Tournée Russe de Mylène

Posté par francesca7 le 31 mars 2013

Tournée russe 2009 : Mise en vente

    

Tournée Russe de Mylène dans Mylène et mes BLABLAS mimiAprès deux records de vente et France et en Suisse, les prochains concerts de Mylène dans l’Est de l’Europe risquent fortement d’être un nouveau succès.

Si vous n’avez rien de prévue en Juillet 2009, vous pouvez achetez vos places pour voir Mylène Farmer en concert à Moscou :

http://concert.ru/Details.aspx?ActionID=8165

Nous vous offrons la traduction libre de la petite biographie disponible sur ce site russe :

« Mylène – L’une des chanteuses européenne les plus populaires et célèbres du monde.

Elle et le groupe allemand Rammstein sont deux exemples de popularité internationale sans pour autant avoir chanter en anglais, plus précisément pour les tubes de Mylène qui souvent dans sa langue natale. La chanteuse est populaire en Russie depuis 1989.

En 1988, elle publie sont second album « Ainsi soit je… » et est sacrée « Artiste de l’année » en France, l’année suivante elle donne 7 concerts au Palais Omnisport de Paris-Bercy à guichets fermés. Un moment important de sa carrière est la captation du concert à la façon d’un « Film », c’est Laurent Boutonnat, son producteur et son compositeur qui en est le réalisateur. Après la sortie de l’album « L’autre… » (1991), Mylène tourne dans son premier film au cinéma, « Giorgino », qui sort quant à lui en 1994. C’est seulement en 1995 que son nouvelle album « anamorphosée » sort.

Après une tournée en 1996 et sa sortie en CD (Live à Bercy –97), elle se fait discrète. En avril 1999 Mylène Farmer présente au auditeurs d’une grande radio française son nouvel album « Innamoramento ». Le 21 septembre 1999 est le point de départ de la tournée « Mylenium Tour » qui a été d’un succès et d’une ampleur immense. Pour le final de ce spectacle, elle visite la Russie et donne deux concerts à Moscou et St-Pétersbourg le 4 et 8 Mars 2000.

En avril 2005, elle offre au monde de la musique pop l’album « Avant que l’ombre… » avec pour premier single a scandale : « Fuck them all » et son magnifique clip réalisé par Agustin Villiaronga.

Les derniers concerts de Mylène Farmer à Bercy ont coûtés plus de 30 millions d’euros. Lorsque vous vous rendez à un concert de Mylène Farmer, vous vous rendez au théâtre, une performance intriguante et un style inégalable. Ses concerts sont parmi les plus beaux tant au niveau des décors qu’au niveau technique. Elle fait un usage choquant de ses chansons, avec comme thèmes : La vie et la mort, la loyauté, la trahison, l’amour, la haine…

En mars 2008, elle annonce qu’elle sera au Stade de France le 11 et 12 septembre 2009. Le 28 mars 2008, premier jour de vente des billets, elle remplis le Stade en 3 heures avec plus de 160.000 billets vendu. C’est un record mondiale de la musique. Est alors annoncé un concert au Stade de Genève (Suisse), les 120.000 billets sont vendus en 2 heures ! Un record en Suisse. Dans un entretien avec le magazine « Têtu » français, elle dit vouloir venir en Russie pour ce spectacle en Juillet 2009.

C’est officiel ! »

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Mylène Farmer, DVD 2010

Posté par francesca7 le 30 mars 2013

Mylène Farmer revient au cinéma… pour présenter son DVD 2010

Ce dimanche, l’icône rousse crée l’événement en dévoilant, en avant-première, la vidéo de son concert au Stade de France dans plusieurs salles de cinéma à travers la France. TÊTU vous propose également de découvrir un extrait du DVD tant attendu.

Mylène Farmer, DVD 2010 dans Mylène dans la PRESSE mylene-tv-163x300Plus que quelques heures avant la sortie du DVD live de Mylène Farmer au Stade de France, lundi 12 avril. La plupart des fans de la chanteuse savent déjà que la nouvelle vidéo sera disponible dans une multitude de formats (DVD, BluRay) et d’éditions collector, certains connaissent même les visuels depuis plusieurs semaines. En revanche, hormis le clip de Paradis inanimé (voir plus bas) et quelques images diffusées sur le site officiel dédié au DVD, les détails sur le contenu ont été gardés secrets.

«Revivre le show comme si on y était»
Quelques privilégiés vont pourtant pouvoir découvrir le nouveau DVD en avant-première ce dimanche. La maison de disques de Mylène Farmer a en effet décidé d’organiser des projections dans plusieurs salles de cinéma! Il sera ainsi possible de «revivre le show du Stade de France comme si on y était» au Grand Rex, à Paris, vers 20h30 (photo).

Les régions n’ont pas été oubliées avec des séances au Cézanne d’Aix-en-Provence, à Lyon (Pathé Bellecour), Amnéville (Gaumont), au Pathé de Plan en Champagne (Marseille), ainsi qu’à Strasbourg, Montpellier, Angers, Bordeaux, Avignon, Nantes, Toulouse, Brest et Nice. Des avant-premières sont aussi calées à Caen, Grenoble, Reims et Rouen (liste complète des cinémas et renseignements ici).

Les billets pour assister à cet événement sont vendus au prix de 20 euros (frais de location inclus). Plusieurs séances affichent déjà complet, notamment au Grand Rex à Paris, mais il reste encore quelques places en vente en province. Si vous avez la chance d’assister à l’une des projections, n’hésitez pas à donner votre impression sur le site de TÊTU.

Article issu du site : http://www.tetu.com/actualites/  

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La rupture Farmer – Le Page

Posté par francesca7 le 30 mars 2013


Propos recueillis par Elsa Trillat (photographe) pour le Mylène Farmer Magazine en 2003

La rupture Farmer - Le Page dans Mylène dans la PRESSE mylene-1-127x300Un mois après, on fait une séance photo avec des loups. Bertrand organise ça dans une sorte de zoo en province, vers Le Mans, ça s’appelle La Flèche, je crois. Mylène porte une superbe robe verte en velours à la Scarlett O’Hara. Elle entre dans le domaine des loups avec un dresseur et se retrouve avec un loup et une louve. Moi je reste de l’autre côté de la barrière et je shoote. Pour ne pas être dans le champ, le dresseur s’éloigne, tout en conseillant à Mylène d’être plus proche du mâle qui est plus calme. Sa robe, le loup, les rochers dans le fond, c’est magnifique. Mais soudain, la femelle, folle de jalousie, se jette sur Mylène et l’attrape par les cheveux. Heureusement, le dresseur est suffisamment rapide pour que ça n’aille pas plus loin. Je développe les photos. Elles sont belles, mais ne paraîtront jamais nulle part – c’est Mylène qui les a aujourd’hui, je crois. En fait, je ne sens plus le truc, je ne reconnais plus Mylène. Pour moi, il y a clairement un avant et un après « Sans contrefaçon ». Les gens ont commencé à devenir hystériques avec Mylène à partir de ce titre, et plus généralement du deuxième album. Et Mylène a commencé à changer. J’ai connu ça avec d’autres stars avec qui j’étais copine et que je n’ai plus reconnues au bout d’un moment – Sophie Marceau (dont j’ai fait rentrer son frère Sylvain à la maquette de « Match »), Emmanuelle Béart (avec qui j’ai fait mon déménagement)… Il n’y a guère que Sandrine Bonnaire qui soit restée la même. Mylène ne sortait plus sans sa cour, ils étaient tous habillés comme elle, ils parlaient comme elle, j’ai trouvé ça ridicule !

Le jour où je vais chez elle pour lui montrer les photos avec les loups, on est tranquilles et, tout à coup, sa bande de copier-coller déboule. Je quitte rapidement les lieux tellement je trouve ça insupportable. Arrivée en bas, je monte dans ma voiture et j’éclate en sanglots. Je comprends que ce ne sera plus jamais pareil. Je rentre chez moi. Je prends le téléphone et j’appelle Mylène. Je lui dis très exactement ce que Sophie Marceau m’a dit deux ans avant : « Je t’appelle pour te dire que je n’ai plus envie de te revoir ». On parle longuement. Je lui explique clairement que je ne supporte pas de voir comment elle évolue au contact de ses adorateurs : « Tu ne vois pas qu’ils sont faux, qu’ils jouent un rôle ?! ». Elle me répond qu’elle en a tout à fait conscience et me conseille d’aller dormir, persuadée qu’on y verra plus clair après. Le lendemain, je reçois un coup de fil de Bertrand au journal : « Elsa, je ne veux pas savoir ce qui se passe entre Mylène et toi, mais elle m’a appelé à cinq heures du matin complètement affolée, n’arrivant pas à dormir. Alors, appelle-la tout de suite et dis-lui que vous allez vous revoir ! ». Je m’exécute. Elle décroche le téléphone et me coupe rapidement la parole : « J’ai réfléchi. Je crois que tu as entièrement raison. Ne nous voyons plus ! ». Elle est en revanche d’accord pour continuer à faire des photos ensemble. Ca me paraît difficile à gérer, mais il était prévu de longue date qu’on aille au Canada deux ou trois semaines après pour faire un reportage dans sa maison d’enfance. Un calvaire !

Déjà, on ne voyage pas ensemble dans l’avion. Arrivés à Montréal, on loge dans le même hôtel mais on ne se parle pas. J’apprends qu’elle organise une sushi-party dans sa chambre pour elle et sa cour. Je n’y suis pas conviée. Pour faire souffrir, c’est la reine ! Quand il s’agit de louer une voiture pour aller jusqu’à la ville où elle a passé son enfance, Bertrand me dit que c’est à moi de la payer. J’ai beau lui expliquer que je n’ai que du liquide et pas de carte bancaire sur moi, ça n’y change rien. Je suis donc contrainte de lui donner tout mon argent pour la voiture. Je n’ai dès lors plus un centime pour le reste du séjour, y compris pour manger. L’horreur ! Le pire, c’est que, de retour à Paris, Bertrand m’appelle pour me dire que Mylène ne veut pas que les photos soient diffusées, sans même les avoir vues ! Contrainte par le magazine qui a investi dans le reportage, j’en ai finalement passée une dans « Match ». De toute façon, je les trouve moches ces clichés. On sent que ni elle ni moi n’avions envie de les faire.

A partir de là, plus de nouvelles. J’ai beau écrire des lettres, je n’ai jamais de réponse. Nous sommes à la fin de l’été 1988. Je n’ai plus jamais revu Mylène depuis. Sauf une fois, en 1991, à l’aéroport de New York. Je suis avec Emmanuelle Béart. On fait la queue en file indienne pour embarquer dans le Concorde. Emmanuelle se retourne et me chuchote : « C’est pas Mylène Farmer juste derrière toi ? ». Je regarde dans le miroir, et qui je vois, tête baissée ? Mylène ! On avance doucement vers la porte de l’avion. A un moment, j’ai le courage de me retourner et de lui dire bonjour. Elle me répond poliment, juste poliment. En revanche, elle salue Emmanuelle avec enthousiasme. Puis on s’installe dans l’avion. Emmanuelle me dit d’aller lui parler : « C’est trop bête. Vous êtes dans le même avion ». Je me lève, je traverse l’allée. Hélas, elle est du côté hublot. Je peux difficilement me mettre sur les genoux de son voisin pour aller lui parler. D’autant qu’à chaque fois que je passe, je fais en sorte de regarder le paysage. Et quel paysage ! Y a beaucoup de choses à voir quand on est en Concorde ! Tant pis. Arrivée à Roissy, je laisse mon chariot à bagages à Emmanuelle et je vais la voir. Je lui demande si on peut aller déjeuner ensemble un jour prochain. « Non ». Juste boire un café alors ? « Non ». Je lui explique que ça fait trois ans, qu’on a changé depuis. Et là, elle me regarde droit dans les yeux à travers ses petites lunettes bleues et elle me dit : « Changé ? Pourquoi veux-tu qu’on change ? J’ai eu trop de mal à la tourner, cette page, je ne peux pas revenir en arrière ». Elle reste gentille et douce dans sa façon de me parler, mais ça n’en fait pas moins mal. Puis Laurent arrive pour la chercher.

mimi1 dans Mylène dans la PRESSEL’année suivante, je la croise dans un supermarché de Santa Monica, à Los Angeles. Je suis avec une collègue de « Paris Match » qui me déconseille d’aller lui parler, m’assurant que, Mylène logeant chez une connaissance, elle irait prendre la température. Elle me confirme rapidement que Mylène ne souhaite pas spécialement me voir. En revanche, elles deviennent copines toutes les deux. Quelques jours plus tard, je tombe malade. Ma collègue m’accompagne à l’hôpital. Elle appelle Mylène pour la prévenir de ce qui se passe car elles devaient dîner ensemble ce soir-là. Et là je réalise que Mylène se souvient de tout car elle pose des questions très précises, du style : « Combien a-t-elle de créatinines ? »… Elle propose même de prévenir un médecin français qu’elle connaît sur Los Angeles. J’ai trouvé ça touchant. Vraiment ! C’est le dernier contact que j’ai eu avec Mylène, fût-il par procuration.

Il y a deux ans, dans une station de ski près de Saint Gervais, Le Betex, je descends du télésiège et je tombe nez à nez avec Laurent. Il est avec un couple d’amis. Il n’a pas changé d’un iota. Je lui demande s’il se souvient de moi, il me répond : « Oui, bien sûr ! ». Je lui propose qu’on prenne un verre à la station le soir même ou le lendemain. Il est OK. Je ne l’ai jamais revu.
Mylène reste présente dans ma vie de tous les jours. J’observe son chemin et je lui garde une place dans mon cœur. Nine, ma petite nièce de cinq ans, commence à prendre le relais. Elle a adoré « C’est une belle journée ». Pour elle, Mylène Farmer c’est la plus belle du monde ! Ca me fait plaisir de voir que Mylène arrive à séduire encore une nouvelle génération.
Au-delà des disques et des photos, Mylène m’a laissé en souvenir une chouette en terre qu’elle a faite elle-même. Elle adorait les chouettes. Elle disait que ça portait bonheur…

Propos recueillis pour le Mylène Farmer Magazine – 2003

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Mylène Farmer et Marylise Delagrange

Posté par francesca7 le 27 mars 2013

 

Mylène, invitée A l’émission « Les animaux du Monde » du 22 mai 1988 sur TF1

Interview par Marylise DELAGRANDE

La promotion de « ainsi soit Je » continue pour Mylène qui fait escale sur le plateau de cette émission animalière. Si le contexte se prête peu à une interprétation de la chanson, Mylène offre cependant la première diffusion de son nouveau clip. L’occasion pour elle d’évoquer encore et toujours son amour dès animaux, entourée de son ami Gaétan, éleveur d’animaux qui tient une ferme en Normandie et que Mylène avait déjà présenté pour un reportage photo dans Télé 7 Jours en 1986 et évoqué depuis à plusieurs reprises. On découvre Mylène assise aux côtés de l’animatrice. Elles sont assises sur des gradins, entourées d’enfants. Mylène porte un tailleur blanc et un nœud blanc également dans les cheveux.

Mylène Farmer et Marylise Delagrange dans Mylène en INTERVIEW myl7ne-1986-13-300x291Marylise Delagrange : Mylène, vous êtes un peu la marraine de Cheeta, vous ?!
Mylène Farmer : Je voudrais être sa propriétaire, la voler à Gaétan ! (rires) il ne veut pas…

MD : Comment vous avez réagi en regardant ce document où il s’agissait, là , de vie sauvage ? (Mylène câline Cheeta, désormais allongée sur ses genoux tout en jouant avec le noeud de ses cheveux) Non, Cheeta, alors laisse s’il te plaît le nœud parce qu’on voudrait que Mylène soit habillée jusqu’au bout !
MF : (dans un sourire, les yeux plongés dans ceux du singe) Laisse-moi parler, Cheeta !

MD : Comment est-ce que vous avez réagi à ce document où on voyait des animaux contents d’être réhabilités à la vie sauvage, contrairement à Cheeta ?
MF : Moi je trouve ça formidable, formidable.

MD : Alors est-ce qu’il y a pas quelque chose d’un peu contradictoire dans votre positon, qui est d’avoir des animaux chez vous, de les aimer, d’aimer les toucher, et puis justement d’aimer un document comme on vient d’en voir un ?
MF : C’est vrai, c’est très paradoxal, mais moi je me dis que je préfère voir mes capucins à la maison avec une cage qui est très, très grande pour eux et que je peux les sortir autant de fois que je veux e t les promener. Je préfère les voir à la maison que dans une petite cage dans des magasins.

