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Analyse de « L’âme-stram-gram »

Posté par francesca7 le 16 février 2013

  « L’âme-stram-gram »

Paroles : Mylène Farmer
Musique : Laurent Boutonnat

issu du site : http://www.sans-logique.com/mylene-farmer/analyses/

 

Avec le clip, nous sommes cette fois transportés dans l’extrême orient du mysticisme, du raffinement, de la folie…et du kamasutra. A la première écoute, « l’âme-stram-gram » déroute. Qu’est-ce que c’est que cette chanson psychanalytique sur fond techno, au thème aussi obsédant qu’incompréhensible ? Mais restons zen…

Analyse de

Le texte est bâti sur une ambivalence, et peut donc se comprendre dans deux directions. Soit le texte littéral assez alambiqué (« j’ouïs », « confesses », « l’essaim », « susurres »), soit le texte qu’on peut entendre, à connotation sexuelle (il devient alors : « jouis », « con/fesse », « les seins », « suce »). Même « l’abdomen » et « l’orifice » peuvent prendre des sens plus coquins, puisque le premier désigne le bas-ventre des insectes : c’est donc une expérience sexuelle que raconte Mylène.

Prenons d’abord le sens du texte tel que Mylène l’a écrit. En même temps qu’elle fait l’amour avec son amant (« en moi, en moi, toi que j’aime »), elle le conjure de lui raconter ses problèmes (« dis-moi quand ça ne va pas »). Mais la relation de Mylène et de son amant apparaît vite très trouble. C’est autant une union charnelle qu’une communion spirituelle que les deux amoureux connaissent.

Mylène « partage son ennui » avec le premier qui « trouvera ça banal », c’est-à-dire qui ne la repoussera pas comme une extra-terrestre pour sa personnalité étrange mais partira du principe qu’elle est une femme comme une autre…tout en étant unique.

En retour, l’homme « se confesse », lui fait d’intimes « confidences » sur son complexe oedipien. Bref, « on se psychanalyse ». Et voilà le fil directeur pour comprendre cette chanson.

La psychanalyse fut mise en place par le docteur Sigmund Freud, et ses héritiers plus ou moins controversés Jung et Lacan, qui désiraient ériger un système permettant de pénétrer l’esprit des hommes malades (particulièrement ceux qui souffraient de mélancolie) pour les guérir. Cela passe par une attention précise accordée à l’enfance et à la sexualité. Qui sont justement les deux thèmes de la chanson.

La psychanalyse est fondée sur l’écoute par le médecin du patient, dont le discours est censé être guidé par des questions précises. C’est exactement la situation décrite dans la chanson, avec « le bourdon » (l’ennui) découlant de la solitude (« des absents »), « l’oreille amie » (qui écoute) et le « divan », sur lequel le patient est traditionnellement allongé durant la consultation.
Le « complexe d’Oedipe » est l’un des thèmes-clés de la psychanalyse. Il correspond au moment dans l’enfance où l’on découvre la sexualité et la différence entre l’être masculin et féminin. Ainsi, le père apparaît comme un rival à détruire pour pouvoir s’approprier la mère. Freud conçoit ce complexe comme un stade obligé pour avoir une sexualité normale. S’il n’est pas dépassé, s’il est seulement refoulé, il peut poursuivre l’homme jusque dans son âge adulte. Il faut alors le réexprimer, lui faire face pour franchir le stade. Mais cela implique de se replonger dans son enfance. D’où le titre.

Am stram gram, c’est ce que font les enfants quand ils doivent choisir, et qu’ils ne savent pas comment choisir. Ils laissent donc leur instinct, leur inconscient guider leurs doigts. Etre enfant, c’est aussi se fier à son instinct naturel pour se diriger. Et ici, quel est le choix qu’on doit faire ?

Et bien, d’abord, on doit choisir entre deux lectures du texte (lu ou écouté), donc deux sens différents : ésotérique et sexuel. C’est un symbole lié à la psychanalyse. En effet, Freud n’hésite pas à dire que « tout est sexuel ». C’est-à-dire que l’on peut trouver une connotation se rapportant à la sexualité à tout discours, rêve ou situation ! « Il n’y a que ça qui nous gouverne ». Ici, le texte dans son sens premier (littéral) est presque incompréhensible…sauf si on lui applique la grille de lecture de la sexualité. C’est un peu comme certaines situations de la vie où on a l’impression de ne rien comprendre, alors que la solution est en nous, et qu’on n’ose pas, ou qu’on ne sait pas, regarder en soi-même. Mylène, elle, n’a jamais hésité à exprimer ses fantasmes dans ses chansons, à dévoiler sa personnalité pour mieux la comprendre. Elle est ainsi en mesure de comprendre des choses sur l’être humain qui échappe au commun des mortels, et d’aider son amant dans ses problèmes psychologiques.

images-7 dans Mylène et SYMBOLISMEOser comprendre les mécanismes de l’âme, c’est s’assurer un pouvoir sur les autres. Elle avait déjà appris dans « Pourvu qu’elles soient douces » à jouer avec l’inconscient des hommes. Cette fois, elle utilise son pouvoir pour secourir son amant, lui offrant son corps et son esprit. On a donc une double image, conforme aux philosophies extrême-orientales, d’une double union des corps et des esprits. On peut évoquer ici la technique psychanalytique du transfert. Le patient accepte d’ouvrir totalement son esprit au médecin, de le laisser pénétrer les replis secrets de son être pour qu’il le débarrasse de son mal, un peu comme si le médecin devenait le patient, le mettant à même de faire face à ses pulsions.

Là encore, on peut y voir peut-être un sens sexuel de possession, en tout cas de communion.
L’âme-stram-gram, c’est retrouver son enfance pour combattre le présent, c’est redécouvrir l’instinct qu’on avait perdu pour choisir sa voie, c’est replonger au fond de soi, avec l’homme choisi pour partager ses pensées.

Ecrire un texte aussi ambiguë pour retrouver son enfance peut paraître paradoxal. Mais c’est bien dans son enfance, selon Freud, que se situe l’origine de sa sexualité, et même de l’être entier et adulte qu’on sera.

Une remarque de forme : on a d’abord l’impression que les vers « J’ouïs tout ce que tu susurres… » forment le refrain, alors que c’est finalement le couplet d’origine qui va triompher dans une danse nerveuse, enivrante et rythmée. La comptine enfantine se transforme en explosion de libido (« bourrée bourrée nœud de mâle »), et le couplet est répété comme une incantation magique, qui mène au nirvana du plaisir…ou à la mort.

Fidèle à elle-même, Mylène Farmer a reproduit deux de ses thèmes favoris : la double nature des choses (surtout celles qui paraissent n’avoir rien à voir entre elles comme l’enfance et la sexualité) et la trahison du langage. Mylène nous montre que ce n’est pas pour rien que certains mots se ressemblent phonétiquement, d’où les lapsus et autres langues fourchées révélatrices de la psychologie cachée. Si « ouïr » et « jouir » se ressemblent, si les mots « suce » et « susurre » sont frères, et surtout si le mot « âme » est contenu dans la comptine « am stram gram » c’est forcément pour une raison inconsciente que nous avons oublié…ou refoulé.

images-8Psychanalyse et complexe d’Œdipe sont des notions sujettes à controverse depuis leur fondation. On peut trouver, sans doute à raison, exagéré de réduire systématiquement tout mal à des pulsions sexuelles refoulées dans l’enfance. Mais, si la psychanalyse n’est le sujet que d’une seule chanson dans la discographie de Mylène, c’est parce que la chanteuse ne la considère que comme une voie possible parmi d’autres. Ce n’est qu’un essai, dans le but de trouver des réponses à ses questions.

Et c’est surtout l’expression d’une forme d’amour, parmi toutes celles proposées dans l’album « Innamoramento ». Un amour fusionnel, basé sur la sensualité charnelle qui n’empêche pas une intense union des âmes, et permettant la réunification du physique et du spirituel.

La recherche du bonheur continue. De l’Amérique vers l’Asie, de la femme branchée de « L’instant X » à l’esprit magique chinois, de l’amour XXL à la psychanalyse de l’âme.

VIDEO DE L’AME STRAM GRAM  http://www.dailymotion.com/video/x35be

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Analyse de « L’instant X »

Posté par francesca7 le 16 février 2013

  « L’instant X »

Analyse de Paroles : Mylène Farmer
Musique : Laurent Boutonnat

« L’instant X » fait partie des chansons atypiques de Mylène Farmer. On lui découvre une facette méconnue et surprenante, comme si nous elle disait : vous voyez, je ne suis jamais enfermé dans un genre, je fais les chansons que je veux quand je veux. Rares aujourd’hui sont les artistes qui résonnent ainsi.

Ces chansons atypiques sont peut-être inférieures à celles plus proches du style mylénien, mais elles ne sont pas dépourvues de beauté. En l’occurrence, « l’instant X » est une réussite pas toujours appréciée à sa juste valeur, défavorisée sans doute par un clip qui fait regretter l’époque Boutonnat et qui doit être interprété à la lueur du texte.

