Numéro gagnant pour Mylène

Posté par francesca7 le 30 mai 2013


Mylène Farmer rime également avec la Spiritualité

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 Numéro gagnant pour Mylène dans Mylène dans la PRESSE mimiTout va pour le mieux pour Mylène Farmer. La chanteuse française s’offre en effet son deuxième numéro un consécutif cette semaine dans les charts singles français, avec le deuxième extrait de son album [musique:281096 "Point de Suture"]. Côté albums, Johnny Hallyday domine évidemment le classement, mais la chute des ventes en deuxième semaine est impressionnante.

Mylène va bien, merci

Les détracteurs de Mylène Farmer avaient peut-être annoncé sa chute un peu trop tôt. Après le succès inattendu de « Dégénération », entré directement numéro un avec plus de 27..000 ventes, la chanteuse récidive en effet avec [musique:287364 "Appelle Mon Numéro"]. Deuxième extrait de l’album [musique:281096 "Point de Suture"], paru chez Polydor, le single écrase la concurrence avec 16..236 ventes. Mylène détrône ainsi Guru Josh Project, qui squattait la première place depuis une semaine avec [musique:286428 "Infitiny 2008"] (Happy Music). Le single perd une place avec 7..670 ventes (-8%).

C’est moins une place, aussi, pour Madcon et « Beggin » (Jive Epic) avec 4..910 exemplaires écoulés (-17%). Mais ça remonte, en revanche, pour Discobitch. Après son passage à la Star Academy, le groupe reprend deux places et se classe quatrième avec 4..571 ventes, soit 18% de hausse. On notera enfin l’entrée en dixième place avec [musique:286044 "Right Now (Na Na Na)"] (Barclay), écoulé à 2..552 exemplaires

 

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Mylène détrônée par Tryo !

Posté par francesca7 le 30 mai 2013

Mylène Farmer rime également avec la Spiritualité

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Disques : 

Mylène détrônée par Tryo ! dans Mylène dans la PRESSE mylene3Info Ozap.com. Après un excellent démarrage la semaine dernière dans le top albums, Mylène Farmer voit sans surprise ses ventes chuter lourdement cette semaine. Elle reste malgré tout en bonne forme avec son album [musique:281096 "Point de Suture"]. Mais, à la surprise générale, elle n’est déjà plus numéro un ! Le groupe Tryo s’empare de la pole position avec son nouvel opus, avec 600 ventes d’écart à peine.

La surprise Tryo

C’est quasiment inévitable : quand un album est très attendu, les ventes de deuxième semaine subissent presque toujours en repli très significatif. C’est le cas de [musique:281096 "Point de Suture"] (Polydor) de Mylène Farmer. Après un démarrage à 108..596 ventes la semaine dernière, l’album voit ses ventes chuter de 56% pour un score malgré tout très satisfaisant de 48..144 ventes.

Mais ce score, bien au dessus de la moyenne de ces derniers mois, ne suffit cependant pas à lui permettre de passer une deuxième semaine au sommet. Le groupe Tryo débarque en effet directement en pole position avec son dernier album [musique:281724 "Ce Que L'on Sème"] (Columbia). Celui-ci dépasse toutes les attentes avec un démarrage à 48..760 ventes, soit 616 de plus que Mylène Farmer.

Coldplay boosté, Keziah Jones en forme

Ces deux sorties événement ont visiblement boosté les artistes suivants. En troisième position, malgré une chute d’une place, Coldplay enregistre ainsi une hausse de ses ventes de 12% à 14..982 exemplaires. En troisième position, Keziah Jones fait une belle entrée avec « Nigerian Wood » (Because), écoulé à 11..538 exemplaires. Il devance l’indéboulonnable Amy Winehouse, cinquième avec [musique:42796 "Back to Black"] (AZ) et ses 7..234 ventes.

En revanche, après une belle entrée la semaine dernière, le groupe Slipknot dégringole, victime lui aussi du syndrome de la deuxième semaine. Son album [musique:281022 "All Hope Is Gone"] (Roadrunner) perd onze places et se retrouve quatorzième, avec 4..214 exemplaires au compteur seulement. Sur une semaine, la chute s’élève donc à 53%.

Mylène chute, Katy Perry grimpe

Du côté des ventes de singles, William Baldé persiste et signe en première place avec le tube de l’été, [musique:278422 "Rayon de Soleil"] (Warner). Malgré une baisse de régime de 11%, le single passe une neuvième semaine non-consécutive en tête du classement, grâce à 13..269 ventes supplémentaires. Il devance David Tavare, qui atteint son meilleur classement en deuxième position, bien que ses ventes aient enregistré un repli de 14% à 6..815 ventes.

La chute est plus rude encore pour Mylène Farmer. Son ex-numéro un [musique:280720 "Dégénération"] perd trois places et atterit en cinquième position avec 4..891 ventes, soit 43% de repli sur une semaine. Il y a deux semaines, plus de 27..000 fans de la chanteuse s’étaient précipités en magasin. C’est un peu l’inverse de Katy Perry, qui grimpe de sept échelons en deuxième semaine, et atterrit en neuvième place. Son single [musique:281256 "I Kissed a Girl"] a séduit 3..816 acheteurs, en hausse de 58%.

Source : IFOP/SNEP

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Mylène Farmer a « personnalisé » la Une du magazine Têtu

Posté par francesca7 le 30 mai 2013

 

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Mylène Farmer a

A l’occasion de ses quinze ans, le mensuel gay Têtu s’apprête à sortir un numéro spécial, prévu pour cet été. Pour l’occasion, le magazine a demandé à des personnalités de venir customiser des Unes du mensuel. Mylène Farmer a accepté de se prêter au jeu : selon nos informations, l’artiste, très rare dans les médias, personnalisera un numéro de Têtu de 2008… où elle faisait justement la Une !

Catherine Deneuve, Jack Lang, Pierre Bergé, Jean-Paul Gaultier, Jean-Charles de Castelbajac, Valérie Lemercier ont également accepté de se prêter à l’exercice, selon nos confrères de Pure People.

Les originaux de ces Unes très spéciales seront exposés à la fin du mois dans une galerie d’art parisienne avant d’être vendus. « Les bénéfices de vente de ces exemplaires seront reversés au profit de l’association S.O.S Homophobie » précise Pure People

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Johnny détrône Mylène

Posté par francesca7 le 28 mai 2013

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Johnny détrône Mylène dans Mylène et des CRITIQUES mylene-image-anime

Disques : 

Le « Numéro » de Mylène Farmer a arrêté de sonner en tête du classement des meilleures ventes de singles. Une semaine après son entrée triomphale en tête des charts, [musique:287364 "Appelle Mon Numéro"] chute en troisième place, remplacé au sommet par Johnny Hallyday. Mais le rockeur français subit la même mésaventure dans les charts albums, remplacé au sommet par Christophe Maé.

Johnny ne finira jamais

Le dernier numéro un de Johnny Hallyday remonte à Noël 2005. A l’époque, [musique:7872 "Mon Plus Beau Noël"] était entré directement en tête des ventes de singles. Rebelotte cette semaine puisque le rockeur français s’offre la pole position avec [musique:287498 "Ca n'finira jamais"], premier extrait de l’album [musique:286596 "Ca ne finira jamais"] (Warner). Le single a séduit 13..893 acheteurs, et devance Guru Josh Project. Le titre « Infinity 2008″, numéro un il y a quinze jours, est stable en deuxième position avec 7..314 ventes, soit 5% de moins que la semaine dernière.

En revanche, la chute est beaucoup plus lourde pour Mylène Farmer. Avec seulement 5..376 exemplaires vendus en deuxième semaine, [musique:287364 "Appelle Mon Numéro"] (Polydor) est en effet victime d’un essoufflement de 66%. En septembre dernier, son single [musique:280720 "Dégénération"] avait subi un repli similaire en deuxième semaine à -69%. Il faut ensuite descendre jusqu’en 17ème place pour trouver la seule autre entrée du top 50, à part Johnny. Il s’agit du duo T.I./Rihanna sur [musique:284918 "Live Your Life"] (Warner), qui réalise une entrée un peu décevante avec 1..394 ventes seulement. Le titre devrait cependant grimper dans les semaines à venir, les passages en télé et radios n’ayant commencé que très récemment.

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Mylène Farmer murmure à l’oreille des animaux

Posté par francesca7 le 28 mai 2013

 

Mylène Farmer dans le clip de « Si j’avais au moins… »

Un petit air de déjà vu ? Mylène Farmer a créé la surprise il y a quelques jours en annonçant que le troisième extrait de son album [musique:281096 "Point de Suture"] ne serait aucun des titres phares de l’album, mais bien une ballade. Pas de « C’est dans l’air », donc, ou de « Paradis Inanimé ». Une décision surprenante, qui rappelle son choix lors de la sortie en 2005 de [musique:108338 "Redonne-Moi"], troisième extrait de son album [musique:108350 "Avant que l'ombre"].

Cette fois, la ballade en question s’intitule « Si j’avais au moins… », et le clip vient d’être mis en ligne. Il s’agit d’une suite au clip de [musique:280720 "Dégénération"], qui avait fait couler beaucoup d’encre lors de sa sortie cet été.

Egalement réalisé par Bruno Aveillan, le clip voit Mylène enfiler une nouvelle fois ses vêtements futuristes et utiliser ses bonnes ondes pour… calmer et guérir des animaux ! La dernière fois, c’était pour provoquer l’amour (au sens physique, surtout), que Mylène avait utilisé ces fameuses ondes.

Mylène Farmer murmure à l'oreille des animaux dans Mylène et des CRITIQUES mylene1

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Mylène Farmer la scène c’est la création

Posté par francesca7 le 28 mai 2013


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Cette interview exclusive de Mylène Farmer a été réalisée lundi 4 mai 2009, au lendemain de son deuxième concert niçois, dans l’hôtel où elle séjournait, à Saint-Paul-de-Vence, près de Nice.

Comment vous sentez-vous après ces deux premiers concerts niçois ?

Fatiguée et soulagée. Le plus dur, c’est le premier spectacle. Avant, la peur m’habite. C’est une grosse machinerie qui impose que les choses soient, au départ, bridées. Il faut ensuite passer de la répétition à la légèreté, dépasser le côté robotisé. Il y a un gros travail sur l’image, sur chaque tableau, avec toujours l’objectif d’offrir du rêve.

 

Mylène Farmer la scène c'est la création  dans Mylène dans la PRESSE en-scene

C’est un défi physique important ?

Six mois d’entraînement, avec un coach, mon coach. Essentiellement de l’endurance. C’est fondamental avec une telle énergie. Chanter et danser à la fois n’est pas simple.

A la moitié du spectacle, on entre dans une phase intimiste, avec des ballades. Un moment qui semble vous procurer de l’émotion, vous embrumer les yeux…

Ceux qui ne m’aiment pas vont forcément trouver ça forcé. Mais même en répétition, ça me prend. Car nous sommes dans un moment de dépouillement, dans la fragilité de l’âme. Un moment de partage avec le public (qui chante beaucoup à ce moment là, N.D.L.R.). Je crois que l’émotion passe à travers le piano d’Yvan Cassar, qui est un grand pianiste, et dans les mots. On raconte sa propre histoire et chacun peut inventer la sienne à travers les mots.


Le public est, en quelque sorte, plongé dans un tourbillon sonore et visuel quasi hypnotique. Vous l’avez voulu ainsi ?

J’espère ne pas en avoir trop fait. L’idée, sans vouloir être prétentieuse, est de titiller l’imaginaire, l’inconscient.

Quelle est la base de départ de ce spectacle ?

Vous savez, nous sommes réceptifs à ce qui nous marque profondément, dans la littérature, le cinéma, l’art. Outre des désirs picturaux, je voulais arriver à quelque chose de contemporain, avec des symboles forts. Après, ça se construit comme un collier de perles.

Ce qui domine, dans le décor, ce sont deux grands squelettes…

Les squelettes, ce sont mes écorchés, inspirés par une sculpture du XVe siècle, qui existe dans une église en France. Après nous avoir écouté, Laurent (Boutonnat) et moi, Mark Fisher (concepteur du décor) nous a présenté cette œuvre, appelée « Le transit ». On lui a dit, il nous la faut, en immense… L’écorché, c’est le passage entre l’homme et le squelette, c’est la mort dans une certaine légèreté.

