Entretien de Mylène sur NRJ

Posté par francesca7 le 30 juin 2013


un forum : http://devantsoi.forumgratuit.org/

 

20 AVRIL 1988 – Entretien avec Dominique DUFOREST

Entretien de Mylène sur NRJ dans Mylène en CONFIDENCES soi-je

Dominique Duforest : (après avoir salué Mylène et expliqué aux auditeurs qu’ils pouvaient appeler le standard de NRJ pour poser leurs questions à Mylène) Alors, « Ainsi Soit Je… » : c’est un très bel album, ce titre « Ainsi Soit Je… », et puis il y a une poupée à ton effigie sur la pochette de l’album…

Mylène Farmer : Oui, c’est la poupée qui était présente dans le clip de « Sans Contrefaçon ».

DD : « Ainsi Soit Je… », la poupée à ton effigie, cela a une signification, tout ça ? Tu te regardes ?
MF : C’est difficile de résumer un titre comme ça. Moi, je donne beaucoup d’importance aux trois points de suspension d’ « Ainsi Soit Je… ». Si on peut résumer « Ainsi Soit Je… », ce serait un portrait.

DD : Ce sont des points de suspension lourds de sens ?
MF : Lourds de sens en ce qui me concerne, oui ! (sourire)

DD : Pourquoi ? Parce que ce que tu racontes dans l’album c’est la partie immergée de l’iceberg ?
MF : Probablement, oui. C’est vrai que c’est un exutoire que d’écrire des chansons. Là, en l’occurrence, c’est un album qui est, c’est vrai, très, très, très proche de moi.

DD : Oui, personnel, quand même. Alors tu cultives quand même depuis le début, depuis le premier disque, depuis « M aman a Tort », un personnage un peu ambigu, un peu mi-fille, mi-garçon, peu souriante, loin du monde…
MF : Je suis d’accord pour tout, sauf pour le terme ‘cultiver’.

DD : Ah bon ?
MF : Parce que je pense qu’on ne peut pas tricher. C’est-à-dire qu’on ne peut pas tricher quatre ans.

DD : J’ai pas dit que tu trichais, j’ai dit que tu cultives !
MF : Non, non, je sais. Mais c’est vrai que le mot ‘cultiver’ quelquefois m’ennuie un peu…

DD : M ais l’air lointain, tout ça, c’est toi ?
MF : Oui !

DD : Tu as toujours été un peu détachée, comme ça, du monde, du monde ‘bas’ ?
MF : Détachée, parfois complètement impliquée et en avoir très peur… Mais très souvent, on cherche toujours son lieu de prédilection. Il est rare.

DD : Je pense qu’on en parlera beaucoup tout à l’heure avec les auditeurs. Dans un instant, ce sera « Libertine » !

Diffusion de « Libertine ».

DD : Elle est libertine et elle est sur NRJ ce soir jusqu’à 20h : Mylène Farmer. (…) Je pense que nous avons un premier auditeur en ligne…- Allo ?
DD : Bonsoir ! (…) Ton nom ?

- Olivier.

DD : Olivier, bonsoir.
MF : Bonsoir…
– Salut Dominique, salut Mylène !

DD : Bonsoir !
– Vous allez bien ?

MF : Très, très bien, merci !
DD : Ta question ?

- Alors, ma question : Mylène, peux-tu me dire à quel âge as-tu commencé la musique, et quelle passion as-tu à part ce métier ?

MF : Oh ! La première question est plus facile : j’ai commencé à l’âge de vingt-deux ans. Quant à la passion, elle est toujours là, c’est une découverte. C’est une succession de découvertes…

- Ca a été un coup de foudre ?

MF : C’est un coup de foudre, oui. Je pense qu’on pourrait pas exercer ce métier sans coup de foudre.
DD : C’est indiscret de te demander ce que tu faisais avant de chanter ?
MF : Non ! Avant, je faisais beaucoup d’équitation et parallèlement, je suivais des cours de théâtre.

DD : Ha d’accord, donc tu avais déjà quand même un pied dans un domaine artistique.
MF : Une fibre artistique, alors !

DD : Une fibre artistique ! Olivier, merci de ta question…
MF : Merci !

DD : Je ne sais pas si on va en retrouver une autre tout de suite (…) Si tu veux bien, on va écouter un autre extrait de ce superbe album « Ainsi Soit Je… », et c’est une chanson que tu n’as pas écrite, c’est une chanson qui était chantée au départ par Juliette Gréco.
MF : Absolument : « Déshabillez-Moi ».

DD : C’est une référence, pour toi, la chanson ou Juliette Gréco, ou les deux ?
MF : Non, j’avoue que je connais peu Juliette Gréco. Cette chanson en l’occurrence, je l’aimais beaucoup et j’avais très envie avec Laurent Boutonnat de la réactualiser, à savoir faire d’autres…

DD : Un autre style…
MF : D’autres styles, oui.

DD : Alors, « Déshabillez-M oi » par Mylène Farmer, qui a laissé à tout le monde un souvenir ému le soir des Oscars de la M ode à la télévision, chère Mylène !

(Mylène éclate de rire alors que commence la chanson.)
DD
: (…) On rappelle la chute quand même, c’est « Déshabillez-vous », pour ceux qui ne connaissent pas la chanson !

MF : C’est évident, il faut la réciproque !

DD : Une question tout de suite au standard, allo ?
– Salut, Mylène !
MF : Bonjour !

DD : Bonjour, ton prénom ?
– Martin

DD : (…) Bonjour, ta question !
– Alors, je voudrais savoir comment est-ce que tu définis ton style de musique, selon toi ?

DD : Ha, question fondamentale !
MF : Fondamentale et difficile, une fois de plus ! Je pense que j’essaye de privilégier avant tout l’émotion. Quant à définir le style musical, je sais pas. Je pense que c’est du domaine de la variété… J’avoue que j’ai pas la notion des castes et que ça ne m’intéresse pas. Voilà, l’émotion avant tout, je pense.

DD : La réponse te satisfait, Martin ?
– Je suis très content (rires de Mylène)

DD : Merci de ta question, au revoir !
DD : Allo, est-ce qu’il y a quelqu’un au standard ?
– Oui, bonsoir Dominique, bonsoir Mylène !
MF : Bonsoir Dominique…

DD : Quelle voix ! Ton prénom ?
– Nadège
MF : (elle réalise son erreur) Nadège ?! Bonsoir, Nadège (rires)

DD : (…) Dominique, c’est moi ! Alors, ta question, Nadège…

- Alors tout d’abord, je voudrais féliciter Mylène pour tout ce qu’elle fait.

MF : C’est gentil.
– Je trouve que tu es vraiment une très grande chanteuse !
MF : Merci beaucoup !

DD : Ca commence bien ! La suite ?!
– Ma question, alors comptes-tu faire un concert, notamment à Paris ou en région parisienne ?
MF : C’est quelque chose auquel je pense, que je n’ai pas encore défini. S’il faut donner des dates, je pense d’ici un ou deux ans.

DD : Oui parce que je te signale qu’en dehors de la question de Nadège, les questions sur ce sujet sont très, très nombreuses au standard. Tout le monde veut absolument te voir sur scène !
MF : J’en ai très, très envie aussi. C’est vrai que je veux le faire absolument aux côtés de Laurent Boutonnat qui, lui, parallèlement a d’autres projets, donc nous allons privilégier ces projets. Et puis le temps de la préparation, aussi, de penser cette scène me prendra une année ou deux années.

DD : Voilà, Nadège, merci de cette question qui a permis de satisfaire beaucoup de gens qui voulaient avoir une réponse. (à Mylène) Laurent Boutonnat et toi, ça fonctionne vraiment d’une façon incroyable : c’est vraiment un duo de travail extraordinaire.
MF : C’est fabuleux. Je crois qu’on a peu de rencontres, en tout cas en ce qui nous concerne, peu de rencontres comme ça.

DD : C’est ton Pygmalion, un peu ?
MF : On peut dire Pygmalion, mentor… On dit ce qu’on veut ! C’est avant tout quelqu’un que j’aime énormément évidemment et avec qui il y a vraiment un parallélisme et une correspondance énorme dans tous domaines artistiques.

DD : En tout cas, entre autres, sur cet album « Ainsi Soit Je… », vous avez commis une autre superbe chanson qui s’appelle « Sans Logique ». Elle fait partie de celles que tu aimes ?
MF : Bien sûr. J’espère ! (rires)

DD : Alors, on l’écoute !
DD : C’est « Sans Logique » et c’est sur NRJ et c’est M ylène Farmer. Encore une belle chanson ! On va en écouter d’autres tout à l’heure, je vous promets, de cet album, en découvrir parce que c’est vraiment très, très bien. On a sûrement quelqu’un au standard de NRJ, allo ?
– Bonjour !

DD : Une voix très jeune ! Ton prénom ?
– C’est Isabelle !
DD : (…) Ta question ?
– Alors je voulais savoir pourquoi on parle si peu de Mylène Farmer dans les magazines à part quand elle sort un disque, tout ça…C’est vraiment dommage parce qu’on aimerait en savoir plus sur cette chanteuse qui a plein de talent, enfin je vais passer le baratin… !

elles dans Mylène en INTERVIEW

DD : En tout cas, on va parler d’elle ce soir !
MF : (sourire) C’est quelque chose qui est, là, volontaire. A savoir que je pense que trop parler de soi, déjà c’est quelque chose qui ne m’est pas propre – depuis ma tendre enfance, j’ai beaucoup de mal à parler de moi-même – et d’autre part, je pense que ça démystifie très, très, très vite quelqu’un et que le public peut se lasser d’une personne, à savoir aussi bien les prestations télévisées que les interview s. Je pense qu’il faut les raréfier, voilà.

DD : Il est bon de se faire rare, de se faire envier, de se faire désirer je veux dire…
MF : C’est vrai que je préfère ça, moi.

DD : Parce que tu as peur de rien, toi ! Je me souviens, je t’ai vue chanter devant cinquante mille personnes à Marseille ‘Je suis libertine, je suis une catin’, faut quand même oser, dans un stade… (lors de la tournée d’été Europe 1 en 1986 à laquelle Mylène participa, nda)
MF : Oui, ça, ça ne me dérange pas ! (rires)

DD : Ca te dérange pas ! A quoi tu penses, dans un cas comme ça, tu es devant cinquante mille personnes à qui tu chantes ‘Je suis libertine, je suis une catin’ : qu’est-ce qui se passe dans ta tête à ce moment-là ?
MF : Je serais incapable de vous le dire ! (rires)

DD : Non, tu peux pas ?
MF : Non, incapable !

DD : Bon, ça fait rien. On le regrette !
MF : C’est quelque chose d’enivrant, mais c’est la seule chose que je pourrais dire !

DD : En tout cas, y avait quelque chose qui nous avait bien enivré, qui avait enivré beaucoup de gens, c’était une superbe chanson qui s’appelait « Tristana ». Elle a quelque chose de particulier pour toi, cette chanson, « Tristana » ?
MF : Elle m’évoque la neige. C’était mes débuts, à savoir je suis née au Canada. J’aime la neige et la Russie.

DD : Ha, tu es née au Canada ? (Mylène confirme d’un murmure) Ha bon ! Et tu es canadienne de nationalité ?
MF : J’ai les deux nationalités.

DD : Ha, très pratique !
MF : Pas pour les impôts, je vous le garantis ! (rires)

DD : Ha bon, d’accord ! (rires) « Tristana », Mylène Farmer avec nous sur NRJ jusque 20 heures. Diffusion de l’extended remix de « Tristana »
DD : « Tristana » sur NRJ, Mylène Farmer, dans sa version remix. D’ailleurs, y a toujours des remixes importants sur tes chansons.
MF : Oui, j’adore ça, et Laurent aussi !

DD : Ha, c’est vrai ?
MF : J’avoue qu’on prend un plaisir incroyable en studio que de faire des remixes.

DD : On dit ‘On va mettre un petit bout là, puis on va faire ci, on va faire ça…’ ?!
MF : (rires) Oui, oui ! On travaille aux côtés d’un ingénieur du son qui s’appelle Thierry Rogen et qui adore ça aussi, donc c’est particulier !

DD : Ca s’entend parce qu’en général, ils sont extrêmement réussis ! Téléphone, allo ?! (…) Ton prénom ?
– Sylvie
MF : Bonsoir Sylvie.

DD : (…) Ta question à Mylène ?
– Je voudrais savoir : quel personnage Mylène aimerait-elle interpréter au cinéma ?
DD : Ha ! Y a beaucoup de questions sur le cinéma. Y a des projets, d’ailleurs ?
MF : Pas actuellement. Je vais répondre à brûle-pourpoint le premier rôle qui me vient à l’esprit, ce serait le rôle de Frances Farmer…

DD : Joli rôle…
MF : …qui a été interprété par Jessica Lange, et qui est donc…

DD : Et dont tu portes le nom !
MF : Et dont je porte le nom. Je ne l’ai pas fait exprès, presque ! (rires gênés)

DD : (dubitatif) Oui, tu l’as fait exprès, non ?
MF : (expéditive) Un petit peu, oui ! Et que dire d’autre ? Voilà, c’est une femme, est-ce que je me sens proche d’elle ? Je ne sais pas. Je pense que c’est un personnage qui est passionnant à interpréter. C’est une femme qui a eu beaucoup de mal et qui a été complètement écrasée par son milieu, en l’occurrence c’était Hollyw ood.

DD : Excuse-moi, tu es très femme, si j’ose dire, dans tes textes etc. Quelles sont les femmes que tu admires, dans celles qui ont compté dans l’Histoire ? Il y a des femmes que tu admires en dehors de Frances Farmer ? Est-ce qu’il y a d’autres actrices, ou des femmes politiques, des gens comme ça, que tu admires ?
MF : Oui. J’aime Greta Garbo.

DD : Tu aurais aimé interpréter des rôles comme Greta Garbo, éventuellement ?
MF : Je ne sais pas. C’est la femme, là, qui m’inspirerait, plus que ses rôles. Y a une femme que je connais pas du tout mais vers qui je vais aller, qui s’appelle Lou Andrea Salomé, qui a été le femme de, entre autres, Freud et de Rilke, qui était un poète, et qui en l’occurrence elle aussi écrivait, et c’est une vie qui me passionne, vers qui je vais aller.

DD : Voilà, je dis au revoir à notre amie Sylvie, je lui fais un bisou et on a un disque maintenant que nous a demandé M ylène, c’est un groupe australien qu’on adore alors ce choix nous a ravi : c’est le groupe INXS (…)

Diffusion de « Need You Tonight »

DD : Qu’est-ce que c’est bien, ça : INXS sur NRJ, « Need You Tonight »…
MF : Et on peut se faire cette réflexion que de ne pas comprendre un texte, si l’on n’est pas bilingue en l’occurrence, c’est pas du tout important. C’est l’ambiance qui compte !

DD : Oui, et puis le texte est pas très compliqué. Il est provocant, d’ailleurs, comme les tiens ! Et puis je signale aux demoiselles qui ne connaissent pas encore ce groupe que le chanteur est quand même extrêmement mignon…
MF : Et très, très sensuel !

DD : Il faut bien le dire, il faut bien le dire ! Dans un instant, on écoutera un autre extrait de « Ainsi Soit Je… », une chanson qui s’appelle « Les Jardins de Vienne » (sic). C’est très beau, ça évoque quelque chose de particulier pour toi ?
MF : Oui, très particulier puisque j’ai connu cette personne, et c’était une personne qui s’est effectivement pendue dans un jardin de Vienne.

DD : Alors écoutez cette très, très belle chanson dans une petite minute !

Diffusion de « Jardin de Vienne »

DD : « Les Jardins de Vienne », sur NRJ, Mylène Farmer. Il est toujours extrêmement cruel de couper une chanson, surtout quand elle est très belle et en plus quand on a l’auteur et l’interprète à côté de soi. Je suis vraiment désolé, mais y a vraiment beaucoup de gens au téléphone qui veulent te poser des questions et tu es quand même là pour ça, alors on fait : allo ?!
– Allo ?
DD : Bonsoir, tu t’appelles ?
-Estelle.
DD : (…) Alors, ta question à Mylène, qui t’écoute très attentivement.
– Bonjour !
MF : Bonjour…
– Je voulais savoir pourquoi Mylène a adopté un look spécial pour chaque chanson…

DD : Pourquoi pour chaque chanson un look différent ?
MF : Pour chaque chanson… Je pourrais appeler ça presque la toilette de l’âme. Et pour être un peu plus terre à terre, parce chaque chanson suscite un univers. Par exemple, sur « Tristana » ça pouvait évoquer la Russie, donc j’avais des habits qui pouvaient évoquer aussi la Russie. « Sans Contrefaçon », c’était un petit garçon, donc c’était abordé avec la casquette. Et puis, c’est avant tout un plaisir que de s’habille et que de changer.

DD : C’est le goût du costume, c’est le goût du théâtre, c’est le goût de l’art en général, quoi…
MF : Oui, et je crois que les personnes qui sont devant leur poste de télévision aiment aussi ce goût-là, ont le goût de l’habit, de la représentation, et voilà…

DD : Ca fait partie du métier, ça fait partie d’une part de ton métier…
MF : Je porte très, très mal le blue-jean en plus ! (rires)

DD : Raison supplémentaire ! Estelle, voilà la réponse à ta question, on te fait une grosse bise.
– Je voudrais savoir si je peux avoir une photo dédicacée de Mylène…
DD : Hé bien, on va noter ton nom hors antenne et on va t’envoyer ça, d’accord ?
MF : Absolument !
– Merci ! Au revoir !
MF : Au revoir…

DD : Alors, à propos de clip justement, celui de « Ainsi Soit Je… » va bientôt sortir ?
MF : Il va sortir je crois le 17 avril…non…mai ?! (rires)

DD : Heu oui, ça sera plutôt le 17 mai, puisque nous sommes déjà passé le 17 avril !
MF : Oui, oui. Je vais être en tournage dimanche prochain.

DD : Ha bon, très bien. Et alors, y a une question qui est posée très, très, très souvent aussi : alors si on veut écrire à Mylène, une seule adresse, c’est la bonne, le courrier est à adresse à la maison de disque qui s’appelle Polydor, ça se trouve 2 rue Cavalloti (il prononce ‘Cavayoti’) 75018 Paris. Ai-je été précis, ma chère Mylène ?
MF : C’est ‘Cavalloti’ (elle rectifie la prononciation).