Une assez longue entrée en matière campe un décor de langueur et de répétition. Une musique terne, plutôt plate comme une autoroute, bas de gamme, expression exacte du quotidien d’une citoyenne. Cette impression est confirmée par le texte. C’est « lundi », la narratrice à l’accent gouailleur commence sa semaine, la xième de sa vie. C’est un matin de plus dans sa vie. Va suivre une succession de plaintes, qui ne seront comprises que lorsqu’on aura compris quel personnage Mylène joue ici.
La glu et les brumes font penser à un réveil difficile : la femme a eu un week-end chargé (surtout vers le soir) et doit se lever tôt pour aller au boulot. Mais c’est aussi le sentiment de ne pas pouvoir avancer, d’être prisonnier de la répétition éternelle des jours. Sans compter que cette situation est généralisée à toute « la planète ».

Cette introduction exprime vraiment une journée glauque d’une femme. Elle n’a pas fait la fête avec ses amis, et est restée chez elle à regarder « 30 millions d’amis », alors qu’il pleuvait dehors…

Mylène invoque ensuite sa « comète », comme d’autres invoquent leur bonne étoile. Son étoile à elle est filante… Le sexe n’est pas totalement absent de ce début ou, au moins, l’idée inconsciente est introduite. Quand on connaît le clip, le mot « englue » paraît beaucoup moins innocent. Quant à la comète, sa forme peut évoquer, avec sa tête blanche et sa queue, plus qu’une étoile filante…

images-5 dans Mylène et SYMBOLISME

On commence à mettre le doigt sur ce que Mylène essaie de caricaturer dans cette chanson.
C’est la femme actuelle, occidentale moyenne, libérée, féministe, branchée qui raconte son monde, majoritairement constitué de ses petits problèmes et de ses frustrations. Deux lectures sont alors possibles, et elles peuvent se compléter puisque ce sont deux caricatures, plus ou moins hard, du même type de femme.

La principale préoccupation de la femme actuelle est…ses menstruations. D’où le « bloody lundi » ou « la loi des séries ». « Le styx », fleuve mythologique des Enfers, peut être vu comme le fleuve sanglant qui coule d’elle-même et qui est une sorte de mythe pour toutes les jeunes filles. L’équation, c’est la somme des savants calculs qu’elles font pour se régler, et régler leur vie sexuelle.

« L’heure de prendre la pose », c’est surtout l’heure de changer de protection hygiénique. « Fatal » indique que c’est le destin de chaque femme. « l’hécatombe » et « l’asphyxie » désignent les douleurs ressenties, jusqu’au « vernis qui craque », à force de serrer les poings de douleur.

Mylène est à la fois frustrée et désabusée. Il n’y a pas trace d’amour, d’attachement, même d’homme dans ce texte. La moitié du vocabulaire est composé d’expressions communes, empruntées : le sabir américano-français (« bloody lundi », « humeur killer » : serial killer est une expression complètement passée dans notre langue), l’expression « j’ai un teint de poubelle », c’est-à-dire son make-up. Et bien sûr le « fun », mot-clé de la chanson, principe même de notre société.
Et le fun passe par l’instant X.

Mylène ne semble guère y croire. Même, l’instant X semble bizarrement absent, irréel. C’est normal. Ce n’est rien de plus qu’un désir. Les mots « messie » et « magique » renvoient à des notions de surnaturel, de quelque chose qu’on ne voit jamais. C’est vraiment la chose qui mettrait du piment dans sa vie sans relief. Mais, comme le messie, il ne vient jamais. Mylène reste là, à l’attendre, prenant la pose, ne pouvant que constater « l’hécatombe » qui se déchaîne autour d’elle. En fait, elle attend désespérément le moment où elle jouira vraiment, où l’amour charnel se conjuguera à l’amour spirituel, qui la rendra vraiment heureuse. C’est un peu le personnage du clip de « California ».

Vision terriblement cynique de l’amour, qui, non seulement se réduit à l’orgasme (suspectement solitaire avec cette absence de mâle), mais en plus se réduit au calcul de ses cycles. L’amour est regardé par son côté mécanique : ax+b= tilt. L’acte sexuel est une addition de corps (de membres !) qui produit un son de BD (« tilt ! »). Ce n’est rien d’autre qu’une seconde de plaisir pour une vie d’ennui.

Mais n’est-ce pas l’amour comme on le pratique de nos jours (cf. « Que mon cœur lâche »)? La simplicité désabusée de la phrase « c’est l’instant X », la froideur de la voix montre le travers des femmes actuelles : la petitesse avec laquelle elles traitent l’amour, comme une chose crue, lui retirant ainsi tout attrait. C’est un triste fait de société : ces femmes ont libéré leur sexualité, mais n’ont pas su conserver son caractère beau et puissant. La pornographie a tué la sensualité. Mais la satire prend son sens dans le refrain.

images-6C’est encore par dérision que Mylène reprend une chanson enfantine, comparant de façon assez osée l’acte sexuel avec l’arrivée du père Noël (ne descend-il pas dans la cheminée ?!…). Est-ce encore un produit du fantasme de Mylène sur son père (cf. « Optimistique-moi ») ? ça montre surtout que Mylène ne croit plus en l’instant X. C’est devenu quelque chose de trop banal…On comprend alors la douleur de la chanteuse.

« Zoprack » est l’anagramme de prozack, le symbole des antidépresseurs : élément hélas typique de la vie de la femme banale. Est-ce encore par caricature de ces femmes incultes qui déforment les mots ? En tout cas, la délivrance souhaitée est plus proche du placebo que d’un véritable messie…

Quant aux « ailes », elles représentent l’espoir de pouvoir un jour s’envoler…vers le septième ciel ? Surtout l’espoir de décoller de cette vie terre-à-terre.

La deuxième partie du refrain reprend la phrase « l’an 2000 sera spirituel ou ne le sera pas », célébrissime et largement médiatisée, jusque dans « Elle », le point zéro de l’information ! Et qu’en dit la Mylène de la chanson ? Cool ! « Du fun » ! C’est vraiment la femme coincée dans sa société, consommant tout de la même façon, dénuée justement de spiritualité.

Le deuxième couplet est la répétition du premier. On le remarque d’abord dans la structure. C’est le même système de rimes que dans le premier couplet (« Bloody/lundi/mais qu’est-ce qui/ », dans le second : « Humeur/killer/C’est l’heure… »). Des synonymes sont employés (« séries/cycle ») pour montrer que les choses n’ont pas changé. Comme si Mylène se réveillait le mardi suivant, ou n’importe quel jour, accentuant le caractère englué de la situation. Mylène est enfermée dans une façon de se comporter, de se poser qui ne lui attire que des ennuis. Il est possible que ce behaviour lui soit dicté par la recherche obsédée de l’instant X, d’où son côté prostituée.

C’est, en fait, une femme complètement désespérée, une « pretty woman » qui n’a pas trouvé son Richard Gere. « Un rien devient l’Everest » : la nouvelle sensibilité qui fait pousser des gémissements de douleur quand on se casse un ongle de pied, mais qui laisse froidement indifférente quand son chat se jette par la fenêtre.

L’ironie devient fatale à la fin du couplet, quand l’instant X tourne à l’hécatombe, au carnage, parce que les ébats passionnés font craquer son vernis. Humour de disproportion et d’allusion corrosif. L’instant X est mortel (« pied dans la tombe »), Mylène en ressort à moitié « asphyxiée », mais elle le dit sans la moindre passion. On en vient presque à préférer la période de « Beyond my control », quand l’amour et la mort se mêlaient tragiquement. Au moins, c’était beau. Dans « l’instant X », même ce qui est mortel devient banal.
Encore une fois, il faut inscrire cette chanson dans le contexte des albums. Alors que Mylène essaie de voir la vie autrement en quittant ses neiges originelles pour les plages californiennes, elle découvre le revers de cette société aux vitrines attirantes, les travers de la femme « fashion », au ridicule douloureux.

 

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Mylène et Pierre Leloup

Posté par francesca7 le 15 février 2013

 

Pierre Leloup (Directeur de chorale)
La chorale sur Tomber 7 fois…

Image de prévisualisation YouTube

Pour « Tomber 7 fois… », Mylène n’a pas eu à faire comme pour « Fuck them all », puisqu’elle bénéficia d’une vraie chorale, avec de vrais enfants dedans. Entretien avec le maître d’œuvre, peu loquace.

Pour nos lecteurs qui ne vous connaîtraient pas, pouvez-vous vous présenter ?
J’ai plusieurs fonctions au lycée français de Los Angeles, j’enseigne la musique et l’art dramatique seulement quelques heures par semaine, je dirige la chorale du Lycée et je suis directeur du théâtre Raymond Kabbaz, ma fonction principale.

Quel est le répertoire que vous choisissez en général pour la chorale ?
Le répertoire comprend des chansons françaises contemporaines, mais aussi un répertoire américain. L’amplitude d’âge de mes choristes va du CM1 à la troisième.

Connaissiez-vous l’œuvre de Mylène Farmer avant de collaborer avec elle ?
Un peu. Je suis à Los Angeles depuis vingt ans… Je connaissais quelques chansons de Mylène et j’aimais certains de ses titres.

