Mylène laisse le vent emporter tout

Posté par francesca7 le 2 mai 2013

 

Mylène laisse le vent emporter tout dans Mylène AU FIL DES MOTS emporter-toutLaisse le vent emporter tout est certainement l’un des plus beaux textes de Mylène. Une chanson acoustique qui clôt magnifiquement l’album Anamophosée. Il s’agit d’un titre mélancolique sur la mort subie et qui doit finalement être acceptée ; « Et tous ces mots qu’on a dits / Mots qu’on a fuis / Où sont-ils allés / Rester comme ça attaché / Ne peut rien change / Alors va ». Et pour cause, lors de son concert du 6 juin 1996 à Bruxelles, voici ce que Mylène indique avant d’entamer la chanson :

 « Je voudrais dédier cette chanson à tous ceux qui nous manquent ; lorsque j’ai écrit cette chanson, j’ai pensé  mon papa qui a disparu et qui me manque beaucoup. Et j’avais ces deux choix ; le choix de laisser partir cette personne en pensant qu’elle est heureuse ou le choix de la retenir avec soi et vivre malheureusement ;  j’ai préféré choisir que cette personne s’envole ».

Dans le refrain, la chanteuse donne tout de même de l’espoir, puisque le vent semble être ici son allié pour oublier et refaire sa vie ; « Je laisse le vent emporter tout / Laisse le vent prendre soin de tout / Je laisse le vent emporter tout . Laisse le vent prendre soin de nous ». A la lecture de ce refrain, comment ne pas penser à Chanson d ‘automne (1866), cinquième poème de la section « Paysages tristes » des Poèmes saturniens de Verlaine, et à sa dernière strophe ; « Et je m’en vais / Au vent mauvais / Qui m’emporte / Deçà, delà / Pareil à la / Feuille morte ».

On a même m’impression que Mylène répond directement à Verlaine, mais en e montrant plus optimiste que lui. Pour la chanteuse, le vent n’est pas mauvais mais, à l’inverse, plein d’espoir puisque balayant les douleurs du passé, même si la tentation de retrouver l’autre est toujours là : « Là j’irai bien te chercher / J’ai tellement changé ». Comme beaucoup de chansons de cet album, Pierre Reverdy semble influencer Mylène ; l’Amour dans la boutique (La Guitare endormie, 1919 : «  Tout ce qui s’est passé glisse dans la pénombre »). La Lucarne ovale (1916) avec les poèmes Il reste toujours quelque chose (Le vent lugubre et fort emporte tout) ou Ruine achevée (C’est un homme sans pieds qui voudrait courir). A noter que le choix de l’acoustique pour la musique laisse toute sa place à la voix de Mylène, à la différence de la majorité des autres titres de l’album. Un peu de sensibilité ici, où l’on entend les souffles et la respiration de Mylène, ce qui laisse penser que ce titre fut peut-être enregistré en une seule fois….

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