Photos Mylène Paris-Match 2010

Posté par francesca7 le 29 avril 2013

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N° 3211 avec MYLENE

Posté par francesca7 le 29 avril 2013

Paru le  : jeudi 2 décembre 2010

A la une dans ce numéro : Mylène Farmer en toute intimité
Et également : assassinat de John Kennedy chasse aux dealers au Brésil Justin Bieber Kate Middleton le trésor oublié de Picasso l’Euro joue sa survie Mylène Farmer Nathalie Baye perles d’Orient Tanja chez les FARC Téléthon

Hebdomadaire – 52 numéros / an
Paris Match, le premier magazine français d’actualité, pour vivre l’actualité sur tous les fronts, voir et comprendre les événements, découvrir avec les partenaires de Paris Match, les expositions et les rendez-vous culturels…

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Influence Mylène Farmer

Posté par francesca7 le 29 avril 2013

 

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Après son dictionnaire des chansons, Benoît Cachin continue son exploration de l’univers farmérien en s’attachant, dans ce nouvel ouvrage, à mettre en avant les différentes inspirations de l’artiste.
Qu’elles soient picturales, cinématographiques, littéraires ou musicales, Mylène Farmer a, tout au long de sa carrière, semé les références, les allusions et les citations au sein de son œuvre (textes, clips ou concerts). Une manière pour cette artiste qui parle peu d’elle-même de dire à travers ses textes ce qu’elle aime et dévoiler ainsi ce qu’elle est.
Mylène Farmer Influences est donc un ouvrage atypique sur un personnage atypique : il nous propose une exploration minutieuse de son univers, à travers toutes ses influences et permet, en décryptant celles-ci, de creuser des pistes pour mieux comprendre le « mystère Farmer ».
Chaque référence est mise en avant sur une double page partagée entre le texte qui revient sur l’histoire de la chanson et sur le lien entre Mylène Farmer et l’artiste cité et une illustration de cette référence.
Ce livre est donc l’occasion de constater que l’œuvre de Mylène Farmer se construit autour d’un univers artistique varié, riche et cohérent.

 

clip_image002 dans Mylène dans la PRESSE  Revue de presse

« Benoît Cachin se livre cette fois à un passionnant exercice de décryptage des influences, plus ou moins avouées, qui ont guidé Mylène Farmer dans l’écriture de ses chansons. En tout, “41 petits diamants” (soit près de la moitié des textes écrits par la chanteuse) passés sous la loupe de l’orfèvre. C’est intelligent, documenté (pour Sans contrefaçon, par exemple, il explique très bien qui fut le chevalier d’Éon), joliment illustré, et on apprend plein de choses. Un livre de fan qui ravira les fans. »
Têtu

« Plus qu’une chanteuse, Mylène Farmer est un univers dont le journaliste Benoît Cachin nous ouvre les portes dans un ouvrage original et sensible. »
Vivre au Féminin

« Poe, Disney, le chevalier d’Éon, Garbo, les symbolistes, Le Divin Marquis, bien sûr : chanson par chanson, Benoît Cachin analyse avec emphase les sources d’inspiration de la libertine goth et quadra. »


parution dans VSD

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Mylène fait son Jacky show

Posté par francesca7 le 25 avril 2013

 

C’est le 6 novembre 1988 dans l’émission JACKY SHOW présenté par Jacky sur TF :

Mylène fait à nouveau escale sur le plateau de Jacky, cette fois-ci pour interpréter « Pourvu qu’elles soient douces ». Sur un podium installé face au jeune public, Mylène effectue sa chorégraphie avec des deux danseuses. Si elle est de nouveau habillée de sa courte robe noire à paillettes, elle porte cette fois-ci les cheveux lâchés. Lorsque la chanson s’achève. Mylène et ses danseuses tiennent la pose alors que Jacky les rejoint sur le podium.

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Jacky : Bonjour Mylène Farmer, ça va ?
Mylène Farmer :
Très bien, et toi ?

J : Je veux savoir : est-ce que tu peux me gifler ?!
sous les cris du public, Mylèn prend la tête de Jacky entre ses mains et lui fait un gros bisou. L’animateur est ravi !
MF :
Je peux demander aux danseuses aussi !

J : Ha c’est sympa, mais est-ce que tu peux encore me gifler comme ça ?!
MF : (elle montre sa main) Tu la vois, celle-là ? (rires)

En même temps, Sophie Tellier et Dominique Martinelli entourent Jacky. Accompagnées de Mylène, elles déposent chacun un gros bisou sonore sur la joue de Jacky, visiblement aux anges !

J : (au public) C’est sympa, non ? (A Mylène) tu t’es fait un shampooing aux carottes ?
MF : (elle semble avoir du mal à entendre à cause de la musique de fond) … shampooing

: … aux carottes !
MF : Oui.

J : Bon, merci Mylène Farmer !
MF : Tu peux me parler français une fois .

J : You speak english ?
MF : I speak english (rires)

Jacky salue ensuite Mylène puis celle-ci quitte le podium, suivie de ses danseuses.

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Mylène Farmer et Bernard Montiel

Posté par francesca7 le 25 avril 2013

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LA UNE EST A VOUS, émission du 20 octobre 1988 présenté par Bernard MONTIEL, sur TF1

L’émission qui mélange variétés et séries à la carte, est désormais présentée par Bernard Montiel. Choses assez inhabituelle pour l’émission, Mylène est présente sur le plateau pour répondre à quelques questions de l’animateur et donner son avis sur les séries du jour, choses qu’elle ne manquera pas de faire, aux risques et périls de Bernard Montiel ! On la retrouve plus tard dans l’émission pour interpréter « Pourvu qu’elles soient douces » avec ses deux danseurs.

Assise sur un fauteuil face à Bernard Montiel, Mylène porte un pull et une veste marrons et a les cheveux lâchés.

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Bernard Montiel : (…) Bonjour Mylène !
Mylène Farmer : Bonjour

BM : Alors mylène Farmer, on peut pas parler avec vous de choses très… Ce que vous dites dans vos chansons, en général c’est toujours très fort, y a toujours des messages, y a un style de vie, y a un style qui vous correspond bien, qui vous va bien, que vous menez depuis le départ et ça, c’est bien d’avoir gardé cette même image, la sincérité, certainement, de l’honnêteté, mais alors tout de même, j’ai envie quand même de parler un tout petit peu avec vous de vos clips, qui sont tout de même absolument superbes et c’est Laurent Boutonnat qui les fait, je crois..
MF : c’est vrai, c’est le réalisateur, oui. C’est celui aussi qui compose à mes côtés.

BM : Alors, quelle est la participation de Laurent dans les clips ? Je crois que lui écrit les musiques, c’est ça ? et dans vos chansons ?
MF : (amusée) Dans les clips ou dans les chansons ?!

BM : D’abord dans les chansons, si vous voulez, et après les clips.
MF : Dans les disques, en premier lieu il est compositeur, donc c’est avant tout la musique. Et moi sur le dernier album « Ainsi soit Je… » j’ai fait quasiment l’intégralité des textes, si ce n’est Baudelaire – le poème de Baudelaire (« L’horloge ») et puis une reprise de « Déshabillez-moi ». Et quant aux clips, c’est lui qui écrit la plupart du temps les scénarios, et c’est toujours une collaboration.

BM : Dans ces clips, justement Mylène Farmer, on vous sent très très très bien. Alors est-ce que vous avez envie un jour d’interpréter un grand rôle au cinéma ? De quoi vous avez envie en fait quand vous… ?
MF : (elle l’interrompt) ça fait partie des projets que j’ai et des souhaits que j’ai, oui !

BM : Et alors le moyen, comme ça, d’avoir un rôle au cinéma, ça veut dire quoi pour Mylène Farmer ? Et puis de s’impliquer autant dans vos clips.
MF : D’avoir un rôle au cinéma, ça voudrait dire peut-être s’oublier un peu et plus avoir une autre vie, très certainement.

BM : Avoir une autre vie…
MF : Le temps d’une heure, c’est vrai ! Ce sera six mois de tournage mais c’est une heure de pellicule.

BM : Est-ce que quand on joue des rôles comme ça, Mylène – et puis on va s’arrêter là parce qu’on va présenter les séries aux téléspectateurs – est-ce que quand on joue des rôles aussi bien comme vous le faites, que ce soit d’ailleurs sur scène, que ce soit dans vos clips, est-ce que c’est pas aussi un moyen de s’évader d’une certaine réalité ?
MF : J’ai besoin de ça sinon je crois que j’en mourrai. C’est vrai que j’ai besoin de m’évader de la réalité, oui (sourire).

BM : J’ai lu quelque part dans la presse qu’elle avait des yeux d’anges déchu, et ça j’aime beaucoup. Je la regarde et c’est vrai (rire gêné de Mylène).

Bernard Montiel présente ensuite les séries du jour dans la catégorie « Aventures » (le nouvel homme invisible », « l’aventure est au bout de la route » et « l’Ouest aux deux visages ») et sollicite l’avis de Mylène.

BM : Alors Mylène, laquelle des trois séries éventuellement aimeriez-vous voir cet après-midi ?
MF : Si je vous réponds aucune (rires)

BM : Aucune ?! ça j’en étais sur ! D’ailleurs j’avais dit « elle va dire aucune » (rires) Une des trois ? Aucune ?
MF : Heu… Probablement le western, alors !

BM : ça je m’en doutais ! Bon, elle regardera pas, Mylène (rires)

C’est ensuite la catégorie « Comédie » avec au choix « La croisière s’amuse » ; « Marie Pervenche » et « Fame ». Là encore, l’avis de Mylène est sollicité.

BM : Alors attention à la réponse de Mylène Farmer, laquelle des trois séries aimeriez-vous voir Mylène ?
MF : s’il faut en choisir une, je crois la dernière série, parce que je trouve « Marie Pervenche » consternante (rires !)

BM : c’est gentil, ça lui fera plaisir (rires)

Bernard Montiel tente de reprendre son sérieux pour annoncer les séries de la catégorie « Policier » (« Mannix » ; « Mac Gruder et Lod » et « Cher inspecteur »)

BM : Alors Mylène ? (il rit d’avance)
MF : (dans un sourire) Je choisis « Chapeau melon et bottes de cuir »

BM : (il rit tellement qu’il bafouille) Parfait ! Pourtant la violence, en général ça vous fait pas peur, Mylène parce que dans vos clips y a beaucoup de violence !
MF : Oui, de la violence et du sang, mais quand bien même (rire)

Présentation de la dernière catégorie, celle des fictions, avec les séries « Loin de ce monde », « La quatrième dimension », « le sixième sens ».

BM :  Alors, Mylène ? qui a l’air tout à fait étonnée par ce qui se passe … (rires)
MF : Non, sans hésiter : « La quatrième dimension ». C’est toujours très bien filmé, intéressant, cohérent. Là oui ! je vote pour « La quatrième dimension » !

BP : (hilare) Alors ça, ça me fait plaisir ! Enfin elle aime quelque chose dans l’émission ! Merci Mylène !
MF : Merci !

BP : De toutes façons, on se retrouve tout à l’heure : vous allez chanter « Pourvu qu’elles soient douces » tiré de votre dernier album.

Plus tard dans l’émission, on retrouve Mylène qui s’est changée entre-temps pour interpréter son titre. C’est en effet les cheveux en chignon et en robe noire pailletée dos nu qu’elle chante « Pourvu qu’elles soient douces » accompagnée de ses deux danseuses sur le plateau de l’émission.

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L’homme idéal pour Mylène Farmer

Posté par francesca7 le 24 avril 2013

 

 

À l’occasion de la sortie de Bleu Noir, son huitième album, la mystérieuse Mylène Farmer a accepté de se confier, dans Paris Match, à son amie Nathalie Rheims. Dans cet exercice qu’elle accepte en de très rares occasions, ici agrémentée d’un portfolio sublime et intime, la chanteuse revient sur la genèse de ce disque et des changements qui l’accompagnent. Pour la première fois, son complice Laurent Boutonnat n’est pas de la partie :

L'homme idéal pour Mylène Farmer dans Mylène dans la PRESSE 4« Je ne me suis en aucun cas éloignée de lui. Après la tournée et les concerts au Stade de France, il s’opère une effrayante descente aux enfers malgré le succès, un vide sidéral, un manque. Vous recevez tant d’amour, de vibrations, autant de sensations qui vous donnent l’envie… d’écrire. Laurent a tout à fait compris mon besoin de créer. C’est aussi ça, la complicité. » Certes, mais pourquoi l’envie de créer sans lui ? Pour Bleu Noir, Mylène a fait appel à son ami Moby, à RedOne notamment sur le single Oui mais… Non, et au duo Archive, pour l’envoûtant Leila.

Dans cet entretien, où elle n’évoque pas son projet de film adapté justement d’un roman de Nathalie Rheims, Farmer annonce son envie de remonter sur scène, « une dernière fois« . Elle évoque les critiques pas toujours constructives, comme celles d’un animateur qui l’avait accusée de faire du playback sur scène : « C’est impressionnant de voir à quel point certaines personnes se sentent grandies en dénigrant, en tentant de blesser (…) La critique est nécessaire ; la grossièreté, inutile.« 

Au détour d’une réflexion sur l’amour et la mort, Mylène glisse : « J’ai essayé la joie de vivre, mais ça n’a pas marché ! » Ne soyons pas de mauvaise foi, elle évoque seulement ses sources d’inspiration, pas sa manière de vivre.

On apprend également que Mylène adore Faites entrer l’accusé et que l’homme idéal, pour elle, n’est pas Christophe Hondelatte, mais plutôt Jean Rochefort : « Un acteur unique, un homme d’une classe folle, un charme renversant. Je suis sensible à sa grande délicatesse, c’est un être totalement décalé, si émouvant aussi. Bref… magnifique. » Qui l’eût cru ? Nous, on l’aurait bien vue avec Tim Burton. Rappelons que dans la vraie vie, la belle Mylène vit une belle histoire depuis 8 ans avec Benoît Di Sabatino, réalisateur de films d’animation.

L’intégralité de cette interview est à découvrir dans Paris Match, en kiosque le 2 décembre 2010.