Comment avez-vous été contacté par la chanteuse ?
Un coup de téléphone de Laurent Boutonnat. J’ai été surpris par sa proposition… Très agréablement surpris.

Comment s’est déroulé l’enregistrement de la chanson « Tomber 7 fois… » ?
L’enregistrement s’est déroulé dans un studio de San Fernando Valley (Los Angeles County). C’était au printemps…

Que pensiez-vous du texte et de la musique de cette chanson, premier titre composé par la chanteuse ?
Très poétique !

Laurent Boutonnat était-il présent ?
Oui… L’enregistrement en lui-même a peut-être duré une heure.

Combien d’enfants étaient présents ? Quel était votre rôle ?
Une trentaine. Je devais préparer les élèves et les diriger.

Comment Mylène se comportait-elle pendant les rencontres que vous avez eues avec elle ?
Elle était très agréable, très humble, visiblement très heureuse d’être avec les enfants.

Mylène et Pierre Leloup  dans Mylène en CONFIDENCES images-300x153

Qu’avez-vous pensé du résultat de la chanson « Tomber 7 fois… » ?
J’ai beaucoup aimé le mixage des voix de la chorale.

Saviez-vous que ce titre a servi pour une publicité pour la marque Aïwa aux États-Unis ?
Non, je ne savais pas…

Suivez-vous la carrière actuelle de la chanteuse et avez-vous conservé des rapports avec Mylène ?
Je ne suis pas sa carrière, parce qu’à Los Angeles, je suis un peu déconnecté de la chanson française et je n’ai plus de contacts avec Mylène.

Quels sont vos projets actuels ?
La liste est longue, je m’occupe surtout de la programmation au théâtre, je viens de monter la pièce « Orgueil et préjugés », je dirige une pièce de Guitry pour juin. Je viens d’organiser un concert de Cabrel le 04 mai à Los Angeles. Et je me prépare à prendre des vacances…

Extrait de Mylène Farmer et vous – 2007

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Mylène et Olivier De Sagazan

Posté par francesca7 le 15 février 2013

Interview de Olivier De Sagazan (Mylène Farmer)

L’artiste Olivier De Sagazan met son corps au cœur de son travail. Avec de l’argile, son visage prend milles formes zombiesques et inquiétantes. C’est à la fois flippant et envoutant.


L’auteur de cet article a découvert Olivier De Sagazan, à l’occasion d’une performance qu’il a donné à l’Espace Kiron à Paris (le 31 mars 2012). Installé au milieu de la scène, habillée d’un costume, il est assis face aux spectateurs. Derrière lui, 2 tôles métalliques, et devant, des pots d’argiles, de peintures et divers objets. Pendant 20 minutes, sans musique, il va mètre sur son corps les substances argileuses, qui vont, comme par magie, pendre sur lui des formes curieuses. Progressivement, il se met en état de transe, il murmure, pousse des cris, il donne des coups dans les tôles, son costume glisse, laisse la place à son corps squelettique et son visage disparait pour en faire apparaitre d’autres. Il quitte la scène, il laisse le sol en chantier et des traces de matière (qui ressemblent à une peinture de Francis Bacon) sur les tôles encore agitées. Oui sa perfo vous prend aux tripes !

Mylène et Olivier De Sagazan dans Mylène et L'ENTOURAGE intro2s-300x293

Ta fibre artistique date t’elle depuis ton enfance en Afrique ? 
Je suis né entre deux rives, sur un bateau qui allait de Bordeaux à Brazzaville. Mon travail est un peu aussi à l’image de ce croisement entre l’Occident et l’Afrique, l’intelligible et le sensible, la raison et un monde plus obscure où ce qui nous habite et nous fait désirer, constitue une sorte d’innommable qu’on ne peut exprimer que par la danse, le théâtre et les arts plastiques en général. 

Tu es à la fois peintre et tu fais aussi des performances. Ces perfos sont-ils une version 3D e tes tableaux ? C’est une façon de faire sortir tes œuvres de leur format rectangulaire et plat ? 
Une forme ne m’intéresse que quand je lai annexée en l’a vivant » je prendrais cette phrase de Braquescomme mienne pour exprimer mon désir depuis toujours de rentrer dans mon œuvre, d’y laisser une empreinte physique de mon corps et de ce qui l’anime, aussi un jour ai je fini par devenir « un artiste sans chevalet », peignant et modelant directement sur mon corps, utilisant celui ci comme pour peindre en directe sur la rétine des spectateurs.

Pour tes performances tu utilises quoi comme matière ? Tu retravailles/recomposes de quelle manière cette matière ? 
Ma base est de l’argile qui adhère remarquablement sur la peau et lui ressemble dans sa ductibilité. Le corps par ses extensions argileuses devient protéiforme, et je pilonne à plaisir des gueules d’animaux et d’hommes mutants qui se succèdent à l’infini.

 my1 dans Mylène et L'ENTOURAGE

De quoi parles tes performances ? 
Le visage est l’espace au monde le plus sacré, parce qu’il se confond avec l’identité même de la personne. Le surmodelage du crâne et de la face permet d’explorer ce champs de force qui fait ce communiquer notre mystérieuse Intériorité avec le Monde. Changer de face c’est du même coup comme ouvrir sur l’infini de nos ressentis et de nos pensées. Cette performance voudrait projeter le spectateur dans l’abime de cet innommable que nous sommes mais que le langage, les règles morales, le conformisme et le simple fait de l’adhérence à la vie ont concouru à niveler. Réactivés la sensation profonde que notre Je est un Autre, voilà ce qui m’intéresse.

Avant ta perfo, tu as l’air détendu et serein. Tu vends tranquillement tes DVD. Quelle est ta préparation (mentale et physique) avant d’entrer en scène? 
J’ai une longue préparation ou je m’échauffe physiquement et surtout mentalement pour tenté d’être le plus conscient possible. J’ai l’impression de monter sur un ring où je joue ma vie. Je me répète: c’est à moi, je vais essayer encore une fois, essayer d’aller plus loin , aller derrière mon visage, aller à ce qui tient mon visage , je n’ai pas de visage, j’en ai des milliers, je ne suis pas mon visage, il faut ouvrir ma tête , je veux la faire exploser, je veux comprendre ce que c’est, ce que ça veut dire, qui veux quoi dans comment et comment ça fait pour le dire.

Dans tes performances, on voit apparaître de nombreux personnage, entre fantômes/zombies et sorcières Voodoo. Les personnages que tu fais apparaître sont-ils les fantômes/spectre de l’âme humain (ou animal) ? Tu peux nous les présenter ? 
Ces personnages c’est ce Moi, ces Mois, comme misent à nu par la terre, masqué dans un carnaval les gens disent sans complexe tout d’eux même. Ici de la même façon, ce travail en aveugle fait que j’exprime tout ce que je ressens à l’intérieur de moi sans correction aucune des masques qui se succèdent.

Tes perfos sont proche de la transe. Ce sont tes nombreux voyage en Afrique qui t’on inspiré cette forme de rituelle? 
Le fait même d’être au monde est un voyage qui devrait susciter à tous des formes de transe et d’angoisses ou d’exaltation à répétition. Effectivement la performance est une forme d’expression libre où s’amplifie ce sentiment océanique d’être au monde dans une forme d’étrangeté radicale à soi même.

A la fin de ta perfo, les éclats de « boue/peintures » donnent une fresque proche d’une œuvre de Francis Bacon. C’est un artiste qui te touche ? 
Bacon est dans le domaine de la peinture l’artiste qui me touche le plus, dans la littérature ce seraitBecket et Artaud dans son engouement pour le retour à la vie.

Tu vends par la suite le résultat de tes éclats sur la tôle ? 
Je retouche sur Photoshop certaines photos de mes performances, puis après impression sur métal ou Dibond, je les retravaille à la peinture dans un désir ultime de phagocyter une dernière fois ces objets machiniques et en faire des objets uniques.

 a-lombre dans A L’Ombre

Tu utilises le terme de « Transfiguration » pour décrire le travail « brut » de tes perfos/peintures. Tu peux nous éclairer sur le sens de ce mot, pourquoi le choix de ce mot? 
Je n’ai pas trouvé mieux, défiguration sous entend juste la perte d’une matrice, transfiguration souligne le passage par la figure et son dépassement.

Dans quel état d’esprit abordes tu la création d’une une nouvelle peinture ? Quelle est ta méthode de travail ? Tu as un grand atelier? 
J’ai travaillé seul dans un atelier la peinture et la sculpture comme un moine, aujourd’hui avec cette performance Transfiguration qui a fait un buz sur YouTube, je vais un peu partout dans le monde, il y deux semaines c’était la Corée au Chuncheon International Mime Festival, et là je rentre du FITBH festival de performance au Brésil où je m’occupais aussi d’un master, car je commence un peu partout à initier des étudiants en danse et théâtre à se travail avec la terre. Je repars sur Glasgow dans trois semaines dans ce même cadre de performance et master class pour le festival Surge et en Suisse pour une exposition autour du corps en peinture.

