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Mylène et son fidèle collaborateur

Posté par francesca7 le 30 novembre 2013

 

Thierry Suc : «Je mets dans un écrin tous les désirs de Mylène Farmer»

Publié le 30/11/2013 à 03:57, Mis à jour dans la presse http://www.ladepeche.fr/

 

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Thierry Suc : «Je mets dans un écrin tous les désirs de Mylène Farmer»

Dans le show-business depuis 30 ans, Thierry Suc organise notamment les tournées de Calogero, Florence Foresti ou Louis Chedid. Manager et producteur de Mylène Farmer, il connaît parfaitement l’artiste.

Thierry Suc, 52 ans, n’a rien à voir avec la caricature du producteur à gros cigare, bagues en or et langage imagé. L’homme est posé, affable et souriant. Chez lui, aucun signe extérieur de richesse ou de pouvoir. Juste la volonté du travail bien fait, jusque dans le moindre détail, et l’envie de désacraliser un peu sa plus grosse cliente, la mystérieuse Mylène Farmer.

Vous souvenez-vous de votre première rencontre avec Mylène Farmer ?

C’était à Paris, en 1988, dans un restaurant. J’ai tout de suite eu conscience que c’était une artiste hors du commun. Dès l’année suivante, j’organisais une semaine de concerts au Palais des sports, à Paris. Chaque soir, la salle de 5 000 places était bourrée. Le phénomène était déjà là et il n’a cessé de s’amplifier depuis.

Pourquoi une telle fidélité depuis si longtemps ?

J’aime travailler avec Mylène parce que c’est une artiste complète. Elle s’intéresse à tous les aspects d’un spectacle : la technique, les costumes, les images, l’affiche… et la musique bien sûr. Elle connaît tout, sur le bout des doigts, pour tous les corps de métiers. Monter sur scène est un aboutissement. Mais avant cela, il y a eu 18 mois de réunions, de préparation. Pour Mylène, c’est sa façon, sa raison de vivre.

Comment expliquez-vous l’aura dont jouit Mylène Farmer ?

On ne peut pas tout expliquer. Nous avons une chance inouïe, incroyable. Ce que je constate, c’est que quand Mylène arrêtera, aucune autre artiste ne pourra la remplacer de cette manière. Elle est extraordinaire. Et l’attachement du public est du même ordre, tellement fort. Qui est capable de vendre 155 000 billets en une journée un an avant sa tournée ?

Quelle relation entretenez-vous avec l’artiste au quotidien. Est-ce facile de travailler avec une diva ?

Je suis producteur de tous ses spectacles depuis 1989 et je n’en ai pas manqué un seul. Le fait d’être le manager de Mylène Farmer évite les conflits avec elle. Je suis là pour mettre dans un écrin tous ses désirs. Nous travaillons toujours en collaboration. De toute façon, Mylène ne se met pas sur un piédestal. Elle est très proche des créateurs, de toutes les équipes. L’ambiance est très joyeuse. Un spectacle, c’est une famille de 130 personnes qui se crée. Nous sommes un peu tristes d’être si près de la fin de la tournée. Le 6 décembre à Nice, nous nous séparerons après 5 mois passés ensemble.

Aucune prolongation de la tournée n’est prévue ?

Non. Celle-ci a été fabuleuse. Nous avons constaté à nouveau une ferveur incroyable. Particulièrement à Minsk, Moscou et Saint-Pétersbourg fin octobre et début novembre. Chaque soir, 20 000 spectateurs reprenaient les chansons en phonétique.

La prochaine tournée est-elle déjà programmée ?

On ne sait pas encore s’il y en aura une. La décision de remonter sur scène appartient à Mylène. Aujourd’hui, rien n’est décidé.

 


images (9)«Elle ne fait jamais de caprice»

Lors des tournées, la vie de Mylène Farmer reste dictée par le spectacle à donner le soir. «Mylène arrive très tôt à la salle, explique Thierry Suc. Elle participe aux répétitions, se soumet aux maquilleuses, aux coiffeuses. Sa vie est très rythmée et le travail reste prépondérant. Le soir, elle rentre à l’hôtel et dort. Le lendemain, après le déjeuner, il est déjà temps de retourner à la salle.» A l’hôtel ou dans sa loge, Mylène Farmer ne réclame rien d’extraordinaire. «Dans sa loge, elle aime simplement ses objets à elle, ses fétiches et notamment beaucoup de livres. Mylène ne boit pas, n’exige rien, ne fait pas de caprice. C’est l’artiste la plus simple que je connaisse et je crois que c’est la marque des grands. Les caractériels, ceux qui sont arrogants avec les équipes ne m’intéressent pas», conclut Thierry Suc.

Propos recueillis par Jean-Marc Le Scouarnec

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Mylène et les défaillances techniques

Posté par francesca7 le 30 novembre 2013

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Manque de jus au Zénith de Toulouse. Mardi soir, le premier des trois concerts toulousains de Mylène Farmer a débuté avec une heure de retard, à 21 h 30, en raison d’une panne électrique. Le 12 novembre dernier, c’est Indochine qui a fait sauter les plombs. Dans le noir et sans sono, le groupe avait du coup improvisé une petite session acoustique pour le plus grand plaisir du public.

Interrogée par France 3, la direction du Zénith affirme qu’il s’agit de deux problèmes distincts. Pour le concert de Mylène Farmer, c’est le système d’éclairage des gradins qui a posé problème. Ce dispositif de sécurité permet en effet d’éclairer la salle en cas d’évacuation. Résultat : « les responsables de la salle et le producteur de la tournée ont pris la décision de tout vérifier avant de faire entrer le public », affirme Alain Dubout, le directeur du Zénith. Un retard à l’allumage qui n’a pas refroidi les fans venus très tôt pour obtenir la meilleure place possible et assister à la messe. de leur star. La chanteuse « Libertine » a pû dérouler son show Timeless sans fausses notes.

 

Gradins dans le noir, Mylène Farmer avec du retard

Les spectateurs et fans de Mylène Farmer ont simplement patienter un peu plus longtemps que prévu devant les grilles. Certains étaient d’ailleurs arrivés dès vendredipour être les premiers à entrer dans la salle. Pour Alain Dubout, le directeur du Zénithinterrogé par France 3, c’est une défaillance de l’éclairage des gradins qui est en cause : le dispositif de sécurité n’a pas été touché mais la direction de la salle et le producteur de la tournée ont pris la décision de tout vérifier avant de faire entrer le public. 

Lorsque la panne a été réparée, le concert a débuté normalement comme le montre cette vidéo d’une fan publiée sur les réseaux sociaux : 

Image de prévisualisation YouTube

Lors du show d’Indochine, « c’est la partie ‘tournée’ de l’enceinte qui a disjoncté. C’est sur cette partie électrique que se branchent les techniciens des productions qui s’installent au Zénith. Il a fallu ensuite prendre le temps de tout vérifier, de redémarrer l’électricité puis de remettre en service tous les équipements informatiques. Mais le groupe a vraiment joué le jeu et on les en remercie », ajoute Alain Dubout.

Pour éviter ce genre d’incidents à l’avenir, tout le système électrique va être testé prochainement. C’est à l’issue de cette vérification qu’il sera décidé ou non de faire des travaux de rénovation et de modernisation.

article de presse paru sur http://midi-pyrenees.france3.fr/

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nouveau calendrier de Mylène 2014

Posté par francesca7 le 29 novembre 2013

 

Mylène Farmer intime pour son calendrier 2014  

Alors que le Timeless Tour de Mylène Farmer s’achève le 6 décembre prochain, la chanteuse entend prolonger le plaisir avec ses fans puisqu’elle sortira fin novembre un calendrier 2014 illustré de photos prises dans l’intimité de sa tournée triomphale. En voici quelques clichés.


2014 mylene-farmer

Les meilleures choses ont une fin. Aussi, après trente-neuf concerts (2 heures de spectacle chaque soir) joués à guichets fermés, la tournée Timeless de Mylène Farmer s’achèvera le 6 décembre prochain au palais Nikaia de Nice. Or, la rouquine n’entend pas laisser ses fans orphelins après cela. Mieux. Le 28 novembre, la chanteuse publiera son calendrier 2014, constitué de photos prises dans les coulisses de sa tournée, histoire de prolonger la magie du Timeless Tour tout au long de l’année.

Peut-être cette plongée dans l’intimité de Mylène version « on the road again » parviendra-t-elle à apaiser la colère des fans de la chanteuse. L’idole flamboyante s’attire aujourd’hui les foudres de son public car l’album live (prévu le 7 décembre prochain) se retrouve amputé de pas moins de trois chansons, à savoir Elle a dit, Et pourtant et Je te dis tout, titres qui selon les fans de Mylène Farmer représentent des moments d’intense émotion à vivre en live. D’ailleurs, les commentaires de mécontentement fusent sur le site Mylene.net. Ces derniers parviendront-ils à faire entendre raison à leur idole avant la sortie du disque ? On leur souhaite en tout cas. Car après tout, c’est peut-être un détail pour vous, mais pour les inconditionnels de Mylène, cela veut dire beaucoup.

 

 

en confidence : à travers les textes de mylène Farmer

2014 aout-Mylène Farmer a débuté sa nouvelle tournée samedi 7 septembre à Paris-Bercy, ses fans s’étaient arrachés les places en quelques heures seulement. La chanteuse, très discrète a réussi à rester au top des ventes et à garder un public fidèle et éclectique.

Atlantico : La chanteuse Mylène Farmer a entame une nouvelle tournée qui a débuté ce week-end à Paris-Bercy. Au travers de ses textes très torturés et jouant sur l’ambiguïté, quel portrait « psychologique » pouvons-nous faire de la star ?

Antoine Bioy : Il est vrai que Mylène Farmer possède l’image d’une chanteuse torturée, pourtant il ne s’agit pas de l’essentiel de son univers, et par ailleurs ce dernier a beaucoup évolué avec des chansons plus légères, privilégiant parfois l’esthétique au contenu, comme ses récentes incursions dans l’electro-pop. Il n’en est pas moins vrai que son panorama artistique reste emprunt d’une certaine mélancolie ; une mélancolie « presque heureuse », dirait Amélie Nothomb. 

Au sein de cet univers forcément intime et tout en contraste, Mylène Farmer montre différentes facettes. Elle peut incarner tour à tour la figure de la femme enfant, de la prostituée, de la dévoreuse d’hommes, etc. C’est en cela que son univers fascine : il est complexe, multiple, parfois en effet ambiguë, et chacun peut y lire une dimension de lui-même. 

Mais le personnage Mylène Farmer est aussi tout en contraste : elle peut créer un lien intime avec ses fans dans la fureur d’un concert, peut évoquer la difficulté de vivre sur un air gai, ou bien sembler évoquer des émotions simples en les parant de références culturelles parfois élitistes. 

Chez Farmer, le lien à l’autre n’est chez elle jamais totalement simple et se vit facilement sur un mode évitant. Pourtant, sa démarche reste sincère et l’intime est recherché dans des moments d’exception telles que ses concerts où l’on touche l’autre sans vraiment être dans un contact direct. Là est sa vraie ambiguïté. 

Quelles sont ses chansons les plus emblématiques, pourquoi ? Qu’évoquent-elles ?  

Libertine avait marqué les esprits par son appel à la sexualité et annonçait son premier N°1 au classement des ventes : « Pourvu qu’elles soient douces ». Pour autant, le top trois des chansons les plus connues est certainement « Sans contrefaçon » en numéro 1 suivi de « Désenchantée », et peut-être dans une mesure un peu moindre, « Rêver ». 

Il est vrai que les chansons emblématiques restent ses chansons mélancoliques, comme « Ainsi soit Je » ou plus récemment « Point de suture » qui constitue sans doute l’un des titres le plus typique de l’univers Farmer : raffiné, authentique, sensuel, et toujours une « pointe féroce » qui donne à sa mélancolie un relief particulier : « Les nuits sont chaudes/ Mon sang chavire et tangue / Bateau fantôme / Qui brûle / Je suis tempête et vent / Ombre et lumière / Se jouent de l’amour / Mes vagues reviennent / Mes flots sont si lourds ».

Quels sont ces thèmes de prédilection et pourquoi fonctionnent-ils ? Quel public est touché par ses textes ?

L’une des grandes forces de « l’univers Farmer » est d’offrir un miroir au public. Au fil des clips, des textes, des scénographies sur scène, la chanteuse aborde des thèmes universels : l’enfance, la passion, les amours contrariés, la sexualité, la finitude… Mais ils ne sont d’ailleurs pas qu’abordés, ils sont incarnés par la chanteuse : elle met en scène ses personnages et les fait vivre, parfois au fil de plusieurs clips, par exemple « Dégénération » et « Si j’avais au moins ». 

L’essentiel du public Farmer est composé de deux vagues : ceux qui l’ont découverte dans les années 1980, et qui ont une quarantaine d’année actuellement, et ceux qui l’ont suivie plutôt depuis les années 1990. Les années 2000 ont confirmé sa place d’artiste d’exception, mais n’ont pas vraiment apporté de nouveaux « adeptes ». Si Mylène Farmer peut être appréciée à tous les âges, c’est généralement au moment de l’adolescence qu’on la découvre et que son univers « parle ». Il semble en effet, comme un conte, aborder et prévenir des secrets de la vie, des avenirs heureux ou non possible, et bien sûr de la fin de chacun. L’univers passionnant fait que le public, une fois touché, ne le lâche pas et c’est la raison pour laquelle, actuellement, un public d’une grande diversité se retrouve pour ses concerts.  

Qu’est-ce que Mylène Farmer dit d’elle dans ses chansons ? Que confie-t-elle d sa personnalité ?

