Point sur MYLÈNE FARMER AU PALAIS 12

Posté par francesca7 le 20 novembre 2013

Rires d’enfant et larmes de diva hollywoodienne, la chanteuse a signé une prestation millimétrée pour le premier de ses trois concerts complets au Palais 12. Voilà ce qu’on en retiendra.

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1 – LA SALLE

Un parking géant à côté de la salle, un station de métro à moins de cinq minutes à pied, des stewards pas encore bien briefés mais courtois, des bars où on ne fait pas la file, des distributeurs self-service de snacks et de boissons et, c’est le plus important, une acoustique optimale… Le Palais 12 a décidément beaucoup d’atouts pour nous faire oublier Forest National. Seul bémol: les accès aux différentes sections de la salle ne sont pas suffisamment bien indiqués. Une question d’habitude sans doute…

2 – LE PUBLIC

Arrêtons les clichés. Mylène attire plusieurs générations (et pas forcément désenchantées) de fans. Une majorité de couples hétérosexuels, des mamans venues avec leur fille, des vieux potes que la vie de famille a éloignés mais qui se font une sortie « chez Mylène » comme on va « à Indochine », des jeunes et des moins jeunes qui n’arrêtent pas de regretter les années 80 et aussi beaucoup de néerlandophones. L’effet Kate Ryan sans doute… Pour l’anecdote, on a vu aussi un sosie de Johnny, un mec avec un T-shirt AC/DC et un autre avec celui du « Paradize tour »… Mais ça, c’était peut-être un technicien de Nicola Sirkis venu en repérage.

3 – LA MYLÈNE

Toujours en voix, professionnelle jusqu’à la pointe des pieds, elle reste d’une élégance folle (merci Jean-Paul Gaultier) et continue à entretenir avec abnégation le mythe Mylène. Elle este particulièrement touchante quand elle pouffe de rire et exécute comme un gosse ses chorégraphies  qui tiennent plus du mime que de la performance physique (notamment sur C’est une belle journée ou Désenchantée). On l’aime moins quand elle pleure sur commande à chaque représentation (pendant Les Mots) ou lorsqu’elle va extraire des premiers rangs une fillette -qui, bien sûr, n’était pas là par hasard- pour un pas de danse scénarisé qui sonne complètement faux.

téléchargement (5)4 – LE SHOW

Entrée sur scène, fondu au noir, grue qui l’amène au-dessus du public, écrans, plates-formes qui font apparaître et disparaître les musiciens, poursuite mauve sur la chevelure de l’épuisant pianiste Yvan Cassar… Tout est réglé comme un programme de la Nasa.  Le truc génial, ce sont ces robots qu’elle a vus dans une pub télé pour Citroën et qu’elle a perfectionné depuis.  Même Kraftwerk n’a pas fait mieux. Comme on l’a déjà écrit après son concert à Bercy, les deux morceaux chantés avec Gary Jules (la reprise de Tears For Fears Mad World et Les Mots) sont particulièrement bluffants.

5 – LES SURPRISES

Il n’y en pas et c’est le seul regret.  Mylène ne prend plus aucun risque et, tout en introduisant fort logiquement ses nouvelles chansons dans son répertoire de scène, elle reproduit exactement les mêmes codes depuis ses débuts. Son seul enjeu et de rester fidèle à l’image que le public a d’elle. C’est pour ça qu’on l’aime ou qu’on la déteste.

 

Mylène Farmer se produit encore les 15 et 16/11 au Palais 12.

article paru sur http://www.moustique.be

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