Es tu un rat des villes, un chat d’appartement, un poisson dans l’eau, un oiseau migrateur, ou un hérisson écrasé sur une route de campagne ? 
Donc plutôt oiseau migrateur aujourd’hui.

Ta façon de t’exprimer sur scène me fait penser aux artistes de la musique industrielle telle que Rosa Crux, Einturzende Neubauten, Test Dept, Virgin Prunes. Tu écoutes de la musique industrielle ? Tes artistes (et mouvements) préférés ? 
Oui j’aime beaucoup ces groupes sus cité mais j’aime bien d’autre chose comme le nisi dominus deVivaldi que j’intègre maintenant toujours à Transfiguration quand je me transforme en femme.

 Photos sur le site : http://www.foutraque.com/inter.php?id=144

Je rappelle ici le nouveau clip de Mylène Farmer : A L’OMBRE VIDEOImage de prévisualisation YouTube

nefdesfous.free.fr

auteur : Paskal Larsen – pjulou@free.fr

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Mylène pour Graffiti

Posté par francesca7 le 14 février 2013

Mylène Farmer pour Graffiti

En décembre 1987 Interview de Mylène pour Graffiti

Mylène pour Graffiti dans Mylène en INTERVIEW mylene-1

« sans contrefaçon » semble suivre le chemin du succès.
- complètement, car lorsqu’on propose un disque au public on n’est jamais sûre de soi, on doute, c’est normal.

Comment est née cette idée ?
- c’est parti d’une musique de Laurent Boutonnat et le texte est venu se greffer ensuite. C’est moi qui l’ai écrit et il se réfère à l’enfance, c’est un énorme clin d’œil à mon vécu de fille manquée. C’est vrai, lorsque j’étais une gamine, je ne m’intéressais guère aux choses dites féminines. Par exemple, je ne jouais jamais à la poupée, je préférais déjà les petites voitures, je n’avais pas d’amies filles, mais plutôt des copains. Attention, cette chanson n’est pas n règlement de compte. Ce ne fut pas comme on pourrait le croire, ni traumatisant, bien contraire, j’ai vécu mes particularités avec une sacrée bonne santé notoire.

Et le nouvel album ?
- eh bien il est en construction.

Laurent Boutonnat n’ a pas envie d’une gloire au grand jour ?
- non, pas vraiment. Lui, sa passion se situe derrière la caméra. Son rêve serait de monter un film long métrage en tant que réalisateur et puis de continue rà composer de la musique.

Aurait-il pensé à Mylène, version comédienne ?
– il en est question.

Et le clip de « Sans contrefaçon » ?
- lui aussi, il est en cours d’élaboration mais, pour l’instant, il s’agit de rattraper le retard accumulé et puis miss farmer n’est pas une artiste pressée !

Tu n’entends pas occuper les médias avec un blabla inutile…
- Le rêve et le mystère, ce sont des données inhérentes au métier de chanteur.

Es-tu équilibrée ? Tu parais écorchée…
- non, il faudrait que j’ai une vie solide, mais j’ai l’impression que c’est une mission impossible.

Ton appartement te ressemble-t-il ?
- il est clair et peu meublé, c’est tout ce que j’ai envie de vous en dire !

Tu revendiques fermement une certaine élégance…
- Je n’apprécie guère les jeans et je privilégie les belles fringues des créateurs aux vêtements passe-partout et sans âme. Ou alors, je préfère ne rien porter du tout !

T’intéresses-tu à la télévision ou à la radio ?
- je n’apprécie guère le vent de médiocrité qui souffle sur la création française. C’est n’importe quoi et c’est n’importe comment. C’est pauvre. Il n’y a guère que les émissions consacrées aux animaux qui m’intéressent et puis « Face à France » sur la 5, qui semble manifester plus d’ambition que les autres.

Et E.T… ton singe, comment va-t-il ?
- Bien merci ! Il griffonne, il est aussi hyper sensible, il perçoit des choses et souvent, j’ai l’impression qu’il comprend tout ce que je lui dis. En fait, c’est comme un bébé et pourtant ce n’est qu’un singe. Je sais que cela peut paraître troublant et nombreux sont ceux qui doivent penser que je suis cinglée ! Mais entre E.T et moi, c’est l’harmonie parfaite, alors pourquoi le nierais-je ?!

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Mylène sur France SOIR

Posté par francesca7 le 14 février 2013

 

Le 13 novembre 1987

MYLENE Farmer s’amuse à brouiller les pistes / Entretien avec Catherine DELMAS

 Mylène sur France SOIR dans Mylène en INTERVIEW mylene-tv

A propos de son travail à quatre mains avec Laurent Boutonnat :

- Laurent Boutonnat écrit les musiques. Je reste auprès de lui. Et, la tête à l’ombre, j’écris des textes.

A propos de l’ambiguïté mise en scène dans son dernier 45 tours. « Sans contrefaçon »

- je n’ai pas eu à me forcer. Quand j’étais petite, beaucoup de gens me prenaient pour un garçon.

Et… j’aimais ça !

A propos de son aisance face à la caméra, qui contraste avec sa timidité évidente :

- j’avais fait du théâtre. En tournant les clips, je me suis rendu compte que cette complicité-là est très attirante.

A propos de sa reprise toute récente de « Déshabillez-moi »

- une idée en l’air ! J’ai couru au Drugstore acheter le disque de Juliette Gréco. Et le lendemain, nous avions créé une nouvelle version.

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Mylène, de nature solitaire

Posté par francesca7 le 14 février 2013

Mylène Farmer : «Je suis d’une nature solitaire»

INTERVIEW -À l’occasion de la sortie de son album Monkey Me et de sa tournée, la chanteuse française se confie. (Avec TV Magazine)

 

Mylène, de nature solitaire dans Mylène en INTERVIEW monkey-myleneSon nouvel album, Monkey Me, sortira le 3 décembre. Douze titres composés par Laurent Boutonnat sur des textes de Mylène Farmer. Un mélange éclectique où cohabitent des morceaux pop-rock émergeant d’une base électrique, de sons de batterie, de guitares et de saxo. Les paroles manient les thèmes chers à l’interprète, mais teintés d’une fraîcheur et d’une poésie qu’on ne lui connaissait pas. En exclusivité pour TV Magazine, Mylène Farmer se livre à un exercice rare pour elle: l’interview-confession. Voici la star comme vous ne la lirez jamais.

TV MAGAZINE – Mylène Farmer, votre dernier album remonte à deux ans. Vous nous aviez habitués à des intervalles plus longs…

Mylène Farmer- Oui. Je ne m’en rends pas compte. Deux ans dans un monde chronophage, où chaque jour engloutit le temps, cela paraît une éternité. Il s’agit probablement d’un manque et de l’envie de remonter sur scène.

Monkey Me marque la reformation de votre tandem artistique avec Laurent Boutonnat. Qu’est-ce que votre «infidélité» vous a apporté?

Il ne s’agit pas d’infidélité! Mon précédent album, Bleu noir, n’était autre que le fruit de rencontres avec Moby, Archive et RedOne. Ils m’ont proposé des chansons qui ont provoqué mon désir et l’envie d’écrire… C’est aussi simple que ça. En outre, Laurent Boutonnat travaillait de son côté sur d’autres projets.

On vous connaissait rousse et vous vous montrez blonde platine sur l’album et les affiches de votre tournée. Que s’est-il passé?

Moi aussi, je me connaissais rousse! (Rires.) Mais sous le roux se cachent d’autres couleurs. Ne sommes-nous pas tous constitués de mille facettes? Celle-ci avait envie de vivre…

Quel look allez-vous adopter pour votre tournée? Et quelles surprises avez-vous concoctées pour ces concerts?

Je ne peux y répondre maintenant. Mais, puisque vous l’évoquez, le mot surprise sera bien au rendez-vous.

Une nouvelle fois, vous avez battu le record de réservations en un minimum de temps. Cela vous touche-t-il encore?

Je suis bouleversée à chaque fois! Tellement bouleversée… Et, quelques instants plus tard, totalement affolée! Il est impensable d’être blasée par un geste d’amour comme celui-ci. C’est un véritable cadeau et une responsabilité aussi. On ne veut pas décevoir ni se décevoir. On a donc un an pour se préparer à embrasser le regard de tous ceux qui ont la générosité d’attendre.

Quels conseils donneriez-vous à ceux qui écoutent vos chansons pour garder de l’espoir dans un monde aussi dur?

Le monde a toujours été dur. Sous certains aspects, il l’est peut-être moins aujourd’hui, même s’il est autrement cruel. Moins solidaire, plus solitaire aussi. Je ne peux que penser à ceux qui sont bien plus malheureux, dans le besoin ou cloués sur un lit d’hôpital, et me dire qu’il faut affronter la vie et trouver des pépites dans des moments simples, ces moments qui sont souvent à portée de soi, mais qu’on ne voit plus. Être aimé de quelqu’un ou d’un plus grand nombre reste l’essentiel de la vie. Se préoccuper d’autrui rend meilleur.

monkey-me-mylene dans Mylène en INTERVIEWOn vous dit solitaire. Pouvez-vous nous décrire une de vos journées quand vous ne travaillez pas?