Il y a aussi un tableau animé, qui apparaît à la fin de « Ainsi sois-je », impressionnant et lugubre…

Il nous a été proposé par Alain Escalle (concepteur des décors). Une errance de personnages sur une plage. Une image très retravaillée par Alain de manière à le rendre, comment dire, fantomatique.

On va encore vous reprocher de tirer vers le lugubre, voire le morbide…

L’idée d’expliquer cela m’est difficile. Comment dire ? Pour moi, ce n’est pas morbide. Je veux simplement faire appel, encore une fois, à l’imaginaire, à l’inconscient. Bien sûr, cela draine des symboles. Mais, à chacun de se les approprier comme il l’entend. Ce n’est pas un passage en force. L’envie de choquer ne fait pas partie de moi. Mais l’envie de faire réagir, si ! C’est une manière de se sentir vivant. Dans mon dernier clip, la danse des squelettes est ludique.

Et c’est vrai, qu’en tenue d’écorché, vous êtes plutôt sexy…

(Elle sourit). Autant qu’à être terrifié par la mort, parce qu’elle est inéluctable, autant le prendre avec légèreté, autant en rire. Même si ce n’est pas tous les jours facile…

Est-ce que vous vous censurez parfois ?

Je crois qu’il y a toujours un peu d’auto-censure. Mais chez moi, cela arrive plutôt dans mes mots. Je vous donne un exemple. Dans « C’est une belle journée », je chante « C’est une belle journée/Je vais me coucher. » J’avais d’abord écrit, avec cynisme et dérision : « C’est une belle journée/Je vais me tuer. » Je me suis dit que cela allait peut-être trop loin, qu’il y avait des vies fragiles, que cela pouvait avoir des incidences. Donc, j’ai changé mon texte. Par contre, un sexe peut apparaître sur un écran, s’il n’est pas obscène, il n’y a aucun problème, cela fait partie de la vie.

Il y a beaucoup de représentations du corps dans votre spectacle. Par exemple, les images d’un couple qui s’attire et se repousse. Et surtout la trentaine de poupées nues, grandeur humaine, qui vous ressemblent, exposées dans une immense bibliothèque en fond de décor…

Le corps dans sa plénitude, puis dans sa décomposition avec l’écorché. Le vie faite de contorsions… Le couple en images que vous évoquez, ce sont deux danseurs. Ils expriment des sentiments d’amour et des expressions de douleur. Parce que l’amour intègre aussi le sentiment de douleur.


Pour résumer, votre univers est beaucoup un univers d’amour et de fantastique, non ?

J’adore le fantastique, dans le sens magique du terme, c’est-à-dire qui nous transporte hors de la réalité. J’ai été bercée par Edgar Poe et je continue à le lire et à le relire. Comme Stefan Zweig, comme Kafka. J’ai aussi adoré une série que j’ai découverte il y a peu, qui s’appelle, en français, La caravane de l’étrange. Sur un cirque itinérant, bizarroïde. Cela pullule de symboles, avec ce qui fait un cirque, un côté hyper-sensible et effrayant. C’est très bien réalisé. Un vrai voyage, métaphysique à souhait. J’aime ces univers.

Pour revenir concrètement au concert, aujourd’hui n’avez pas l’impression de plus créer l’événement avec vos spectacles qu’avec vos disques ?

D’abord, la scène est la création ultime. Personne n’entrave quoique ce soit. Quant à l’émotion, elle est d’abord générée par le concert, par ce qui se passe avec le public. Ensuite, il ne faut pas être dupe. C’est une évidence que l’économie du disque s’écroule. C’est une réalité avec laquelle il faut composer.


A ce propos, vous remplissez deux Stade de France en quelques heures et abordez une tournée de 32 concerts tous complets ou presque. L’engouement ne faiblit pas. Impressionnant, non ?

Cela m’émeut. En toute humilité, je me dis pourquoi moi ? Mais je n’ai jamais pensé que le public était acquis. Ce serait une erreur totale. Il peut être déçu. Il peut y avoir des hauts et des bas. Bien sûr, on a envie de durer, c’est humain, mais ça ne me hante pas. On ne peut pas forcer les choses. On peut engendrer. On peut décourager. Mais on est pas maître de sa vie. Par contre, pour durer, la chose fondamentale, c’est le travail. C’est une certitude. Cela se passe parfois dans la souffrance. Mais ça vaut le coup.

Même si cela peut vous valoir de vivre dans un « Paradis inanimé », comme vous le chantez dans votre dernier album. En quelques mots, être une star, c’est être seul ?

J’aurais pu choisir, un moment, une autre carrière, à l’international. J’ai souhaité rester sur la France, même si la Russie s’est offerte à moi un peu plus tard. Donc, j’aurais pu encore aller plus loin. Cela dit, je crois avoir toujours été un être solitaire avec, en même temps, une grande envie et un grand besoin de l’autre. Il faut juste bien choisir. Quoiqu’il en soit, je crois que les êtres humains ont un peu tous les mêmes appréhensions, les mêmes démons.

L’une des principales surprises de votre dernier album, c’est le côté révolutionnaire dans deux-trois titres comme « Réveiller le monde » où vous chantez : « Réveiller le monde/Rêver d’un autre été (…)/Révolus les mondes/Sans une révolution. » Surprenant ?

Je ne suis pas sûre de vouloir porter ce chapeau… Mais j’aime l’idée de la révolution, d’un peuple qui se soulève. J’aime le mouvement de masse. C’est une envie. Une espèce de cri de bête. Pas un message politique. Un regroupement est une force incroyable alors que parfois l’homme dans son individualité me terrifie.

On ne peut finir cette interview sans se rappeler que vous avez du sang breton, par votre mère, qui vit en Bretagne. Que pensez-vous avoir de breton en vous ?

(Elle sourit) La ténacité, le sens des valeurs profondes de la terre. Et puis… j’adore les crêpes ! Ma mère vit du côté de Pleyben. Enfant, j’ai passé mes vacances en Bretagne, à la ferme. J’adore les paysages tourmentés de la Bretagne.

Voir l’article paru ce jeudi dans le quotidien Ouest-France.

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L’ILLUSTRÉ de Mylène Farmer : 2 MARS 1988

Posté par francesca7 le 26 mai 2013


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Entretien interview de Mylène Farmer avec Sandrine COHEN

A propos du thème de « Plus Grandir » :

- Je veux plus grandir, parce qu’au bout il y a la mort, et ça me fait peur. Tout comme me font peur mes relations avec les hommes. L’acte sexuel est quelque chose de très violent. C’est aussi une fin en soi…là, on est une femme, et je déteste ce mot. Il faudrait en réinventer un !

L'ILLUSTRÉ de Mylène Farmer : 2 MARS 1988 dans Mylène en INTERVIEW mf80_124aA propos du thème de « Sans Contrefaçon » :

- Je suis née comme ça, avec un corps androgyne et tout le monde me prenait pour un garçon. L’androgynie est quelque chose qui m’attire et pour ça, ce métier est une formidable thérapie puisque je peux faire des folies et me travestir ! Adolescente, l’envie que j’avais d’être un garçon tournait à l’obsession, la névrose. Je refusais d’être une fille. Aujourd’hui, je suis toujours plus attirée par la gent masculine que la gent féminine. Je crois que si j’avais été un homme, j’aurais été profondément misogyne !

A propos de suivre l’air du temps :

- Je me moque des courants et des modes. Je fais ce que j’ai envie, point final. Depuis l’enfance, c’est évident, j’ai toujours eu en moi l’envie de sortir des sentiers battus, envie d’exister à ma façon.

A propos du côté cinématographique de chacun de ses clips jusqu’alors :

- Le clip est aussi pour moi une façon de faire un bout de chemin vers le cinéma…

A propos de sa rencontre avec Laurent Boutonnat :

- Je vivotais entre des cours de théâtre, le travail de mannequin et l’équitation lorsqu’à un dîner, on m’a présenté Laurent. C’est une rencontre magique.

A propos du soin apporté à tout ce qu’elle fait :

- Raffinée, j’espère l’être. La sophistication aussi m’attire. J’aime les choses élaborées, pensées…Rien n’est fait au hasard : ni la pochette du disque, ni le mixage, ni les passages TV, ni le clip…

A propos de son caractère paradoxal :

- Enfant, j’étais à la fois un mélange de personnage très introverti, et en même temps j’avais ce besoin de me faire remarquer. J’ai toujours aimé étonner. J’aime aussi la provocation, c’est le piquant de la vie. Je suis à la fois folle et sage. C’est douloureux et formidable d’affronter toutes ces turbulences.

A propos de son malaise face aux interviews :

- Mon caractère, c’est justement de ne pas parler. Je n’ai pas envie de m’expliquer, d’analyser…

A propos de sa conception de l’amour :

- En amour, j’aime la bagarre. Mais je ne me sens pas armée pour affronter le combat le plus difficile, celui de la vie.

Les dernières questions sont formulées de façon plus conventionnelle :

Vous avez peur des gens ?

-Peur, non, mais…j’ai des excès de misanthropie, quelquefois. Les êtres affables, égaux et paisibles m’ennuient.

Si je résume cet entretien, vous êtes compliquée, introvertie, paradoxale, androgyne…

- Arrêtez, arrêtez ! Je vais me suicider !

Comment ?

- La pendaison. C’est le dernier plaisir donné à un homme…

Cette interview trouve une nouvelle vie plus de vingt ans après sur le blog de la journaliste :  zappeur-derien.fr   

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Mylène et Les questions d’actualité

Posté par francesca7 le 26 mai 2013


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TOP 50 – 2 FÉVRIER 1988

Le krach boursier ?

- Je réponds ‘A vos souhaits’.

Mylène et Les questions d'actualité dans Mylène en INTERVIEW 3075359315_1_3_wuy2q8lnLa baisse de la TVA sur les disques ?

- C’est une très bonne chose, sympathique pour Noël, mais on attendait cela depuis longtemps déjà, il était temps.

La voyance ?

- C’est un terrain miné, je n’ai rien à dire en plus.

Les rapts d’enfants ?

- C’est monstrueux, mais je me demande ce qu’il y a de plus dur : se faire enlever ou violer. Toujours est-il que les enfants sont des âmes innocentes, c’est ignoble. On n’a pas le droit de faire ça.

Le Top 50 ?

- C’est un peu vicieux et on aurait pu s’en passer. Quand on en fait partie on est plus calme. Je suis défavorable dans le fond.

La mode latino-ibérique ?

- Cela me passe au dessus de la tête.

Les limitations de vitesse ?

- Je ne conduis plus, je suis trop nerveuse et du coup je conduis trop vite, c’est dangereux. Au delà de ça, je suis quand même contre toute forme d’interdiction, quelle qu’elle soit.

Les interviews ?

- Elles se raréfient, donc maintenant je suis contente de les faire.

Les photos ?

- Je n’en fais pas. J’ai toujours voulu choisir le photographe. Les photographes ne sont pas tous bons, il y en a beaucoup qui s’improvisent comme ça, sans rien connaître. Moi je veux un droit de regard sur ce qui est publié.

Les Victoires de la musique ?

- J’ai horreur des remises de prix.

Les élections présidentielles ?

- Je n’ai jamais voté, je ne me sentais pas concernée. C’est très compliqué, je ne me suis pas penchée sur le problème. Cette année je vais peut-être changer, je ne sais pas.

Les artistes qui s’impliquent politiquement ?

- Je ne me permettrais pas de faire ça, je ne me prononcerai jamais. Je suis pour la neutralité. Un artiste ne doit pas s’impliquer en dehors de sa profession.

Le compact disc ?

- C’est une petite merveille pour le son, j’adore cet objet. C’est fantastique sur le plan technique. J’aimerais avoir une quantité de disques.

Le Pen ?

- C’est un bouffon, il ne m’intéresse pas.

Les covers de vieux tubes ?

- C’est agréable d’en faire sa propre version. Je me suis beaucoup amusée en faisant « Déshabillez-Moi ». C’est la mode des covers en ce moment, mais cela peut être dangereux.

Les otages français ?

- On peut dire que l’on ne connaît pas les coulisses de toute cette histoire, c’est surtout cela qui est choquant. C’est hallucinant de voir comment on peut être manipulé.

Les films d’horreur ?

- Il y a horreur et horreur. Je n’aime pas du tout ce qui tombe dans le grotesque. Par contre, les films à suspens ou qui font vraiment froid dans le dos, sans en faire trop, j’adore.

Le show-biz ?

- Je ne me considère pas comme appartenant à la grande famille du show -biz. Dans l’ensemble, je n’ai pas d’affinités avec ces gens-là. Il faut avoir un peu de recul et garder une possibilité d’évasion. Même les gens que je respecte, je ne les vois pas ou très peu.