A peu près rien. Et pourtant, les gens ont l’impression qu’elle parle d’elle à travers ses textes. Mais en y regardant de plus près, elle reste dans le général. Elle parle de l’amour en général, de la mort. Mais ce n’est jamais abordé personnellement. C’est cela qui touche aussi le public finalement. C’est parce que ses paroles ne sont pas personnalisées que son public s’identifie beaucoup à elle. C’est sa grande force. Elle construit de l’intime à travers son œuvre alors même que celui-ci est très universel. Contrairement à d’autres chanteurs, il y a des éléments de sa vie personnelle, de mise en relief de sa propre histoire à l’intérieur de son univers. Par exemple, elle est capable de parler de la naissance d’un enfant ou de l’enfance en général sans jamais que l’on arrive à savoir exactement de quoi il en ressort pour elle. Si on prend Désenchantée, c’est un hymne à la révolte et à l’enfance mais à aucun moment elle ne fait appel à sa propre enfance. C’est toute l’ambigüité du personnage. Elle arrive à construire un propos autour de l’intime sans jamais livrer quelque chose de personnel. Mais elle évoque suffisamment bien les problèmes pour que son public se sente concerné, s’y reconnaît.

Mylène Farmer, entretient-elle quelque chose de commercial autour de sa part de mystère où n’arrive-t-elle pas à se confier ?

Je ne crois pas du tout à une forme de réserve. Malgré ce qu’elle dit ce n’est pas dans sa nature profonde d’être éloignée des médias. Souvenez-vous, dans les années 1980, elle faisait le Jacky show par exemple. Elle arrive en réalité à se mettre en scène dans des shows pharaoniques comme peuvent le faire les grands timides. Mais elle arrive à le faire car le lien au public n’est pas un lien où il y a un vrai contact. Elle perçoit le public comme une masse en face d’elle. 
Mais il y a aussi une dimension marketing. Ce n’est pas non plus un ange Mylène Farmer, c’est une femme d’affaires. Du coup, cela fait partie de son univers. Elle en joue. 

Mylène Farmer a-t-elle plus tendance à se confier en interview ou dans ses textes ?

Quand elle est en interview, elle est souvent mal à l’aise. Du coup, elle y va en sachant qu’elle ne voudra rien dire. Mais il faut essayer de comprendre son univers comme une tentative de poésie. C’est-à-dire qu’elle essaye de créer de l’émotion. L’enchevêtrement des phrases et des mots qu’elle emploie est très rythmique. C’est certainement son ambition : arriver à évoquer des  thèmes qui procurent de l’émotion à son public tout en en livrant le moins possible d’elle-même. Elle ne se confie pas, ni en interview, ni dans ses textes, en revanche elle donne une forme d’émotion à ses fans et cela au-delà des histoires qu’elle pourrait raconter. Elle faisait de même dans ses clips ultra-scénarisés. 

2014 avril-Les fans campent depuis le début de la semaine devant la salle de Bercy, les places se sont arrachées en quelques heures seulement. Que vont chercher les fans dans cette personnalité si particulière ? Etre fan de Mylène Farmer, est-ce une façon de se démarquer et d’exprimer sa singularité ?

Être fan est avant tout une façon de trouver sa singularité. Au contact – même imaginaire – de celle que l’on apprécie, on apprend à se connaître soi-même. Premier temps, on s’identifie à la star au travers du personnage et de son imaginaire, puis on apprend à découvrir l’artiste pour ce qu’elle est et non seulement pour ce qu’elle donne, à mesure que l’on se découvre soi, différent et unique à la fois. Mais la grande force de Mylène Farmer c’est de faire du lien entre les individus. Par exemple, ceux que vous citez ne campent pas que pour leur star : ils se connaissent entre eux, se retrouvent, lient pour certains des liens amicaux d’une grande force, parfois plus ! Au travers de leur star, les fans vivent des émotions fortes, et cela aussi est important.  

Pourquoi touche-t-elle un public si large et si éclectique ?

On pourrait voir Mylène Farmer comme un écran de projection : elle est le support de tous les fantasmes car incarne des visages très différents au fil des histoires qu’elle déroule dans ses clips, sur scène, etc. Son talent scénique en fait également une performeuse hors pair qui explique aussi que certaines personnes qui n’apprécient pas totalement ses titres viennent la voir pour les show qu’elle propose. Ces derniers sont unanimement reconnus pour la qualité de la direction artistique et la grande générosité de ce qui est offert au public. A la fois grandiose, intime, authentique et d’une maîtrise très pensée. C’est tout cela à la fois, Mylène Farmer. 

article paru en sept. 2013  

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MYLENE en concert à DOUAI

Posté par francesca7 le 29 novembre 2013

2014 mai

  Vingt-sept mille spectateurs à Douai pour Mylène Farmer

Il fallait du courage pour attendre, sous une pluie glaciale, l’ouverture des portes de Gayant-expo. Mais hier, les fans de Mylène Farmer ne se sont pas laissés si facilement décourager. Certains avaient déjà pris position jeudi, devant l’entrée de la halle polyvalente douaisienne. Et ont même dormi sous la tente. Une poignée de fans seulement. Mais leur nombre s’était considérablement étoffé hier après-midi. Malgré la pluie glaciale, tous n’attendaient qu’une chose : que les portes de la salle s’ouvrent enfin. Ainsi Paul et Danièle, de Feignies, près de Maubeuge. Ils ont la soixantaine et avouent apprécier beaucoup cette artiste «intergénérationnelle ».

« On l’a déjà vue à Paris, au stade de France ». Et Paul de préciser, bien à l’abri sous un auvent : « C’était en septembre, et il faisait bien meilleur… » Difficile d’imaginer le contraire… Ceci dit, ils venaient juste d’arriver et n’avaient pas eu le temps de voir leurs doigts bleuir de froid. « À Paris, il y avait des tentes partout. Même jusqu’au bord du périphérique. Quatre-vingt mille personnes, ça fait du monde… »

Mylène Farmer, ils l’ont découverte en écoutant des disques et en regardant des DVD. «Parce qu’on ne la voit pas souvent passer à la télé. Elle sait se faire désirer… » Ils avaient eu l’occasion d’apercevoir sur le net quelques morceaux choisis de son nouveau spectacle, et espéraient que la prestation serait à la hauteur de leurs attentes. « On est très excités ! »

Pas moins de 9000 personnes avaient acheté leurs précieux sésames pour mercredi soir, premier des trois concerts prévus cette semaine à Gayant-expo Douai.

Arrivés souvent très tôt – certains étaient déjà là dès jeudi dernier – beaucoup avaient attendu sous une pluie glaciale que les portes s’ouvrent enfin, avant de pouvoir aller se masser dans le parterre et les gradins. Et ils ont dû patienter encore une bonne demi-heure après le début annoncé, avant de voir enfin apparaître leur idole sur scène. Une entrée en matière digne de La Guerre des étoiles avec, en décor, une gigantesque parabole lumineuse.

Ils voulaient un grand show, ils l’ont eu

Les moyens techniques déployés par l’artiste sont d’ailleurs impressionnants. Pas moins de vingt-neuf camions, dont un uniquement pour les costumes et le merchandising, plus six bus ! Du très lourd.

Il faut bien cela pour transporter autant d’éclairages destinés à illuminer la star et lui permettre notamment de se promener au-dessus de son peuple, comme à l’extrémité d’une échelle de pompiers. Sans oublier les fameux robots, la grande nouveauté de cette tournée 2013.

Question chorégraphies, pour le reste, la belle a pris un peu de retrait, laissant sa horde deboys, assurer le spectacle.

Un sujet parfaitement maîtrisé. Trop peut-être…

Restent encore deux séances : ce soir et samedi soir, avec à chaque fois autant de spectateurs.

Mais pas pour les retardataires. C’est complet depuis longtemps. 

 

article J.-F. G. du magazine http://www.lavoixdunord.fr

 

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Mylène pour se cultiver un peu

Posté par francesca7 le 26 novembre 2013

F8

Deux ans près avoir réalisé l’inégalable Bleu Noir avec Moby, Archive et Red On, Mylène Farmer retrouve son acolyte de toujours : Laurent Boutonnat. Pour l’occasion, elle déroche de nouveaux records pour son tableau de chasse ; un treizième single n°1 avec A l’ombre (elle détient le record de singles n°1 en France depuis son cinquième en 2008), une tournée marathon de 450 000 places sur 38 dates en France, Belgique, Suisse, Russie et Bielo-Russie dont une majorité sont entièrement ou quasi complète ; 155 91  billets vendus en six heures,  189 734 dans la journée (elle détenait le record depuis 2008 avec 100 000 billets vendus pour la première journée, dix Bercy mis en vente dont six complets en quelques jours (elle est celle qui se produit le plus longtemps dans cette salle de 17 000 places : 13 fois en 2006 pour un concert qui ne sera transporté nulle part ailleurs, 10 fois l’année suivante), meilleur démarrage de l’année pour la première journée de la première semaine avec 148 000 exemplaire s, devançant ainsi Céline Dion, les Enfoirés et Johnny Hallyday.

Des points critiques …

Laurent Boutonnat tente de se renouveler musicalement, mais a un peu de mal à entrer dans la modernité. Le résultat est parfois cruellement daté.

Mylène Farmer a perdu sa plume renversante de beauté. Où son passés les textes de Je t’aime mélancolie – Je te rends ton amour etc..

Depuis l’album Bleu Noir où sa voix a été mieux mise en avant par Moby et Archive, la chanteuse semble vouloir poursuivre l’expérience. On l’entend mieux, on la comprend mieux, ça ne fait pas de mal (même s’il y a toujours quelques passages où on a besoin des paroles pour la comprendre).

Les mélodies sont accrocheuses, comme d’accoutumée, malgré l’absence de gros tubes. Et il y a de l’originalité au niveau des mélodies. Excepté le ridicule Love Dance et le banal Monkey me.

Un point qu’il ne me semble pas avoir évoque ; le cas Henry Neu. Le désigner attitré de la star est toujours là, pour notre plus grand malheur. Qu’est-ce que cette pochette de single A l’ombre ? Ces textes pas dans l’ordre, ces fautes, ces doubles espaces, dans le livret ? Du travail d’amateur.

Au final ,  Monkey Me aurait pu être un excellent album, faisant la part belle à la Dance et à la Pop, mais il souffre de deux problèmes majeurs qui l’en empêchent ; les arrangements et les textes. En tout cas, ça ne semble pas gêner la grande majorité des fans, qui adorent et placent même le banal Monkey Me en tête de leurs chansons préférés de ce neuvième album studio. Je pense qu’il prendra une ampleur plus importante sur scène, à condition que de bons choix, soient faits pour le setlist. Quatre étoiles sur cinq parce que quand même ça fait du bien d’entendre de nouvelles chansons de Mylène Farmer et que les points positifs ont en Dance à primer sur ceux négatifs chez quelqu’un qu’on aime.

Extrait Source : http://culturez-vous.over-blog.com 

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Mylène Farmer pour TV Magazine 2013

Posté par francesca7 le 26 novembre 2013

 

INTERVIEW -À l’occasion de la sortie de son album Monkey Me et de sa tournée, la chanteuse française se confie. (Avec TV Magazine)

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Son nouvel album, Monkey Me, sortira le 3 décembre. Douze titres composés par Laurent Boutonnat sur des textes de Mylène Farmer. Un mélange éclectique où cohabitent des morceaux pop-rock émergeant d’une base électrique, de sons de batterie, de guitares et de saxo. Les paroles manient les thèmes chers à l’interprète, mais teintés d’une fraîcheur et d’une poésie qu’on ne lui connaissait pas. En exclusivité pour TV Magazine, Mylène Farmer se livre à un exercice rare pour elle: l’interview-confession. Voici la star comme vous ne la lirez jamais.

TV MAGAZINE – Mylène Farmer, votre dernier album remonte à deux ans. Vous nous aviez habitués à des intervalles plus longs…

Mylène Farmer- Oui. Je ne m’en rends pas compte. Deux ans dans un monde chronophage, où chaque jour engloutit le temps, cela paraît une éternité. Il s’agit probablement d’un manque et de l’envie de remonter sur scène.

Monkey Me marque la reformation de votre tandem artistique avec Laurent Boutonnat. Qu’est-ce que votre «infidélité» vous a apporté?

Il ne s’agit pas d’infidélité! Mon précédent album, Bleu noir, n’était autre que le fruit de rencontres avec Moby, Archive et RedOne. Ils m’ont proposé des chansons qui ont provoqué mon désir et l’envie d’écrire… C’est aussi simple que ça. En outre, Laurent Boutonnat travaillait de son côté sur d’autres projets.

On vous connaissait rousse et vous vous montrez blonde platine sur l’album et les affiches de votre tournée. Que s’est-il passé?

Moi aussi, je me connaissais rousse! (Rires.) Mais sous le roux se cachent d’autres couleurs. Ne sommes-nous pas tous constitués de mille facettes? Celle-ci avait envie de vivre…

Quel look allez-vous adopter pour votre tournée? Et quelles surprises avez-vous concoctées pour ces concerts?

Je ne peux y répondre maintenant. Mais, puisque vous l’évoquez, le mot surprise sera bien au rendez-vous.

Une nouvelle fois, vous avez battu le record de réservations en un minimum de temps. Cela vous touche-t-il encore?

Je suis bouleversée à chaque fois! Tellement bouleversée… Et, quelques instants plus tard, totalement affolée! Il est impensable d’être blasée par un geste d’amour comme celui-ci. C’est un véritable cadeau et une responsabilité aussi. On ne veut pas décevoir ni se décevoir. On a donc un an pour se préparer à embrasser le regard de tous ceux qui ont la générosité d’attendre.

Quels conseils donneriez-vous à ceux qui écoutent vos chansons pour garder de l’espoir dans un monde aussi dur?

Le monde a toujours été dur. Sous certains aspects, il l’est peut-être moins aujourd’hui, même s’il est autrement cruel. Moins solidaire, plus solitaire aussi. Je ne peux que penser à ceux qui sont bien plus malheureux, dans le besoin ou cloués sur un lit d’hôpital, et me dire qu’il faut affronter la vie et trouver des pépites dans des moments simples, ces moments qui sont souvent à portée de soi, mais qu’on ne voit plus. Être aimé de quelqu’un ou d’un plus grand nombre reste l’essentiel de la vie. Se préoccuper d’autrui rend meilleur.

On vous dit solitaire. Pouvez-vous nous décrire une de vos journées quand vous ne travaillez pas?

