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Clip dédicace à Mylène F.

Posté par francesca7 le 20 avril 2013

 

Le 8 octobre 1988 – émission présentée par Yves CARRA– CLIP DEDICACE sur M6

Au lendemain même de la présentation d’une version tronquée du clip de « Pourvu qu’elles soient douces » sur Canal +, Mylène vient sur le plateau de cette émission musicale matinale, habillée d’un chemisier blanc ample, d’un pantalon noir, cheveux lâchés et mains gantées de cuir noir, présenter cette fois la version intégrale de son clip. Elle répond également, pas forcément de bon cœur visiblement, aux questions de l’animateur, assise sur un canapé, et reçoit quelques cadeaux.

 

Clip dédicace à Mylène F. dans Mylène en INTERVIEW myl7ne-1987-05-c-243x300

Yves Carra : (…) Nous avons une invitée exceptionnelle aujourd’hui, c’est la première fois qu’elle est sur M6 (Mylène y a été interviewée l’année d’avant pourtant) dans « Dédicace » tout au long de cette première heure d’émission. Vous l’avez comparée à une mante religieuse, à la fée Clochette, à une libellule, vous avez aussi dit – c’est vous qui parlez (les téléspectateurs) – qu’elle possédait le goût de l’interdit, de l’ambiguité. Et moi je peux vous dire qu’après sept 45 tours, après deux albums et des clips remarqués et remarquables, en quatre ans seulement,  elle occupe une place tout à fait à part maintenant dans la chanson française, vous serez bien d’accord avec moi sur ce plan-là : C’est Mylène Farmer. Bonjour !
Mylène Farmer : Merci de tant d’éloges !

YC : En plus, c’est les téléspectateurs qui parlent. D’ailleurs, à ce propos, je vous offre la carte postale du… (il prend et montre à la caméra la photo d’un chimpanzé) Il ressemble à Léon ou à E.T ?
MF : Ni l’un, ni l’autre. Ç a c’est un chimpanzé. Moi, ce sont des sajous capucins (elle prend la photo). Mais j’aimerais bien avoir celui-ci, mais c’est impossible.

YC : Pourquoi ?
MF : parce qu’ils sont très très protégés. C’est normal.

YC : Alors y a aussi une belle carte postale qu’on a reçu avec plein d’éloges derrière, je vous l’offre. (Il montre à la caméra une carte postale puis la tend à Mylène) Y en a aussi beaucoup d’autres !
MF : Merci !

YC : Je vous montre quand même le 33 tours compact (sic) de Mylène Farmer (il montre à la caméra le CD « Ainsi soit Je… ») et puis nous, bien sûr, nous allons regarder d’ici quelques minutes, mais on va en parler avant pour le présenter, « Pourvu qu’elles soient douce », donc, en version intégrale de 15 mn plus 2 mn 50 de générique, c’est ça ?
MF : C’est parfait ! (rires)

YC : C’est exactement ça !
MF : Oui.

YC : Donc, en clair, on peut dire déjà en préambule que c’est la suite de « Libertine ».
MF : C’est la suite d e « Libertine ». vous verrez : le clip démarre sur, en in, la dernière image de « Libertine ».

YC : Donc on est à quelle époque ?
MF : On est au XVIIIème siècle, ç a se déroule pendant la guerre de sept ans et c’est une histoire qui va se dérouler sur le territoire français entre une armée anglaise et une armée française, avec comme personnage principal Libertine, le capitaine anglais, la rivale de Libertine qu’on va retrouver, qui sera une prostituée et.. je vous laisse découvrir le reste.

YC : D’accord, on le découvrira dans quelques minutes. Je crois que vous avez pris beaucoup de plaisir à ce tournage, en fait…
MF : Ha oui !

YC : …. Parce qu’il y a des cascades, il y a des bagarres dans la boue, on le verra aussi tout à l’heure, il y a beaucoup d’équitation, vous aimez bien…
MF : J’adore l’équitation, c’est vrai. J’ai rencontre Mario Luraschi, qui est donc un cascadeur, un des plus renommés en France, et j’ai appris énormément de choses et c’était un bonheur, je crois le tournage le plus difficile, quand même, qui a duré huit jours, neuf jours…

YC : neuf jours ?
MF : oui

YC ; où ça ?
MF : c’était dans la forêt de Rambouillet, tout en extérieur.