DD : Pardon !
MF : Et c’est très important pour moi !

DD : C’est très important, le courrier…Tu lis beaucoup le courrier qu’on t’envoie ?
MF : Je lis tout, j’ouvre tout moi-même, je réponds moi-même. Très souvent, on me dit ‘Je pense que ça sera quelqu’un d’autre qui signera à [ma] place’ : ça, c’est quelque chose que je me dois de faire. Par contre, c’est vrai qu’on a beaucoup de retard, parce qu’il y en a beaucoup et qu’on a pas toujours le temps, donc d’avance, je m’excuse de ce retard !

DD : Alors si vous voulez donner du boulot à Mylène, écrivez ! « Sans Contrefaçon » sur NRJ.

Diffusion du Boy Remix de « Sans Contrefaçon »

DD : Retour au standard. Allo ? (…)
– Alors je voudrais savoir ce que vous aimez comme lecture, et j’aimerais vous faire une proposition de scénario-roman, mais je ne sais pas où m’adresser…
DD : Ha…Alors… ?!
MF : Je réponds à la première question ?!

DD : Réponds à la première question.
MF : Le genre de lecture… Je crois que j’aime avant tout les auteurs qui ont des âmes tourmentées. J’ai un livre de chevet – des livres de chevet – d’Edgar Poe. J’aime beaucoup Baudelaire. J’aime bien August Strindberg, que j’ai découvert justement quand j’étudiais le théâtre. Mais je peux aussi aimer tous les contes, des contes extraordinaires. Je peux passer très facilement du morbide au merveilleux.

DD : (ironique) Les bonnes lectures du soir de Mylène Farmer ! Alors pour la deuxième partie de ta question, je pense que tu peux tout simplement envoyer ton projet à l’adresse que j’ai donné tout à l’heure pour le courrier de Mylène Farmer, chez Polydor (il redonne l’adresse)
MF : Bien sûr !

DD : Et ça sera transmis, c’est promis !
– Ben parce que je l’ai déjà fait, et puis j’ai toujours pas de réponse…
DD : Hé bien tu auras une réponse, Mylène a dit tout à l’heure qu’elle s’excusait, qu’elle avait beaucoup de retard, d’accord ? On te fait un gros bisou, au revoir.
– Oui, d’accord, au revoir…

DD : Et juste avant de te quitter, je voudrais détailler, Mylène, deux, trois petits symboles qu’il y a dans le petit bouquin splendide qui a été envoyé à toutes les radios avec l’album. (Dominique Duforest évoque la brochure que les collectionneurs appellent communément ‘le programme « Ainsi Soit Je… », envoyé aux médias, et qui contient photos, documents et présentation de l’artiste, nda) Alors, il y a un landau d’abord, avec deux da tes qui sont 1962 / 1985 : c’est quoi ça ? Le landau, ça a une signification ?
MF : Pas réellement. Le landau fait plus allusion à un corbillard ou à une tombe qu’à un vrai landau ! (rires)

DD : Oui, d’ailleurs il est pas très gai, ton landau ! Pourquoi y a Bambi également dans les photos ?
MF : Bambi, parce que je crois que c’est le personnage au monde que je préfère. J’ai vu « Bambi » énormément de fois, et je voudrais me réincarner en Bambi, pourquoi pas !

DD : Baudelaire, maintenant on vient de savoir pourquoi : tu aimes les tourmentés, et là tu es gâtée ! Louis II de Bavière ?
MF : Louis II de Bavière, on avait dédicacé sur le disque de « Maman a Tort » ‘à Louis II de Bavière’, parce que c’est un homme dont la vie me fascine, c’est…

DD : Tourmenté également, d’ailleurs…
MF : Tourmenté également, oui.

DD : Bon, Laurent Boutonnat : maintenant on sait que vous vous adorez. Edgar Allan Poe ?
MF : Edgar Poe parce que, comme je le disais, c’est aussi quelqu’un qui a une écriture qui est pour moi une des plus belles écritures, et puis qui a un univers qui me fascine et dans lequel je me complais volontiers.

DD : Ainsi est elle : c’est Mylène Farmer. On vient de passer une heure avec toi, on en est ravis.
MF : Moi aussi !

DD : Merci Mylène, on espère te revoir très vite. On attend avec impatience la sortie de ce clip, et puis que tout aille bien. « Ainsi Soit Je… »
MF : Ainsi soit-il ! (rires)

Diffusion de « Ainsi Soit Je… » pour clore l’entretien

Image de prévisualisation YouTube

Publié dans Mylène en CONFIDENCES, Mylène en INTERVIEW | Pas de Commentaire »

INTERVIEW / CONFIDENCES DE MYLENE F.

Posté par francesca7 le 30 juin 2013


un forum : http://devantsoi.forumgratuit.org/

 

INTERVIEW INTÉGRALE POUR TÉLÉ-STAR (dans presse et dans confidence aussi)

En MARS 1988 : Entretien avec Michael de MONTZLOV

INTERVIEW / CONFIDENCES DE MYLENE F. dans Mylène en INTERVIEW mimi1

Le 11 avril 1988, Télé Star publie un article consacré au nouvel album de Mylène Farmer, agrémenté de quelques déclarations de l’artiste, recueillie par un journaliste de l’hebdo télé.

Ce qui suit est totalement inédit : il s’agit de la retranscription de l’interview intégrale de Mylène Farmer pour le magazine, dont l’enregistrement dure dix-sept minutes.

On peut s’amuser à comparer l’entretien brut et la façon dont seulement quelques déclarations seront retenues pour illustrer l’article du magazine : suivant la façon dont elles sont mises en forme et parfois reformulées, sorties de leur contexte, l’intention change du tout au tout et l’on se rend compte que la déclaration qui donne son titre à l’article (« Mylène Farmer reconnaît qu’elle fait des caprices de stars ») est purement et simplement inventée de toutes pièces !

Mylène Farmer , Vous parler de cet album (« Ainsi Soit Je… », nda), c’est pas difficile. Ce que je peux en dire, c’est que c’est de la même veine. Là, j’ai participé beaucoup plus à l’écriture des textes que sur le précédent, qui ne comportait donc que trois chansons écrites par moi-même. Celui-ci, peut-être dans son intégralité, est écrit par moi. C’est une continuité. C’est une image : un premier album, c’est un premier jet, et un deuxième album, c’est une autre nourriture. C’est en ça que je dis que c’est une continuité.

- Je pars d’une musique. Donc Laurent, lui, compose avant l’entrée en studio et puis on voit ça ensemble, et après vient se greffer effectivement le texte – enfin, le travail de l’écriture. Mais toujours partant d’une base musicale. Que vous dire d’autre ?! Après, c’est le chemin normal du studio. Pour l’écriture, il y a pas de moment défini, à savoir que ça peut être aussi bien le matin que l’après-midi, le soir ou même la nuit. C’est vrai que c’est un moment, de toute façon, d’isolement. C’est très dur – en tout cas, moi je n’y arrive pas – d’écrire entourée de personnes. Ça m’est impossible. Donc ce sont des moments de recueillement, à savoir ou ça peut être des moments d’angoisse ou des moments de…je sais pas, de bonheur. J’ai toujours été enclin à l’autocensure me concernant, donc c’est vrai qu’écrire, j’en ai eu quelques fois l’envie quand j’étais plus petite mais j’ai jamais fait de ce qu’on appelait les journaux intimes, non. Mais c’est vrai que là, c’est quelque chose que j’avais découvert sur les premières chansons, qui étaient donc « Plus Grandir », « Tristana » et « Au Bout de la Nuit » et que là, vraiment, c’est devenu un plaisir et presque un besoin, que je perdrai certainement aussi, parce que je pense qu’on s’essouffle. Mais là, c’est vraiment quelque chose que j’ai découvert et c’est vraiment bien.

- Quand Laurent, puisque c’est le seul compositeur qui travaille avec moi, écrit une chanson, c’est un peu comme si moi, je l’écrivais. Ce sont peut-être simplement des formules différentes, mais on a des mondes qui sont très parallèles. Il n’y a pas de trahison. Et puis, je pense qu’à partir du moment où quand on ne compose pas soi-même et qu’on accepte une chanson, c’est qu’on est complètement prêt à mettre son enveloppe charnelle, si on peut dire ! (rires)

- Je suis quelqu’un, c’est vrai, qui parle peu de plus en plus, parce que maintenant, étant un personnage public, il y a des gens qui s’y intéressent, et donc des interview s. Mais c’est vrai que j’aime le mutisme plutôt qu’autre chose. Oui, je parle toujours aussi peu. Ce n’est pas que je n’aime pas écrire sur moi, c’est que je pense que moi j’ai eu besoin, et chacun à sa manière et à un temps déterminé, de nourriture intellectuelle, enfin dite intellectuelle. A savoir que j’ai besoin de lire les autres, besoin de découvrir les autres. Pas l’écriture des autres, comment dire ? Peut-être s’intéresser, si je lis du Edgar Poe ou si je lis du Maupassant ou si je lis du Strindberg, certainement ça m’a donne envie, moi, de m’exprimer. Ce sont des écrivains qui m’attirent, oui, mais il y en a beaucoup d’autres. C’est vrai que c’est toujours ceux que je cite, parce que c’est ceux qui me viennent à l’esprit en premier.

- J’aime bien lire de la poésie Quelque chose qui repasse en ce moment, c’était « Pinocchio » de Comencini. Heu, qu’est-ce que j’ai pu aimer ?! J’aimais bien aussi « David Copperfield ». C’est pas un manque d’intérêt, pour l’instant – et de plus en plus, d’ailleurs, depuis quatre ans, cinq ans – c’est un manque de temps. Mais bien sûr que j’aime la poésie. Récemment, j’ai quand même rouvert des poèmes de Rimbaud. Sur ce chapitre, je ne tricherai pas : je n’en ai pas lu énormément.

- J’ai passé huit années au Canada, le Canada français, et puis après, l’arrivée en France, que je n’ai plus quittée ! C’était une période plutôt agréable. J’en ai malgré tout très peu de souvenirs. L’arrivée en France a été un moment un peu difficile. Sans parler de choc de cultures, parce que ça n’a pas lieu d’être, c’est un comportement qui est totalement différent, un mode de vie qui est radicalement différent. C’est assez choquant quand on est enfant. Ça se traduit par une forme d’agression, des rapports plus durs, plus froids. C’est vrai que là-bas, et même maintenant, les personnes qui vont au Canada sont toujours étonnées par l’accueil de ce peuple, parce que c’est quelque chose qu’ils ont comme en eux. Voilà. Ca a été un choc assez violent. De toute façon, les enfants en général n’ont pas trop de mal à s’intégrer. J’ai jamais eu beaucoup d’amis.

C’est vrai que, par contre, au Canada, quand il y avait un anniversaire par exemple, c’était pas en petit comité : y avait près de cent enfants. C’est assez étonnant. Alors qu’ici, c’est beaucoup plus concis. Donc certainement des amitiés beaucoup plus sélectives.

- J’avais envie de faire tout ce que les autres ne faisaient pas. C’était valable aussi bien dans une classe ou à la maison ou dans la rue, à savoir cette peur panique de ressembler au commun des mortels. Il y a des personnes qui sont faites pour accepter. Accepter la vie, sans trop se faire violence. Et puis, il y en a d’autres, je pense comme moi, où tout devient un combat d’arène. On a envie éternellement de dire qu’on est là. C’est cette fameuse envie d’exister.

- ‘Jouer un personnage’, c’est pour tous les métiers publics. Aussi bien des écrivains qui vont défendre un livre en télévision : ils auront leurs moments d’acteur. C’est normal. Mais c’est moi qui suis dans le rôle.

- Ce que je peux dire sur tout le travail que j’ai effectué avec Laurent Boutonnat, qui est quand même bien présent, c’est que depuis le début et jusqu’à maintenant on n’a fait aucune concession. Pour moi, la qualité principale chez l’homme que j’apprécie, c’est l’intégrité. Cette envie de suivre son chemin et de ne faire vraiment aucune concession. Et je remercie la vie, parce qu’aujourd’hui, ça marche plutôt bien et que je suis heureuse de ne pas avoir fait ces concessions que quelques fois on m’a demandées, parce que c’est vrai que les personnalités peuvent être parfois dérangeantes dans ce métier –et heureusement !

Si je n’avais pas rencontré Laurent Boutonnat…Malheureusement, je ne peux pas répondre ! Peut-être aurais je rencontré une autre personne qui m’aurait indiqué ce chemin. J’aurais été certainement différente, oui.

Maintenant, je le dis, c’est un vrai don du ciel. Il y a des rencontres dans sa vie qui sont merveilleuses, et cette rencontre-là a été fondamentale. Ca, j’en suis consciente et heureuse.

- Je peux jouer d’un peu de guitare, j’ai essayé un petit peu le saxophone mais là, j’ai pas du tout persévéré. Mais c’est un instrument que je pourrais approcher. De là à composer, non. Il ne faut pas tout mélanger. De même que je ne réaliserai jamais ni les vidéoclips, ni un long-métrage ! Chacun son métier, et chacun son talent, surtout !

- Le goût pour les clips, je crois que c’est quelque chose qui est commun à Laurent et moi-même. C’est toujours ces mondes parallèles : on a, je crois, les mêmes goûts cinématographiques, pratiquement les mêmes goûts littéraires. C’est vrai qu’on est tous les deux très attirés par ça. Lui-même doit être un de ceux qu’on appelait les romantiques, dans sa totalité, c’est-à-dire avec tous ses extrêmes.

- Je ne me donne aucun rôle, ou en tout cas dans l’intimité. C’est quelque chose que je ne dirai jamais. Maintenant, je pense effectivement qu’on est dans une ère de dépression qui amène fatalement à la décadence. Je suis une enfant effectivement de cette génération. C’est vrai que c’est un mélange pour la jeunesse actuelle de désespoir et d’envie de hurler quelques fois. Enfin, ‘une décadence’, méfions-nous quand même du terme parce que très souvent, c’est un peu usurpé. C’est une envie de toute façon de tout dire, à savoir de dire certainement des choses qui ont été occultées en d’autres temps. Je ne suis ni bien, ni mal dans cette époque. Je ne peux pas être agacée dans la mesure où, maintenant, il y a un dialogue entre ce public et ce que moi je peux faire artistiquement. Et ça, ça a été une progression. C’est-à-dire qu’on ne peut pas imposer ça. En quatre ans, c’est vrai que là, je suis parvenue à me dire ‘Oui, certaines personnes sont sur la même longueur d’ondes, comprennent ou acceptent, tolèrent’. Il n’y a plus ce divorce qu’il pouvait y avoir. C’est-à-dire que de toute façon, il y a une éducation dans tout, et ça c’est une forme aussi d’éducation. C’est ça, c’est cette progression, d’avancer comme ça, lentement mais sûrement.

- Le cinéma reste le cinéma. C’est pas la chanson, même s’il y a, c’est vrai, le support vidéoclip. C’est quand même une autre aventure, un long-métrage. Et puis c’est une écriture quand même de personnages, ça va beaucoup plus loin, c’est plus approfondi. Je pense que l’idéal serait, oui, de commencer avec Laurent.

Maintenant, il y a beaucoup d’autres metteurs en scène, je pense, avec qui j’aimerais tourner. Mais tout ça aussi se fait…il faut croire en la vie, donc j’essaie d’y croire.

- Avant même de penser à la chanson, je crois que c’est quelque chose que j’avais décidé : être comédienne. Si je peux faire une sobre analyse de tout ça, je pense que mon bonheur a été de commencer par la chanson – enfin, de faire ce que je fais actuellement- et que maintenant, aujourd’hui, je puisse éventuellement penser au cinéma, parce que j’ai eu besoin de ça réellement, d’abord moi-même pour me nourrir, et qu’aujourd’hui je me dis ‘Oui, là, je peux’. Voilà. Quatre, cinq ans…Si j’avais fait un film, je pense que c’était une erreur pour moi.

- Si vous parlez de ventes de disques, c’est vrai que j’aime bien savoir jour par jour quelle a été la vente de la journée. Mais ça, c’est plus dans un souci, je sais pas, c’est comme les enfants qui ont –je sais pas quelle métaphore je peux faire, je sais pas- un jouet dans la main, qui ont quelque chose de beau et qui en plus marche, là actuellement. On n’a pas envie de nous le reprendre ! C’est en ça, ce souci de regarder les ventes chaque jour. Ce n’est que ça. Moi, les notions d’argent et tout ça, je suis pas réellement et fondamentalement comme ça, non. Mais j’ai parfois moins la tête dans les nuages, vers les étoiles, que ce qu’il peut paraître…

- Je fais salon avec mes deux capucins et je leur lis Baudelaire ! (rires) Je crois que les animaux aiment vraiment la musique, aiment qu’on leur parle, aiment ces choses là. Ils sont très sensibles à ça. Là en l’occurrence, c’est vrai que les singes c’est quelque chose qui fait partie de ma vie. Je ne peux plus concevoir maintenant de rentrer chez moi et de ne pas voir ces animaux-là. Je pense qu’ils sont heureux. De toute façon, c’est vrai que c’est monstrueux de voir ces magasins qui sont sur les quais, voir ce trafic d’animaux. Il y a ou supporter ou avoir une phobie. Moi, j’ai une phobie des insectes : il ne faut pas me mettre un insecte à portée, parce que ça me met très mal à l’aise ! Ne pas aimer foncièrement les animaux, c’est bizarre. De même que dire ‘Je déteste les enfants’, c’est grave, je pense, pour une personne. Ne pas avoir envie d’en élever, c’est autre chose.