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Phénoménale Mylène

Posté par francesca7 le 24 avril 2013

 

Diffusion: Samedi 22 janvier 2011 à 20:45 sur TF1

Phénoménale Mylène dans Mylène dans la PRESSE 13Du haut de ses vingt-sept ans de carrière et de ses (presque) 50 ans, Mylène Farmer peut se targuer d’être encore au sommet des hit-parades. Ses passages à la télévision distillés au compte-gouttes créent toujours l’événement, comme samedi 22 janvier lors des NRJ Music Awards sur TF1.

Véritable phénomène discographique, Mylène Farmer entonnera samedi 22 janvier (en live ou enregistré dans les conditions du direct ?), à l’occasion des NRJ Music Awards, l’un des titres de son huitième album,Bleu noir, qui fait un carton avec ses 300 000 ventes en quelques semaines seulement. 

Si la star délaisse, pour la première fois, son réalisateur-compositeur historique, Laurent Boutonnat, elle est ici entourée d’un casting de rêve : Archive, Moby et le fameux producteur-compositeur marocain RedOne, faiseur de tubes pour Lady Gaga. «Ça fait du bien d’avoir de nouvelles mélodies, Boutonnat commençait vraiment à tourner en rond», précise Thibault Kervannec, admirateur de la belle depuis 1995. 

Les fans ne sont pourtant pas spécialement gâtés par la star : elle a interdit, par exemple, toute création de fans-clubs officiels. Toutes les photos d’elle publiées sur le Net sont soigneusement scrutées par une horde d’avocats au droit à l’image. Une distance qui participe à la légende et qui amène certains fans à des situations extrêmes. Comme elle habite dans une rue privée parisienne impossible d’accès sans “laisser-passer”, quelques-uns ont même essayé de soudoyer des livreurs pour pénétrer dans la propriété en s’installant dans leur coffre ! 

Une icône intouchable

Côté communication, là encore, Mylène Farmer reste attachée à sa stratégie pour la sortie de son nouvel album : deux ou trois interviews radio, une pour Paris Match, une autre pour le JT de France 2 et un passage aux NRJ Music Awards. Une parcimonie de com’ qui ne semble embêter que les journalistes et les professionnels de l’audiovisuel, prêts à lui dérouler leur tapis rouge pour un passage de quelques minutes. Mais hors de question pour elle de s’afficher chez Drucker, Ruquier et consorts. Une façon de garder le mythe intact et donc de renforcer le côté exceptionnel de chacune de ses apparitions…

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Sosie de Mylène Farmer

Posté par francesca7 le 23 avril 2013

 

 

Sosie de Mylène Farmer dans Mylène dans la PRESSE sosieJessy  nous a fait voyager est le titre d’un spectacle où plus de 300 spectateurs ont fait le déplacement – 1h30 de spectacle.

Son entrée sur scène en sarcophage futuriste a ébloui l’assemblée.

 La salle s’est enflammer lorsque les premières notes de « sans contrefaçon » ont résonné les danseuses gaïcha combattant au bâton dans une chorégraphie frénétique, Jessy émue aux larmes en chantant « ainsi sois-je » le final fut grandiose : avant de disparaitre derrière le rideau , Jessy a gravi l’ escalier orné de colonnes, de bougeoirs et de deux majestueux lions .

La foule debout pour l’acclamer et la saluer de sa magnifique prestation.

Spectacle qui a eu lieu en 2009 à Cabannes (à 15mn d’Avignon) en salle du foyer rural le Samedi 13 Juin à 21h.

Son blog :  http://jessy.ass.over-blog.com/

 

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Mylène, souvent dans Platine

Posté par francesca7 le 23 avril 2013

 

Mylène, souvent dans Platine dans Mylène dans la PRESSE mimiPlatine a été créé le 1er avril 1992 (par provocation) sous forme associative par Jean-Pierre Pasqualini – un diplômé et professionnel du tourisme, animateur de radio libre et passionné de chanson et de variété.

Excellent magazine sur la variété française, Platine fait une large place à Mylène Farmer, à son travail et à ses collaborations.

Les articles sont riches, bien documentés et vont au fond des choses. Les analyses critiques sont toujours bien développées et proposent une approche nouvelle de la star et de son parcours. Les interviews sont nombreuses et toujours fouillées et respectueuses. Pour agrémenter le tout Platine propose des photos originales que l’on ne retrouve pas ailleurs.
Merci Jean-Pierre Pasqualini pour ce travail remarquable (www.platine-mag.com).

Les numéros présentés sur le site de Laurent PIVAUT sont ceux qui parlent uniquement de Mylène et de son univers.

 

Allez voir : http://laurent.pivaut.free.fr/livre/platine.htm

 

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Mylène à la Une de Match

Posté par francesca7 le 23 avril 2013

 

Mylène Farmer fait cette semaine la Une de Paris Match dans lequel elle accorde un entretien à son amie Nathalie Rheims.

Au cours de cette interview, celle qui se voit « ailleurs » dans dix ans annonce pour autant qu’elle souhaite retrouver la scène. Ses derniers concerts au Stade de France remontent à 2009. Mylène Farmer déclaire ainsi avoir envie de remonter sur scène « au moins une dernière fois ». « Comment renoncer à ce et ceux qu’on aime ? Mais je vais devoir ­apprendre…  » précise-t-elle.

Abordant tous les thèmes ou presque, Mylène Farmer confie trouver Stromae « original » et aimerait qu’on dise d’elle qu’elle a été… « une grande astronaute » !

Elle évoque enfin les nombreuses rumeurs qui courent à son sujet : « J’ai entendu parler de bain de jus de tomate, qui m’aurait conduite à une « phobie attractive » du sang, et de lit-cercueil. Je crois que tous les fantasmes me font ­sourire quand il ne s’agit pas de mes proches ou de ma vie privée. Pourtant, quand on me rapporte les médisances d’un animateur de jeu télévisé, quant à mon prétendu play-back sur scène, je finis par me demander si je ne préfère pas l’histoire tout aussi fausse du jus de ­tomate (…) La critique est nécessaire ; la grossièreté, inutile ».

 

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Un album onirique pour Mylène

Posté par francesca7 le 22 avril 2013

« Onirique », le titre d’un prochain album 

Un album onirique pour Mylène dans Mylène et mes BLABLAS onirMylène Farmer serait actuellement en train d’enregistrer son nouvel album, pour une sortie « en grande pompe » qui serait prévue pour la rentrée 2008, c’est à dire aux alentours de septembre-octobre. Un retour surprenant… Dans le sens ou Laurent et Mylène nous livreraient là le meilleur album de tous les temps, qui conquerrait un très large public.

Le titre de l’album serait déjà arrêté, ainsi que les 12 chansons qui le composent. Ce 7ème opus s’intitulerait « Onirique ». Evidemment à prendre avec de grandes pincettes… D’autant que cela ne confirmerait pas la règle imposée depuis l’album « Anamorphosée » : « Le titre de l’album contient autant de lettres que de pistes sur le CD ».

Par ailleurs, Mylène Farmer entamerait une tournée gigantesque, à partir de mai 2009, qui s’acheverait par 3 représentations à Paris-Bercy en décembre 2009. Ce show passerait par la Suisse, la Belgique, et par 8 soirées au Palais des Sports de Paris. Les billets seraient mis en vente dès le mois de décembre 2008.

Voici l’hypothétique tracklist :


Onirisme
Faire… et défaire
Dans ton antre
Ma nature est…
Excaliburia
Who’s Mylène ?
Aux points cardinaux
Je m’expose et m’impose
Poésie visuelle
The witch of dreams
Voyage au bout de tes sens
Rêver « Je rêve en acoustique »

Evidemment tout ceci est à intégrer avec précautions…

Source : Optimystic

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Tournée 2009 de Mylène

Posté par francesca7 le 22 avril 2013

Mylène Farmer : récapitulatif de la tournée

Devant le succès des ventes de billets pour la tournée de Mylène Farmer en France, en Belgique et en Suisse, de nouvelles dates sont régulièrement ajoutées. Voici un point sur les dates actuelles :

Tournée 2009 de Mylène dans Mylène dans la PRESSE 2009

- Tournée des salles :
Samedi 02 mai 2009 Nikaïa Nice
Dimanche 03 mai 2009 Nikaïa Nice
Mardi 05 mai 2009 Zénith de Clermont-Ferrand
Mercredi 06 mai 2009 Zénith de Clermont-Ferrand
Samedi 09 mai 2009 Le Dôme Marseille – COMPLET
Dimanche 10 mai 2009 Le Dôme Marseille
Mardi 12 mai 2009 Le Dôme Marseille
Vendredi 15 mai 2009 Zénith de Toulouse
Samedi 16 mai 2009 Zénith de Toulouse
Lundi 18 mai 2009 Zénith de Toulouse
Samedi 23 mai 2009 Zénith de Nantes – COMPLET
Dimanche 24 mai 2009 Zénith de Nantes – COMPLET
Mardi 26 mai 2009 Zénith de Nantes
Samedi 30 mai 2009 Zénith de Rouen – COMPLET
Dimanche 31 mai 2009 Zénith de Rouen
Mardi 02 juin 2009 Zénith de Rouen 
Vendredi 05 juin 2009 Zénith de Strasbourg
Samedi 06 juin 2009 Zénith de Strasbourg
Lundi 08 juin 2009 Zénith de Dijon – COMPLET
Mardi 09 juin 2009 Zénith de Dijon
Vendredi 12 juin 2009 Halle Tony Garnier Lyon
Samedi 13 juin 2009 Halle Tony Garnier Lyon

- Tournée des stades :
Vendredi 04 septembre 2009 Stade de la Praille Genève
Samedi 05 septembre 2009 Stade de la Praille Genève
Vendredi 11 septembre 2009 Stade de France – COMPLET
Samedi 12 septembre 2009 Stade de France – COMPLET
Samedi 19 septembre 2009 Stade Roi Baudouin Bruxelles

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Mylène Farmer et les Marches

Posté par francesca7 le 22 avril 2013

Mylène farmer montée des marches NRJ MUSIC AWARD 2012

  Vidéo  Image de prévisualisation YouTube

 

 

 

Mylène est revenue sur scène avec une nouvelle tenue afin de recevoir un prix unique de la main de son ami JEAN PAUL GAULTIER : un NRJ MUSIC AWARDS de DIAMANT de l’histoire des NRJ MUSIC AWARDS

  »Cet Award est à ton image. Tu vois tous ces diamants… tu es un diamant, mon diamant« , déclare le couturier à la chanteuse. « J’aime Jean-Paul. Je le lui ai dit. Nous sommes mariés d’ailleurs« , répond Mylène Farmer. « C’est notre petit secret« , ironise Gaultier.

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Souviens-toi du Jour où Mylène Farmer

Posté par francesca7 le 21 avril 2013

 

Paroles : Mylène Farmer
Musique : Laurent Boutonnat

 

Le sujet :
Pour Souviens-toi du jour, Mylène s’est inspirée de la vie d’un auteur cher à ses yeux, Primo Levi, et évoque une de ces oeuvres dont le titre est « Et si c’est un homme ». Primo Levi fut arrêté en février 1944 puis déporté à Auschwitz où il resta presque un an. Il fera partie des rares survivants des camps de concentration. Selon lui, sa survie est due au fait qu’il fut déporté sur la fin de la guerre alors que les Allemands manquaient de main-d’œuvre. C’est après sa libération qu’il décide d’écrire pour dénoncer les atrocités qu’un homme est capable de faire à un autre.

SI C’ EST UN HOMME

Vous qui vivez en toute quiétude
Bien au chaud dans vos maisons,
Vous qui trouvez le soir en rentrant
La table mise et des visages amis,
Considérez si c’est un homme
Que celui qui peine dans la boue,
Qui ne connaît pas de repos,
Qui se bat pour un quignon de pain,
Qui meurt pour un oui pour un non.
Considérez si c’est une femme
Que celle qui a perdu son nom et ses cheveux
Et jusqu’à la force de se souvenir,
Les yeux vides et le sein froid
Comme une grenouille en hiver.
N’oubliez pas que cela fut,
Non, ne l’oubliez pas:
Gravez ces mots dans votre cœur.
Pensez-y chez vous, dans la rue,
En vous couchant, en vous levant ;
Répétez-les à vos enfants.
Ou que votre maison s’écroule,
Que la maladie vous accable,
Que vos enfants se détournent de vous.

Souviens-toi du Jour où Mylène Farmer dans Mylène et SYMBOLISME souviens-toi

Primo Levi
Dans son récit, Primo Levi prépare son lecteur à réfléchir sur les horreurs qu’ont subi les victimes des nazis. Il dénonce la déshumanisation de ces êtres prisonniers et forcés de travailler dans des conditions épouvantables. Peut-on encore appeler « homme » ou « femme » une personne qui souffre aussi bien sur le plan physique que moral, quelqu’un qui a perdu son identité et qui doit supporter les atrocités qui lui sont infligées. Primo Levi tient à ce que le lecteur prenne conscience qu’il faut toujours les garder en mémoire, ne pas les oublier et transmettre le message aux futures générations pour qu’il n’y ait « plus jamais ça ».

L’analyse :
SOUVIENS-TOI DU JOUR…
Sortie : 2 septembre 1999
Mylène Farmer/Laurent Boutonnat
Durée : 4’55 (version single)
Maison de disque : Polydor
Editions : Requiem Publishing

Dans sa chanson, Mylène nous demande de garder en mémoire ce crime contre l’humanité que fut le massacre des Juifs dans les camps de la mort (« Souviens-toi »). Tout ce qu’il restait d’eux n’étaient que des cendres qui furent emportés par le vent (« Quand le vent a tout dispersé »). Elle nous demande de rappeler à ceux qui oublient, de leur remettre se souvenir en tête puisqu’il il est trop affreux pour être oublié (« Quand la mémoire a oublié »). L’idée contenue dans le texte est parfaitement résumée dans le titre de la chanson : Souviens-toi du jour!