YC : Tout en extérieur ? Rien en studio ?
MF : oui

YC : Avec combien de figurants, figurantes ? (on voit alors à l’image des images du making-of du clip « Pourvu qu’elles soient douces »)
MF : sur la globalité, y avait entre 500 et 600 figurants.

YC : D’ailleurs, on voit des images du tournage ! Alors, on a pris des rushes, comme ça au travers de cassettes qu’on avait…
MF : (alors qu’on voit les doublures de Mylène et Sophie Tellier se battre) ça, c’est une image de clip d’ailleurs.

YC : Oui, c’est une image du clip. C’est vraiment vous qui sautez dans les bras de l’adversaire, si je puis dire ?
MF : Il y a des cascadeuses qui sont nos doublures respectives.

YC : Ha oui, quand même ! Alors je crois qu’on va peut-être en voir quelques-unes d’autres, d’images parce qu’il y a notamment une bagarre dans la boue qui est assez étonnante.
MF : Oui, ça, c’est vraiment nous, là sur ce moment-là

YC : C’est vraiment vous qui l’avez faite ?
MF : Absolument

YC : (toujours par-dessus des images du tournage du clip) Alors là, on continue un petit peu la bagarre… ça doit pas être évident quand même quand on est cascadeuse d’être la doublure, de se battre toute la journée, d’éteindre le feu (on voit en effet à l’image un technicien éteindre un feu sur le tournage) Vous avez pas eu de problème, comme ça, pour allumer des feux dans la forêt de Rambouillet ?
MF : Non, non y avait les pompiers qui étaient sans arrêt autour !

YC : (alors qu’on voit à l’image Laurent Boutonnat donnant des indications à Jean-Pierre Sauvaire, son collaborateur) Là, on voit Laurent Boutonnat.
MF : Et des tuyaux ! (on distingue en effet quelque choses derrière Laurent Boutonnat qui peut ressembler à des tuyaux).

YC : des tuyaux ?
MF : (réalisant son erreur) Non c’est une roue ! (c’est en effet une roue posée derrière Laurent Boutonnat.) (rire)

YC : Ha bon, ça va j’ai eu peur ! Laurent Boutonnat, donc, le réalisateur qui est aussi l’arrangeur, le concepteur et le réalisateur du 33 tours.
MF : Voilà. Là, y avait Jean-Pierre Sauvaire, qui est donc le chef opérateur qui travaille avec nous.

YC : et je crois aussi, je vous en ai entendu parler dans une autre émission on peut le dire, que le montage était très important pour vous, et que la monteuse, puisque c’est une monteuse…
MF : (l’interrompant) il est bien évidemment très très important mais je disais l surtout que c’est pour moi un réel plaisir et une grande émotion que d’assister au montage, et spécialement de celui-ci parce que c’est un travail qui est énorme, et c’et vrai que Laurent Boutonnat travaille avec une monteuse qui est extraordinaire.

YC : Oui, il faut reconnaître que c’est un travail d’équipe, ça aussi, parce que je crois que vous avez repris la même équipe, je crois.
MF : Là c’est réellement un travail du metteur en scène et d’une monteuse.

YC : Alors, est-ce que je sais pas, on peut attendre un troisième volet de « Libertine ! » ; « Libertine II » Un troisième volet ou .. ?
MF : Je le souhaiterais. Faut-il avoir la chanson ! Et puis, l’avenir.. je ne sais pas !

YC : Dans la chansons, je crois qu’il y a pas de problème puisque sur ce 33 tours (Ainsi soit Je… ) vous avez écrit tous les textes. C’est ça ?
MF : Oui.

YC : Y en a une particulièrement  que  j’aime bien, c’est « Horloge »
MF : Oui, c’est un poème de Baudelaire.

YC : C’est pas mal. Vous avez peur de la mort ? Parce que le temps, c’est un petit peu, donc la base (du poème)…
MF : Je vous dirai quand on naît et quand on est enfant, on a peur de la vie, et quand on vieillit, on a peur de la mort. J’en fais partie oui.

YC : Très bien. Alors maintenant : on écoute !!

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Mylène Farmer au Top 50 en 1988

Posté par francesca7 le 20 avril 2013


 Mylène Farmer au Top 50 en 1988 dans Mylène en INTERVIEW mf80_94a-222x300

L’émission TOP 50 reçoit Mylène le 26 mai 1988, présentée par Marc BOESCA sur CANAL+

Vêtue sobrement d’un petit pull noir et d’un pantalon blanc, les cheveux attachés en arrière, Mylène vient présenter son nouveau clip, celui de « Ainsi Soit Je… »  sur le plateau de Marc Toesca. C’est également l’occasion pour elle de répondre à quelques questions de l’animateur.