Publié dans Mylène en INTERVIEW | Pas de Commentaire »

Mylène dans L’EST RÉPUBLICAIN

Posté par francesca7 le 30 juin 2013

 

un forum : http://devantsoi.forumgratuit.org/

 

Article paru le 30 OCTOBRE1988 – dans l’Est Républicain : Entretien avec Jean-Paul GERMONVILLE

 Le sujet :  AINSI SOIT « ELLE »

Mylène dans L'EST RÉPUBLICAIN dans Mylène dans la PRESSE elle

Le clip de « Pourvu qu’elles soient Douces » est la suite de « Libertine »…

-          Les deux thèmes se liaient bien. Laurent Boutonnat a écrit un scénario dans ce sens. Le tournage a duré huit jours. Nous avons fait appel à cinq cents figurants, ce qui est colossal pour une vidéo. Il y avait même un conseiller historique. Certains nous disent : ‘Où avez-vous trouvé l’argent pour mener à bien une telle production ?’. Nous investissons nos propres deniers, préférant manger des pâtes tous les jours et s’offrir ce genre de création.

Il n’y a pas d’exploitation possible dans les salles de cinéma ?

- Absolument interdite ! Même si cela paraît aberrant, ils ont trouvé le clip trop long. Quand on leur présente quinze minutes, ils en veulent dix, et ainsi de suite…Ils ont même trouvé cela trop beau pour le film qui allait suivre. Il ne reste que la télévision.

Vous n’avez pas, comme pour « Libertine », travaillé au scénario ?

- Je collabore, c’est vrai, souvent avec Laurent, que ce soit pour les musiques, le studio, les scénarios précédents… Cette fois, j’ai laissé faire. Ils y ont travaillé à deux (avec Gilles Laurent, nda). A trois, tout se serait compliqué. C’était pour moi un peu comme quand un metteur en scène présente un synopsis à une comédienne.

Vous avez pensé à « Libertine » en écrivant le texte de cette chanson ?

- C’est complètement innocent. Innocent aussi par rapport à cet événement qui se prépare, le bicentenaire de la Révolution française. Nous n’y avions pas songé.

Vous avez plus que d’autres compris la force de la vidéo liée à la chanson, un truc que les anglais appliquent depuis longtemps…

- Certaines maisons de disques –je ne parle pas de la mienne- jugent cette démarche inutile. Des personnes veulent peaufiner plus leur image que d’autres. Nous avons, Laurent et moi, un amour du cinéma. Il a besoin de créer également dans ce domaine. Je ne peux dissocier chanson et images. J’ai d’abord voulu être comédienne…

Avez-vous des projets de vidéodisques ?

- Trois français se sont déjà impliqués dans ce type de création. « Ainsi Soit Je… » a été exploité de cette façon (sous la forme d’un CD vidéo contenant la chanson, des remixes et le clip, nda). Nous avons un petit peu fait figure de précurseurs en réalisant une compilation de clips.

Et le cinéma ?

- Je peux dire aujourd’hui que Laurent Boutonnat a un projet de long-métrage. Il y a avant une scène à effectuer, ensuite il pensera cinéma sans oublier la chanson. Moi aussi peut-être, cela dit avec des points de suspension.

Quelle a été votre façon de travailler pour ce deuxième album, à l’instant de lier musique et textes ?

- Les mélodies sont toujours faites avant. Pour les textes, le thème de « Sans Contrefaçon » était par exemple dans mon esprit depuis longtemps. Je tenais à écrire « Allan » puisque Edgar Poe me passionne au point de vouloir le faire exister dans une chanson. J’aime beaucoup Léo Ferré, le côté narratif de certains de ses titres. Nous y avons pensé en réécoutant une composition. Baudelaire, que j’apprécie également, s’est presque naturellement imposé pour ce type d’approche.

Pourquoi avoir choisi « L’Horloge » ?

- Le thème du temps qui passe m’obsède. C’est un de ses plus beaux poèmes, un de ceux qui n’a pas été décortiqué. « Jardin de Vienne » traite d’un événement qui a été proche et concret pour moi à un moment donné.

Parlons de la scène : le grand événement de votre vie ?

- Je ne peux pas encore en dire grand-chose, si ce n’est que ça sera le Palais des Sports en mai 1989. Nous construisons actuellement le scénario. J’ai vraiment attendu le moment venu pour tenter cette expérience.

Aujourd’hui, j’ai envie d’y aller, je m’en sens capable. On entame un deuxième cycle…

Vous répétez déjà avec des musiciens précis ?

- Je ne veux pas trop en parler. Je me prépare physiquement, comme peut le faire un acteur avant de se plonger dans un rôle. Je vais avoir un entraîneur avec qui courir, je travaillerai le chant. Il y a également une alimentation particulière : il y a six mois, je ne connaissais pas le jus de tomate. Quant aux musiciens, j’aimerais notamment Slim Pezin, qui a déjà beaucoup pris part à mon travail. Sera-t-il disponible ?!

On s’attend de la part de Mylène Farmer à un show très visuel…

- Ce tour de chant ne sera pas traditionnel, dans la mesure où je ne serai pas plantée derrière mon micro. De là à penser que la scène vomira du feu, de l’eau, l’Enfer…je plaisante ! Mais des gens, souvent, me disent ‘Alors, vous allez projeter vos clips ?’ ! J’espère qu’il se passera des événements peu ordinaires.

Laurent Boutonnat participe à la mise en scène ?

- Nous serons trois pour l’élaborer : Gilles Laurent est venu se greffer à notre équipe. La chorégraphie sera plus mon domaine. Ce qui n’empêche pas le dialogue !

Les deux albums figureront au répertoire ?

- Seize titres environ. Un condensé des deux disques, avec une place plus conséquente pour le deuxième.

Vous avez prévu des inédits ?

- Une nouvelle chanson (« Dernier Sourire » avait été initialement prévu, pour finalement laisser sa place sur scène à « Puisque », nda). Et puis une surprise, certainement !

Vous réaliserez un album public pour l’occasion ?

- Pourquoi pas ?! Il faudra aussi quelqu’un pour filmer le spectacle, cette fois Laurent ne peut le faire (le film du concert sera pourtant bien réalisé par Laurent Boutonnat, mais sera en effet filmé à Bruxelles, pendant la tournée à l’automne, et non à Paris en mai, nda). Sinon, je serai la seule à ne pas me voir ! Je suis très critique pour tout ce qui me concerne, ce film ne peut être qu’un bon miroir.

Pourquoi avoir choisi le Palais des Sports ?

- Je ne voulais en aucun cas commencer par l’Olympia. Je trouve, contrairement à beaucoup, que cette salle a perdu de son charisme, de sa magie. Je ne voulais pas, d’autre part, d’un lieu intimiste. J’ai besoin de grands espaces, d’une respiration tout en restant proche du spectateur.

Une composition de l’album, « La Ronde Triste », est en anglais…

- La musicalité de cette langue se prête tellement bien à la chanson. Je bénis pourtant les dieux qui ont fait que je sois de souche française. On imagine mal « Allan » ou « L’Horloge » dans une autre langue. Je veux exister sur autre chose qu’un tempo musical.

Pourquoi cette reprise de « Déshabillez-M oi » ?

- Je tiens à souligner le côté humoristique de la démarche. J’ai toujours préféré Barbara à Juliette Gréco. Chacun connaît « Déshabillez-Moi » parce que les parents, les grands-parents même, connaissent. J’ai eu envie de déguiser, de rhabiller cette chanson.

Baudelaire vous fascine…

- Je le découvre de plus en plus. Je lis des biographies.

Vous vous reconnaissez dans les écrivains du XIXème siècle ?

- Je n’arrive pas à m’extraire de cet univers. Toute la littérature que je veux égrener vient de là. Je me sens bien dans les choses un petit peu plus désespérées que désespérantes, ma vision de la vie est ainsi. Quant à penser que ce soit la bonne thérapie… !

Publié dans Mylène dans la PRESSE, Mylène en INTERVIEW | Pas de Commentaire »

Mylène Farmer se confie à Paris Match

Posté par francesca7 le 29 juin 2013

Mylène Farmer se confie à Paris Match dans Mylène dans la PRESSE match

Ca aurait pu passer inaperçu tant la une de Paris Match est discrète à propos de l’interview que la Star rousse a accordé au journaliste, Jérôme Béglé. La belle Mylène Farmer ne fait pas la une, juste un petit encard qui signale cette interview. Pour l’édition belge dont la couverture est accordée à Sophie Marceau, rien ne signale que le magazine a obtenu une interview de l’artiste…pourtant, l’interview est déjà annoncée sur tous les forums et/ou sites consacrés à la mystèrieuse chanteuse.

Si Paris Match n’a pas fait grand bruit de cette interview, la toile s’en est chargée car Mylène Farmer sait créer l’évènement. L’interview montre une artiste qui est loin de l’image pop glacée qu’on veut bien généralement lui coller. Le journaliste d’ailleurs en interview sur le site de Paris Match explique que la flamboyante rousse est loin d’être le personnage distant, froid et mélancolique qu’on veut trop souvent faire endosser. C’est une femme qui sait s’amuser, rire.

Dans l’article, illustré par de superbes photos de Claude Gassian, Mylène apparaît mutine comme un personnage de manga (dixit le magazine). Une Mylène qui semble avoir envie de communiquer avec le journaliste. Elle explique son envie de scène et le pourquoi de ce Stade de France en 2009. Elle confirme par ailleurs qu’il y aura bien une tournée. Que le choix du 12 septembre 2009 n’a rien à voir avec le fait que ce sera le jour de son anniversaire. Elle parle de la relation privilègiée qu’elle entretien avec son public et va même jusqu’à raconter comment elle a rencontré l’homme de sa vie, le réalisateur de films d’animation, Benoît Di Sabatino.

L’article permet également de lever un court instant le voile qui recouvre le nouvel album de Mylène. Un album qui devrait être plus électro avec des titres « up tempo ». Enfin, La jolie rouquine évoque les rapports qu’elle entretien avec la mort et l’au-delà.

Une interview intéressante à lire dans le Paris Match du 20 au 26 mars 2008 ou à consulter dans son intégralité sur www.parismatch.com

A lire sur le site http://www.paperblog.fr/ 

 

Publié dans Mylène dans la PRESSE, Mylène en INTERVIEW | Pas de Commentaire »

Lonely Farmer décriptage

Posté par francesca7 le 29 juin 2013

 

Mylène Farmer : décryptage de « Lonely Lisa » par pure charts

Mylène Farmer rime également avec la Spiritualité vor ICI : http://devantsoi.forumgratuit.org/

Mylène Farmer dévoilait mercredi son nouveau clip « Lonely Lisa », troisième extrait de son album « Bleu noir ». Ce titre fait suite à « Oui mais… non » et « Bleu noir » dont les clips avaient divisé les fans. Celui de « Lonely Lisa » pourrait les réconcilier puisqu’il allie quelques thématiques emblématiques de l’univers de la chanteuse : analyse !

Pour son clip « Lonely Lisa », Mylène Farmer s’immerge de nouveau dans l’univers surréaliste qui caractérise bon nombre de ses vidéos. Les images sont soignées et apportent un aspect planant à ce titre qui en avait bien besoin pour lui éviter de tomber dans l’écueil de l’auto-dérision. « Lonely Lisa », c’est ce personnage créé par Mylène Farmer, à la découverte du monde et de l’humanité. « Lonely Lisa », c’est aussi le côté femme-enfant de la chanteuse dans son aspect le plus visible.

Regardez le nouveau clip de Mylène Farmer, « Lonely Lisa » :

Image de prévisualisation YouTube

En ballerine, « Lonely Lisa » est témoin d’une scène. Elle reste immobile au milieu des autres danseuses qui exécutent une chorégraphie que n’importe quel enfant serait capable de reproduire. La scène qu’elle observe, c’est celle de la mort qui prend le pas sur la vie. Le coupable : c’est le temps. Mylène Farmer l’a beaucoup chanté depuis ses débuts, commençant par pleurer qu’elle ne voulait plus grandir, comprenant que la mort était inéluctable par la suite, pour désormais avancer sereinement jusqu’à elle, un peu comme elle avance dans ce désert vers la fin, depuis le ciel ensoleillé jusqu’au ciel ombragé par des nuages orageux : « aimer encore, gagner le ciel ». Non contente, et pour « faire de la mort une immortelle », Mylène Farmer a créé une machine permettant de rajeunir. Les personnes âgées entrent dans ce qui ressemble davantage à un lit pour UV, pour en ressortir avec cinquante ans de moins : « Y a pas de génie sans grain de folie ! ». Il faut du rêve pour éviter de tomber dans la routine, et Mylène en offre une fois de plus. Elle offre surtout une l’opportunité de repousser la mort, mais aussi de nier la fatalité. C’est sa « révolution ».

Mylène Farmer a également fait de la dualité un thème récurent. Dans « Que mon cœur lâche » (1992), elle est un ange habillé d’une robe blanche en arrivant sur terre et parée d’une tenue très légère, noire, en regagnant le Paradis. On retrouve exactement cette même dualité dans le clip « Lonely Lisa » : tantôt affublée d’un tailleur baroque de couleur blanche, tantôt dans une tenue plus sexy de couleur noire. L’une siège sur un divan plutôt moderne, tandis que l’autre avance à grand pas dans le désert. L’une est spectatrice, l’autre est actrice alors qu’une jeune femme tout de blanc vêtue court vers les montagnes. Mais Mylène Farmer prend le temps d’y aller : pas de précipitation. Cette jeune femme fait le grand saut depuis le sommet d’une falaise. C’est à ce moment précis que tout ce rêve s’écroule littéralement puisque le décor s’effondre, les danseuses se brisent en mille morceaux, et les lumières s’éteignent. Le temps ne peut être vaincu, ce qui explique pourquoi Mylène Farmer avance sereinement sans se presser, hantée par ces démons.

Lonely Farmer décriptage dans Les Clips de Mylène lonely

Plusieurs témoins observent cette lutte contre le temps et démontrent l’impossibilité de cette expérience le défiant. Il y a ce jeune garçon qui s’achète une glace. La chaleur a eu raison de sa boule saveur fraise puisqu’elle fond avant qu’il ait eu le temps de la manger. A contrario, une femme plus âgée a bien compris qu’il valait mieux manger le fruit pendant qu’il était bien mûr, prenant même le temps de s’asseoir pour le déguster. L’âge apporte la maturité et la sérénité. Le dernier témoin, c’est cet homme blond vêtu d’une robe argentée et accompagnée d’un dromadaire lui aussi paré d’un costume à paillettes. Qu’il soit un roi mage ou un prophète, il est représentatif de personnages bibliques. Sa lente et difficile traversée du désert s’interrompt avec la chute du rêve de « Lonely Lisa ». Le dromadaire perd son costume : le masque tombe. La Religion n’empêchent donc pas non plus l’inéluctable.

« Lonely Lisa » semble donc le seul véritable antidote pour contrer ce temps qui passe perçu pendant de longues années comme un fardeau par la chanteuse. « Lonely Lisa », c’est aussi le moyen de se réfugier dans un monde fou où tout est permis. Enfin « Lonely Lisa », c’est la part surréaliste de l’univers de la chanteuse pleinement assumé.

Publié dans Les Clips de Mylène, Mylène dans la PRESSE, Mylène en VIDEOS, Mylène et SYMBOLISME | Pas de Commentaire »

Mylène Farmer ose,

Posté par francesca7 le 29 juin 2013

Dégénération : Mylène Farmer ose, mais ose quoi au juste ?

 

Mylène Farmer rime également avec la Spiritualité vor ICI : http://devantsoi.forumgratuit.org/

 Mylène Farmer ose, dans Mylène dans la PRESSE mil-193x300

Attendu depuis des mois, que dis-je, des années, le nouveau single de Mylène Farmer n’en est que plus décevant. A la première écoute, cette « Dégénération » qui n’a ni queue ni tête est intrigante : aurais-je téléchargé la version remix par accident ? Où est le couplet ? Mais… c’est ça le refrain ?

Et en fait, oui, c’est bien ça. Ca parle de « sexy coma », de « sexy trauma », du fait qu’il « faut que ça bouge », sur un beat lourd et une instrumentation électro qui devrait séduire les fans de tecktonik. La production made in Boutonnat ne fait pas de concession, mais mis à part ce parti pris, « Dégénération » n’a ni le charme ni l’audace des succès passés de Mylène. Dommage, parce qu’après l’accueil mitigé de son dernier album, [musique:108346 "Avant que l'ombre"], Mylène a bien besoin d’un hit pour se remettre en selle

source http://www.ozap.com/actu/

Publié dans Mylène dans la PRESSE | Pas de Commentaire »

mylène et Tous ces combats

Posté par francesca7 le 28 juin 2013

 

Venez me rejoindre sur le FORUM : http://devantsoi.forumgratuit.org/

 

mylène et Tous ces combats dans Mylène AU FIL DES MOTS combats

Tous ces combats…. est une très belle chanson au thème simple : Mylène parle ici de ces combats intérieurs avec son âme qui l’empêchent d’être parfaitement heureuse. Par chance il reste l’amour, que Mylène semble attendre ici comme dans une autre chanson du même album (J’attends)…

Ce texte, particulièrement réussi, nous renvoie directement à un autre angoissé célèbre, Paul Verlaine. En effet, dans son recueil Poème s saturniens, paru en 1866, Verlaine intitule une section « Mélancholia ». Huit poèmes composent cette section, dont l’Angoisse.

Le dernier tercet du sonnet évoque ceci : « Lasse de vivre, ayant peu de mourir, paille / Au brick perdu jouet du flux et du reflux, / Mon âme pour d’affreux naufrages appareille ». Comme un hommage, Mylène dans le refrain évoque la « mélancholia » (J’ai la mélancholia / Qui rend l’âme à nue / Qui me constitue ») et parle également de naufrage, comme Verlaine : « Alors que la rage / Que tout fait naufrage / J’ai dans mon autre moi / Un désir d’aimer / Comme un boulier ». Une nette différence cependant avec le poète, qui lui, déclare « L’amour, je voudrais bien qu’on ne m’en parlât plus ».

La presse est comme souvent divisée vis-à-vis de l’album, mais certaines critiques sont très favorables, notamment celle du Monde qui souligne « la voix de la chanteuse, qui passe par une palette étendue (…) une assurance que le mixage renforce. Elle a pu parfois être noyée dans un orchestre, elle est ici conquérante, pleine. Il y a bien sûr quelques fragilités – l’une des marques de Mylène Farmer -, mais l’ensemble tend vers une puissance lumineuse » ou celle de Rolling Stone qui pense que la chanteuse a atteint « la maturité, une maturité qui se traduit par une aspiration au bonheur et un petit côté donneur de leçons assez surprenants », qui en fait « un disque d’une grande douceur » dont le seul défaut serait d’être « le sixième album studio d’une chanteuse dont tout le monde attend trop ». Le Journal du dimanche reconnait que l’album contient « une poignée de belles chansons » dans lesquelles Mylène Farmer est « au meilleur de son inspiration » avec « des textes touchants » et des « mélodies évocatrices », mais que le reste demeure de la « variété banale (…) enrobée d’une poésie un rien prétentieuse, limite pompière ».