Vous voulez dire quand je ne travaille pas comme une personne qui doit se rendre quotidiennement à son bureau? (Sourire.) C’est un grand privilège de n’avoir pas le sentiment de travailler, même lorsque je finis une séance de studio à 2 heures du matin ou lorsque je sors de scène exsangue. C’est du travail, mais je ne le vis pas comme un poids ni comme une obligation. C’est un choix et une immense chance. Je dois certainement partager ce sentiment avec toutes les personnes passionnées par ce qu’elles font. Mais je suis, c’est vrai, d’une nature solitaire. J’ai besoin de m’occuper de mes animaux, de dessiner, de nager, de regarder des films et je retrouve mes amis avec d’autant plus de plaisir…

Quels sont les journaux et les émissions de télévision que vous suivez régulièrement?

Je ne regarde pas beaucoup la télévision finalement, surtout en période de travail. Mais j’ai toujours aimé les débats, quand les points de vue sont exprimés avec respect. La télévision est un média parfois trop pressé pour traiter le fond des choses. Je n’aime pas le cynisme systématique et la télévision bruyante. Il m’arrive de dévorer des séries comme Downton Abbey,Dexter ou Les Tudors et je regarde toujours avec autant de bonheur Un jour, un destin. Dans le fond, je ne recherche pas l’information à tout prix… Je la laisse me cueillir au détour d’un article, d’un reportage.

L’industrie musicale souffre et les ventes de CD ne cessent de baisser. Imaginez-vous un jour ne plus pouvoir sortir de disques?

Chaque époque a connu la disparition d’un support. Il y aura toujours des disques physiques, même si le digital annonce une ère nouvelle. En tout cas, il y aura toujours un rapport affectif à l’objet quel qu’il soit. Les albums ou une autre forme restant à inventer rencontreront toujours un public. La musique existait dès la naissance de l’humanité.

Que pensez-vous des télé-crochets? Est-ce un miroir aux alouettes, un mal nécessaire ou le seul moyen aujourd’hui d’être découvert?

Je ne peux pas juger cette génération d’émissions puisque je ne les connais pas bien. Mais je suis toujours un peu gênée quand l’art devient un concours.

Le Québec, où vous êtes née, est en proie à de violents mouvements protestataires. Avez-vous conservé des attaches là-bas?

La violence m’a surprise dans ce pays, à la réputation modérée. Je n’y ai conservé malheureusement aucune attache… Si ce n’est l’envie d’y retourner pour ses paysages de neige et peut-être transporter le prochain spectacle là-bas…

Quels artistes récents vous semblent dignes d’intérêt?

Je suis impressionnée par Muse. Et par Matthew Bellamy, qui est aussi fascinant que Freddie Mercury!

Que pensez-vous des réseaux sociaux et des sites si nombreux qui vous sont consacrés?

Je suis fascinée par la vitesse de l’information et la possibilité pour de nombreuses personnes de partager instantanément des sujets communs. Je pense aussi à ceux qui n’y ont pas accès. Avec qui partagent-ils leurs passions? Aussi, je ne m’attarde pas sur les sites qui me sont consacrés. J’aurais l’impression d’entrer, sans y avoir été invitée, dans une pièce où les gens parlent de moi.

Une photo vous montre avec un gibbon. Est-ce celui que vous avez adopté il y a plusieurs années?

m-de-je-te-dis-tout1Non. E.T. était un singe capucin, plus menu. Elle a partagé ma vie pendant plus de vingt-cinq ans. Il s’agit ici de Betty, une demoiselle de 4 ans, qui a été volée lorsqu’elle avait 3 mois et retrouvée huit mois plus tard. J’ai croisé son chemin grâce à Vincent Lindon, qui m’a un jour envoyé une petite vidéo d’elle sur le tournage de son film Augustine . J’ai immédiatement contacté le parc zoologique du bois d’Attilly, où elle vivait. C’est une rencontre inoubliable, une émotion tellement forte. Elle était d’une douceur incroyable. Quant à E.T., elle me manque terriblement…

L’avez-vous remplacée?

Non. Elle restera l’unique.

Avez-vous déjà décidé d’une date à laquelle vous arrêteriez de vous produire sur scène ou d’enregistrer des disques?

C’est, semble-t-il, une question qui taraude beaucoup les médias, mais, vous savez, il y a dix ans déjà, on me demandait: «Quand saurez-vous que ce n’est pas le combat de trop?». Je ne me projette pas dans l’avenir. Trop angoissant. Quand le désir n’existera plus, alors je me volatiliserai.

 

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Tristana on en parle encore

Posté par francesca7 le 12 février 2013

        Tristana on en parle encore dans Mylène et SYMBOLISME f9-300x232 Réalisé tout de suite après Libertine, Tristana se termine aussi par la mort de son héroïne. La mort du premier personnage résonnait pendant le générique comme une fin, jouant sur la nouveauté qui consistait à montrer la disparition définitive de l’interprète de la chanson objet du clip. Difficile après ce “coup” de rendre crédible sa réapparition dans le clip suivant, et encore plus de refaire l’expérience d’une seconde mort du personnage. Contrairement au réalisme de l’action de Libertine qui se déroulait dans une reconstitution des milieux mondains du XVIIIeme siècle, le traitement du conte que subit Tristana modère cependant ce nouveau trépas en le situant dans un onirisme certain. La situation temporelle de la diégèse se fait avant tout par les images d’archives de la révolution russe d’octobre et non pas par les attributs historiques approximatifs des personnages ; les costumes et les décors ne suffisent pas au spectateur pour placer l’histoire dans le temps. Lors de la séquence finale, comme une princesse insensible au baiser de l’homme attendu, la nouvelle disparition du personnage se révèle moins frustrante pour le spectateur qui peut ici encore situer la chanteuse dans le clip. La voix over de celle-ci réapparaît à l’extrême fin du clip pour répondre justement à une question relative à son éventuel statut de défunte. Interrogation d’un personnage se faisant le relais du spectateur et qui se voit répondre : « -Je ne sais pas. ». En élevant ainsi son héroïne au rang de déesse (seule personne pouvant exister entre la vie et la mort), Boutonnat confirme la tendance qui le mènera plus tard à l’autodestruction de son œuvre, et ancre parallèlement celle-ci dans des films de genre qui admettent la mort de ses personnages.


 

 

 

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Symbolisme de QUAND !

Posté par francesca7 le 12 février 2013

QUAND de MYLÈNE FARMER

Symbolisme de QUAND ! dans Mylène et SYMBOLISME 71644_306_people-136x300Deuxième extrait du nouvel album MONKEY MEQUAND est un titre pour lequel MYLÈNE FARMER s’est surpassé.

Un véritable enchantement pour les amoureux de la langue française, un raffinement dans les rimes qui dépasse même celui des trouvailles de Bénabar.

Quel plaisir d’écouter en boucle les paroles de QUAND où Mylène Farmer, inventive, fait débuter ses phrases en échos par « Toi », « Moi », « Vois », et fait se répondre « Quand » et   »Grand ».

Ah! Et puis il y a de véritables morceaux de bravoure, comme celui-ci:

« Les étoiles tombent une à une
Les bougies sont de fortune
Et ces vagues de nausée
Tu vois j’ai l’âme enserrée »

On dirait du Shakespeare, non?

Oh! Et cet enchaînement digne des plus beaux passages de la poésie française (les trois petits points marquent les pauses de la chanteuse):

« Comm… ent t’y prends-tu
Au moins le sais-tu
Pour mener ta… vie?
Dans… le vent j’entends
Tes renoncements
La… mélodie dure se répand. »

Tout y est: rimes en « tu », répétitions des « en »… Du grand art je vous dis!

Venez rejoindre le forum de Francesca http://devantsoi.forumgratuit.org/

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Esthétisme de Mylène Farmer

Posté par francesca7 le 10 février 2013

 

De 1984 à 2012, beaucoup de choses ont changé, mais pas le visage de Mylène Farmer. À 51 ans, ses traits sont les mêmes qu’au début de sa carrière. Comment ? Voici les hypothèses les plus logiques.

 Esthétisme de Mylène Farmer dans Mylène et des CRITIQUES images-11

À voir l’évolution du visage de Mylène Farmer en 28 ans, on se rend compte que justement, il n’y en a pas (voir diaporama ci-dessus). La peau est toujours aussi lisse et blanche, comme tendue par un lifting permanent que l’on sait impossible : la chanteuse n’irait jamais s’allonger sur une table d’opération, c’est bien connu. Tel la Joconde ou un monument inscrit au patrimoine mondial de l’Unesco, le faciès de Mylène reste inchangé, qu’importent les années qui lui passent dessus. « Qu’est-ce donc cette diablerie ? », comme dirait Godefroy de Montmirail. Éléments de réponse.

1 – Un pacte avec le diable ?

On en est presque sûrs : il s’est passé quelque chose entre Mylène Farmer et le malin. Cette chevelure rouge comme les flammes, ce regard à la lueur sombre et cette thématique récurrente de la mort dans ces chansons… l’hypothèse d’une association entre la chanteuse et le roi des enfers n’est pas entièrement à écarter. D’ailleurs, en écoutant les paroles d’ À l’ombre, on entend très clairement : « Le diable harcèle mes lendemains ». On ne peut plus explicite, non ?