Le clip « Ainsi Soit Je.. » est diffusé. Au retour plateau, on découvre Mylène et Marc Toesca assis chacun dans un fauteuil se faisant face.

Marc Toesca : le clip « Ainsi soit je… » de Mylène Farmer, encore une fois réalisé par Laurent Boutonnat. Est-ce que c’est un clip facile à faire ? Est-ce que c’est aussi rapide, ou plutôt plus facile à faire que les précédents, avec un casting, des tournages extérieurs ?
Mylène Farmer : Je pense pas que c’est plus facile. On a mis un peu moins de temps pour le tournage qui s’est effectué en deux jours. La préparation est la même. Pour une petite anecdote, nous avons tourné dans le même studio que le clip « Plus grandir » qui était le studio Sets à Stains, et avec pratiquement la même équipe que ce même clip.

MT : Avec beaucoup de changements depuis « Plus grandir » quoi…
MF : Oui.

MT : Quand même pas mal d’évolution depuis. Un mot sur le choix des animaux : est-ce que le faon, la biche ont un rapport avec ton idole Bambi, ou pas ?
MF : Je pense que ce n’est pas par hasard (rires)

MT : !(…) Le choix du noir et blanc, le choix d’avoir fait un clip finalement qui est simple..
MF : … qui est très sobre. Je pense que ça se mariait très bien avec la chanson, qu’il fallait cette sobriété.

MT : ça veut dire que c’est fini l’aventure des castings ? des tournages en extérieur ,
MF : Je ne l’espère pas. Là, en l’occurrence, c’était ce qu’il fallait, je pense.

MT : Dans le clip Précédent (« Sans Contrefaçon ») on a vu Zouc. Pourquoi Zouc ? On s’est pas vus depuis, donc…
MF : Moi j’ai rencontré Zouc sur une émission, enfin j’avais demandé sa participation lors d’une émission qui était sur Cana + aussi, qui s’appelait « Mon zénith  moi » (en octobre 1987, cf. le script de cette émission) et elle est venue. Et après, nous avons lié évidemment connaissance et amitié, et quand nous avons fait le projet donc du tournage de « Sans Contrefaçon », il y avait un personnage et c’était évident que ce fût Zouc.

MT : Chaque fois, on t’a demandé de jouer un rôle dans les vidéos. Y a aucun réalisateur qui est venu le voir pour te proposer quelque chose ?
MF : Si. J’ai eu beaucoup de propositions, mais pas encore acceptées !

MT : Et pourquoi ? C’est un univers que… ?
MF : Parce que ce n’était sans doute, là encore, pas le bon réalisateur. En tout cas, celui que je souhaitais. Et puis…

MT : C’est qui, que tu souhaites ? Dis-le (rires)
MF : Non ! Je préfère préserver ça aussi. Je vais attendre.

MT : Alors bon, depuis « Libertine » ça marche bien pour Mylène Farmer. L’album (« Ainsi soit je…)  a été très bien classé, c’était arrivé directement n° 6 du Top 30 :  ça veut dire qu’il y a un public, ça veut dire qu’il y a des gens qui sont attentifs à tout ce que tu fais. Y a peut-être des gens qui ont envie de te voir sur scène ?
MF : J’en ai envie aussi !

MT : Et alors, et alors, et alors ?!
MF : Et je le ferai ! (grand sourire)

MT : Oui ?! T’as pas de dates ?
MF : J’ai pas de dates.

MT : Y a une salle mythique pour toi ? Y a une salle où tu aimerais te produire ?
MF : Peut-être le Palais des Sports…

MT : Oui, mais c’est grand, déjà !
MF : C’est très grand, mais y a une grande scène et j’ai envie d’évoluer sur une grande scène.

MT : En tout les cas, je te remercie d’être passée… venue nous voir, de nous avoir présenté ton clip « Ainsi soit Je… ».
MF : Merci !

MT : Et puis t’aime bien Mori Kanté ? (artiste africain qui fit un tube en 1988 avec « Yéké yéké)
MF : Beaucoup. J’aime beaucoup Mori Kanté, j’aime bien Maxime Le Forestier, qui est passé précédemment.

Pour conclure l’émission, Marc Boesca lance le clip de Mori Kanté.

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