Contrairement à Anamorphosée et Innamoramento qui ont été enregistrés aux États-Unis, l’album Avant que l’ombre… a été enregistré en France, au Studio Guillaume Tell. Parmi les musiciens figurent Philippe Paradis, collaborateur de Zazie, Loïc Pontieux et Philippe Caleb, qui ont travaillé avec Alizée, ainsi qu’Yvan Cassar et Pol Ramirez del Piu, qui n’est autre qu’un nom inventé par Laurent Boutonnat. Tous les textes ont été écrits par Mylène Farmer, sur des musiques de Laurent Boutonnat.

L’album sort le 4 avril en digipack et coffret collector, dès minuit au Virgin Megastore et à la Fnac des Champs-Élysées. Il entre directement à la première place du top albums et se vend à environ 100 000 exemplaires en une semaine.

 

Publié dans Mylène AU FIL DES MOTS | Pas de Commentaire »

Une lettre écrite à l’envers pour Mylène Farmer

Posté par francesca7 le 28 juin 2013

 

venez me rejoindre sur le FORUM : http://devantsoi.forumgratuit.org/

 

Une lettre écrite à l’envers pour Mylène Farmer dans Mylène AU FIL DES MOTS londres

Dans les rues de Londres…. Est un véritable hommage à l’écrivain britannique Virginia Woolf. Mylène fait ici référence à l’un de splus grands romans de Woolf, Mrs Dalloway (1925). En effet, le titre de la chason fait immédiatement penser à la longue d’ambulation de Mrs Dallaway dans les rues de Londres…

Déambulation qui s’accompagne de réflexions sur la vie, l’amour et la mort. « Mais tu sais, son âme et belle / Dans les rue s de Londres / J’ai puisé plus de lumière / Qu’il n’en faut pour voir .. / Dieu a des projets pour elle / Et les rues de Londres / Souffleront sur des mystères / D’une autre fois .. » Autre référence, le roman Les Vagues (1931) où l’auteure précise son concept de la pensée qui va et vient entre passé et présent. Et il n’y a rien d’étonnant à ce que Mylène se passionne pour Virginia Woolf, symbole de liberté qui n’aura de cesse de se libérer des contraintes d’une société victorienne patriarcale et qui, surtout, devra lutter toute sa vie contre ses démons : « C’est comme une lettre / Qui s’est écrite à l’envers ;.. / Coule dans ma tête / Un monde fou qui veut naître ». Montre fou en effet, puisque Woolf craindra toute sa vie de tomber dans la folie (elle était très dépressive et ce qui la poussera à se suicider en se jetant dans une rivière. Mylène fait même référence à la fameuse lettre que Woolf écrira à son mari avant de se noyer… De quoi séduire l’interprète de Chloé en effet. Mais Woolf n’est pas seule à influencer l’écriture de ce texte.

Mylène semble aussi s’intéresser ici à l’auteure hollandaise Esther « Etty » Hillesum (1914-1943). On retrouve des références évidentes au journal intime de Hillesum (Une vie bouleversée, 1941-1943). Quand l’auteure écrit : « Tu essaies de réduire la vie à quelques formules, mais c’est impossible, elle est nuancée à l’infini, ne peut être ni enfermée ni simplifiées », Mylène chante « Réduire la vie à… / Des formules indécises / C’est bien impossible, elle / Tu vois, se nuance à l’infini ».

Plusieurs autres exemples se retrouvent dans le texte de Mylène, comme : « Je remets ma vie à plus tard » – simplement à être, à vivre, à tenter d’atteindre une certaine humanité … autre référence, plus habituelle, à Pierre Reverdy et à son poème Histoires (Sources du vent, 1929) dans lequel il écrit : « Une lettre écrite à l’envers / La main qui passe sur ta tête / Et l’heure / Où l’on se lève le matin »….

                issu du livre de Benoît CACHIN sorti en octobre 2012. Aux éditions Gründ. Page 154/220

Publié dans Mylène AU FIL DES MOTS | Pas de Commentaire »

Mylène et Fuck Them All de 2005

Posté par francesca7 le 28 juin 2013

 

venez me rejoindre sur le FORUM : http://devantsoi.forumgratuit.org/

c’est le 14 mars 2005 (soit trois semaines avant la sortie de l’album) que les admirateurs de Mylène peuvent enfin se procurer le premier extrait du sixième album studio de la chanteuse. Un single dont le titre sonne comme un coup de poing : Fuck Them All (littéralement « Qu’ils aillent tous se faire foutre »). Déjà en rotation sur toutes les radios depuis le 9 février, le singe va très bien démarrer et atteindre assez rapidement les 100 000 ventes. Tout va donc bien, même s’il ne s’agit pas non plus d’un très gros succès pour Mylène. La raison de ce résultat mitigé réside peut-être dans les paroles de la chanson, qui apparaissent très obscures à bon nombre d’auditeurs. « Mais qu’est-ce qu’elle raconte ? » reste en effet une réflexion assez courant quand cette chanson est évoquée..

 Mylène et Fuck Them All de 2005 dans Mylène AU FIL DES MOTS fock

une lecture précise des paroles nous donne néanmoins quelques clés ; la chanson parle de la guerre des sexes qui oppose depuis toujours les hommes et les femmes. Ici, Mylène s’amuse à prendre les clichés à rebrousse-poil et fait des femmes des guerrières. Elle récapitule pour commencer leur rôle dans l’histoire : « Au temps des « favorites » / Autant de réussites / Pour l’homme qui derrière a ;.. / Une « belle » qui s’affaire à… / Faire… d leur vie un empire ». Et, en effet, tous les grands hommes ont eu à leur côté une femme pour les soutenir, les épauler et, souvent, les conseiller ;.. Très vite, la chanteuse précise que tout cela s’est fait au détriment des femmes et prend pour exemple Marie, mère de Jésus, symbole du martyre et de l’abnégation : « Blood and tears ! [du sang et des larmes] / Faire l’amour à Marie / Blood and tears !/ Et « Marie » est martyr ». Avec ironie, Mylène dénonce ici l’hypocrisie et le bavardage des hommes, qui ne pensent qu’au pouvoir et au sexe. De façon vindicative, elle conseille aux femmes de prendre les armes (le glaive) et d’envoyer promener les mâles ;. Qu’ils fassent l’amour, les femmes feront alors la guerre ! Un texte féministe donc que l’on peut rapprocher de XXL, mais qui s’en détache complètement par son vocabulaire et sa violence.

  La musique de Boutonnat est particulièrement efficace et propose un pont où Mylène se fait rappeuse ;.. Un passage qui permet, encore une fois, de rapprocher l’univers de Mylène et celui de Madonna. Comment ne pas les associer en écoutant ce Fuck Them All et l’album American Life (2003) de L’américaine ? uand Mylène chante « Hey bitch, you’re not on the liste [hé garce, tu n’es pas dans le coup] / You vitch, you suck, you bitch [espèce de sorcière, tu crains, garce »] They said… [ils disent] / Hey bitch, you’re not on the list [hé garce, tu n’es pas dans le coup]  etc…. on pense au pont des chansons Amercan Life et Hollywood de Madonna. Alors que Madonna sera censurée pour ses « paroles explicites », Mylène n’essuie pas les foudres de la censure en France. A noter tout de même que le titre sortira en maxi en Europe sous le titre F… k them all.

 

issu du livre de Benoît CACHIN sorti en octobre 2012. Aux éditions Gründ. Page 154/220

Publié dans Mylène AU FIL DES MOTS | Pas de Commentaire »

Mylène : Intemporelle et inclassable

Posté par francesca7 le 23 juin 2013

 

Article sur Mylène Farmer dans LE PROGRÈS du 18 MAI 1988

un forum : http://devantsoi.forumgratuit.org/

 

Vous avez imposé une personnalité étonnante…

Mylène : Intemporelle et inclassable  dans Mylène dans la PRESSE 4- Ma carrière est jeune, elle n’a que quatre ans, mais le succès est venu par étapes. Je travaille beaucoup. Le travail d’une pochette de disque est aussi important que le reste. Laurent Boutonnat compose au piano et moi je fais les textes. Sur « Ainsi Soit Je… » j’ai écrit toutes les paroles, à part « L’Horloge », un poème de Baudelaire. J’ai la chance d’avoir cette facilité mêlée à une espèce de pudeur et d’inhibition. « Ainsi Soit Je… », ça ne veut pas dire que je frappe du poing sur la table en disant ‘C’est comme ça !’. Les points de suspension sont très importants.

Vos chansons, légères et ambiguës, dérangent, voire irritent…

- Peut-être. Etre intemporelle, inclassable, c’est toujours ce que j’ai voulu. Je fais ce dont j’ai envie. Au départ j’étais plus attirée par le cinéma que par la chanson et que j’ai rencontré Laurent Boutonnat, c’est un heureux hasard. Je crois aux rencontres, je ne crois pas au génie méconnu.

Quel genre de musique écoutez-vous ?

- Beaucoup de classique et de musiques de films, mais moins de variété française. J’ai écouté le dernier disque de Renaud, il m’a beaucoup plu. Sinon, j’adore Kate Bush, elle a atteint la perfection en danse, en musique et ses clips sont excellents.

Vous préparez un clip actuellement ?

- Oui, en ce moment, Laurent travaille sur le prochain, « Ainsi Soit Je… », pour un tournage de trois à quatre jours.

Mylène Farmer sur scène, c’est pour bientôt ?

-          J’envisage de faire de la scène, mais pas avant un ou deux ans. Il faut mettre ça au point, j’aimerais que ce soit un mélange de théâtre, de cinéma… En ce moment, je prends le temps de redécouvrir la littérature. J’adore Edgar Allan Poe, je me complais dans son univers étrange, d’où la chanson « Allan ». J’ai envie de faire plein de choses ! Vivre de la chanson pendant vingt ans, je ne pourrais pas. C’est mutilant pour l’esprit…

 

Publié dans Mylène dans la PRESSE, Mylène en INTERVIEW | Pas de Commentaire »

Mylène Farmer de A à Z (interview)

Posté par francesca7 le 23 juin 2013


Interview de GRAFFITI d’ AVRIL 1988

A comme Album « Ainsi Soit Je.. »

un forum : http://devantsoi.forumgratuit.org/

 

Mylène Farmer de A à Z (interview) dans Mylène en INTERVIEW 1989-08-b

- Il n’y a pas de différence majeure avec le précédent, c’est une continuité avec une signature des textes plus importante, en l’occurrence l’intégralité de l’album « Ainsi Soit Je… ». C’est difficile de résumer ces trois mots, ils parlent d’eux mêmes et je dis cela sans prétention aucune. Il y a toutes les obsessions qui résident et qui persévèrent. Il y a des thèmes et des auteurs… C’est un album qui n’a pas plus été accouché dans la douleur que tous les jours qui composent mes semaines et mes années… Bon là, j’ai abordé un auteur référence qui est Edgar Allan Poe, et le choix de Baudelaire, lui encore ce n’est pas un hasard puisque ce sont ces thèmes qui me reviennent. J’évoque Vienne, en rappel à la pendaison de quelqu’un que j’ai effectivement connu… C’est une introspection, une affirmation et un point d’interrogation aussi. C’est peut-être une manière de percevoir qui je suis, tout simplement. Il n’y a de toute façon pas la moindre tricherie quant aux thèmes choisis, aux univers et aux émotions, si tant est qu’il y en ait ! J’espère… Ca fait deux semaines qu’il est sorti et il bénéficie déjà d’un accueil formidable. Sans parler de récompense, je trouve que c’est une belle chose… Comment traduire cela avec des mots, je ne sais pas…Voilà.

B comme Baudelaire

- C’est un poète maudit, bon mais c’est surtout un poète que j’aime bien. J’apprécie ses névroses, ses persécutions. Le choix de « L’Horloge », c’est parce que la notion du temps qui passe ne me laisse pas indifférente. Baudelaire a une écriture incroyable. Peut-être que le public du Top 50 ne le connaît pas mais ce n’est pas bien grave au contraire, ça peut provoquer chez lui une découvert plus accessible qu’à travers les recueils. Laurent Boutonnat a composé cette musique et il m’a paru évident d’y mettre ce poème que j’ai en mémoire depuis longtemps. Sans me comparer à Léo Ferré, je pense que nos démarches sont voisines…

B comme Beauté

- J’aime le mariage de tristesse et beauté, parce que les plus belles choses se révèlent dans la tristesse, dans la tragédie… Vous m’interpellez en me disant que je suis devenue le symbole de la beauté d’aujourd’hui. Vous le comprendrez, ce n’est pas à moi d’y répondre. Evidemment, cela flatte mon narcissisme et c’est une reconnaissance qui me touche, bien sûr. Celle qui incarne ce mot ‘court’ et un peu ‘galvaudé’, c’est Greta Garbo. Elle évoque à la fois le mystère, les non-dits et des pages blanches à noircir de rêves…

C. comme Caméléon

- Ca rappelle « Sans Contrefaçon » mais c’est surtout une notion qui évoque comme l’animal, la possibilité de changer de décor ou d’état d’âme. C’est à la fois physique et métaphysique. J’ai une facilité – et ce n’est pas forcément une bonne chose -pour basculer d’une humeur plutôt agréable à des sentiments terribles.

D comme Duelliste

- En l’occurrence, c’est aussi un film que j’ai beaucoup aimé de par son style et son sujet. Et puis c’est l’éternel duel qui réside en chacun de nous. L’opposition du bien et du mal… C’est deux contre soi, c’est soi contre soi, en tout cas je suis deux. Il paraît que philosophiquement on est trois mais c’est un domaine dans lequel je ne me hasarderai pas…

E. comme Enfance

- J’ai conservé un regard tourné, ‘obsédé’ vers le passé, c’est une chose dont je n’ai pas réussi à me défaire… Je ne suis pas passéiste, mais il y a des moments qui sont restés inexpliqués, ça se confond à un grand point d’interrogation. Cela correspond aussi à des sensations douloureuses bien que non concrètes et exprimables par l’anecdote. Je crois que c’est une blessure, c’est un viol que de passer de l’adolescence à l’âge adulte. Lorsque l’on est enfant, même la ‘cruauté’ vous est pardonnée. A partir de l’instant où vos actes ne sont plus innocents mais réfléchis, toutes les données revêtissent un tout autre habit.

F. comme « La Fille de Ryan »

- C’est le film culte de David Lean. Pour résumer grossièrement, disons que c’est l’histoire d’une fille qui va découvrir l’amour et puis va s’apercevoir qu’elle est à la recherche de choses qui n’existent peut-être pas. J’en parle très mal, c’est dommage ! C’est un cinéma de symboles, à la manière du cinéma russe. L’action se déroule dans l’Irlande du 19ème avec des décors somptueux, des sous-bois qui peuvent rappeler « Bambi » de Walt Disney.

G.comme Garçon

- C’est une référence à mon enfance, au manque d’identité sexuelle que je ressentais alors. J’avais du mal à me situer en fille ou en garçon. J’étais quelqu’un d’indéfini… Mon comportement était celui d’une excentrique. Je refusais le carcan imposé par les normes attribuées à chacun des deux sexes. C’était un état de révoltée, certainement révoltant aussi pour mon entourage. Disons que c’était aussi le mal être…

H comme Humeur

I comme Idéal

J comme ‘J’en sais rien !’

- Il y a des domaines que je n’ai pas envie d’aborder par pudeur et puis, oui, il faut savoir persévérer certaines choses…

K comme Kasimodo

- Il fallait trouver matière au K. C’est surtout quelque chose qui compose un être dès sa naissance, en l’occurrence là, c’est la laideur, la déformation physique, génératrice d’un avenir pour le moins terrible. Il peut m’arriver de me sentir ‘Kasimodo’ le matin !

L.comme Lou Andreas Salome

- J’ai découvert son existence hier, grâce à un portrait télévisé. C’est une femme qui a eu une vie incroyable, exemplaire. Elle a séduit des hommes tels que Nietzsche, Freud et Rilke. En plus, elle débordait d’une intelligence rare, bien qu’elle ait été un écrivain non retenu par la postérité. Qu’elle ne soit pas devenue un panthéon, là n’est pas mon propos. Ce qui m’intéresse c’est sa vie, sa sexualité troublée, sa quête perpétuelle d’absolu.

M comme Mutisme

- J’apprécie la sonorité de ce mot. Il me concerne dans la mesure où j’ai sombré dans cet état, mais rassurez-vous : à court terme. C’est vrai que j’ai pu passer d’une envie formidable de parler et de me faire remarquer à une envie de complètement m’extraire du monde.

N comme Noyade

- ça fait partie de mes phobies. L’eau plus que la noyade, d’ailleurs car l’eau est un élément qui me fait très peur. Je ne me baigne jamais.

O comme Obéissance

- Je suis réfractaire à toute forme d’obéissance (l’école etc.) C’est une certaine soumission qui me dérange. A travers mon métier, par contre, je suis restée fidèle à ma désobéissance.

P comme Pause

- On laisse ce mot sans commentaires. Pause magnéto !

Q comme Quasimodo

- A renvoyer au K, son petit frère jumeau.

R comme Repos

- Je ne sais pas prendre de repos. Je lui préfère son cousin, le travail, je crois.

S comme Suicide

- Ca me fascine ! C’est un acte que je pourrais qualifier de beau et de courageux, certainement. Dans « Jardin de Vienne », je parle de quelqu’un qui habille, qui met en scène son suicide. Là c’est romantique, esthétique même. Quelque part, j’ai une âme suicidaire. C’est à la fois une peur quant à l’au-delà mais aussi une détermination, l’envie de dire ‘Maintenant, ça suffit’.

T . comme ‘Tu t’entêtes à te foutre de tout !’

- C’est plaisant à écrire, à lire et à chanter surtout !