Les livres de science-fiction ?

- Tout dépend de ce que l’on appelle science-fiction. La littérature fantastique comme ce que fait Edgar Poe, j’adore ! Le reste, je suis beaucoup moins attirée…

Les proverbes ?

- Cela dépend desquels… Ma maxime préférée est ‘La parole est d’argent, le silence est d’or’.

Le Coca-cola ?

-          Oui, mais surtout sans glaçons.

 

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Mylène Farmer : « la scène c’est la création ultime »

Posté par francesca7 le 26 mai 2013

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En 2009

Comment vous sentez-vous après ces deux premiers concerts niçois ?

Mylène Farmer : Fatiguée et soulagée. Le plus dur, c’est le premier spectacle. Avant, la peur m’habite. C’est une grosse machinerie qui impose que les choses soient, au départ, bridées. Il faut ensuite passer de la répétition à la légèreté, dépasser le côté robotisé. Il y a un gros travail sur l’image, sur chaque tableau, avec toujours l’objectif d’offrir du rêve.

C’est un défi physique important ?

Six mois d’entraînement, avec un coach, mon coach. Essentiellement de l’endurance. C’est fondamental avec une telle énergie. Chanter et danser à la fois n’est pas simple.

A la moitié du spectacle, on entre dans une phase intimiste, avec des ballades. Un moment qui semble vous procurer de l’émotion, vous embrumer les yeux…

Ceux qui ne m’aiment pas vont forcément trouver ça forcé. Mais même en répétition, ça me prend. Car nous sommes dans un moment de dépouillement, dans la fragilité de l’âme. Un moment de partage avec le public (qui chante beaucoup à ce moment là, N.D.L.R.). Je crois que l’émotion passe à travers le piano d’Yvan Cassar, qui est un grand pianiste, et dans les mots. On raconte sa propre histoire et chacun peut inventer la sienne à travers les mots.


Le public est, en quelque sorte, plongé dans un tourbillon sonore et visuel quasi hypnotique. Vous l’avez voulu ainsi ?

J’espère ne pas en avoir trop fait. L’idée, sans vouloir être prétentieuse, est de titiller l’imaginaire, l’inconscient.

Quelle est la base de départ de ce spectacle ?

Vous savez, nous sommes réceptifs à ce qui nous marque profondément, dans la littérature, le cinéma, l’art. Outre des désirs picturaux, je voulais arriver à quelque chose de contemporain, avec des symboles forts. Après, ça se construit comme un collier de perles.

Ce qui domine, dans le décor, ce sont deux grands squelettes…

Les squelettes, ce sont mes écorchés, inspirés par une sculpture du XVe siècle, qui existe dans une église en France. Après nous avoir écouté, Laurent (Boutonnat) et moi, Mark Fisher (concepteur du décor) nous a présenté cette œuvre, appelée « Le transit ». On lui a dit, il nous la faut, en immense… L’écorché, c’est le passage entre l’homme et le squelette, c’est la mort dans une certaine légèreté.

Il y a aussi un tableau animé, qui apparaît à la fin de « Ainsi sois-je », impressionnant et lugubre…

Il nous a été proposé par Alain Escalle (concepteur des décors). Une errance de personnages sur une plage. Une image très retravaillée par Alain de manière à le rendre, comment dire, fantomatique.

On va encore vous reprocher de tirer vers le lugubre, voire le morbide…

L’idée d’expliquer cela m’est difficile. Comment dire ? Pour moi, ce n’est pas morbide. Je veux simplement faire appel, encore une fois, à l’imaginaire, à l’inconscient. Bien sûr, cela draine des symboles. Mais, à chacun de se les approprier comme il l’entend. Ce n’est pas un passage en force. L’envie de choquer ne fait pas partie de moi. Mais l’envie de faire réagir, si ! C’est une manière de se sentir vivant. Dans mon dernier clip, la danse des squelettes est ludique.

Et c’est vrai, qu’en tenue d’écorché, vous êtes plutôt sexy…

(Elle sourit). Autant qu’à être terrifié par la mort, parce qu’elle est inéluctable, autant le prendre avec légèreté, autant en rire. Même si ce n’est pas tous les jours facile…

Est-ce que vous vous censurez parfois ?

Je crois qu’il y a toujours un peu d’auto-censure. Mais chez moi, cela arrive plutôt dans mes mots. Je vous donne un exemple. Dans « C’est une belle journée », je chante « C’est une belle journée/Je vais me coucher. » J’avais d’abord écrit, avec cynisme et dérision : « C’est une belle journée/Je vais me tuer. » Je me suis dit que cela allait peut-être trop loin, qu’il y avait des vies fragiles, que cela pouvait avoir des incidences. Donc, j’ai changé mon texte. Par contre, un sexe peut apparaître sur un écran, s’il n’est pas obscène, il n’y a aucun problème, cela fait partie de la vie.

Il y a beaucoup de représentations du corps dans votre spectacle. Par exemple, les images d’un couple qui s’attire et se repousse. Et surtout la trentaine de poupées nues, grandeur humaine, qui vous ressemblent, exposées dans une immense bibliothèque en fond de décor…

Le corps dans sa plénitude, puis dans sa décomposition avec l’écorché. Le vie faite de contorsions… Le couple en images que vous évoquez, ce sont deux danseurs. Ils expriment des sentiments d’amour et des expressions de douleur. Parce que l’amour intègre aussi le sentiment de douleur.


Pour résumer, votre univers est beaucoup un univers d’amour et de fantastique, non ?

J’adore le fantastique, dans le sens magique du terme, c’est-à-dire qui nous transporte hors de la réalité. J’ai été bercée par Edgar Poe et je continue à le lire et à le relire. Comme Stefan Zweig, comme Kafka. J’ai aussi adoré une série que j’ai découverte il y a peu, qui s’appelle, en français, La caravane de l’étrange. Sur un cirque itinérant, bizarroïde. Cela pullule de symboles, avec ce qui fait un cirque, un côté hyper-sensible et effrayant. C’est très bien réalisé. Un vrai voyage, métaphysique à souhait. J’aime ces univers.

Pour revenir concrètement au concert, aujourd’hui n’avez pas l’impression de plus créer l’événement avec vos spectacles qu’avec vos disques ?

D’abord, la scène est la création ultime. Personne n’entrave quoique ce soit. Quant à l’émotion, elle est d’abord générée par le concert, par ce qui se passe avec le public. Ensuite, il ne faut pas être dupe. C’est une évidence que l’économie du disque s’écroule. C’est une réalité avec laquelle il faut composer.


A ce propos, vous remplissez deux Stade de France en quelques heures et abordez une tournée de 32 concerts tous complets ou presque. L’engouement ne faiblit pas. Impressionnant, non ?

Cela m’émeut. En toute humilité, je me dis pourquoi moi ? Mais je n’ai jamais pensé que le public était acquis. Ce serait une erreur totale. Il peut être déçu. Il peut y avoir des hauts et des bas. Bien sûr, on a envie de durer, c’est humain, mais ça ne me hante pas. On ne peut pas forcer les choses. On peut engendrer. On peut décourager. Mais on est pas maître de sa vie. Par contre, pour durer, la chose fondamentale, c’est le travail. C’est une certitude. Cela se passe parfois dans la souffrance. Mais ça vaut le coup.

Même si cela peut vous valoir de vivre dans un « Paradis inanimé », comme vous le chantez dans votre dernier album. En quelques mots, être une star, c’est être seul ?

J’aurais pu choisir, un moment, une autre carrière, à l’international. J’ai souhaité rester sur la France, même si la Russie s’est offerte à moi un peu plus tard. Donc, j’aurais pu encore aller plus loin. Cela dit, je crois avoir toujours été un être solitaire avec, en même temps, une grande envie et un grand besoin de l’autre. Il faut juste bien choisir. Quoiqu’il en soit, je crois que les êtres humains ont un peu tous les mêmes appréhensions, les mêmes démons.

L’une des principales surprises de votre dernier album, c’est le côté révolutionnaire dans deux-trois titres comme « Réveiller le monde » où vous chantez : « Réveiller le monde/Rêver d’un autre été (…)/Révolus les mondes/Sans une révolution. » Surprenant ?

Je ne suis pas sûre de vouloir porter ce chapeau… Mais j’aime l’idée de la révolution, d’un peuple qui se soulève. J’aime le mouvement de masse. C’est une envie. Une espèce de cri de bête. Pas un message politique. Un regroupement est une force incroyable alors que parfois l’homme dans son individualité me terrifie.

On ne peut finir cette interview sans se rappeler que vous avez du sang breton, par votre mère, qui vit en Bretagne. Que pensez-vous avoir de breton en vous ?

(Elle sourit) La ténacité, le sens des valeurs profondes de la terre. Et puis… j’adore les crêpes ! Ma mère vit du côté de Pleyben. Enfant, j’ai passé mes vacances en Bretagne, à la ferme. J’adore les paysages tourmentés de la Bretagne.

Propos recueillis par Michel TROADEC.dans le quotidien Ouest-France.

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Roy Raz et Mylène Farmer

Posté par francesca7 le 25 mai 2013

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 Roy Raz et Mylène Farmer dans Mylène et L'ENTOURAGE lonely

 

Roy Raz a réalisé une nouvelle version du clip « In This Shirt » du groupe brit-glam The irrepressibles. Influencé par l’esthétique homo-érotique, le réalisateur met en scène de jeunes éphèbes provocateurs aux positions suggestives sans jamais tomber dans le vulgaire. Le clip reprend à son compte une partie de l’imagerie homo un poil cliché comme la séance de car-washing, le body painting ou encore les méchants garçons aux torses gonflés. Cet ovni visuel est plus connu sous le titre « The lady is dead », on vous laisse comprendre pourquoi.

 lonelylisa dans Mylène et L'ENTOURAGE

Lonely Lisa réalisé par Roy Raz!

Mylène Farmer par Roy Raz pour Lonely Lisa (Clip officiel) !

Polydor a fait monter la pression sur son twitter en indiquant qu’une surprise allait être difusée via son réseau et qu’il s’agissait d’un clip.

A 19h le clip Lonely Lisa issu de l’album Bleu Noir venait de débarquer sur Youtube.

Le long de ce clip on y voit une Mylène Farmer resplandissante mise en scène par Roy Raz (jeune producteur et DJ Israèlien), en République Tchèque. Ce clip s’inspire de l’univers des films « Dune » (David Lynch) et « Black Swan ».

Ce clip raconte l’histoire d’une fillette à la découverte du monde. L’icône rousse oscille entre le noir et le blanc, entre le strass et le naturel. On y voit la chanteuse entourée de danseuses classiques ou alors en train de se promener dans un désert immense où elle croise d’étranges personnages, dont un marchand de glaces, des hommes en pleine séance d’UV ou un homme accompagné d’un superbe dromadaire pailleté.

Une vidéo particulièrement esthétique et lumineuse…

Disponible en téléchargement depuis le 16 mai 2011, le single sort dans les bacs le 4 juillet 2011. Le clip, réalisé par Roy Raz, a été dévoilé le 1er juin via la page Facebook de Polydor.

Le titre se classe n°1 des charts français la semaine de sa sortie (avec 15 000 ventes), ce qui en fait le douzième single n°1 de Mylène Farmer (et le huitième consécutif), ce qu’aucun artiste français ou étranger n’a pu à ce jour égaler.

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Olivier Theyskens et Mylène Farmer

Posté par francesca7 le 25 mai 2013

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Olivier Theyskens et Mylène Farmer dans Mylène et L'ENTOURAGE rmymi-adio-02-cOlivier Theyskens est né en 1977 d’un père belge ingénieur en chimie et d’une mère française. Enfant, doué pour le dessin et doté d’un sens précis du détail, il veut « être une fille », car il est« jaloux que les filles deviennent des princesses et portent des jupes, ça m’a tourmenté ».

Ses parents ont encouragé son intérêt pour la couture apparu très jeune : à sept ans il déclare déjà qu’il souhaite « faire de la haute couture ».

En octobre 1995, à l’âge de 18 ans, il entre à l’école de École Nationale Supérieure des Arts Visuels de la Cambre pour étudier la couture. Il la quitte dès 1997 pour lancer sa propre marque. Ses premières collections sont souvent qualifiées d’« extravagances gothiques » ; il n’hésite pas à utiliser de simples draps de lits réclamés à sa grand-mère. Mais disposant de peu de moyens financiers, l’expérience tourne court, malgré un certain succès commercial. Son amie Laetitia Crahay, assistante-designer chez Chanel dira « je ne m’inquiète jamais pour Olivier, c’est un gagnant ».