Vous voulez dire quand je ne travaille pas comme une personne qui doit se rendre quotidiennement à son bureau? (Sourire.) C’est un grand privilège de n’avoir pas le sentiment de travailler, même lorsque je finis une séance de studio à 2 heures du matin ou lorsque je sors de scène exsangue. C’est du travail, mais je ne le vis pas comme un poids ni comme une obligation. C’est un choix et une immense chance. Je dois certainement partager ce sentiment avec toutes les personnes passionnées par ce qu’elles font. Mais je suis, c’est vrai, d’une nature solitaire. J’ai besoin de m’occuper de mes animaux, de dessiner, de nager, de regarder des films et je retrouve mes amis avec d’autant plus de plaisir…

Quels sont les journaux et les émissions de télévision que vous suivez régulièrement?

Je ne regarde pas beaucoup la télévision finalement, surtout en période de travail. Mais j’ai toujours aimé les débats, quand les points de vue sont exprimés avec respect. La télévision est un média parfois trop pressé pour traiter le fond des choses. Je n’aime pas le cynisme systématique et la télévision bruyante. Il m’arrive de dévorer des séries comme Downton AbbeyDexter ou Les Tudorset je regarde toujours avec autant de bonheur Un jour, un destin. Dans le fond, je ne recherche pas l’information à tout prix… Je la laisse me cueillir au détour d’un article, d’un reportage.

L’industrie musicale souffre et les ventes de CD ne cessent de baisser. Imaginez-vous un jour ne plus pouvoir sortir de disques?

Chaque époque a connu la disparition d’un support. Il y aura toujours des disques physiques, même si le digital annonce une ère nouvelle. En tout cas, il y aura toujours un rapport affectif à l’objet quel qu’il soit. Les albums ou une autre forme restant à inventer rencontreront toujours un public. La musique existait dès la naissance de l’humanité.

Que pensez-vous des télé-crochets? Est-ce un miroir aux alouettes, un mal nécessaire ou le seul moyen aujourd’hui d’être découvert?

Je ne peux pas juger cette génération d’émissions puisque je ne les connais pas bien. Mais je suis toujours un peu gênée quand l’art devient un concours.

Le Québec, où vous êtes née, est en proie à de violents mouvements protestataires. Avez-vous conservé des attaches là-bas?

La violence m’a surprise dans ce pays, à la réputation modérée. Je n’y ai conservé malheureusement aucune attache… Si ce n’est l’envie d’y retourner pour ses paysages de neige et peut-être transporter le prochain spectacle là-bas…

Quels artistes récents vous semblent dignes d’intérêt?

Je suis impressionnée par Muse. Et par Matthew Bellamy, qui est aussi fascinant que Freddie Mercury!

Que pensez-vous des réseaux sociaux et des sites si nombreux qui vous sont consacrés?

Je suis fascinée par la vitesse de l’information et la possibilité pour de nombreuses personnes de partager instantanément des sujets communs. Je pense aussi à ceux qui n’y ont pas accès. Avec qui partagent-ils leurs passions? Aussi, je ne m’attarde pas sur les sites qui me sont consacrés. J’aurais l’impression d’entrer, sans y avoir été invitée, dans une pièce où les gens parlent de moi.

Une photo vous montre avec un gibbon. Est-ce celui que vous avez adopté il y a plusieurs années?

Non. E.T. était un singe capucin, plus menu. Elle a partagé ma vie pendant plus de vingt-cinq ans. Il s’agit ici de Betty, une demoiselle de 4 ans, qui a été volée lorsqu’elle avait 3 mois et retrouvée huit mois plus tard. J’ai croisé son chemin grâce à Vincent Lindon, qui m’a un jour envoyé une petite vidéo d’elle sur le tournage de son film Augustine . J’ai immédiatement contacté le parc zoologique du bois d’Attilly, où elle vivait. C’est une rencontre inoubliable, une émotion tellement forte. Elle était d’une douceur incroyable. Quant à E.T., elle me manque terriblement…

L’avez-vous remplacée?

Non. Elle restera l’unique.

Avez-vous déjà décidé d’une date à laquelle vous arrêteriez de vous produire sur scène ou d’enregistrer des disques?

C’est, semble-t-il, une question qui taraude beaucoup les médias, mais, vous savez, il y a dix ans déjà, on me demandait: «Quand saurez-vous que ce n’est pas le combat de trop?». Je ne me projette pas dans l’avenir. Trop angoissant. Quand le désir n’existera plus, alors je me volatiliserai.

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Mylène Farmer avant le concert à Gayant-expo à Douai

Posté par francesca7 le 23 novembre 2013

 

article paru sur http://www.lavoixdunord.fr

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Une vingtaine de tentes ont poussé devant l’entrée de Gayant-expo depuis samedi. 
On se souvient qu’en l’an 2000, en plein hiver, et en 2009, on avait constaté le même phénomène. En croisant ces dates avec les vieux programmes de la salle de spectacles douaisienne, on trouve le lien de cause à effet : Mylène Farmer. C’est elle l’idole qui envoûte ses fans, les transformant en campeurs transis.

Prenons les quatre qui, hier matin vers 11 heures, gardaient ce mini-village de tentes coincé entre une départementale et une voie de chemin de fer pour tenter de comprendre comment la passion les a pris. Dans l’ordre croissant des âges il y a Alicia (21 ans), venue de Lille, Vanessa (25 ans), d’Épernay, Corinne (31 ans), de Lille également et Grégory (32 ans), de Paris. Ces quatre-là ont la passion sereine, évidente, au point qu’ils n’essaient même pas de la justifier. Et qu’elle soit comprise ou pas est le cadet de leurs soucis.

Mylène : le coup de foudre, « une émotion qui monte »

Ils ont découvert « Mylène » en écoutant une chanson, un disque, et leur vie a pris un autre tournant. « C’est avec l’album Innamoramento que j’ai découvert Mylène. J’ai ressenti plein d’émotions. Je l’ai écoutée en boucle et à partir de là j’ai tout acheté », indique Alicia. Pour Corinne, c’est à travers l’album Live à Bercy que la rencontre a eu lieu : « C’est d’abord une émotion qui monte, qui nous fait passer progressivement vers quelque chose de beau. » Après un tel coup de foudre, pas question d’en rester là : achat de toute la discographie d’abord, et assister à ses concerts ensuite. Pas à un seul, mais à un maximum, en fait le seul moyen de voir la star.

Ils assistent deux fois au même concert en deux jours

Des concerts, ils en ont tous plus de dix au compteur : Toulouse, Nantes, Paris-Bercy, Bruxelles… Certains vus deux fois de suite. D’ailleurs Grégory en verra deux sur les trois que Mylène Farmer donne à Douai. Dans ses spectacles, Mylène Farmer est apparemment transfigurée car l’idole, qui a compris que ce qui est précieux est rare, et qui gère en conséquence ses apparitions médiatiques, est décrite par un de nos interlocuteurs comme «hyper accessible ».

« Il faut bien un endroit pour se laver, aller aux toilettes, faire une bonne nuit de temps en temps »

Pour ces gens qui sont colporteur de presse, vendeuse dans une poissonnerie, employé dans un hôpital, le coût de cette passion est loin d’être anodin. Le déplacement, le prix du billet, plus… le prix de l’hôtel. Car les tentes posées devant Gayant-expo sont davantage un moyen de s’assurer une place au premier rang, pour être au plus près de l’idole. « Mais il faut bien un endroit pour se laver, aller aux toilettes, faire une bonne nuit de temps en temps», précise Vanessa. D’où la tente et la chambre d’hôtel. Les occupants des autres tentes étaient d’ailleurs au chaud dans leur chambre pendant que nos quatre fans gardaient le mini-camping.

Il est plaisant de constater que ces fans, dont certains se sont déjà croisés à d’autres concerts comme Vanessa et Grégory, toujours dans la partie camping qui garantit une place au premier rang, constituent une franc-maçonnerie sans malice. Alicia, qui n’a pas les moyens de se payer une chambre d’hôtel, profite de celle des autres. Et les fans qui vont arriver après n’essaieront pas, le jour du concert, de passer devant ceux qui ont été les premiers à planter leurs tentes. Car nos campeurs, tous en possession d’un billet « fosse or », qui leur garantit d’être devant la scène, font tous ces sacrifices pour une seule raison : «pouvoir échanger un regard, un sourire, une émotion avec Mylène. » Respect.

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Mylène Farmer fait frémir

l’hôtellerie douaisienne

Au Volubilis, à deux cents mètres de Gayant-expo, on sent un « effet Mylène Farmer », comme en 2009, quand l’artiste était venue donner un précédent concert. « Trente à trente-cinq de nos chambres sont réservées pour cet événement », indique la direction de cet établissement trois étoiles. Dont quelques-uns par quelques clients particuliers qui ont réservé depuis samedi mais qui dorment une nuit sur deux à l’hôtel, et le reste du temps dans une des tentes qu’ils ont plantées à deux cents mètres (lire ci-contre). Mylène Farmer jouant trois soirs quasiment d’affilée à Douai, et vu l’habitude de certains fans d’assister à plusieurs concerts de suite, la direction espère bien quelques réservations supplémentaires. Au B and B à Cuincy, on sent aussi la bonne influence de la star : «Pour le 20 (date du premier concert douaisien de Mylène Farmer), no us n’avons plus beaucoup de chambres. »

Ce surcroît d’affluence ne se fait pas sentir dans tous les établissements de Douai et sa périphérie, mais il est réel. Réel mais modeste. C’est un public de milliers de personnes qui va venir à ces trois concerts, dont certains de loin qui hésiteront sans doute à rouler quelques centaines de kilomètres juste après le concert s’ils sont venus en voiture. Quant à ceux qui sont venus en train, il faudra bien qu’ils attendent le lendemain. Dans ces conditions on aurait pu s’attendre à une avalanche de réservations. C’est loin d’être le cas.

En attendant, comme nous avons pu le constater avec les premières personnes arrivées, ce public est tout ce qu’il y a de plus tranquille et seront des clients impeccables : les fans de Mme Farmer sont des gentlemen.

 

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Interviews de Mylène Farmer dans les journaux régionaux

Posté par francesca7 le 23 novembre 2013

 

L’EST RÉPUBLICAIN – 9 MAI 1985

Entretien avec Jean-Paul GERMONVILLE

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A propos de son passage au Cours Florent :

- J’ai arrêté le théâtre parce que ce monde ne correspondait vraiment pas à ce que j’attendais. J’ai été déçue.

A propos du texte de « On est tous des Imbéciles » :

- L’idée est de mon parolier. Le sujet m’a plu. Je vois le métier avec cet oeil, reste la classe pour sauver l’image.

A propos de « L’Annonciation » :

- Il ne faut pas toucher à la maternité, encore moins à la religion. C’est un choix.

A propos de la dédicace sur le 45-trs (nb : ‘A Papa / A Ste Thérèse d’Avila’) :

- La dédicace à mon père est très personnelle. J’ai eu une éducation religieuse poussée. J’ai longtemps été

fascinée pas Sainte Thérèse en entretenant d’elle une vision réduite à une image populaire. Je voulais en

savoir plus et je me suis penché sur sa vie. Elle a vu Dieu à plusieurs reprises, a parlé avec lui. La fin de

l’histoire est censurée.

A propos du saxophone qu’elle pratique :

- L’esthétique de cet instrument me fascine, c’est freudien. Et puis le saxophone a un son magnifique.

A propos de ses projets :

- J’espère ensuite avoir la chance de faire de la scène.

ICI PARIS  – 4 MAI 1985

Entretien avec Claude CORSEA propos de sa passion de l’équitation :

1985-09- Le cheval, c’est mon truc, je suis fan des courses, des concours. Je monte depuis des années et le jour où

j’ai décroché mon deuxième mon deuxième degré, j’étais folle de joie. Je voulais devenir monitrice d’équitation

quand, un jour, j’ai vu ma jument, Julia, qui s’était cassé un postérieur au cours d’un entraînement, mourir sous

mes yeux. C’était terrible et j’ai décidé de laisser tomber.

A propos de ses projets :

- Après le succès de mes deux premiers disques, je prépare un album qui sortira en septembre. Mais attention,

j’y vais mollo, je ne veux pas devenir un bourreau de travail.

A propos de ses paradoxes :

- J’adore le calme, et je cours les boites de nuit ; la mer me fascine, et j’ai peur de l’eau ; je suis une fille de la

ville, et seule la nature me séduit ; je suis une piètre marcheuse et je parcours des kilomètres avec mon

chien…

A propos du show-business :

- Je n’ai rien d’une femme d’affaires !

 

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FR3 MIDI-PYRÉNÉES et Mylène Farmer

Posté par francesca7 le 23 novembre 2013

ÎLE DE TRANSE – 31 OCTOBRE 1985

Présenté par Philippe BACHMAN

FR3 MIDI-PYRÉNÉES

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Philippe Bachmann : Bonjour à tous, bienvenue sur notre « Île de Transe ». Invitée aujourd’hui, Mylène Farmer. C’est son troisième 45-tours…

 

Mylène Farmer : Bonjour Philippe.

 

PB : Bonjour ! Troisième 45-tours, disais-je, « Plus Grandir »…

MF : Oui…

 

PB : Alors, récapépète un petit peu ce qu’il y avait avant !

MF : On récapépète, alors ! Le premier étant « Maman a Tort », qui…

 

PB : (il l’interrompt) Le deuxième ?

MF : Le deuxième étant « On est Tous des Imbéciles ».

 

PB : Voilà. « Maman a Tort », c’était y a deux ans, ça à peu près ?

MF : Il y a deux ans, oui.

 

PB : Alors, il y avait pas le Top 50 à cette époque-là, mais ça marchait super bien dans les hits, ça s’est très très bien vendu.

 

MF : Oui…

 

PB : C’était bien, pour une première expérience. Comment tu as débuté, d’ailleurs ?

MF : J’ai eu la chance de rencontrer deux personnages, qui ont écrit cette chanson.

 

PB : Des noms ! Des noms !

MF : Hé bien, il y avait Jérôme Dahan et Laurent Boutonnat.

 

PB : Où tu les as rencontré ? Comme ça, par hasard ?

MF : Non, ça serait trop long à raconter, mais ça s’est fait un peu par hasard, quand même.

 

PB : Mais y a que des bons hasards, dans ce métier !

