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Mylène Farmer, DVD 2010

Posté par francesca7 le 30 mars 2013

Mylène Farmer revient au cinéma… pour présenter son DVD 2010

Ce dimanche, l’icône rousse crée l’événement en dévoilant, en avant-première, la vidéo de son concert au Stade de France dans plusieurs salles de cinéma à travers la France. TÊTU vous propose également de découvrir un extrait du DVD tant attendu.

Mylène Farmer, DVD 2010 dans Mylène dans la PRESSE mylene-tv-163x300Plus que quelques heures avant la sortie du DVD live de Mylène Farmer au Stade de France, lundi 12 avril. La plupart des fans de la chanteuse savent déjà que la nouvelle vidéo sera disponible dans une multitude de formats (DVD, BluRay) et d’éditions collector, certains connaissent même les visuels depuis plusieurs semaines. En revanche, hormis le clip de Paradis inanimé (voir plus bas) et quelques images diffusées sur le site officiel dédié au DVD, les détails sur le contenu ont été gardés secrets.

«Revivre le show comme si on y était»
Quelques privilégiés vont pourtant pouvoir découvrir le nouveau DVD en avant-première ce dimanche. La maison de disques de Mylène Farmer a en effet décidé d’organiser des projections dans plusieurs salles de cinéma! Il sera ainsi possible de «revivre le show du Stade de France comme si on y était» au Grand Rex, à Paris, vers 20h30 (photo).

Les régions n’ont pas été oubliées avec des séances au Cézanne d’Aix-en-Provence, à Lyon (Pathé Bellecour), Amnéville (Gaumont), au Pathé de Plan en Champagne (Marseille), ainsi qu’à Strasbourg, Montpellier, Angers, Bordeaux, Avignon, Nantes, Toulouse, Brest et Nice. Des avant-premières sont aussi calées à Caen, Grenoble, Reims et Rouen (liste complète des cinémas et renseignements ici).

Les billets pour assister à cet événement sont vendus au prix de 20 euros (frais de location inclus). Plusieurs séances affichent déjà complet, notamment au Grand Rex à Paris, mais il reste encore quelques places en vente en province. Si vous avez la chance d’assister à l’une des projections, n’hésitez pas à donner votre impression sur le site de TÊTU.

Article issu du site : http://www.tetu.com/actualites/  

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La rupture Farmer – Le Page

Posté par francesca7 le 30 mars 2013


Propos recueillis par Elsa Trillat (photographe) pour le Mylène Farmer Magazine en 2003

La rupture Farmer - Le Page dans Mylène dans la PRESSE mylene-1-127x300Un mois après, on fait une séance photo avec des loups. Bertrand organise ça dans une sorte de zoo en province, vers Le Mans, ça s’appelle La Flèche, je crois. Mylène porte une superbe robe verte en velours à la Scarlett O’Hara. Elle entre dans le domaine des loups avec un dresseur et se retrouve avec un loup et une louve. Moi je reste de l’autre côté de la barrière et je shoote. Pour ne pas être dans le champ, le dresseur s’éloigne, tout en conseillant à Mylène d’être plus proche du mâle qui est plus calme. Sa robe, le loup, les rochers dans le fond, c’est magnifique. Mais soudain, la femelle, folle de jalousie, se jette sur Mylène et l’attrape par les cheveux. Heureusement, le dresseur est suffisamment rapide pour que ça n’aille pas plus loin. Je développe les photos. Elles sont belles, mais ne paraîtront jamais nulle part – c’est Mylène qui les a aujourd’hui, je crois. En fait, je ne sens plus le truc, je ne reconnais plus Mylène. Pour moi, il y a clairement un avant et un après « Sans contrefaçon ». Les gens ont commencé à devenir hystériques avec Mylène à partir de ce titre, et plus généralement du deuxième album. Et Mylène a commencé à changer. J’ai connu ça avec d’autres stars avec qui j’étais copine et que je n’ai plus reconnues au bout d’un moment – Sophie Marceau (dont j’ai fait rentrer son frère Sylvain à la maquette de « Match »), Emmanuelle Béart (avec qui j’ai fait mon déménagement)… Il n’y a guère que Sandrine Bonnaire qui soit restée la même. Mylène ne sortait plus sans sa cour, ils étaient tous habillés comme elle, ils parlaient comme elle, j’ai trouvé ça ridicule !

Le jour où je vais chez elle pour lui montrer les photos avec les loups, on est tranquilles et, tout à coup, sa bande de copier-coller déboule. Je quitte rapidement les lieux tellement je trouve ça insupportable. Arrivée en bas, je monte dans ma voiture et j’éclate en sanglots. Je comprends que ce ne sera plus jamais pareil. Je rentre chez moi. Je prends le téléphone et j’appelle Mylène. Je lui dis très exactement ce que Sophie Marceau m’a dit deux ans avant : « Je t’appelle pour te dire que je n’ai plus envie de te revoir ». On parle longuement. Je lui explique clairement que je ne supporte pas de voir comment elle évolue au contact de ses adorateurs : « Tu ne vois pas qu’ils sont faux, qu’ils jouent un rôle ?! ». Elle me répond qu’elle en a tout à fait conscience et me conseille d’aller dormir, persuadée qu’on y verra plus clair après. Le lendemain, je reçois un coup de fil de Bertrand au journal : « Elsa, je ne veux pas savoir ce qui se passe entre Mylène et toi, mais elle m’a appelé à cinq heures du matin complètement affolée, n’arrivant pas à dormir. Alors, appelle-la tout de suite et dis-lui que vous allez vous revoir ! ». Je m’exécute. Elle décroche le téléphone et me coupe rapidement la parole : « J’ai réfléchi. Je crois que tu as entièrement raison. Ne nous voyons plus ! ». Elle est en revanche d’accord pour continuer à faire des photos ensemble. Ca me paraît difficile à gérer, mais il était prévu de longue date qu’on aille au Canada deux ou trois semaines après pour faire un reportage dans sa maison d’enfance. Un calvaire !