« Souviens-toi que l’on peut tout donner », c’est la solution proposée par Mylène pour aider ceux qui en ont besoin, ceux qui souffrent, en leur tendant la main et en leur offrant notre soutien moral. On peut les aider à se reconstruire pour rendre leur vie meilleure. Mais, si nous sommes capables de reconstruire, nous pouvons aussi, à l’inverse, détruire toutes choses qui nous assurent paix et bonheur (« Souviens-toi que l’on peut tout briser »). Mylène nous demande d’être attentifs à nous et aux autres pour éviter le malheur.

Comme Primo Levi, elle veut nous faire prendre conscience que chaque personne souffrant et/ou victime d’une injustice est un être humain comme nous et que ce qu’il endure est indigne de lui (« Et si c’est un homme… »). Cette prise de conscience une fois faite (« Si c’est un homme »), il nous faut l’aider et la première chose à faire sera de l’aimer pour l’aider à faire face à son malheur. « Lui parler d’amour à volonté » pour qu’il réalise que cet amour est l’unique chose qui compte sur cette terre et qu’il faut le diffuser afin de s’accepter les un les autres.

Ensuite, Mylène reprend les paroles précédentes pour prouver ce qu’elle avance, pour les expliquer.
« Souviens-toi que l’on peut tout donner, quand on veut qu’on se rassemble ». Ici, elle nous explique que tout est une question de volonté, nous devons nous réunir, nous entraider pour mieux aider les autres. Primo Levi nous explique dans son livre que dans les camps régnait la politique du « chacun pour soi » et que s’il a pu rester humain, c’est parce qu’il a pu se lier avec certains déportés, ce qui a créé une certaine entraide grâce à laquelle il a pu faire face. « L’union fait la force », c’est le message à faire passer.

« Souviens-toi que l’on peut tout briser, les destins sont liés » . En effet, elle nous dit de ne pas fermer les yeux sur le malheur d’autrui car si on laisse faire les choses, elle peuvent nous entraîner aussi, ce qui nous rendrait encore plus coupable de n’avoir pas agi. Primo Levi. Dés le début du livre, nous dit avoir été « incrédule » vis-à-vis des camps. Mais quand il fut déporté, il était trop tard pour agir. Ils étaient impuissants face aux nazis et n’avaient d’autres solutions que de se soumettre. Et puis, si les camps de la mort ont existé aussi longtemps, c’est parce qu’on a fermé les yeux sur eux. Les autres peuples sont donc aussi coupables d’une certaine façon.

Pour Mylène, l’homme est capable du meilleur comme du pire mais, elle nous conseille de se battre pour qu’il ne fasse que le meilleur (« Lui parler d’amour à volonté, d’amour à volonté »). Tout le monde mérite de vivre dans un monde de paix où chacun peut garder sa dignité (« Et si c’est un homme, si c’est homme »).

Le refrain revient à l’idée générale du texte : se souvenir de ce cruel épisode des camps d’extermination pour ne plus qu’ils réapparaissent. Ainsi donc, Mylène choisit d’énumérer différents moment de détresse vécus par Primo Levi, plusieurs interprétations des paroles de ce refrain sont possible.

souv dans Mylène et SYMBOLISME« Le souffle à peine échappé » les déportés doivent subir quelque chose d’horrible et ce chaque fois qu’un souffle s’échappe de leur bouche. A peine arrivés aux camps, les voilà débarqués du train puis, séparés des leurs, ils vont subir diverses « examinassions » pour ensuite aller faire un travail des plus épuisant (et le mot est encore trop faible) et en recommencer un autre tout aussi pénible.

« Les yeux sont mouillés », la séparation, l’épuisement, ne pas savoir ce qui les attend et comment tout cela va se finir ne manque pas de faire couler des larmes. « Et ces visages serrés » des Juifs entassés dans les fourgons du train les menant à Auschwitz. Primo Levi nous raconte qu’il ne crut jamais voir le bout de ce terrible voyage (« Pour une éternité »). mais, ces « visages serrés » peuvent aussi se référer au moment de l’arrivée au camp où pendant des heures, dénudés et dans le froid, entassés dans la même pièce, ils ont attendu qu’on vienne les chercher. Enfin, on peut encore y associer l’instant de la sélection où les SS vont décider de la vie ou de la mise à mort des prisonniers sur le simple fait de les voir devant eux pendant quelques secondes (cf « Qui meurt pour un oui, pour un non » du poème). A nouveau, les prisonniers attendent nus et entassés dans une minuscule pièce (Primo Levi ressent même de la chaleur au contact des corps). Même si cette fois, leur attente est courte (« Pour une minute »), le stress qu’elle amène donne l’impression qu’elle dure des heure et l’attente du verdict où les prisonniers sont dans le même état semble durer éternellement (« Pour une éternité »). Beaucoup ont prié (« Les mains se sont élevées ») pour retrouver leurs proches ou pour être déclarés « en bonne santé pour travailler » et ainsi donc pouvoir échapper à la mort. « Les voix sont nouées » aussi bien à l’extérieur qu’à l’intérieur des camps. En effet, les prisonniers avaient interdiction de communiquer entre eux dès leur arrivée aux camps et, à l’extérieur, personne n’osait parler de ce qui s’y passait ni n’avait le courage de s’élever contre les camps de la mort. Il semblerait que quelque chose ait retenu le monde pour l’empêcher de tout découvrir et de réagir pour empêcher ce massacre (« Comme une étreinte du monde »). A la fin du refrain Mylène nous donne la solution pour éviter que ces horreurs se reproduisent : nous devons toutes les garder en mémoire (« A l’unisson ») afin que les générations à venir vivent avec nous une vie digne de l’Homme (« A l’homme que nous serons »). Pour triompher du mal, nous devons être ouverts, altruistes, tolérants et aimants.

Ensuite, Mylène nous dit « Souviens-toi que le monde à changé ». En effet, l’extermination des Juifs par les nazis fut à l’origine de la Seconde Guerre Mondiale qui bouleversa le monde au point de le réduire à un chaos et l’entacha à tout jamais de cette blessure. Ce sont les soldats SS qui ont plongé le monde dans la terreur, le « bruit des pas qui résonnent » représente la marche militaire des SS. Comme chez Primo Levi, le bruit de leurs pas précède l’arrivée des soldats chargés de désigner, lors du premier passage du narrateur à l’infirmerie, qui sera envoyé aux crématoires. Ce petit bruit de pas était le début de l’enfer.

« Souviens-toi des jours désenchantés, aux destins muets ». Les « jours désenchantés » sont bien entendu ceux des prisonniers d’Auschwitz. Eux qui n’ont connu que la souffrance dans ces camps et qui savaient qu’ils n’en ressortiraient pas vivants. Le mot « muet » peut se comprendre comme on sait que les déportés n’avaient pas le droit de communiquer entre eux. Mais, on peut y voir aussi une autre signification : dans les camps, les déportés n’avaient pas le droit de parler et devaient exécuter toutes les tâches qu’on leur demandait sans prononcer un seul mot. On les forçait à rester muet. De plus, même vers le chemin de la mort, lorsqu’ils devaient se rendre dans les chambres à gaz, ils allaient « mourir en silence », pour ne pas avoir a être torturé puis tué mais aussi pour ne pas « effrayer » les enfants.

Mylène répète inlassablement « Lui parler d’amour à volonté, d’amour à volonté » pour que l’on comprenne que la seule solution est de répandre l’amour autour de soi, de donner de l’amour à tous ceux qui le méritent et qui en ont besoin. « Et si c’est un homme, si c’est un homme », toujours dans sa recherche de l’autre, Mylène nous rappelle que nous devons l’aimer puisqu’il est comme nous : un être humain. Pour s’épanouir l’homme n’a besoin que d’une seule chose… aimer et être aimé à son tour.

Dans le pont musical, Mylène répète le titre de la chanson en hébreux pour rendre un hommage direct aux juifs déportés. Elle conclut sa chanson en reprenant les premières phrases de celle-ci en espérant que l’on ait compris son message : se souvenir pour ne plus que de telles atrocités se reproduisent.

Le clip :
Toute la symbolique du clip est de représenter les chambres à gaz. Mylène, comme les victimes des camps, « évolue » dans une maison qui brûle. A la fin, tout est réduit en cendres, comme les corps des prisonniers.
Mais aussi, le feu est une allégorie des camps de concentration, d’abord réduit à un foyer, Mylène ne s’en soucie pas. Le feu, comme le nazisme, prend de l’ampleur et la piège comme les camps ont piégé Primo Levi. Sans espoir, elle ne peut que subir les choses en chantant jusqu’au bout. On peut remarquer les références comme l’horloge brûlée rappelant que les prisonniers n’avaient plus aucune notion du temps ou les livres calcinés montrant qu’ils avaient comme oublié leur passé et leur culture.

Un texte référence pour le clip :
ABAT-JOUR
Autour de la table
Au bord de l’ombre
Aucun d’eux ne remue beaucoup
Et quelqu’un parle tout à coup
Il fait froid dehors 
Mais là c’est le calme
Et la lumière les unit
Le feu pétille
Une étincelle
Les mains se sont posées
Plus bleues sur le tapis
Derrière le rayon une tête qui lit
Un souffle qui s’échappe à peine
Tout s’endort 
Le silence traîne
Mais il faut encore rester
La vitre reproduit le tableau
La famille
De loin toutes les lèvres ont l’air d’être ferventes et de prier.

Pierre Reverdy

Dans ce poème, nous pouvons remarquer différents éléments contenus dans la chanson de Mylène et dans le clip.

Les références dans l’œuvre de Mylène :

« Souviens-toi des jours désenchantés » : Comme dans la chanson Désenchantée, Mylène n’a pas vu ou n’a pas voulu voir le malheur qui s’abattait sur elle (« je n’ai trouvé de repos que dans l’indifférence »). Quand finalement elle se rend compte de la situation dans laquelle elle se trouve, elle est désarmée dans un monde où « tout est chaos ». Souviens-toi du jour serait-il un souvipetit clin d’œil à Désenchantée? En tout cas, elle souhaite que nous réagissions pour ne pas que nous nous retrouvions dans la même situation.

« Lui parler d’amour à volonté, d’amour à volonté » : En 1995, Mylène nous disait déjà dans la chanson « Rêver » : « J’ai rêvé qu’on pouvait s’aimer ». L’amour est selon elle la plus belle des choses qui puisse exister dans ce monde mais, à la fin, elle se rend compte que l’amour ne ressort pas toujours vainqueur (« J’avais rêvé du mot aimer »). Dans Souviens-toi du jour elle nous répète encore que la seule façon d’être sauvé du malheur c’est d’aimer l’autre quoi qu’il arrive. Ainsi on peut considérer le fait d’aimer comme une aide pour mieux s’en sortir.

Souviens-toi du jour est un texte qui reprend tous les thèmes que l’on peut retrouver dans « l’univers Farmer », c’est-à-dire l’amour, la mort est la religion. Vous retrouverez facilement ces thèmes et la façon dont ils sont abordés dans la chanson puisque nous les avons tous évoqués dans l’analyse.

Sa place sur « Innamoramento » :
Voici ce qu’on peut lire sur la pochette de l’album :
« L’amour naissant, « L’innamoramento » italien. L’étincelle dans la grisaille quotidienne. Le bonheur mêlé d’inquiétude parce qu’on ignore si ce sentiment est partagé. Un état transitoire qui débouche parfois sur L’Amour. Un phénomène comparable aux mouvements collectifs révolutionnaires ».
Francesco Alberoni

Une citation qui colle parfaitement bien à la chanson de Mylène. En effet, la « grisaille quotidienne » pourrait se référer à la vie dans les camps, une vie misérable et tuante avec un « gris » symbole de la tristesse et du désespoir. « L’amour naissant… un phénomène comparable aux mouvements collectifs révolutionnaires », si les peuples s’étaient élevés contre ces camps la situation n’aurait sûrement pas été la même. Il faut se battre pour l’amour, nous sommes tous des êtres humains et le meilleur que nous savons faire c’est aimer. Aimer pour une vie meilleure, pour un monde meilleur.

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Clip dédicace à Mylène F.

Posté par francesca7 le 20 avril 2013

 

Le 8 octobre 1988 – émission présentée par Yves CARRA– CLIP DEDICACE sur M6

Au lendemain même de la présentation d’une version tronquée du clip de « Pourvu qu’elles soient douces » sur Canal +, Mylène vient sur le plateau de cette émission musicale matinale, habillée d’un chemisier blanc ample, d’un pantalon noir, cheveux lâchés et mains gantées de cuir noir, présenter cette fois la version intégrale de son clip. Elle répond également, pas forcément de bon cœur visiblement, aux questions de l’animateur, assise sur un canapé, et reçoit quelques cadeaux.

 

Clip dédicace à Mylène F. dans Mylène en INTERVIEW myl7ne-1987-05-c-243x300

Yves Carra : (…) Nous avons une invitée exceptionnelle aujourd’hui, c’est la première fois qu’elle est sur M6 (Mylène y a été interviewée l’année d’avant pourtant) dans « Dédicace » tout au long de cette première heure d’émission. Vous l’avez comparée à une mante religieuse, à la fée Clochette, à une libellule, vous avez aussi dit – c’est vous qui parlez (les téléspectateurs) – qu’elle possédait le goût de l’interdit, de l’ambiguité. Et moi je peux vous dire qu’après sept 45 tours, après deux albums et des clips remarqués et remarquables, en quatre ans seulement,  elle occupe une place tout à fait à part maintenant dans la chanson française, vous serez bien d’accord avec moi sur ce plan-là : C’est Mylène Farmer. Bonjour !
Mylène Farmer : Merci de tant d’éloges !

YC : En plus, c’est les téléspectateurs qui parlent. D’ailleurs, à ce propos, je vous offre la carte postale du… (il prend et montre à la caméra la photo d’un chimpanzé) Il ressemble à Léon ou à E.T ?
MF : Ni l’un, ni l’autre. Ç a c’est un chimpanzé. Moi, ce sont des sajous capucins (elle prend la photo). Mais j’aimerais bien avoir celui-ci, mais c’est impossible.

YC : Pourquoi ?
MF : parce qu’ils sont très très protégés. C’est normal.

YC : Alors y a aussi une belle carte postale qu’on a reçu avec plein d’éloges derrière, je vous l’offre. (Il montre à la caméra une carte postale puis la tend à Mylène) Y en a aussi beaucoup d’autres !
MF : Merci !