MD : Oui, parce c’est là où vous les avez trouvés. On va aller vous rendre visite dans votre appartement de Beaubourg, où justement vous avez deux petits pensionnaires.. qui s’appellent comment ?
MF : Le premier, celui que vous allez voir, s’appelle E.T je l’ai depuis maintenant quatre ou cinq ans, et puis…

MD : C’est un singe capucin ?
MF : C’est un sajou capucin (L’écran géant au centre du plateau diffuse les images d’E.T que Mylène avait filmé dan son appartement de l’époque pour l’émission « Mon Zénith à Moi » d’octobre 1987)

MD : (elle désigne l’écran) Le voilà !
MF : Voilà. Et depuis, j’en ai un autre qui est également un capucin, qui a un pelage beaucoup plus clair et qui a été totalement adopté par E.T.

MD : Et ils vivent en semi-liberté chez vous ?
MF : En semi-liberté, oui.

MD : Ils font pas trop de rages ?
MF : Le plus petit, davantage, parce qu’il est beaucoup plus nerveux. Mais elle a un comportement extraordinaire.

MD : Et ce sont des animaux que vous trouvez ou achetez.. vous avez été émue parce qu’ils étaient dans un toute petite cage ?
MF : C’est les regards… Moi j’attache une importance considérable aux regards. C’est vrai que quand je suis rentrée dans ce magasin, j’ai vu le regard d’ET qui avait un comportement plutôt passif. Et pour moi, c’était évident que de le prendre et de l’avoir à mes côtés et pouvoir lui donner toute l’affection dont elle avait besoin.

MD : alors tout le monde se demande comment vous pouvez tourner, travailler et avoir comme ça deux petits singes qui demandent beaucoup de soins et beaucoup d’affection.
MF : C’est à peu près compatible dans la mesure où on n’a pas trop, trop de velléité de grande voyageuse, que je n’ai pas actuellement. Donc, c’est pouvoir rester à la maison et s’en occuper au maximum. Mais si je dois réellement partir, i la une personne, et une seule qui pourrait s’en occuper.

L’animatrice lance ensuite un reportage sur Stella, une jeune anglaise qui recueille et s’occupe de jeunes chimpanzés avant de les réintroduire dans la nature. Au retour plateau, on voit Mylène faire un énorme câlin à Cheeta.

MD : Je crois qu’on le voit : les singes ont besoin d ‘énormément de tendresse, surtout quand ils sont jeunes. Ils ont vraiment besoin de leur mère, en fait (rires) Alors, Mylène , il y a tout de même une chose que vous m’avez dite tout à l’heure que j’aimerais que vous redisiez parce que je crois que c’est important, c’est qu’en général vous refusez de montrer votre vie avec vos singes pour ne pas inciter d’autres gens à en acheter.
MF : (tout en caressant Cheeta). Oui, parce qu’une fois de plus, un singe n’est ni un chat, ni un chien. On ne peut pas le laisser quand on part en vacances à une tierce personne. C’est un animal très dépressif, je crois, qui pourrait s’abstenir de manger, certes pendant deux, trois ou quatre jours, mais je pense que ce peut être un traumatisme pour lui que de quitter ses maîtres. Gaétan pourrait le dire mieux que moi.

MD : Et qu’est-ce que vous ne seriez pas tentée par une expérience semblable à celle de Stella ? Est-ce que vous être un jour capable de dire « Au revoir, je m’en vais, je vais aller m’occuper de singes dans la jungle ? »
MF : Je me sens foncièrement capable ? maintenant, de là à y arriver, à prendre cette décision.. Je pense que je le ferai beaucoup plus tard, en tout cas. Mais je crois que ç a ne se fait pas non plus à la légère, c’est rentrer comme on rentre dans un couvent. Et avoir certainement avoir beaucoup plus de connaissances quant aux singes et à leur vie que je n’en ai moi-même. Donc ça serait plus un rêve… Mais j’ai suivi longuement la vie de Diane Fossey, que vous aviez présentée lors de votre émission et qui était fascinante.

MD : Enfin, en tout cas ne nous quittez pas trop vite, je pense que tous les jeunes admirateurs qui sont là seraient très, très tristes, n’est-ce pas, si Mylène s’en allait !
MF : (rires) Mais je les emmènerai avec moi.

Marylise Delagrange lance ensuite un reportage sur Tippi Hedren, célèbre actrice américaine, qui vivait alors entourée de félins. Au retour plateau, Mylène est à nouveau plongée dans ses jeux avec Cheeta.

MD : je n’arrive vraiment pas à arracher Mylène à sa passion (…) Il faut peut-être revenir à la chanson pour conclure : en fait dans beaucoup de vos chansons, il y a des animaux (elle veut en réalité parler des clips) (…) Alors dites-nous, Mylène : il y a des chevaux dans « Tristana » c’est ça ?
MF : Dans « Tristana », il y a des chevaux et surtout un loup, donc qui appartenait à Gaétan ; « Libertine » y a beaucoup de chevaux. « Sans contrefaçon », il y avait aussi des chevaux, carrioles, marionnette … Et puis le dernier, c’est à découvrir ! Il y a une biche et un grand-duc.

MD : (aux téléspectateurs) alors nous allons vous montrer, ce sera la conclusion de cette émission en exclusivité.
MF : Absolument, oui.

mylene-de-a-a-z-187x300 dans Mylène en INTERVIEWMD : … puisque ce n’est pas encore jamais passé à l’écran, je crois…
MF : non jamais

MD : … le dernier clip de Mylène, qui s’appelle enfin qui est la chansons « Moi, je » (sic) et vous aller…
MF : (elle la corrige tout en caressant le visage de Cheeta) « Ainsi soit Je… »

MD : « Ainsi soit Je… » Pardon !
MF : … qui ne sera pas dans son intégralité, puisqu’on va être obligés, je crois, de couper au bout de quatre minutes.

MD : C’est ça. Mais je crois que les téléspectateurs auront beaucoup l’occasion de le revoir !
MF : Bien sûr, oui.

MD : En tout cas, merci beaucoup Mylène d’être venue.
MF : Merci à vous, Merci à Gaétan, aussi !

L’émission s’achève avec la diffusion du clip de « Ainsi soit je … »

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Sacrée soirée avec Mylène

Posté par francesca7 le 27 mars 2013

 

Le 18 mai 1988 sur TF1 dans l’émission SACREE SOIREE, animée par Jean-Pierre FOUCAULT

L’invitée d’honneur de la célèbre émission de Jean-Pierre Foucault, Mylène offre ici une prestation qui deviendra culte. Elle se verra en effet offrir par l’animateur, différentes surprises qui lui feront verser quelques larmes, au nombre desquelles on compte des images rares de l’enfance de Mylène au Québec.

Sacrée soirée avec Mylène dans Mylène en INTERVIEW rmymi-adio-02-c-261x300Dans sa grande robe de velours vert et les cheveux lâchés, Mylène interprète « ainsi soit Je… » La chanson terminée, elle garde la pose, t^te rejetée en arrière et bras en l’air puis salue le public. Sous les applaudissements de celui-ci, elle rejoint Jean-Pierre Foucault sur le canapé.

Jean-Pierre Foucault : Venez, chère Mylène. Bonsoir, Mylène Farmer. Vous allez pouvoir vous asseoir ? Vous avez une robe superbe ! C’est vous qui choisissez vos tenues, Mylène, non ?
Mylène Farmer : Absolument, oui. Je travaille avec une styliste qui s’appelle Marie-Pierre Tattarachi, avec qui j’ai beaucoup de plaisir de travailler avec elle (sic).

JPF : Et pour chaque chanson, chaque clip, vous prévoyez une tenue différente ? Est-ce que ça fait partie du complet, comme on dit ? On fait la chanson, on l’interprète, et plus on va jusqu’au bout des choses…
MF : … et on la déguise, on l’habille,oui.

JPF : Alors, là pour cette chanson, vous allez être – c’est vous qui avez dit le verbe, hein – déguisée comme ça à chaque fois qu’on vous verra à la télévision ?
MF : (rires) Je ne sais pas i c’est déguisé, mais en tout cas avoir plaisir que de s’habiller.

JPF : C’est vous qui l’avez dit, hein ! Très bien, Mylène, vous parlez très peu, je sais, et tout le monde m’a dit : « Tu verras » : c’est encore pire que Françoise Hardy ! » (…) Non, je plaisante ! C’est vrai que vous parlez peu. Vous cultivez ce look (…) de femme réservée, timide, secrète..
MF : C’est quelque chose qui est incultivable ! Je suis réservée, secrète. C’est vrai que j’ai du mal.. (elle cherche ses mots).

JPF : Mais lorsqu’on est réservée et secrète, choisir le métier de la chanson c’est pas simple du tout, dites-moi !
MF : Non, mais c’est un paradoxe. Et j’accepte le paradoxe !

JPF : Vous êtes la femme des paradoxes ! On va commencer par regarder, chère Mylène Farmer les numéros de votre vis (il s’agit d’un des jeux traditionnels de l’émission où les téléspectateurs devaient reconstituer une date présentée dans le désordre, en l’occurrence ici la date de naissance de Mylène) et vous n’allez pas faillir à la tradition : cous à vous de nous raconter quelque chose, un événement, une anecdote concernant votre vie ou votre carrière, Mylène.
MF : J’ai un événement qui est marquant, et qui sera probablement le plus marquant de ma vie ; c’est la perte de quelqu’un… Et paradoxalement, c’est une absence qui me donne et qui m’insuffle une force énorme pour continuer, et c’est probablement pour quoi je suis là ce soir. Donc voilà, c’est un hommage à cette personne.

JPF : Vous ne direz- pas qui ?
MF : Non, je préfère être secrète aussi là-dessus ! (sourire).

JPF : Bon, c’est un bel hommage, en tout cas, que vous lui rendez, à cette personne.
MF : Oui, parce que c’est vraiment la toute première fois.

JPF : Et je suis sûr que cette personne, comme on dit d’une façon un peu simpliste, de là-haut, vous regarde et vous aide.
MF : Toutes les télévisions que je fais, en tout cas, je pense à cette personne.

JPF : Voilà, je sais, moi, mais je ne dirai pas, pour respecter ce que vous venez de me dire, je sais de qui vous parler. J’aimerais quand même qu’on applaudisse cette personne, si vous voulez bien, pour lui rendre un vibrant hommage (Applaudissement du public) C’est difficile de faire les surprises. Vous savez ! Toute l’équipe de « Sacrée Soirée » qui cherche, qui fouille, qui viole un peu la vie des vedettes, se donne beaucoup de mal. Et le hasard fait que ce soir, par deux fois, nous allons revivre des situations sympathiques, chaleureuses, voire même familiale : vous avez peut-être vu la séquence qui précédait avec Sim, où il a revu des personnes qui lui étaient très chères…
MF : Je n’ai pas vu la séquence, j’étais dans ma loge (rires)

JPF : Alors je regrette, mais là vous allez voir : on va essayer de mieux vous connaître, on va essayer de mieux connaître Mylène Farmer dès le plus jeune âge. Vous voulez bien ?
MF : Oui ! (rires)

JPF : Alors regardez, vous allez voir : on est allés chez vous, on a ouvert le fameux tiroir et voici ce qui s’y trouvait. Regardez !

Diffusion d’une séquence d’images d’archives personnelles de Mylène à l’âge d’environ 6 ans entourée de sa sœur et son frère, d’abord dans une petit piscine, ensuite avec un chien, puis dans des manges de fête foraine, sur le dos d’un chameau et pour finir à nouveau dans l’eau avec une bouée, le tout sur fond musical de « Plus Grandir ». Au retour plateau, Mylène est particulièrement émue.

JPF : Je fais pas ça pour faire de la peine, Mylène !
MF : On peut pas maîtriser ses larmes !

JPF : Ce sont des images qui vous font plaisir ?
MF : Oui, parce que c’est les premières années de mon enfance, au Canada. C’est toujours émouvant.

JPF : On m’a dit que vous étiez très émotive, on vient de le voir, mais y avait surtout et c’est peut-être un souvenir d’enfance, y avait un personnage qui vous faisait pleurer à coup sûr. Vous savez de qui je veux parler ?
MF : Je pense !

JPF : De qui ?
MF : de Bambi (rires)

JPF : De Bambi ! C’est curieux, parce que Bambi fait pleurer Mylène Farmer. Et comme moi je suis vraiment maso, j’ai demandé à nos amis de Walt Disney de nous montrer quelques images de la belle aventure de Bambi. Regardez !
MF : C’est magnifique ! (sourire)

JPF : C’est pour vous !
MF : Merci beaucoup !

JPF : je voulais vous offrir un des héros que ovus avez vu dans ce dessin ainmé, qui est là, spécialement offert pour vous par Walt Disney… (Jean-Pierre Foucault offre à Mylène une peluche du lapin Pan Pan)
MF : C’est Pan Pan !

JPF : et puis il est venu spécialement des Etats-Unis car la peluche n’existe pas en France, voici pour vous Bambi ! (il sort de derrière le canapé une peluche de Bambi en même temps que Mylène laisse échapper un cri de surprise. On la voit alors à l’image et son visage marque un réel ravissement). Vous n’allez pas pleurer ? (Mylène prend les peluches et les serre contre elle. A partir de ce moment, elle les gardera précieusement contre elle jusqu’à la fin de la séquence) Alors, ça c’est l’émotion, là j’ai d’autres cadeaux professionnels, mais on va peut-être un peu les oublier ce soir, mais enfin c’est quand même très important dans la vie d’un artiste…
MF : (elle l’interrompt en désignant ses peluches) c’est vraiment un cadeau magnifique, vraiment, je tiens à vous le dire !

JPF : Attendez, c’est pas tout ! Vous êtes contente d’avoir Bambi (Mylène hoche la tête) (…) alors voici deux disques d’or que je vous offre également, mais ç a, ça n’a rien à voir avec Walt Disney ! On vous applaudit pour ces disques d’or qui sont la consécration de votre succès, chère Mylène Farmer. (alors que le public applaudit, on voir à l’image, aux côtés de Jean-Pierre Foucault, un disque d’or pour l’album « Cendres de lune » et un autre pour l’album « ainsi soit-Je… » ) Et puis la surprise n’aurait pas été complète, vous vous demandez ce qui va se passer – hein ! sans la complicité de nos amis de Walt Disney France et de Pierre Sisman, qui est son directeur général.

Jean-Pierre Foucault accueille alors sur le plateau Pierre Sisman, accompagné de quelques enfants tenant un grand panier rempli de peluches Disney, suivis des personnages de Mickey et Minnie.

Pierre Sisman : (…) Je suis très touché de savoir que Mylène est très sensible à Bambi.
MF : Pour moi c’est le plus beau dessin animé qu’il m’ait été donné de voir. Je vais encore aller le revoir, parce que…

PS : Mais en tout cas, je veux pas que Bambi vous fasse pleurer, parce que Bambi ne fait pas pleurer les petits enfants : Bambi les émeut.
MF : Il y a un passage un petit peu violent, il y a une mort.

PS : oui, mais ç se termine bine.
MF : Oui oui, mais il y a toutes les choses fondamentales de la vie. C’est magnifique, vraiment, et d’une grande simplicité en plus.

Mickey, Minnie et les enfants passent parmi les rangées du public pour distribuer des peluches aux spectateurs présents, pendant que Pierre Sisman explique cette initiative.

JPF : Et puis, notre ami Pierre Sisman va vous faire un superbe cadeau. Voilà de quoi il s’agit, regardez (Il présente alors un cadre contenant un celluloïd original du film « Bambi ») De quoi s’agit-il Pierre exactement ?

PS : Il s’agit d’un document original qui a servi au film, qui est une des scènes de « Bambi ». vous voyez, c’est peint sur celluloïd. C’est un document qui vient des Etats-Unis qui est arrivé par avion hier matin (…) Voilà j’espère que ça vous fait plaisir.
MF : (visiblement comblée). Est-ce que je peux me permettre de vous faire la bise ? (Ils s’embrassent) Merci infiniment.