MF : Absolument ! (rires)

 

PB : Bon, dis-moi, mon petit doigt m’a dit…

MF : Certes ! (Mylène éclate de rire)

 

PB : …que tu avais un superbe animal domestique chez toi, mais assez spécial quand même.

MF : Oui, j’ai un petit singe, qui est un capucin…

 

PB : C’est comment les capucins ?

MF : Le capucin ressemble à un petit chimpanzé, c’est aussi joli.

 

PB : Ca a une longue queue ?

MF : Ca a une queue assez grande, oui, qui lui sert de cinquième bras.

 

PB : Ha, il joue avec ?! Alors, tu as mis des arbres chez toi pour qu’il puisse grimper ?

MF : (rires) Non, pour l’instant…Pas encore ! Pour l’instant, il a une grande cage.

 

PB : Et qu’est-ce qu’il mange, ce brave capucin ?

MF : Tout ce que vous mangez, avec la viande en moins !

 

PB : Bon, alors on peut l’inviter avec toi, alors maintenant faut l’inviter avec toi, quoi.

MF : J’ai déjà essayé de l’amener sur un plateau, il y a quelques problèmes. (rires)

 

PB : Qu’est-ce que ça donne ?

MF : Il a très peur des gens.

 

PB : Et puis il grimpe aux cintres, un peu, non ?

MF : Un peu, il est farouche.

 

PB : Bon, retour en arrière. Il y a deux ans, donc : « Maman a Tort ». Si on se refaisait ça pour le plaisir ?

MF : Oui

 

Diffusion d’une séquence où Mylène, habillée autrement, interprète « Maman a Tort » devant un fond incrusté représentant une main qui compte sur ses doigts en suivant la chanson.

 

PB : Dis donc, ton petit chimpanzé, il va falloir lui apprendre à danser, maintenant !

MF : Il chante, déjà ! Il écrit…et il prend des cours de danse !

 

PB : Il prend des cours de danse ?! Alors, dis-moi une petite chose : j’ai vu que tu avais un truc superbe sur le dos pour « Maman a Tort », là encore tu es mignonne comme tout…

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MF : Merci !

 

PB : Comment tu fais pour t’habiller ? C’est toi qui dessines tes trucs ? Comment ça se passe ?

MF : Je ne dessine pas, je réfléchis et puis je vois avec…là, c’est une couturière qui m’a aidé, qui a réalisé cet ensemble.

 

PB : Les couleurs sont importantes ?

MF : Très importantes, oui.

 

PB : Il y en a qui sont superstitieux, qui veulent jamais mettre de vert à la télévision, toi tu en mets !

MF : Je sais, oui ! On m’a déjà reproché sur « Maman a Tort » d’avoir mis du vert sur un plateau, parce que ça porte malheur.

 

PB : Ben ça t’a porté bonheur, plutôt !

MF : Pour l’instant oui, donc je ne fais pas de cas de ça.

 

L’animateur lance la séquence suivante, dans laquelle il présenté diverses nouveautés.

 

PB : (…) Ensuite, un petit groupe de Rennes qu’il faut que je te présente. Ca s’appelle Niagara. Alors, c’est sympa, ils font de la scène depuis assez longtemps, quand même.

 

MF : C’est un joli nom.

 

PB : C’est un joli nom et ce qui ne gâche rien, c’est que dans les chœurs on retrouve un certain Etienne Daho. Tu aimes bien Etienne Daho, toi ?

 

MF : Oui.

 

PB : Qu’est-ce que tu écoutes comme disques, toi ?

MF : Il m’arrive d’écouter de la musique classique. Dans la variété française, j’aime beaucoup Jacques Dutronc

 

PB : Il fait plus grand-chose, Jacques Dutronc, malheureusement…

MF : Non, mais il réapparaît…

 

PB : Une fois de temps en temps !

MF : …et c’est très bien à chaque fois.

 

(…)

 

PB : Sinon, en musique classique, tu m’as dit, qu’est-ce que tu écoutes en musique classique ?

MF : J’aime beaucoup Wagner, j’écoute Mahler, j’écoute plein de choses. Très éclectiques, comme choix.

 

PB : Comment tu choisis les musiques de tes chansons ? Comment ça se passe ?

MF : Je sais pas si…Enfin, je les choisis, on me les…Les personnes qui travaillent…

 

PB : Oui, mais tu dis oui ou non quand on te propose les choses, non ?

MF : Bien sûr. Y a des choses qui me plaisent plus. Je crois que c’est au travail que… (elle se reprend) heu au piano que ça se fait. On me propose une mélodie, et puis j’aime tout de suite ou j’aime pas du tout.

 

PB : Le texte est important dans tes chansons.

MF : Bien sûr, bien sûr. Très important, capital.

 

PB : On en parle un petit peu plus ? « Plus Grandir » : comment naît un texte comme ça ? C’est après la musique ?

 

MF : Là, ça s’est fait un peu par hasard. Oui, c’est né après la musique. Cette fois-ci, c’est moi qui l’ai écrit.

 

PB : Ha ha !

MF : Non, ça n’a rien de vengeance. Je sais pas si je renouvellerai cette expérience. Ca s’est fait par hasard.

 

PB : Pourquoi ? C’était trop dur ?

MF : C’est très très difficile d’écrire un texte. Ca doit être concis, précis et j’avoue que j’ai eu du mal.

 

PB : Il y a des trucs pour bien écrire un texte, ou pas ?

MF : Je crois qu’il faut beaucoup de tranquillité, et puis surtout la tranquillité d’esprit que je n’ai pas !

 

PB : Tu l’as eu quand même pour « Plus Grandir » !

MF : Oui !

 

PB : On l’écoute ? « Plus Grandir », le nouveau 45-tours de Mylène Farmer.

Mylène interprète « Plus Grandir » avec derrière elle des images alternant entre la pochette du disque et le visuel du landau indiquant « Mylène Farmer : 1962-1985 » (sic), et des photos anciennes.

 

PB : Mylène Farmer, « Plus Grandir », c’est son troisième 45-tours. Tiens, je te rends ton petit micro… (il tend son micro à Mylène)

 

MF : Merci !

 

PB : Y a un album en préparation ?

MF : Il y a un album qui sortira vers janvier (1986, ndlr)

 

PB : Alors tu vas réécrire des textes, quand même, ou pas ?

MF : Non, il est terminé, là il est clôs. Il n’y aura que « Plus Grandir » de ma plume.

 

PB : Bon, ben c’est déjà pas mal !

MF : C’est déjà bien.

 

PB : Il y a un clip qui vient de se tourner sur « Plus Grandir », non ?

MF : Oui, il y a un clip qui a été tourné en Cinémascope.

 

PB : Alors, c’est pour le cinéma ?

MF : J’espère qu’il ira au cinéma, qu’il fera l’avant-première d’un film.

 

PB : Oh ben oui, parce qu’à la télévision ça serait dommage quand même.

MF : Oui, c’est pas suffisant, l’écran est trop petit.

 

PB : C’est toi qui as décidé de le faire en Scope ?

MF : Non, non, c’est le réalisateur, qui est également mon compositeur. Des noms, encore ?

 

PB : Oui !

MF : Allez…Laurent Boutonnat ! (rires)

 

PB : Voilà, fallait le dire. Bon, ce Cinémascope, ce clip, comment il a été tourné ?

MF : Il a été tourné en un peu moins d’une semaine. Le premier jour était de l’extérieur dans un cimetière, et…

 

PB : Toujours très gaie, Mylène Farmer ! (rires)

MF : Oui ! Et les quatre autres jours se situaient dans un décor qui retraçait le…C’est un décor, c’est une chambre de château baroque avec des toiles d’araignée partout. C’est un bel univers.

 

PB : Bon, dès qu’il sort, tu nous le donnes qu’on le montre un petit peu à tous les téléspectateurs.

MF : Je vous inviterai à la projection.

 

PB : Ha oui, en Cinémascope et tout, ça va être superbe, ça ! Dis-moi, au niveau cinéma c’est « Rosemary’s Baby » ton film préféré, ou pas ?

 

MF : Non, mais j’aime bien ce film. J’aime surtout l’interprète (Mia Farrow, ndlr) et le metteur en scène (Roman Polanski, ndlr) !

 

PB : Tu vas souvent au ciné ?

MF : J’y vais assez régulièrement, oui.

 

PB : Qu’est-ce que tu as vu de bien, récemment ? Des noms, des noms !

MF : Heu….Je ne sais pas, j’ai vu…Le dernier film que j’ai vu c’était « Mad Max »

 

PB : Oui…3 !

MF : Le 3 !

 

PB : Y a pas de raisons, il est pas mal le petit australien, hein ? (Mel Gibson, ndlr) Bon, tu sais que c’est l’heure de se quitter, alors à la prochaine ! On découvrira ton clip très vite…

 

MF : D’accord !

 

PB : Merci, Mylène Farmer !

MF : Merci à vous !

 

Ils se font la bise et Mylène glousse en faisant « au revoir » avec la main.

 

Générique de fin.

 

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mauvaises prestations au Palais 12 pour Mylène Farmer

Posté par francesca7 le 20 novembre 2013

 

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Le concert était grandiose, mais l’organisation de la nouvelle salle bruxelloise catastrophique…

Il y a deux mois, la presse avait été invitée à découvrir en grande pompe le Palais 12 du Heysel, le nouveau temple de la musique de la capitale. Une capacité de 18 000 spectateurs, une technologie de pointe, des infrastructures gigantesques (dont le méga-parking du Heysel…). De quoi éclipser Forest National de la carte. Mais, de la théorie à la réalité, il y a parfois un monde. Et, mercredi soir, ce sont les spectateurs du premier des trois concerts bruxellois de Mylène Farmer qui ont essuyé les plâtres. 

Visiblement, les organisateurs du Palais 12 ont été débordés par l’affluence, qu’ils ont été incapables de gérer. Nombre insuffisant d’accès d’entrée, indications contradictoires ou incomplètes. La foule, complètement perdue, s’est retrouvée massée aux portes de la salle et il nous a fallu plus d’une heure pour y entrer ! Le chaos complet. Si bien que le concert en lui-même a été retardé d’une demi-heure pour permettre à tout le monde de pénétrer dans le nouveau saint des saints. Une fois à l’intérieur, comme on n’avait pas eu le temps de manger, nouvelle file d’une demi-heure pour un quart de pizza (au demeurant plutôt bonne, c’est déjà ça). Ici aussi, le personnel, malgré toute sa bonne volonté, est dépassé. 

Et une fois le spectacle commencé, comme si la guigne nous poursuivait, on s’est retrouvé avec un agent de sécurité devant notre tribune qui avait mis son talkie-walkie à fond. Lorsque les spectateurs lui ont fait comprendre qu’ils en avaient assez d’entendre tous ses messages au lieu de pouvoir apprécier la musique, il n’a rien trouvé d’autre que de répondre : « Si vous voulez, on sort et on s’explique. » Sidérant ! 

Autant d’éléments qui nous ont empêchés d’apprécier pleinement un concert pourtant sublime. Le Palais 12 ne manque incontestablement pas d’atouts (l’acoustique écrase celle de Forest National). Mais l’organisation devra être revue au plus vite (les deux prochains shows de Mylène Farmer ont lieu ce vendredi et ce samedi) sans quoi, on risque d’avoir encore droit à cette sentence implacable qu’on a entendue plus d’une fois hier soir : «  Le Palais 12, plus jamais ! »

article Frédéric Seront au magazine http://www.cinetelerevue.be/fr

 

 

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Mylène Farmer à Bruxelles – Palais 12

Posté par francesca7 le 20 novembre 2013

 

Pour la première des 3 dates bruxelloises de sa tournée, l’icône aurait mérité mieux.

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Ce n’est pourtant pas faute d’avoir fait tout ce qui est en son pouvoir – et face à ses fans, il est grand – pour dynamiser la salle du Palais 12 du Heysel, mais il aura fallu longtemps ( soit à mi-parcours l’hymne Désenchantée) avant que Mylène Farmer ne reçoive l’accueil qui lui est dû, à Bruxelles.

Faute à une nouvelle salle (tellement neuve que même les stewards ne savent pas où diriger le public…c’est dire!) dont la disposition ne convaint pas les habitués d’autres grands lieux d’événements? Pas faute, en tout cas, aux moyens techniques mis en oeuvre par l’icône rousse pour impressionner, une fois de plus son public. Un show de lumières et de décors (avec en fond un écran sans cesse alimenté) gigantesque et inventif, chorégraphies effectuées par des robots (non humains), Mylène et son équipe n’ont pas lésiné sur les effets pour emmener la salle dans une autre dimension. 

Quant au répertoire quasi inépuisable de la chanteuse, il s’exprime, trop souvent peut-être, sur ce Timeless 2013 Tour, via les deux derniers albums de l’artiste. Alors, quand résonnent les premières notes d’un classique tel que Je t’aime Mélancolie, on se réjouit de retrouver la Mylène des débuts. Qui garde des yeux d’enfant, tout du moins le sourire émerveillé, d’une artiste qui ferait ses premiers pas sur scène. Mais quand vient le temps de s’émouvoir jusqu’aux larmes avant ses duos avec Gary Jules (sur Mad World et Les Mots) , le professionnalisme d’un spectacle pensé et minuté dans les moindres détails reprend le dessus. Mais on pardonne tout à une idole telle que Mylène. Rendez-vous encore – pour un accueil plus chaleureux? – ces 15 et 16 novembre 2013, au même endroit.

Pour ne pas plomber l’ambiance, Le Magazine  http://www.dhnet.be/medias a d’abord listé les choses qui ont été appréciées, mercredi soir, lors de la première prestation bruxelloise de Mylène Farmer pour son Timeless Tour 2013, au Palais 12 du Heysel. Avant les représentations de ce soir et de samedi, dans la même salle.

Sans conteste, et aussi sans surprise (on s’y attendait à vrai dire, vu la réputation de l’iconique rousse), le show visuellement délivré est SPECTACULAIRE.

téléchargement (5)Certes, Mylène Farmer, qui n’a plus rien à prouver à personne, ne bénéficie ni de l’aura ni du budget (à un peu plus de chiffres) d’une star américaine telle que Madonna (pour ne citer qu’une artiste de la même génération). Mais une entrée en scène d’une autre dimension, des jeux de lumière à donner le tournis, un écran géant sans cesse alimenté et, surtout, des robots (qui n’ont rien d’humain) effectuant une danse millimétrée complètement improbable subjuguent.