Olivier Theyskens poursuit alors son expérience en créant les costumes du Théâtre de la Monnaie. Mais il continue à dessiner des vêtements comme un passe-temps. Il se fait remarquer à seulement 21 ans quand la chanteuse Madonna, en 1998, porte l’une de ses robes en satin noir aux Academy Awards. Viendra également Mylène Farmer qui apparait alors dans JE TE REND TON AMOUR lorsqu’elle entre dans un confessionnal, vêtue d’une superbe robe rose et blanche du couturier Olivier Theyskens.

Depuis trois saisons, le créateur belge Olivier Theyskens, qui défile à la Fashion Week de New York ce lundi 10 septembre 2012, triomphe chez Theory. Portrait. 

S’il ressemble à Jésus, Olivier Theyskens est surtout, depuis peu, le visage du « middle luxury », concept qui associe un design créatif et de jolies matières à des prix franchement raisonnables. Voilà trois saisons, ce beau page au teint d’albâtre encadré de baguettes noires soyeuses choisissait en effet de donner un virage tout à fait iconoclaste à sa carrière couture. Après avoir enchanté -et parfois étonné- comme directeur artistique de Rochas (de 2002 à 2006) puis de Nina Ricci (2006-2009), il quittait Paris pour New York, et les salons ouatés du VIIIe arrondissement pour une entreprise plus mass market: Theory, une griffe lancée en 1997. 

Les vêtements y sont contemporains mais ni trop pointus ni trop chers, afin de toucher l’Amérique moyenne. La marque est entrée en 2004 dans le giron de Fast Retailing, le groupe japonais propriétaire d’Uniqlo ou deComptoir des cotonniers. En même temps qu’il a l’oeil sur l’ensemble de Theory, le créateur signe Theyskens’ Theory (TT), sa ligne dotée d’une touche plus personnelle et plus affûtée. Où l’on retrouve les tocades de ce trentenaire exigeant: des lignes pures, une allure urbaine et néanmoins enchanteresse, un romantisme aux tonalités sombres. En somme, avec TT, on s’offre du Theyskens démocratisé, de la même manière qu’on s’achète désormais du Felipe Oliveira Baptista à prix accessible chez Lacoste

« Je suis heureux de dessiner de « vrais » vêtements »

« Je ne pense pas être sorti du luxe », assure Theyskens, qui s’appuie sur une équipe de six stylistes et un atelier d’une centaine de personnes, installé à Meatpacking, à New York. « Cette notion m’habite depuis mes débuts, mais je ne voulais pas m’emprisonner dans ce privilège. Je suis heureux de dessiner de « vrais » vêtements, qui vont aller à la rencontre de femmes réelles dans la rue, confie-t-il. Cela me convient parfaitement, car je n’ai jamais travaillé à partir d’un fantasme ou d’une muse. De plus en plus, quand je dessine, je me dis : « Si j’étais une fille, aurais-je envie de porter cela ? » ou « Au-delà du délire esthétique, est-ce flatteur ? »" 

Un sens du réel assez nouveau pour Theyskens, Belge diplômé en 1997 de l’Ecole nationale supérieure des arts visuels de la Cambre, à Bruxelles, à la sortie de laquelle il fit sensation en lançant sa griffe, d’une grâce folle et nourrie de références oniriques. Dès 1998, alors qu’il n’a que 21 ans, Madonna porte aux Oscars une de ses fameuses robes éthérées en satin noir, suivie par d’autres reines des red carpets, Nicole KidmanReese Witherspoon. Ses premiers défilés parisiens restent dans les mémoires des cérémonies à la grâce planante, emplie de robes d’héroïnes tourmentées façon épopée XVIIIe siècle, une esthétique qu’empruntera Riccardo Tisci quelques années plus tard chez Givenchy

olivier-theyskens dans Mylène et L'ENTOURAGE

« On m’a traité de gothique, je ne savais même pas ce qu’était ce courant ! »

« Beaucoup de clichés ont circulé sur moi à la suite de ces collections assez « dark », mélancoliques. On m’a traité de gothique, je ne savais même pas ce qu’était ce courant ! » En mars 2009, il est congédié de Nina Ricci par le propriétaire, le groupe Puig, sept mois avant l’expiration de son contrat, prétendument parce que ses collections coûtent trop cher à produire commercialement. Dans l’édition d’avril du VogueaméricainAnna Wintour, l’un de ses plus fervents soutiens, écrit que « le rôle vital du talent artistique a été dissous dans le climat économique actuel. Nous avons été choquées, mon équipe et moi, d’apprendre que le contrat de Theyskens ne serait pas renouvelé ».  

C’est peu après qu’Andrew Rosen, président et fondateur de Theory, parfois présenté comme le « Bernard Arnault de l’alternatif » depuis ses investissements récents dans Proenza Schouler, lui fait les yeux doux. « Il y a de brillants créateurs aux Etats-Unis mais je cherchais quelqu’un doté d’une sensibilité européenne, pour ne pas dire couture, explique Rosen. J’adore l’idée que quelqu’un comme Olivier veuille faire des vêtements démocratiques. Sa force vient du fait qu’il suit le design d’aussi près que le business. » 

La féminité que Theyskens esquisse aujourd’hui chez TT est moins empruntée, plus ambiguë et androgyne. Il y mêle des classiques urbains (vestes, jeans, shorts et tee-shirts), quelques pièces luxueuses (cuir, manteaux en fourrure), et toujours une poignée de robes longues à la gravité trouble. « La fille theyskénienne n’a jamais été premier degré, trop sexy, trop fatale. Mais, avant, j’étais dans une quête de perfection absolue, explique le créateur. Maintenant, j’apprécie au contraire une pointe de laisser-aller, quelque chose de plus cool. » Une nouvelle dégaine immédiatement désirable, un glamour street cousu de pantalons loose et de vestes masculines collant bien à New York, ville où il compte ses plus grandes fans, Anna Wintour, donc, mais aussi Sarah Jessica Parker ou Julia Restoin-Roitfeld.  

« Theyskens traduit en version américaine son style poétique et rock’n'roll, analyse Agnès Barret, fondatrice d’Agent Secret, agence de conseil en luxe. Il réalise avec Theory un produit moderne adapté au marché, très réaliste, portable et abordable, sans pour autant rien renier de son immense talent. Il apporte un coup de frais et de poésie urbaine sur ce que l’on appelle aux Etats-Unis le « contemporary market » (les vêtements destinés aux femmes actives). Il a gagné en maturité, et, fort de ce succès notamment commercial, je le vois bien revenir un jour vers une grande maison de luxe. » Ayant fait preuve de sa capacité de vendre, Theyskens est lui-même devenu plus « bankable » sur l’échiquier des créateurs. 

« Je n’ai pas oublié qu’il y a encore quelques années je n’aurais jamais osé entrer dans une boutique de luxe. »

Lui semble plus détaché que jamais du jeu des ego couture. « Je prends mes distances par rapport à la mode ; je me suis surpris à ne pas aimer quand les gens sont trop modeux. Je déteste les désirs de consommation liés à un affichage social. Beaucoup de gens réfléchissent à trois fois avant d’acheter un vêtement à 500 dollars. Même moi, d’ailleurs ! Je n’ai pas oublié qu’il y a encore quelques années je n’aurais jamais osé entrer dans une boutique de luxe. » Theyskens a grandi en Belgique au côté d’une mère « qui était la première à dire qu’elle n’était pas sapée », et d’un père ingénieur chimiste. Petit, il révèle un talent hors du commun pour le dessin et le sens méticuleux du détail : « J’ai vite compris, enfant, que je pouvais me faire aimer en donnant mes dessins », se souvient ce grand admirateur d’Yves Saint Laurent. Il griffonne toujours énormément, des croquis de mode et de voyage, des peintures à l’huile ou des aquarelles esquissées au Chili ou en Asie. 

L’homme est plus instinctif que cérébral. « Je laisse parler mes petites voix intérieures et ne perds pas trop de temps à tergiverser. En règle générale, j’ai assez confiance en moi. Je ne suis jamais nerveux même si je ne suis pas exempt de doutes. » Seule la vision d’un chat noir peut déclencher, chez ce superstitieux assumé, une « crise de nerfs ». « J’ai toujours aimé les contrastes dans les caractères, comme les limites entre bonheur et tristesse. La fragilité émotionnelle m’intéresse. La délicatesse, aussi », poursuit ce lecteur de Stefan Zweig. L’Antechrist de la mode ajoute : « Melancholia, de Lars von Trier, c’est moi en film. » On ne lui souhaite pas la même fin. 

http://www.lexpress.fr/

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le best off 2001 de Mylène

Posté par francesca7 le 24 mai 2013

 

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le best off 2001 de Mylène dans Mylène AU FIL DES MOTS best-of-mylenesi  en 1992, Polydor avait édité le Dance Remixes, il ne s’agissait pas d’un best of à proprement parler, mais davantage d’une compilation des meilleurs remixes de la chanteuse. Avec le best of Les Mots en 2001, la donne est différente : Polydor propose en effet de faire un tour complet des plus grands succès de Mylène sur dix-sept ans….

De Maman a tort à l’Histoire d’une fée, c’est… trente titres pour la version Digipak et trente-trois pour la version collector permettent de retrouver tous les tubes de l’artiste, remastorisés et dépoussiérés par le complice Bernard Châtenet (sous la houlette de Laurent Boutonnat bien entendu). Le résultat est un véritable bonheur, et on est impressionné d’entendre le nombre de tubes que Mylène accumulés depuis ses débuts (soit depuis dix-sept ans, en 2001). Sorti le 17 novembre 2001, le best of obtient un succès immédiat et foudroyant : 700 000 exemplaires vendus en deux mois ! La compilation atteindra même, en comptant l’édition européenne de quinze titres, un total de 1,5 million d’exemplaires vendus en fin de course.

Du jamais vu pur un produit de ce type. Deux versions du best of sont disponibles, l’un en Digipak ou Cristal et l’autre en collector. Il s’agit d’un Longbox contenant trois titres e plus non inédits, mais assez rares (Puisque, Mylène is Calling et My soul is Slashed) et un DVD contenant le clip de la chanson Les Mots avec Seal (dans un montage légèrement différent de la version diffusée à la télévision). Car Mylène ne se contente pas d’un simple best of : elle propose pour l’occasion trois chansons inédites – Les Mots (avec Seal), C’est une belle journée et Pardonne-moi. Trois nouveautés pour deux tubes de plus (Les Mots et C’est une belle journée), évidemment .. Côté visuel, la version Longbox laisse idéalement admirer la nouvelle série de photos réalisée par Ellen von Unwerth. Elle nous montre une Mylène très sexy, provocante diront certains, mais surtout très souriante !

Track-listing de la compilation Les Mots (trente-trois titres, version Longbox) : Maman a tort, Plus grandis (nouveau mix), Libertine (nouveau mix), Tristana, Sans contrefaçon, Ainsi soit je… Pourvu qu’elles soient douces, Sans logique, A quoi je sers…, Désenchantée, Regrets (en duo avec Jean Louis Murat), Je t’aime mélancolie, Beyond my control, Que mon cœur lâche, California, L’âme stram gram, Je te rends mon amour, Souviens-toi du jour, Optimistique-moi, Innamoramento, L’histoire d’une fée, c’est…, Les mots (en duo avec Seal), c’est une belle journée, Paronne-moi, La veuve noire, Mylène is  Calling, Effets secondaires, Puisque, My soul is slashed.

Les mots est donc le premier inédit du best of de Mylène. Il s’agit d’un duo avec le chanteur noir anglais Seal. Les fans de Mylène s’attendaient plutôt à un duo avec Elton John. Bref, ce duo avec Seal sorti en single le 13 novembre 2001 (soit deux semaines avant le best of).là encore, Mylène frappe fort, et le single se vendra à près de 500 000 exemplaires ! Encore un carton pour cette chanson mélancolique chantée mi en français mi en anglais. Les paroles sont, pour une fois, assez simples : Mylène rend ici un hommage aux mots qui lui ont permis d’écrie de si jolies chansons et qui servent également à exprimer son amour. Une chanson d’amour donc, dont le refrain est chanté dans les deux langues.