YC : Je vous montre quand même le 33 tours compact (sic) de Mylène Farmer (il montre à la caméra le CD « Ainsi soit Je… ») et puis nous, bien sûr, nous allons regarder d’ici quelques minutes, mais on va en parler avant pour le présenter, « Pourvu qu’elles soient douce », donc, en version intégrale de 15 mn plus 2 mn 50 de générique, c’est ça ?
MF : C’est parfait ! (rires)

YC : C’est exactement ça !
MF : Oui.

YC : Donc, en clair, on peut dire déjà en préambule que c’est la suite de « Libertine ».
MF : C’est la suite d e « Libertine ». vous verrez : le clip démarre sur, en in, la dernière image de « Libertine ».

YC : Donc on est à quelle époque ?
MF : On est au XVIIIème siècle, ç a se déroule pendant la guerre de sept ans et c’est une histoire qui va se dérouler sur le territoire français entre une armée anglaise et une armée française, avec comme personnage principal Libertine, le capitaine anglais, la rivale de Libertine qu’on va retrouver, qui sera une prostituée et.. je vous laisse découvrir le reste.

YC : D’accord, on le découvrira dans quelques minutes. Je crois que vous avez pris beaucoup de plaisir à ce tournage, en fait…
MF : Ha oui !

YC : …. Parce qu’il y a des cascades, il y a des bagarres dans la boue, on le verra aussi tout à l’heure, il y a beaucoup d’équitation, vous aimez bien…
MF : J’adore l’équitation, c’est vrai. J’ai rencontre Mario Luraschi, qui est donc un cascadeur, un des plus renommés en France, et j’ai appris énormément de choses et c’était un bonheur, je crois le tournage le plus difficile, quand même, qui a duré huit jours, neuf jours…

YC : neuf jours ?
MF : oui

YC ; où ça ?
MF : c’était dans la forêt de Rambouillet, tout en extérieur.

YC : Tout en extérieur ? Rien en studio ?
MF : oui

YC : Avec combien de figurants, figurantes ? (on voit alors à l’image des images du making-of du clip « Pourvu qu’elles soient douces »)
MF : sur la globalité, y avait entre 500 et 600 figurants.

YC : D’ailleurs, on voit des images du tournage ! Alors, on a pris des rushes, comme ça au travers de cassettes qu’on avait…
MF : (alors qu’on voit les doublures de Mylène et Sophie Tellier se battre) ça, c’est une image de clip d’ailleurs.

YC : Oui, c’est une image du clip. C’est vraiment vous qui sautez dans les bras de l’adversaire, si je puis dire ?
MF : Il y a des cascadeuses qui sont nos doublures respectives.

YC : Ha oui, quand même ! Alors je crois qu’on va peut-être en voir quelques-unes d’autres, d’images parce qu’il y a notamment une bagarre dans la boue qui est assez étonnante.
MF : Oui, ça, c’est vraiment nous, là sur ce moment-là

YC : C’est vraiment vous qui l’avez faite ?
MF : Absolument

YC : (toujours par-dessus des images du tournage du clip) Alors là, on continue un petit peu la bagarre… ça doit pas être évident quand même quand on est cascadeuse d’être la doublure, de se battre toute la journée, d’éteindre le feu (on voit en effet à l’image un technicien éteindre un feu sur le tournage) Vous avez pas eu de problème, comme ça, pour allumer des feux dans la forêt de Rambouillet ?
MF : Non, non y avait les pompiers qui étaient sans arrêt autour !

YC : (alors qu’on voit à l’image Laurent Boutonnat donnant des indications à Jean-Pierre Sauvaire, son collaborateur) Là, on voit Laurent Boutonnat.
MF : Et des tuyaux ! (on distingue en effet quelque choses derrière Laurent Boutonnat qui peut ressembler à des tuyaux).

YC : des tuyaux ?
MF : (réalisant son erreur) Non c’est une roue ! (c’est en effet une roue posée derrière Laurent Boutonnat.) (rire)

YC : Ha bon, ça va j’ai eu peur ! Laurent Boutonnat, donc, le réalisateur qui est aussi l’arrangeur, le concepteur et le réalisateur du 33 tours.
MF : Voilà. Là, y avait Jean-Pierre Sauvaire, qui est donc le chef opérateur qui travaille avec nous.

YC : et je crois aussi, je vous en ai entendu parler dans une autre émission on peut le dire, que le montage était très important pour vous, et que la monteuse, puisque c’est une monteuse…
MF : (l’interrompant) il est bien évidemment très très important mais je disais l surtout que c’est pour moi un réel plaisir et une grande émotion que d’assister au montage, et spécialement de celui-ci parce que c’est un travail qui est énorme, et c’et vrai que Laurent Boutonnat travaille avec une monteuse qui est extraordinaire.

YC : Oui, il faut reconnaître que c’est un travail d’équipe, ça aussi, parce que je crois que vous avez repris la même équipe, je crois.
MF : Là c’est réellement un travail du metteur en scène et d’une monteuse.

YC : Alors, est-ce que je sais pas, on peut attendre un troisième volet de « Libertine ! » ; « Libertine II » Un troisième volet ou .. ?
MF : Je le souhaiterais. Faut-il avoir la chanson ! Et puis, l’avenir.. je ne sais pas !

YC : Dans la chansons, je crois qu’il y a pas de problème puisque sur ce 33 tours (Ainsi soit Je… ) vous avez écrit tous les textes. C’est ça ?
MF : Oui.

YC : Y en a une particulièrement  que  j’aime bien, c’est « Horloge »
MF : Oui, c’est un poème de Baudelaire.

YC : C’est pas mal. Vous avez peur de la mort ? Parce que le temps, c’est un petit peu, donc la base (du poème)…
MF : Je vous dirai quand on naît et quand on est enfant, on a peur de la vie, et quand on vieillit, on a peur de la mort. J’en fais partie oui.

YC : Très bien. Alors maintenant : on écoute !!

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Mylène Farmer au Top 50 en 1988

Posté par francesca7 le 20 avril 2013


 Mylène Farmer au Top 50 en 1988 dans Mylène en INTERVIEW mf80_94a-222x300

L’émission TOP 50 reçoit Mylène le 26 mai 1988, présentée par Marc BOESCA sur CANAL+

Vêtue sobrement d’un petit pull noir et d’un pantalon blanc, les cheveux attachés en arrière, Mylène vient présenter son nouveau clip, celui de « Ainsi Soit Je… »  sur le plateau de Marc Toesca. C’est également l’occasion pour elle de répondre à quelques questions de l’animateur.

Le clip « Ainsi Soit Je.. » est diffusé. Au retour plateau, on découvre Mylène et Marc Toesca assis chacun dans un fauteuil se faisant face.

Marc Toesca : le clip « Ainsi soit je… » de Mylène Farmer, encore une fois réalisé par Laurent Boutonnat. Est-ce que c’est un clip facile à faire ? Est-ce que c’est aussi rapide, ou plutôt plus facile à faire que les précédents, avec un casting, des tournages extérieurs ?
Mylène Farmer : Je pense pas que c’est plus facile. On a mis un peu moins de temps pour le tournage qui s’est effectué en deux jours. La préparation est la même. Pour une petite anecdote, nous avons tourné dans le même studio que le clip « Plus grandir » qui était le studio Sets à Stains, et avec pratiquement la même équipe que ce même clip.

MT : Avec beaucoup de changements depuis « Plus grandir » quoi…
MF : Oui.

MT : Quand même pas mal d’évolution depuis. Un mot sur le choix des animaux : est-ce que le faon, la biche ont un rapport avec ton idole Bambi, ou pas ?
MF : Je pense que ce n’est pas par hasard (rires)

MT : !(…) Le choix du noir et blanc, le choix d’avoir fait un clip finalement qui est simple..
MF : … qui est très sobre. Je pense que ça se mariait très bien avec la chanson, qu’il fallait cette sobriété.

MT : ça veut dire que c’est fini l’aventure des castings ? des tournages en extérieur ,
MF : Je ne l’espère pas. Là, en l’occurrence, c’était ce qu’il fallait, je pense.

MT : Dans le clip Précédent (« Sans Contrefaçon ») on a vu Zouc. Pourquoi Zouc ? On s’est pas vus depuis, donc…
MF : Moi j’ai rencontré Zouc sur une émission, enfin j’avais demandé sa participation lors d’une émission qui était sur Cana + aussi, qui s’appelait « Mon zénith  moi » (en octobre 1987, cf. le script de cette émission) et elle est venue. Et après, nous avons lié évidemment connaissance et amitié, et quand nous avons fait le projet donc du tournage de « Sans Contrefaçon », il y avait un personnage et c’était évident que ce fût Zouc.

MT : Chaque fois, on t’a demandé de jouer un rôle dans les vidéos. Y a aucun réalisateur qui est venu le voir pour te proposer quelque chose ?
MF : Si. J’ai eu beaucoup de propositions, mais pas encore acceptées !

MT : Et pourquoi ? C’est un univers que… ?
MF : Parce que ce n’était sans doute, là encore, pas le bon réalisateur. En tout cas, celui que je souhaitais. Et puis…

MT : C’est qui, que tu souhaites ? Dis-le (rires)
MF : Non ! Je préfère préserver ça aussi. Je vais attendre.

MT : Alors bon, depuis « Libertine » ça marche bien pour Mylène Farmer. L’album (« Ainsi soit je…)  a été très bien classé, c’était arrivé directement n° 6 du Top 30 :  ça veut dire qu’il y a un public, ça veut dire qu’il y a des gens qui sont attentifs à tout ce que tu fais. Y a peut-être des gens qui ont envie de te voir sur scène ?
MF : J’en ai envie aussi !

MT : Et alors, et alors, et alors ?!
MF : Et je le ferai ! (grand sourire)

MT : Oui ?! T’as pas de dates ?
MF : J’ai pas de dates.

MT : Y a une salle mythique pour toi ? Y a une salle où tu aimerais te produire ?
MF : Peut-être le Palais des Sports…

MT : Oui, mais c’est grand, déjà !
MF : C’est très grand, mais y a une grande scène et j’ai envie d’évoluer sur une grande scène.

MT : En tout les cas, je te remercie d’être passée… venue nous voir, de nous avoir présenté ton clip « Ainsi soit Je… ».
MF : Merci !

MT : Et puis t’aime bien Mori Kanté ? (artiste africain qui fit un tube en 1988 avec « Yéké yéké)
MF : Beaucoup. J’aime beaucoup Mori Kanté, j’aime bien Maxime Le Forestier, qui est passé précédemment.

Pour conclure l’émission, Marc Boesca lance le clip de Mori Kanté.

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Robert Nyel et Mylène Farmer

Posté par francesca7 le 19 avril 2013

 

Robert Nyel et Mylène Farmer dans Mylène et L'ENTOURAGE nyelRobert Nyel, pseudonyme de Robert Niel, né en 1930 à Grasse (Alpes-Maritimes), est un parolier, chanteur et artiste peintre français.

Si on a oublié Robert Nyel chanteur, en revanche, on se souvient du parolier qui, associé à la compositrice Gaby Verlor (1921-2005), s’inscrit dans la mémoire collective francophone avec au moins deux chansons : C’était bien (Le P’tit Bal perdu) interprétée par Bourvil et Juliette Gréco en 1961 et Déshabillez-moi, un titre incontournable du répertoire de Juliette Gréco (1967).

Sa Provence natale l’inspirera puisqu’il écrira dans cette veine pour lui-même et pour l’acteur et chanteur marseillais Robert Ripa qui lui devra notamment son plus grand succès, la chanson Magali dont le refrain est en provençal (1962).

En 1983, accompagné au piano par Claude Rogen, il est la vedette du gala de Radio 20/20 sur la scène du Centre international de séjour de Paris.

Robert Nyel a, depuis longtemps, abandonné la chanson pour se consacrer à la peinture à Grasse, sa ville natale.

Ainsi soit je… est le second album de Mylène Farmer, sorti en avril 1988.

Il permet à la chanteuse de confirmer son succès, puisqu’elle devient alors la chanteuse française no 1.

Grâce à cet album, Mylène Farmer se verra récompensée d’une Victoire de la Musique en tant qu’« Artiste de l’année », et le Livre Guinness des Records lui accordera une page entière afin de souligner ses résultats exceptionnels.

Notes : Le titre L’Horloge est une adaptation musicale du poème de Charles Baudelaire. Quant au titre The Farmer’s Conclusion, il s’agit d’un instrumental mettant en musique des cris d’animaux, en clin d’œil à ses détracteurs qui la surnommaient « Vilaine Fermière ».

  • Paroles : Mylène Farmer sauf L’Horloge (Charles Baudelaire) et Déshabillez-moi (Robert Nyel)

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Yvan Cassar et Mylène Farmer

Posté par francesca7 le 19 avril 2013

 Yvan Cassar et Mylène Farmer dans Mylène et L'ENTOURAGE yvan

Yvan Cassar est un ancien élève du Conservatoire national supérieur de Paris (composition, piano, écriture) né à Rennes en 1966.

Il travaille avec de nombreux artistes français en tant qu’arrangeur, réalisateur ou directeur musical : Mylène Farmer, Claude Nougaro, Johnny Hallyday,Charles Aznavour, Céline Dion, William Sheller, Jean-Jacques Goldman, Patricia Kaas, Pascal Obispo, Jacques Dutronc, Michel Sardou, Florent Pagny, Grégory Lemarchal, Roberto Alagna, ou encore Jean-Michel Jarre et Dorothée.

De 1994 à 1997, il collabore avec Vangelis pour plusieurs projets (Cérémonie d’ouverture des championnats du monde d’athlétisme 1997 au Stade Olympique d’Athènes, disques avec José Carreras, Montserrat Caballé).

Depuis 1996, il est le réalisateur et directeur musical des spectacles de Mylène Farmer (Bercy 1996, Mylenium Tour 1999-2000, Avant que l’ombre… à Bercy 2006 et le Point de Suture Tour 2009) et Johnny Hallyday (Stade de France 1998, Tour Eiffel 2000, Parc des Princes et Tournée des Stades 2003, Flashback Tour 2006).