Le mythe

Et la Mylène, le mythe Farmer, au milieu de toute cette technologie ? Elle trône, même si elle feint d’encore s’étonner de son succès, de l’indéfectible lien qui l’unit à son public. Un public, par cette première soirée bruxelloise, plutôt – et même trop – calme. Il n’exprimera son admiration qu’au bout d’une petite dizaine de chansons. La sauce avait bien failli prendre avec le titre Oui mais… non. Mais finalement non, pas tout de suite.

Vinrent alors les duos, émouvants, de la star avec l’excellent Gary Jules (sur Mad World et Les Mots). On passera sur les larmes télécommandées de Mylène, synchros à chaque concert (à moins qu’elle n’en ait vraiment gros sur le cœur comme par hasard au moment d’entamer ces 2 chansons). On passe, on passe,…

Car, c’est vrai , Mylène Farmer transporte avec elle, dans chacun de ses titres, sa grande sensibilité. On en oublie les playback et quelques faussetés tant son charisme est grand. Tant la carrière est longue. Des morceaux tels que Désenchantée, Je t’aime Mélancolie (le titre par excellence, encore aujourd’hui !), Sans contrefaçon ou encore XXL suffisent, finalement, à embraser un public apparaissant presque apathique comparé au déferlement d’amour dont l’icône Farmer fait d’habitude l’objet.

Le moins bon

Et puis, et surtout peut-être, il y a cette nouvelle salle du Palais 12 qui, après le passage en mode dancefloor de David Guetta, réalisait là son véritable test. Plutôt raté. Des files d’attente interminables avant de franchir les portes (à l’heure dite du concert, une bonne centaine de personnes attendaient toujours de pouvoir entrer dans le palais 12), des stewards pas toujours accueillants ni informés,…

Bref, en préambule – et au cours – de ce concert événement, beaucoup de désillusions. Parce qu’on en attendait beaucoup de cette nouvelle grande salle bruxelloise, tant le projet semblait ambitieux. Nous, on s’est retrouvés, pour le coup, réellement désenchantés (hormis l’accès facile au site et l’excellent son dans l’enceinte de la salle). Des remarques – comme celles de quelques spectateurs – qui ont été rapidement prises en compte par les responsables du Palais 12, nous garantit Daniel Bei, directeur général de la salle.« On va tirer le meilleur enseignement de cette première afin d’améliorer l’expérience. » Et ce, dans l’immédiat.

Dès ce vendredi, des modifications seront apportées au fonctionnement du Palais 12. « Nous avions 6 points de contrôle, donc 6 endroits de scanning des tickets, à l’entrée. Nous allons en mettre 20 ces vendredi et samedi pour accélérer les opérations. Nous allons tripler d’attention. » De bonne volonté (somme toute logique) après quelques erreurs de jeunesse. Des maladresses qui ont un peu gâché la fête que pouvaient réserver certains fans de Mylène à leur déesse.

article de Ch. V. paru sur  http://www.dhnet.be/medias/

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Point sur MYLÈNE FARMER AU PALAIS 12

Posté par francesca7 le 20 novembre 2013

Rires d’enfant et larmes de diva hollywoodienne, la chanteuse a signé une prestation millimétrée pour le premier de ses trois concerts complets au Palais 12. Voilà ce qu’on en retiendra.

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1 – LA SALLE

Un parking géant à côté de la salle, un station de métro à moins de cinq minutes à pied, des stewards pas encore bien briefés mais courtois, des bars où on ne fait pas la file, des distributeurs self-service de snacks et de boissons et, c’est le plus important, une acoustique optimale… Le Palais 12 a décidément beaucoup d’atouts pour nous faire oublier Forest National. Seul bémol: les accès aux différentes sections de la salle ne sont pas suffisamment bien indiqués. Une question d’habitude sans doute…

2 – LE PUBLIC

Arrêtons les clichés. Mylène attire plusieurs générations (et pas forcément désenchantées) de fans. Une majorité de couples hétérosexuels, des mamans venues avec leur fille, des vieux potes que la vie de famille a éloignés mais qui se font une sortie « chez Mylène » comme on va « à Indochine », des jeunes et des moins jeunes qui n’arrêtent pas de regretter les années 80 et aussi beaucoup de néerlandophones. L’effet Kate Ryan sans doute… Pour l’anecdote, on a vu aussi un sosie de Johnny, un mec avec un T-shirt AC/DC et un autre avec celui du « Paradize tour »… Mais ça, c’était peut-être un technicien de Nicola Sirkis venu en repérage.

3 – LA MYLÈNE

Toujours en voix, professionnelle jusqu’à la pointe des pieds, elle reste d’une élégance folle (merci Jean-Paul Gaultier) et continue à entretenir avec abnégation le mythe Mylène. Elle este particulièrement touchante quand elle pouffe de rire et exécute comme un gosse ses chorégraphies  qui tiennent plus du mime que de la performance physique (notamment sur C’est une belle journée ou Désenchantée). On l’aime moins quand elle pleure sur commande à chaque représentation (pendant Les Mots) ou lorsqu’elle va extraire des premiers rangs une fillette -qui, bien sûr, n’était pas là par hasard- pour un pas de danse scénarisé qui sonne complètement faux.

téléchargement (5)4 – LE SHOW

Entrée sur scène, fondu au noir, grue qui l’amène au-dessus du public, écrans, plates-formes qui font apparaître et disparaître les musiciens, poursuite mauve sur la chevelure de l’épuisant pianiste Yvan Cassar… Tout est réglé comme un programme de la Nasa.  Le truc génial, ce sont ces robots qu’elle a vus dans une pub télé pour Citroën et qu’elle a perfectionné depuis.  Même Kraftwerk n’a pas fait mieux. Comme on l’a déjà écrit après son concert à Bercy, les deux morceaux chantés avec Gary Jules (la reprise de Tears For Fears Mad World et Les Mots) sont particulièrement bluffants.

5 – LES SURPRISES

Il n’y en pas et c’est le seul regret.  Mylène ne prend plus aucun risque et, tout en introduisant fort logiquement ses nouvelles chansons dans son répertoire de scène, elle reproduit exactement les mêmes codes depuis ses débuts. Son seul enjeu et de rester fidèle à l’image que le public a d’elle. C’est pour ça qu’on l’aime ou qu’on la déteste.

 

Mylène Farmer se produit encore les 15 et 16/11 au Palais 12.

article paru sur http://www.moustique.be

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Mylène pour un monde d’Initiés

Posté par francesca7 le 17 novembre 2013

 

Toujours aussi insaisissable, la star française est au Palais 12 pour trois soirs.

images (5a)

Grâce à Mylène Farmer, ses fans découvrent du pays, ça c’est sûr. Au propre comme au figuré. Au propre, parce qu’on a croisé, mercredi soir, au Palais 12 de Bruxelles, des Québécois, des Français et des Suisses qui suivent presque à la trace les déplacements de leur préférée. Le matin même, certains arpentaient les pavés de Bruges avant de se rendre à Anvers au lendemain du concert. Au figuré, puisque « Timeless », nom de la dernière tournée de la star française est un grand spectacle de 2 heures, intergalactique, interstellaire, intersidéral – pour ne pas dire sidérant. « Timeless » (éternel) porte bien son nom qui voit Mylène Farmer, 53 ans, en paraître, sur scène, une bonne dizaine de moins.

« Timeless » est la sixième tournée de Mylène Farmer (sur la place depuis 1984) entamée début septembre à Paris et qui devrait prendre fin le 6 décembre. Côté chiffres, très parlants : 39 concerts, 450 000 exemplaires écoulés de son 9e album studio « Monkey Me », 420 000 places vendues dont trois Palais 12 (45 000 spectateurs).

Sur le coup de 21 h, Mylène Farmer fait son apparition après une longue, très longue intro dans des tunnels angoissants et claustrophobes. Le voyage semble interminable, c’est sans doute le prix à payer pour rallier l’univers si particulier de l’artiste. Celle qu’en son temps on surnommait la rousse la plus tourmentée de la variété française semble aujourd’hui quelque peu apaisée. Elle arbore un sourire angélique, façon Julie Andrews de « La Mélodie du bonheur ».

Un monde pour initiés

Premier morceau : « A force de » (« mourir, je n’ai pas su te dire/Que j’ai envie de vivre/Donner envie de vivre »). L’on comprend assez bien les paroles (dans le sens auditif ; pour leur signification, c’est une autre affaire, disons que sa poésie laisse la porte ouverte à toutes les fenêtres). Bonne nouvelle pour l’acoustique de cette tout fraîche salle de grande capacité sise à Bruxelles. Le show mis en scène par le fidèle Laurent Boutonnat et scénographié par Mark Fisher a tout l’heur de s’y déployer. A chaque fin de morceau, les lumières s’éteignent, le temps de mettre en place un nouveau décor, une nouvelle chorégraphie, parfois, aussi, de changer de toilette et peut-être, pour la chanteuse, de reprendre son souffle – même si elle ne se meut pas de façon démesurée. Ci et là, on la sent presque mal à l’aise. Surprenant pour celle qui se révèle si bonne actrice. Depuis le début, elle pleure sur les mêmes chansons – foi de ces fans qui, pour certains, en sont à leur cinquième date (sur la même tournée !). Ceci explique peut-être cela : il faut être initié pour pénétrer le monde de Mylène, pas étonnant dès lors que l’on soit resté complètement hermétique. On ne frissonne même pas quand elle laisse le chanteur californien Gary Jules (Tears for Fears) poser sa noble voix sur un dépouillé « Mad World » (1982) et l’accompagner sur « A-t-on jamais », avec l’unique piano d’Yvan Cassar (cela nous change, quand elles sont mises en avant, des caricaturales batterie et guitares voire de la pop techno). Etonnamment, ce sont les robots qui, émergeant de temps à autre du plancher, dégagent quelque humanité.

La chanteuse s’entoure aussi, régulièrement, de six danseurs bodybuildés au corps luisant. Mais c’est le public masculin qui se montre le plus démonstratif. Ainsi quand la belle souffle « pose une main/sur mon front/sur mes seins » (« Je te dis tout »), c’est un « oh oui » qui surgit du milieu de l’assemblée. Une assemblée à la rencontre de laquelle elle ne manquera pas de partir plus tard, grâce à un bras télescopique intégré, lui aussi, dans le dispositif scénique. La voilà transportée. C’est ce qu’elle voulait, non ?

article paru sur http://www.lalibre.be/culture/musique

 

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Timeless laisse des mécontents

Posté par francesca7 le 17 novembre 2013

 

 

images (15)Il manque trois chansons dans la tracklist du prochain CD live de la star. Du coup, certains fans veulent boycotter l’album, qui sortira le 7 décembre prochain.

Alors que sa tournée Timeless 2013, qui s’achève à Nice le 6 décembre, est un véritable triomphe, Mylène Farmer vient de provoquer la colère de ses fans les plus intransigeants. En effet, l’album live très attendu, qui doit permettre de prolonger la magie de ces concerts, a été amputé de pas moins de trois chansons ! Il s’agit de Et pourtantElle a dit et Je te dis tout, des titres qui suscitent, sur scène, une vive émotion. D’où l’énorme déception de certains. « C’est la première fois que je suis vraiment déçu. J’attendais le CD live pour Et pourtant qui m’avait terriblement ému », a écrit, en réaction, un inconditionnel de la rousse sur le site mylene.net.

Pourquoi la star a-t-elle retiré trois titres de son album live ? Pour certains, la raison est évidente : il s’agit surtout de ballades qui avaient généré quelques fausses notes sur scène, d’autant que Mylène avait versé quelques larmes en les fredonnant ; pas question, donc, de graver ces imperfections sur un CD. D’autres avancent des raisons techniques : il s’agit d’un double CD dont la seconde galette intègre une partie DVD ; il a donc fallu écourter le concert pour proposer un montage en images du show.

Toujours est-il que certains admirateurs de Mylène ne décolèrent pas. Pire, ils menacent de boycotter l’album. « Si la tracklist de la tournée n’est pas complète, je n’acheterai pas », avertit un anonyme. Et ils sont nombreux à déplorer cette nouvelle, qui a suscité pas moins de 1244 commentaires de fans déçus sur mylene.net.

Si le management de Mylène Farmer ne s’est pas encore prononcé sur le sujet, la chanteuse ne devrait pas, toutefois, se montrer trop inquiète quant aux ventes de son futur album. Même amputé de trois chansons, le CD, qui sort peu avant les fêtes de Noël, risque de faire un carton sous le sapin. Sans contrefaçon…

article paru sur http://www.voici.fr/

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THIERRY SUC (confidence sur Mylène)

Posté par francesca7 le 17 novembre 2013

téléchargement

Avant Lyon, Mylène Farmer a joué dix fois à Bercy, tout s’est bien passé ?
Ce n’est pas à moi d’en juger, mais je crois que oui. C’est quelque chose d’exceptionnel. Qui peut jouer dix soirs de suite à Bercy ? Il n’y a que Mylène. C’est une aventure unique. Ca n’est jamais arrivé avant.

Vous êtes à la fois producteur et manager. Qu’est-ce que ça veut dire ?
Je travaille avec elle depuis 25 ans. On s’est rencontrés en 1988, pour son premier spectacle, que je produisais. À l’issue de sa tournée en 1990, elle m’a demandé de la manager. Le manager est l’interface entre l’artiste, les medias, la maison de disques et tous les partenaires. Je suis à la croisée de tout ce qui peut arriver dans la carrière de l’artiste. 

Le producteur s’entend bien avec le manager ?
Il n’y a aucun désaccord entre mes deux fonctions. Je sais que toute décision va dans le sens du long terme, de la carrière, de la longévité.