Le titre se termine très joliment par le bruit d’une allumette qu’on craque. La dernière ? Une influence essentielle entoure le texte de cette chanson. En effet, Mylène n’hésite pas à puiser dans l’oeuvre d’Emily Dickinson (1830-1886) pour écrie la chanson.

L’artiste reprend même des vers complets de la poétesse américaine. Ainsi, la phrase « Il will tell you how the sun rose » est le titre du poème 318 de Dinckinson. Autre emprunt, les expressions « To lives that stoop to notice mine » et « but a fraction of this lige », que l’on retrouve respectivement dans les poèmes 273 et 275 d’Emily Dickinson. Un hommage à la poétesse recluse chez elle et amoureuse de la nature et des mots… Dernière particularité du texte, Mylène réutilisera les premiers vers de sa chanson Nous souviendrons-nour de 1991 (aux vies qui s’abaissent à voir la mienne – je sais – qu’il me faudra prendre congé d’elles ») pour les traduire ici en anglais ; « and to lives, that stoop to notice mine – I know I will say goodbye ». C’est le 19 janvier 2002 que Mylène chantera pour la seule et unique fois Les Mots avec Seal à la télévision. Ce sera pour les NRJ Music Awards sur TF1, où elle vient recevoir le titre de la « meilleure chanteuse francophone de l’année ».

 

                issu du livre de Benoît CACHIN sorti en octobre 2012. Aux éditions Gründ. Page 137/220

 

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CLIP de je te rends ton amour

Posté par francesca7 le 24 mai 2013


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pour sa première réalisation d’un clip de Mylène, François Hanss frappe fort !

CLIP de je te rends ton amour dans Mylène AU FIL DES MOTS je-te-rends-ton-amourle clip va créer un mini-scandale dans le monde – assez prompt à s’affoler – de la télévision. En effet, à la découvete des images, M6 refuse catégoriquement de diffuser tel quel le clip de Je te rends ton amour. La raison ? On y voit Mylène nue pataugeant littéralement dans une mare de sang. Et tout cela sur fond mystico-religieux… Le clip est trop trash pour M6, qui demande au réalisateur de remonter le clip. Mais il n’en est pas question pour Mylène ; elle l’idée, plutôt que de la censurer, de commercialiser en VHS sa vidéo, dont les bénéfices iront intégralement au Sidaction.

Bingo ! Accompagnée d’un livret de photos inédites de Claude Gassian, la cassette se vent à 70 000 exemplaires. Un coup de maître… A noter que c’est la deuxième fois que Mylène donne un coup de pouce à la recherche contre le sida, après sa participation en 1992, à la compilation Urgences avec son titre Dernier sourire… S’éloignant d’Egon Schiele, Hanss réalise ici un clip de toute beauté. L’histoire prend une autre dimension, puis que Mylène aveugle, s’adresse à Jésus : c’est à lui qu’elle « rend son amour » et non plus à l’amateur d’art qui lui préfère Gauguin et ses couleurs tahitiennes. Mylène évolue ainsi dans l’abbaye cistercienne Notre Dame du Val à Mériel, dans le Val d’Oise.

Au fond d’un vallon boisé se dresse la mystérieuse abbaye, dont ne subsistent que le bâtiment des moines et la galerie du cloître – deux lieux qui seront utilisés pour réaliser le clip. Mylène apparait alors dans un confessionnal, vêtue d’une superbe robe rose et blanche du couturier Olivier Theyskens. Elle lit une Bible en braille puis retire son alliance et la place sur les pages de la sainte lecture. Entre-temps arrive son confesseur, qui n’est autre que le diable ;. Le clip se termine dans le sang, dont Mylène nue se recouvre le corps. Elle repart ensuite vêtue cette fois d’une robe noire. Elle a donc basculé dans le monde des ténèbres en donnant son âme au démon – et avoir recouvré la vue au passage, comme le laisse entendre le synopsis publié avec la cassette…

                issu du livre de Benoît CACHIN sorti en octobre 2012. Aux éditions Gründ. Page 117/220

 

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OPTIMISTIQUE-MOI Mylène F.

Posté par francesca7 le 24 mai 2013

 

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OPTIMISTIQUE-MOI Mylène F. dans Mylène AU FIL DES MOTS optimistique-moiOptimistique moi est une chanson intéressante à plus d’un titre. D’abord parce que c’est Mylène qui écrit paroles et musique, ensuite parce qu’Optimistique-moi est sans doute la plus réussie des chansons signées intégralement par la chanteuse.

Enfin parce qu’il s’agit d’un dialogue entre la narratrice (en l’occurrence Mylène) et une femme (comme le confirme le vers suivant, où le participe « nourri » est accordé au féminin : « Elles m’ont nourrie mais me lassent… ») Et que se racontent les deux femmes ?

La première fait des reproches (assez durs) à la chanteuse. Elle l’accuse en effet de regarder un peu trop sn nombril et de se complaire dans la solitude et la dépression : « Je me fous de tes détresses – Comme de tout et comme du triste… », Le message est clair !

Mais qui est donc cette femme qui reproche tant de choses à la chanteuse ? Au regard du refrain, on peut se demander s’il ne s’agit pas de la mère de Mylène. Même si aucune indication dans le texte ne nous le dit clairement (la prudence est donc de mise ici), ce n’est pas impossible, car dans le refrain, Mylène pense à son père, qui lui, visiblement, la comprenait et la réconfortait. Elle pense à lui et le fait même parler ; « Il disait tout bas – Petit bouton de rose – Aux pétales humides – Un baiser je dépose etc….

Mylène appellerait donc son père –visiblement absent) à la rescousse pour se réconforter des reproches de sa mère. Bien évidemment, et on l’aura compris, il ne s’agit que d’une chanson où Mylène « interprète » tous les rôles. Loin de nous l’idée de faire de la psychanalyse de bas étage ; le scénario est à prendre come une fiction, une mini-histoire, ce qui est rare dans le répertoire de la chanteuse. Si l’on part du principe qu’il s’agit bien du père, de la mère et de leur fille, comment ne pas penser à la version live de Maman a trot en 1989, où Mylène répond à la choriste Carole Fredericks, qui déclare  être sa mère ; « Tu n’es pas ma mère, tu n’es pas ma mère et je ne suis pas ta fille » ? Encore plus frappant, la version Mum’s Rap de Plus grandir, où la chanteuse répond encore à Carole Fredericks, qui  lui dit : « Je suis ta mère – Je suis ta mère – Alor tu vas grandir », « Mais je ne veux pas grandir – Mais je ne veux pas grandir et pas mourir ». Un thème récurrent donc dans l’œuvre de Mylène, qui semble vouloir rester petite fille dans les bras de son père .. A noter que, à la cérémonie des NRJ Awards au cours de laquelle elle chante Optimistique-moi, Mylène est venue chercher trois récompenses : celles de la « meilleure artiste féminine francophone », du « meilleur album francophone » pour Innamoramento, du « meilleur concert » pour le Mylenium Tour. Rien que ça !

                issu du livre de Benoît CACHIN sorti en octobre 2012. Aux éditions Gründ. Page 118/220

 

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Je me suis auto-censurée dans un titre

Posté par francesca7 le 23 mai 2013

Mylène Farmer :

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Je me suis auto-censurée dans un titre dans Mylène dans la PRESSE farmerAprès avoir donné à Nice les deux premiers concerts de sa tournée (voir les images), Mylène Farmer a accordé un entretien au quotidien régional Ouest-France.

La star est longuement interrogée sur le côté morbide de son spectacle où apparaissent notamment de grands squelettes. « Pour moi, ce n’est pas morbide. Je veux simplement faire appel, encore une fois, à l’imaginaire, à l’inconscient » explique-t-elle.

Néanmoins, au cours de cet entretien, Mylène Farmer raconte qu’elle a déjà fait preuve d’auto-censure pour atténuer un texte qui aurait pu paraître trop violent : « Dans [musique:108386 "C'est une belle journée"], je chante « C’est une belle journée/Je vais me coucher. » J’avais d’abord écrit, avec cynisme et dérision : « C’est une belle journée/Je vais me tuer. » Je me suis dit que cela allait peut-être trop loin, qu’il y avait des vies fragiles, que cela pouvait avoir des incidences. Donc, j’ai changé mon texte. Par contre, un sexe peut apparaître sur un écran, s’il n’est pas obscène, il n’y a aucun problème, cela fait partie de la vie ».  

 

 

mylene2 dans Mylène dans la PRESSE

Comment vous sentez-vous après ces deux premiers concerts niçois ?

Fatiguée et soulagée. Le plus dur, c’est le premier spectacle. Avant, la peur m’habite. C’est une grosse machinerie qui impose que les choses soient, au départ, bridées. Il faut ensuite passer de la répétition à la légèreté, dépasser le côté robotisé. Il y a un gros travail sur l’image, sur chaque tableau, avec toujours l’objectif d’offrir du rêve.

C’est un défi physique important ?

Six mois d’entraînement, avec un coach, mon coach. Essentiellement de l’endurance. C’est fondamental avec une telle énergie. Chanter et danser à la fois n’est pas simple.

A la moitié du spectacle, on entre dans une phase intimiste, avec des ballades. Un moment qui semble vous procurer de l’émotion, vous embrumer les yeux…

Ceux qui ne m’aiment pas vont forcément trouver ça forcé. Mais même en répétition, ça me prend. Car nous sommes dans un moment de dépouillement, dans la fragilité de l’âme. Un moment de partage avec le public (qui chante beaucoup à ce moment là, N.D.L.R.). Je crois que l’émotion passe à travers le piano d’Yvan Cassar, qui est un grand pianiste, et dans les mots. On raconte sa propre histoire et chacun peut inventer la sienne à travers les mots.


Le public est, en quelque sorte, plongé dans un tourbillon sonore et visuel quasi hypnotique. Vous l’avez voulu ainsi ?

J’espère ne pas en avoir trop fait. L’idée, sans vouloir être prétentieuse, est de titiller l’imaginaire, l’inconscient.

*Lire l’intégralité de l’entretien sur Ouest-France

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Symbolique de SANS LOGIQUE de Mylène

Posté par francesca7 le 23 mai 2013

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1986-1987 : Popularisation d’un personnage par la mise en scène répétée de sa mort.

Dans Libertine (premier clip de Laurent Boutonnat à être autant projeté, diffusé et commenté) la mort de la protagoniste principale est d’autant plus surprenante que tout laisse penser, jusqu’à la scène finale, que le processus de glorification de l’artiste opère. Le clip lui-même commence par un duel dont l’héroïne sort vainqueur. Suivie et fortement mise en valeur dans la réalisation, son déclin sera une première fois annoncé suite à la bagarre à mains nues contre celle qui deviendra sa grande rivale. Libertine est montrée comme inférieure, laissée sans connaissance à demi-couchée sur une table avant que son amant vienne la sauver. Sa puissance moindre est confirmée lors de la dernière séquence : la rivale l’abat avec la même arme dont Libertine s’était servie durant le premier duel. C’est donc avec les mêmes instruments graphiques que Laurent Boutonnat inverse le statut du héros dans l’histoire pour en faire une victime inattendue. Selon lui l’effet de l’arme qui se retourne contre celui qui, croyons-nous, la tient sera toujours plus fort que si elle tire dans la direction attendue. On comprend alors mieux la maltraitance qu’infligeait auparavant Laurent Boutonnat à son héroïne et le fait qu’il attende Libertine pour montrer une première fois sa disparition tragique. Les deux premiers clips n’avaient pas bénéficié de budgets conséquents ni de scénario ou de traitement réellement abordables. Les exigences commerciales de maison de disque et le changement de label par Boutonnat ne pouvaient de surcroît garantir une liberté totale dans la fabrication et la distribution des clips, et ne pouvaient en ce sens prétendre à une large diffusion auprès du public. Il faut donc attendre Libertine pour que toutes les conditions soient réunies pour en faire un objet à visée commerciale. C’est ici seulement que Boutonnat peut oser faire mourir son héroïne, lui-même est sûr que ce personnage va naître conjointement au clip, et que le traitement cinématographique de l’ensemble lui donnera une envergure plus large. De cette dimension nouvelle, Boutonnat tirera profit afin d’inclure ses héros dans un monde étranger à celui des clips de l’époque.