Yvan Cassar, chef d’orchestre de la chanson française

Avant d’être juré à la Star Academy, il a arrangé des albums ou des concerts pour les plus grands stars françaises. Il était aux commandes des nouveaux albums de Johnny Hallyday et Florent Pagny.

« Je me considère comme un généraliste, avec des angoisses et des déprimes de généraliste. » A quarante ans, Yvan Cassar a un curriculum vitae déjà si vaste qu’on pourrait le croire plutôt multi-spécialiste. On fait appel à lui pour écrire des arrangements pour grand orchestre, il a réalisé deux disques très jazz avec Nougaro, il a convoqué le ban et l’arrière-ban de la world music pour sa musique de la série télévisée L’Odyssée de l’espèce, il a joué du piano sur des dizaines d’enregistrements, il assure la direction musicale des concerts de Mylène Farmer et Johnny Hallyday, il compose pour des publicités et, même, siège cette année dans le jury de la Star Academy…
Tout récemment, il a réarrangé des chansons de Brel pour l’album de reprises de Florent Pagny et invité Johnny à élargir sa palette de chanteur, du plus intime à sa plus énorme puissance – deux des productions-phares de la saison, dans lesquelles son talent brille de tous ses feux. « Quand je n’ai pas le moral, je me dis qu’à trente-cinq ans, Ennio Morricone faisait encore des arrangements pour la télé italienne. » Le grand compositeur de musique de film italien trône parmi les dieux de son Olympe personnel, avec des arrangeurs, orchestrateurs et compositeurs multicartes comme François Rauber et Gabriel Yared. Chez ces derniers, il a retrouvé comme le mot de passe « de tous les arrangeurs que j’aime : l’amour du 2e mouvement du concerto en sol de Ravel, que j’ai utilisé mille fois pour des chansons. »

Et pourtant, insiste-t-il, « jamais je n’aurais cru que j’écrirais des arrangements et réaliserais des albums pour les chanteurs. J’avais toujours aimé la chanson mais je ne me sentais pas du tout programmé pour ça. » Conservatoires de Rennes, Nantes et Paris, postes de chef de chant et de première clarinette dans les formations classiques de Nantes, premières incursions dans le monde de la musique de film… Déjà, avant qu’il ait vingt ans tout est bon pour apprendre : les doctes cours du conservatoire comme les nuits au piano-bar, écrire pour le théâtre et composer des spectacles pour enfants… Quand, pendant plus de deux ans, il est assistant de Vangelis, rencontré au hasard d’un studio, il s’installe longuement aux claviers de son patron : « J’étais assez jeune, question synthés. Comme il travaillait la nuit, je passais la journée dans son studio, il avait tous les synthés de la terre… »

En 1999, il participe aux arrangements pour le disque Metamorphoses de Jean-Michel Jarre.

Il compose aussi plusieurs musiques de fictions et de documentaires pour la télévision (Jean MoulinL’Odyssée de l’espèceMassaï, les guerriers de la pluie…) et il participe à de nombreuses bandes originales de films (Les Visiteurs et Les Couloirs du tempsC’est la vieGiorginoLoulou Graffiti). Il participe aux arrangements des cordes sur l’album The Mass du groupe Era dirigé par Éric Lévi.

Passionné par les musiques du monde, il enregistre avec des maîtres prestigieux (Nusrat Fateh Ali KhanBaaba MaalDenez PrigentWasis DiopLe Mystère des voix bulgaresRichard Bona).

Au début de l’année 2007, il reprend un tube de la chanson française intitulé Où sont les femmes ?, originellement composé et interprété par Patrick Juvet, dont les paroles ont été écrites par Jean-Michel Jarre, pour la nouvelle publicité télévisée des magasins de bricolage Castorama. À la fin de cette même année, il intègre la Star Academy en tant que membre du jury aux côtés de Pascal Nègre et Passi.

En 2008, il participe aux arrangements, à la réalisation artistique et à la direction d’orchestre pour le disque de Roberto Alagna Sicilien.

Il assure de nouveau en 2009 la direction musicale de la tournée de Mylène Farmer qui passe par plusieurs salles et stades en France, Belgique, Suisse et Pays de l’Est. Il a déjà assuré cette fonction sur les concerts de la chanteuse lors des tournées de 1996, du Mylenium Tour et de la série de concert qu’a donné Mylène Farmer au POPB en 2006. Il contribue aussi au spectacle de Kamel OualiCléopâtre.

En 2012, il participe à la composition de l’album de Johnny Hallyday, L’attente.

 

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Pas le temps de vivre pour Mylène F.

Posté par francesca7 le 17 avril 2013

 

Paroles : Mylène Farmer
Musique : Mylène Farmer

Pas le temps de vivre pour Mylène F. dans Mylène et SYMBOLISME temps-de-vivre

Cette sublime chanson de la main de Mylène (paroles + musique) est le troisième titre de l’album « Innamoramento » sorti en 1999. Elle a été écrite en hommage à son frère Jean Loup, décédé dans un accident de voiture en 1996. Depuis qu’elle a perdu son frère, Mylène ne retrouve plus son équilibre et est totalement perdue dans ce monde… 

Le titre de la chanson, reprise des mots du refrain, ressemble à un euphémisme, une façon détournée de dire la douleur de vivre, sorte de transcription en langage poétique de l’existentiel : « pas (plus ?) envie de vivre ». La négation porte en elle le non-sens de la vie. Le temps de l’existence est miné.

Le texte s’ouvre (de façon cohérente avec le titre) sur le thème du temps qui passe, du temps que l’on vit, immensément long, comme le suggère le pluriel de répétition « il est des heures ». L’emploi du verbe « être » au lieu du présentatif avec le verbe « avoir » (« il y a ») résonne de façon existentielle. « Il est des heures », c’est aussi dire qu’il y a des moments sombres, des passades de chagrin. Le mot « ombres » est connoté de façon nocturne mais ce que dit surtout ce premier vers, c’est la crispation de la douleur. Car les « ombres » ont aussi le sens d’illusions. La jeune femme est rendue parfois à la raide réalité de la souffrance. Le sous-entendu contenu dans le verbe « se dissiper » est qu’elle détourne d’elle le plus souvent le chagrin dur et cru. La forme impersonnelle du verbe « se dissiper » montre que le processus se fait tout seul, à l’insu du sujet. Dans l’expression « la douleur se fige », on sent l’influence de Baudelaire et l’expression du spleen dans Les Fleurs du Mal : « un cœur qui se fige ».

Le deuxième vers de cette première strophe (qui est un quintil) joue sur un effet de surprise lexicale, effet réitéré à la même place dans le deuxième quintil. En effet, l’auteur utilise un néologisme en donnant une forme verbale (pronominale) à un adjectif : « invincible » (qui ne peut être vaincu) devient « s’invincibler », découverte verbale inédite.

Ce deuxième vers est une reprise anaphorique du premier (« Il est des heures où ») et l’effet en est nostalgique et rêveur. L’auteur médite sur ce qui se passe en elle, dans les moments où le chagrin l’assaille. Le champ lexical de la raideur, de la dureté, de l’âpreté qui était dans le verbe « se fige » se retrouve dans le néologisme « s’invincible ». Quand la douleur arrive, les sensations semblent être faites de crispation et de soumission : « s’invincible », « s’incline ».

La métaphore morbide « la lèpre » et les pronominaux accentuent l’idée de résignation à la douleur. Le troisième vers commence par un « mais », comme le troisième vers de la strophe suivante, avec un parallélisme de construction qui participa à la cohérence d’un texte pourtant décousu ou plutôt qui mime le flux mental de la conscience avec ses oppositions plus affectives que logiques. « Mais si » : on est d’ailleurs dans le mode hypothétique, celui des regrets, des remords, le futur vu d’autrefois, inimaginable, irréversible aussi. « Si j’avais pu … », irréel du passé, en latin.

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L’expression « je serai qui tu hantes » est d’une grande beauté et elle a justement quelque chose à voir avec le latin dans son sens du raccourci. « Je serai celle que tu hantes » serait plus français, plus explicatif. Ce « qui », pronom relatif sujet sans antécédent est très latin (c’est celui qu’on trouve dans les proverbes du genre « qui aime bien châtie bien »), il est efficace, bizarre et ambigu. « Je serai qui tu hantes » fait penser au « Horla », au thème du dédoublement et de la présence invisible qui est là : on comprend par cette formule ramassée et pudique tout l’enfer de l’obsession liée au chagrin et au deuil. Dominent dans cette fin de strophe, les mots « incertitude » et « solitude » à la rime franche et riche en contraste avec les seules assonances de « fige » et « incline » ou plus loin de « s’effacent » et « monacale ».

Le deuxième quintil par un effet de répétition reprend la complainte sur les heures de cafard. Cette anaphore donne une allure de refrain à ce qui est un désespoir vécu. L’auteur introduit le thème de la musique par un biais léger et poétique, une mise en abyme : « Les notes se détachent ». Mylène Farmer est la chanteuse et la musicienne. Cette allusion aux notes de la chanson contribue à créer un pacte autobiographique même si l’histoire réelle n’est pas dite mais seulement suggérée, universalisée. D’ailleurs, c’est le mot « être » qui va servir de nouveau à désigner celle qui souffre : « l’être se monacale » faisant écho à « l’être s’invincible » avec le même souci du néologisme et de la création verbale pour dire l’inexprimable. La carapace, la prison ou le couvent sont des leitmotiv dans les deux cas.


Le refrain se caractérise par l’intrusion du « je » et du « tu ». Il dessine un dialogue plus personnel que la méditation antérieure sur la souffrance des heures de manque. L’auteur en appelle à l’impératif à celui auquel elle pense : apostrophe amoureuse « aime moi », quasi érotique « entre en moi » même si l’on comprend le niveau métaphorique de l’expression. « Dis moi », « Dis moi » deux fois sont un appel, émouvant à un dialogue, pourtant fictif. D’ailleurs le côté impossible et surréaliste de cet échange verbal au-delà de la mort est rendu dans le registre de « l’ivresse » et de la « nuit » folle : fête carnavalesque vers la mort (« la nuit se déguise »).L’atmosphère de cette deuxième strophe tourne autour de la nuit et de ses fantasmes avec les mots « lune », « nuit », « paupières », « erre » .Les sonorités sont étudiées et créent des rimes internes comme le groupe « erre » et « lumière », ou « paupières ». La métaphore filée évoque une femme devenue somnambule. La mort rôde sous la forme d’une « lumière que le vent a éteinte » .On remarquera les pluriels possessifs « mes nuits », « mes peurs » qui disent explicitement l’angoisse ainsi que l’adverbe de temps « une à une », où s’exprime la lenteur, la longueur de la souffrance. Il y a un effet de chute dans le dernier vers de cette strophe ; effet voulu puisqu’il est repris à la fin de la chanson « mes peurs de n’être plus qu’une ». Le sous-entendu est qu’elle était à deux, autrefois, le thème est celui de la douleur, de la solitude.

Les derniers vers retrouvent l’accent mélancolique de la chanson de Jacques Prévert chantée par Yves Montant avec le thème de la mer qui efface les traces des pas des amants sur la plage. Mais Mylène Farmer décline ce thème de façon féminine : c’est elle la mer (« je suis comme la mer »), ce qui donne une dimension métaphysique infinie à son sentiment de regret, de remords « n’avoir pas su » répond à « si j’avais pu » de façon irréversible et tragique. « Tes pas » c’est aussi le titre d’un poème fort connu de Paul Valéry qui a rapport avec la mer puisqu’il appartient au recueil « Le cimetière marin ».

La dernière strophe exprime derechef l’impression d’une vie impuissante et brisée. La métaphore du « marbre sans veine » est originale. Associée au terme « pensées », elle évoque le cerveau comme matière morte, sans les surprises que l’on trouve normalement dans la pierre ou dans le bois et qui correspondraient aux veines et aux neurones. Un cerveau sans les marques de ses lobes et de ses connexions.

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La métaphore suivante est moins originale mais très touchante quand même ; elle rappelle les paroles de la chanson de Brel « Ne me quitte pas » : « laisse-moi devenir l’ombre de ta main … l’ombre de ton ombre… l’ombre de ton chien ». L’intertextualité est évidente et voulue, vue la notoriété de cette chanson. Mais avec le mot « ombre », Mylène Farmer accède à un registre mystique et occulte qui lui est personnel. « Ombre » nous fait accéder au royaume des morts et fait écho au mot « clef » chargé de mystère ou au mot « astre » qui évoque à la fois l’infini de l’espace et la possible connivence du ciel avec nos caractèrespersonnels.

Les derniers vers ont une connotation pathétique avec l’expression de la peur et le désir d’une main secourable : « ta main ». L’apostrophe au frère absent revient douloureusement dans le refrain et à l’écoute de cette chanson, on ne peut qu’être touché par les sonorités aiguës car l’assonance en « i » est récurrente et permet à la chanteuse de monter dans la gamme avec une voix féminine et des sons très ténus.

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Mylène dans son Paradis Inanimé

Posté par francesca7 le 17 avril 2013

 

Paroles : Mylène Farmer
Musique : Laurent Boutonnat

 

Certains textes de Mylène Farmer renvoient à des significations profondes et particulières. « Paradis inanimé » en est un parfait exemple, preuve que la Mylène à la plume talentueuse se montre au meilleur de sa forme dans ce dernier album « Point de suture ». Dans « Paradis inanimé », la chanteuse aborde le thème du lit de mort et probablement de l’euthanasie en se mettant à la place du mourant.

Mylène dans son Paradis Inanimé dans Mylène et SYMBOLISME 2000-claude-gassian-030b-219x300

« Dans mes draps de chrysanthèmes » : Les Draps renvoient au lit, les Chrysanthèmes à la mort. On parle en littérature de Drap de chrysanthèmes pour parler effectivement des parterres de fleurs qui recouvrent les tombes, mais c’est donc une figure de style classique, et Mylène la rend originale en parlant ici des Draps au sens premier du terme, et en renvoyant les chrysanthèmes au niveau de la représentation de la mort (une inversion donc du sens figuré et du sens premier, du détournement de lieux communs). 