Est-ce que Mylène est très exigeante ?
Elle est perfectionniste. Depuis un an et demi, on a fait réunion sur réunion et Mylène suit personnellement toutes les corporations. Parce qu’elle est une artiste complète. Elle s’intéresse au son, à la vidéo, à la lumière, au décor…

Elle a parfois des demandes irréalistes ?
Non, elle est toujours dans l’attention. On a des rêves communs, mais on voit ensuite si c’est possible. Mais il n’y a jamais de frottements. En 25 ans, il n’y a pas eu de remise en question.

Vous évoquez parfois son avenir ?
Ca peut arriver. Mais on vit quelque chose de tellement fort avec ce spectacle que nos forces sont toutes centrées sur le show.

Jouer à Lyon, ça vous touche ?
Toujours, parce que c’est ma ville. D’ailleurs on va enregistrer le DVD à la Halle. Mais je trouve quand même qu’il manque une belle salle de 10 000 places dans cette ville. La Halle est trop grande, et tout en longueur. Il faudrait un Zénith… 

article paru sur Leprogres.fr – 24/09/2013

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M.Drieberg et Mylène Farmer

Posté par francesca7 le 16 novembre 2013

MICHAEL DRIEBERG (PRODUCTEUR DE SPECTACLES)

téléchargement (3)Michael Drieberg, l’organisateur des deux shows suisses de Mylène Farmer [ndlr : Directeur général de Live Music Production], reste serein quant au montage de la structure d’un coût d’un million de francs.

Michael, comment s’est déroulé le montage?
Ça nous a pris 10 jours. Nous nous sommes occupés des gradins de 8000 places, des bars, de l’agencement du backstage ou des rideaux de 18m de haut. Ils ne sont pas là que pour faire joli. On voulait que les gens se sentent comme dans un cocon, comme dans une vraie salle de spectacle et pas dans une halle d’exposition. Et, évidemment, c’est aussi pour l’acoustique même si avec les 8000 personnes dans les gradins le son sera déjà bien absorbé.

Le montage s’est effectué en deux temps…
C’est inhabituel. On a dû préparer le terrain en amont en calculant par exemple au laser les point d’accroche de la scène. Ainsi, quand toute la structure arrive, deux jours avant le premier concert, les techniciens savent exactement où la poser.

Palexpo est une halle d’exposition et non une salle de spectacle. Quelles ont été les contraintes ? 
Il y a pas mal de surprises. Certains points on les connaissait. D’autres on les a découvert petit à petit. Comme par exemple l’impossibilité d’utiliser les lumières de la halle. Ce sont des spots qui mettent un certain temps pour s’allumer. Ce qui veut dire que quand on les éteint on ne peut pas les rallumer directement. Niveau sécuritaire, ce n’est pas bon. Donc, on a tout dû éclairer avec d’autres projecteurs. Et pour les utiliser il faut une structure. Et pour accrocher cette structure à 20m de haut il faut des grues. On doit aussi installer les toilettes, tirer de l’eau chaude pour les douches, préparer un restaurant en backstages pour 400 personnes. D’ailleurs, pour ce point, on a dû installer des extracteurs d’air pour que l’odeur de la nourriture ne se répande pas dans la salle.

images (24)Produire deux concerts de Mylène Farmer à Palexpo, c’est un pari risqué financièrement ? 
Le risque était surtout lié au coût des gradins. Sans eux, impossible d’atteindre la qualité d’écoute requise pour ce type de concert. Cette structure représente un surcoût de 600’000 francs. Conséquence, le prix de la place assise est plus élevé comparativement à la France. Par contre, le tarif des places debout est identique à celui pratiqué en France.

Que pensez-vous de tout le mystère qui entoure Mylène Farmer ?
On a dit au début que c’était un argument marketing. Mais comme ça fait trente ans que ça dure, c’est devenu une marque de fabrique. C’est aussi une manière de préserver la magie de son show. Le secret, c’est aussi sa façon de vivre. Elle vit cachée. Elle n’apparaît jamais dans la presse people.

En tant qu’organisateur, ce secret vous a-t-il causé des soucis ?
C’est cauchemardesque même! Surtout en 2009, au Stade de Genève. C’était le premier show de sa tournée des stades. Aucune photo ne devait filtrer, y compris pendant ses répétitions. Avec une grue, on a dû occulter les fenêtres de l’hôtel qui jouxte le stade de la Praille pour que personne ne puisse prendre de photos de la scène. On avait aussi des agents de sécurités sur le toit du stade.

Comment résumeriez-vous son show «Timeless» ?
Mylène, il faut l’avoir vu une fois sur scène. Ce n’est pas que de la musique mais tout un univers. C’est un spectacle futuriste, en avance technologiquement. Les gens seront surpris. 

interview 17/10/2013

 

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installation du Palexpo pour Mylène en vidéo

Posté par francesca7 le 16 novembre 2013

 

 

Image de prévisualisation YouTube

Sites webs/blogs, copiez cette vidéo avec le bouton « Intégrer » ! Si vous voulez télécharger, allez sur http://myreplay.tv/v/ObnCdMIA .

Direction Genève où une salle de spectacle a été construite spécialement pour accueillir deux concerts de la chanteuse Mylène Farmer. 

Plus sur http://wizdeo.com/s/tv8montblanc . Pour exploitation TV, droits réservés, nous contacter sur http://wizdeo.com/s/banqueimages

 

 

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Une part de Mylène Farmer

Posté par francesca7 le 16 novembre 2013

 

1hSa dernière tournée remonte à 2009. Mylène Farmer avait placé la barre très haut avec un tour de chant ponctué par deux dates complètes au Stade de France. Des « live » à la démesure que l’artiste offre à son public lors de toutes ses représentations. Faisant suite à l’album Point de suture (2008), ils immergeaient les spectateurs dans un univers cohérent et fantasmagorique inspiré de l’exposition controversée d’écorchés Our Body.

Des décors gigantesques aux costumes en passant par les projections vidéos, Mylène Farmer a rappelé son goût du détail, son envie d’offrir du grandiose tout en jouant avec les symboles religieux, souvent rencontrés dans ses clips.

Timeless, un nom qui sonne comme l’univers de la chanteuse : hors du temps, hors des réalités. L’affiche souligne cette part de mystère : l’icône troquera-t-elle sa rousseur légendaire pour le blond platine ? Aucune info ne filtre sur le contenu des shows si ce n’est que, comme en 2009, Mark Fisher (architecte des structures pharaoniques pour U2 et Tina Turner) et Jean-Paul Gaultier ont collaboré.

Des vinyles collector

Concernant la setlist, on peut deviner qu’elle fera la part belle aux chansons de l’albumMonkey Me (dont les 2 singles A l’ombre et Je te dis tout). Toutefois, Mylène Farmer intégrera-t-elle à nouveau ses titres « gold » tels Libertine, Sans contrefaçon, Désenchantéeou privilégiera-t-elle des morceaux moins connus ? Beaucoup de fans espèrent la reprise de titres oubliés sur scène depuis de nombreuses années (Tristana, Sans logique…), pourtant fondateurs de son succès, voire des duos-suprises (Moby, Seal, ayant travaillé avec Mylène Farmer).

 

Pour patienter jusqu’à samedi, les albums studio de Mylène Farmer ont été réédités en vinyles collector le lundi 2 septembre et la chanson Monkey Me (3ème extrait de l’album éponyme) est diffusé en radio. Le compte à rebours est enclenché.

 

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Mylène Farmer : « Je me volatiliserai quand le désir n’existera plus »

Posté par francesca7 le 16 novembre 2013

 

1aLe 3 décembre 2012, Mylène Farmer fera son retour dans les bacs avec un neuvième album, « Monkey Me », devancé par un premier single (« A l’ombre ») dont le clip devrait bientôt être dévoilé. Après plusieurs mois de retrait, la chanteuse sort de son silence et se confie à « TV Magazine » au sujet de ses nouveaux morceaux, son prochain spectacle « Timeless 2013″ et de sa nouvelle amie Betty.

Rarement l’attente entre deux disques de Mylène Farmer aura été aussi brève. Deux ans à peine après avoir publié l’album « Bleu noir », succès en bacs grâce à des collaborations efficaces avec Moby, Archive et RedOne, l’interprète de « Libertine » est de retour avec le single « A l’ombre », qui devance la sortie le 3 décembre de son neuvième opus. Intitulé « Monkey Me », ce disque est à nouveau le fruit d’un travail commun réalisé avec Laurent Boutonnat, qui avant « Bleu noir » avait signé toutes les musiques de la chanteuse. Le compositeur a travaillé sur un disque voulu « éclectique », sur douze morceaux « pop-rock émergeant d’une base électrique, de sons de batteries, de guitares et de saxo ». Toujours auteure, Mylène Farmer signe pour « Monkey Me » des textes « d’une fraîcheur et d’une poésie qu’on ne lui connaissait pas » selon TV Magazine, qui a eu l’exclusivité de la première interview de la chanteuse pour son grand retour.

« On a un an pour se préparer »
C’est avec beaucoup de simplicité et visiblement de franchise que Mylène Farmer s’est confiée au magazine, dans son numéro du 25 novembre à paraître. L’artiste revient sur la parenthèse « Bleu noir », en affirmant qu’il ne s’agissait pas d’une infidélité à Laurent Boutonnat, avec qui elle forme un tandem solide depuis bientôt trente ans, et évoque « un manque » et « une envie de remonter sur scène » pour expliquer son retour si rapide. La chanteuse a récemment annoncé une tournée pour l’an prochain, « Timeless 2013″, dont les places se sont arrachées en quelques heures.

http://www.chartsinfrance.net

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Mylène Farmer et Sociétés

Posté par francesca7 le 11 novembre 2013

Mylène Farmer et Sociétés dans Mylène et des CRITIQUES telechargement-8

La créativité de Mylène Farmer ne fait aucun doute. Pourtant un artiste lui reproche de s’être librement inspiré de sa propre œuvre pour son spectacle Timeless.

«Le pot de terre contre le pot de fer». Serge André, dans les colonnes de La Dépêche, est amer et ne voit d’autre moyen d’expliquer ce qui lui arrive. Le musicien émérite s’est attaqué au mythe Mylène Farmer et doit désormais payer. Pourtant il accusait la star de concurrence déloyale et contrefaçon et estimait être largement dans son droit.

Selon lui, l’interprète de Oui mais non aurait délibérément utilisé le titre de son spectacle Timeless, déjà déposé par Serge André à la SACEM en 2009 et enregistré en tant que spectacle à l’Institut national de la propriété intellectuelle en 2012. Le musicien résidant à Carcassonne a finalement obtenu une réponse du tribunal de grande instance de Marseille mais pas vraiment celle qu’il espérait. Face à Mylène Farmer, le voilà débouté.

images-22 dans Mylène et des CRITIQUESPire encore, la mystérieuse rousse réclame à Serge André des dommages et intérêts à hauteur de 14 000 € à répartir à parts égales entre elle et son producteur. L’artiste regrette de ne pouvoir lutter face à «eux» et déplore malheureusement la décision du tribunal qui considère que le dépôt du nom Timeless en 2012 revêt d’un caractère frauduleux. Serge André est peut-être dégoûté mais s’attaquer à l’empire Farmer était presque perdu d’avance.

La quinquagénaire règne en impératrice sur son univers. En véritable femme d’affaires, elle a déjà déposé ou créé pas moins de dix sociétés dont elle est la seule bénéficiaire. Mylène Farmer ou Gautier Mylène (son vrai nom) sont des marques à part entière. En 2011, le magazine Challenges estimait la fortune de Mylène Farmer à 3,1 millions d’euros.

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Mylène Farmer en perte d’audiance

Posté par francesca7 le 11 novembre 2013


Côté singles, on n’avait pas vu des scores aussi faibles en pole position depuis bien longtemps. Et c’est Bakermat qui s’en sort le mieux : malgré des ventes en retrait de 12% sur une semaine à 6.700 exemplaires, son titre « Vandaag » se hisse enfin jusqu’à la pole position et met fin au règne de Stromae, qui dominait depuis six semaines. Le DJ néerlandais peut se féliciter d’avoir déjà écoulé 73.000 exemplaires de son titre, qui fait désormais partie des 30 plus gros succès de l’année. Derrière lui, un autre DJ, suédois cette fois, reprend trois places : Avicii affiche pourtant des ventes en baisse de 6% à 6.500 exemplaires avec « Wake Me Up! » mais se maintient mieux que ses concurrents. Dixième titre le plus vendu de l’année, il devance Vitaa et Maître Gims, dont le « Game Over » prend également trois places et atterrit troisième (6.300 ventes, -1%).

 Mylène Farmer en perte d’audiance dans Mylène et des CRITIQUES images-21

C’est en quatrième position que Stromae échoue avec « Formidable », qui perd donc trois places suite à un essoufflement des ventes de 20% à 6.200 exemplaires. Le Belge est suivi par Martin Garrix, dont le tube « Animals » perd une place (-17%) et cumule à ce jour 79.000 ventes, tandis que DVBBS et Borgeous s’envolent de six étages avec « Tsunami », sixième (4.600 ventes, 23%). Même évolution pour John Newman, qui reprend six places avec « Love Me Again », septième (4.600 ventes, +25%) et sans doute boosté par la sortie de son album « Tribute ». Il est suivi par « Papaoutai » de Stromae, qui perd encore une place et pointe huitième (4.300 ventes, -21%) et cumule à ce jour 183.000 exemplaires. Neuvième, Naught Boy recule d’un échelon avec « La La La » et devance Jason Derulo, qui fait son entrée dans le top 10 en prenant cinq places avec « Talk Dirty » (4.200 ventes, +28%).

Dans le reste du classement, Robin Thicke profite sans doute de son passage dans « Danse avec les stars » puisque « Blurred Lines » reprend sept places et pointe en 18ème position (2.500 ventes, +12%), totalisant à ce jour 277.500 ventes en France. Fergie peut elle aussi remercier « DALS » : son single « A Little Party Never Killed Nobody » passe de la 170ème à la 33ème place suite à son utilisation dans une prestation de l’émission, les ventes ayant crû de 358% à 1.400 exemplaires. En revanche, on notera la mauvaise semaine de Mylène Farmer. Entrée troisième la semaine dernière avec « Monkey Me », suite à la sortie de divers supports physiques, elle s’effondre cette semaine et n’est plus que 61ème ! Les ventes ont en effet chuté de 87% à 900 exemplaires, dont toujours à peine 172 en digital…

 

Cet article a également été publié sur Pure Charts.