V comme Se prononce ‘I’ en Russie

- A l’école, c’était ma troisième langue. Je l’ai vite abandonnée parce que c’était vraiment trop dur à assimiler. Pour apprendre le russe, il faut pénétrer l’univers d’un pays, d’une autre culture, y consacrer l’intégralité de son temps, ‘rentrer au couvent’.

V comme Veuve noire (l’araignée)

- C’est l’insecte que je déteste le plus au monde, sans pour autant vouloir le détruire parce que j’en suis parfaitement incapable. Mais c’est vrai, je ressens une phobie inexplicable concernant cette bête. Cela dit ‘la veuve noire’, c’est un bien joli mot pour une araignée.

W comme Woyage

- C’est par désobéissance ! Puisque l’on peut faire à peu près tout avec le Français, pourquoi pas ne pas écrire ‘voyage’ avec un w ? J’ai très peu voyagé. Cela dit, c’est une chose que j’envisage mais pas dans un futur proche. Pour l’instant, je voyage à travers mes lectures. Le voyage c’est théoriquement une manière de s’extraire de soi, pourtant, je n’en suis pas si sûre ! Ne se projette-t-on pas de toute façon lorsqu’on lit un roman ou lorsque l’on va voir un film au cinéma ? Si on se retrouve dans ces univers, c’est que forcément ils se réfèrent soit à notre vécu, soit à notre imaginaire. Sans doute doit-on avoir besoin de cette identification, de ce dédoublement, de ce ‘détriplement’ (rires)

X comme : Ça peut être le signe de multiplication !

- Passer pour un apôtre de l’arithmétique, ça me fait sourire car entre moi et l’algèbre, il y a toujours eu une incompatibilité d’humeur et de compréhension. A l’école, déjà, c’était un défilé de zéros pointés.

Y – comme I Grec

- Qui est encore persécuté par Monsieur Le Pen ! (si je l’appelle Monsieur c’est par ironie, bien sûr !)

Z comme Zesus !

- Parce que quand zébu, zé plus soif.

219_image-264x300 dans Mylène en INTERVIEW

Le bilan de l’abécédaire

- D’abord, je trouve que c’est lui accorder beaucoup trop de temps, et puis je ne suis pas un dictionnaire.

Pourquoi après tout privilégier ‘repos’ à ‘raison’, par exemple ? Les projets ?

- Dans l’immédiat, c’est évidemment la sortie de cet album qu’il faut habiller, promouvoir…

La scène ?

- ça devient de plus en plus une envie ! Baudelaire pourrait ouvrir cette scène, cette idée. Par contre, je n’ai pas fixé l’échéance car comme toute les choses que je décide de réaliser, je veux y consacrer du temps pour bien la préparer.

Mylène Farmer, c’est la rigueur, le perfectionnisme ?

- Oui, parce que la volonté… Non, disons que l’imperfection, par rapport à moi encore une fois, ne peut pas avoir sa place.

M ylène Farmer, est-ce seulement une chanteuse ?

- C’est un terme un peu castrateur, effectivement. Moi, ça ne me dérange pas ! J’ai l’impression de ne pas être qu’une chanteuse. Voilà.

M ylène Farmer, au départ ça a été ‘un mannequin qui chante’ ensuite ‘une chanteuse de clip’. Aujourd’hui, qu’en est-il exactement ?

- Le vécu de la chanteuse a nourri bien évidemment la femme, entre guillemets. Ça ne régit pas une vie, mais ce sont deux données indissociables l’une de l’autre.

M ylène Farmer, l’auteur ?

- J’ai de moins en moins d’inhibitions quant à l’écriture. Là, il s’agit plus d’une découverte qu’une revendication majuscule. D’ailleurs, plus j’écris et plus c’est difficile, et plus c’est agréable aussi. A mesure que j’écris, je ressens une fringale de lectrice.

Mylène Farmer, heureuse ?

- C’est un mot qui n’appartient pas à mon vocabulaire, il ne s’inscrit pas dans mon dictionnaire. Le mot reste à inventer.

Et la chanson dans tout ça ?

- C’est à la fois un flux et un reflux de grandes joies et de désillusions. Ça nous amène très loin, et ça vous fait retomber encore plus loin…

D’un doute à l’autre ?

- Plus exactement, il s’agit de la certitude du moment.

L’ambition ?

- Oui. Elle transparaît de toute façon…

Le courrier ?

- ça devient de plus en plus difficile à maîtriser. Il existe des lettres très belles qui exigent des réponses mais qui ne laissent pas d’adresse, alors… !

Votre public vous ressemble ?

- C’est surtout à travers les thèmes que j’ai bien voulu aborder. Les gens ont eu l’impression qu’ils allaient être bien compris par la personne qui chantait ‘ces mots là’. C’est vrai que la vie n’est pas rose.

Laurent Boutonnat / M ylène Farmer : des épousailles artistiques ?

- Depuis quatre ans, c’est le compagnon de nombreuses choses. Ce sont deux moitiés qui n’en font plus qu’une -je me prononce pour lui-, ce sont deux bourgeons qui fleurissent ensemble…

Publié dans Mylène en INTERVIEW | Pas de Commentaire »

Jeff Dahlgren et mylène farmer

Posté par francesca7 le 22 juin 2013

Jeff Dahlgren et mylène farmer dans Mylène et L'ENTOURAGE jef

Jeff Dahlgren (né le 9 octobre 1965 à Los Angeles) est un guitariste et producteur musical américain, proche de Mylène Farmer.

Membre du groupe de punk rock Waste Youth dans les années 1980, il collabore ensuite avec Mylène Farmer. On le voit aux côtés de cette dernière dans le film Giorgino réalisé par Laurent Boutonnat en 1994, et dans lequel il tient le rôle-titre, faisant à cette occasion ses débuts de comédien à l’écran. Le film est un échec commercial.

Jeff Dahlgren suit Mylène Farmer en Californie et poursuit avec elle un collaboration musicale. Il participe à l’album Anamorphosée de la chanteuse pour les guitares et est également l’un des musiciens crédités sur l’album Innamoramento. Il est présent, toujours à la guitare, aux concerts du Tour 1996 et du Mylènium Tour du 21 septembre 1999 au 8 mars 2000. En 2001, avec Mylène Farmer et sa boite de production Dichotomie, il produit sans succès une jeune chanteuse, Christia Mantzke. Jeff Dahlgren est en outre membre du groupe de musique KatsüK. Ce groupe basé à Fort Worth au Texas aux États-Unis est constitué de plusieurs membres : Daniel Katsük, Evan O’Jones, Matt Skates, Orion Ritts et Jeff Dahlgren, producteur, guitariste et que l’on retrouve également crédité pour les « voix » avec Daniel Katsük.

Sortie le 17 octobre 1995, après 4 ans d’attente, Anamorphosée est le quatrième album studio de Mylène Farmer. Mylène se sait attendue. Il fait suite à l’échec de Giorgino et à sa retraite californienne qui à suivi. Anamorphosée contient 12 titres dont 5 feront l’objet de tirage single : XXL, L’instant X, California, Comme j’ai mal et Rêver. L’album entièrement produit par Laurent Boutonnat est enregistré à Los Angeles (A & M studios et Record One) et le mixage est confié à Bertrand Châtenet. C’est avec cet album que Thierry Rogen, fidèle des débuts de Mylène Farmer, se sépare du duo.

giorgino dans Mylène et L'ENTOURAGE

Anamorphosée marque un renouveau pour Mylène Farmer. Au niveau sonore, Anamorphosée laisse une place de choix aux arrangements symphoniques, aux ambiances plus rock et aux riffs de guitares électriques. Jeff Dahlgreen (rôle titre dans Giorgino) n’y est pas pour rien. A noter que Mylène compose pour la première fois lors de cet album Tomber 7 fois…. Au niveau de l’inspiration, même s’il l’on retrouve les thèmes chères à la chanteuse, la douleur, la séparation, la mort et le renoncement, le ton est plus apaisé et serein. Mylène s’est tournée vers plus de spiritualité, fini les allusions perverses et érotiques. Mylène déclare son nouvel intérêt pour le bouddhisme et sa lecture du Livre tibétain de la vie et de la mort de Sogyal Rinpoché.

Progressivement l’album fera son chemin et sera un très beau succès pour Mylène Farmer. A remarquer que cet album lui a permis de rencontrer de nouveaux fans et de gagner un nouveau public. En 2005, Mylène Farmer réédite cet album dans une version digipak, suivi le 31 août 2009 d’un 33 tours en tirage limité et numéroté.

Publié dans Mylène et L'ENTOURAGE | Pas de Commentaire »

ZOUC et Mylène Farmer

Posté par francesca7 le 22 juin 2013

 

ZOUC et Mylène Farmer dans Mylène et L'ENTOURAGE zouc

Zouc, de son vrai nom Isabelle von Allmen, est une humoriste suisse née le 29 avril 1950 à St-Imier, dans le canton de Berne.

En 1966, elle entre au Conservatoire de Neuchâtel, puis de Lausanne. Elle fait durant cette période un séjour AU hôpital psychiatrique où elle observe attentivement le milieu et en tire nombre de personnages futurs : malades, personnes âgées, médecins, infirmières, visiteurs, etc. En 1968-1969, elle présente ses premiers numéros dans les cabarets d’été du Centre culturel de Neuchâtel. Un an plus tard, elle s’inscrit à Paris au cours de Tania Balachova, qui formera plus tard, entre autres, Sylvie Joly, Josiane Balasko et Jean-Claude Dreyfus.

« Dès 1970, Zouc […] a inventé une nouvelle façon de faire rire, aux antipodes de la blague et de la vanne » en dit Jean-Michel Ribes, directeur du théâtre du Rond-Point.

En septembre 1970, elle joue plusieurs rôles dans Jeux de massacre d’Eugène Ionesco, dans une mise en scène de Jorge Lavelli au théâtre Montparnasse. Engagée par Maurice Alezra au café-théâtre de la Vieille-Grille, elle y donne la première version de ce qui deviendra son spectacle L’Alboum de Zouc, suite de sketches mis en scène par Marika Hodjis, qui la révéleront au grand public. Roger Montandon, peintre suisse ami de Giacometti, qu’elle avait rencontré en Suisse au cours de son adolescence et qui apprécie ses spectacles, deviendra par la suite son metteur en scène.

En 1971, Zouc rejoint l’Opéra de Lyon pour y interpréter la Huppe dans L’Opéra des oiseaux, création collective inspirée très librement des Oiseaux d’Aristophane.

En 1972, elle présente son Alboum au théâtre de l’Atelier et l’année suivante au Vieux-Colombier. En 1974, elle adapte son spectacle pour la télévision. Entre 1976 et 1979, Zouc présente son nouveau spectacle R’alboum joué au théâtre de la Ville à Paris, puis en tournée à travers la France, la Belgique, la Suisse, le Maroc et le Canada. En 1978, Zouc devient marraine officielle des deux Ferrari 512 BB engagées aux 24 Heures du Mans. La même année paraît un recueil d’entretiens avec le romancier Hervé Guibert.

En 1984, elle tourne aux côtés de Pierre Dux dans Monsieur Abel de Jacques Doillon, son plus beau rôle à la télévision. Elle joue ensuite Zouc à l’école des femmes au théâtre de Paris, plus de deux cents fois entre 1984 et 1985 ; puis en 1987 Zouc au Bataclan, série de sketchs qui font la part belle au « mime avec paroles ».

La même année, elle tient le rôle de la Magicienne dans le clip vidéo de Mylène Farmer, Sans contrefaçon, réalisé par Laurent Boutonnat.

zouc-et-mimi dans Mylène et L'ENTOURAGE

Sa carrière au cinéma est marquée par des rôles dans des films de Michel Drach (Parlez-moi d’amour, 1975), William Klein (Le Couple témoin, 1975) et Fabrice Cazeneuve (Trois années, 1990). Sa dernière apparition cinématographique, en 1993, sera pour le film Roi blanc, dame rouge de Sergueï Bodrov.

Opérée en 1997 d’un cancer du sternum à l’hôpital Marie Lannelongue du Plessis-Robinson, elle contracte au bloc opératoire une infection nosocomiale (staphylocoques dorés multirésistants). Neuf interventions sont nécessaires, la dernière réalisée à l’hôpital de la Croix-Saint-Simon de Paris la sauvant, mais la laissant handicapée à vie. La nuit sous assistance respiratoire, le jour sous morphine, physiquement très diminuée, elle réapprend à vivre lentement.

D’octobre à décembre 2006, Nathalie Baye a interprété à Lausanne et à Paris Zouc par Zouc, un monologue basé sur les entretiens de Zouc avec Hervé Guibert. Le spectacle, qui devait se poursuivre en tournée en 2008, est finalement annulé.

ZOUC / Article paru dans le Figaro Magazine :

Cela fait près de quinze ans qu’on n’a pas revue Zouc. Cette humoriste Suisse, à la silhouette épaisse couverte d’une robe noire et aux cheveux tirés, qui enflammait les théâtres parisiens.

Et pour cause… depuis une opération d’une tumeur au sternum en 1997, à l’hôpital Marie-Lannelongue au Plessis-Robinson, durant laquelle elle a contracté une maladie nosocomiale (un staphylocoque doré multirésistant), Zouc a connu le pire. Six interventions auraient été nécessaires pour la débarrasser de l’infection en question, révèle le site de l’Express.fr. C’est à cause de cette maladie nosocomiale, que le regretté Guillaume Depardieu s’est senti contraint e se faire couper la jambe, tant il souffrait…

Sauvée de justesse par le professeur Mamoudy, à l’hôpital de la Croix-Saint-Simon à Paris, Zouc se verra affublée d’une insuffisance respiratoire à vie, l’obligeant à rester branchée en permanence à un respirateur artificiel.

Aujourd’hui, dix ans plus tard, Zouc, Isabelle Von Allmen de son vrai nom, a décidé de demander justice. Me Fabre-Luce a en effet entrepris une action devant le juge des référés du tribunal de grande instance de Nanterre, contre l’établissement privé des Hauts-de-Seine, afin d’obtenir réparation.

Normal, avant cet épisode tragique, Zouc était l’une des valeurs sûres de l’humour francophone. Après avoir fait rire les français, notamment avec son spectacle Zouc au Bataclan, qui lui a valu le Molière du meilleur spectacle comique en 1988, elle avait entamé une carrière au cinéma. Parlez-moi d’amour, de Michel Drach, Trois années, de Fabice Cazeneuve, Monsieur Abel de Jacques Doillon, sa carrière était prometteuse.

Mais celle qui jouait le rôle de la magicienne dans le clip Sans contrefaçon, de Mylène Farmer a vu tous ses espoirs réduits à néant.

Son compagnon, Michel Rauch, déclare ainsi au site : « L’équipe de l’hôpital Marie-Lannelongue n’a pas pris les bonnes décisions quand l’infection s’est déclarée. Jugez un peu: l’état de Zouc est celui d’un soldat de la guerre de 14 qui aurait reçu un éclat d’obus en pleine poitrine.« 

L’avocat a demandé une expertise pour établir l’origine de l’infection et en évaluer les conséquences. Une première étape, avant de solliciter la réparation du préjudice. Zouc a ainsi été convoquée le 17 décembre 2008 à l’hôpital de la Pitié-Salpêtrière, où elle a répondu aux questions des deux médecins désignés par la justice. « Nous attendons maintenant leur rapport« , a conclu l’avocat.

On se souviendra qu’en 2006, Nathalie Baye avait rendu un vibrant hommage à Zouc en jouant Zouc par Zouc, spectacle tiré d’une série d’entretiens accordés par l’humoriste en 1974 et publiés en 1978.

Zouc, pour ceux qui ont eu la chance de la voir sur scène, était une extraordinaire personne avec un humour qui n’appartient qu’à elle.

Publié dans Mylène et L'ENTOURAGE | Pas de Commentaire »

Bertrand Dicale et Mylène Farmer

Posté par francesca7 le 22 juin 2013

 

Bertrand Dicale est un journaliste français né en 1963.

Bertrand Dicale et Mylène Farmer dans Mylène et L'ENTOURAGE dicale

Né d’un père guadeloupéen et d’une mère auvergnate, ce diplômé de l’Institut d’études politiques de Paris et du Centre de formation des journalistes s’est spécialisé dans les musiques populaires et notamment la chanson française, d’une part comme journaliste de presse écrite (longtemps au Figaro, ainsi que dans diverses publications spécialisées), de radio (notamment au Fou du Roi sur France Inter et avec la chronique « Ces chansons qui font l’histoire » sur France Info) et de télévision (notamment deux documentaires sur Juliette Gréco), et d’autre part comme auteur d’ouvrages dans le domaine des cultures populaires.

article de Bertrand Dicale paru dans le Figaro le 21/08/2008

  • …… Le très commercial single que Dégénération avait donné depuis quelques jours la tonalité du disque : rythmique puissante, voix très en avant, texte imperturbablement farmerien («Coma t’es sexe, t’es Styx, extatique/Coma t’es sexe, t’es Styx, test, test statique»). L’écoute des neuf autres titres du disque le confirme : il semble bien que Mylène Farmer n’envisage plus de révolution ni même de révélation. ­Écriture autarcique avec Laurent Boutonnat qui compose et produit une matière électro-pop qui ­pourra fournir la matière d’un grand spectacle, l’année prochaine. Au passage, Moby lui rend la politesse avec le duo Looking for my Name, après qu’elle eut chanté Slipping Away pour un best of paru fin 2006.

Quant au fond de l’album et à l’écriture, on pourra ricaner, si l’on veut, de la naïveté de certains ­textes («Vanité c’est laid/Trahison c’est laid/Lâcheté c’est laid/Délation c’est laid» dans C’est dans l’air) comme de son goût pour l’abstraction («D’ivoire ou de jade/Au verre aimable/Un simulacre/Stimule de nacre/Dis-moi comme/J’extase» dans Sextonik), mais l’essentiel est là : la sexualité et le malaise, les mantras et les calembours codés. L’impression qui se dégage de Point de suture est que Mylène Farmer a été d’une conformité méthodique à son cahier des charges. L’enjeu semble être surtout de préparer une tournée, de fournir des tableaux visuels aux vastes scènes à venir. De ce point de vue-là, c’est bien parti.