« L’aube peine à me glisser, Doucement son requiem, Ses poèmes adorés » : On imagine la personne dans une chambre obscure où la lumière du soleil peine à arriver à elle. Le Soleil étant vu comme « Source de vie », il s’agit là d’une autre indication sur son état physique et moral. 

« Dans mon lit, là, de granit » : Même chose que pour les chrysanthèmes, le lit (d’hôpital, ou en tous cas Lit de Mort) étant là clairement cité, le granit renvoyant encore à la tombe. Le lit de granit est presque évidemment le tombeau, mais je pense que là encore, Mylène est allée au delà et a renversé la situation, et le lit est un vrai lit, le granit étant la mort. 

« Je décompose ma vie » : Double sens. Le premier lié à la décomposition organique et donc au fait qu’elle se meurt intérieurement. Le deuxième pouvant être qu’elle se remémore son passé, se noie dans la nostalgie, fait le bilan de sa vie, peut être le dernier… 

« Délits, désirs illicites, L’espoir, le rien et l’ennui » : L’ensemble des émotions qui la traversent, que ça soit quand elle pense à ses souvenirs, ou simplement qu’elle s’ennuie dans sa chambre. Il y a une progression surtout !
Délits : Quelques choses de mal, une action.
Désirs illicites : Reste au niveau du désir, pas d’action, mais une effervescence.
Espoir : Une forme moins forte de désirs.
Le rien : Comme son nom l’indique.
L’ennuie : Si le rien est « l’échelon 0″, l’ennuie et l’échelon « -1″.
C’est donc une forme de « dégénération » (dégénérescence), celui de son état physique et moral ! C’est ainsi qu’elle a « décomposé » sa vie, en plusieurs « strates » évolutives selon sa… maladie on peut supposer. 

« Mais pour toujours » : Éternité, lien direct avec la mort

« Pour l’amour de moi » : Clairement « Si vous m’aimez ».

« Laissez moi mon… Paradis inanimé » : Sûrement en fait le coma, déjà évoqué dans Dégénération. Elle ne veut pas qu’on essaye de la réveiller, et qu’on l’a maintienne en vie. 

« Long sommeil, lové » : Si elle est dans le coma, cela s’apparente à un « long sommeil ». 

« Paradis abandonné » : Référence au fait que théoriquement le Paradis est plein d’autres personnes mortes auparavant. Dans ce paradis là, elle est toute seule, il n’y a que son esprit.

« Sous la lune m’allonger » : Phrase qui fait sans doute écho à l’aube du premier couplet. Si l’aube, et donc le soleil, ne l’atteint plus, la Lune oui, avec toutes les significations que cela suppose (mort, obscurité, silence, quiétude…) 

« Paradis artificiel » : Le paradis dans lequel son esprit est n’est pas un vrai paradis. Elle est dans le coma, peut être maintenue en vie de manière justement artificielle.

« Délétère » : Dans le sens courant, « délétère » fait référence à tous ce qui amoindrit le physique ou le moral. Par exemple, on parle de « Nuages délétères » en littérature pour évoquer des nuages sombres qui influent négativement sur le moral. Dans le cadre de la chanson, cet état l’ennuie, la désespère. Sur un plan médical, il s’agit de quelque chose de nuisible pour la santé : sans doute le fait que d’être dans un état comateux entraînent de nombreuses séquelles et là encore une dégénérescence lente mais sûre. 

« Moi délaissée » : Encore le fait qu’elle soit toute seule

« Mourir d’être mortelle, Mourir d’être aimée » : Je vois là les deux choix qui s’offrent à elle : Mourir de vieillesse, pour des raisons naturelles, ou mourir parce qu’on nous aime, et parce qu’on ne souhaite pas nous voir souffrir (l’euthanasie). 

« Emmarbrée dans ce lit-stèle » : « L’emmarbrement » (encore une invention verbale de la chanteuse), semble désigner le fait d’être prisonnier dans le marbre ou sous le marbre. On ne peut qu’y voir une référence à la tombe d’un cimetière, faite de marbre. La stèle de « lit-stèle » renforce cette idée. Toutefois le « lit-stèle » semble se référer à un lit de mort : c’est bien dans ce lit-même que la chanteuse finira ses jours. 

« Je ne lirai rien ce soir, Ne parlerai plus, rien de tel Que s’endormir dans les draps Du noir » : La virgule entre « plus » et « rien » est très importante. Les deux premières juxtapositions évoquant son manque de communication et de possibilité d’action sur le monde extérieur, le « Rien de tel que s’endormir dans les draps du noir » marquant là encore son isolement. Peut-être de façon un peu comique, on pourrait y voir le fait que les personnes lisent pour s’endormir, ou parlent par exemple (tout comme elles peuvent écouter de la musique). Mais pas besoin de ça pour « s’endormir » lorsque l’on tombe dans le coma (les draps du noir). 

« C’est le sombre, l’outre-tombe, C’est le monde qui s’éteint » : Elle glisse vers la mort. Le « qui s’éteint » montre que c’est entrain d’arriver, que ça se produit en ce moment, lentement. Elle se sent partir. 

« L’épitaphe aura l’audace, De répondre à mon chagrin » : Alors qu’elle part, elle se dit que c’est tant mieux, que sa peine prendra fin. Après avoir été tant de temps dans ce « lit-stèle », son corps ira rejoindre une tombe, une vraie (représentée par l’épitaphe), qui sera donc la fin de son calvaire. 

Et puis n’oublions pas la fin de la chanson, où l’on entend sa voix qui déraille comme si l’on débranchait un robot. Il s’agit probablement du débranchement de la machine qui la maintenait en vie. Le thème du coma, en plus d’être déjà abordé dans « Dénégération » est en plus en parfaite cohésion avec le titre de l’album « Point de suture » et sa référence au milieu médical.

Ce texte de Mylène Farmer pourrait être mis en relation avec la chanson « Dernier sourire » (face B du single « Sans logique ») qui traitait déjà de l’accompagnement vers la mort d’un être qui se sait mourir et de la présence jusqu’au dernier moment.
Mylène nous offre donc là un texte saisissant sur un thème très actuel, et si l’on ne peut pas réellement deviner son opinion personnelle sur le sujet, le fait que le personnage de la chanson semble y être favorable nous pousse à penser que c’est le cas aussi de la chanteuse. De quoi faire jaser une fois…

site non officiel consacré à Mylène Farmer
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Mylène dans les rues de Londres

Posté par francesca7 le 17 avril 2013

 

Paroles : Mylène Farmer
Musique : Laurent Boutonnat

Mylène dans les rues de Londres dans Mylène et SYMBOLISME londres

Cette chanson est dédiée à Virginia Woolf, célèbre écrivain anglais. Celle-ci a connue une vie très difficile, Mylène Farmer s’est donc intéressée à elle. Les romans de Virginia Woolf racontent la vie de l’écrivain.
« Réduire la vie à…Des formules indécises »
Transposer une vie sur du papier, écrire un roman c’est « réduire » sa vie,

« C’est bien impossible, elle »
La difficulté d’écrire un roman qui raconte sa vie

« Tu vois, se nuance à l’infini »
nuancer : d’une couleur à l’autre
Voir sa vie à l’infini (sans fin) passée par des hauts et des bas

« C’est comme une lettre »
En effet Virginia Woolf écrit des romans sous forme de dialogues avec le lecteur. On peut donc les considérer comme des « lettres ». De plus ses romans sont autobiographiques et évoquent sa famille. On peut considérer le roman comme une déclaration aux personnes décédées.

« Qui c’était écrite à l’envers… »
à l’envers = de travers
En effet, Virginia a eu un début de vie très difficile : sa mère, sa demi-sœur puis son frère préféré meurent lorsqu’elle est jeune.

« Coule dans ma tête »
Transposer sa vie dans un roman autobiographique.

« Un monde fou qui veut naître »
Mais un roman « mouvementé, fou  » tout comme sa vie.

« Mais tu sais, son âme est belle »
« Mais » : interjection
Malgré toute cette vie, son âme (maintenant qu’elle est morte) est bien

« Dans les rues de Londres »
Virginia Woolf vivait à Londres

« J’ai puisé plus de lumières Qu’il n’en faut pour voir… »
Elle a prit trop de lumière. La lumière = les Cieux. Elle a voulu y goûté mais elle est allée trop loin, et meurt

« Dieu a des projets pour elle »
Dieu = mort, maintenant qu’elle est morte, Dieu l’accompagne

« Et les rues de Londres Souffleront sur des mystères D’une autre fois… Virginia »
Londres ne l’oubliera pas, le mystère du personnage restera dans les romans
Virginia = Virginia Woolf

« Je remets ma vie à… Un plus tard abandonné »
Virginia Woolf décide de quitter sa vie, de mourir. En effet, elle décide de se suicider.

« Pour simplement vivre »
Mourir pour connaître une vie paisible avec les siens qu’elle retrouve

« Tenter d’a…tteindre une humanité »
humanité : retrouver les siens

« Des lambeaux de terre Me regardaient disparaître »
Les morts l’attendaient de l’autre côté : c’est ce que pense Virginia Woolf

« Et parmi les pierres Je vivais et j’espérais, tu sais… »
Parmi les pierres tombales, sa famille décédée, elle essayait de vivre mais en vain, elle décide de se suicider

Analyse réalisée par Mathieu Alias Yaca

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Anamnèse de Mylène Farmer

Posté par francesca7 le 14 avril 2013

 Anamnèse de Mylène Farmer dans Mylène et mes BLABLAS 1984-189x300

 Sa famille

Son père Max Gautier :
Né en mars 1925 à Marseille (Mylène en parla lors de son concert le 14 juin 1996 là-bas). Décédé le 11 juillet 1986. Il était ingénieur aux ponts et chaussée. Il travaillait à la construction du barrage de Manicouagan à la naissance de Mylène. Dans les dernières années de sa vie, il était un des cadres de la société Coyne & Bellier

Sa mère Marguerite Martin :
Née en 1928. Fille de cultivateurs, elle épouse Max Gautier à l’âge de 30 ans.
Elle était secrétaire administrative. 

Sa sœoeur Brigitte :
Née le 5 mai 1959. 

Son frère Jean-Loup :
Né le 13 avril 1960.
Décédé le 27 octobre 1996, percuté en roller par une voiture…
Il avait une fille, Clémence, née le 19 juillet 1994 (qui joue le rôle de Lina enfant dans le long-métrage de Laurent Boutonnat, Jacquou le Croquant).

Son frère Michel :
Né le 30 décembre 1969.
Il a une fille, Lisa, née en mai 1997 (on peut, elle aussi, l’apercevoir dans le long-métrage de Laurent Boutonnat, Jacquou le Croquant). En 2007, Mylène et Laurent écrivent et composent le générique d’un dessin animé, Drôle de Creepie, qui sera interprété par Lisa. 
Aux alentours de 2008, Lisa a eu un petit frère.
Petite anecdote : Mylène leur a offert la balancelle du Mylènium Tour pour leur jardin (elle existe en deux exemplaires) ! 

Son compagnon Benoît Di Sabatino :
Né le 30 août 1965.
Mylène le rencontre début 2002, lors de la réalisation du clip C’est une belle journée. Benoît est un réalisateur et producteur français spécialisé dans les animations.
Il a auparavant été marié, et a eu deux enfants de ce mariage (dont un né en 1994).
Il est le co-fondateur et le co-président actuel, avec son frère Christophe Di Sabatino, du groupe Antefilms devenu MoonScoop par la suite, leader européen de la création, production et exploitation de séries animées dans le monde entier.
Il a été président du directoire de Carrere Group jusqu’à sa démission le 4 décembre 2008.
Enfin, il est président de deux entreprises de production de films et de programmes pour la télévision : Bluered et Alesa Holding.
Fin 2004, Mylène quitte son célèbre appartement parisien pour emménager avec Benoît dans une résidence privée de la capitale.
Par la suite, il s’implique directement dans la carrière de Mylène en réalisant le clip L’amour n’est rien (sous le pseudonyme M. Liberatore) etAppelle mon numéro, ainsi que I Want Your Wife du groupe Good Sex Valdes produit par Mylène et Creepie interprété par la nièce de cette dernière.
A noter que Mylène le remercie à la fin du clip Q.I, cette vidéo semblant représenter leur rencontre et leur relation…
Durant la tournée 2009, il suit Mylène sur toutes les dates, se plaçant en régie avec Laurent Boutonnat ou parfois en gradins avec Anthony Souchet. Durant les attentes dans les salles et stades, il filme les fans de la fosse. Images qui ne seront jamais utilisées pour un quelconque support vidéo.
Début avril 2010, les frères Di Sabatino entrent dans le Who’s Who in France 

 (=> voir l’interview à ce sujet par Le Point <=

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Passages TV de Mylène

Posté par francesca7 le 14 avril 2013

 

Passages TV de Mylène dans Mylène et mes BLABLAS mylene-et-dechavanneSur les 233 passages télévisés de Mylène Farmer…
– 77,3 % sont des passages où Mylène chante, dont 2,8 % de fois en direct
– 3,4 % sont des remises de prix
– 8,6 % des prestations concernent des titres qui ne sont pas sortis en single
– 42,5 % concernent la période « Cendres de lune »
– 24,5 % concernent la période « Ainsi soit je… »
– 6,9 % concernent la période « L’autre… »
– 2,6 % concernent le film « Giorgino »
– 9,4 % concernent la période « Anamorphosée »
– 9,4 % concernent la période « Innamoramento »
– 1,7 % concernent la période « Les mots »
– 3,0 % concernent la période « Avant que l’ombre… »

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Mylène Farmer Interview 2013

Posté par francesca7 le 13 avril 2013

INTERVIEW Mylène 2013 -À l’occasion de la sortie de son album Monkey Me et de sa tournée, la chanteuse française se confie. (Avec TV Magazine)

Son nouvel album, Monkey Me, sortira le 3 décembre. Douze titres composés par Laurent Boutonnat sur des textes de Mylène Farmer. Un mélange éclectique où cohabitent des morceaux pop-rock émergeant d’une base électrique, de sons de batterie, de guitares et de saxo. Les paroles manient les thèmes chers à l’interprète, mais teintés d’une fraîcheur et d’une poésie qu’on ne lui connaissait pas. En exclusivité pour TV Magazine, Mylène Farmer se livre à un exercice rare pour elle: l’interview-confession. Voici la star comme vous ne la lirez jamais.