Jean-Pierre Foucault évoque ensuite avec Pierre Sisman le futur chantier de ce qui sera Disneyland Paris.

foucault dans Mylène en INTERVIEWJPF : J’espère que vous êtes ravie, chère Mylène Farmer.
MF : Je suis comblée, réellement !
PS : Et merci à Mylène pour une merveilleuse chanson, parce que c’est une chanson pleine d’émotion. C’est évidemment un tube, mais c’est surtout très, très beau !

Jean-Pierre Foucault annonce ensuite Nina SIMONE !

A la fin de l’émission, lors du traditionnel jeu de la date de naissance ? on retrouve Mylène aux côtés de Jean-Pierre Foucault et Sim.

JPF : Mylène Farmer va vite venir nous rejoindre parce qu’elle a un petit merci à dire, elle a oublié de le faire et c’est quand même important, m’a-t-elle dit (Mylène arrive, ses peluches toujours dans les mains) (…) Vous vouliez remercier quelqu’un ?
MF : Je voudrais remercier ce soir Bertrand Lepage, avec qui vous avez travaillé pour cette émission et toutes ces surprises, et qui est mon compagnon de route, voilà.

A la demande de Jean-Pierre Foucault, Mylène presse ensuite la touche qui lance l’ordinateur qui sélectionne une date de naissance pour le jeu traditionnel de l’émission. On retrouve pour finir Mylène parmi les autres participants de l’émission lors du générique de fin.

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Mylène en concert de 1989

Posté par francesca7 le 23 mars 2013

Mylène en concert de 1989 dans Mylène AU FIL DES MOTS bio5

C’est Thierry Rogen, le preneur de son du spectacle, qui se souvient de ces concerts lors d’une interview accordée à Instant-Mag (n°14, été 2003) : « le concert de 1989 est l’une de mes plus belles expériences professionnelles, mais en même temps l’une des pire. Une des plus belles, parce que j’avais suivi de façon presque familiale la carrière de Mylène et que c’était un moment important ; a l’époque, Mylène n’existait que par l’image de ses clips, et se montrer en public était quelque chose de nouveau pour elle. Là où elle m’a épaté, c ’est qu’elle a un tel professionnalisme qu’elle a cassé toutes les barrières. La préparation du concert a aussi été très difficile dans le travail quotidien parce que comme tout ce qui concernait Mylène et selon la volonté de Laurent Boutonnat, il fallait que le spectacle soit « énorme ». Je ne sais pas si nous étions tous préparés à quelque chose d’aussi grand. On a eu peur jusqu’au bout de ne pas être à la hauteur, et je me souviendrai toute ma vie du premier concert à Saint Etienne. On a été les premiers à mettre des synthés et des séquences sur scène, avec une technologie qui n’était pas aussi au point qu’aujourd’hui.

On avait le problème suivant : les disques de Mylène étaient tellement sophistiqués dans la production qu’on ne pouvait pas aller sur scène et placer simplement un batteur, un bassiste et un guitariste. Il fallait que le public retrouve sur scène la couleur des albums, qui comportaient des tonnes de séquences et de programmation. Donc, en plus des choristes et de Mylène sur scène, il y avait aussi certains backings, qui comportaient des séquences de voix. C’est peut-être ce qui a amené la critique, parce que les gens disaient que le son était trop énorme pour ne sortir que de la scène. Mais, quand U2 est en concert, et que The Edge est tout seul sur scène l’énorme son qui sort de sa guitare ne vient pas de lui ! Donc où est la critique ?

Si on veut se prendre un spectacle dans la figure, les détails techniques qui font qu’on met du ruban autour du paquet, qu’est-ce que ça peut faire aux gens ? Tous le monde utilise les séquenceurs sur scène. Donc en quoi est-ce critiquable ? Quand Mickael Jackson ou Madonna font ça, tout le monde les encense, alors qu’à la différence de Mylène, ils chantent en plus en play-back sur scène. Si vous voulez allez assister à un live unplugged à la bougie, allez voir Francis Cabrel parce que ses chansons s’y prêtent ; pas celles de Mylène.

Et Rogen a raison, la critique sera dure avec Mylène. L’attendant au tournant depuis cinq ans, elle fond sur Mylène en prétendant qu’elle ne sait pas chanter, que le spectacle est glacial, que c’est la première et dernière fois que la chanteuse monte sur scène ;.. Bref, rien de tendre, tandis que le public est lui au rendez-vous et se déclare aux anges ! Il faut dire que Mylène a vu grand, très grand. Conçu par Mylène Farmer, Laurent Boutonnat et Gilles Laurent   , le show est un concept avec un début et une fin. Très cohérent, le spectacle met en scène Mylène dans un décor (réalisé par Hubert Monloup) représentant ce qui semble être un cimetière – plus tard, Gilles Laurent précisera qu’il ne s’agit pas d’un cimetière à proprement parler mais de monolithes à la façon du site de Stonehenge. Un moine encapuchonné ouvre d’immenses grilles au début du spectacle avant L’Horloge et les referme après Je voudrais tant que tu comprennes. Les costumes sont de Thierry Mugler et les lumières de Jacques Rouveirollis – la crème de la crème donc. Il n’y a guère que Sylvie Vartan qui, à cette époque en France, soit capable de créer de tels shows (elle est la première à l’avoir fait).

Sur des chorégraphies de Mylène, huit danseurs entourent la chanteuse : Sophie Tellier (la rivale de Libertine et coordinatrice des chorégraphies) Edwige Chandelier    , Christophe Danchaud, Bruno Balto, Georges Barrier, Alicia De la Fuente, Pascal Montrouge et Marianne Filadi (respectivement remplacés par Yann Joans et Dominique Martinelli après la première et le Palais des Sports de Paris). Côté musiciens, là encore Mylène et Boutonnat prennent les meilleurs du moment : Bruno Fontaine     (direction musicale et claviers), Yves Sonna (batterie), Philippe Drai (Percussions), Slim Pezin (guitares, Christian Padovan (basse), Jean-Philippe Audin (violoncelle), Carole Fredericks et Beckie Bell (choristes), ainsi que Patrick Bourgouin (flûte et saxophone, uniquement pour la première et le Palais des Sports).

La tournée est un vrai succès, et plus de 300 000 spectateurs verront Mylène sur scène en 1989. La chanteuse a donc réussi son pari et se paie même le luxe de terminer son marathon par deux dates à Bercy ; elle est aussi la première Française à chanter dans l’énorme POPB (les 7 et 8 décembre 1989).

mylene-89 dans Mylène et mes BLABLASCôté track-listing, Mylène n’a que deux albums à son actif en 1989, elle opère donc un mix des deux ; de Cendres de lune, elle chante Plus grandir, Maman a tort, Tristana et Libertine, et d’ainsi soit je… elle interprète L’Horloge, Sans logique, Pourvu qu’elles soient douces, Allan, Sans contrafaçon, Jardin de Vienne, Déshabillez-moi et Ainsi soit Je… Elle agrémente le tout de deux titres présents seulement sur SP (Puisque et A quoi je sers…) (pour ce dernier uniquement à partir de fin septembre pour le lancement de la tournée) et d’un inédit, une reprise de Marie Laforêt, Je voudrais tant que tu comprennes, pour clore le spectacle. Quinze titres donc pour des chorégraphies endiablées (notamment celles de Libertine et de Tristana, qui reprennent l’idée des clips) et des moments très émouvants où la chanteuse semble en parfait communion avec son public (ainsi soit je… Je voudrais tant que tu comprennes ..)

Bref, de quoi fermer le bec aux détracteurs de Mylène, qui seront bien obligés de reconnaître le succès (et le talent) de la chanteuse. Elle entre alors dans la cour des grands. Le disque de l’intégrale du concert sort au moment des derniers spectacles à Bercy (le 6 décembre 1989) et connait un succès prodigieux (près de 600 000 exemplaires vendus). La vidéo du concert sort, quant à elle, le 5 novembre 1990, soit plus d’un an après le début de la tournée (VHS Mylène Farmer en concert, le film, Polydor 082 814-3).

Une vidéo aujourd’hui épuisée, amputée de deux titres, Allan et Plus grandir, et de l’instrumental Mouvements de lune partie I. là encore le succès sera au rendez-vous, puisque cet enregistrement sera certifié « vidéo de diamant »… Cependant, une polémique subsiste toujours concernant ce film. Comme l’a précisé Bertrand Lepage dans la presse de l’époque (Podium n° 215, de décembre 1989), Boutonnat a retourné des séquences sans le public ce qu’on lui reprochera, car la vidéo apparaît quelque peu sans chaleur à certains moments.

                issu du livre de Benoît CACHIN sorti en octobre 2012. Aux éditions Gründ. Page 59/220

 

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Sites Officiels de Mylène Farmer

Posté par francesca7 le 22 mars 2013

 Sites Officiels de Mylène Farmer dans Mylène et BIOGRAPHIES mylene1-221x300

Bercy 2006

www.mylenefarmerbercy2006.com 

Date d’ouverture : 17 décembre 2004 - Fermé 
Ce site fut le premier site officiel ouvert par le staff de Mylène Farmer. Mis en ligne lors de la mise en vente des places pour les concerts « Avant que l’ombre… à Bercy » en 2006, on pouvait y acheter en ligne des packages contenant des places de concert, des nuits d’hôtel et des billets de train. Ce site est le seul des mini-sites officiels qui n’existe plus aujourd’hui. 

L’amour n’est rien…

http://www.lamournestrien.com 

Date d’ouverture : 28 mars 2006 - Fermé 
Mis en ligne le lendemain de la sortie du single dans le commerce, ce deuxième mini-site permettait de voir en ligne le clip de « L’amour n’est rien.. ». Le site est un succès puisqu’en quelques jours, on dénombre plus de 400.000 visionnages, et quelques semaines plus tard, plus de 600.000. Il faut dire que les publicités diffusées à la télévision pour promouvoir le single mettaient clairement en avant l’URL du site. 

Lonely Lisa

http://www.lonely-lisa.com 

Date d’ouverture : 15 septembre 2008 
Ce site n’est pas consacré à la promotion du travail de Mylène Farmer. D’ailleurs, son nom n’apparait nulle part. Il s’agit d’un projet de « site communautaire de l’ennui » sur lequel elle propose aux visiteurs de publier leurs créations de toutes sortes (musique, textes, dessins…). Le site ouvre le 15 septembre 2008. Avant cela, on pouvait voir sur le site un compte à rebours menant à la date d’ouverture. Quasiment dès sa mise en ligne, le site compte plus de 5.000 inscrits, mais malheureusement la fréquentation décline rapidement. L’intérêt est relancé après le « Tour 2009″ de la chanteuse, lorsque le site propose une nouvelle version, le 03 novembre 2009.. Aujourd’hui, le site compte près de 8.000 inscrits. 

Point de suture

http://www.pointdesuture-lesite.com 

Date d’ouverture : 17 avril 2009 - Date de fermeture : décembre 2011 
Huit mois après la sortie de l’album « Point de suture », Universal met en ligne, en accord avec Mylène Farmer, un site destiné à assurer sa promotion sur le Net. Outre trois designs différents (aux couleurs du « Farmer Project » ou de la poupée du livret de l’album), ce site nous propose un « widget » permettant de visionner les quatre clips extraits de l’album (et pouvant être partagés sur la toile, notamment sur l’incontournable Facebook). Le site propose également un rappel de la tracklist de l’album et des dates de la tournée, et une rubrique Photos, qui est en réalité une galerie de captures du « Farmer Project »

Tour 2009

http://www.mylenefarmer-tour2009.com 

Date d’ouverture : 30 avril 2009 
Quelques jours avant le lancement du « Tour 2009″, ce nouveau site officiel est mis en ligne. Il propose une vidéo teaser signée Alain Escalle. Cette vidéo annonce la mise en ligne d’images du spectacle dès le lendemain de la première, et laisse à voir l’oeil de Mylène qui s’ouvre et se referme. Comme on le découvrira quelques jours plus tard, ces images sont celles qui introduisent le spectacle. Vous noterez que sur la vidéo ‘teaser’ que nous vous proposons de télécharger ci-dessous, les inscriptions indiquant la mise en ligne d’images du spectacle ne sont pas présentes, vous ne pourrez voir qu’un écran noir entre les apparitions de l’oeil de Mylène. Ce n’est donc pas la vidéo telle qu’elle apparaissait alors sur le site. Le 03 mai à 15h, des extraits du spectacle (« Dégénération »« Rêver » et « Libertine ») sont donc visibles. La vidéo est aujourd’hui toujours en ligne sur le site et totalise, un an après, près de 250.000 visionnages. 
Télécharger la vidéo ‘teaser’ (1’35) 
Télécharger la vidéo ‘premiers extraits du spectacle’ (2’25) 
Télécharger la vidéo ‘teaser’ republiée sur le site d’Escalle en 2010 (2’11) 

Stade de France

http://www.mylenefarmer-stadedefrance.com 

Date d’ouverture : 08 mars 2010 
Près d’un mois avant la sortie très attendue des supports du film « Mylène Farmer – Stade de France », ce nouveau site est mis en ligne. Et le moins que l’on puisse dire est que de nombreuses réjouissances seront proposées au public durant les quelques semaines entre l’ouverture du site et la sortie des supports, le 12 avril ! Au moment de son ouverture, le site propose déjà de quoi faire saliver les fans : un décompte des jours menant à la date de sortie, six photos inédites du spectacle (signées Robin), et, deux vidéos : le teaser du film « Stade de France », qui figurait déjà sur certains supports de l’album « N°5 on tour » sorti en décembre 2009, et « Avant la lumière », une nouvelle vidéo montrant l’ambiance dans le stade avant le début du spectacle, notamment pendant la diffusion du remix de « Sextonik ». Mais la raison d’être de ce site n’est pas uniquement d’accroître l’impatience des fans, c’est aussi par son biais que sont présentés et proposés en précommande les supports DVD, Blu-Ray et Collector du film, à partir du 11 mars. De petites vidéos de présentation de ces supports sont d’ailleurs proposées, et pour l’anecdote, certains fans réussirent à les récupérer avant la date prévue en fouillant dans le code XML du site ! En outre, ce site a également servi à la mise en vente des places de cinéma pour la diffusion du film en avant-première dans 19 cinémas de France. 
Par la suite, le staff s’amuse à jouer avec les nerfs des fans, en distillant au compte-goutte, tous les lundis et jeudis, divers extraits du film et de ses bonus : un extrait de« Libertine » de près de 1’30 (le 18 mars), un extrait des bonus concernant les costumes, avec interview de Jean-Paul Gaultier (le 22 mars), un extrait de « Rêver » de près de 1’45 (le 25 mars), et le clip live de « Paradis inanimé », une semaine et demie avant sa diffusion TV, en totale exclusivité (le 29 mars). 

Télécharger la vidéo teaser « Stade de France » (2’40) 
Télécharger la vidéo « Avant la lumière » (1’56) 
Télécharger la vidéo présentant le coffret collector (0’52) 
Télécharger la vidéo présentant les livres-disques (0’31) 
Télécharger l’extrait de « Libertine » (1’38) 
Télécharger l’extrait du bonus consacré aux costumes, « Ecorchée vive » (2’33) 
Télécharger l’extrait de « Rêver » (1’46) 
Télécharger le clip live de « Paradis inanimé » (4’43) 
Télécharger le teaser J-3 (0’08) 
Télécharger le teaser J-2 (0’08) 
Télécharger le teaser J-1 (0’08) 

Bleu Noir

http://www.mylenefarmer-bleunoir.com 

Date d’ouverture : 04 novembre 2010 - Date de fermeture : 22 décembre 2011 
Télécharger la vidéo teaser du clip « Oui mais… non » (0’17) 

Je te dis tout

http://www.jetedistout.com 

Date d’ouverture : 28 janvier 2013 

 

 

 

 

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Mylène et Esther Donbong’Na Essienne

Posté par francesca7 le 20 mars 2013

 

Bassiste, chanteuse, productrice, auteur… Esther Donbong’Na Essienne multiplie les visages artistiques. Sur disque ou en concert, elle s’est illustrée chez Manu Dibango, Claude Nougaro, Michael Bolton ou Mariah Carey.