Il n’y a qu’une seule chose en retard : le merchandising. Mercredi soir, sur le site de la Fnac, on ­vendait encore toute la gamme Bercy 2006 sweat-shirt homme à 50 €, programme à 30 €, briquet à 3 €.

Publié dans Mylène et L'ENTOURAGE | Pas de Commentaire »

Thierry Rogen et Mylène Farmer

Posté par francesca7 le 22 juin 2013


 Thierry Rogen et Mylène Farmer dans Mylène et L'ENTOURAGE mylene1-300x225

Thierry Rogen commence sa carrière en 1979 au Studio Jean Jaurès, Porte de Pantin. Entré en tant qu´assistant, il passe rapidement ingénieur et, après avoir travaillé en free lance au Studio du Palais des Congrès ou Plus XXX, rencontre Roland Guillotel. Thierry est embauché à Guillaume Tell en 1983, il en part quatre ans plus tard pour fonder en avril 1987, avec Frédéric Rousseau, le Studio Mega, Porte de la Muette à Paris. Abrité dans un ancien gros bunker de l’armée allemande, le studio verra passer les plus grands noms français et internationaux. De nombreux producteurs américains ou anglais apprécient particulièrement le Studio Mega, un fait assez rare à Paris ! Thierry Rogen, très fier de les accueillir, assure lui-même de multiples séances. Il passe pour un fou de micros, et compte parmi les plus grands fans de l’école américaine de prise de son (Swedien, Massenburg et consorts). Un de ses plus grands souvenirs est l’album de Mylène Farmer qu’il part enregistrer à Los Angeles, à Ocean Way, le repaire d’Allen Sides.

En 1995, confronté au manque de place, Thierry Rogen aménage à grands frais une ancienne usine de plasturgie à Suresnes. Inauguré mi-96, le nouveau Studio Mega est bien plus vaste que l’ancien et encore mieux équipé

Parcours
J’ai commence à travailler dans la musique à 17 ans, pas totalement par hasard, puisque mon père était musicien. Je suis rentré dans un studio qui s’appelait Jean Jaurès, où j’ai travaillé pendant trois ans. J’ai eu de la chance, car je suis tout de suite devenu ingénieur du son, et j’ai très vite été aux manettes. Le premier album que j’ai fait était celui de William Sheller. Ensuite, je suis devenu ingénieur indépendant, en 1982-1983, avec une escale au studio Guillaume Tell (ndlr : où Mylène a enregistré ses derniers titres). A l’époque, je travaillais beaucoup avec Michel Eli, le producteur d’Axel Bauer qui était assez ami avec Laurent Boutonnat. Je suis arrivé dans l’équipe juste après l’album Cendres de lune. Laurent avait du mal pour trouver des ingénieurs et des réalisateurs, et le hasard a fait que Michel Eli lui a parlé de moi. On s’est rencontré, fin 1986, et notre première collaboration a été pour Tristana. On a fait ça au studio du palais des Congrès, mais j’avais dans l’idée de monter mon propre studio, ce que j’ai fait en 1987 (ndlr : studio Méga dans un bunker près du Bois de Boulogne). Mylène et Laurent ont été les éléments déclencheurs qui m’ont permis de réaliser mon projet, ainsi que d’autres artistes comme Éric Serra, avec lequel j’ai travaillé sur la bande originale du Grand Bleu.

Mylène sur scène
Le concert de 1989 est l’un de mes plus belles expériences professionnelles, mais en même temps l’un des pires. Une des plus belles, parce que j’avais suivi de façon presque familiale la carrière de Mylène, et que c’était un moment important. A l’époque, Mylène n’existait que par l’image de ses clips, et se montrer en public était quelque chose de nouveau pour elle. Là où elle m’a épaté, c’est qu’elle a un tel professionnalisme qu’elle a cassé toutes les barrières. La préparation du concert a aussi été très difficile dans le travail quotidien, parce que, comme tout ce qui concernait Mylène et selon la volonté de Laurent, il fallait que le spectacle soit « énorme ». Je ne sais pas si nous étions tous préparés à quelque chose d’aussi grand. On a eu peur jusqu’au bout de ne pas être à la hauteur, et je me souviendrai toute ma vie du premier concert, à Saint-Étienne. On a été les premiers à mettre des synthés et des séquences sur scène, avec une technologique qui n’était pas aussi au point qu’aujourd’hui. On avait le problème suivant : les disques de Mylène étaient tellement sophistiqués dans la production qu’on ne pouvait pas aller sur scène et placer simplement un batteur, un bassiste et un guitariste. Il fallait que le public retrouve sur scène la couleur des albums, qui comportaient des tonnes de séquences et de programmation. Donc, en plus des choristes, et de Mylène sur scène, il y avait aussi certains backings, qui comportaient des séquences de voix. C’est peut-être ce qui a amené la critique, parce que les gens disaient que le son était trop énorme pour ne sortir que de la scène. Mais quand U2 est en concert, et que The Edge est tout seul sur scène, l’énorme son qui sort de sa guitare ne vient pas que de lui! Donc où est la critique? Si on veut se prendre un spectacle dans la figure, les détails techniques qui font qu’on met du ruban autour du paquet, qu’est-ce que ça peut faire aux gens? Tout le monde utilise des séquenceurs sur scène. Donc en quoi est-ce critiquable? Quand Michael Jackson ou Madonna font ça, tout le monde les encense, alors qu’à la différence de Mylène, ils chantent en plus en play-back. Mylène, à ma connaissance, n’a jamais chanté en play-back sur scène. Si vous voulez aller assister à un live unplugged à la bougie, allez voir Francis Cabrel, parce que ses chansons s’y prêtent. Pas celles de Mylène. 

Je trouve que Mylène a le talent nécessaire pour se permettre toutes les audaces. Si elle ouvrait un peu son univers musical, elle pourrait exploser dans autre chose. Elle est très ouverte musicalement, elle écoute de tout. Elle adore tout ce qui est pop anglaise, elle aime le funk, elle a les oreilles partout. Laurent est plus amateur de musiques de films, mais il reste un peu enfermé dans le même univers. Aujourd’hui, en y repensant, je ne conserve que des souvenirs positifs de ma collaboration avec eux. La porte n’est pas fermée, et s’ils revenaient vers moi, je pense que je repartirais pour un tour. Maintenant qu’on a tous passé quarante balais, je pense que la sauce ne serait que meilleure! Mais je crois qu’ils ne le feront pas, et je ne ferai pas non plus la démarche. Ma réussite professionnelle est liée à mes débuts avec Mylène, à la fois en termes de studio et de réputation, et c’est quelqu’un que j’aime beaucoup.

Thierry Rogen est porté disparu depuis le tsunami de 2004.

Publié dans Mylène et L'ENTOURAGE | Pas de Commentaire »

FOTO MUSIC avec Mylène Farmer

Posté par francesca7 le 16 juin 2013


Entretien effectué en  JUILLET 1988 – intitulé : « J’ai deux amours »

Entretien avec F.C.

un forum : http://devantsoi.forumgratuit.org/

 

FOTO MUSIC avec Mylène Farmer dans Mylène en INTERVIEW mylene-de-a-a-z-2-300x224

A propos de son enfance, puis de sa vie avant la chanson :

- Je garde de cette époque de vagues souvenirs enneigés…Il y a toujours eu une tendance artistique dans la famille. Mon grand-père était sculpteur et ma grand-mère se passionnait pour le théâtre et la peinture. Moi, quand j’étais petite, j’avais – et j’ai toujours – un grand amour pour les chevaux. A douze ans, j’avais décidé d’en faire mon métier. J’ai passé plusieurs concours, jusqu’au moment où j’ai compris que la pratique seule ne suffisait pas. Il y avait aussi le côté pédagogique… Et, malheureusement, ça ne correspondait pas à ma nature. Alors, j’ai bifurqué, abandonnant la direction chevaline.

Et comment es-tu passée de l’équitation à la chanson ?

- J’ai commencé par exercer plusieurs petits jobs qui me permettaient de suivre des cours de théâtre. Cela m’a été extrêmement bénéfique, car c’est en travaillant des auteurs tel Strindberg que m’est venu le goût de la lecture : ce fut une révélation. Adolescente, je lisais peu. Aujourd’hui, je lis de plus en plus. C’est de là également que m’est venu l’amour des mots. J’ai écrit toutes les chansons, ou presque, d’ « Ainsi Soit Je… », l’album qui vient de paraître.

Tes clips, « Libertine » et « Tristana » pour ne citer qu’eux, sont à chaque fois un éblouissement. Que représentent-ils pour toi ?

- Mes clips sont pour moi un véritable enchantement, une espèce de miroir. La vie de tous les jours m’ennuie, me fait même un peu peur. L’imaginaire est essentiel pour sortir de cette morosité, et c’est là que les vidéos jouent un rôle important.

Tu viens de dire que la vie de tous les jours t’effraie. Comment vis-tu ?

- Chez moi. Dans une prison dorée… J’ai de plus en plus de difficultés à me promener dans la rue. Je déteste aller au restaurant, sortir le soir, mais en même temps je ne pourrais pas un seul instant envisager d’aller vivre à la campagne. J’ai besoin d’être au centre de tout ce qui se passe. Au même titre, je n’aime pas les vacances. J’ai toujours peur de rater quelque chose quand je pars. Mais il ne fait pas pour autant en déduire que je suis la fée du foyer ! Je ne sais pas faire la cuisine, par exemple ! Si j’aime tant ma maison, c’est peut-être parce que j’y habite avec mes deux amours…

Deux amours ? Raconte !

- Non, non, je n’ai pas d’enfants cachés, ni de maris secrets ! J’ai deux singes, des sapajous capucins ! La mère s’appelle E.T. et le bébé, qui n’a que cinq mois, s’appelle Léon. Ils vivent dans une grande cage et le soir, avant de me coucher, je les installe dans un couffin. C’est probablement à cause d’eux que je n’aime pas trop m’absenter de chez moi, ça me culpabilise de les laisser seuls ! A part mes singes, j’aime les fringues. J’adore marier les couleurs. Je ne fais pourtant aucune folie par rapport à l’argent, sans doute à cause de l’éducation que j’ai reçue. Acheter une paire de chaussures reste encore pour moi un instant magique. Je déteste le gaspillage, et puis surtout j’ai peur d’être blasée par le fric !

Au début de notre conversation, tu disais qu’après avoir pris la décision de changer de carrière, en abandonnant ton envie de consacrer ta vie à l’équitation, tu avais suivi des cours d’art dramatique. En regardant tes clips, on s’aperçoit tout de suite que tu es parfaitement à l’aise devant les caméras. Tu n’es pas tentée par le cinéma ?

- Ce n’est pas que je sois pas tentée par le cinéma, mais en fait, il y a un seul film que j’aurais aimé tourner, c’est « La Fille de Ryan », le seul et unique rôle dont j’aurais rêvé. C’était, je trouve, le film le plus extraordinaire qui soit. Malheureusement, il est déjà fait… De toute façon, on verra bien ce que l’avenir me réserve.

Quels sont les défauts et les qualités que tu apprécies le plus chez quelqu’un ?

- (Mylène réfléchit longuement avant de se confier) En ce qui concerne les qualités, ça me semble évident : droiture et intégrité. Mais revanche pour les défauts, c’est un peu plus complexe. Bien entendu le mensonge et la malhonnêteté me font horreur. Mais je crois quand même que ce qui me gène le plus, c’est de me trouver devant quelqu’un dont j’ai l’impression qu’il n’a pas d’âme, si vous voyez ce que je veux dire. Le creux, l’inconsistance.

Revenons-en un peu à la musique. Dis-nous M ylène ce que tu aimes écouter quand tu es tranquillement chez toi -dans ta prison dorée, si tu préfères !

- J’écoute beaucoup de musique classique, et j’adore les bandes originales des musiques de films. On en revient une fois de plus, je crois, à l’imaginaire. Mais il y a également des chanteurs que j’apprécie beaucoup et dont je ne me lasse pas. Renaud, Kate Bush, Serge Gainsbourg par exemple, ou encore Jacques Dutronc. En ce qui le concerne, j’avoue avoir une petite préférence pour le Dutronc d’hier, par rapport au Dutronc d’aujourd’hui…

Peut-on savoir quels sont tes projets pour les mois qui suivent ?

- Pour l’instant, je suis en pleine promotion et cela m’occupe à temps plein. D’autant plus que l’album « Ainsi Soit Je… » a reçu un accueil formidable, ce qui me fait un énorme plaisir. Donc pas de vacances ! Mais cela ne me prive guère, comme je vous l’ai déjà dit. Pourtant, j’aimerais quand même voyager pour découvrir certains pays. L’Inde par exemple, particulièrement, j’adorerais y aller un jour. On verra plus tard ! Aujourd’hui, tout va bien comme ça. Je suis ainsi faite que je préfère travailler plutôt que me reposer, alors je suis comblée. Je suis d’un naturel optimiste, j’ai confiance.

Publié dans Mylène en INTERVIEW | Pas de Commentaire »

Mylène dans ICI PARIS

Posté par francesca7 le 16 juin 2013

un forum : http://devantsoi.forumgratuit.org/

 

Interview de Mylène – date de PARUTION dans ICI PARIS 13 AVRIL 1988

article intitulé : La prison dorée de Mylène Farmer – Entretien avec Françoise COUSTEAU

Mylène dans  ICI PARIS dans Mylène en INTERVIEW myl7n-221x300

A propos de sa façon d’envisager les clips :

- Vous savez, la vie de tous les jours m’ennuie. Elle me fait même peur. L’imaginaire joue un rôle essentiel dans mon existence. A travers les clips, je me retrouve comme par enchantement dans une espèce de miroir.

A propos de son amour pour les animaux, plus particulièrement les chevaux :

- Quand j’avais douze ou treize ans, je ne rêvais que d’équitation et de chevaux. Je montais énormément, voulant en faire mon métier. J’ai passé plusieurs concours, mais le gros obstacle, le seul que je n’ai jamais réussi, fut le côté pédagogique de la chose. C’était trop loin de moi. C’est pour ça que j’ai changé de direction.

A propos de son nouvel appartement et de ses petits singes :

- En fait, mon appartement c’est un peu ma prison dorée. J’éprouve de plus en plus de difficultés à me promener dans la rue. Je déteste sortir le soir, aller au restaurant. Mais en même temps, je n’ai jamais envisagé de vivre ailleurs qu’à Paris. J’ai besoin d’être au centre de l’action. Et puis surtout, chez moi j’ai mes deux grands amours : mes deux singes. Ce sont des sapajous capucins. La mère, E.T., a cinq ans ; le bébé, qui s’appelle plus prosaïquement Léon, n’a que cinq mois. Vous ne pouvez pas savoir la tendresse que nous partageons ! C’est fabuleux. Je pense même que c’est à cause de E.T. et de Léon que je n’aime pas les vacances. Je culpabiliserais trop à l’idée de les confier à une tierce personne. Quant à les emmener avec moi, ça pose souvent des problèmes insurmontables.

Publié dans Mylène en INTERVIEW | Pas de Commentaire »

Stéphane Célérier et Mylène Farmer

Posté par francesca7 le 15 juin 2013

 un forum : http://devantsoi.forumgratuit.org/ 

Stéphane Célérier et Mylène Farmer dans Mylène et L'ENTOURAGE cellerier-300x133

 

Stéphane Célérier est un distributeur de film de cinéma français. Il dirige le distributeur de film français Mars Distribution, qui a notamment diffusé 8 Femmes et Mon idole.

par Christophe Carrière (L’Express)

Alors comme ça, L’Express serait un journal docile ? Si, si, je l’ai lu. Ici, dans un article de Rue89, à travers les propos d’un journaliste offusqué de ne pas avoir été invité à une projection de presse de La Vérité si je mens 3 : « Ils [distributeur, attaché de presse, etc.] ont décidé de le montrer [le film] à quelques journaux dociles. » Or, à L’Express, nous avons vu La Vérité si je mens 3 à une projection de presse. Donc, nous sommes dociles.

Bon, soyons sérieux. Certes, la comédie de Thomas Gilou a été montrée, comme on dit, à la carte. Comprendre : le distributeur, Stéphane Célérier, de Mars Films, a décidé de choisir les journalistes à inviter. Il ne s’en cache pas. Il me l’a même dit les yeux dans les yeux. Ben oui, parce que quand, arrivé début janvier, je n’ai rien vu venir dans mes boîtes aux lettres, mail et vocale, j’ai un peu pris les devants et me suis fendu d’un rendez-vous avec ledit Stéphane Célérier.

Qui m’a expliqué ce qu’on peut lire ici ou là : quand on signe un chèque de 11 millions d’euros pour acquérir un long-métrage attendu par des millions de spectateurs, on fait en sorte de ne pas se mettre de bâtons dans les roues –c’est nous, les bâtons, oui. Ce à quoi je lui ai répondu ce que mes collègues ont dit, toujours ici ou là : cacher un film si attendu, c’est tout bonnement bloquer l’info. Je vous passe le détail des argumentations (qu’on retrouve en synthèse encore et toujours ici et là, oui), il a fini par me lâcher une date de projection. A laquelle je pouvais me rendre avec Eric Libiot. Et c’est là que je ris, quand je lis « journaux dociles ».

Parce que le Libiot, dans le genre incorruptible mal léché, il se pose là. D’ailleurs, à l’idée qu’il vienne voir le film (condition sine qua non posée par mes soins), il était effrayé le Stéphane Célérier. Parce qu’il savait bien, justement, que si le rédac’ chef n’aimait pas, le film se prendrait une méchante claque derrière les oreilles.

Et puis finalement, il a mollement aimé. Et il l’a écrit ici. Une notule, cela s’appelle. Quant à moi, j’ai trouvé ça honnête sans plus. Je l’ai également écrit là.

Beaucoup moins mous ont été nos collègues écartés, bafoués, muselés. D’un coup, l’étendard intègre élevé, ils ont crié au scandale, dénoncé la promotion télé systématique, le matraquage publicitaire incessant. Il y en a même un, journaliste depuis vingt ans pourtant, qui a dit ici même (sur lexpress.fr, donc) que Hollywoo, comédie sortie à la fin de l’année dernière dans les mêmes conditions, était « le premier signe de cette dérive inquiétante ».