TV MAGAZINE – Mylène Farmer, votre dernier album remonte à deux ans. Vous nous aviez habitués à des intervalles plus longs…

Mylène Farmer Interview 2013 dans Mylène 2013 - 2014 a1

Mylène Farmer- Oui. Je ne m’en rends pas compte. Deux ans dans un monde chronophage, où chaque jour engloutit le temps, cela paraît une éternité. Il s’agit probablement d’un manque et de l’envie de remonter sur scène.

Monkey Me marque la reformation de votre tandem artistique avec Laurent Boutonnat. Qu’est-ce que votre «infidélité» vous a apporté?

Il ne s’agit pas d’infidélité! Mon précédent album, Bleu noir, n’était autre que le fruit de rencontres avec Moby, Archive et RedOne. Ils m’ont proposé des chansons qui ont provoqué mon désir et l’envie d’écrire… C’est aussi simple que ça. En outre, Laurent Boutonnat travaillait de son côté sur d’autres projets.

On vous connaissait rousse et vous vous montrez blonde platine sur l’album et les affiches de votre tournée. Que s’est-il passé?

Moi aussi, je me connaissais rousse! (Rires.) Mais sous le roux se cachent d’autres couleurs. Ne sommes-nous pas tous constitués de mille facettes? Celle-ci avait envie de vivre…

Quel look allez-vous adopter pour votre tournée? Et quelles surprises avez-vous concoctées pour ces concerts?

Je ne peux y répondre maintenant. Mais, puisque vous l’évoquez, le mot surprise sera bien au rendez-vous.

Une nouvelle fois, vous avez battu le record de réservations en un minimum de temps. Cela vous touche-t-il encore?

Je suis bouleversée à chaque fois! Tellement bouleversée… Et, quelques instants plus tard, totalement affolée! Il est impensable d’être blasée par un geste d’amour comme celui-ci. C’est un véritable cadeau et une responsabilité aussi. On ne veut pas décevoir ni se décevoir. On a donc un an pour se préparer à embrasser le regard de tous ceux qui ont la générosité d’attendre.

Quels conseils donneriez-vous à ceux qui écoutent vos chansons pour garder de l’espoir dans un monde aussi dur?

Le monde a toujours été dur. Sous certains aspects, il l’est peut-être moins aujourd’hui, même s’il est autrement cruel. Moins solidaire, plus solitaire aussi. Je ne peux que penser à ceux qui sont bien plus malheureux, dans le besoin ou cloués sur un lit d’hôpital, et me dire qu’il faut affronter la vie et trouver des pépites dans des moments simples, ces moments qui sont souvent à portée de soi, mais qu’on ne voit plus. Être aimé de quelqu’un ou d’un plus grand nombre reste l’essentiel de la vie. Se préoccuper d’autrui rend meilleur.

On vous dit solitaire. Pouvez-vous nous décrire une de vos journées quand vous ne travaillez pas?

Vous voulez dire quand je ne travaille pas comme une personne qui doit se rendre quotidiennement à son bureau? (Sourire.) C’est un grand privilège de n’avoir pas le sentiment de travailler, même lorsque je finis une séance de studio à 2 heures du matin ou lorsque je sors de scène exsangue. C’est du travail, mais je ne le vis pas comme un poids ni comme une obligation. C’est un choix et une immense chance. Je dois certainement partager ce sentiment avec toutes les personnes passionnées par ce qu’elles font. Mais je suis, c’est vrai, d’une nature solitaire. J’ai besoin de m’occuper de mes animaux, de dessiner, de nager, de regarder des films et je retrouve mes amis avec d’autant plus de plaisir…

Quels sont les journaux et les émissions de télévision que vous suivez régulièrement?

Je ne regarde pas beaucoup la télévision finalement, surtout en période de travail. Mais j’ai toujours aimé les débats, quand les points de vue sont exprimés avec respect. La télévision est un média parfois trop pressé pour traiter le fond des choses. Je n’aime pas le cynisme systématique et la télévision bruyante. Il m’arrive de dévorer des séries comme Downton AbbeyDexter ou Les Tudors et je regarde toujours avec autant de bonheur Un jour, un destin. Dans le fond, je ne recherche pas l’information à tout prix… Je la laisse me cueillir au détour d’un article, d’un reportage.

L’industrie musicale souffre et les ventes de CD ne cessent de baisser. Imaginez-vous un jour ne plus pouvoir sortir de disques?

Chaque époque a connu la disparition d’un support. Il y aura toujours des disques physiques, même si le digital annonce une ère nouvelle. En tout cas, il y aura toujours un rapport affectif à l’objet quel qu’il soit. Les albums ou une autre forme restant à inventer rencontreront toujours un public. La musique existait dès la naissance de l’humanité.

Que pensez-vous des télé-crochets? Est-ce un miroir aux alouettes, un mal nécessaire ou le seul moyen aujourd’hui d’être découvert?

Je ne peux pas juger cette génération d’émissions puisque je ne les connais pas bien. Mais je suis toujours un peu gênée quand l’art devient un concours.

Le Québec, où vous êtes née, est en proie à de violents mouvements protestataires. Avez-vous conservé des attaches là-bas?

La violence m’a surprise dans ce pays, à la réputation modérée. Je n’y ai conservé malheureusement aucune attache… Si ce n’est l’envie d’y retourner pour ses paysages de neige et peut-être transporter le prochain spectacle là-bas…

Quels artistes récents vous semblent dignes d’intérêt?

Je suis impressionnée par Muse. Et par Matthew Bellamy, qui est aussi fascinant que Freddie Mercury !

Que pensez-vous des réseaux sociaux et des sites si nombreux qui vous sont consacrés?

Je suis fascinée par la vitesse de l’information et la possibilité pour de nombreuses personnes de partager instantanément des sujets communs. Je pense aussi à ceux qui n’y ont pas accès. Avec qui partagent-ils leurs passions? Aussi, je ne m’attarde pas sur les sites qui me sont consacrés. J’aurais l’impression d’entrer, sans y avoir été invitée, dans une pièce où les gens parlent de moi.

mylene2-199x300 dans Mylène en CONFIDENCESUne photo vous montre avec un gibbon. Est-ce celui que vous avez adopté il y a plusieurs années?

Non. E.T. était un singe capucin, plus menu. Elle a partagé ma vie pendant plus de vingt-cinq ans. Il s’agit ici de Betty, une demoiselle de 4 ans, qui a été volée lorsqu’elle avait 3 mois et retrouvée huit mois plus tard. J’ai croisé son chemin grâce à Vincent Lindon, qui m’a un jour envoyé une petite vidéo d’elle sur le tournage de son film Augustine . J’ai immédiatement contacté le parc zoologique du bois d’Attilly, où elle vivait. C’est une rencontre inoubliable, une émotion tellement forte. Elle était d’une douceur incroyable. Quant à E.T., elle me manque terriblement…

L’avez-vous remplacée?

Non. Elle restera l’unique.

Avez-vous déjà décidé d’une date à laquelle vous arrêteriez de vous produire sur scène ou d’enregistrer des disques?

C’est, semble-t-il, une question qui taraude beaucoup les médias, mais, vous savez, il y a dix ans déjà, on me demandait: «Quand saurez-vous que ce n’est pas le combat de trop?». Je ne me projette pas dans l’avenir. Trop angoissant. Quand le désir n’existera plus, alors je me volatiliserai.

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Mylène Farmer, à Nulle part Ailleurs

Posté par francesca7 le 13 avril 2013

 

Pratiquement un an après son passage remarqué dans la célèbre émission de Canal + pour la promotion de « Sans contrefaçon », Mylène est de retour sur le plateau de Philippe Gildas, qui anime désormais l’émission avec Antoine de Caunes, pour présenter en exclusivité le clip de « Pourvu qu’elles soient douces ». Présente sur toute la durée de l’émission, elle répond aux questions des animateurs et assiste aux différentes chroniques, vêtue d’un tailleur blanc ample maintenu par une ceinture noire, les cheveux lâchés et des gants de cuir noir aux mains.

Interview lors de l’émission du 07 octobre 1988 – NULLE PART AILLEURS sur Canal + – présenté par Philippe Gildas et Antoine de Caunes.

Mylène Farmer, à Nulle part Ailleurs dans Mylène 1987 - 1988 mylene-gildas

Philippe Gildas : (…) Mylène Farmer, « Ainsi soit Je… » c’est son deuxième album.
Mylène Farmer : oui

PG : Et alors, après le premier album, on s’était dit « Voilà, c’est une façon de poser une carrière, de montrer qu’on ne fait pas que des coups », et maintenant un deuxième album. Le plus étonnant encore, c’est que… on peut le montrer, d’ailleurs, cet album, puisqu’il n’a que quelques mois (le pochette d  l’album « ainsi Soit Je… » apparaît à l’écran). Voilà, c’est celui-là : « Ainsi soit Je… » mais tout le monde se souvient quand même. Le plus étonnant, c’est que dans cet album, pratiquement toutes les paroles cette fois, c’est Mylène.
MF : Oui, j’ai eu le démon de l’écriture, là !

PG : ça s’apprend petit à petit, ou c’est le goût qui vient ?
MF : Je crois que c’est une découverte. C’est après enlever ces inhibitions que j’avais quant à l’écriture. Et puis c’est un réel plaisir, je crois.

PG : Enfin, déjà dans le premier album y avait trois chansons qui étaient déjà des succès et déjà des paroles de Mylène Farmer, quand même !
MF : c’est vrai, mais un album entier c’est un lourd travail.

PG : Bien aidée par Laurent Boutonna ?
MF : Bien évidemment !

PG : C’est plus que jamais le compagnon….
MF : Moi je travaille toujours après les musiques. Ça m’inspire les paroles.

PG : Alors c’est aussi avec Laurent que tu vis l’aventure des clips, j’ai failli dire des films ! celui de ce soir, nous allons en voir la partie chanson, qui doit faire 4mn 50, presque 5 mn, alors que le clip fait ??
MF : Il fait 15 mn et y a même 2mn 50 de générique, je crois. Donc 17 mn en tout.

PG : Encore une fois un vrai film ! C’est pas la première fois, puisque tu avais déjà fait des…
MF : Non, mais celui-là c’est le plus long et le plus lourd. Et le plus difficile, aussi !

PG : Voilà, petite à petit le duo Boutonnat/Farmer avance vers un long métrage, hein ! Qu’on verra un jour prochain ?
MF : J’espère.

PG : Vraiment ?
MF : Je pense d’ici un an et demi, deux ans. (le projet de Laurent Boutonnat mettra plus de temps à aboutir et « Giorgino » ne sortira finalement qu’en octobre 1994).

Philippe Gildas enchaîne sur le succès de Mylène qui lui apporte inévitablement des fans et Antoine de Caunes lit à l’antenne une lettre de fan, fictive bien entendu, Mylène rebondit sur le contenu de cette lettre fantaisiste.

MF : Je vis avec deux singes : Léon et E.T.

PG : On a revenir sur les singe,s mais d’abord gloire à Laurent ! On en parle jamais : Laurent, c’est lui le Pygmalion (…)
MF : On a dit Pygmalion, mentor et je ne sais ! (rires)

PG : En fait, c’est quelqu’un avec qui tu t’entends remarquablement bien dans le boulot.
MF : Oui, je crois qu’il y a une complicité énorme et une complémentarité, surtout.

PG : (…) Léon va bien ?
PF : Très, très bien, il grandit !

PG : Il a quel âge ?
MF : Je crois six, sept mois (en réalité presque un an, puisque Mylène venait de l’acquérir selon ses dires dans la même émission onze mois plus tôt).

PG : Il est tout petit, quand même, encore !
MF : Oui, oui, oui ! Mais il commence à atteindre sa maturité sexuelle !

Antoine de Caunes : C’est un sapajou ou un capucin ?
MF : C’est un sajou capucin !

A de C : Un sajou ?
MF : Oui

PG : ça joue avec tout le monde, d’ailleurs ! ça joue avec E.T ?
MF : ça jour beaucoup avec E.T, ça dort toujours sur son dos et..

PG : Mais alors maintenant qu’il va devenir grand sexuellement et que E.T est une femelle…
MF : mais justement ? il a besoin d’un exemple (elle se tourne alors vers Antoine de Caunes et le fixe)

PG : Et les singe,s ça t’intéresse toujours autant ?
A DE C : (troublé) Je peux m’absenter quelques instants ?  (rires de Mylène)

mimi5-247x300 dans Mylène en INTERVIEWPG : Les singes sont toujours dans la maison ?
MF : Bien sûr, oui !

PG : Mais t’as pas amené les souris comme il avait dit ? (En référence à la fausse lettre d’Antoine de Caunes)
MF : Non, non, non !

PG : Parce que ça peut pas faire bon ménage avec les singes !
MF : ça ne fait pas bon ménage. Mais c’est vrai que Diane Fossey, qui a élevé beaucoup de gorilles, c’est une femme qui me fascine. Et si j’avais un autre monde, une autre vie, je crois que j’aimerais faire ça.
A DE C : Sinon, on peut vous présenter Christophe Lambert ! (rires de Mylène)

PG : un mot sur le XVIIIème et le XIXème : c’est vrai que dans tous les clips, avec Laurent, vous les faites toujours se dérouler dans d’autres périodes de l’Histoire.
MF : C’est l’amour du costume, l’amour de l’Histoire, je crois.

PG : C’est pour faire le cinéma, le grand spectacle, quoi..
MF : Oui, oui.

PG : Mais ça correspond peut-être à tes lectures, aussi, non ?
MF : Moi, j’aime surtout – je le dis tout le temps, mais c’est vrai – Edgar Poe.

PG : ça c’est le côté fantastique.
MF : j’aime Baudelaire, j’aime beaucoup le théâtre de Strinbeck… Et puis on va en citer beaucoup, mais je les oublie !

PG : Oui, enfin c’est quand même toujours de même nature.  C’est toujours un peu mystérieux, un peu sulfureux.
MF : Je crois qu’il y a toujours ce même univers, oui.