 Symbolique de SANS LOGIQUE de Mylène dans Mylène et SYMBOLISME sans-logique

 

         Toujours en 1987 et pour la troisième fois, le clip de Sans Contrefaçon voit la disparition du personnage interprété par Mylène Farmer. Dans une facture plus proche de Tristana que de Libertine, Boutonnat adopte encore une fois le genre du conte pour dépasser la mort même de la protagoniste principale. Clairement montrée dans Libertine, dédramatisée dans Tristana, c’est son nouveau trépas dans Sans Contrefaçon qui rend paradoxalement immortels les rôles interprétés de clip en clip. Ici la mort n’est pas figurée par un corps humain inerte, ni même par une giclée de sang comme dans le clip précédent. Ici cette mort est un passage visible d’un état à un autre. C’est aussi le seul clip où au delà de sa disparition, on assiste à la naissance du personnage principal, montrée par l’animation du pantin de bois qui devient de chair et de sang. Redevenant pantin dans les mains même de son créateur en même temps que disparaît la fée bienfaitrice, les personnages de Laurent Boutonnat quittent de film en film le monde qui est le notre pour entrer peu à peu dans un univers onirique qui rend chaque nouvelle disparition de la chanteuse crédible et sans redondance. Pourtant d’une grande homogénéité, chaque clip de Boutonnat se suffit à lui même et impose des personnages propres à eux et chaque diégèse ; même si on retrouve les mêmes interprètes pour les camper. C’est ainsi par la mort de ses héroïnes que Laurent Boutonnat peut en partie de démarquer des autres personnages campés par les interprètes de l’époque.

 


 

 

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INNAMORAMENTO : sauvons-nous nous-mêmes !

Posté par francesca7 le 19 mai 2013


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INNAMORAMENTO : sauvons-nous nous-mêmes ! dans Mylène AU FIL DES MOTS 13La chanson Innamoramento se trouve au centre de l’album et constitue sans doute l’une des chansons les plus réussies de Mylène. Comme précisé plus haut, le texte fait directement référence à l’œuvre de Francesco Alberoni , Le choc amoureux, édité en 1979. Innamoramento e amore met en regard les similitudes entre les mouvements sociaux et les coups de foudre entre deux êtres.

Alberino réfute aussi l’idée que l’amour serait un repli sur la sphère privée ; les mouvements sociaux sont si propices à tomber amoureux ! En effet, comme les mouvements révolutionnaires, l’amour est une force de transformation de la vie quotidienne, de renouveau, de renaissance, de résurrection qui nous sauve du désespoir et de la solitude. Il est donc bien ridicule que certains partis qui se croient révolutionnaires prétendent exclure l’amour de leurs rangs, sous prétexte qu’il soit égoïste et incontrôlable. Alberoni prône au contraire une nouvelle alliance entre l’amour et la révolution, qui nous permettrait de redevenir libres ensemble, de briser nos liens et notre isolement ; cet amour impliquerait un combat sérieux contre les risques de l’institutionnalisation – fin de l’histoire d’amour ou du soulèvement populaire – en vue de continuer l’aventure collective, de continuer à nous aimer et de refaire le monde, bref de continuer à aimer la vie.

Voici donc en substance les grandes thématiques du livre du psychosociologue italien. Mylène reprend tous les ingrédients du livre pour en faire une magnifique chanson. Le thème de la renaissance, du renouveau sera au centre du texte… On retrouve ici la « porte-entrouverte » de la cage de Parisotto Vay sans aucun doute .. Le refrain est un véritable résumé du Choc amoureux d’Alberoni  , avec mises en avant, toutes les interrogations que suscite un nouvel amour : « J’n’ai pas chois de l’être – Mais c’est là, l’innamoramento » – L’amour la mort, peut-être… Autre référence, moins évidente celle-là, celle qui lie le texte au poème de Pierre Reverdy La Vitre au cœur, extrait du recueil Source du vent (1929). Quand le poète écrit « A travers les brouillards épais – Les buissons déchirants de l’hiver – Et les angles durs des solitudes », Mylène réinvente : « Toi qui n’as pas cru ma solitude – Ignorant ses cris, ses angles durs ».

 

            issu du livre de Benoît CACHIN sorti en octobre 2012. Aux éditions Gründ. Page 117/220

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JE TE RENDS TON AMOUR

Posté par francesca7 le 19 mai 2013


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JE TE RENDS TON AMOUR dans Mylène AU FIL DES MOTS rends-ton-amour-193x300

Quel autre peintre qu’Egon Schiele   pouvait le mieux interpeller et inspirer Mylène Farmer ?

Aucun autre sans doute : l’œuvre de cet artiste autrichien s’inscrit parfaitement dans les thématiques chères à la chanteuse – un mélange de mort et d’érotisme. Suscitant interrogations et malaise auprès du grand public, les œuvres de Schiele sont nombreuses et se caractérisent toutes par le trait du peintre, assez épais, énergique et parfois même violent.

Ses portraits et autoportraits (au nombre d’une centaine) affichent des poses insolites, voire caricaturales, Schiele a, en particulier, étudié les attitudes de certains déments dans un asile psychiatrique. De quoi séduire notre chanteuse, qui trouve sûrement ici un écho pictural à ses textes, d’autant que Schiele aimait peindre les jeunes femmes rousses à la peau laiteuse et à la maigreur inquiétante.

Mylène met donc en scène un tableau de Schiele, La Femme nue debout, dans le texte de Je te rends ton amour. Pour ce faire, la chanteuse utilise la prosopopée, figure de style consistant à faire parler une idée, une personne morte ou une chose en la personnifiant. Ici, il s’agit du modèle peint sur le tableau. « La femme nue debout » regarde ainsi autour d’elle (M’extraire du cadre – Ma vie suspendue – Je rêvais mieux – Je voyais l’âtre – Tous ces inconnus – Toi parmi eux), voit un homme (son amant lorsqu’elle n’était pas encore un tableau ?) qui choisit un autre tableau qu’elle (Mais j’ai vu la main – Choisir Gaugain) et de là décide de recevoir la propriété de son seul maître et créateur, Egon Schiele : « Et je te rends ton amour / Au moins pour toujours / Je te rends ton amour / Le mien est trop lourd / Et je te rends ton amour / C’est plus flagrant le jour / Ses couleurs se sont diluées / Et je reprends mon amour ;…. De mon seul maître : Egon Schiele et… ». Mylène s’inspire beaucoup pour écrire son texte des œuvres de Schiele, notamment dans les vers « Toile / Fibre qui suinte / Des meurtrissures » ou encore « La vie étriquée – D’une écorchée ».

 En effet, le style de Mylène évoque assez bien les peintures de Schiele, où les modèles apparaissent tous meurtris justement et écorchés vifs. Les critiques disent d’ailleurs souvent que Schiele a réussi à percer l’âme de ses modèles en peignant des regards mi-affolés mi-inquiétants… Ultime hommage de la chanteuse au peintre, elle utilise la typographie de la signature du peintre pour inscrire le titre de sa chanson sur la pochette du disque. Un titre qui sera un beau succès pour Mylène, qui atteindra avec lui les 100 000 ventes, ce qui permettra de relancer les ventes de l’album Innamoramento.

                issu du livre de Benoît CACHIN sorti en octobre 2012. Aux éditions Gründ. Page 116/220

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PAS LE TEMPS DE VIVRE, à Mylène

Posté par francesca7 le 19 mai 2013

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C’est une très belle chanson que ce Pas le temps de vivre.

Un texte fort qui permet à Mylène d’évoquer la mort d’un être cher. Elle a dédié son album à « JL » ; dans la version collector c’est Pas le temps de vivre qui lui sera directement dédicacée.

« JL » c’est le frère de Mylène, Jean-Loup, décédé le 26 octobre 1996 ;

PAS LE TEMPS DE VIVRE, à Mylène dans Mylène AU FIL DES MOTS mylene-farmer-sexy-3008249995_1_3_nijswm00-img-214x300« Si j’avais pu voir qu’un jour / Je serais qui tu hantes / Qu’il me faudrait là, ton souffle / Pou vaincre l’incertitude / Ecrouer ma solitude » lui confie Mylène, ou plus loin encore dans la chanson : « Je erre comme une lumière / Que le vent a éteinte / Mes nuits n’ont plus de paupières / Pour soulager une à une mes peurs de n’être plus qu’une ». Une chanson bien mélancolique donc sur la solitude mais aussi le regret, comme la confirme le refrain : « Je n’ai pas le temps de vivre – Quand s’enfui mon équilibre – Je n’ai pas le temps de vivre – Aimes-moi, entre en moi – Dis-moi les mots qui rendent ivre – Dis-moi que la nuit se déguise…. »

Le texte, aussi personnel et sensible que celui d’Ainsi soit-je..  est particulièrement poétique, et Mylène utilise beaucoup d’images et des néologisme (Quand l’être s’invincible – L’être se monacale) pour construire son texte. Et quand elle chante « Il est des heures où – Mes pensées sont si faibles – Un marbre sans veines », elle semble se souvenir du poème de Pierre Reverdy, Epine, issu du recueil Sources du vent (1929) où le poète écrit : « Mon mouvement à moi s’étend sans aucun lien – Cette pensée sculptée dans le marbre sans veines… » Poésie également dans la musique, composée par Mylène elle-même, et qui s’ouvre sur des bruits d’eau, la mer qui se retire .. A noter que, le 20 janvier 2001, Mylène est présente à la cérémonie des NRJ Music Awards, retransmise sur TF1. Elle vient recevoir le prix de l’artiste francophone de l’année 200. Elle en profite pour gratifier son public d’une interprétation de Pas le temps de vivre. Ce sera d’ailleurs sa seule interprétation de ce titre à la télévision.

                issu du livre de Benoît CACHIN sorti en octobre 2012. Aux éditions Gründ. Page 115/220

 

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Questions à Mylène Farmer

Posté par francesca7 le 18 mai 2013

 

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Questions à Mylène Farmer dans Mylène en INTERVIEW mimi4-222x300

Dans l’émission TOP 50 du 18 janvier 1988 : 6 questions à Mylène Farmer

Mylène pourrais-tu me dévoiler le secret d’une carrière aussi fulgurante ?

-          il n’y en a pas. J’ai toujours envisagé ce métier comme une progression. Avec beaucoup de rigueur, et sans concession.

Tu as toujours, plus ou moins, un look à part. penses-tu avoir une influence sur la mode ?

-          Je ne peux pas l’établir. C’est possible puisque par le phénomène public, on a toujours une certaine influence. Il y a peut-être plus de cheveux roux ou de catogans, je ne sais pas (rires)

Participes-tu à la réalisation de tes clips ?
– au niveau du scénario toujours, c’est un travail en commun. Pour le reste, c’est Laurent Boutonnat qui s’occupe tout seul de la réalisation.

As-tu de nouvelles passions ?
- pas vraiment, je n’ai pas l’esprit pour faire autre chose, il faudrait moins de travail, pour l’instant j’ai même arrêté de dessiner, je n’ai plus le temps.

Quels sont tes projets ?
- terminer l’album, j’espère qu’il sera bien accueilli. Il devrait sortir fin janvier ou début février. J’ai aussi beaucoup de télévisions. Concernant le reste, je réaliserai sans doute mon clip (celui de « Sans contrefaçon » ) avant la sortie du prochain 45 tours. Et puis, je veux aussi changer d’appartement (rires)

Et la scène ?
- c’est quelque chose auquel je pense très sérieusement maintenant. C’et encore un peu comateux, j’ai un peu d’appréhension mais c’est plutôt attrayant. Pour l’instant, rien n’est décidé.

——————-

Elle adore : Ce qu’on lui interdit, les contes, Fayçal Amor (son styliste préféré), le cinéma, les palaces, les chaussures, Pinocchio, le Cotentin.

Elle déteste : Les fins heureuses  dans les films, les glaçons dans le Coca-cola, les petits chiens, le rose, la viande, les chaussures à talons, tous les films français, les insectes.

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Mylène du Côté de Chez FRED

Posté par francesca7 le 18 mai 2013


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Mylène du Côté de Chez FRED dans Mylène en INTERVIEW mylene-tele-star-300x224

Le 7 novembre 1988 – à l’émission du COTE DE CHEZ FRED – présenté par Frédéric MITTERRAND sur A2

On pourrait être surpris de retrouver Mylène dans cette émission culturelle de l’après-midi. Toutefois, elle n’y est pas si incongrue puisque Frédéric Mittérrand consacre son émission au cinéma de l’Est, l’une des passions de Mylène, ainsi qu’au métier de décorateur de cinéma. Mylène est donc invitée parmi d’autres intervenants, assise à côté du cinéaste russe Sergei Paradjanov, habillée d’un ample tailleur blanc cassé et les cheveux lâchés rabattus d’un côté de son visage. Elle est sollicitée à plusieurs reprises par l’animateur et conclut l’émission en interprétant pour l’unique fois à la télévision « Puisque… »

Frédéric Mitterrand : (il annonce ses différents invités) (…) Il y a un événement, c’est la sortie du clip de Mylène Farmer, Mylène Farmer est certainement une des personnalités les plus intéressantes du show – business français (à ces mots, Mylène baisse les yeux et a un sourire gêné). Elle a un univers extrêmement fort, construit avec énormément de qualité et son clip fait figure d’événement dans le monde su clip. Je voulais que Mylène Farmer soit présente en face de deux génies du cinéma (Alexandra Trauner et Sergei Paradjanov,) de manière à ce qu’on puisse confronter son univers et le leur, elle qui commence.