2 – Une descendante de Dorian Gray (attention spoiler) ?

Et si, comme le personnage inventé par Oscar WildeMylène Farmer transférait ses marques de vieillesse dans un objet ? Après tout, rien ne nous dit qu’elle ne planque pas un portrait dans un box de rangement quelque part dans le monde, qui encaisse tranquillement le poids des années à sa place. « Je n’arrive pas à me projeter dans l’avenir », expliquait-elle sur TF1. Peut-être parce qu’elle se projette ailleurs ? Sur un tableau, par exemple ?

3 – C’est un vampire

Comme Isabelle AdjaniMylène Farmer a souvent été représentée comme un vampire dans des sketches. Mais il n’y a pas de fumée sans feu : après tout, mis à part dans ces clips, la chanteuse a rarement été vue en plein jour. Oiseau de nuit, on ne l’a jamais vue non plus en train de manger de l’ail. Est-ce suffisant pour considérer que l’immobilité de son visage est due à un régime très sanguin ? À vous de voir.

4 – Un bon coup de bistouri ?

C’est l’hypothèse la moins crédible. Mais le twitto/chroniqueur Emery Doligé ( @MryEmery), comme d’autres utilisateurs de Twitter, écrivait hier soir : « Mylène Farmer ne peut plus bouger son visage. Trop de chirurgie. » Même si certaines mauvaises langues affirment que Mylène a eu recours à la chirurgie esthétique, nous savons bien que tout cela est faux. Pascal Nègre, le patron d’Universal, est de cet avis : « Juste n’importe quoi !! », a-t-il répondu à celui qui osait évoquer la possibilité que la chanteuse soit une habituée des tables d’opération. À moins qu’elle n’ait une molécule de conservation ultra-performante dans le sang, il va falloir se reporter aux solutions 1, 2 et 3 pour comprendre le mystère du visage de Mylène Farmer.

 

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Bien ou mal pour Mylène Farmer

Posté par francesca7 le 10 février 2013

 

Tout va bien, Mylène Farmer va mal

Au programme, spleen baudelairien, doute, peur, naufrage existentiel, au-delà… C’est la grammaire habituelle de la chanteuse et dans Monkey Me, les textes ont bien sûr le moral à zéro. Mais ils sont portés par de l’euro-dance qui invite à bouger, à lever les mains en l’air, à allumer les briquets. Générations désenchantées, allez! 

Tout va mal, Mylène Farmer va bien

L’envie de vivre, l’amour du public, l’amour tout court… C’est la face B de Monkey Me. Des textes qui ont la pêche portés par de la dance évaporée, des guitares, du nerf et du vocoder. Enjouée, pleine d’espoir, zen, c’est une Farmer qui ne se pose pas de question. Mantra Me, va! 

Tout est bien, Mylène Farmer chante des comptines

Erotissime, avec Love dance, une comptine birkinesse, années 1970 (pas mal, pas mal). Gothissime, avec Nuit d’hiver, de l’électro-industriel, sur des paroles minimales, deux phrases toutes simples : « Eh, oh, ce matin/Y’a Chloé qui s’est noyée. » Edgar Poe, c’est quand tu veux. 

Verdict

Bah, comment dire. Ou pas. C’est un disque bicéphale, écrit par Mylène Farmer, composé par Laurent Boutonnat, et chanté prochainement par des armées de fans à BercyMonkey me ne décevra pas ceux qui ont plébiscité le CD précédent et ne convaincra pas les autres qui ont éteint Radio Farmer depuis les années 1980. 

 

Image de prévisualisation YouTube

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Lumières sur le spectacle de Mylène F.

Posté par francesca7 le 9 février 2013

 

Confidences de Fred Peveri (Concepteur lumières)

 

Fred Peveri est présent à la lumière sur les spectacles de Mylène depuis le premier concert de 1989. De lui dépendent les ambiances visuelles qui sont une partie très importante des shows de la star. Autant dire qu’il connaît bien Mylène et sa façon de travailler.

Lumières sur le spectacle de Mylène F. dans Mylène en CONFIDENCES my3Pour les lecteurs et fans de Mylène Farmer, vous êtes un nom parmi d’autres crédités sur les livrets d’albums et de DVD. Quel a été votre parcours pour vous retrouver aujourd’hui concepteur lumière ?
J’ai débuté ma carrière très jeune, à l’âge de dix-huit ans, après des études que j’ai achevées au niveau bac C et curieusement, j’ai commencé en tant que technicien au son ! Pendant plusieurs années, j’ai touché aux divers secteurs du spectacle en tant que moto reporter ou dans le domaine de l’animation. J’ai même été manager d’une boîte de nuit à l’étranger… Ma première approche véritable avec la lumière en tant que concepteur, je l’ai faite avec Yves Duteil pendant trois ans à partir de 1985. Puis, j’ai rencontré Jean-Jacques Goldman en 1988 par l’intermédiaire de Thierry Suc. Il m’a confié la création de son spectacle en 1991 et depuis je continue toujours à travailler avec lui ! Grâce à cela, mon carnet d’adresses s’est rempli et j’ai pu rentrer en contact avec de nombreux artistes pour réaliser les lumières de leurs spectacles les années suivantes, de Jean-Louis Aubert à MC Solaar, en passant par Claude Nougaro, Florent Pagny, Patrick Bruel, Julien Clerc, Yannick Noah, Michel Sardou et Mylène Farmer, bien sûr.

Y a-t-il un nom qui vous convient mieux qu’un autre pour englober votre art : metteur en lumière, concepteur des lumières, direction des éclairages ?
Je dirais « concepteur lumière » ou « réalisateur lumière ». Plus qu’une évolution du terme, c’est une évolution de notre art qui a eu lieu depuis dix ou quinze ans. Du moins dans les spectacles majeurs comme ceux de Jean-Jacques ou ceux de Mylène.

Votre attrait premier vers la luminosité et la couleur provient-il du plaisir à travailler avec un matériau éphémère ?
Certainement ! Mais je pense que c’est aussi la grande latitude à exprimer des sentiments en rapport avec la sensibilité de chaque concepteur. Depuis plusieurs années d’ailleurs, nombre d’artistes ou de producteurs me demandent fréquemment de concevoir, en plus de leur lumière, leur scénographie, le décor, voir la mise en scène.

C’est le cas pour Lara Fabian non ?
Oui, lors de ses tournées 2000/2001 et 2002/2003 où j’avais assuré le décor et la mise en scène !

Votre première incursion dans la carrière de Mylène Farmer date de sa seconde tournée au milieu des années 1990. Connaissiez-vous son parcours avant que l’on vous propose cette collaboration ?
En réalité, j’étais déjà présent au cours de la première tournée de Mylène en 1989 en tant qu’opérateur console ! Ce n’est que sur sa deuxième tournée que j’ai été engagé en tant que concepteur des lumières. Je n’avais jamais croisé Mylène auparavant mais, dans les années 1980, j’avais été sensible à certains de ses climats musicaux et aux textes propres à son univers. En ce qui concerne les clips, on ne pouvait pas passer non plus à côté, tant les atmosphères étaient spécifiques, entre autres celle de « Libertine ».

 myl4-300x99 dans Mylène en CONFIDENCES

Interview issu de Mylène Farmer et vous de 2005

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Tour 96, Mylène et son danseur

Posté par francesca7 le 9 février 2013

Interview d’un danseur du TOUR MYLENE 96

confidences de David Matiano (Danseur)

 

Tour 96, Mylène et son danseur dans Mylène en CONFIDENCES myJuste après la première du Tour 96, Toulon, le fanzine MFIFC a pu recueillir les confidences de David Matiano, danseur de la tournée.
Malheureusement, la qualité d’impression du fanzine était très médiocre, ce qui rend de grands passages de l’entretien illisibles, ils ne sont donc pas retranscrits ici.

Peux-tu nous parler brièvement de toi ?
Oui, je m’appelle David Matiano, je suis né et j’ai grandi au Mexique mais j’habite à New York.

Comment s’est passée ta rencontre avec Mylène ?
Elle est venue à New York pour procéder à un casting afin de recruter des danseurs pour son show en Europe.

Comment Mylène a-t-elle choisi ses danseurs ?
En fait, dès le premier coup d’œil, elle savait quels danseurs elle allait engager. Mylène Farmer est une personne qui va jusqu’au bout de ses idées. Les séances de casting ont duré assez longtemps, mais elle ne s’était pas trompée, car les danseurs finalement engagés étaient ceux qu’elle avait repérés.

Avais-tu déjà entendu parler de Mylène Farmer avant ce moment ?
Non, pas du tout ! Elle n’est pas connue aux States.