Confidences de Esther Donbong’Na Essienne (Choriste) 2006 – Mylène Farmer et vous

Mylène et Esther Donbong'Na Essienne dans Mylène et L'ENTOURAGE 2263790455_small_2

Le prendriez-vous mal si l’on vous disait que la musique est un peu dans vos gènes ?
Absolument pas, car je suis née dans une famille de mélomanes. Mon père jouait de la guitare et nous a fait écouter très tôt de la musique. Je suis entrée au Conservatoire à cinq ans. J’étais une bonne élève et j’ai rapidement obtenu des prix du piano. J’ai appris la guitare en autodidacte et écrit mes premières compositions vers douze ans. Après le collège, je faisais des escapades dans un complexe de salles de répétitions. J’y ai croisé des musiciens célèbres comme Kamil Rustam qui a joué depuis avec toute la variété française et internationale, et qui vit aujourd’hui à Los Angeles où il accompagne Jessica Simpson ou Jennifer Lopez.

Vous étiez une musicienne pour le moins précoce. Quand avez-vous découvert le chant ?
Je chantonnais naturellement, mais je n’avais jamais étudié le chant. En revanche, j’ai fréquenté très jeune ce milieu infréquentable et j’écoutais tout, jazz, soul, folk, pop et rock. Je me suis découvert une passion pour la basse, un instrument sensuel et rythmique. Depuis, je m’accompagne à la basse en concert. On a créé, avec mes sœurs, une formation reggae, les Blackheart Daughters, où je chantais et jouais de la guitare et de la batterie. Ma sœur Princess Erika a fait son chemin et nous nous sommes retrouvées après l’enregistrement de « Trop de blabla » en 1988. Je me suis fait remarquer lors de séances de voix en studio en créant des chœurs. Des artistes m’ont sollicitée, comme le violoniste Jean-Luc Ponty (ndlr : Tchokolo en 1991 et le Festival de Montreux), et j’ai su que je ne me trompais pas quand j’ai commencé à faire des télés avec ceux qui avaient bercé ma jeunesse comme Le Forestier ou Sylvie Vartan.

Où en étiez-vous quand vous avez été engagée par Mylène Farmer en 1996 pour la deuxième tournée de sa carrière ?
J’avais décliné l’offre de Jean-Luc Ponty qui me proposait une tournée américaine car je venais de signer un contrat en solo. J’avais fait une pub pour Gini qui m’avait ouvert des portes. J’ai enregistré deux singles assez power pop qui ont eu du succès en Angleterre. On m’a d’abord signé chez Polydor UK, puis dans le label IRS Record du groupe Police (ndlr : qui abritait en son sein REM, excusez du peu !) où j’ai sorti une ballade plus classique, « Homeland ». Le projet a atterri chez Chrysalis où il est passé aux oubliettes. Je suis partie, comme Mylène à l’époque, aux Etats-Unis et quand je suis revenue, j’ai été sollicitée par elle.

Votre réputation de choriste studio vous avait-elle précédée ?
Oui, car j’ai reçu un coup de fil de Thierry Rogen. Laurent Boutonnat voulait avoir mes coordonnées afin d’écouter mon travail et pour dire la vérité, je ne savais pas de quoi il s’agissait. Les médias ne parlaient pas encore du retour de Mylène Farmer. Bien vite, j’ai compris qu’il s’agirait d’un évènement de grande ampleur. J’ai envoyé une photo et une cassette audio avec quelques-unes de mes compositions. Nous avons organisé un rendez-vous avec Mylène, on a parlé musique longuement, de son dernier album mais aussi de ma propre expérience. A la fin de la discussion, on a décidé de travailler ensemble.

Étiez-vous attirée par l’univers musical construit par Mylène et Laurent Boutonnat ?
Je connaissais le travail de Mylène depuis longtemps et j’aimais beaucoup ce qu’elle faisait. Je suis toujours très fan des albums qu’elle propose. Ce qu’elle fait est sublime et en plus, c’est une personne particulièrement attachante. Elle est entière et j’ai un plaisir non dissimulé à travailler avec elle. J’étais très attentive aux chœurs qu’on me proposait, car je voulais travailler avec des artistes de qualité. Je suis évidemment très bien tombée.

m9908h-218x300 dans Mylène et L'ENTOURAGEVotre duettiste sur cette tournée 1996, Carole Rowley, avait un CV très étoffé et avait travaillé pour Real Word Record, le label de Peter Gabriel, que Mylène admire…
J’ai eu la chance de rencontrer deux camarades géniales durant ces tournées. Je me souviens de bons moments passés à Los Angeles avec Carole et les fous rires que nos avons souvent avec Johanna Manchec. En 1999, je n’étais pas allée aux Etats-Unis, j’avais rencontré Johanna à Paris et j’ai rejoint l’équipe directement aux répétitions à Marseille. Avec Johanna, on s’entend très bien et on rigole beaucoup. C’est une excellente danseuse et une très bonne chanteuse. Encore quelqu’un qui a une belle personnalité. J’apprécie Eric Chevalier, Yvan Cassar et Paul Bushnell, le bassiste d’Avant que l’ombre… à Bercy, à qui je rendrais forcément visite si je suis de passage en Californie.

Quel est le show auquel vous êtes le plus attachée ?
Chaque spectacle avait ses particularités. La première tournée était une découverte. Il y avait une fraîcheur dans mes rapports avec le staff, on riait beaucoup, notamment avec les danseurs. Le Mylenium Tour était bien plus recueilli, tant en coulisses que sur scène. Il n’y avait pas de retenue, mais probablement plus d’intériorité. Quant aux concerts de janvier dernier, j’étais totalement en confiance. J’ai senti pour ce Bercy une sorte d’accomplissement et d’aisance… Une consécration logique. Mylène était beaucoup plus à l’aise malgré le défi que représentaient ces treize dates.

Avez-vous constaté les progrès vocaux de Mylène sur Avant que l’ombre… à Bercy ?
Pour ma part, j’estime que Mylène n’a pas de « progrès » à faire. Quand on est une artiste comme elle, sa voix est une couleur et un parti pris. Je la trouve très juste. Elle chante comme elle est profondément. L’important n’est pas de vocaliser comme Whitney Houston, c’est d’être soi-même. Prenez Mick Jagger, il est loin de la perfection, mais il a sa griffe vocale !

Quelles sont justement les chansons du répertoire Farmer qui vous ressemblent le plus ?
Sur Avant que l’ombre… à Bercy, j’aimais bien l’intro « Peut-être toi » et surtout « C’est une belle journée » que je trouve très réussie. J’appréciais aussi les parties où l’orchestre jouait seul. Mais ma chanson préférée est « L’autre… ». Elle me fait craquer systématiquement. D’ailleurs, sur la première tournée, à chaque fois qu’elle la chantait, je me mettais à pleurer. C’est une des chansons qui me touchent le plus, et j’aimerais bien la reprendre…

Quels sont vos souvenirs les plus poignants parmi ces trois spectacles ?
Sur Avant que l’ombre… à Bercy, nous étions plus de deux cents hommes et femmes à travailler. Quand on part en tournée, on est en moyenne quatre-vingts personnes dans une ambiance familiale, avec des liens qui se créent. Il y a toujours des émotions particulières. Durant le Mylenium Tour, je me souviens du bonheur que nous avons ressenti quand on a appris vers la fin de la première partie de la tournée que nous partions en Russie. Le pays sortait d’années difficiles. L’émotion est venue plus du public que de nous. Et sur la première tournée, quand Mylène a eu son accident à Lyon, on a été interrompu pendant quelques mois. On était tellement heureux de repartir ensuite sur la route avec elle et de reprogrammer des Bercy !

Après dix ans de bons et loyaux services, s’il fallait définir Mylène en quelques mots ?
Je ne suis pas très bonne au jeu des définitions. Je dirai qu’elle rayonne de l’intérieur et qu’elle donne tout d’elle-même. En peu de mots, c’est dire beaucoup sur sa personnalité.

Autre femme de poigne à forte personnalité : Marianne James, pour qui vous avez enregistré récemment des chœurs sur « Corps et âme » pour son premier album…
Marianne connaissait la famille car ma plus jeune sœur était assistante de production de L’ultime récital. Jacques Ehrhart, son réalisateur, m’a appelée pour un arrangement de voix gospel. J’ai entendu un guitare/voix. Marianne m’a parlé de l’ambiance qu’elle désirait. Je lui ai fait écouter quelques maquettes et j’ai enregistré toutes les voix de ce gospel.

Où verra-t-on votre nom ces prochains mois ?
D’abord sur scène… Et sur la pochette de mon album solo. Depuis que j’ai un site Internet, je suis même sollicitée par des rappeurs américains en Floride ! Je crois qu’il est difficile d’avoir au même moment une carrière solo et une carrière de choriste. Il faut choisir, se faire violence et se donner une discipline de principes pour mener ses projets à bien. J’ai donc décidé de me concentrer sur mes chansons. Je voudrais enregistrer le plus vite possible et sans vous en dire trop… Une partie de l’album devra être réalisée avec un producteur de Las Vegas. Je garderai toutefois le contrôle de la production artistique. Ce sera un travail de longue haleine sous le signe du métissage. Je suis née à Paris, d’origine camerounaise, avec des influences que je qualifie de « cosmiques » : jazz, reggae, soul, classique, musique africaine, musique sacrée et rock. Il y aura tout ça dans cet album !

Mylène Farmer et vous – 2006

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Mylène Farmer, solitaire

Posté par francesca7 le 18 mars 2013

Mylène Farmer : Solitaire et poétique pour le clip de  »Je te dis tout »

Mylène Farmer dans le clip de son nouveau single intitulé Je te dis tout, disponible sur l’album Monkey Me, sorti le 3 décembre 2012. Dans cette photo : Mylène Farmer

Après le clip, assez étrange, du premier single À l’ombre, la rousse la plus célèbre de la scène musicale, Mylène Farmer, continue la promotion de son dernier opus intitulé Monkey Me. La star vient de mettre en ligne le clip de son nouveau single, Je te dis tout. Une vidéo réalisée par François Hanss, un collaborateur habitué de l’univers de la chanteuse. Fidèle au mystère qui la caractérise si bien, Mylène Farmer proposait à ses fans de découvrir ce clip en le dévoilant fragment par fragment grâce aux partages sur les réseaux sociaux.

 Mylène Farmer, solitaire dans Mylène 2013 - 2014 je-te-dis-tout

C’est une Mylène Farmer tout en sobriété qui se dévoile dans ce nouveau clip. On la découvre dans un cadre enchanteur, au milieu des bois et d’un lac, sur lequel elle s’essaie même à la barque. Dans une ambiance assez froide, brumeuse et solitaire, la chanteuse se lie à un cheval, majestueux et lui aussi bien seul. Mylène Farmer s’attache à l’animal et offre une jolie scène de tendresse. Un clip sans prétention, poétique et métaphorique qui, pour une fois, ne fait pas appel aux mythiques chorégraphies qui font le style Farmer.

Mylène Farmer, qui avait dévoilé son titre sur la scène de la 14e édition des NRJ Music Awards à Cannes le 26 janvier, cartonne dans les charts avec son dernier opus, déjà écoulé à 330 000 exemplaires. Quant à sa tournée gigantesque Timeless 2013, elle pulvérise les records et tiendra l’affiche de Bercy pour huit dates exceptionnelles en septembre prochain.

Thomas Montet a PUBLIE dans purepeople.com en janvier 2013

 

On croyait qu’elle avait tout osé. Erreur ! Cette fois, Mylène Farmer met en scène une histoire d’amour… avec un sublime pur sang !

On connaît la passion de Mylène Farmer pour l’équitation, mais aussi ses talents de cavalière (elle avait d’ailleurs envisagée, adolescente, d’être monitrice équestre). Dans le clip de son nouveau single, Je te dis tout, qui vient d’être dévoilé, elle va encore plus loin en mettant en scène une véritable histoire d’amour avec un cheval sauvage.

Une métaphore originale (et ô combien audacieuse) pour illustrer le thème de la chanson : l’amour absolu. On voit d’abord une Mylène solitaire qui rame sans fin dans sa barque, jusqu’au moment où elle voit galoper un splendide étalon. Apprivoiser l’Autre, l’observer avant de tenter de l’approcher, puis marcher au même pas, le caresser pour ne faire qu’un avec lui – l’idée même de relation charnelle est évoquée avec le passage de l’animal par la grille estampillée « M » (comme Mylène): toutes les étapes d’une relation amoureuse se succèdent dans cette vidéo réalisée par François Hanss, collaborateur historique de la chanteuse.

Ce n’est pas le seul atout de cette vidéo, bourrée de références à la longue carrière de la star. Avec élégance et finesse, Mylène Farmer revisite sa propre légende, multipliant les clins d’oeil à son répertoire (les gants rouges de Plus grandir, l’étang de Libertine, les grilles Allan, la barque d’A quoi je sers, les arbres d’Innamoramento ou encore le filet de sang coulant de l’écorce évoquant Je te rends ton amour).

De sublimes images, un climat envoûtant et mélancolique, une Mylène éternelle, arborant la coiffure qui a fait sa gloire. Même si le scénario reste simple, voire épuré, François Hanss offre une vidéo qui n’a pas fini de faire gloser les inconditionnels de la star.

auteur de « Mylène » (Flammarion)

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mylene1 dans Mylène dans la PRESSE

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Désenchantée et symbolisme

Posté par francesca7 le 16 mars 2013

Analyse de « Désenchantée »

Paroles : Mylène Farmer
Musique : Laurent Boutonnat

+ d’infos sur cette chanson

Désenchantée et symbolisme dans Mylène et SYMBOLISME desenchantee0« Voilà la mauvaise nouvelle qu’il nous faut entendre à la veille du troisième millénaire : il n’y a pas ici-bas de paradis passé à retrouver, pas de paradis futur à édifier (…) sur la Terre comme au Ciel, pas de Messie présent ou à venir. » (« La Méthode » II, p.451, E.Morin)

Le tube des tubes de Mylène Farmer commence par une série d’accords parfaits, passant de mi bémol mineur à ses tonalités voisines, fa mineur et fa dièse mineur. 

Majesté. Solennité. Le ton de l’affirmation. On sent tout de suite que l’on pénètre dans quelque chose de bien plus grand que « Chloé ». Les deux dynamiques qui structurent la chanson interviennent immédiatement après, emportant l’auditeur dans un trip ininterrompu jusqu’à la fin : le rythme implacable de la batterie et le thème épique des synthés (judicieusement confié aux cuivres dans le « live à Bercy »). Puis, la voix de Mylène entre en scène, avec sa familière dose de mélancolie et de douceur. Mais ce n’est plus la voix d’ « Ainsi soit je ». C’est la voix d’une femme qui commence à s’assumer, qui est devenue plus forte parce qu’elle a survécu aux épreuves de la vie. D’où ces notes tenues avec fierté, ce timbre éclatant dans le refrain, mais qui parvient à restituer les échos intacts de cette fragilité foncière : c’est avec tendresse que Mylène prononce le second « désenchantée » du refrain… 

Un dilemme est mis en place dès les deux premiers vers. « Nager dans les eaux troubles des lendemains », c’est imaginer, mais sans aucune certitude, ce que sera demain. Ou « attendre ici la fin » : vivre chaque jour tant qu’il y en a, sachant que cela durera toujours trop peu de temps. Les deux vers suivants reprennent la même idée de liquide (« flotter »), qui est une image claire de ce que vit Mylène. Pour survivre, elle doit nager sans s’arrêter. Il y a bien une idée de courant (reprise dans les « vents contraires ») qui nous emporte, si on ne lutte pas, là où on ne veut pas aller, qui nous éloigne des gens près de qui on voudrait rester. Il faut toujours se battre pour se maintenir à la surface et c’est de cette bataille que Mylène est fatiguée.

« L’air trop lourd ». Un air qui est difficile à respirer, une atmosphère dans laquelle on ne peut s’élever parce que les « presque riens » nous oppressent, les petites humiliations de la vie nous empêchent de grandir, d’élever nos pensées à des domaines plus beaux et plus importants. Mylène adore ce genre d’expressions doubles, comme le verre à moitié vide, ces nuances de « presque » qui révèlent la complexité, la dualité de tout sentiment.

On rentre dans le vif du sujet avec l’expression « tomber de haut ». C’est l’exacte expression qu’on emploie pour désigner quelqu’un qui espérait beaucoup de la vie, qui même vivait en fonction de cet espoir mais dont tous les rêves, toutes les valeurs, les certitudes vont se briser brutalement. Le désenchantement suit la cassure. L’être se blinde, mais s’insensibilise. C’est à mettre en relation avec le clip, dont le climat fait référence à la fois à la période de l’après-guerre mondiale, quand la civilisation se remettait en question, et aux utopies communautaristes, qui vont conduire au totalitarisme. Deux exemples frappants où des millions d’hommes vont « tomber de haut », de toute la hauteur de leurs rêves… Ensuite, Mylène ne demande même pas de ne pas tomber, mais que cette chute, soit la plus lente possible, comme pour en goûter l’ivresse jusqu’au bout. Et parce qu’elle sait qu’elle doit tomber. Deuxième aspect du désenchantement : elle sait que tout est périssable, même sa vie.