Journaliste depuis vingt ans, dit-il ? Mais où ? A la rédaction des Bisounours ? Au quotidien de Oui-Oui ? Voilà plus de dix ans que moult gros films sont dissimulés à la presse. Et je ne parle pas des Belmondo-Delon-De Funès qui, eux, n’ont jamais fait une projection de presse de leurs films, sinon pour les animateurs de plateau télé qui les recevaient. C’est injuste, mais ce n’est pas nouveau.

11-114x150 dans Mylène et L'ENTOURAGEEt si on dénonce les dérives, alors allons-y carrément ! On arrête d’aller aux junkets sur les tournages, organisés par des tour-operator de la communication –je l’ai fait une fois dans ma vie, sur le tournage de Cheval de guerre de Steven Spielberg, et je l’ai raconté là. Et puis on arrête d’accepter des interviews en table ronde, où on se retrouve de cinq à dix journalistes à interviewer la même personne pendant 30 minutes (je vous laisse calculer le temps de parole de chacun pour poser sa question…). Et puis on refuse d’aller voir un montage promo de vingt minutes d’un blockbuster pour ensuite rencontrer le metteur en scène et peut-être ses comédiens principaux (en table ronde, souvent).

Le jour où toutes ces bonnes résolutions seront prises, les distributeurs seront sans doute moins arrogants et reconsidéreront alors notre profession, celle de journaliste et non pas de faire-valoir marketing.

Adaptation cinématographique

  • rheinsL’Ombre des autres sera porté à l’écran par Bruno Aveillan, avec Mylène Farmer dans le rôle principal. Le film sera produit par la société de Natalie Rheims créée après la mort de Claude Berry et Stéphane Célérier de Mars Films.
  • Le tournage commencera au deuxième semestre 2011, selon les dires de Nathalie Rheims.

Dans le monde du spiritisme et de la magie commence une étrange histoire d’amour. Survivra-t-elle à la menace des Autres ?

Fin du XIXe siècle. Le vieux monde disparaît, emporté par les progrès fulgurants des sciences et des techniques. Une ère de promesses et d’incertitude s’ouvre. Les valeurs, les croyances sont réinventées, dans une quête de plus en plus intense. Au rationalisme se mêle un engouement pour le paranormal, pour l’exploration de l’esprit humain et le dialogue avec l’au-delà. Tess est une jeune chercheuse en médecine à la Salpêtrière, auprès du professeur Charcot. Une lettre va l’arracher à son univers familier et l’entraîner dans un tourbillon où toutes ses certitudes seront bouleversées : son oncle, Émile, lui demande de le rejoindre dans le Nord de l’Angleterre, pour s’occuper de sa tante, Blanche, atteinte de troubles étranges. Mais ses connaissances scientifiques se révèlent bientôt insuffisantes. Les phénomènes inexplicables se multiplient. Autour du manoir, dans l’ombre, des groupes spirites et religieux tissent leur toile, où Tess pourrait bien se retrouver prisonnière. Pourquoi s’intéressent-ils tant à elle ? Et pourquoi, finalement, Émile l’a-t-il fait venir ? Lui a-t-il dit toute la vérité ? C’est ce que le lecteur, en même temps qu’elle, et gagné par le même envoûtement, découvrira peu à peu, au fil de ce roman initiatique. Il l’emmènera aux confins de la vie et de la mort, où attendent les Autres. L’amour est au bout. Mais que peut-on savoir de leur amour ? En lui se tient peut-être le secret ultime, la dernière étape de la traversée des apparences.

 Stéphane Levallois a créé le story-board du « Farmer Project 

Publié dans Mylène et L'ENTOURAGE | Pas de Commentaire »

Sophie Tellier et Mylène Farmer

Posté par francesca7 le 15 juin 2013


 

Sophie Tellier et Mylène Farmer dans Mylène et L'ENTOURAGE tellier-sSophie Tellier est une actrice française.

Après un parcours de danseuse, notamment chez Roland Petit et Redha, Sophie Tellier se forme à l’art dramatique avec Jack Waltzer et Redjep Mitrovitsa, et au chant lyrique avec Jorge de Léon.

  • Danseuse et chorégraphe de Mylène Farmer de 86 à 92 pour la TV ,le Palais des sports, et Bercy (elle incarne aussi sa rivale vénéneuse dans 3 vidéos clips de Laurent Boutonnat) Mais aussi de plusieurs comédies musicales dont Piaf, je t’aime au théâtre du Gymnase Marie Bell,Crime of Passion de Pierre Philippe et Astor Piazzolla, mise en scène de Vincent Vittoz au festival d’Edimbourg 2001. En 2010, pour Le gros,la vache et le mainate de Pierre Guillois au théâtre du Peuple, et pour Mike de Gadi Inbar mise en scène de Thomas Le Douarec au Comédia.
  • Chorégraphie pour L’opéra :

Avec le metteur en scène Philippe Calvario L’amour des 3 oranges de Prokoviev au festival d’Aix en Provence , Angels in America de Tony Kushner et Peter Oetvos au Châtelet, Iphigénie en Tauride de Glück à l’Opéra de Hambourg. Avec le metteur en scène Frédéric Bélier-Garcia : La Traviata de Verdi aux Chorégies d’Orange et au festival de Baalbeck.

  • Comédienne et chanteuse, elle incarne l’horloge dans Émilie jolie de Philippe Chatel et Tiger Lily dans Peter Pan, mise en scène d’Alain Marcel au Casino de Paris, Carla dans Nine aux Folies Bergère, mise en scène de Saverio Marconi.
  • Jérôme Savary la choisit pour incarner l’Amour dans Y’a d’la joie et d’l'amour et Guadalena dans La Périchole d’Offenbach au théâtre national de Chaillot puis à l’Opéra Comique.
  • En 2004, elle chante Linetta dans L’Amour des trois oranges de Prokoviev
  • Au théâtre de l’Œuvre, elle incarne Camille Claudel dans Camille C. de Jonathan Kerr, mise en scène de Jean-Luc Moreau (metteur en scène), spectacle musical qui reçoit le Molière de L’inattendu 2005 (5 nominations).
  • Collaboration artistique :

En 2007, pour les « Opéras en plein air », elle est la collaboratrice de Julia Migenes pour sa première mise en scène Le Barbier de Séville, puis en 2008 celle de Julie Depardieu et Stephan Druet pour Les Contes d’Hoffmann de Jacques Offenbach.

Dans Pouvu qu’elles soient douces : 18 Août 1757, un détachement de l’armée de sa gracieuse Majesté George II, commandé par le courageux Capitaine Alec Parker, débarque aux Pays-Bas et entre en Prusse. Il vole au secours de Frédéric II qui est assiégé par la coalition Franco-Austro-Russe.
Hélas pour eux, ce jour là, ils foulent le territoire ennemi puisqu’au passage, deux fantassins ont ramassé une jeune femme française blessée, qu’ils croyaient morte et qui éveille l’intérêt particulier du capitaine. Celui-ci devrait se préoccuper davantage de l’évacuation de son régiment en terre ennemie (la France en l’occurrence) plutôt que de rêvasser sur cette inconnue qui paraît si douce, si douce.

 farmer1 dans Mylène et L'ENTOURAGE

Voici l’interview qu’a accordé Sophie Tellier au magazine Platine en février 1997. Elle évoque ses tournages sous la direction de Laurent Boutonnat. La chorégraphe de Mylène Farmer mène la danse…

    Sophie Tellier s’occupe de la coordination des chorégraphies pour Mylène Farmer de 1986 à 1991. Elle recrute les danseurs et danseuses, leur apprend les mouvements, les enchaînements et veille à leur bonne synchronisation. Elle sera également chargée du casting des danseurs pour le concert de 1989. On peut d’ailleurs la voir dans les  chorégraphies lors des promotions de Tristana (1987), Pourvu Qu’elles Soient Douces (1988) et Sans Logique (1989). Ensuite, on la reverra dans les danseuses lors de la promotion de Désenchantée en mars 1991 où elle occupe toujours les mêmes taches. Suite à ça, elle décide de se consacrer entièrement à sa propre carrière et part en tournée avec une troupe de théâtre. Christophe Danchaud (qu’elle avait présenté à Mylène Farmer en 1987) assurera la relève pour le travail chorégraphique  auprès de la chanteuse. Il travaillera encore avec elle de longues années, quoique disparaissant de la scène pour les tournées postérieures à 1999..

  Sophie Tellier compte toutefois revenir en 1993 auprès de Mylène et Laurent Boutonnat sur le tournage de Giorgino où on lui a proposé un rôle. Elle passera aussi par Canal Plus en 1994 où elle participera aux sketches d’Antoine DeCaunes. Elle joue encore aujourd’hui plusieurs pièces et comédies musicales à Paris et en Province. Elle est d’ailleurs remonté une nouvelle fois sur scène en septembre 2000 pour une comédie musicale : Du Vent dans les branches de Sasaffras. Elle a aussi joué dans le film de Jean-Pierre Jeunet Le Fabuleux Destin d’Amélie Poulain (Dans la scène où Bretodeau se remémore son enfance avec la petite boîte, il se rappelle aussi des combinaisons de la tante Josette qu’il regarde par un trou caché par une photo… Cette tante Josette, c’est Sophie Tellier).

Elle participe après 2000 à plusieurs pièces de théâtre et comédies musicales comme Piaf, je t’aime (au Théâtre dy Gymnase à Paris), Roberto Zucco (aux bouffes du Nord), elle incarne Camille Claudel en 2005 dans Camille C. (au théâtre de l’oeuvre), puis partage l’échec du Clérambard (de Marcel aymé) conçu par Bigard en 2008.

tellier-300x130

INTERVIEW

Sophie Tellier :     « Après avoir rencontré Mylène au festival du clip de Juan-Les-Pins en 1984, elle m’a rappelé pour travailler sur le corps, le physique et la danse, en séances particulières chez elle. A la suite de ça, Laurent Boutonnat à écrit le clip de Libertine, et m’a proposé de tenir le rôle de la méchante. »

Étiez-vous surprise de sa démarche ? Avant elle, les clips français étaient plutôt simplistes…

    J’étais surprise sans être surprise, parce que Laurent et elle véhiculaient un univers très personnel, que j’adorais. Je suis folle du XVIIIe siècle, je suis très grandes robes, duels, calèches. Depuis que je suis une toute petite fille, la seule chose qui m’intéresse, c’est d’être une marquise ! (rires) Même la danse classique, quand j’étais ballerine, nous amène dans cet univers un peu gothique, les cimetières… C’est intéressant de le remettre au goût du jour, c’était parfaitement assorti aux chansons et chacun des trois tournages fut un bonheur. Mylène m’a donné la chance de jouer des personnages de composition. J’étais toute jeune et je jouait des personnages de quadragénaires. A l’époque, je n’avais pas encore fait de courts-métrages, elle m’a donc vraiment mis le pied à l’étrier. Ca a un peu projeté la lumière sur moi, parce que nous représentions une entité, à nous deux. Moi, j’étais le mal, elle était le bien, on fonctionnait en opposé. 

Étiez-vous très dirigée ?

    En me proposant le rôle, Laurent savait que j’allait en faire des kilos, que j’avais une démesure expressionniste, presque baroque, qui convenait à ce qu’il cherchait. Donc il me laissait une vraie marge de manœuvre. Il tournait souvent que deux prises. A la troisième il disait : « - Je ne coupe pas, fais ce que tu veux. » Alors j’enlevais ma perruque, je délirais…

Comment s’est déroulé le tournage de Tristana, dans le Vercors ?

    C’étais un peu Blanche-Neige et les Soviets, une ambiance de contes de fées qui parlait à mes origines bretonnes. Il y avait tout un début parlé, ce qui était très rare dans les clips, et en russe pour corser le tout ! Une interprète est venue nous faire répéter. J’étais complètement néophyte, contrairement à Mylène qui a un petit peu appris cette langue à l’école. J’ai une photo où je fais du bobsleigh des neiges avec elle, on est méconnaissables sous nos chapkas et nos lunettes… Ils m’ont proposé de passer pendant le montage, et c’était très dur de me découvrir à l’écran. Au moment où on le vit, on ne se rend pas compte de l’impact que ça peut avoir. J’étais aveuglée par mes yeux blancs de sorcière, j’avais les machines qui me tenaient les mains et les bras quand je courais… Au montage, j’étais hyper choquée. Et encore, Laurent l’a édulcoré ! Je ne pense pas qu’il ait gardé les rushes.

Vous vous étiez vue dans le premier clip ?

    Ils ont été assez malins. Par exemple, quand je crache le sang, ils m’interdisaient de ma regarder dans un miroir. On m’a nettoyé entre les deux prises sans que je ne voit rien. Je savais bien que j’étais un personnage féminin un peu extrême mais quand je l’ai vu à l’écran, j’étais très étonnée. Aujourd’hui, quand je retombe par hasard sur une rediffusion, ça me fait rire. Les gens me reconnaissent d’avantage dans la rue parce qu’avec dix ans de plus, je ressemble plus au personnage ! (Rires.)

Collaborer avec Mylène et Laurent devait être quelque chose d’éprouvant,. Quelqu’un de timide aurait été balayé, à côté des exubérances de son manager Bertand LePage… Vous sentiez-vous plus solide qu’une autre fille de votre âge ?

    Je n’ai jamais eu de problèmes avec Mylène et  Laurent, à part quelques non-dits… Bertrand est quelqu’un d’incroyable, il a été à la base de tout. Moi, je ne pouvais pas péter les plombs. Il fallait que je reste à ma place (Bertrand LePage a fait un scandale lors de la reception donnée en honneur de Mylène FARMER à l’école des beaux arts en décembre 1989. Elle s’en sépara quelque jours plus tard. NDCP). Je sentais que Mylène avait confiance en moi, et que je pouvais m’appuyer sur elle en retour. Elle était très introvertie, très parano. Elle avait besoin de travailler avec des pointures qui ne soient pas stars, qui aient bon caractère. J’étais chargée de former les équipes avec qui elle allait bien s’entendre. D’ailleurs, elle a continué à travailler avec tous les gens que je lui ai présentés.

Après Pourvu Qu’elles Soient Douces, on ne vous voit plus dans les clips mais vous réglez les chorégraphies du EN CONCERT 89… (On voit Sophie TELLIER dans le clip de A quoi je sers en 1989 NDLR)

    Oui, j’ai fait le casting des danseurs et des danseuses de Sans Conterfaçon et j’ai participé aux télés jusqu’en 1991. Là; je me suis dit que je devais travailler pour moi, me lancer dans la comédie.

Avez-vous regretté de ne pas être de l’aventure Giorgino ?

    Au début j’avais un rôle. (celui de Marthe, encore une rivale! NDLR.) J’ai été écartée quand ils ont opté pour une distribution internationale. Ca m’a fait un peu de peine et je me suis détachée. J’ai l’impression que Mylène n’a jamais voulu le comprendre. On en a vaguement parlé, mais elle n’a pas dû saisir que c’était important pour moi. Quand j’ai vu le film, j’étais un peu déçue. Les images étaient splendides, mais c’était trop long… Laurent était plus carré dans ses clips, plus efficace. Il est très sûr de ce qu’il veut, il ne fait pas n’importe quoi n’importe comment. Je crois qu’il a fait ce qu’il a voulu. Il voulait un film à la David LEAN, très long, avec des étendues de paysages, la petite calèche qui traverse la neige pendant deux heures…

Propos recueillis le 12 février 1997. 

Platine, n°39, mars 1997, pp.19-20. 

Publié dans Mylène et L'ENTOURAGE | Pas de Commentaire »

Seal et Mylène Farmer

Posté par francesca7 le 15 juin 2013


 

Seal, de son vrai nom Seal Henry Olusegun Olumide Adeola Samuel, est un auteur-compositeur-interprète britannique, né le 19 février 1963 à Londres. Son registre musical est très varié, entre pop, rock, soul ou encore house.

Seal et Mylène Farmer dans Mylène et L'ENTOURAGE seal

 

 

Né à Londres en 1963, d’un père nigérian et d’une mère brésilienne qui l’ont donné à adopter faute de moyens pour l’élever, il entreprend des études d’architecture avant de vivre de petits boulots dans les environs de Londres. Il exerce sa passion pour la musique dans des clubs et des bars avant de rejoindre le groupe Push, dans les années 1980.

C’est au début des années 1990 que le chanteur rencontre ses premiers succès avec Killer, un titre house qu’il interprète pour le groupe Adamski, puis Crazy, un single que l’on pourrait qualifier de soul-pop et qu’il a lui-même composé. Ces deux titres sont inclus dans son album éponyme sorti en 1991.

En 1992, à l’occasion du concert Tribute to Freddie Mercury organisé en souvenir du chanteur de Queen et contre le SIDA au stade mythique de Wembley, Seal interprète la chanson Who Wants To Live Forever, composée par Brian May. Il est alors accompagné par les membres restants du groupe Queen.

Deux ans plus tard, Seal sort un deuxième album, portant à nouveau son nom, qui ne connaîtra le succès qu’avec la sortie du single Kiss From A Rose, intégré dans la bande originale du film Batman Forever.

En 1998, la sortie de Human Being, son troisième album, se solde par un échec public.

En 2003, alors qu’un projet d’album, Togetherland, est abandonné, Seal IV sort dans les bacs. Pour cet opus, Seal collabore de nouveau avec Trevor Horn, qui avait notamment travaillé pour Madonna ou Frankie Goes to Hollywood ainsi que sur les deux premiers albums de Seal. Dans la version de Seal IV destinée à la France, un bonus est ajouté : le titre Les Mots que Seal avait interprété en 2001 en duo avec la chanteuse Mylène Farmer et dont le single s’était vendu à plus de 500 000 copies en France. L’album comporte aussi une nouvelle version du titre house My Vision qu’il avait interprété pour le groupe Jakatta et qui fut numéro un en Angleterre en 2002. La version de l’album est toutefois plus pop que la version originale. De cet album, on retiendra aussi Love’s Divine, disque d’or en France, mais aussi Get it together ou Waiting for you qui connaîtront un meilleur accueil dans d’autres pays.

Quatre ans après Seal IV, le chanteur anglais revient avec l’album System, produit par Stuart Price. Malgré l’échec de l’album, le chanteur projette de sortir une suite[2].

