Nous souviendrons-nous de Mylène Farmer

Posté par francesca7 le 7 avril 2013

 

Nous souviendrons-nous de Mylène Farmer dans Mylène AU FIL DES MOTS fanlaurene3-169x300c’est une magnifique chanson qui clôt l’album l’AUTRE… Nous souviendrons-nous.

Un titre de 5’05 en forme de question envers le public. En effet, Mylène pose ici les questions qui hantent tous les artistes ; et si tout s’arrête demain ? Et si je décide d’arrêter, se souviendra-t-on de moi ?…

Il s’agit de doutes et d’angoisses que chaque artiste ressent durant sa carrière. Mylène s’adresse très joliment au public ; « Aux vies qui s’abaissent à voir la mienne / Je sais / Qu’il me faudra prendre congé d’elles / Un jour ou l’autre ». Mylène comme à son habitude, fait preuve d’une grande lucidité sur son métier et sait qu’il faut raccrocher à temps. Il est intéressant également de noter comment Mylène évoque ses chansons : « Aux vies qui ont soutenu la mienne / Je sais / Qu’un long monologue poudré de neige / A partager ». Quant au refrain, il synthétise ses angoisses et ses doutes : « Et si je perds la foi / En nous, en tout / C’est bien malgré moi / Nulle prière / A chacun de nos pas / Je doute de tout / Nous souviendrons-nous de nous ».

Notons que dès 1991, et avec cette chanson, Mylène sera influencée par la poétesse américaine Emily Dickinson   (1830-1886). En effet, le vers de la chanson « Aux vies qui s’abaissent à voir la mienne » fait parfaitement écho à un vers du poème 273 des Dickinson, « Il a sanglé ma vie ; Et distribuer des sourires / Aux vies qui s’abaissent à remarquer la mienne / Et poliment l’invitent ». Dernière particularité du texte de cette chanson, Mylène réutilisera les premiers vers de sa chanson (« Aux vies qui s’abaisse à voir la mienne / Je sais / Qu’il me faudra prendre congé d’elles ») pour les traduire en anglais dans son duo avec  Seal en 2001 sur Les Mots  : « And to lives,that stoop to notice mine / I know I will say foodbaye »… La musique, quant à elle, est intéressante. Boutonnat utilise les mêmes accords de piano pour lancer les refrains de Désenchantée et pour la fin des refrains de Nous souviendrons-nous. Un procédé qu’il a déjà expérimenté pour La Veuve noire en la reliant à A quoi je sers… Doc, Désenchantée et Nous souviendrons-nous sont reliées.

Ainsi, si en 1991 Mylène se demandais si son public qui a tant aimé Désenchantée se souviendrait encore d’elle vingt et un ans après, la réponse est Oui, définitivement !

                issu du livre de Benoît CACHIN sorti en octobre 2012. Aux éditions Gründ. Page 78/220

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