Alors à quoi bon se battre ? 

desenchantee dans Mylène et SYMBOLISME« Nager », « flotter », « tomber », la chanteuse semble être ballottée d’un élément à l’autre, sans aucune logique.

Elle ne trouve le repos que « dans l’indifférence ». Vraie fatalité. Description d’une profonde lassitude après une vie d’implication, d’orage permanent, de lutte stérile. La bataille n’est pas héroïque, elle ne se termine pas par un bouquet final et glorieux à la Seigneur des Anneaux. Non, cette partie de la vie de Mylène se finit quelque part entre gris clair et gris foncé. « Je voudrais retrouver l’innocence » est une phrase de désir, de regret, qui montre bien qu’elle ne quitte ses illusions qu’à contre cœur, qu’elle ne jouit en rien de sa situation de désenchantée. Elle aimerait pouvoir s’engager pour des causes ou des religions mais elle a vu où menaient le fanatisme et le goût de la lutte. Elle sait. Elle connaît le drame qui achève les utopies, le mur infranchissable entre rêve et réalité. Et elle en souffre. Un savoir qui l’inhibe. Ce sont des choses que les enfants ignorent. Mais Mylène, âgée de 29 ans, sait qu’elle devra se soumettre au comportement de la maturité et quitter ses idéaux de jeunesse…mais pas avant de leur adresser un adieu. 

Et nous arrivons au refrain. C’est d’abord une extraordinaire polyphonie de mots. Les voyelles impriment un rythme solide : « é-a-o-a-o-é » puis « a-i-é », apportant au morceau son ouverture vocale, soutenue par l’allitération de dentales « t » et « k », puis « d » et « b ». Ces consonnes se doublent à la batterie, agissant et inspirant une irrésistible impulsion à notre cœur (au sens propre). Le tout, en mode majeur, sonne comme un hymne. C’est l’Internationale mylénienne. 

« Rien n’a de sens », « tout est chaos », c’est bien l’uniformisation absolue, caractéristique idéologique du XX siècle qui ramène toutes les valeurs et les religions au même degré, avant de les supprimer. Ça ressemble à une profession de foi de nihiliste, la peste blanche du siècle, corrompant tous les domaines de la vie. En fait l’aboutissement, la phase terminale de l’idéalisme fondé par Platon, qui nourrissait l’illusion d’un rachat de la vie par l’idée. La réalité devait triompher…

Les idéaux ne sont plus que des mots. Ils n’ont plus le pouvoir unificateur qui renversait les murs, bouleversait les sociétés. Mylène a identifié le mal de sa génération, née, rappelons-le, au moment des chocs pétroliers et de la fin des Trente Glorieuses. Ce mal, c’est l’incapacité de s’engager, comme avait pu le faire la génération de 68 (née, elle, au début des Trente Glorieuses). Le pessimisme, le défaitisme, comme si les jeunes de cette génération étaient matures avant l’heure. Je veux dire par là que cet état d’esprit est plutôt celui de quinquagénaires insensibilisés par les malheurs de la vie ; le fait qu’il anesthésie aussi les jeunes est dramatique, va causer la perte d’une génération. Ces jeunes ont grandi avec des parents frustrés, qui croyaient que la troisième révolution industrielle allait rendre le monde meilleur et qui en subissent les effets pervers.
Ce qui est marquant dans « Désenchantée », c’est aussi le manque, l’absence. 

Mylène est totalement seule, comme l’indiquent le nombre d’infinitifs (donc impersonnels), la nature des sujets (« je », « la mort », « le ciel », « tout », « rien ») et les pronoms relatifs vides de matière humaine (« Qui pourrait m’empêcher ? » « Qui peut prétendre ? »). C’est cette solitude de l’espace qui obsède Mylène, seule à philosopher sur le destin alors que chacun court à sa perte. C’est donc un manque évident de parents, et de leur rôle protecteur. On reconnaît les effets de l’individualisme et de l’éclatement de la bulle familiale-religieuse, typiques d’une génération qui brisa les cadres traditionnels, mais ne les remplaça pas, laissant leurs enfants livrés à eux-mêmes. D’où l’absence de « sein/saint » et de « ventre », symbole de la chaleur maternelle…et originelle. 

desenchantee1-300x128Avec le second couplet, on retrouve la thématique du savoir qui tue l’espoir et la foi (elle voudrait ne plus « entendre »). La meilleure illustration de cette idée est dans la Genèse biblique : c’est l’épisode du « Péché » originel. Adam et Eve choisirent de croquer la pomme de la science. Ils découvrirent qu’on pouvait aussi bien faire le mal que du bien, et même faire le mal avec le bien. Et ils perdirent l’innocence de leur pensée et de leur imagination. Ce morceau est à relier avec « Sans logique ». Justement, Mylène entend la raison qui « s’effondre ». Peut-être parce qu’il suffit d’allumer la radio pour connaître les dernières folies des hommes. 

Le XX siècle est aussi le siècle de la remise en question de la raison divinisée des Lumières par des philosophes comme Cioran et Freud, dont on perçoit l’influence dans l’album « L’autre ». Ce siècle n’a-t-il pas commencé par une démonstration de barbarisme (la première guerre mondiale) de la part d’hommes soi-disant civilisés ? La guerre est un acte d’illogisme pur. Pourtant, c’est un acte typique de l’homme. C’est peut-être pour ça que Boutonnat choisit une musique héroïque pour scander « Désenchantée ». Histoire de mettre en valeur l’illogisme.

Les derniers vers du second couplet montrent pourquoi Mylène est condamnée à rester sur place. Ayant perdu tous ses repères religieux, elle n’a rien à espérer de l’au-delà. Mais la vie elle-même ne la réjouit pas. « Si le ciel a un enfer… » : le pessimisme fait dire à la chanteuse que, si quelque chose l’attend après la mort, ce ne peut être que le châtiment, la condamnation. Les hommes ont tué Dieu. Reste l’Enfer. Le mot « attendre » renvoie au premier mot de la chanson, refermant le cercle, achevant l’impasse, immobilisant Mylène dans cette attente. Encore une caractéristique de la génération de Mylène, également une caractéristique de la mienne. Attente d’une idée nouvelle, d’un nouveau leader qui permettrait de donner une raison, un sens à l’action de la jeunesse. « Je cherche une âme qui pourra m’aider ». Un homme dont la bravoure, l’honnêteté et la franchise pourraient servir de modèles. Un homme qui comblerait le vide des pronoms de cette chanson, qui redonnerait un sens à l’existence. Car, sans cause à défendre, sans choix qui nous définissent, comment répondre à la question : qui suis-je ?
Peut-on dire que Mitterrand, Arafat ou Bush sont des leaders de la carrure de de Gaulle ou de Martin Luther King ? Bien sûr que non, et on leur préfèrera même Néo ou Luke Skywalker, parfaits héros avec un seul défaut : celui de ne pas exister…
La génération de Mylène attendait un Elu. 

Aujourd’hui, il n’est toujours pas venu.

Analyse réalisée par MisterFix que je remercie !

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Le contexte de Sans Contrefaçon

Posté par francesca7 le 15 mars 2013

   

Adaptation du premier long-métrage de 1978 du réalisateur . Un Pinocchio version noir.

 

Le contexte de Sans Contrefaçon dans Mylène et SYMBOLISME contrefac2    Après avoir enregistré la chanson en studio durant la semaine du 23 septembre 1987, Laurent Boutonnat laisse la société de production publicitaire Movie-Box avec laquelle il travaillait depuis trois ans pour faire produire le scénario difficile de Sans Contrefaçon par une autre productrice. Claudie Ossard s’occupe avec Laurent Boutonnat de la production, elle est connue pour produire des films auxquels personne ne croit (c’est elle qui produira notamment le baroque et financièrement casse-gueule La Cité des enfants perdus – Caro & Jeunet 1993). Une fois n’est pas coutume, Mylène Farmer participera à l’écriture du scénario au lieu de simplement l’inspirer à Laurent Boutonnat. Et quand on connaît le narcissisme de la chanteuse, on s’étonnera qu’elle ne se soit octroyé qu’une si courte apparition. Quant au marionnettiste, c’est Frédéric Lagache, un acteur de films érotiques des années 70 (Emmanuelle 2 – 1975) qui tient le rôle ici, et qu’on retrouvera cinq ans plus tard dans Beyond my control. Le film sera tourné du lundi 9 au samedi 14 décembre 1987 dans le Cotentin.

    Pour raconter cette histoire trouble d’un marionnettiste qui tombe amoureux de sa marionnette, (comme Pygmalion qui s’énamoure de la statue qu’il a créé) Laurent Boutonnat s’est bien sûr inspiré du conte Pinocchio de Mario Collodi, mais aussi de Ballade de la Féconductrice, le premier long-métrage de Laurent Boutonnat sorti en salle en 1980. Il reproduit ici non seulement l’histoire mais aussi l’imagerie des lieux de tournage (le littoral atlantique). A la fin de Sans Contrefaçon Laurent Boutonnat reprend d’ailleurs la musique au violon qu’il avait composée pour son long-métrage et que Jean-Loup Lamouroux interprétait. Il part donc tourner en quatre jours les cinq scènes de son nouveau court-métrage dans les petits villages, les champs, les plateaux normands et sur la plage à marée basse de la région de Cherbourg. On pourrait bien sûr situer Laurent Boutonnat lui même dans ce marionnettiste aux cheveux blancs (qui rappelle dès les premières images celui du Pinocchio de Comencini) qui modèle une créature dont il s’énamoure. Il ne pouvait pas  prévoir que celle ci prendrait les traits d’une star, mais aussi qu’elle perdrait son âme lorsqu’il la délaissera professionnellement.

    Un hommage sera rendu à Laurent Boutonnat l’année suivante aux victoires de la musique par Alain Souchon. Ses propos seront illustrés par une photo du tournage (jamais retrouvée) qui montre Laurent Boutonnat donnant des indications de mise en scène à Luc Jamati, interprêtant le vieux magicien.  

Dr. JoDEL

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Mylène Farmer et Ph.Seguy

Posté par francesca7 le 14 mars 2013

 

Philippe Séguy est grand reporter à Point de Vue. Il est l’auteur de biographies – Mylène Farmer, Fabiola, reine des Belges ou François Bayrou -, et de romans : Le Vent du Sud et Portrait de Claire en bleu marine.

Confidences et interviews

Philippe Séguy (Écrivain)
Auteur de la biographie Ainsi soit-elle

 Mylène Farmer et Ph.Seguy dans Mylène et L'ENTOURAGE 12

J’ai un parcours un peu atypique. A la base, je suis docteur en histoire. En même temps, j’ai été comédien professionnel pendant 9 ans. Le destin a fait que j’ai arrêté mon métier d’acteur, que j’adorais, et que je me suis dit « qu’est-ce que je peux faire maintenant que je ne suis plus comédien : écrire ». J’ai donc commencé à piger à droite à gauche, et à rencontrer des gens qui m’ont donné la possibilité de le faire. Parmi ces gens, j’ai rencontré grâce à une amie comédienne Sylvie Devillette, qui à l’époque était quasiment rédactrice en chef de plusieurs magazines de variété. Je parlais très souvent de Mylène, parce qu’à l’époque, elle faisait Libertine. Etant spécialiste du XVIIIème siècle, j’avais adoré la manière dont Mylène abordait le XVIIIème. On a une tendance un peu ridicule de considérer le XVIIIème siècle comme un siècle gentillet, de jolis rubans et de moutons, alors que c’est un siècle extrêmement cruel, très dur. Les liaisons dangereuses ne sont pas loin, et surtout, la Révolution n’est pas loin. C’est un siècle où le sang coule et dieu sait, pour revenir à Mylène, que le sang est un élément important de ses problématiques. Je parlais donc assez souvent de Mylène Farmer à cette amie comédienne, qui m’a dit que je devrais écrire sur elle. Je lui ai répondu que ça n’intéresserait personne. Sans me le dire, elle en a parlé à Sylvie Devilette qui m’a commandé un article pour Rocknews. Je m’en souviens très bien, puisque j’avais trois jours pour le faire ! Je ne dis pas que j’ai fait un chef d’œuvre, mais j’ai fait mon papier. Deuxième hasard, Bertrand Le Page, qui était à l’époque manager de Mylène, a vu ce papier. Mylène l’a également lu et m’a envoyé un mot adorable de félicitations. Il y a donc eu un premier article, un deuxième article, un troisième article et le groupe de presse qui produisait Rocknews a décidé de consacrer un numéro spécial à Mylène. J’ai écrit la quasi-totalité des textes, avec toujours cette frustration d’être calibré par un magazine.

1988-07-b-300x224 dans Mylène et L'ENTOURAGEGenèse
C’était le moment où Mylène se plaçait dans le Top 50, où les ventes explosaient, après l’album Ainsi soit je… On sentait de la part du public une curiosité, qui ressemblait déjà à de l’amour. On n’était pas encore dans le domaine du sacre, mais il y avait quelque chose qui était du domaine de l’affectif, très intense. Puis Mylène a débuté sa tournée en 1989, et il y a eu un dîner organisé dans les Jardins de Bagatelle (ndlr : après la première au Palais des sports). Au cours de ce dîner, Sylvie Devilette, qui connaissait personnellement Laurent Boutonnat, m’a d’abord présenté à Laurent, ensuite à Mylène, et enfin à Bertrand. J’ai parlé quelques minutes avec Mylène, le contact a été très bon. C’est en revenant à ma table avec Sylvie que j’ai eu l’idée d’un livre sur Mylène qui me permettrait de donner davantage de profondeur. Bertrand Le Page a été le premier à être d’accord pour un livre. Celui qui allait devenir le mari de Sylvie, François, a réalisé la maquette. On était tous les trois extrêmement d’accord pour faire un livre qui plaise tout d’abord à Mylène, ensuite à nous, et bien évidemment à ceux qui nous feraient la grâce de bien vouloir l’acheter. Nous avons eu tout d’abord contact avec trois éditeurs. Comme les gens voyaient que le livre allait certainement coûter beaucoup d’argent, ce qui a d’ailleurs été le cas, il y a eu plusieurs désistements.

Bertrand Le Page
Bertrand Le Page était un personnage extrêmement particulier, très douloureux, pour des raisons personnelles, remarquablement cultivé et intelligent. C’est un personnage qui envoûtait et qui en même temps faisait peur à tous ceux qui l’approchaient. Il portait cette espèce de brisure, de fêle en lui, qui étaient très intenses. Mylène est une femme qui est à la fois fascinée par cet aspect morbide, mais qui, en même temps, a un tempérament de vie très fort. Je crois que, pour arriver à écrire sur la mort comme elle le fait, il faut avoir un goût de la vie certainement beaucoup plus important qu’on ne veut bien vous le laisser croire. C’est ma version des choses. Bertrand avait compris ça, que Mylène montait, qu’elle était dans l’ascension, et que lui était progressivement dans la chute. Et c’est exactement ce qui s’est passé. Il avait également un désir d’exigence terrible. Il disait que la couleur rousse des cheveux de Mylène, c’était lui. Il m’a dit au moins dix fois : « Vous comprenez, Philippe, une chanteuse, ce n’est pas châtain. C’est blond, brun ou roux. Il faut trancher, il faut donner une couleur, une marque, une griffe. » Pour en revenir au livre, Bertrand avait évidemment tenu à voir le texte, Mylène aussi, puisque je l’ai vraiment rencontrée à ce moment-là, et qu’on a travaillé ensemble. Dès que Bertrand s’est intéressé au projet, l’accord de Mylène m’était acquis. Il a organisé des séances d’interview, au Crillon si je m’en souviens bien. J’ai aussi interviewé Laurent.