A DE C : Les groupes noirs gothiques…
MF : Oui (sourire)

PG : Est-ce que tu joues toujours sur la timidité, ou tu es toujours aussi timide ?
MG : Non, je crois pas qu’on puisse jouer. Déjà, pendant quatre ans on ne peut pas jouer un même rôle.

PG : Autre ment dit ?
MF : Je suis introvertie, et j’ai ce paradoxe de vouloir être à l’avant-scène et je pense que c’est pas réellement un problème.

PG : C’est pas réellement un problème sauf si tu veux faire vraiment de la scène. Si déjà les télés te torturent ! tu vas faire de la scène ?
MF : je vais faire de la scène.

PG : On peut déjà dire quand ?
MF : on peut dire que ce sera le Palais des Sports et on peut dire que ce sera en mai 1989.

PG : C’est-à-dire en mai prochain..
MF : Absolument, oui.

PG :… au Palais des Sports, Grande salle !
MF : Mais j’aurai un gros, gros travail de préparation.

PG : Mais enfin quand on voit que l’album est depuis cinq mois au Top 50, depuis qu’il est sorti il est au Top 50 et il est toujours, y a pas de raison que le Palais des Sports soit pas plein ! ça ne fait aucun doute !

Philippe Gildas lance ensuite le journal, présenté par Annie Lemoine. Celle-ci parle notamment d’un mouvement de grèves des infirmières. Philippe Gildas rebondit sur le sujet pour s’adresser à Mylène.

PG : Tu avais une chanson avec des infirmières, non ?
MF : « Maman a tort » (sourire)

PG : Qu’est-ce que tu faisais quant u avais 12 ou 13 ans, à Garches ?
MF : Je m’occupais, enfin j’essayais en tout cas, le dimanche de me consacrer aux handicapés physiques et mentaux.

PG : Aux enfants handicapés…
MF  : Oui ! Absolument, oui

PG : … surtout victimes d’accident, et aussi handicapés mentaux.
MF : Oui, oui.

PG : Donc tu connais bine, enfin tu connais un peu ce milieu des infirmières ?
MF :  je le connais un petit peu et c’est un milieu qui est.. Je trouve ç a formidable, les personnes qui peuvent se consacrer à ça toute leur vie. C’est formidable.

Il est ensuite question d’une compétition sportive et de ses résultats avec un français médaillé.

MF : Cher les médaillés, il a un moment qui est prodigieux ; c’est le moment où ils vont gagner cette médaille. Et ça, c’est un moment qui est très, très émouvant. C’est cette performance, cette volonté d’aller plus loin et plus haut.

PG : Plus que le moment où ils montent sur le podium pour recevoir la médaille, même si ils pleurent !
MF : C’est vrai ! Oui, oui.

PG : Les catcheurs, ça l’intéresse les catcheurs ?
MF : J’aurais une question à poser, peut-être pour les femmes catcheurs (rires)

Le journal terminé, Philippe Gildas lance la suite de l’émission, en l’occurrence la rubrique de Jérôme Bonaldi, qui présent ce soir le « Vidéo-look », un logiciel permettant d’insérer sa photo et de visualiser différentes coupes de cheveux.

PG : Mylène a les cheveux lâchés, ce soir.
MF : C’est ça ou le catogan. Et un jour, les cheveux très, très courts !

PG : Ha oui, donc alors là vous irez au « Vidéo-look » peut-être avant faire un essai, non ?!
MF : Je n’aurai pas besoin d’eux !

PG : Ha oui, vous aurez déjà décidé avant !
MF : Oui !

C’est ensuite le tour de la rubrique musicale de Alain Gardinier.

PG : Mylène,  a combien de 45 tours extrait de « ainsi soit Je… » déjà ?
MF : Alors… « Sans contrefaçon », « Ainsi soit je… », et puis « Pourvu qu’elles soient douces ».

PG : Vous aimez Brel ?
MF : Je crois que c’est celui que je préfère, oui, Brel et Reggiani.

PG : (…) Une question personnelle, seulement : comment vous vous êtes rendue compte que Boutonnat c’était le gars qui pouvait vous transformer professionnellement ? Parce qu’avant vous vouliez faire autre chose..
MF : Pas réellement. C’est vrai que moi, je me tournais en premier lieu vers l’équitation. C’est-à-dire que je voulais être monitrice d’équitation. Après, je me suis très vite aperçue que ce n’était pas du tout une vocation.

PG : Sauf que le cheval, vous aimez toujours ! Parce que y en a dans tous les clips, hein !
MF : Oui, mais après, j’ai découvert, justement au travers de ce clip (celui de « Pourvu qu’elles soient douces ») avec des cascadeurs, que c’était plus cette formation que j’aurais voulu entreprendre. Après, j’ai suivi des cours de théâtre, donc je voulais être actrice. Et puis j’ai rencontré Laurent Boutonnat. Moi j’appelle ça la chance des rencontres. Y a peu de rencontres dans sa vie…

PG : Quand vous l’avez rencontré, vous saviez qu’il avait déjà réalisé un film ?
MF : Non, c’est beaucoup plus tard qu’il m’a présenté son premier film qu’il avait réalisé à l’âge de 16 ans qui s’appelais « Le voyage de la fée conductrice » et qui était même passé à Cannes, je crois.

PG : Exactement ! Or, à 16 ans à l’époque, la vidé c’était quand même..
MF : Mais là, c’était en 35 mm !

PG : Ha c’était en 35 ? Il avait pu faire ? Il avait réussi à convaincre quelqu’un de lui donner les fonds ?
MF : Il avait pillé les fonds, je crois, le porte-monnaie de son papa et de sa maman (rires) Je ne sais pas, mais déjà, là oui, c’était évident, quoi !

PG : J’ai lu quelque part que vous rêviez toujours de faire du cinéma alors vous citiez Annaud…
MF : C’est vrai qu’en France, on vous demande toujours des références. C’est vrai que le premier que je citerai, c’est Laurent Boutonnat, c’est normal parce que c’est vraiment quelqu’un que j’aime et je pense qu’il sera un des grands, grands, grands réalisateurs de demain.

PG : Il a quel âge ?
MF : Il a 27 ans. C’est vrai que j’aime le cinéma d’Annaud, qu’il a aussi d’autres choses à faire, que j’ai hâte de voir « L’Ours »…

PG : Pour l’avoir vu, je peux vous dire que c’est superbe et que ça vous plaira !

Phlippe Gildas lance ensuite les « Arènes de l’info » (première version des « Guignols de l’info ») Au retour plateau, il rappelle aux téléspectateurs  que le clip de « Pourvu qu’elles soient douces » va être diffusé en exclusivité dans l’émission.

PG : Alors, cette jeune fille toute timide qu’est Mylène a écrit des paroles. Alors je sais pas si on entend très bine : peut-être c’est ça la perversité, d’ailleurs !
MF : La vraie perversité, je crois, oui (sourire)

PG : On écoute la chanson, c’est un tout…
MF : Je crois que c’est l’imaginaire de chacun qui travaille, qui va prendre un mot, un refrain ou un couplet…

PG : Parce que quand même les paroles, sans ça, elles sont hard ! Jamais t’étais allée aussi loin !
MF : Elles sont sulfureuses, c’est vrai. C’est un pamphlet sur la dite perversion des hommes.

PG : (Il cite quelques phrases extraites des couplets de la chanson) J’en dirai pas plus, parce que dit comme ça, c’est un peu gâcher la musique quand même (rires de Mylène) Mais ça valait la peine de le souligner pour que vous écoutiez bien tout à l’heure tout en regardant ! Deuxième chose : en ce qui concerne maintenant le clip, pourquoi 17 mn ?! Pourquoi un clip long, quoi pourquoi un vrai morceau de cinéma ?
MF : par amour pour le cinéma, je crois, tout simplement.

myl7ne-radio-01-a-300x248PG : Alors de façon plus précise : Pourquoi pendant la guerre de sept ans ?
MF : déjà, on a voulu faire la suite de « Libertine » ce qui n’était pas évident ! On a bien pensé la chose. C’est vrai que « Pourvu qu’elles soient douces » n’était pas évident de proposer la suite de « Libertine ». Après, c’est une recherche. Pourquoi 17 mn ? Parce que l’amour commun de Laurent et de moi-même pour le cinéma, pour avoir envie de dépasser peut-être c’est vrai, une chanson et l‘histoire d’une chanson. Que dire d’autre ?!

PG : Mais pourquoi, alors que les paroles sont totalement d’aujourd’hui, pourquoi la placer en 1759, début de cette guerre de sept ans ?
MF : Là, je vous dirai : parce que la suite de « Libertine ». Donc ça se passe toujours au XVIIIème siècle.

PG : Voilà, et puis l’amour du costume !
MF : Et puis les costumes ! Et c’est vrai que j’ai du mal à m’imaginer en 1988, que si j’avais un long-métrage à faire, je crois que je me propulserais plutôt dans un monde antérieur.

PG : Alors, y a 150 figurants !
MF : Y en a beaucoup plus, en fait, 150 figurants, c’est sur une journée. Y a eu huit jours de tournage et en globalité, on peut compter à peu près 500 à 600 figurants, donc c’était un travail colossal pour le metteur en scène. Et j’avoue que moi j’ai pris un plaisir… le plus grand plaisir, c’était le tournage, mais surtout le montage. Parce que là pour moi, c’était prodigieux ce travail  que Laurent a fait avec cette monteuse, qui est Agnès Mouchel.

PG : (…) Dans les 17 mn, la chanson se situe pratiquement au milieu.
MF : C’est ça. Alors au début la première image, donc c’est la fin de la dernière image de « Libertine 1 » et donc on retrouve Libertine étendue aux côtés de son chevalier et l’armée anglaise va arriver sur le territoire français par erreur, devrait aller en Prusse mais s’est trompée, et va découvrir Libertine et puis guérir. Le capitaine anglais va tomber amoureux de cette jeune fille, et de l’autre côté, l’intrigue donc, c’est l’armée française qui va découvrir la présence de cette armée anglaise sur le territoire français et qui va payer des prostituées pour pénétrer le camp anglais et décimer cette armée anglaise. Et dans les prostituées, on retrouve la rivale de Libertine.

PG : D’accord…
MF : Et la suite, après y a toute…

PG : C’était nécessaire de vous dire ceci, parce que…
MF : c’est vrai que c4est un peu dommage toujours d4en montrer la version courte 

PG : … parce qu’on ne peut pas vous présenter les 17 mn ; bien entendu, vous le comprenez bien. Donc regardez : c’est « Pourvu qu’elles soient douces » et vous pouvez par avance applaudir !

Pendant que Philippe Gildas annonce le clip, Mylène se passe la main dans les cheveux et les regroupe d’un côté de sa t^te. Une version coupée du clip est donc diffusée. Au retour plateau, le public applaudit très chaleureusement, ce qui fait sourire Mylène.

PG : « Pourvu qu’elles soient douces », avec les chevaux et les cascades de Luraschi.
MF : Ha oui ! C’était merveilleux, il m’a appris beaucoup de choses.

Philippe Gildas lance ensuite la rubrique cinéma. Après celle-ci est diffusé un sketch de Karl Zéro qui parodie la chanson « Libertine » avec des paroles très gauloises. Au retour plateau, si tout le monde applaudit le sketch, on peut noter que Mylène n’applaudit pas alors qu’elle avait applaudi les autres séquences…

PG : Tu préfères l’originale, hein ?! (Mylène acquiesce) Reconnaissez, mon cher Antoine, que l’originale est quand même plus poétique !
A DE C : J’en conviens, mais elle riait ! Mylène riait (rires de Mylène) J’ai vu Mylène rire !

PG : Allez, les questions, rapidement (…)
A DE C : Alors très rapidement, Mylène, depuis le début de l’émission, je me le demande : pourquoi qu’elle soit rousse… Pouvez-vous nous le confirmer publiquement ?
MF : Elle est rousse… en haut (un blanc, puis les spectateurs commencent à rire puis applaudir pendant que Mylène sourit, visiblement fière de sont mot, qui trouble Antoine de Caunes encore un peu plus !)

PG : Deuxième question !
A DE C : C’est pas une question, c’est une suggestion. Vous avez dit tout à l’heure que vous vouliez faire de la scène en mai 1989, et je sais que vos singes avent danser. Donc j’ai une suggestion à faire : après « Johnny se donne à Bercy » pourquoi pas « Mylène se donne à Thoiry » ? (célèbre parc animalier des Yvelines)
MF : (d’un air de défi) Est-ce que vous allez m’accompagner ?

A DE C : Volontiers !
PG : ça fera trois, alors !
MF : (en même temps, tout sourire) ça fera trois singes (rires)

Avant qu’Annie Lemoine se revienne sur le plateau pour le rappel des titres de l’actualité, Philippe Gildas annonce les invités des jours suivants, dont Renaud.

MF : (interrompant l’énoncé de Philippe Gildas) Il est encore plus séduisant de près qu’à la télévision.

PG : (surpris) Renaud ?
MF : (elle désigne Antoine de Caunes, qui est en train de céder sa place à Annie Lemoine) Non : ce monsieur !

PG : Ha bon alors, si c’est une déclaration d’amour, Antoine, vous restez !

Après le rappel des titres, Philippe Gildas annonce le programme suivant l’émission, en l’occurrence un match de catch.

MF : Je me pose toujours cette question : qu’est-ce qui peut amener autant de gens à ce genre de combats ?

PG : C’est parce que c’est un spectacle fabuleux ! C’est un vrai spectacle.
MF : Mais qui est truqué du début à la fin !

PG : Non, c’est pas truqué. Ce qui n’est pas truqué, c’est qu’ils fassent 260 kg et qu’ils fassent des galipettes, quand même.
MF : oui…

PG : Mais c’est vrai que c’est monté comme un spectacle.
MF : Mais c’est un jeu de cascadeurs.

PG : C’est un jeu de cascadeurs (…) Ils se battent quand même vraiment.

L’émission s’achève avec l’annonce du match de catch.

Publié dans Mylène 1987 - 1988, Mylène en INTERVIEW | Pas de Commentaire »

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