 

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MYLENE, un compteur à zéro

Posté par francesca7 le 9 novembre 2013


Si Alexandra Lamy ou encore Jean Dujardin sont visés par les rumeurs liées à leur vie privée, c’est que durant des années, ils ne se seraient pas privés de livrer leurs confidences sur leur relation.

Alexandra Lamy et Jean Dujardin “si différents” de Mylène Farmer

C’est ce que laisse entendre la rédaction du magazine Voici qui répondait à une question d’une fan de Mylène Farmer, qui s’interrogeait sur la raison pour laquelle la chanteuse n’était jamais visée par les ragots.

“Jamais un potin sur Mylène Farmer : en auriez-vous peur ou vous achèterait-t-elle pour cultiver son mystère ?”, s’interroge une lectrice de Voici.

MYLENE, un compteur à zéro dans Mylène dans la PRESSE telechargement-3

La rédaction n’a pas manqué de répondre, rappelant que Mylène Farmer “est calme et discrète”.
“Mylène ne s’affiche pas dans les lieux plein de photographes (comme tant d’autres qui s’indignent ensuite lorsqu’ils sont photographiés” et qui ne joue pas à double jeu avec sa vie privée pour faire parler d’elle, voilà, c’est tout”, explique Voici, semblant sans doute ciblerAlexandra Lamy avant de préciser que la star qui “achètera leur silence” ou encore qui leur ferait peur “n’est pas encore née”.

“Et leurs mères non plus” commente-t-il.

“Voici” avait, on le rappelle, été condamné le mois dernier non seulement par Jean Dujardin, mais également par Alexandra Lamy, qui n’a pas supporté de voir les photos de son séjour en Corse dévoilées dans la presse.

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Mylène F. dans la Vie à plein Temps

Posté par francesca7 le 9 novembre 2013

l’émission LA VIE À PLEIN TEMPS – 22 MARS 1984

Présenté par Philippe BACHMANN

FR3 MIDI-PYRÉNÉES : « Mon heure de gloire, pour moi, elle est ici ! »L’émission reçoit plusieurs invités, tous autour de l’animateur. Mylène est présente toute la durée de

l’émission. Elle intervient plusieurs fois et chante « Maman a tort ».

 Mylène F. dans la Vie à plein Temps dans Mylène en INTERVIEW 1984-01-a

Philippe Bachman : Au niveau variétés (…),

 Mylène Farmer : « Maman a tort », ça sera la titre qu’elle nous chantera tout à l’heure et on vous donnera beaucoup de précisions sur elle, mais tout à l’heure seulement !

(…)

PB : Mylène, toi tu as eu l’impression d’avoir ton heure de gloire à 16 ans comme Chris dans le livre de Christopher Franck ? (l’invité précédent)

Mylène Farmer : Je n’ai malheureusement pas lu son livre, mais mon heure de gloire, pour moi, elle est ici !(rires)

PB : Ah elle est ici ? (rires) Ton adolescence, tu as de très bons souvenirs, ou…

MF : Non, très mauvais !

PB : Très mauvais ?

MF : Oui, je suis pas du tout passéiste.

PB : Alors tu es plutôt l’AntéChrist ! (référence au livre dont il était question précédemment)

MF : Oui, j’écrase tout !

PB : Carrément ! C’est effrayant… (A Christopher Frank) Je sais que vous avez un point commun, dans la mesure où la charmante Mylène a joué au théâtre le film « Josépha », en fait. C’est ça ? Explique-moi un petit peu.

MF : Oui, c’est plutôt dans un cours de théâtre. On nous donnait la possibilité de monter des pièces, et on pouvait choisir des films. Et donc, avec trois personnes, même plus, on a choisi « Josépha ». On a lu le livre et on a monté ça en pièce de théâtre.

PB : Alors tu jouais le rôle de Miou-Miou ?

MF : Et je jouais le rôle de Miou-Miou.

PB : Et en partant du livre…

MF : En partant du livre oui. C’est-à-dire qu’on a pris tous les dialogues pratiquement, et on a essayé de faire un montage.

(…)

PB : C’est les élèves du cours qui ont décidé de reprendre « Josépha » ? Comment ça s’est passé ?

MF : Ah oui, c’est vraiment un projet qu’on a soumis heu…

PB : A la direction ?

MF : Au directeur, à la direction, oui… (rires) Et ils l’ont accepté.

(…)

PB : Bon, Mylène Farmer…Tu es canadienne d’origine, c’est ça ? A 13 ans, tu étais à Paris, après.

MF : Hmm…

PB : Alors on continue, prix de chant à l’âge de 10 ans ! Ca c’était au Canada, alors ?

MF : C’était au Canada, oui.

PB : Qu’est-ce que tu chantais à 10 ans?

MF : (elle parle sans son micro) Je ne me rappelle plus, c’était…

PB : Ton micro, ton micro !

MF : (elle reprend son micro) Je disais que je ne m’en rappelle plus. Je crois que c’était une comptine, enfin une petite chanson.

PB : Alors on a parlé des cours de théâtre tout à l’heure. Tu en as suivi longtemps, des cours de théâtre ?

MF : J’en ai suivi deux ans.

PB : C’était ta vocation ? Tu voulais être comédienne ?

MF : Mais je veux encore être comédienne !

PB : Ha tu veux encore ? Bon, c’est très bien ça…

MF : Je pense qu’en passant par la chanson, c’est aussi une voie.

1985-05 dans Mylène en INTERVIEWPB : C’est une voie détournée pour revenir à la comédie après ?

MF : Pourquoi pas ?

PB : Pour faire les deux ?

MF : Hmm

PB : Mannequin aussi, un petit peu ?

MF : Un petit peu, aussi…

PB : Mais t’en as fait des choses, dis donc !

MF : Ben oui !

PB : T’as pas l’air comme ça ! (rires) Et elle a joué « Josépha », le rôle de Miou-Miou, ce qui était pas évident.

MF : Enfin, très beau rôle, en tout cas.

PB : Raconte-moi comment tu as démarré dans la chanson. Tu as trouvé des producteurs, comme ça, dans une soirée ?

MF : Non, pas par hasard. Je connaissais un des producteurs, d’abord, avec qui j’avais un peu travaillé au piano. Et par la suite, ils m’ont rappelé parce qu’ils voulaient sortir une chanson, et ils ont rappelé plusieurs personnes d’ailleurs, et puis ils ont fini par me choisir.

PB : Et ils ont tellement insisté que tu as accepté ! (rires) Et ils se sont pas dit, eux, « Maman a tort » !

MF : Non ! (rires)

PB : Maman a raison ! Allez, vas-y on va t’écouter tout de suite. « Maman a tort », Mylène Farmer, c’est son premier 45-tours.

Mylène interprète la chanson dans un coin du plateau devant un fond représentant des chiffres et la pochette du disque apparaît parfois.

 

 

image http://jeterendstonamour.free.fr/Interviews/01-debuts/1984/TV/1984-01.html

image http://jeterendstonamour.free.fr/Interviews/01-debuts/1985/Presse/1985-05.html

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Interview de Mylène sur EUROPE 1

Posté par francesca7 le 9 novembre 2013

EUROPE 1 – 4 DÉCEMBRE 1988

TOP DES TOPS – Entretien avec Laurent BOYER

Laurent Boyer : Bonjour, Mylène Farmer !

Mylène Farmer : Bonjour.

 Interview de Mylène sur EUROPE 1 dans Mylène en INTERVIEW images-11

LB : Ca va bien ?

MF : Très bien.

LB : Bon, je sais que ce matin ça va, parce que pour un dimanche matin, c’est quand même une belle surprise !

MF : D’habitude, je cours !

LB : C’est pas vrai ?! Tu fais du sport d’habitude ? Ha bon ?! Tu courses à pied à cette heure là ?

MF : (elle acquiesce d’un murmure) Mais ça, c’est la dernière question, je crois !

LB : Ca sera dans ton ‘Top des tops Sport’, mais on sait déjà maintenant qu’il y a la course. Parce que je sais qu’en plus le nouvel album – enfin le dernier album – de Mylène Farmer se porte plutôt bien en ce moment : il a une énorme vente.

MF : Ha oui ! C’est magnifique, c’est le plus beau cadeau que j’ai en ce moment, c’est vrai que c’est cette vented’albums.

LB : Je sais que ça dépasse…c’est bientôt, non c’est déjà un disque d’or on peut presque le dire, un album d’or.

MF : C’est je crois beaucoup plus, c’est un double platine ! (rires)

LB : C’est un double platine, rendez vous compte ! Heureusement qu’il n’y a pas de disque en tungstène sinon tu l’aurais peut-être déjà ! Ca veut dire que c’est des ventes absolument énormes et que ça, c’est assez rare, surtout en ce moment au niveau des 30cm. Alors Mylène, moi, je voudrais te poser une question. C’est que on se souvient tous de Mylène Farmer à l’époque de ses débuts, et puis il s’est passé tellement de choses, tellement de titres classés au Top. Mais à l’époque, on pouvait lire, par exemple, que Marc Toesca du fameux Top 50 disait à propos de Mylène Farmer qui arrivait : ‘Elle est réservée, mièvre et prude’. Est-ce que tu penses que c’est une image que tu as donnée, au début ?

MF : Mièvre ?! C’est très agréable de sa part… Réservée, je pense que je le suis. Et prude, je renie tout à fait !

LB : Oui, c’était pas l’image que tu voulais donner avec « Maman à Tort », parce que déjà le sujet était dedans et un petit peu intrigant pour l’époque…

MF : Oui, mais…peu importe !

LB : Alors lui, il dit, parce qu’après il y a eu le deuxième 45-trs, « On est Tous des Imbéciles »…

MF : (sarcastique) Il en dit des choses…

LB : Il est incroyable, hein ?! Et puis, il arrive à « Plus Grandir » et il dit : ‘A l’époque, Mylène Farmer était trouble et crue’…Non plus ?

MF : Trouble, oui. Crue, parfois. Cruelle, aussi.

LB : Et cruelle aussi… Alors, est-ce que c’est l’image qu’on peut dire maintenant et qu’on peut donner à Mylène Farmer, cette image un petit peu crue, avec tout ce qu’il y a eu par la suite, « Libertine »…

MF : Je ne sais pas… Chacun donne l’image qu’il veut bien me donner. Quant à moi, je suis ce que je suis dans la vie, et puis j’écris et c’est au travers de mes chansons, de mes interview s…Je suis, je pense, relativement naturelle.

LB : Alors, c’est justement quoi, la vie de Mylène Farmer ? Une vie au quotidien de Mylène Farmer ?

MF : Celle d’aujourd’hui, c’est la préparation spécialement du Palais des Sports, donc c’est beaucoup de course pour le souffle. C’est tout spécialement une préparation physique.

LB : Alors justement, ce Palais des Sports, ça va être une nouveauté, parce que c’est la première fois qu’on va te découvrir sur scène…

MF : Absolument, une première fois pour moi et pour les téléspectateurs – (elle se reprend) les spectateurs.

LB : Alors là on à l’habitude, on te connaît un petit peu à travers des films – parce qu’on peut appeler ça des films- , les réalisations de Boutonnat et les tiennes. Qu’est-ce que tu as envie de faire sur scène ? Tu veux t’exprimer comment ? Tu veux aller jusqu’où ?

MF : Je ne me donne pas de limites. Je ne peux en aucun cas dévoiler le spectacle et le thème du spectacle, mais ce sera avant tout quelque chose de visuel, j’espère émouvant et qui comportera au moins quatorze chansons. (le spectacle en comprendra finalement quinze, nda)

LB : Conceptuel ou pas ?

MF : Je dirais bien évidemment, ça fait partie de la façon dont on travaille depuis le début.

LB : Est-ce que tu as envie d’écrire, à un moment donné ? C’est-à-dire d’aller plus loin, d’attaquer le roman par exemple…

MF : C’est quelque chose que j’aimerais beaucoup. Maintenant, faut-il en avoir le talent, et je crois que j’ai besoin encore de beaucoup d’années de vie, et l’apprentissage de la vie…

LB : On en parlera dans un instant peut-être avec ton ‘Top des tops’. Alors, Mylène est avec nous bien sûr pour nous présenter sont ‘Top des tops Cinéma / Musique / Littérature’ comme d’habitude. Donc, on se retrouve dans quelques instants, Mylène, avec ton ‘Top des tops Musique’.

Après une pause, Laurent Boyer lance un jeu pour les auditeurs avec une question qu’il demande à Mylène de lire.

LB : Ecoute Mylène, non, non… Si, si, c’est toi qui pose la question ! Vas-y, présente la question ! (rires)

MF : (d’un ton exagérément sensuel) Je vous présente la question : A quoi je pense quand je sussure à vos oreilles « Pourvu qu’elles soient Douces » ? (rires)

Après une nouvelle pause, Laurent Boyer prend un auditeur, Laurent, en ligne pour participer au jeu.

LB : (…) Alors à quoi pense-t-elle quand elle dit « Pourvu qu’elles soient Douces » ?

Laurent : Je peux le dire ?

LB : Ah ben tu le dis !

L : Je le dis : ses fesses.

LB : Elle pense à ses fesses ?

L : A mon avis, oui.

LB : Elle pense à ses fesses ! Tu l’as dit, hein Laurent ?!

L : J’assume.

LB : Bon, Mylène, écoute vas-y !

MF : Je donne la réponse maintenant : elles sont deux, roses de préférence, et bientôt musclées, il s’agit bien sûr des petites fesses ! (énorme fou rire partagé dans le studio)

LB : (…) Alors Mylène, ce ‘Top des tops Musique’, quel est-il ? Est-ce que c’est plutôt dans le Top 50 ? Est-ce qu’on va chercher très loin dans les racines musicales ? Qu’est-ce que tu écoutes chez toi ?