Ne penses-tu pas que Mylène est en quelque sorte une Madonna à la française ?
Je ne me rends pas bien compte, parce que je ne m’intéresse pas à la musique pop. Je ne connais ni le répertoire ni les shows de Madonna. Il m’est donc difficile de faire la comparaison entre les deux chanteuses. Ce sont surtout les médias français qui les comparent sans cesse. C’est une erreur ! Vous les français, vous avez une culture qui vous est propre et qui est ancienne. Mylène elle-même a une sensibilité qui lui est personnelle. Elle n’a rien à envier à Madonna. En revanche, l’autre jour, je regardais du rap français à la télé, ça n’était qu’une pâle copie du rap américain, par les gestes et la musique.

my2 dans Mylène en CONFIDENCESQu’écoutes-tu comme genre de musique ?
J’aime Bob Marley, mais quand j’étais jeune, j’écoutais beaucoup les Beatles.

Quels sont tes rapports avec Mylène ?
Au début, ils étaient assez distants, voire inexistants. Puis, quand elle a appris que j’aimais beaucoup le poète Baudelaire, elle est venue me voir et nous en avons discuté. Depuis, nous sommes plus proches.

Comment travaillez-vous les chorégraphies avec Mylène ?
Mylène est quelqu’un qui a beaucoup de respect pour la personne humaine et qui ne s’énerve jamais. Si quelque chose ne va pas, elle nous explique calmement ce qu’elle désire.

Quelle est ta chanson préférée de Mylène ?
« Rêver », c’est une magnifique ballade. 

 

Issu de MFIFC – 1996

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Lonely Lisa, confidences de Twill

Posté par francesca7 le 9 février 2013

Mieux Connaître Mylène Farmer qu’un Remixe

confidences de Twill dans Lonely Lisa

 

 

Peux-tu nous dire comment et quand vous-êtes arrivés Yohanne et toi sur le projet de remix du nouveau single de Mylène Farmer, LONELY LISA ? Qui vous a contacté ?
Quelques semaines avant la sortie du titre, nous avons tout simplement été contactés par Universal, avec qui nous avions déjà travaillé sur d’autres projets.

Lonely Lisa, confidences de Twill dans Mylène en CONFIDENCES fanethae5-184x300Comment s’est passé ta collaboration avec Yohanne Simon ? Vous êtes-vous partagé le travail ?
Yohanne et moi sommes amis depuis de nombreuses années, on a donc déjà pas mal bossé ensemble que ce soit sur des remix ou sur des titres originaux. On fonctionne bien ensemble même si dans un duo il y a toujours des compromis à faire. Dans le cas du remix de « Lonely Lisa », que ce soit la recherche d’idées, le travail du son, la structure ou le master, on a tout fait ensemble.

Le pont de votre remix est Dubstep, D’où vient cette idée ? Pourquoi n’avoir pas livré un remix 100% Dubstep ? Que penses-tu de ce style de musique qui commence à se démocratiser partout ?
Avant d’être producteurs, je suis Dj et Yohanne est pianiste mais on aime avant tout la musique. On se tient au courant des morceaux qui vont sortir, on essaye d’anticiper sur les prochaines tendances musicales et il est de plus en plus probable qu’une vague Dubstep envahisse la France dès la rentrée prochaine. Pour en revenir au remix, l’idée était de mettre en valeur le break et la voix de Mylène, d’assombrir l’ambiance du morceau original et d’apporter une vraie originalité, faire un break dubstep semblait une bonne idée qui répondait à tous nos critères.

Avez-vous eu du mal à l’imposer auprès de la maison de disque de Mylène Farmer où d’elle-même ? Avez-vous eu des réactions de leur part ?
Une fois tous les remix en leur possession, la team de Mylène s’est réunie en comité d’écoute pour décider du sort de chacun ! Concernant notre version, mon petit doigt m’a dit que Mylène, elle-même, avait plutôt apprécié son côté dark, ce qui nous a fait très plaisir car c’était l’objectif !

Connais-tu l’univers de Mylène Farmer ? Que penses-tu de la chanteuse, de l’artiste et de sa carrière ?
Evidemment je connais et suis Mylène depuis des années et comme ma fiancée est vraiment fan, je connais tous les titres, tous les lives, j’ai même eu la chance d’être au Stade de france en 2010. Ce qui me plait le plus chez Mylène, c’est sa longévité, son côté fédérateur et son art de la surprise, elle va toujours où on ne l’attend pas.

Tout a commencé pour toi Twill avec un concours de remixes sur Radio FG en 2004, que tu as d’ailleurs gagné. Partir de là et finir sur un Cd maxi de Mylène Farmer, ça te fait quoi ? Quel regard portes-tu sur ton parcours ?
J’ai commencé à mixer il y a une dizaine d’années avant de me mettre à la production. Chaque titre, chaque remix, chaque soirée et chaque rencontre ont été autant d’étapes importantes qui m’ont permis d’avancer dans ma carrière et d’avoir une petite reconnaissance dans le milieu. Avoir eu l’opportunité de remixer Mylène Farmer est, je l’espère, une étape de plus de franchie pour aller encore plus haut.

Si Mylène venait à proposer une troisième compilation de remixes des titres les plus connus de sa carrières, aurais-tu un titre que tu voudrais remixer ?
Je ne vais sûrement pas faire dans l’originalité mais pour moi les chansons qui représentent le mieux Mylène Farmer sont « C’est dans l’air » et « Désenchantée ». Il n’y aurait rien de plus fort que de pouvoir relifter l’hymne de toute une génération. Mylène, si tu m’entends, « Appelles mon numéro » ! 

Rechercher Farmer Addict – de Mai 2011

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La Tournée Timeless 2013 – Mylène F.

Posté par francesca7 le 8 février 2013

 La tournée Timeless 2013 

La Tournée Timeless 2013 - Mylène F. dans Mylène 2013 - 2014 mf_timeless_2013-f5df4-202x300

Cet album contient :

 

 

  1. Tu ne le dis pas
  2. Love Dance
  3. Quand
  4. J’ai essayé de vivre…
  5. Ici-bas
  6. A-t-on jamais
  7. Nuit d’hiver
  8. À force de…
  9. Je te dis tout

 Paris : Bercy, les 7, 8, 10, 11, 13, 14, 17, 18, 20 et 21 septembre 2013
Lyon : Hall Tony Garnier, les 24, 25, 27 et 28 septembre 2013
Montpellier : Park&Suite Arena, les 1, 2 et 5 octobre 2013
Nantes : Zénith, les 8, 9, 11 et 12 octobre 2013
Strasbourg : Zénith Europe, les 15 et 16 octobre 
Genève : Palexpo Arena, les 18 et 19 Octobre 2013
Minsk : Minsk Arena, le 27 octobre 2013 
Moscou : Olimpiyski, le 1er novembre 2013 
Saint-Petersbourg : SKK Arena, le 4 novembre 2013 
Bruxelles : Palais 12, les 13, 15 et 16 novembre 2013 
Douai : Gayant Expo, les 20, 22 et 23 novembre 2013 
Toulouse : Zénith, les 26, 27 et 30 novembre 2013 
Clermont-Ferrand : Zénith d’Auvergne, le 3 décembre 2013 
Nice : Palais Nikaïa, le 6 décembre 2013

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Mylène, clip Je te dis tout !

Posté par francesca7 le 8 février 2013

 

 

Mylène Farmer dévoile le clip de son titre Je te dis tout, deuxième single extrait de son nouvel album Monkey Me.

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Mylène Farmer poursuit la promotion de son nouvel album Monkey Me avec la mise en ligne du clip qui illustre son deuxième single Je te dis tout, interprété pour la première fois en live sur la scène du Palais des festivals à Cannes, à l’occasion des NRJ Music Awards, le 26 janvier 2013 dernier.

Mylène, clip Je te dis tout ! dans Mylène 2013 - 2014 mylene-je-te-dis-tout1-300x225Réalisé par l’un de ses récurrents collaborateurs en la personne de François Hanss, qui a notamment assisté Laurent Boutonnat à la réalisation des vidéos de Libertine(1986) et Tristana (1987) avant de signer celles de Je te rends ton amour (1999),Innamoramento (2000) et Redonne-moi (2006), ainsi que certaines captations live (Mylenium Tour en 2000 et Stade de France en 2009), le clip met en scène la chanteuse de façon très sobre, dans un décor où le calme est érigé en majesté.

Je te dis tout est le deuxième single, après A l’ombre, extrait de Monkey Me, le neuvième album de Mylène Farmer sorti le 3 décembre 2012 dernier et déjà écoulé à plus de 300 000 exemplaires dans l’Hexagone. D’excellent augure avant le lancement de la tournée Timeless qui débutera en septembre prochain au Palais Omnisports de Paris Bercy.

Voir aussi :
Mylène Farmer : le clip A l’Ombre

 

http://www.innamoramento.net/mylene-farmer/musee/1035/

 

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Mylène Farmer et ses délirs en TV

Posté par francesca7 le 7 février 2013

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Mylène en vidéo 1999

Posté par francesca7 le 7 février 2013

 

Mylène Farmer made in USA en 1999

 

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Les jeux de mots de Mylène

Posté par francesca7 le 5 février 2013

 

Black-out : Diverses traductions sont possibles. (« Le black out, petite âme » / Alice)
– Trou de mémoire
– Syncope (= Ralentissement des battements du coeur)
– Panne de secteur.