En 2008, Seal enregiste le titre I Wish avec le rappeur américain DMX. L’album Soul, qui reprend des standards de la soul américaine, sort tout juste un an après System, en novembre 2008. En France, l’album est tout de suite un véritable succès, se classant dès sa première semaine n°1 et cela pendant 13 semaines. En avril 2009, plus de 800 000 exemplaires auront été vendus. Le premier single sorti est le titre initialement interprété par Sam Cooke, A change is gonna come, qui avait été utilisé lors de la campagne de Barack Obama à la présidence des États-Unis.

Seal a aussi collaboré à de nombreuses bandes originales de film : Batman Forever, Toys, Family Man, Space Jam, Le Sourire de Mona Lisa… Il a également repris en 2010 la chanson You got me, enregistrée préalablement par Nolwenn Leroy en 2009 sur son album Le Cheshire Cat et moi.

mimi dans Mylène et L'ENTOURAGELes Mots est la première compilation des succès de Mylène Farmer, parue le 26 novembre 2001 (Polydor).

Meilleure vente de l’année 2001 et 2002, elle demeure à ce jour le record de la meilleure vente de compilations en France, avec plus de 1 600 000 ventes.

Cette compilation réunit tous les singles de la chanteuse (exceptés My mum is wrong et On est tous des imbéciles) auxquels s’ajoutent 3 inédits (Les Mots en duo avec Seal, C’est une belle journée et Pardonne-moi) ainsi que 2 faces B jusque-là inédites sur un album (La veuve noire et Effets Secondaires).

Publié dans Mylène et L'ENTOURAGE | Pas de Commentaire »

Les clips de mylène

Posté par francesca7 le 13 juin 2013

 

 Les clips de mylène dans Mylène et mes BLABLAS mimi4-222x300

Clips

Sur les 39 clips de Mylène Farmer…
– 51,3 % sont réalisés par Laurent Boutonnat
– 12,8 % sont réalisés par François Hanss
– 10,3 % sont réalisés par Marcus Niespel
– 53,8 % sont scénarisés
– 12,8 % sont réalisés en noir & blanc ou en sépia
– 25,6% sont des clips live, et parmi eux, 30 % incluent des images studio ou extérieures
– 23,1 % durent plus de 6 minutes, et 66,7 % de ceux-ci sont réalisés par Laurent Boutonnat
– la mort est présente dans 41,1% d’entre eux
– le sexe est présent dans 23,1 % d’entre eux
– l’amour est présent dans 28,2 % d’entre eux
– la religion est présente dans 20,5 % d’entre eux, et 62,5 % de ceux-ci sont réalisés par Laurent Boutonnat

 

Publié dans Mylène et mes BLABLAS | Pas de Commentaire »

Mylène Farmer, on fait le Tour

Posté par francesca7 le 13 juin 2013

Mylenium Tour (2000)

Description du live :

Mylène Farmer est de retour sur scène et, une fois de plus, la chanteuse a mis le paquet pour impressionner son public et lui offrir un show hors du commun : décor pharaonique, effets spéciaux, chorégraphies réglées au millimètre près…

 La scène est dissimulée sous une grande toile blanche. Le public est au comble de l’excitation. Soudain, la toile s’éclaire de bleu et Mylènium, morceau instrumental à l’ambiance tribale résonne dans la salle. L’enthousiasme du public frôle l’hystérie lorsque tombe enfin le décor. Trônant au milieu de la scène, une immense statue de 17 m de haut inspirée d’un tableau de Giger (le créateur d’Alien), hybride de Bouddha et de sphinx, monopolise tous les regards…

Soudain, la lumière s’intensifie, de la fumée apparaît et la tête de la statue s’ouvre en deux laissant apparaître l’ombre de Mylène. Lentement, majestueusement, la chanteuse vole, loin au dessus de la scène tandis que la main articulée de la statue s’élève pour recueillir la star. Tout est fluide et époustouflant, les effets de lumière rendant le spectacle impressionnant. Le public n’en croit pas ses yeux.

Mylène Farmer, on fait le Tour dans Mylène et BIOGRAPHIES mimi3-296x300

 

 Puis l’orage éclate et Mylène attaque alors le premier titre L’amour naissant. Elle descend de la main et s’approche du public en dépliant ses bras à chaque refrain. Mylène est belle, le public enthousiaste… Une photo est prise et illustrera la pochette de ce tour.

 La musique de L’âme-stram-gram débute et on voit Mylène accroupie autour d’une dizaine de danseurs. Elle entame alors sa chanson, chorégraphie à l’appui. Tout est merveilleusement bien synchronisé. Puis la star dialogue un peu avec le public et demande ensuite de chanter le refrain avec elle, chose qu’il fera en chœur.

 Dans la salle résonne « It’s beyond my control » puis la musique débute. Mylène demande alors à ses fans de taper dans leurs mains pour l’accompagner. Elle nous offre pour la première fois une version live de ce titre. Mylène est rayonnante.

 Puis la scène se plonge dans le noir. La mélodie de Rêver s’étend dans la salle et la star, seule sur le côté entame sa chanson, la voix nouée. Elle demande ensuite au public de reprendre ce titre. Mylène ne chante plus et écoute, les larmes aux yeux, le public chantant en harmonie son refrain. Il se dégage une telle émotion que Mylène ne peut parler. Elle fredonne quelques mots et remercie le public…

 Puis Mylène nous offre Il n’y a pas d’ailleurs. Seule, debout dans la main de la statue, elle interprète cette chanson pour la première fois en concert. Son interprétation est bouleversante. Entourée de ses deux choristes, elle termine sa chanson, descend de la main et quitte la scène. Puis l’obscurité se fait à nouveau.

 Au milieu de la scène, vue de dos et lumière intense, la chanteuse dont on ne devine que les formes, reprend ensuite un titre quasi inédit de son répertoire : Mylene is calling (face B de « Je t’aime mélancolie« ). « Allo oui c’est moi tu n’es pas là… ». Ce clin d’œil à ses fans est en fait une habile transition au prochain tube de la star…

 Les premières notes d’Optimistique-moi résonnent dans la salle. Tous de noir pailleté vêtus, Mylène et ses danseurs entament une chorégraphie dont la synchronisation et la rapidité ne peuvent que rendre admiratifs les plus sceptiques. Puis la chanteuse demande au public en délire de reprendre le refrain avec elle.

 Un medley de ses premiers succés sont enchaînés à une cadence incroyable. Pour l’occasion, Mylène ressort le « club remix » de Pourvu qu’elles soient douces. Accompagnée de ses danseurs, la chanteuse nous offre une chorégraphie digne des plus grandes. La star chante Maman a tort dont le public aime à reprendre les paroles enfantines, effets pyrotechniques et feux d’artifice à l’appui. Elle enchaîne ensuite Libertine puis Sans contrefaçon puis l’obscurité se fait à nouveau.

myl7ne-1987-05-c-243x300 dans Mylène et mes BLABLAS

 Seule dans le coin droit de la scène, Mylène chante Regrets en solo. Cette interprétation sans Jean-Louis Murat est bouleversante et la salle, conquise, suit des yeux la main de la statue dans laquelle brûle un feu de Bengale rouge et lumineux. Puis la flamme s’éteint et Mylène termine sa chanson, petites larmes aux yeux.

 Quand Désenchantée commence ensuite, l’ensemble de la salle se déchaîne. La version est très techno et les danseurs, attachés au sol, se penchent presque à l’horizontale, de gauche à droite. Entourée de ses deux choristes, la chanteuse nous offre des jeux de main pour chorégraphie et le public, endiablé, saute dans tous les sens. C’est l’euphorie !

 Dans la salle résonne un bruit de porte, puis des pas. Le rire de Mylène s’étend et la musique de Méfie-toi débute. Vêtus de blanc et manteau noir, la star et ses danseurs sortent du corps de la statue. Ils entament alors une chorégraphie et Mylène chante le refrain. Le titre terminé, la chanteuse se débarrasse de son manteau et s’assoie sur les marches.

 Deux doigts dans la bouche, le coup de siffler fait démarrer Dessine-moi un mouton, clin d’œil au Petit Prince de St Exupéry. Une balançoire descend du ciel et la salle est inondée de confettis d’argent… Mylène retrouve son âme d’enfant et les danseurs autour d’elle jouent à saute mouton. Elle en profite pour présenter son petit monde au public. Magnifique !

 Puis la star, entourée de ses deux choristes, nous offre une version acoustique de son tube California. Bien que celle-ci soit magnifique, on regrette une version plus énergique comme dans le tour 96. Puis Mylène quitte la scène et la salle est plongée dans le noir.

 La chanteuse revient en longue robe blanche nous interpréter en version accoustique Pas le temps de vivre, un hommage à son frère. Mylène pleure, les flammes scintillent un peu partout dans la salle. L’émotion est telle que la star ne peut terminer le refrain. C’est le public, en harmonie, qui le finira. La chanteuse demande ensuite à un fan de monter avec elle sur scène. Le chanceux ! L’émotion est à son comble quand celui-ci tombe à ses genoux et que Mylène, les larmes aux yeux, l’aide à se relever. Elle remercie alors le public pour ces moments si intenses…

 Après un court instant d’obscurité, la statue s’éclaire de rouge sang. La chanteuse, vêtue d’une longue robe rouge, revient alors interpréter Je te rends ton amour. Sur la scène, de la fumée apparaît et la star est soulevée vers le ciel. Là, immobile, elle termine son titre… Epoustouflant !

 Suivra ensuite Souviens-toi du jour. Mylène attaque l’intro (« Quand le vent a tout dispersé… »). Le public tape dans ses mains pour accompagner la chanteuse. Chorégraphie à l’appui, elle nous offre une version live magnifique de ce titre. Elle demande alors au public de reprendre le refrain deux fois avec elle avant de quitter la scène.

 Des notes de piano, se font entendre et la chanteuse vient interpréter un second titre inédit magnifique : Dernier sourire (face B de « Sans logique« ). Son interprétation est bouleversante. La voix nouée, et très émue, elle chante ce titre mélancolique, accompagnée par le public. Le 2e couplet terminé, on entend dans la salle un fan hurler « Mylène on t’aime ! ». La star répondra alors « Moi aussi ! ». Le public frôle l’hystérie. Cette chanson est très riche en émotions. Elle remercie le public.

 Puis Innamoramento débute. Mylène chante merveilleusement bien ce titre éponyme de son dernier album. Les sonorités aiguës de ce titre rendent son interprétation magnifique. La star, ne voulant pas quitter la scène, demande au public de reprendre 4 fois le refrain avec elle avant de disparaître dans la main de la statue. Mylènium résonne à nouveau dans la salle. Puis le rideau tombe : C’est la fin ! Deux heures viennent de s’écouler à une vitesse foudroyante. Personne n’en revient !

Publié dans Mylène et BIOGRAPHIES, Mylène et mes BLABLAS | Pas de Commentaire »

Clip : « Dégénération »

Posté par francesca7 le 9 juin 2013

 le retour de Mylène Farmer

Mylène Farmer rime également avec la Spiritualité vor ICI : http://devantsoi.forumgratuit.org/

 

Clip :

Mylène Farmer est de retour. Son single [musique:277894 "Dégénération"] n’a peut-être pas connu l’accueil critique et public escompté, mais la machine est en marche pour la sortie de son nouvel album « Point de suture ». Trois semaines après la mise en vente du single digital – qui s’est classé directement numéro un des ventes – voici le clip de [musique:277894 "Dégénération"].

On y découvre une Mylène Farmer attachée sur une table d’opération dans un hôpital apparemment militaire. D’abord endormie, elle se réveille (peut-être d’un « sexy coma »…?) et diffuse des ondes dans la pièce qui poussent toutes les personnes présentes à se lancer dans ce qui ressemble bien à une orgie !

Le clip est extrêmement bien réalisé, se passe entièrement au ralenti, et devrait donner un petit coup de pouce aux ventes du titre digital, qui ont très sensiblement chuté depuis sa sortie.

Ozap.com vous propose de découvrir ce clip et de partager votre avis – et vos interprétations – sur ce dernier chapitre en date dans la carrière de Mylène Farmer.

Article de juillet 2008 issu du site http://www.ozap.com/personnalite/mylene-farmer_e56/actualites/3

Publié dans Mylène dans la PRESSE | Pas de Commentaire »

Mylène Farmer en Une du mensuel « Têtu »

Posté par francesca7 le 9 juin 2013

 

Mylène Farmer rime également avec la Spiritualité vor ICI : http://devantsoi.forumgratuit.org/

 

C’est un énorme coup que le mensuel Têtu vient de réaliser pour son numéro de septembre qui paraîtra en kiosques le 20 août 2008 prochain. Le magazine gay a en effet décroché en exclusivité l’unique interview de Mylène Farmer à l’occasion de la sortie de son nouvel album, Point de suture, qui paraîtra le 26 août 2008 (dès le 20 août en digital).

Très rare dans les médias, la star française ne donnera que cette unique interview pour promouvoir son nouveau disque. Elle a également accepté de participer à une séance photos inédite pour le magazine où elle campe le rôle d’un homme avec ce titre : « Si j’étais un homme, j’aimerais être terriblement sexy ». Dans un look androgyne, la chanteuse apparait même en slip rose et blouson de cuir (!). Titre de Une : « Les gays et moi », Mylène Farmer étant considérée comme une « icône homosexuelle » en France. Les pages du magazine sont disponibles sur des sites de fans de la chanteuse.

http://www.ozap.com/actu/mylene-farmer-mensuel-tetu-photos/155806

Mylène Farmer en Une du mensuel

 

Publié dans Mylène dans la PRESSE | Pas de Commentaire »

Une Mylène qui cartonne

Posté par francesca7 le 9 juin 2013

 

Mylène Farmer rime également avec la Spiritualité vor ICI : http://devantsoi.forumgratuit.org/ 

 

Info Ozap.com. C’est la rentrée, et ça se voit. Cette semaine, les classements des meilleures ventes de disques en France recèlent de belles surprises : un record de ventes annuel pour un single, une très belle entrée d’un gagnant de la Star Ac (ça devenait rare) et du mouvement dans les charts digitaux. Les deux gagnants de la semaine sont incontestés : Mylène Farmer et Quentin Mosimann.

Une Mylène qui cartonne dans Mylène dans la PRESSE fanmariegabrielle2

Mylène inattendue

La plus grosse surprise arrive en tête du classement des meilleures ventes de singles. Mylène Farmer débarque directement en première place avec [musique:280720 "Dégénération"] (Polydor), enfin disponible en single physique. Le titre s’est littéralement arraché, affichant des ventes en première semaine de 27..401 exemplaires. Il s’agit purement et simplement du meilleur score enregistré par un single cette année, devant William Baldé et son [musique:276858 "Rayon de soleil"] (Warner). Celui-ci glisse d’ailleurs en deuxième position, avec des ventes tout à fait respectables de 18..115 exemplaires, en chute de 7%.

Côté entrées, le groupe September s’en sort plutôt bien avec son hit dance « Cry For You » (Absolute Sound). Le single entre en sixième position avec 5..861 exemplaires vendus, des ventes réservées ces derniers mois aux numéros un ou deux, et non aux derniers du top 10. Marc Antoine ne s’en tire pas trop mal non plus avec son deuxième single [musique:280056 "Comme il se doit"] (Hostile), dixième avec 4..118 ventes. Dernière entrée du top 20, Léa Castel s’offre la 17ème place avec [musique:281258 "Pressée de vivre"] (ULM), qui a séduit 2..167 acheteurs.

Très bon démarrage pour Quentin Mosimann

Après les échecs de Magalie Vaé et de Cyril Cinélu, Mathieu Edward, finaliste de Star Academy 7, avait inversé la tendance en juillet dernier. Mais Quentin Mosimann enfonce le clou et confirme que la Star Academy peut encore donner leur chance à des vendeurs de disques. Son premier album [musique:280012 "Duel"] (Mercury) débarque directement en deuxième position avec 11..180 ventes, soit près du double des ventes de première semaine de Mathieu, qui avait séduit 5..694 acheteurs en première semaine. Quentin réalise ainsi le meilleur démarrage d’un artiste issu de la Star Ac depuis Grégory Lemarchal en 2004.

Et Quentin aurait presque pu décrocher la pole position. « Duel » n’est qu’à quelques centaines de ventes de Coldplay, qui maintient cependant sa domination sur les ventes d’albums en France. [musique:277444 "Viva La Vida or Death and All His Friends"] (EMI) totalise 11..917 ventes. A noter enfin la belle entrée de Roch Voisine, troisième avec « Americana » (RCA). Son album de reprises de classiques américains a séduit 9..912 acheteurs en première semaine.

Mylène également en tête du digital

Du côté des téléchargements de titres digitaux, c’est le groupe Madcon qui s’offre la première place du classement. Avec 3..061 ventes, Madcon gagne une place avec « Beggin » (Jive Epic), et détrône le numéro un de la semaine dernière. Katy Perry perd une place avec [musique:281256 "I Kissed a Girl"] (Capitol), qui affiche 2..848 ventes (-2%). On notera l’entrée de Discobitch en quatrième position avec « C’est beau la bourgeoisie » (SonyBMG, 1..777 ventes), mais surtout la remontée spectaculaire de Mylène Farmer. La mise en vente digitale, une semaine avant la sortie physique, de son album [musique:281096 "Point de suture"] (Polydor) booste le premier single [musique:280720 "Dégénération"], qui gagne 35 places et se retrouve dixième avec 1..450 ventes, en hausse de 190%.

Côté albums, c’est aussi Mylène Farmer qui fait les gros titres. Son album [musique:281096 "Point de suture"] débarque directement en tête des charts digitaux avec 5..121 ventes. On est proche du meilleur score de l’année, mais Coldplay a fait mieux, avec 5..756 ventes en première semaine. La bonne forme de Mylène fait de l’ombre à Quentin Mosimann, qui se contente là-aussi de la deuxième position avec [musique:280012 "Duel"]. L’album affiche 706 téléchargements, et devance justement Coldplay.

Publié dans Mylène dans la PRESSE | Pas de Commentaire »

12
 

linergeek |
give to eat by eating |
ecouteconseil |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | Hé ! lecteurs à Saint Marti...
| parlons-en!
| Je me SOUVIENS...