussi, il existe quelques dizaines d’irréductibles (sur les 28 000 spectateurs du Zénith) qui ont fait le siège des hôtels de luxe, des allées Jean-Jaurès au Capitole. «Elle n’est pas chez nous mais plusieurs personnes l’ont demandée depuis ce week-end, raconte une réceptionniste du Grand Hôtel de l’Opéra. Certains veulent laisser des lettres (d’amour évidemment!) qu’on leur refuse, forcément».

Directeur général du Crowne Plaza, à deux pas de là, Didier Vincent a vécu en direct cette effervescence lors de la précédente tournée de la star, en 2009. «Tout s’est très bien passé, se souvient-il. Mylène Farmer est une diva mais reste discrète, avec un côté timide. Je l’ai accueillie, elle s’est montrée simple et charmante. Pour sa chambre, qu’elle n’a quasiment pas quittée de la journée, elle n’a rien demandé de spécial. Une retenue que j’ai ressentie avec les fans. Ils attendaient tranquillement, des heures et des heures. Ce n’a pas été le cas récemment avec les fans de Bruno Mars. Les gens étaient hystériques. On a été obligés de cacher sa voiture dans le patio pour qu’il puisse y monter et partir».


Gros retard pour le premier concert

Il s’en est fallu de peu, hier soir, au Zénith, pour que le premier des trois concerts toulousains de Mylène Farmer soit annulé. Pas parce que l’impressionnant dispositif du show n’était pas prêt mais à cause d’une panne des lumières de sécurité, censées éclairer le public…quand les plombs sautent. Après de longues recherches, le problème a pu être réglé. Mais cela a contraint les 9 300 spectateurs à attendre dehors dans le froid, ce qu’ils ont accepté de bonne grâce.

Le concert, quant à lui, a démarré à 21 h 20 (soit 50 minutes de retard) déployant son déluge de feu, d’effets spéciaux et de décibels dans une mise en scène grandiose. Outre ce spectacle énorme, les fans auront retenu que Mylène Former sait dire «merci», «c’est magique» et «c’est magnifique» et qu’elle verse immanquablement sa larme au moment de «Je te dis tout», un slow imparable. Les plus gênés par ce retard à l’allumage sont les marchands du temple. Ils ont eu moins de temps pour écouler leurs 25 objets du culte,de 5 € pour un stylo à 70 € pour un sweat-shirt.


images (21)À l’aéroport, une arrivée de chef d’Etat

A 15 h 15, hier, en provenance du Bourget, un petit Cessna blanc s’est posé sur le tarmac de l’aéroport de Toulouse-Blagnac. L’avion a roulé jusque devant l’ancienne aérogare historique de Toulouse, devenue aérogare d’affaires. Une file de plusieurs voitures, une Citroën C 8 grise et deux fourgonnettes, qui patientaient depuis quelques instants en bord de piste, a gagné l’aéronef. En une dizaine de minutes, quelques bagages ont été chargés puis la C 8 s’est glissée au pied de l’avion. De Mylène Farmer, nulle apparition, tout au moins visible depuis l’aérogare. Précédé d’une voiture de la gendarmerie jusqu’à la sortie des pistes, le convoi a quitté l’aéroport en direction du centre-ville de Toulouse et de l’hôtel Pullman où la chanteuse réside pour deux nuits. L’arrivée de la star, que personne n’attendait dans la petite aérogare, s’est faite selon un scénario très discret digne d’un chef d’Etat. Car les voitures ne pénètrent ainsi que rarement dans l’enceinte de l’aéroport pour cueillir le visiteur à sa descente même de l’avion. La semaine dernière, Bruno Mars, pourtant célébrité mondiale, a, lui, improvisé un petit concert devant le personnel ravi alors qu’il passait par le bâtiment de l’aérogare. Le groupe californien, LMFAO, a lui aussi laissé un souvenir haut en couleur. Mylène Farmer elle-même, lors de sa dernière venue à Toulouse il y a quatre ans, avait franchi l’habituel portique, «tout emmitouflée», se souvient un personnel de l’aéroport. Et ses fans étaient nombreux à l’attendre dans une certaine cohue. Cette année, la star a choisi la plus grande discrétion.

J.-N. G. et F. Ab.

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