Après s’être longuement entretenu avec ses deux invités principaux, Frédéric Mitterrand se tourne vers Mylène.

FM : (…) Je voudrais donner la parole à Mylène Farmer parce que Mylène Farmer a un parcours tout à fait singulier dans la chanson et dans le cinéma français. Elle fait des clips, mais des clips qui sont très longs, qui sont complètement hors des normes et qui sont tout à fait remarquables, avec Laurent Boutonnat. Je voulais demander à Mylène Farmer quand elle vient d’entendre Alexandre Trauner et Sergei Paradjanov, toutes proportions gardées, Mylène Farmer, vous êtes aussi une solitaire dans la chanson française : qu’est-ce que vous retirez comme impression de ce que vous les avez entendus dire ?
Mylène Farmer : Beaucoup d’humilité de ma part. je pense que ce sont des personnes qui ont souffert beaucoup plus que moi. C’est vrai que moi j’ai un tempérament qui est très solitaire… D’autre part, je suis très émue parce que moi-même j’ai tenté d’apprendre la langue russe et que pour moi le plus beau cinéma, c’est le cinéma russe. Je l’ai découvert au travers de Tarkobski, Elem Klimov et j’ai hâte de découvrir les films de ce metteur en scène (elle désigne son voisin. Sergei Paradjanov) et je suis très émue ! (rire gêné).

FM : Et pourquoi, Mylène imposer – ce doit être très difficile – ce format par exemple de clips qui sont comme de véritables films ? On va voir un extrait malheureusement trop court du clip, et puis Mylène devait chanter pour nous, et puis on a perdu du temps sur cette émission (…) malheureusement Mylène ne pourra pas chanter, donc on verra simplement un extrait du clip (Mylène chantera pourtant bel et bien en fin d’émission) mais vraiment l’univers de Mylène Farmer est très, très sobre et très, très cohérent.
MF : Je dirais la première réponse : par amour pour le cinéma, qui est commun à Laurent Boutonnat et à moi-même, et d’autre part surtout pour s’échapper de la réalité, de tout ce que peut être le quotidien… Le rêve, avoir un besoin d’imaginaire, de vivre et de survivre.

FM : mais les maisons de disques doivent être réticentes, ou les producteurs doivent être réticents à faire un clip de 17 m, en Scope !
MF : vous savez, nous avons beaucoup investi dans ce clip et dans tous les clips précédents. C’est vrai que moi j’ai une philosophie : je préfère manger des pâtes tous les jours et pouvoir m’offrir ce genre de choses, de cinéma.

FM : Alors on regarde le clip.

Un court extrait du clip « Pourvu qu’elles soient douces » est diffusé.

FM : Malheureusement, on a eu juste une minute du clip, mais Mylène ce clip je le trouve si bien, on va faire tout un truc autour, on va faire toute une émission autour et autour du principe que ce clip dure 17 mn, c’est-à-dire qu’il se regarde véritablement comme un film. (aussi alléchante que soit cette idée, elle n’aboutira malheureusement pas) Je voulais juste vous demander comment est-ce que vous avez organisé le travail sur le clip ?
MF : Je crois de la même façon qu’on peut organiser un travail sur un long-métrage avec la même rigueur, les mêmes exigences. C’est vrai qu’on fait appel à des décorateurs, que c’est des choses fondamentales que d’avoir un très bon décorateur, que d’avoir un très bon chef opérateur, que de construire un scénario.. d’autre part, nous avions aussi un conseiller artistique… un conseiller historique, lapsus ! (sourire).

FM : alors vous avez une relation très très forte avec Laurent Boutonna, c’est-à-dire que c’est toujours les mêmes gens avec qui vous travaillez.
MF : C’est vrai. Mais ç, c’est des choses aussi qui sont essentielles, je crois, dans la vie d’un artiste, c’est d’avoir une équipe solide et puis des univers communs. C’est pourquoi je continue avec Laurent Boutonnat avec Bertrand LePage et puis la maison de disques, bien sûr !

L’émission continue, notamment avec une interview de Hugh Grant, présent sur le plateau. Frédéric Mitterrand se tourne ensuite à nouveau vers Mylène

FM : Mylène Farmer, vous qui n’êtes pas du tout horrible dans le clip du  XVIIIème siècle mais qui êtes au contraire absolument ravissante, pourquoi est-ce que cet univers du XVIIIème siècle semble   vous fasciner ?
MF : Je dirais d’abord on a voulu faire la suite de « Libertine » donc c’est peut-être aussi le propos qui était plongé dans le XVIIIème siècle. Pourquoi ? Peut-être parce que je suis un peu passéiste et que j’ai du mal à m’imaginer comme étant un personnage de 1988 : c’est vrai. J’ai beaucoup de mal. Si j’avais à choisir un film, j’aurais du mal à choisir un film d’aujourd’hui, c’est vrai.

FM : Vous auriez été bien dans « Les enfants du paradis » ?
MF : J’aurais bien aimé, c’est vrai (rire amusé).

L’émission continue ? pour la terminer, on retrouve Mylène assise à même le sol, isolée dans un coin du plateau, pour chanter la face B de « Pourvu qu’elles soient douces ». L’inédit « Puisque… » Son interprétation est sobre et colle parfaitement à l’ambiance désespérément romantique de la chanson. Mylène termine la chanson en se cachant le visage dans sa main. Notons qu’il s’agit ici d’une version légèrement raccourcie, inédite sur disque. Après la chanson, Mylène rejoint Frédéric Mitterrand qui conclut l’émission.

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Souviens-toi du jour Mylène

Posté par francesca7 le 16 mai 2013

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Les lettres de l’alphabet hébreu ornent discrètement la photo du single de cette chanson. Dans le vidéoclip qui lui est consacré, Mylène vêtue d’une robe de givre erre dans un appartement moderne, presque vide, où se propage un incendie. Les variations de l’éclairage, avec le port de deux robes différentes, corsent le jeu visuel de l’explosion des flammes, qui flirtent avec les pendeloques de glace de la robe. Et si Mylène ne s’enfuit pas, c’est à cause de ses talons de verre, qui la mènent sur un canapé bleu. Ses poses lascives disent la fascination esthétique de l’horreur (des fours crématoires ?).

Mais cette perversité se nuance par l’expression austère et concentrée de Mylène, attentive à sauver du feu quelques lettres recueillies. Sans doute Mylène s’efforce-t-elle d’accuser ici, en l’incarnant sans se laisser aveugler par lui (mais il m’est impossible de l’affirmer), le potentiel esthétique de la violence exterminatrice, banalisée dans cet appartement confortable et sans âme qui suggère une impensable généralisation de cette violence, à l’échelle de la vie quotidienne ; or l’univers décrit par Levy (une référence sur laquelle est significativement orientée la conception de l’album) n’en est pas moins un souvenir écran, derrière lequel se devine encore le thème apocalyptique. Comme si Mylène faisait le lien entre l’Apocalypse de Jean, celle des deux guerres mondiales et l’apocalypse sentimentale de notre époque, dont il n’est pas sûr qu’elle soit la moins  grave.

Souviens-toi du jour Mylène dans Mylène et SYMBOLISME innamo-208x300Il faudrait analyser longuement la composition de ce poème, qui rassemble exactement 36 vers. D’après le déroulement thématique du texte et sa présentation graphique, ces vers se distribuent comme suit : 4 + 6 + 8 / 10 + 8 (18 + 18). Mais 36 est ici l’expression numérique d’une perfection chère à Pythagore, que le Démon ne s’efforcera plus d’imiter. Bien sûr : « Souviens-toi que l’on peut tout donner / Souviens-toi que l’on peut tout briser » ; mais le dualisme transcendé devient ici la force qui anime un élan ascensionnel confirmé par le refrain où le temps présent nous introduit dans le déjà là d’un futur désiré : « Pour une minute / Pour une éternité / Les mains se sont élevées / enfin le soin graphique de Jouanneau, plaçant dans la bouche de Prince le cri ininterrompu « VOOOOOOOHOOOOOHOOOH » visualise les possibilités du rythme qui s’exerce en privilégiant certains nombres, à divers niveau du texte.

Ce phénomène n’a pourtant pas chez Jouanneau le même sens que chez Melville, Conrad ou Rimbaud. La demi-conscience de ces écrivains éprouvant les lois du Nombre fait place à la conscience amusée de Jouanneau qui les maîtrise dans une surenchère ludique ; peut-être le seul moyen d’échapper à leur emprise ?

La seule citation du célèbre récit : Tu veux que je te dessine un mouton ? » se justifie par les valeurs sacrificielles et mimétiques qui font le relief de cette question apparemment si innocente. (Le détournement ( ?) du sens auquel se livre Jouanneau dans cette citation anticipe donc celui, commenté dans le premier chapitre de cet essai, de Mylène Farmer, qui fait écho à la même demande du Petit Prince). Et pour Bonzaï l’agneau et le loup sont des figures interchangeables…

Extrait du livre : L’APOCALYPSE SUR SCÈNE Michel Aroumi p.232

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Confusion mentale dans Amour Naissant

Posté par francesca7 le 16 mai 2013


Confusion mentale dans Amour Naissant dans Mylène et SYMBOLISME mf80_111a-225x300La confusion mentale de l’Amour naissant est bien l’image de celle qui pousse notre monde à sa perte : « Quel monde n’a pas connu le souffle/du néant/ressenti l’émoi des puissances du Dedans, dis ? » Le retour régulier des impératifs « dis ? » et « vois » évoque une Apocalypse intime (en « émoi ») qui s’élargit au monde entier, et dont la raison première est désignée dans l’aveu : « Ma vie, comme la / Fille de Ryan », auquel fait écho la question laissée sans point d’interrogation : « Quelle Irlande voudrait oublier/Ses légendes ». Voilà en effet signifiées les pulsions mimétiques génératrices de violence, sur le plan des sentiments et des comportements sociaux. La fille de Ryan, personnage du célèbre film de David Lean, est un modèle pour celle qui, dépossédée d’elle-même, éprouve l’amour naissant ; et les « légendes » auxquelles s’attache l’Irlande, pays de passions et de luttes de clans, sont autant de modèles illusoires pour le peuple dont elles valident les passions meurtrières.

Or, le refrain de l’Amour naissant : « Tu es l’amour naissant (…) c’est un revolver, Père / Trop puissant »désigne bien la figure du Père comme le pivot ou comme le fondement de cette débâcle spirituelle ; l’expression Père tout puissant, gauchie en « Père trop puissant » suggère une revendication, une rivalité à l’égard du Père dont la divinité s’estompe, au contact de la « Fille de Ryan ». Au père tout puissant se substitue le Père obscure de la tribu, sacrificateur et victime (l’anathème est lourd, les serments brûlants, chante Mylène), acteur principal du meurtre fondateur indiqué par certains philosophes modernes à l’origine de notre ou de toutes les cultures.

Ce Père trop puissant fait d’ailleurs écho aux « Puissances du dedans » curieuse inversion de l’Esprit du dehors qui dans les textes sacrés, désigne l’Esprit du Mal, c’st à dire le culte exacerbé de l’ego et la violence dualiste qui en découle. Le glissement pervers ente la bonté du père et l’esprit du Mal vérifie pourtant le lien problématique du Seigneur et de Satan, si sensible dans l’Apocalypse de Jean.

L’Amour naissant est « lourd comme « l’Anathème est lourd », c’est un revolver, Père etc… le rapport suspect de l’Amour naissant et de la violence du Père trop puissant s’éclaire si l’on écoute la Marthe de l’Echange de Claudel, dont les propos révèlent le rôle inspirateur de la violence mimétique dans le sentiment amoureux….