MF : J’écoute de préférence Kate Bush. Je ne sais pas si elle figure dans le Top 50…

LB : De temps en temps…

 

MF : J’ai un album préféré, c’est « Babooshka ». Que dire de cette femme ? Que je l’aime beaucoup, c’est une femme qui est aussi très proche du cinéma, qui chante merveilleusement bien, qui a des textes qui sont beaux, intelligents. Sinon, j’aime beaucoup Peter Gabriel, qui a fait une chanson avec elle, très, très belle aussi.

LB : C’est un peu le même style tout ça, hein ?

MF : Oui… Sinon j’écoute beaucoup, beaucoup de musique de films. Une musique qui me vient tout de suite à l’esprit c’est celle de « Mission ». Sinon j’aime bien en France Delerue, j’aime bien Goldschmidt, Morricone…

LB : C’est marrant, parce que tous ce que tu viens de dire, là, Goldschmidt, Delerue et tout ça, souvent c’est plein de lyrisme, c’est-à-dire que c’est des grandes envolées, c’est très conceptuel et puis ça laisse l’imagination galoper. T’as besoin d’une musique qui te laisse partir comme ça, ou imaginer ?

 

MF : Ben, je crois que nous avons tous besoin, oui, d’un imaginaire, de se le créer et le développer, oui.

LB : Justement, le film tu y penses, non ?

MF : C’est dans ma mémoire, dans mon esprit mais c’est pas pour l’instant. J’ai un projet, là, qui est bien plus immédiat, c’est le Palais des Sports une fois de plus, mais c’est vrai que je ne peux penser qu’à ça en ce moment.

LB : Ok. On se retrouve tout de suite avec ton ‘Top des tops bouquins’…

Pause musicale

LB : Mylène Farmer est avec nous…Alors, Mylène : ton ‘Top des tops Livres’. Tu es venue ce matin, tu es carrément venue avec une brouette de livres. (rires de Mylène) Mais lequel choisir dans tous ces livres ? Qu’est-ce que tu prends, Mylène ?

MF : Il y a un livre que j’ai découvert qui s’appelle « L’apprentissage de la ville », qui est de Luc Dietrich, que je me permets de conseiller à beaucoup de personnes. Voilà…Ce que j’aurais peut-être aimé faire, c’était lire peut-être la préface. Il y a une préface qui est magnifique, et je vais prendre un petit passage au hasard : ‘Faire passer ses souvenirs pour une histoire qu’on invente, se décrire tel quel sous un nom d’emprunt, entrer en scène sous un masque n’est pas un mensonge. C’est le plus souvent le seul moyen de tout dire sans offenser la pudeur, ni trahir les secrets qu’il faut respecter. Faire passer des fictions pour ses propres mémoires, se prendre et se faire prendre pour un personnage de son choix, c’est mentir. Pourquoi ?’ Je vous le demande…pourquoi ?! (Cette citation sera reprise en partie dans le programme du Tour 89, nda)

LB : C’est Mylène Farmer, ça !

MF : Je ne sais pas. C’est vrai qu’on se reconnaît quand on aime, de toute façon, quand on aime une œuvre, c’est qu’on s’y identifie, peut-être oui…

LB : Tu peux nous parler justement de ce bouquin de Luc Derlich (sic !), jusqu’où ça va ?

MF : (elle le corrige) De Luc Dietrich. C’est un bouquin, c’est presque son histoire. Ca, il faut le lire entre les lignes, ce n’est pas dit. Mais c’est quelqu’un, ce serait plus l’apprentissage de la vie dans la ville, et donc c’est quelqu’un qui va passer de… qui parle de la souffrance, qui parle de mille choses…Enfin, c’est très, très difficile de résumer ce bouquin.

LB : Tu aimes beaucoup le domaine du non-dit, aussi.

MF : Oui, j’aime l’interdit, le non-dit, le silence. Mais j’aime la parole aussi, quelquefois !

LB : Et tu aimes l’image, c’est pour ça qu’on va te retrouver tout de suite avec ton ‘Top des tops Cinéma’

Coupure musicale

LB : Mylène Farmer reste avec nous jusqu’à 12h30, je vous le rappelle, aujourd’hui c’est l’invitée, avec son ‘Top des tops Cinéma’, elle passe sa matinée sur Europe 1. Mylène on a eu le ‘Top des tops Musique’, le ‘Top des tops Livres’ (…) Mais là bon, on va parler un petit peu de cinéma, enfin du cinéma et encore du cinéma. On pourrait parler indéfiniment de cinéma avec toi, c’est étonnant. Mais est-ce que tu as une toile préférée, Mylène ?

MF : Oui. Du chapeau je ressors très, très vite un film de David Lean, qui est un de mes metteurs en scène préférés, qui s’appelle « La fille de Ryan ». C’est ce même auteur qui a fait « Lawrence d’Arabie », qui a fait « Docteur Jivago », et puis j’en oublie beaucoup…

LB : Oui, c’est du grand spectacle, quand même, « Jivago », « Lawrence d’Arabie »…

MF : C’est toujours très, très romantique. C’est grandeur et décadence, c’est plein de choses. Et « La fille de Ryan » c’est peut-être le rôle que j’aurais voulu interpréter en premier.

LB : Appel du pied peut-être, non, qui sait ?!

MF : Non, parce que ce monsieur fait son dernier film – je crois d’ailleurs une coproduction française – mais ce sera son tout dernier film…

LB : Est-ce qu’il y en a un autre, est-ce qu’il y a d’autres genres de films qui te tentent

de temps en temps ?

MF : Je vais changer complètement d’univers et parler de Spielberg. C’est quelqu’un qui me touche

énormément, alors je vais parler de « E.T. » par exemple, « Rencontre du Troisième Type » qui est une merveille. Et puis, je peux encore retomber dans un autre univers qui est celui de Bergman, qui est là très, très intimiste. Et puis je vais en oublier plein comme d’habitude !

LB : C’est marrant, parce que dans tout ça il y a une sensibilité exacerbée. Que ce soit chez Spielberg, par exemple : c’est plein de sensibilité, en fait c’est très fort en émotion.

MF : C’est un regard d’enfant éternellement, oui, retourné vers le passé…

LB : Merci Mylène, on se retrouve tout de suite avec le ‘Top des tops Sport’.

Nouvelle coupure musicale

LB : (…) Alors Mylène, on va finir avec le ‘Top des tops Sport’, peut-être du moins parce que je sais déjà qu’il y a la course à pied, mais parmi ces trois domaines – le sport, les hobbies ou la peinture -quel est ton top ? Qu’est-ce que tu préfères en fait ?

MF : J’en ai déjà parlé, mais là je vous parlerai du sport. Courir, ce n’est pas quelque chose que je fais avec affection, parce que j’ai plutôt du mal. Mais là, c’est la carotte, comme on dit, qui est au bout, qui est donc cette scène que je vais entreprendre. Sinon, des hobbies, j’en ai, oui : c’est la lecture, bien évidemment. J’ai eu une petite folie de peinture, ou plutôt de dessin, que j’ai très vite abandonnée, parce que là il faut…enfin, je me donne trop de maîtrise que je n’ai pas, quoi. Donc, j’ai abandonné. Que puis-je dire d’autre ? M’occuper de mes singes…

LB : Tu as des singes ?

MF : Oui, j’ai deux singes.

LB : Tu passes beaucoup de temps avec eux ?

MF : Oui, beaucoup de temps. Je pense que si j’avais des enfants, je m’en occuperais autant, avec le même amour et…

LB : Tu voudrais en avoir, des enfants ? Tu penses en avoir ?

MF : J’ai l’impression que j’ai remplacé les singes par les enfants (elle réalise sa confusion et bafouille)

LB : (il corrige) Les enfants par les singes !

MF : Les enfants par les singes, oui. Vous voyez le lapsus ! (rires)

LB : On est des grands singes vivants, alors !

MF : Oui.

LB : (…) Mais je suis sûr que, quelque part, tu penses en avoir. Tu aimerais avoir un jardin d’enfants, ou t’occuper d’enfants…

MF : Un jardin secret, mais pas un jardin d’enfants. Pas pour l’instant.

LB : OK. Le sport donc, c’est vraiment une contrainte ?

MF : Non, n’exagérons pas. Ca peut-être quelque chose de très agréable. Mais c’est vrai qu’au début, on se fait un petit peu violence, et puis nous avons des corps en repos, et ça c’est terrible de le bousculer.

LB : Mais tu vas continuer probablement, quoi. Tu vas pas t’arrêter là…

MF : Je pense qu’on ne peut pas s’arrêter à partir du moment où on y a pris goût. Après c’est quelque chose dont on a besoin aussi.

LB : Est-ce que tu as une hygiène de vie ?

MF : Lié à cet entraînement, j’ai fatalement effectivement une alimentation qui est rigoureuse. Dire que c’est macrobiotique, c’est faux. C’est simplement quelque chose de réfléchi, de ‘sain’. C’est vrai que j’ai arrêté et abandonné totalement le Coca-cola. Ca a été très difficile ! (rires) Il faut abandonner les gâteaux, faire quelques concessions, là, que j’accepte.

LB : Pour ce spectacle…Alors les dates du spectacle, on peut en parler ?

MF : Le démarrage, je ne peux donner que le début, ce sera le 18 mai. Et puis après, on verra. Mais c’est le 18 mai au Palais des Sports

LB : La scène, tu avais vraiment envie, hein ?

MF : Ah oui, j’en ai très, très envie. Et de plus en plus !

LB : Merci Mylène Farmer d’avoir passé ce dimanche matin avec nous. Et alors, tu sais que la récompense, c’est justement qu’on va t’écouter là, tout de suite, et que cette semaine tu es quand même numéro un du Top 50. C’est la première fois que ça arrive ?

MF : (dans un sourire) C’est la toute première fois !

LB : Ca fait du bien ?

MF : Ca fait du bien !

LB : Jeanne Mas avait dit la même chose : ‘C’est la toute, toute première fois’. Merci, Mylène Farmer.

Mylène rit alors que débute « Pourvu qu’elles soient Douces ».

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Mylène Farmer à Montpellier en concert à l’Arena

Posté par francesca7 le 6 novembre 2013


article paru sur http://www.midilibre.fr

Deux heures de show spectaculaire et parfois tendre. Encore ce mercredi et samedi, à Pérols (Hérault), mardi soir dans une Park & Suites Arena comble et comblée.
Mylène Farmer à Montpellier en concert à l'Arena dans Mylène 2013 - 2014 telechargement-41

Première surprise dans la salle : pas de dress code. On sait que Mylène Farmer va décliner du Gaultier sur mesures mais on l’attend en jean et T-Shirt. Pas plus de rousses que d’habitude non plus mais davantage d’hommes sans femmes que pour Rihanna. A 20 h 30, le public est prêt mais pas elle. Le moins qu’on puisse attendre avec cette artiste qui n’a honoré que six tournées en près de trente ans de carrière, c’est d’attendre un peu…

Une intro high tech pour une artiste venue d’ailleurs

Après une demi-heure, le noir et le grand aaaaaaaaaaahhhhh libérateur. Et commence alors une intro high tech qui nous fait comprendre d’emblée que Mylène n’est pas d’ici, qu’elle vient d’ailleurs, qu’elle est une étoile, une production indestructible issue d’un foudroyant chaos. Le contraire de la voisine de palier, quoi. Et c’est comme ça qu’on l’aime, évidemment. Le type responsable de la scénographie, Mark Fisher, doit être un fils caché de Kubrick qu’on a abandonné plusieurs années à Disneyland… C’est en blanc, telle une divinité que Mylène Farmer ouvre son récital (peut-on appeler ça comme ça ?) par A force de. Elle enchaîne, toujours seule en scène, avec Comme j’ai mal.

Des danseurs « mimi » mais des enchaînements « Danse des canards »

Les musiciens peuvent alors surgir des profondeurs, cachés en partie par la chevelure bas-Moyen-Âge d’Yvan Cassar, maître à orchestrer de la variété française depuis une bonne vingtaine d’années. Il y a de l’épate mais pas encore d’extase. On sourit avec de jolis robots et une première chorégraphie qui montre que Mylène est restée trop longtemps loin de la Terre. Ses garçons sont “mimi”, mais leurs enchaînements, c’est limite danse des canards.

Transitions laborieuses

Sur Monkey Me, titre phare de son dernier album, elle-même ne bouge pas très bien. On regrette aussi que la débauche technologique comme son besoin irrépressible de changer de godasses pour un oui pour un non rendent un peu laborieuses les transitions. Le spectateur a l’impression d’être sur des montagnes russes, un coup en haut, un coup en bas. Un interlude rappelle Kubrick, encore, puisque les robots sont d’abord accompagnés du trio opus 100 de Schubert, celui-là même qui accompagnait les peines de cœur de Mrs Lyndon. Mais on se réjouit trop vite et un truc bien bourrin, bien technoïde, fait qu’on se demande si l’on n’a pas rêvé cette pépite du romantisme allemand.

Après le déluge techno, version cabaret

Une techno parade donc, pour robots à yeux rouges mais soudain la récompense. Avec quatre titres d’une séquence plus apaisée, plus “ballade”, dont deux sont partagés avec l’excellent Garry Julesnotamment pour ce magnifique duo bilingue, Les Mots. Sur l’écran géant, on est passé au noir et blanc, l’orchestre s’est calmé, la pluie de météorites a cessé…La belle pleure un peu au milieu de Je te dis tout, envoyée façon cabaret près du piano…

Elle survole son public

Après un nouvel interlude d’Yvan Cassar, la Désenchantée revient avec des grandes bottes noires, avec des danseurs en camisoles et des araignées géantes un peu partout. Elle utilise ensuite un bras articulé géant pour survoler son public et les piétons du “carré d’or” comprennent pourquoi ils ont payé plus cher que les piétons du fond…

Robe rouge et danseurs idem dans des costumes inspirés des arts martiaux annoncent Sans contrefaçon, succès ancien puis Mylène déroule avec charme jusqu’au final et un titre joli, Rêver.

Mylène est passée comme un rêve, parfois un peu perdue dans une mise en scène privilégiant l’artifice, mais généreuse et visiblement heureuse de retrouver physiquement son public. On ne chipotera donc pas devant cette belle et longue histoire d’amour.

retrouvez l’original sur http://www.midilibre.fr/2013/10/02/une-mylene-epatante,764455.php

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