Le vinyle tourne encore pour Mylène !

Posté par francesca7 le 6 juillet 2013


 

MPO est la dernière entreprise française à fabriquer des 33, 45 et 78 tours. L’objet mythique a encore de beaux jours devant lui.

Le vinyle tourne encore pour Mylène ! dans Mylène et mes BLABLAS vynil-300x130

Les pochettes des disques de Serge Gainsbourg, Mylène Farmer,Yannick Noah… s’affichent « en grand » dans la villa des studios MPO, à Montreuil. Le lieu est un temple du vinyle. C’est au deuxième étage que l’ingénieur du son a créé la matrice de millions de 45 tours, dont certains trônent sur vos étagères. Preuve que les 33, 45 ou 78 tours ne sont pas démodés, André Perriat travaille en ce moment à la réédition d’un album de Shurik’n'd’iam.

MPO est désormais l’unique entreprise française à réaliser toutes les étapes de fabrication de ces disques vintage. De Montreuil jusqu’à l’usine de production située en Mayenne, cette société continue de faire vivre l’objet source de mythe. 

« Depuis 2005, l’industrie du vinyle a souffert de la démocratisation d’Internet », souligne Fredi, le responsable commercial MPO France. Jusqu’à cette date, les DJ maintenaient à flot l’économie du vinyle. « Ils scratchent maintenant à l’aide d’un logiciel et de leur ordinateur. » Même si Fredi constate qu’une drôle de mode se répand dans le microcosme des soirées parisiennes. « Si les DJ ne ramènent pas leur caisse de vinyles pour mixer, ils passent pour des loosers », s’amuse-t-il.

mimi dans Mylène et mes BLABLAS

Clientèle fidèle

Le chiffre d’affaires n’a pas diminué depuis quatre ans, mais MPO déplore la baisse du nombre de vinyles produits en série. « Au début des années 2000, les artistes demandaient 1 000 exemplaires, aujourd’hui ils en veulent 300. » Avec 3 000 clients (labels, maisons de disques et particuliers), MPO produit 4 millions de vinyles par an, soit moitié moins qu’il y a dix ans. Mais le responsable marketing reste confiant : « Le vinyle est une niche dans l’industrie de la musique. Il aura toujours sa clientèle. »

Le vinyle n’est pas mort. Les puristes et les nostalgiques sont de plus en plus nombreux à s’y intéresser. Il est plus glamour de passer son vinyle dans son tourne-disque que de brancher sa clé USB. Face au numérique qui a tout dématérialisé, le vinyle résiste à l’épreuve du temps. Fredi lance le pari. « Le CD n’existera plus avant la disparition du vinyle. » Serons-nous encore là pour savoir s’il a raison ?

Source Le Point.fr 

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