Dîner aux Beaux Arts
1996-marianne-rosenstiehl-012b-217x300Le livre est sorti en 1991, et en 1989, il y a eu ce drame sombre. Mylène, à l’issue de sa tournée, a donné un autre dîner à l’école des Beaux-arts, que Bertrand avait encore une fois entièrement organisé. J’étais en train de parler avec Mylène, car ma table était voisine de la sienne, et j’ai vu son regard se figer complètement. Je me souviens qu’il y avait dans la salle des chaises Napoléon III. Bertrand a pris une chaise et l’a jetée contre une autre chaise. Laurent, lui, n’avait pas quitté son manteau, il sentait la soirée très mal, il passait de table en table avec un regard assez figé, assez dur. Et là, Mylène m’a dit quelque chose du genre « excusez-moi Philippe, mais Bertrand est en train de faire n’importe quoi ». Et la rupture était faite. C’est moi qui ait du dire à Bertrand que le chapitre du livre qui lui était consacré sautait… Après la rupture, Bertrand n’était plus rien. Il a essayé de travailler avec d’autres artistes, Sheila, ou Corinne Hermès, qui l’a d’ailleurs assez mal vécu car il était très dur. J’ai continué à garder contact avec lui, pour des raisons strictement personnelles. Il m’a raconté une histoire atroce. Un jour, il conduisait la Mercedes, au moment du concert. Il était extrêmement fatigué, il a du déraper et la voiture a basculé légèrement de son ornière, mais il l’a rapidement redressée. Mylène a du avoir peur je pense, et lui a dit « écoute, si tu veux te suicider, fais-le sans nous »… C’est une femme qui peut être dure. On ne fait pas la carrière qu’elle a faite sans être dure. Alors, qu’est-ce que veut dire la dureté ? Si la dureté veut exigence, elle est dure. Si la dureté veut dire cruauté, alors elle n’est pas dure.

Mylène au travail
La préparation du livre a donc duré assez longtemps. Je me souviens de la rencontre avec Sylvie Devilette, où Mylène a découvert mes textes. J’étais dans une autre pièce avec Bertrand, c’est Sylvie qui me l’a raconté. Elle me disait que Laurent passait à Mylène les feuilles les unes après les autres, en lui soulignant les passages de son doigt, et qu’elle manifestait quand même une certaines émotion. On passait de l’article au livre, et pour une jeune artiste évidemment, ça n’a rien à voir, le mécanisme est différent. Lorsque je l’interviewais, c’était une femme qui me parlait assez spontanément. Il n’y a pas eu de corrections de sa part, par exemple. Elle parlait toujours avec une grande précision. Cela m’énerve d’ailleurs un peu lorsque je lis des interviews publiées dans la presse, et où quelque part, je ne la retrouve pas. Alors bien évidemment, les années sont passées, les choses évoluent. Mais on sent bien parfois que les journalistes n’ont pas entendu ou n’ont pas voulu entendre. Le son « Farmer » est très particulier. Mylène est une femme intelligente, qui s’exprime très bien, et ce son part, parfois, un peu en vrille dans la presse.

Cadeaux
J’ai aussi eu contact avec Thierry Suc, c’est d’ailleurs lui qui m’a emmené la première fois en voiture chez l’éditeur du livre, Jean-Pierre Taillandier. Pour la petite histoire, dans la voiture, Thierry me faisait écouter un single de Mylène qui allait sortir. Et moi, je visualisais tous les feux pour qu’ils passent au rouge, et que j’aie la possibilité d’en entendre le plus possible ! Thierry m’avait d’ailleurs proposé de m’arrêter, si je voulais ! C’est un garçon exquis, un très grand professionnel. Mylène m’a fourni des dessins pour ce livre. Je voulais qu’elle me donne des choses qui lui soient extrêmement personnelles. Au départ, il était même question qu’elle me donne des lettres qu’elle écrivait quand elle était petite. J’ai vu ces lettres, elle les signait à l’américaine, avec les croix qui symbolisent les bisous. Et dans l’une de ses lettres, c’était absolument adorable, elle disait à sa grand-mère : « j’ai été très gentille, je n’ai pas fait pipi au lit, j’ai été vraiment mignonne, alors fais ce que tu m’as promis, emmène-moi au cimetière ». Cette adoration pour les cimetières n’est pas du tout une invention marketing, pas plus que celle pour le sang. Des années avant Je te rends ton amour, Mylène me disait « le sang est une belle matière ». Mais il ne faut pas la limiter à « ça ne va pas bien, c’est horrible ». Mylène est une femme qui aime la vie. Je n’ai pas gardé contact avec Mylène après le livre. Et ce n’était pas fait pour. Elle a tourné la page, j’ai tourné la page. Je suis passé sur d’autres projets. Je suis romancier, et j’ai d’autres livres qui sont sortis depuis.

Mylène la séductrice
2003_septembre2A un moment donné, Mylène avait dit de moi « j’aurais préféré ne jamais le connaître ». C’était balzacien, bien sûr à notre niveau, entendons-nous. Quand madame Anska tombe éperdument amoureuse de Balzac, elle tombe d’abord amoureuse de l’auteur et d’un homme qui écrit comme un Dieu et qui la fascine, elle, la petite aristocrate polonaise. Avec Mylène, il y a eu une séduction qui est passée par les mots. Elle m’a donné ses mots, j’en ai fait un livre et je lui ai donné mes mots. Ma manière d’écrire est très tactile, très cinématographique. J’ai besoin d’un regard, d’une présence, d’une silhouette. J’ai besoin de quelque chose qui s’incarne. Mylène m’a donné une émotion, et c’est sur cette émotion que j’ai travaillé. Ce parfum, cette façon de s’habiller, cette façon d’enrouler ses membres sur elle-même, ce côté chrysalide qu’elle peut avoir, cette grâce extraordinaire… tout ça, j’en avais besoin. Vous savez, quelqu’un qui génère votre magazine, qui offre une réflexion au niveau du texte, au niveau de la maquette, c’est quelqu’un qui mérite le respect. C’est une belle carrière, c’est une carrière longue, c’est la première star de France, c’est quelqu’un qui mouille sa chemise, qui donne… Mais je n’ai jamais rencontré quelqu’un qui m’a dit « je suis un ami intime de Mylène, je la connais très bien ». A-t-elle des amis proches ? Je n’en sais rien. Quel rapport a-t-elle vraiment avec sa famille ? Je l’ignore. Elle m’a raconté qu’elle avait un jour évoqué avec sa mère, comme toutes les adolescentes, l’idée du suicide. Sa mère lui a répondu : « Ma petite, tu es comme la mauvaise herbe, et la mauvaise herbe ne meurt jamais ». Cela m’a amusé de constater que, quelques années plus tard, Mylène reprenait la formule sans problème aucun.

Article de Instant-Mag – 2004

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Mylène sur La Une est à Vous

Posté par francesca7 le 12 mars 2013

 

Émission du 7 Mai 1988 sur TF1, présentée par Sylvain AUGIER

Cette émission du samedi après-midi, présentée alors par Sylvain Augier qui sera ensuite remplacé par Bernard Montiel, mêlait séries télés diffusées selon les choix des téléspectateurs et variétés. Mylène est Mylène sur La Une est à Vous dans Mylène en INTERVIEW mylene2donc présente sur le plateau pour interpréter « Ainsi soit Je… » Elle présente ensuite l’album en répondant aux questions de l’animateur qui ne tarit pas d’éloges.

Sylvain Augier : Nous accueillons maintenant quelqu’un, ç a me fait très plaisir : elle est ravissante, elle est vraiment très belle, elle a beaucoup de talent, elle s’appelle Mylène Farmer et c’est sa dernière chanson : « ainsi Soit Je… »

Sur une partie surélevée du plateau, Mylène interprète « Ainsi soit Je… » La chanson terminée, Sylvain Augier la reçoit, un 33 tours de l’album à la main.

SA : « Ainsi soit Je… » Mylène Farmer, bonjour Mylène, comment ça va ?
Mylène Farmer : Bonjours ! Très bien !

SA : ça va bien ?
MF : Très bien !

SA : ça fait partie de cet album qui vient de sortir et dont je me suis laissé dire qu’il était en train de devenir disque d’or, en tout cas la semaine prochaine. Ce qui veut dire 100 000 vendus, c’est ça ?
MF : (fièrement) C’est 100 000 disques vendus, oui.

SA : Alors qu’est-ce qu’on retrouve sur cet autre album, Mylène ? Il y a bien entendu le grand succès « Sans contrefaçon »…
MF : Oui. Il y a une chanson qui s’appelle « L’horloge », on voit ça derrière (elle regarde la track-liste au verso du disque).

SA : « L’horloge », qui est un poème, d’après ce que j’ai cru comprendre en écoutant l’album.
MF : C’est un poème mis en musique, oui. Un poème de Baudelaire, donc, il y a « Allan », qui parle d’Allan Edgar Poe (sic). « Pourvu qu’elles soient douces »… je vous laisse deviner !

SA : Heu… oui, j’ai cru comprendre qu’il s’agissait de petites choses roses et rondes, c’est ça ? Y en a une autre qui s’appelle « Déshabillez-Moi », comme ça on fait le tour de la question complètement ! Y a « Ainsi Soi Je… » bien sûr, et puis y a la conclusion de la fermière : « The Farmer’s conclusion ».
MF : Enfin bref, c’est à découvrir !

SA : En tout cas, c’est très bel album que j’ai bien aimé, moi !
MF : merci !

SA : Et puis je trouve que vous avez du talent et que c’est joli de vous regarder chanter, en plus !
MF : C’est gentil, merci à vous !

SA : ça fait beaucoup de choses à la fois, hein ? En tout cas, c’est gentil d’être vneue nous voir.
MF: Merci !

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Mylène sur Antenne 2

Posté par francesca7 le 12 mars 2013

 

Émission FETE COMME CHEZ VOUS du 5 mai 1988

Présenté par Marc Bessou – ANTENNE 2

Mylène sur Antenne 2 dans Mylène en INTERVIEW mimi7-244x300Lorsque l’émission commence, Marc Bessou salue le public et les téléspectateurs et présente le sommaire de l’émission. Il finit en annonçant Mylène Farmer qu’on retrouve aussitôt sur le plateau, habillée d’un très beau tailleur blanc, assise par terre sur un coussin, les cheveux attachés en arrière pour chanter « Ainsi soit Je… » Une fois la chanson terminée, Mylène rejoint, sous les applaudissements du public, Marc Bessou qui tient à la main le 33 tours de l’album « Aisni soit Je… »

Marc Bessou : Merci Mylène !
Mylène Farmer : Bonjour !

MB : vous allez bien ?
MF : très bien !

MB : Je consultais, tout en vous écoutant – tous les sens sont comme ça rassasiés à la fois : l’oreille et la vue – un album que voici, que voilà, je le montre ici (il montre le 33 tours à la caméra) où il y a effectivement « Ainsi soit Je… » ; « Sans contrefaçon » ; « Allan », qu’on écoutera tout à l’heure, et puis plus surprenant peut-être il y a « L’horloge » de Baudelaire, Mise en musique ?
MF : Oui.

MB : C’est un choix de votre part ? Un choix qui peut étonner…
MF : Absolument, oui, oui. Qui est tiré du livre « Spleen et idéal » de Baudelaire, et c’est un de mes poèmes préférés, oui.

MB : C’est pas facile de mettre en musique un poème qui existe : est-ce qu’on a pas l’impression de faire quelque chose d’un peu sacrilège ?
MF : Pas vraiment ! Moi je dirais que c’est un réel plaisir que de parler sur une musique, et là en l’occurrence, la musique a été faite avant le texte, enfin avant le choix du texte, en tout cas (sourire amusé) et ça m’a paru évident que de greffer Baudelaire sur cette musique.

MB : ça fait maintenant un certain nombre de disques, plus d’une demi-douzaine de 45 tours. On peut dire que vous avez là maintenant cette fois-ci définitivement semble-t-il, une carrière qui est posée. Quand on démarre dans ce milieu, même si on a un vrai succès, rien n’est jamais acquis, quoi, on sait pas du tout si ça va fonctionner, c’est quand même sur la durée que ça compte. Donc ça fait, là, trois ou quatre ans déjà !
MF : Ce qui est surtout très, très important, c’est qu’un album marche, et en l’occurrence celui-là marche très très bien et ça c’est formidable pour un artiste.

MB : C’est vrai que c’est un discours classique, d’entendre les chanteurs dire que l’album c’est ce qui est le plus reflet de la personnalité, c’est vrai. Vous le revendiquer, ça ?
MF : Certainement ! Là, j’ai deux albums : le deuxième album se rapproche encore plus de moi, je pense. Le troisième, j’avoue que je ne sais pas du tout ! (rires)

MB : On n’en est pas là, c’est aller un peu vite en besogne ! C’est assez drôle parce qu’à la fin, je vois qu’il y a … (il regarde le verso du 33 tours) ça termine quand même plutôt bien ; ça termine par « Déshabillez-moi ». Enfin ça termine pas tout à fait, je suis un peu malhonnête. Enfin, l’avant-dernier, c’est ça. Et puis après « Déshabillez-moi » c’est « The Farmer’s Conclusion ». On pourrait d’ailleurs presque dire les titres, ça a un sens si on réfléchit (il énumère les titres de l’album) : ça suit une forme de cohérence.
MF : Je pense qu’il y a une cohérence. J’espère, en tout cas !

MB : Vous savez ça, on vous l’a dit souvent, des tas de fois d’ailleurs, vous êtes un personnage un peu étonnant : on arrive souvent pas très bien à vous placer par rapport aux gens qui font votre métier. Je suppose que…
MF : Laissons les choses comme ça, alors ! (rires)

MB : On laisse les choses comme ça ?!
MF : Oui !

MB : Bon ! On écoute tout à l’heure « Allan » Merci Mylène Farmer.
MF : Merci à vous. Et merci au public !

MB : Restez comme ça ! 

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Symbolisme de Beyond my Control

Posté par francesca7 le 8 mars 2013

BEYOND MY CONTROL

Analyse de « Beyond my control »

Paroles : Mylène Farmer
Musique : Laurent Boutonnat

La conception du clip par Laurent Boutonnat 

Symbolisme de Beyond my Control dans Mylène et SYMBOLISME myleBien loin des structures habituelles qui régissent le clip, ceux dont nous parlons ici pourraient résulter d’un mélange inédit entre plusieurs formes filmiques, plus ou moins éloignées les unes des autres : Le film musical, le film de divertissement, le film expérimental, le film publicitaire, le film muet. Laurent Boutonnat, comme écartelé entre deux pôles opposés du cinéma (le pôle du divertissement et celui du cinéma expérimental) choisi deux axes d’approche pour ses clips. On peut aisément se rendre compte que les deux conceptions du vidéo-clip par ce réalisateur se départagent selon la durée de chacune de ses productions. Sur les vingt-cinq clips que Laurent Boutonnat a tournés, six d’entre eux durent plus de sept minutes, comportent des musiques additionnelles, sont encadrés par un générique de début puis de fin, et contiennent parfois des dialogues. La durée de la majorité des autres clips restent approximativement autour de celle de la chanson qu’ils illustrent et explorent une imagerie plutôt qu’un récit à proprement dit.

Quoiqu’on en dise, cette chanson reste un zénith du duo Farmer-Boutonnat. 
Il y a dans la musique d’hier et d’aujourd’hui quelques œuvres, quelques chansons où l’on sent qu’on est enfin arrivé au bout d’un chemin, qu’un sommet a été atteint au-delà duquel il est presque impossible d’aller, qu’un artiste a accompli sa mission d’artiste. 

Dans « Beyond my control », il y a un peu de l’excitation du volet final d’une grande trilogie, de la fièvre de l’ultime duel avec son plus puissant adversaire, du goût du dernier chamallow du dernier paquet, et tout cela sans les battages publicitaires et les opérations de merchandising et de bandes-annonces qui polluent de beaux morceaux de l’art.

Ici, Mylène a atteint la dernière étape de son voyage au pays de la souffrance. Là où règnent sang, feu et larmes. Un monde où l’amour est dans les chaînes de la mort, où il y est perverti et recomposé pour devenir un serviteur de la destruction. C’est aussi une impasse, et une prise de conscience qu’un autre chemin doit être emprunté. 

« Beyond my control » est l’histoire de la défaite totale d’une liaison amoureuse. Mais c’est surtout un choix de Mylène de ne pas se voiler la face devant le mal, de le ressentir jusqu’au bout, en vue d’une rédemption ultérieure. Démonstration. 

