Mylène Farmer à Bruxelles – Palais 12

Posté par francesca7 le 20 novembre 2013

 

Pour la première des 3 dates bruxelloises de sa tournée, l’icône aurait mérité mieux.

images (10)

Ce n’est pourtant pas faute d’avoir fait tout ce qui est en son pouvoir – et face à ses fans, il est grand – pour dynamiser la salle du Palais 12 du Heysel, mais il aura fallu longtemps ( soit à mi-parcours l’hymne Désenchantée) avant que Mylène Farmer ne reçoive l’accueil qui lui est dû, à Bruxelles.

Faute à une nouvelle salle (tellement neuve que même les stewards ne savent pas où diriger le public…c’est dire!) dont la disposition ne convaint pas les habitués d’autres grands lieux d’événements? Pas faute, en tout cas, aux moyens techniques mis en oeuvre par l’icône rousse pour impressionner, une fois de plus son public. Un show de lumières et de décors (avec en fond un écran sans cesse alimenté) gigantesque et inventif, chorégraphies effectuées par des robots (non humains), Mylène et son équipe n’ont pas lésiné sur les effets pour emmener la salle dans une autre dimension. 

Quant au répertoire quasi inépuisable de la chanteuse, il s’exprime, trop souvent peut-être, sur ce Timeless 2013 Tour, via les deux derniers albums de l’artiste. Alors, quand résonnent les premières notes d’un classique tel que Je t’aime Mélancolie, on se réjouit de retrouver la Mylène des débuts. Qui garde des yeux d’enfant, tout du moins le sourire émerveillé, d’une artiste qui ferait ses premiers pas sur scène. Mais quand vient le temps de s’émouvoir jusqu’aux larmes avant ses duos avec Gary Jules (sur Mad World et Les Mots) , le professionnalisme d’un spectacle pensé et minuté dans les moindres détails reprend le dessus. Mais on pardonne tout à une idole telle que Mylène. Rendez-vous encore – pour un accueil plus chaleureux? – ces 15 et 16 novembre 2013, au même endroit.

Pour ne pas plomber l’ambiance, Le Magazine  http://www.dhnet.be/medias a d’abord listé les choses qui ont été appréciées, mercredi soir, lors de la première prestation bruxelloise de Mylène Farmer pour son Timeless Tour 2013, au Palais 12 du Heysel. Avant les représentations de ce soir et de samedi, dans la même salle.

Sans conteste, et aussi sans surprise (on s’y attendait à vrai dire, vu la réputation de l’iconique rousse), le show visuellement délivré est SPECTACULAIRE.

téléchargement (5)Certes, Mylène Farmer, qui n’a plus rien à prouver à personne, ne bénéficie ni de l’aura ni du budget (à un peu plus de chiffres) d’une star américaine telle que Madonna (pour ne citer qu’une artiste de la même génération). Mais une entrée en scène d’une autre dimension, des jeux de lumière à donner le tournis, un écran géant sans cesse alimenté et, surtout, des robots (qui n’ont rien d’humain) effectuant une danse millimétrée complètement improbable subjuguent.

Le mythe

Et la Mylène, le mythe Farmer, au milieu de toute cette technologie ? Elle trône, même si elle feint d’encore s’étonner de son succès, de l’indéfectible lien qui l’unit à son public. Un public, par cette première soirée bruxelloise, plutôt – et même trop – calme. Il n’exprimera son admiration qu’au bout d’une petite dizaine de chansons. La sauce avait bien failli prendre avec le titre Oui mais… non. Mais finalement non, pas tout de suite.

Vinrent alors les duos, émouvants, de la star avec l’excellent Gary Jules (sur Mad World et Les Mots). On passera sur les larmes télécommandées de Mylène, synchros à chaque concert (à moins qu’elle n’en ait vraiment gros sur le cœur comme par hasard au moment d’entamer ces 2 chansons). On passe, on passe,…

Car, c’est vrai , Mylène Farmer transporte avec elle, dans chacun de ses titres, sa grande sensibilité. On en oublie les playback et quelques faussetés tant son charisme est grand. Tant la carrière est longue. Des morceaux tels que Désenchantée, Je t’aime Mélancolie (le titre par excellence, encore aujourd’hui !), Sans contrefaçon ou encore XXL suffisent, finalement, à embraser un public apparaissant presque apathique comparé au déferlement d’amour dont l’icône Farmer fait d’habitude l’objet.

Le moins bon

Et puis, et surtout peut-être, il y a cette nouvelle salle du Palais 12 qui, après le passage en mode dancefloor de David Guetta, réalisait là son véritable test. Plutôt raté. Des files d’attente interminables avant de franchir les portes (à l’heure dite du concert, une bonne centaine de personnes attendaient toujours de pouvoir entrer dans le palais 12), des stewards pas toujours accueillants ni informés,…

Bref, en préambule – et au cours – de ce concert événement, beaucoup de désillusions. Parce qu’on en attendait beaucoup de cette nouvelle grande salle bruxelloise, tant le projet semblait ambitieux. Nous, on s’est retrouvés, pour le coup, réellement désenchantés (hormis l’accès facile au site et l’excellent son dans l’enceinte de la salle). Des remarques – comme celles de quelques spectateurs – qui ont été rapidement prises en compte par les responsables du Palais 12, nous garantit Daniel Bei, directeur général de la salle.« On va tirer le meilleur enseignement de cette première afin d’améliorer l’expérience. » Et ce, dans l’immédiat.

Dès ce vendredi, des modifications seront apportées au fonctionnement du Palais 12. « Nous avions 6 points de contrôle, donc 6 endroits de scanning des tickets, à l’entrée. Nous allons en mettre 20 ces vendredi et samedi pour accélérer les opérations. Nous allons tripler d’attention. » De bonne volonté (somme toute logique) après quelques erreurs de jeunesse. Des maladresses qui ont un peu gâché la fête que pouvaient réserver certains fans de Mylène à leur déesse.

article de Ch. V. paru sur  http://www.dhnet.be/medias/

Laisser un commentaire

 

linergeek |
give to eat by eating |
ecouteconseil |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | Hé ! lecteurs à Saint Marti...
| parlons-en!
| Je me SOUVIENS...