Déjà, on ne voyage pas ensemble dans l’avion. Arrivés à Montréal, on loge dans le même hôtel mais on ne se parle pas. J’apprends qu’elle organise une sushi-party dans sa chambre pour elle et sa cour. Je n’y suis pas conviée. Pour faire souffrir, c’est la reine ! Quand il s’agit de louer une voiture pour aller jusqu’à la ville où elle a passé son enfance, Bertrand me dit que c’est à moi de la payer. J’ai beau lui expliquer que je n’ai que du liquide et pas de carte bancaire sur moi, ça n’y change rien. Je suis donc contrainte de lui donner tout mon argent pour la voiture. Je n’ai dès lors plus un centime pour le reste du séjour, y compris pour manger. L’horreur ! Le pire, c’est que, de retour à Paris, Bertrand m’appelle pour me dire que Mylène ne veut pas que les photos soient diffusées, sans même les avoir vues ! Contrainte par le magazine qui a investi dans le reportage, j’en ai finalement passée une dans « Match ». De toute façon, je les trouve moches ces clichés. On sent que ni elle ni moi n’avions envie de les faire.

A partir de là, plus de nouvelles. J’ai beau écrire des lettres, je n’ai jamais de réponse. Nous sommes à la fin de l’été 1988. Je n’ai plus jamais revu Mylène depuis. Sauf une fois, en 1991, à l’aéroport de New York. Je suis avec Emmanuelle Béart. On fait la queue en file indienne pour embarquer dans le Concorde. Emmanuelle se retourne et me chuchote : « C’est pas Mylène Farmer juste derrière toi ? ». Je regarde dans le miroir, et qui je vois, tête baissée ? Mylène ! On avance doucement vers la porte de l’avion. A un moment, j’ai le courage de me retourner et de lui dire bonjour. Elle me répond poliment, juste poliment. En revanche, elle salue Emmanuelle avec enthousiasme. Puis on s’installe dans l’avion. Emmanuelle me dit d’aller lui parler : « C’est trop bête. Vous êtes dans le même avion ». Je me lève, je traverse l’allée. Hélas, elle est du côté hublot. Je peux difficilement me mettre sur les genoux de son voisin pour aller lui parler. D’autant qu’à chaque fois que je passe, je fais en sorte de regarder le paysage. Et quel paysage ! Y a beaucoup de choses à voir quand on est en Concorde ! Tant pis. Arrivée à Roissy, je laisse mon chariot à bagages à Emmanuelle et je vais la voir. Je lui demande si on peut aller déjeuner ensemble un jour prochain. « Non ». Juste boire un café alors ? « Non ». Je lui explique que ça fait trois ans, qu’on a changé depuis. Et là, elle me regarde droit dans les yeux à travers ses petites lunettes bleues et elle me dit : « Changé ? Pourquoi veux-tu qu’on change ? J’ai eu trop de mal à la tourner, cette page, je ne peux pas revenir en arrière ». Elle reste gentille et douce dans sa façon de me parler, mais ça n’en fait pas moins mal. Puis Laurent arrive pour la chercher.

mimi1 dans Mylène dans la PRESSEL’année suivante, je la croise dans un supermarché de Santa Monica, à Los Angeles. Je suis avec une collègue de « Paris Match » qui me déconseille d’aller lui parler, m’assurant que, Mylène logeant chez une connaissance, elle irait prendre la température. Elle me confirme rapidement que Mylène ne souhaite pas spécialement me voir. En revanche, elles deviennent copines toutes les deux. Quelques jours plus tard, je tombe malade. Ma collègue m’accompagne à l’hôpital. Elle appelle Mylène pour la prévenir de ce qui se passe car elles devaient dîner ensemble ce soir-là. Et là je réalise que Mylène se souvient de tout car elle pose des questions très précises, du style : « Combien a-t-elle de créatinines ? »… Elle propose même de prévenir un médecin français qu’elle connaît sur Los Angeles. J’ai trouvé ça touchant. Vraiment ! C’est le dernier contact que j’ai eu avec Mylène, fût-il par procuration.

Il y a deux ans, dans une station de ski près de Saint Gervais, Le Betex, je descends du télésiège et je tombe nez à nez avec Laurent. Il est avec un couple d’amis. Il n’a pas changé d’un iota. Je lui demande s’il se souvient de moi, il me répond : « Oui, bien sûr ! ». Je lui propose qu’on prenne un verre à la station le soir même ou le lendemain. Il est OK. Je ne l’ai jamais revu.
Mylène reste présente dans ma vie de tous les jours. J’observe son chemin et je lui garde une place dans mon cœur. Nine, ma petite nièce de cinq ans, commence à prendre le relais. Elle a adoré « C’est une belle journée ». Pour elle, Mylène Farmer c’est la plus belle du monde ! Ca me fait plaisir de voir que Mylène arrive à séduire encore une nouvelle génération.
Au-delà des disques et des photos, Mylène m’a laissé en souvenir une chouette en terre qu’elle a faite elle-même. Elle adorait les chouettes. Elle disait que ça portait bonheur…

Propos recueillis pour le Mylène Farmer Magazine – 2003

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