La violence est immédiatement introduite avec la phrase abrupte, « it’s beyond my control ». Puis, sans la moindre transition, on enchaîne avec une mélodie de ballade, comme si Mylène fredonnait en toute simplicité. Mais la répétition du même dessin musical va se révéler être un élément de la création d’un climat de folie. Puis, dans le refrain, la longue plainte du synthé va se conjuguer aux sonneries de cuivres, à la flûte et aux guitares nerveuses pour créer une atmosphère de noire passion.

beyond2 dans Mylène et SYMBOLISMELa voix de Mylène distille ce qu’il faut de fièvre et de fragilité, mais conserve encore dans la folie un timbre « noble ». Jamais Mylène n’a crié sur ses fans, facilité à laquelle les trois quarts des chanteuses modernes cèdent. Elle n’essaye même pas de gonfler sa voix, préférant souffler au creux de notre oreille tant les secrets qu’elle nous révèle sont intimes et brûlants.
Le texte, s’il n’est pas, au niveau de la poésie, le plus brillant que Mylène ait écrit, ne manque pourtant pas d’atouts pour être à la hauteur de la musique. 

Il raconte donc la tragédie d’une sorte de Médée moderne, trompée par son amant, et le tuant dans un accès de folie. Mais Mylène choisit de prendre l’instant suivant immédiatement le carnage, juste cet instant où les dernières ombres du délire se confondent aux affres de la lucidité et de l’angoisse. Ce moment crucial où l’on prend conscience que le sang répandu partout macule aussi ses propres mains, et que ce n’est pas l’autre qui l’a fait couler, mais bien soi-même. 

La prise de conscience se fait en fait en deux temps. Mylène, au début du couplet, n’a pas encore compris que son geste était le type même du geste irréversible. Elle parle encore au cadavre de l’homme, peut-être encore chaud sous ses mains, elle tente de le « rassurer » (mais qui veut-elle rassurer, sinon elle-même ?), qu’elle va « soigner ses blessures ». Elle essaye de se convaincre qu’elle peut encore revenir en arrière, qu’il n’est pas trop tard pour réparer le mal qu’elle a causé, que la vie (et sa relation avec l’homme) ne s’arrête pas là. 

Vaine tentative. On peut déjà comprendre pourquoi, dans le clip, on voit Mylène passer par toutes sortes de torture, pourquoi ce n’est pas du sado-maso-cuir gratuit : parce que c’est l’expression de sa souffrance intérieure, la brûlure du remord.
Au fur et à mesure qu’elle se rend compte de l’absence de portes de sortie à cette situation, la voix de la chanteuse trahit de plus en plus d’affolement, un trouble grandissant, jusqu’au moment où éclate le refrain. 

« Tu n’as plus vraiment le choix ». L’absence de choix est criante, quel que soit l’aspect du récit que l’on prenne. La mort est vraiment la barrière qui sépare toute chose. 
Mylène rêve encore d’une improbable « aube », quand l’homme va se réveiller, comme chaque matin, lui faire l’amour pour se faire pardonner, et ils seront à nouveau réunis. 

Mais, cette fois, pour retrouver son amant, Mylène devra verser le sang une seconde fois : « je te rejoindrais peut-être ». Et, bien sûr, elle nous laisse à la fin du deuxième couplet sur cette éventualité angoissante.
Le premier couplet s’achève sur un gros plan sur les yeux de l’homme. Ils sont ouverts, fixes et froids. Mais, pour la chanteuse, ce sont ceux « d’un ange » : ça lui rappelle peut-être ces statues dans les églises aux yeux d’ivoire, reflétant un mystérieux au-delà. En tout cas, elle a compris que l’homme n’était plus de ce monde. 

On sent le fantasme dans les deux couplets : lorsque Mylène emploie les temps futures pour désigner le plaisir et le présent pour désigner la douleur. En fait, pour limiter les désastres causés par la souffrance, elle imagine un plaisir qui en découlerait, comme une revanche contre le mal qui engendrerait alors le bien. C’est la même idée que dans « Je t’aime, mélancolie », mais elle n’empêchera pas Mylène de succomber au mal. 

En fait, c’est surtout une acceptation du mal qui est en Mylène, qui est une condition à une rédemption dans l’avenir. Cela se conjugue avec le mythe de la Californie messianique, que l’on verra dans « Anamorphosée ».

« Lâche ». Alors là, l’ambiguïté plane. Ça peut vouloir dire : « espèce de lâche ! » ou « lâche-moi ! ». Dans la première solution, Mylène lui reproche de ne pas avoir résisté à la tentation de la tromper (voir le clip) avec un autre, voire même de ne pas s’être défendu contre Mylène et de s’être laissé massacrer comme un agneau…voire même de s’être enfui dans la mort et le repos éternel, la laissant seule avec ses souffrances ! Dans la deuxième solution, c’est l’aspect du remord qui prime, de la présence de l’homme, même mort, dans son esprit, une sorte de fantôme…

« Toujours en cavale » rappelle les frasques amoureuses du libertin, courant les filles mais revenant toujours à sa Mylène (« tu dis : j’ai besoin de tes bras »). On imagine bien la scène du fautif se jetant aux pieds de la belle pour lui implorer son pardon, avec pour seul et éternel prétexte que c’est plus fort que lui, qu’il ne peut maîtriser ses pulsions sexuelles.

Mylène répond de ces mots terribles : « Ne t’éloignes pas de mes bras ». Cette fois, tu ne me quitteras plus jamais ! Puisque tu jures de m’aimer vraiment et éternellement, je t’obligerais à tenir cette promesse… 

« C’est plus fort que toi » fait écho à « it’s beyond my control ». Cette dernière phrase a été inspirée à Mylène par une adaptation américaine filmée des « Liaisons dangereuses » avec des acteurs très prestigieux comme Glenn Close ou John Malkovitch. C’est d’ailleurs ce dernier, avec son accoutumée « froideur passionnée », qui prononce la phrase reprise par Mylène dans un passage assez touchant où il rompt avec sa maîtresse, sans pouvoir lui cacher son amour. 

Mylène reprend en fait le même dessin en l’exacerbant, puisqu’elle provoque une rupture absolue avec son amant, tout en étant éprise de lui plus que jamais. 

Dans le deuxième couplet, si Mylène n’a pas encore nettoyé le sang sur ses doigts, elle a enfin compris que son amant était mort : « je veillerais ta sépulture ». Dérisoires promesses que l’on peut faire dans un tel cas. Le caractère faible de Mylène redevenue humaine s’oppose à sa force destructrice, lorsqu’elle a cédé à ses pulsions de mort. Il est toujours bien plus facile de détruire que de créer. Mais pourquoi l’homme est-il doué d’une si grande capacité de mort, face à sa si petite force créatrice ? 
« Beyond my control » s’appuie aussi sur le mythe (inspiré encore des « Liaisons dangereuses ») de la femme carnassière, devenant par sa violence plus forte que l’homme, le battant sur son propre terrain. Mais elle a son point faible. Si les garçons se jettent à ses genoux, elle ne peut supporter qu’ils aillent chez une autre vamp. Alors, la passion qu’elle utilisait pour maîtriser les hommes se retourne subitement contre elle : elle y succombe, et paye sa lourde dette à l’amour. Elle s’aperçoit qu’elle ne peut se passer de son amant.

Revenons à la pulsion. Freud est l’incontournable du domaine. Ainsi, comme ce psychologue, Mylène montre à quel point nous sommes dominés par ces deux pôles qui nous déchirent et mènent nos vies : amour et haine, création et destruction. De même, Mylène est partagée entre ses sentiments pour l’homme et sa haine parce qu’il l’a trahi. 

Cela rappelle la tragédie grecque d’Euripide : « les Bacchantes ». Ces femmes sont sous l’emprise d’un plaisir intense (symbolisé par le dieu Bacchus) et cause la mort autour d’elles. Elles s’éprennent du chanteur Orphée, et finissent par le couper en morceaux dans un accès de folie. Les fans extrémistes ne datent pas d’hier.

mf90_12a-225x300Tout ce qu’on a l’habitude de refouler explose dans le clip. Le sexe, la violence, la possession, et avec tellement de sensualité, tellement de beauté et de profondeur dans les couleurs qu’on ne peut qu’y adhérer. La violence avec laquelle les deux amants font l’amour, la sensualité avec laquelle Mylène tue l’homme, les loups déchirant des lambeaux de corps, est-ce cela le malsain ? Je ne crois pas. Ce clip est fait pour nous montrer que nous sommes tous des loups. 

Ce qui compte le plus pour nous ? Sexe et nourriture. Consommation. Les loups valent plus que nous. Ils sont aussi sauvages et moins gratuitement violents. Alors, à chacun de voir comment il se comporte dans sa vie : comme un homme ou comme un loup.

Mylène finit brûlée. De même qu’au Moyen-Âge, on jetait sur le bûcher tout ce qui ressemblait à une sorcière ou à un loup-garou. Ici, il est possible que Mylène prévoie que tous les bien-pensants, et même les hommes « normaux », la condamneront pour cette chanson déviante. L’étrange fait peur, on tente de le purifier par le feu. Nous avons toujours des mentalités moyenâgeuses. 

Mais la question est lancée, et, même si on n’aime pas ce genre de chanson, il faut réfléchir à ce qui motive notre vie. Et si l’on aime uniquement pour consommer ou pour procurer du bonheur à celui ou celle qu’on aime.

Source : http://www.sans-logique.com/mylene-farmer/analyses/

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Maman a tort et symbole

Posté par francesca7 le 8 mars 2013

 

  (clip créé en 1984. )

A l’origine, Maman a tort devait bénéficier d’un tout autre clip, qui n’a pas été tourné par manque de moyens. L’histoire de ce clip avorté collait parfaitement à la chanson, puisqu’on y voyait Mylène dans un hôpital psychiatrique, se rapprochant de son infirmière sous l’œil désapprobateur de sa mère. La scène finale nous montrait la chanteuse en train de courir, bousculant tout le monde, pour se jeter du toit de l’hôpital. Un story-board de ce premier scénario avorté a même été réalisé. Dommage, mais je n’en n’ai pas les images ….

Image de prévisualisation YouTube

Une toute autre analyse cependant avait attiré mon attention… :

« Un Maman a tort [La mère accompagne sa jeune fille malade à l'hôpital. Comme tous les enfants, ils veulent avoir raison, donc leurs parents ont forcément tort. Ici la jeune fille se rebelle contre sa mère qui ne voit pas d'un bon oeil l'amour assez spécial que porte sa fille pour son infirmière. Les enfants soignés longtemps à l'hôpital considérent souvent que le docteur qui les soigne (ou l'infimière) est leur père. Ici, la mère peut être jalouse du fait que sa fille considère l'infirmière comme sa mère...] 

Deux C’est beau l’amour [La fille découvre les joies de l'amour autre que strictement maternel et trouve ce nouveau sentiment forcément beau] 

Trois L’infirmière pleure [Les infirmières craquent de temps en temps devant l'incapacité de la médecine de soigner tout le monde ou d'avoir perdu un patient avec lequel on devient proche. La jeune fille découvre donc cette infirmière dans cet état et trouve la beauté à travers les larmes] 

Quatre Je l’aime [Certitude infantile d'aimer dès le premier regard] 

Cinq Il est d’mon droit [Les enfants s'occultent souvent tous les droits, surtout de toucher à tout...] 

Six De tout toucher [On peut y voir deux interprétations. Dans le cadre d'une relation platonique infirmière-patiente, la jeune fille a tendance à toucher aux ustensiles médicaux comme tous les enfants. S'il s'agit d'un amour plus inavouable, comme l'indique le refrain, alors c'est la découverte d'un nouveau corps...] 

Sept J’m'arrête pas là [On n'ose imaginer où s'arrête les gestes, le regard de cette jeune fille pour son infirmière. Le clip prévu à la base était bien plus explicite...] 

Huit J’m'amuse [La jeune fille ne voit rien de mal à sa curiosité amoureuse et donc s'en amuse...] 

Un Quoiqu’maman m’dise [La mère ramenant sa fille à la maison essaye de la calmer en disant que tout va bien et que l'infirmière ne l'oubliera pas] 

Deux Elle m’oubliera [Lucidité tout de même de la jeune fille] 

Trois Les yeux mouillés [Premières souffrances amoureuses et premières larmes de déception de voir un amour non partagé] 

Maman a tort et symbole dans Mylène et SYMBOLISME 1984-189x300Quatre J’ai mal [Elle n'a pas fini de souffrir aux vues des textes de toutes les chansons de Mylène!] 

Cinq Je dis c’que j’veux [Encore une fois les enfants qui veulent avoir tous les droits, petits dictateurs en puissance] 

Six J’suis malheureuse [La raison de cette volonté de dire ce que l'on veut: le malheur qui donne tous les droits aux gens qui souffrent...] 

Sept J’pense pas souvent [Elle agit plus vite que de raison] 

Huit Et vous? [Le "et vous" renvoie comme à un témoignage: nous sommes les témoins de sa mésaventure amoureuse] 

J’aime ce qu’on m’interdit [Comme tous les enfants d'ailleurs. La mère interdit à sa fille de penser à l'infirmière autrement qu'en tant que telle et la fille aime justement parce qu'on le lui interdit par esprit de contradiction] 

Les plaisirs impolis [Elle sait que ses fantasmes sont interdits par les bonnes moeurs et les aime davantage] 

J’aime quand elle me sourit [Un sourire lui donne l'impression d'être aimée en retour] 

J’aime l’infirmière, Maman [Elle ne sait comment elle se nomme, elle sait juste qu'elle l'aime, comme une nouvelle mère, comme une amante?] 

Un J’suis très sereine [Toujours cette lucidité] 

Deux Et j’ai bien fait 

Trois D’vous en parler [On nous prend une nouvelle fois pour témoin d'un coming out fantasmé?] 

Quatre J’m'amuse [Elle ne prend finalement pas tout ceci au sérieux] 

myl dans Mylène et SYMBOLISMECinq Quoiqu’maman dise [Toujours cette volonté de contrer la volonté maternelle]

Six Elle était belle [Sa mère trouvant l'infirmière quelconque alors que sa fille la magnifie] 

Sept Cette infirmière 

Huit Je l’aime [Elle persiste à l'aimer tout de même] 

Une L’infirmière chante [L'infirmière essaye de tirer de la joie de vivre en la jeune fille en chantant pour elle. La fille semble y voir autre chose...] 

Deux Ca m’fait des choses [Vive émotion de la jeune fille... Masturbation sous couvert d'innocence?] 

Trois Comme l’alouette [Il semblerait que l'alouette soit le seul autre chant à faire vibrer la fillette] 

Quatre J’ai peur [Peur que tout ne soit qu'illusion, peur de ne pas être aimée en retour, peur de vivre tout simplement] 

Cinq C’est dur la vie [Thématique habituelle de l'univers farmerien] 

Six Pour un sourire [La fille fait tout pour que l'infirmière lui sourit, elle y voit un signe d'amour partagé] 

Sept J’en pleure la nuit [Le sourire n'est pas venu, la fille en souffre, doute de cet amour sublimé] 

Huit….. Et vous? »

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Les rumeurs sur PPDA et Mylène

Posté par francesca7 le 6 mars 2013

 

 Les rumeurs sur PPDA et Mylène dans Mylène et des CRITIQUES ppda

Patrick Poivre d’Arvor
Homme à femmes s’il en est, on sait que Patrick Poivre d’Arvor a toujours beaucoup apprécié Mylène, et ce depuis ses débuts. Il l’a en effet invité dans ses émissions dès les années 80. 

Des rumeurs prétendent que ce n’est pas seulement sa musique qu’il appréciait tout particulièrement… On lui a prêté une liaison avec Mylène vers les années fin 80 – début 90. Une rumeur (qui peut paraître étrange cependant) prétend que lors de sa venue au JT de TF1 en avril 1991 (présenté par Poivre d’Arvor), Mylène aurait fini sur les genoux du présentateur après l’émission !

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Naissance d’un tube pour Mylène F.

