INNAMORAMENTO : sauvons-nous nous-mêmes !

Posté par francesca7 le 19 mai 2013


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INNAMORAMENTO : sauvons-nous nous-mêmes ! dans Mylène AU FIL DES MOTS 13La chanson Innamoramento se trouve au centre de l’album et constitue sans doute l’une des chansons les plus réussies de Mylène. Comme précisé plus haut, le texte fait directement référence à l’œuvre de Francesco Alberoni , Le choc amoureux, édité en 1979. Innamoramento e amore met en regard les similitudes entre les mouvements sociaux et les coups de foudre entre deux êtres.

Alberino réfute aussi l’idée que l’amour serait un repli sur la sphère privée ; les mouvements sociaux sont si propices à tomber amoureux ! En effet, comme les mouvements révolutionnaires, l’amour est une force de transformation de la vie quotidienne, de renouveau, de renaissance, de résurrection qui nous sauve du désespoir et de la solitude. Il est donc bien ridicule que certains partis qui se croient révolutionnaires prétendent exclure l’amour de leurs rangs, sous prétexte qu’il soit égoïste et incontrôlable. Alberoni prône au contraire une nouvelle alliance entre l’amour et la révolution, qui nous permettrait de redevenir libres ensemble, de briser nos liens et notre isolement ; cet amour impliquerait un combat sérieux contre les risques de l’institutionnalisation – fin de l’histoire d’amour ou du soulèvement populaire – en vue de continuer l’aventure collective, de continuer à nous aimer et de refaire le monde, bref de continuer à aimer la vie.

Voici donc en substance les grandes thématiques du livre du psychosociologue italien. Mylène reprend tous les ingrédients du livre pour en faire une magnifique chanson. Le thème de la renaissance, du renouveau sera au centre du texte… On retrouve ici la « porte-entrouverte » de la cage de Parisotto Vay sans aucun doute .. Le refrain est un véritable résumé du Choc amoureux d’Alberoni  , avec mises en avant, toutes les interrogations que suscite un nouvel amour : « J’n’ai pas chois de l’être – Mais c’est là, l’innamoramento » – L’amour la mort, peut-être… Autre référence, moins évidente celle-là, celle qui lie le texte au poème de Pierre Reverdy La Vitre au cœur, extrait du recueil Source du vent (1929). Quand le poète écrit « A travers les brouillards épais – Les buissons déchirants de l’hiver – Et les angles durs des solitudes », Mylène réinvente : « Toi qui n’as pas cru ma solitude – Ignorant ses cris, ses angles durs ».

 

            issu du livre de Benoît CACHIN sorti en octobre 2012. Aux éditions Gründ. Page 117/220

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