L’amour authentique peut-il exister ? L’album Innamoramanto retrace cette quête d’amour « réinventé ». Mylène rêve d’un amour dont la foi religieuse ne serait  plus l’antidote, mais le principal composant. Même si la foi elle-même est loin d ‘être pure de la mimésis, en raison du rapport incontournable de la violence et du sacré (c’est ce qui fait l’ambiguïté des paroles de l’album, qui assument toute la difficulté de ce problème). On songe à un amour lavé du sentiment amoureux, fondé sur l’estime éclairée et sur la volonté d’aider l’autre sans lui devenir un modèle, en reconnaissant le besoin que l’on a de lui.

L’émoi sexuel qui accompagne l’Amour naissant est l’objet du deuxième titre ; « L’ame stram gram ». Il s’agit sans doute d’un désir murmuré pour soi-même, plutôt que déclaré. Quoi qu’il en soit, les fantasmes de pénétration (En moi, en moi toi que j’aime ;.. il n’y a que ça qui nous gouverne, Dis-mois combien de fois ? » et « Pique-moi dans l’âme / Bourrée, bourrée de nœuds mâles » etc) traduisent une conception de la sexualité qui, d’après certains commentateur de l’Apocalypse, reproduit le schéma dualiste qui renie l’esprit de l’Un fait Deux. Cette bisée métaphysique se précise dans les chansons suivantes ; a présent, le dualisme en question s’amplifie dans la giration du rapport du bourreau et de la victime, suggérée par cette déclaration ; « Ceux que tu condamnes / T’éreintent, te font du charme ». La rencontre amoureuse n’est plus distinguée des effets de miroir où se confondent les individus. Le désir de l’autre est ressenti comme une névrose.

Comment d’ailleurs ne faire qu’un avec l’autre lorsque le sexe, embarrassé de la violence faite névrose, se définit comme un besoin de « Partager mon ennui le plus abyssal » ? Le sexe c’est connu, n’a pas d’âme. Le titre l’Ame stram gram exprime et échec et en découvre la raison, dans le décalage entre le mot âme et la légèreté vaguement diabolique de la comptine ; le pouvoir de division qui est celui de Satan s’illustre justement dans le chasme sonore bancal de ce titre. (Le vidéo clip de cette chanson conforme ces remarques, malgré le décalage du thème chinois. C’est l’histoire de deux sœurs grandies à l’ombre de la muraille de Chine (jouées par Mylène), victimes de violences mortelles auxquelles elles doivent pourtant des pouvoir infernaux, utilisés pour leur vengeance : avatar chinois des « deux témoins » de ap.11 ?)

Cet échec de l’amour accompagne une crise de l’être, masquée dans le titre Pas le temps de vivre où l’absence du désir de vivre prend l’aspect d’une urgence vide ; ce désir de mourir qui contraste, du moins en apparence, avec les appétits de la chanson précédente, prend la forme d’un repli monacal où se confirment les ouvertures métaphysiques évoquées plus haut, qui n‘en restent pas moins suspectes. « L’être se monacal / Mais j’erre comme une lumière/ Que le vent a éteinte ».

Cette référence religieuse attire l’attention sur l’image proposée d e l’Un, but ultime du mystique ; « Pour soulager une à une / Mes peurs de n’être plus qu’une ». L’Un, amputé de son sens divin, est rendu à la violence d’un déchirement de l’être. Les mots « plus qu’une » suggèrent encore l’angoisse de la file indifférenciée des autres âmes, tandis que le rapport mythique de l’Un et du multiple se dégrade dans les « peurs une à une », ces peurs avec lesquelles Mylène ne fait plus qu’un. Et bientôt le curieux pluriel ; « Dis-moi les mots qui rendent ivres » suggère le mythe de la Bête, esquissé dans Dessine-moi, se précise dans Je te rends ton amour, où le thème filé de l’art pictural transpose le mystère de l’image de la Bête. Si la bête est reine des illusions, nul doute que tout image, toute copie i ou interprétation de la réalité n’en manifeste les pouvoir.

Extrait du livre : L’APOCALYPSE SUR SCÈNE Michel Aroumi p.38

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le nombre de Mylène Farmer

Posté par francesca7 le 16 mai 2013


le nombre de Mylène Farmer dans Mylène et SYMBOLISME fanmarjorie4-198x300l’identification de Mylène à la Bête prend une autre forme plus mystérieuse. Les jeux nominaux de Mylène (Mylène s’en fout, Mylénium…) incitent à scruter le rythme des lettres de son nom, mis en relief par le graphisme métallique de ses douze lettres ; deux fois six lettres, mais seulement neuf lettres différentes, parmi lesquelles six consonnes ; c’est assez pour songer au nombre de la Bête, expression chiffrée des malheurs que l’humanité doit aux contradictions qui lui sont inhérentes.

Mais ces intentions ludiques sont dépassées par une coïncidence dont aucune explication ne saurait venir à bout : Mylène a bien 36 ans lorsqu’elle enregistre Innamoramento en 1999. C’est l’âge crucial, celui de tous les risques pour les artistes, en raison du rapport privilégié avec la mimésis qui est leur lot. Incarnation de la perversité mimétique, e t modèle de tous les artistes pour les illusions dont elle berce l‘humanité, la Bête n’est pas vainement qualifiée par un nombre qui, relu comme la somme de trois 6 par certains commentateurs, conserve son sens néfaste dans l’imagination populaire lorsqu’il est redoublé. La structure mathématique du nombre 36, comme celle du nombre 6, traduirait le cercle mouvant du désir mimétique, autrement dit la cause de tous les malheurs des hommes, même si ces nombres, selon les pythagoriciens, expriment un idéal unitaire dont le rapport des deux Bêtes serait l’inversion négative.

Le même symbolisme s’affichait dans l’album Anamophosée ; un mot de 12 lettres, toujours sous le nom MYLENE FARMER. Les douze photos de Mylène figurant sur la brochure et sur le coffret du CD font alterner trois sortes de poses ; le visage de Mylène, ou son corps tout entier, avec deux costumes différents. Les douze boutons de son curieux maillot, mais encore les six côtés qui raient l’espace de tissu transparent entre la poitrine et les hanches sont en harmonie avec les jeux de mots sur la lettre X ( = SEX) dans certaines chansons (XXL : la marque de la Bête ? L’instant X qui comporte une allusion à l’an 2000…) Entre les lèvres de Mylène la lettre X reçoit le symbolisme que lui reconnaissait Claudel dans ses Idéogrammes occidentaux ; X est tout ce qui est section… l’unité définitivement détruite par l’unité, l’inconnu, le carrefour, l’inextricable…

Ces notions que Claudel rattache au mot « faux » inspirent justement les textes de Anamophosée où se voit chantée l’ivresse morbide des faux-semblants. L’unité détruite qui résume les visées métaphysiques de Innamoramento trouve résonance particulière dans l’album Anamorphosée, où la chanson XXL célèbre l’abolition des différences sociales et sexuelle avec un plaisir suspect, qui s’étend aux choix esthétiques dont témoignent l’ océan d’ambre » de Eaunanisme ou le « Jade… au creux du nombril » dans Mylène s’en fout.

Quoi qu’il en soit, le contemplateur est préparé à revivre cette quête, à la comprendre, par l’affiche du MYLENIUM TOUR : 12 lettres, sous les 12 lettres du nom MYLENE FARMER en haut de l’affiche. La date du concert : 24 septembre 1999 semble avoir été choisie en raison des connotations ambiguës du nombre 24, employé six fois dans l’Apocalypse (pour la figure des saints vieillards), mais rattaché à la figure du Diable dans la tradition populaire de différentes cultures. (Le fait que Mylène soit née le 12 septembre corse l’intérêt de ce choix).

L’identification des noms et des nombres dans la tradition où fleurirent les écrits de Jean de Patmos a-t-elle inspiré l’énigme qui rassemble le nom de Mylène, celui du concert et la date du 24 septembre ? Le contexte religieux de la plupart des chansons autorise à voir dans ce rébus nominal et numérique (12 + 12 lettres + 24 septembre) un rappel des vertus du nombre 48, qui fixe le rythme de certaines oraisons dans le culte hébraïque ; de même que le mois de septembre, après les huit premiers mois de l’année, la chaîne graphique du Mylenium Tour (8 + 4 lettres) rachète les maléfices latents de l’année 1999 (un 666  renversé ??). En effet, ce rapport 8/4 est relié par Melville à  la shekkina hébraïque (qui a comme attribut symbolique le nombre 32, un multiple de 8). Mais c’est dans le détail des huit coups de cloque qui sonnent la dernière heure de Billy Budd, à quatre heures du matin, u peu avant que la shekkina de l’aube ne se déverse sur le corps du condamné. La remise en cause du mythe qui détermina Melville à raturer cette shekkina s’adoucit chez Mylène, dans certaines chansons de l’album. Mylène est pourtant sœur de Billy Budd qui a comme seul talent sa claire voix de chanteur. Mais c’est dans sa vocation musicale que Mylène assume la vocation sacrificielle de Bill Budd. Du moins en sacrifiant les idées reçues qui dissimulent la fonction cathartique de son art aux yeux du public.

La nature diabolique, puisque si mélangée de l’amour naissant, réclamait les instruments (et la mélodie) suaves du premier morceau. La voix de Mylène, fondue dans le son des instruments se fait l’écho de la « voix du diable », dont on sait qu’elle est souvent séraphique. Avant même que les instruments ne se fassent entendre, un grondement céleste ou marin introduit l’album ; un orage qui s’éloigne, ou qui s’approche ?

Impossible de répondre, et la menace d’un grondement guerrier accompagne discrètement la montée de la mélodie qui progresse en vagues régulières jusqu’au moment où s’entrelacent le battement d’une armée en marche et le chœur de vois cristallines

Extrait du livre : L’APOCALYPSE SUR SCÈNE Michel Aroumi  

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Mylène, meilleure vente

Posté par francesca7 le 12 mai 2013

Mylène, meilleure vente dans Mylène dans la PRESSE disques-myleneDisques : Farmer, M, Lavoine… les affaires reprennent !

Info Ozap.com. Ca y est, la rentrée est bel et bien là et les ventes de disques reprennent des couleurs. Les ventes de titres numériques sont très en forme, les ventes d’albums retrouvent, en tout cas au sommet, des scores convenables, et seuls les singles physiques sont au plus bas… mais ça n’empêche pas Mylène Farmer de décrocher un énorme record !

Carton pour Lavoine

On commence avec les ventes d’albums physiques, où on n’avait pas vu deux disques s’écouler à plus de 20..000 exemplaires depuis bien longtemps ! En tête, Marc Lavoine réalise une très belle entrée avec [musique:326208 "Volume 10"], qui s’installe directement en pole position avec 32..189 exemplaires vendus. Le chanteur français détrône David Guetta, dont le nouvel opus [musique:326488 "One Love"] se retrouve deuxième avec des ventes en chute de 27% à 27..559 exemplaires.

On descend très nettement en termes de vente, mais le retour est tout de même plutôt encourageant pour Whitney Houston. La chanteuse américaine débarque en troisième position pour sa première semaine dans les bacs avec [musique:326224 "I Look to You"], qui a séduit 8..173 acheteurs. Whitney devance Maurane, qui gagne deux places en deuxième semaine avec [musique:325466 "Nougaro ou l'Espérance en l'Homme"], désormais quatrième avec 7..730 ventes (+24%).

Nouveau record pour Mylène Farmer

Les nouvelles sont mitigées pour Mylène Farmer. La bonne nouvelle, c’est que la chanteuse française décroche son cinquième numéro un consécutif avec [musique:327120 "Sextonik"], du jamais vu dans les charts français. Mais ce n’est pas tout : il s’agit au total du neuvième numéro un de la chanteuse, et de son 37ème top 10 ! La mauvaise nouvelle, c’est que seuls 4..533 fans se sont précipités pour acheter ce nouveau single, un petit score qui lui permet malgré tout de devancer la concurrence.

David Guetta et Akon, d’ailleurs, doivent se contenter de la deuxième position avec [musique:326492 "Sexy Bitch"], sorti la semaine dernière en single physique. Le titre a séduit 3..296 acheteurs, un score bien inférieur aux chiffres que réalise le titre en digital (voir plus bas). Du coup, Pitbull chute de trois étage après avoir dominé le classement tout l’été. Son tube [musique:324786 "I Know You Want Me"] est quatrième avec 2..799 ventes (-16%). Il est devancé par Collectif Metissé, dont le single « Laisse-toi Aller Bébé » ne perd qu’une place et se classe troisième avec 2..976 ventes (-7%).

Article de  http://www.ozap.com/

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