Posté par francesca7 le 2 mars 2013

 
Mais revenons sur la Côté d’Azur et  Elsa Trillat (photographe) raconte :

 Naissance d'un tube pour Mylène F. dans Mylène dans la PRESSE mf80_178a-300x264Pendant ces vacances, on a pas mal roulé en voiture avec Mylène. D’ailleurs, je me rappelle que je mettais tout le temps de la musique, en particulier une compile de Marie Laforêt, « Les cornichons » de Nino Ferrer sur lequel on s’éclate comme des folles, et surtout Sylvie Vartan que j’aime depuis que je suis toute petite. Notamment « Comme un garçon ». Elle me dit alors que petite, elle avait les cheveux courts et que tout le monde la prenait pour un garçon et que, pour que la confusion soit encore plus troublante, elle se mettait souvent un mouchoir au creux du pantalon. Plus tard, je lui demande si elle prévoit une nouvelle chanson pour bientôt. Elle me répond immédiatement : « En tout cas, j’ai déjà le titre et ça va te faire plaisir : « Sans contrefaçon, je suis un garçon ». Tu m’as tellement bassinée avec ta Sylvie Vartan ! ». Le titre sera finalement raccourci. Pour les couplets, on s’est mis au bord de la piscine avec un dico de synonymes et elle m’a dit : « Tu vas voir comment on écrit une chanson ! ». Et on a commencé à faire rimer les mots. Ca s’est enchaîné très vite ! En une demi-heure, on avait inventé son prochain tube. Le soir même, Laurent qui avait apporté un petit synthé, voit les paroles. En quelques minutes, il trouve l’accroche musicale sous nos yeux ! Pour la voix de l’intro, « Dis maman, pourquoi je suis pas un garçon ? », c’est un petit clin d’œil à un private joke entre Mylène et moi. Et fait, quand on descendait au bourg pour faire quelques courses, et notamment le Coca, notre drogue à toutes les deux, je défiais Mylène la timide de s’adresser à la vendeuse de l’épicerie avec cette voix de gamine. Et elle le faisait ! Imaginez-la parlant à l’épicière avec la voix de l’intro de « Sans contrefaçon » : « Bonjour madame la marchande de légumes de poireaux » ! C’était tordant. En feuilletant les magazines, notamment « Elle », on a repéré un costume à carreaux et un costume à rayures. Mylène a aussitôt dit à Bertrand, son manager, que c’était ce qu’elle voulait pour les visuels de « Sans contrefaçon ».

Mylène est remontée sur Paris avec moi, dans la voiture de location. E.T. a fait tout le voyage sur mon épaule. Tous les gens qu’on croise nous regardent, Mylène ne comprend pas trop pourquoi. Comme si c’était commun de se balader avec un singe dans une voiture ! A un moment, je dis à Mylène : « C’est bizarre, je sens comme un truc mouillé dans le dos ». Je m’arrête dans une station service pour prendre de l’essence. Je vois alors que le dossier de mon siège est recouvert d’un truc vert et collant. J’en ai aussi plein dans le dos. Cette « saleté » d’E.T. s’est vidée sur moi ! Mylène est morte de rires.

De retour sur Paris, Mylène enregistre « Sans contrefaçon ». Puis on fait les photos pour la pochette du 45 tours. Mylène souhaite poser sur des voies de chemin de fer désaffectées, avec mon chat, Malcolm, un chartreux adorable. Elle se voit bien en noir et blanc ou en sépia, lookée façon gamin de Paris à la Poulbot. Finalement, on fait des photos en studio avec son costume à rayures et celui à carreaux. C’est le premier qui aura les honneurs de la pochette.

Parution dans Mylène Farmer Magazine - 2003

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Vacances au soleil pour Mylène F.

Posté par francesca7 le 2 mars 2013



Nous sommes en juillet. Elsa Trillat (photographe) raconte :

Vacances au soleil pour Mylène F. dans Mylène dans la PRESSE mylene-300x225 Mylène me demande ce que je fais pour les vacances : « On a loué une maison avec Laurent dans le Sud, à la Garde Freinet, tu veux venir ? Y a plein de chambres ! ». Ca ne fait pourtant que trois semaines qu’on se connaît vraiment ! Passer un mois ensemble, ça me paraît donc un peu tôt. Pour moi, c’est le meilleur moyen pour qu’on se fâche. Je décline donc l’invitation. En même temps, j’ai vachement envie d’y aller ! Mylène insiste en me disant que je ne suis pas obligée de rester le mois entier. J’ai de toute façon un reportage sur Niagara programmé en Hollande. Mais je me suis arrangée pour enchaîner avec un sujet sur Francis Lalanne tout début août à Saint-Tropez, non loin de la Garde Freinet. J’arrive donc une semaine après eux. J’ai loué une voiture aux frais du magazine car ni Mylène ni Laurent ne savaient conduire à l’époque. Je me rappelle d’ailleurs avoir donné des cours de conduite à Mylène pendant ces vacances. On s’est pris je ne sais combien de fossés ! E.T. est en vacances avec nous là-bas. Il y a aussi un couple d’amis de Mylène et Laurent. Christophe Mourthé et sa copine passent également quelques jours avant que j’arrive. Michel, le petit frère de Mylène, est là aussi depuis le début. D’ailleurs, je partage la chambre mitoyenne de celle de Mylène et Laurent avec lui. Ce sont des lits superposés, je précise. Laurent n’arrête pas de charrier Michel à ce sujet, en lui disant qu’il aurait intérêt à changer ses draps tous les matins. Le pauvre, il a environ dix-sept ans. Je me rappelle qu’un soir, en discutant dans la chambre, lui sur le lit d’en bas, moi sur celui d’en haut, il me dit : « Je n’ai jamais vu ma sœur comme ça. C’est dingue, vous vous connaissez à peine et elle t’invite dans son intimité de façon naturelle. On dirait que vous vous connaissez depuis toujours. »

Je boucle donc mon reportage avec Lalanne vite fait pour rejoindre Mylène, Laurent et toute la clique. Mais quand Francis apprend que j’habite avec Mylène Farmer, il veut absolument venir. Je crois qu’il était fasciné par son personnage –comme tant d’autres. Avec l’autorisation de Mylène, je l’invite donc à m’accompagner à la maison pour faire quelques photos dans le verger. Mylène m’assiste. En fait, elle me déconcentre plus qu’autre chose. Elle s’amuse à jouer les metteurs en scène complètement allumés : « Francis, prends une pêche et fais comme si tu lui faisais l’amour ». Lui est totalement à ses ordres. Il serait d’ailleurs bien resté après la séance photo, mais elle ne l’a pas invité. On s’est bien amusés en tout cas.

images-1 dans Mylène en CONFIDENCESEt ça s’est confirmé par la suite. J’ai vraiment passé de très bonnes vacances. Souvent seule avec Mylène d’ailleurs car Laurent passait le plus clair de son temps avec un copain à lui, Gilles Laurent. Mylène était d’ailleurs toute contente de me dire : « C’est lui qui a fait la voix de Pinocchio dans le film avec Gina Lollobrigida quand il était petit ! ». Les deux hommes travaillaient sur le scénario de ce qui, je crois, deviendra « Giorgino » quelques années plus tard. Ils passaient donc leurs journées dans le bureau pendant que Mylène et moi nous prélassions au bord de la piscine. D’ailleurs, on a laissé tomber le maillot de bain au bout de deux jours ! Je me rappelle qu’on mettait souvent la radio au bord de la piscine.

Un matin, « Déshabillez-moi » de Juliette Gréco est passée et j’ai commencé à faire un petit striptease au bord de la piscine pendant que Mylène était dans une chaise longue. On a bien ri. Mylène reprend la chanson quelques mois plus tard sur l’album « Ainsi soit je… ». Avant cela, elle le chante à l’Opéra pour les Oscars de la Mode. C’est en octobre 1987. Si vous connaissez les images, vous savez qu’on voit son sein qui dépasse à un moment. Mylène en était malade !

Parution dans Mylène Farmer Magazine – 2003

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Mylène ou Sans Logique

Posté par francesca7 le 1 mars 2013

 

Alors que Boutonnat aurait très bien pu situer l’action du clip de Sans Logique dans une ambiance à la Barry Lyndon comme pour Libertine, il choisit ici de mettre Mylène en scène en Espagne, Boutonnat se rait inspiré de photographies de Josef Koudelka et Sebastiao Salgado, références confirmées par le chef décorateur du clip, Jean-Marc Kerdelhué, dans le magazine Styx paru à l’été 2011.

Mylène ou Sans Logique dans Mylène AU FIL DES MOTS mly-204x300Autre influence, non confirmée cette fois, celle de Francisco de Goya (1746-1828). En effet, Boutonnat semble construire son clip en s’inspirant à nouveau du Sabbat des sorcières. Ce tableau montre un bouc entouré de sorcières dans un champ désolé.

Tous les éléments sont bien présents dans le clip de Sans Logique. Mais ici, Boutonnat a la riche idée de transformer Mylène en taureau dans une arène à ciel ouvert et dans un paysage désolé comme dans le tableau de Goya. Le clip s’ouvre sur un couple qui échange son sang, puis l’homme se lève et se met en posture de toréador. Femmes, hommes, enfants et vieillards arrivent pour assister au spectacle et coiffent Mylène d’un serre-tête formé de deux cornes en acier. Une lutte entre l’homme torero et la femme-taureau débute.

Alors que l’homme croit avoir touché sa proie, il se retourner pour saluer. C’et à ce moment que la rage envahit la chanteuse, qui fonce sur son amant et le transpercer de ses deux cornes artificielles. L’homme meurt ans ses bras, le public repart et Mylène reste seule sous la pluie, une larme de sang sur sa joue. Un très beau clip, qui sera tourné dans des studios à Arpajon (91) et qui coûtera très cher (presque autant que le clip de Pourvu qu’elles soient douces). La raison en est fort simple : Boutonnat pour recréer l’ambiance du tableau de Goya, a dû faire déverser dans les studios plusieurs tonnes de terre et faire peindre une énorme toile pour représenter le ciel obscur.

C’est la version intégrale du clip qui est gravée sur le DVD. En effet, en 1989, certaines chaînes de télévision jugeant la scène de l’éventration trop dure n’ont pas hésité à la censurer…. Dernière particularité du clip : c’est la première fois que l’on voit le mot « Fin » apparaître pour clore un clip de Mylène. Peu de chances d’en voir une suite un jour comme pour Libertine.

Image de prévisualisation YouTube

                issu du livre de Benoît CACHIN sorti en octobre 2012. Aux éditions Gründ. Page 53/220

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Mylène dans TV Magazine

Posté par francesca7 le 1 mars 2013

 

A la sortie de son single QUAND :

Le compositeur a travaillé sur un disque voulu « éclectique », sur douze morceaux « pop-rock émergeant d’une base électrique, de sons de batteries, de guitares et de saxo ». Toujours auteure, Mylène Farmer signe pour « Monkey Me » des textes « d’une fraîcheur et d’une poésie qu’on ne lui connaissait pas » selon TV Magazine, qui a eu l’exclusivité de la première interview de la chanteuse pour son grand retour.

C’est avec beaucoup de simplicité et visiblement de franchise que Mylène Farmer s’est confiée au magazine, dans son numéro du 25 novembre à paraître. L’artiste revient sur la parenthèse « Bleu noir », en affirmant qu’il ne s’agissait pas d’une infidélité à Laurent Boutonnat, avec qui elle forme un tandem solide depuis bientôt trente ans, et évoque « un manque » et « une envie de remonter sur scène » pour expliquer son retour si rapide.

Mylène dans TV Magazine dans Mylène 2013 - 2014 quand

« Je suis bouleversée [...] Et, quelques instants plus tard, tellement affolée. Il m’est impossible d’être blasée par un geste d’amour comme celui-ci », explique-t-elle pour décrire sa réaction suite à l’annonce des 160.000 billets écoulés en l’espace de quelques heures

« Le mot surprise sera bien au rendez-vous [...] On ne veut pas décevoir ni se décevoir. On a donc un an pour se préparer à embrasser le regard de tous ceux qui ont la générosité d’attendre »

Mylène Farmer « dévore des séries comme « Downton Abbey », « Dexter » » et regarde volontiers la télévision (« Un jour, un destin »), « un média parfois trop pressé pour traîner le fond des choses ». « Je suis, c’est vrai, d’une nature solitaire » réaffirme-t-elle, avant d’expliquer qu’elle mène une vie normale : « J’ai besoin de m’occuper de mes animaux, de dessiner, de nager, de regarder des films ». Dans cet entretien, Mylène Farmer revient furtivement sur le décès son singe capucin « E.T. », qui lui « manque terriblement », et ne devient pas muette lorsqu’il s’agit de présenter sa nouvelle amie Betty, un gibbon rencontré grâce à Vincent Lindon : « Betty, une demoiselle de quatre ans, qui a été volée lorsqu’elle avait trois mois et retrouvée huit mois plus tard ».

Mylène Farmer explique à TV Magazine qu’elle n’a pas prévu de mettre un terme à sa carrière après sa tournée « Timeless 2013″, même si c’est « une question qui taraude beaucoup les médias » : « Je ne me projette pas trop dans l’avenir. Quand je désir n’existera plus, je me volatiliserai » affirme-t-elle. D’ici là, ne comptez pas la voir participer à un quelconque télé-crochet comme The Voice ou Danse avec les stars, car Mylène Farmer se dit « un peu gênée quand l’art devient un concours ».

 

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La scène de Lumières avec Mylène Farmer

Posté par francesca7 le 1 mars 2013

 

Confidences de Fred Peveri (Concepteur lumières)

La scène de Lumières avec Mylène Farmer dans Mylène en CONFIDENCES sceneVous étiez aussi la même équipe pour le désormais mythique concert de Barbara à Pantin en 1981. Barbara et Mylène ont en commun d’être deux chanteuses des plus charismatiques dans l’histoire de la chanson. L’aviez-vous rencontrée ?
Oui, j’ai travaillé avec Barbara pendant plusieurs années. Elle avait des relations très proches avec « ses hommes » comme elle aimait le dire. Et nous en faisions partie ! Souvent, elle était présente sur la scène dès le matin lors des montages techniques.

Quels souvenirs particuliers gardez-vous des moments de scène partagés avec Mylène ?
Nous sommes totalement immergés dans son univers. C’est tout… On y adhère naturellement, et il me semble que si deux termes devaient résumer les moments de scène avec Mylène, ce serait « sensibilité » et « performance ».

Il y a eu des ratés ?
Les ratés sont toujours à éviter, mais personne n’est à l’abri ! Je ne vous raconterais pas sa chute de scène à Lyon pendant la deuxième tournée tellement l’histoire est connue. En revanche, les moments de grâce sont légion. Dès la première répétition de sa première tournée, j’ai senti qu’avec Mylène, il allait se passer quelque chose de différent et de particulier par rapport au contexte musical du moment. J’ai beaucoup de plaisir à travailler avec les atmosphères de scène, la recherche et la création de visuels. Quasiment chaque spectacle est un plaisir. Ils sont tous particuliers et différents, mais deux s’en détachent peut-être car je me sens plus proche des artistes : ceux de Mylène et ceux de Jean-Jacques. Ce sont deux personnes différentes mais deux artistes à qui je dois beaucoup. Professionnellement bien sûr, mais aussi humainement, ils m’ont donné la réalisation de leurs mises en lumière, et donc leur confiance !

Étiez-vous du voyage lors des dates russes du « Mylenium Tour » par exemple ?
Oui, et sur toutes les autres. Avec Mylène, je suis toujours et tout le temps présent ! J’ai effectué un nombre incalculable de dates de tournées, mais il arrive que plusieurs spectacles se chevauchent, j’ai donc des assistants (à mon tour !) et heureusement ! Car il est évident que je pourrais pas réaliser ce que je fais sans des gens proches de moi et sur lesquels je puisse me « reposer » en toute confiance. Seul, on ne fait rien.

Mylène a dit en interview qu’ « après chaque concert, chaque membre de l’équipe apprécie ponctuellement ou pas ». Avez-vous parfois ressenti une forme de distance avec les membres de son staff technique ?
Non, jamais. L’ambiance entre techniciens, machinistes et musiciens pendant les deux tournées était excellente. Tout le monde nous envie !

Vous avez collaboré à la tournée « Mylenium Tour » qui était le plus grand spectacle jamais transporté en province dans l’histoire des performances live françaises. N’est-il pas difficile de travailler sur scène avec en son centre une statue colossale ?
Je n’ai pas la prétention de demander à connaître le décor avant de dire oui à un spectacle. Cela fait partie des défis artistiques et techniques inhérents à tout spectacle. Le problème de la statue était qu’elle était très sombre. Mais de par sa taille et sa couleur, elle m’a permis justement d’instaurer des climats incomparables. Ne pouvant pas y échapper, je me suis servi des difficultés pour donner un look à cette tournée. Et donc de la signer !

Interview issu de Mylène Farmer et vous de 2005

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