Blood and tears : Du sang et des larmes (« Faire l’amour à Marie Blood and tears ! » / Fuck them all) 

Blood and soul : Du sang de l’esprit (« Blood and soul ! Faites-le nous Dans le texte Le sang c’est le sexe » / Fuck them all) 

Bloody : Sanglant. (« Bloody lundi, mais qu’est-ce qui nous englue la planête » / L’instant X)

Les jeux de mots de Mylène dans Mylène AU FIL DES MOTS mylene-nrj-duforest-265x300Check out : Diverses traductions sont possibles. (utilisé comme verbe) (« C’est le blues, l’coup d’cafard, le check out assuré » / California)
– Mourrir
– Régler sa note d’hôtel.

Don’t let me die : Ne me laisse pas mourrir. (« Don’t let me die, l’ange » / Ange parle-moi) 

Exit : Sortie. (« Changer d’optique, prendre l’exit  » / California)

Freeway : Autoroute. (« J’ai plus d’I.D, mais bien l’idée De me payer le freeway » / California)

Fuck them all : Traduit poliment par « Qu’ils aillent se faire voir ! » (« Fuck them all ! Faites l’amour, nous la guerre Nos vies à l’envers » / Fuck them all) 

Fun : Joie, plaisir. (« Du fun, du zoprack et des ailes… » / L’instant X)

Ghost : Fantôme (« Ghost elle l’est infiniment » / Nobody knows) 

I.D. : Identité, papiers d’identité. (« J’ai plus d’I.D, mais bien l’idée De me payer le freeway » / California)

Ice : Glace (« J’suis l’ice dans l’eau » / California)

Jet lag : Décalage horraire. (« Vienne la nuit, c’est le jet lag Qui me décale » / California)

L.A. : Los Angeles. (« Sous ma peau, j’ai L.A. en overdose » / California)

L.A.P.D. (Los Angeles Police Department) : Police de Los Angeles (« L.A.P.D. me donne un blâme, c’est pas le drame » / California)

No way : Voie sans issue. (« Fais moi confiance et pense A tous les no way » / Regrets)

Nobody knows : Personne ne sait (« L’aube a bu sa transparence Nobody knows » / Nobody knows) 

Offset : Décalé. (« J’suis offset, j’suis l’ice dans l’eau » / California)

On the road : Sur la route. (« C’est l’osmose on the road…. » / California)

Rain : Pluie. (« Rain, nudité Nuit sois plus lente » / Vertige)

Road movie : film dont l’intrigue se déroule principalement sur la route. Exemple : Thelma et Louise… (« So sexy le spleen d’un road movie » / California)

Sex appeal : Attrait sexuel qu’exerce une personne. (« Sex appeal, c’est Sunset… » / California)

Shut up : Tais toi ! (« Shut up, Shut up, shut the fuck the fuck up » / Peut-être toi) 

Shut the fuck up : Ferme là ! (« Shut up, Shut up, shut the fuck the fuck up » / Peut-être toi) 

Six a.m. : Six heures du matin. (« Six a.m. j’suis offset… » / California)

Streap : Cette orthographe n’existe pas. « Strip » signifie se déshabiller. (« Se faire un trip, s’offrir un streap » / California)

Sunset : Sunset Boulevard à Hollywood. (« Sex appeal, c’est Sunset… » / California)

Trip : Voyage. A également le sens de drogue. (« Se faire un trip, s’offrir un streap » / California)

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J.Rigal interviewe Mylène Farmer

Posté par francesca7 le 5 février 2013

Julien Rigal en interview écrite : Mylène Farmer et la culture de l’inaccessibilité.

Mylène Farmer, la culture de l’inaccessibilité – Julien Rigal, Les éditions Premium

Julien Rigal est un garçon comme il y en a de nombreux, un garçon qui aime Mylène Farmer. Seulement son amour et son intérêt pour l’artiste ne peuvent pas s’exprimer uniquement dans son cercle familial et amical. Effectivement, il a besoin de plus. Comme de créer et de gérer depuis sept ans le site www.sans-logique.com consacré à la chanteuse. Ainsi, un livre sur l’artiste s’est imposé au webmaster-administrateur. En toute logique. La preuve, il nous accorde un peu de temps en répondant à cinq de nos questions. Entretien avec l’un des biographes de Mylène Farmer qui nous propose une vision originale et personnelle de l’artiste. Lisez, Julien Rigal s’en explique auprès de vous à travers cette interview.

 J.Rigal interviewe Mylène Farmer dans Mylène et BIOGRAPHIES julien

1/ Bonjour Julien Rigal, vous avez 25 ans et vous êtes un grand admirateur de Mylène Farmer depuis plus de dix ans. Vous exprimez votre passion en tant que webmaster du site www.sans-logique.com. Aujourd’hui, vous proposez une biographie de la chanteuse qui s’intitule «La culture de l’inaccessibilité». Pour commencer, permettez-nous d’être piquant, encore un livre sur Mylène Farmer ! En quoi votre livre est-il différent des autres ? Quel est l’intérêt de s’y attarder et de le lire ?

C’est vrai qu’il existe beaucoup d’ouvrages consacrés à la chanteuse. Les fans sont d’ailleurs un peu dépités de voir tous ces ouvrages qui ont fleuri sur leur idole. Le premier intérêt est que c’est à ce jour le seul livre qui retrace l’intégralité de sa carrière de ses débuts jusqu’aux premières diffusions du dernier titre, « Oui mais… non », produit par RedOne. Les autres ouvrages ne vont pas plus loin que le Stade de France de Septembre 2009. Ensuite, et surtout, ce livre est l’œuvre d’un fan de la chanteuse et non d’un journaliste qui enchaine les biographies de divers artistes. Cet amour et cette imprégnation permanente de l’univers de Mylène me permettent donc d’être plus juste, de raconter des anecdotes intéressantes et judicieuses, de relever des citations importantes ou de repérer les passages télévisés marquants de sa carrière… Ce livre est donc imprégné de toute l’admiration d’un fan qui est par définition la personne qui la connait le mieux. Cette vision de la carrière de Mylène peut intéresser les fans comme les simples admirateurs.

2/ Tout le livre, on sent la passion et l’amour que vous portez à Mylène Farmer. Ceci dit, vous êtes plus un admirateur qu’un fan dans le sens où vous n’êtes pas dupe et que d’entrée jeu, dès votre titre de livre «la culture de l’inaccessibilité», vous êtes critique. Est-ce important pour vous de garder toujours un certain recul dans l’appréciation de votre passion ?

C’est un peu étrange d’aborder la passion quand elle ne se manifeste qu’à travers le nom d’une personne… Mais c’est vrai que Mylène Farmer occupe une grande place dans ma vie, ce qui ne m’empêche pas d’en avoir d’autres. Mylène a d’ailleurs toujours dit qu’elle était gênée de savoir que des personnes lui consacraient leurs vies. Je suis loin d’être tombé dans l’extrémisme parfois un peu malsain ! De voir des gens dormir dans des tentes devant une salle de concert pendant plusieurs jours ou aller jusqu’à voler son paillasson sont d’ailleurs des actes que je ne comprends pas. Je suis très loin de ces comportements et suis capable de ne pas l’écouter pendant plusieurs jours ! J’essaie de garder du recul par rapport à Mylène ! Mon livre exprime ma passion et évoque parfois avec cynisme certains passages de sa vie. C’est le cas notamment du film Giorgino, auquel tout être « normalement constitué » ne peut adhérer s’il n’est pas à la base admirateur de la chanteuse ! Le livre retrace également l’avis général des fans sur la sortie des singles ou albums, des concerts… Les fans de Mylène sont d’ailleurs très (trop) critiques envers leur chanteuse !

3/ Votre livre est-il la suite sans logique ou avec de votre travail de fond effectué sur le site internet consacré à Mylène Farmer ?

A l’origine de ce livre, il y a effectivement mon site, www.sans-logique.com, que j’administre depuis plus de 8 ans. On peut y retrouver tous les aspects de la carrière de Mylène Farmer : des news fréquentes, les discographie et vidéographie complètes et détaillées, des photos, des milliers d’articles de presse, tous les passages télévisés… pour plus de 25 ans de carrière. Son administration et sa mise à jour m’ont permis au fil des années de bien connaitre Mylène. De la publication sur le web à l’écriture sur papier, c’est un pas que j’ai franchi car cela représente pour moi l’aboutissement ultime de mon travail. C’est une suite logique en quelque sorte… Mon site peut venir en complément à mon livre. Par exemple, lorsque je mentionne des citations de la chanteuse, j’ai systématiquement annoté sa source (magazine, télévision ou radio datés…). Le lecteur pourra donc ce rendre sur mon site pour lire ou écouter l’intégralité de l’article de presse ou de la télévision.

4/ Pensez-vous que Mylène Farmer soit attentive à tous les ouvrages édités sur elle ? Lui avez-vous envoyé un exemplaire ? Avez-vous eu un retour ?

myl7n-221x300 dans Mylène et L'ENTOURAGEBien qu’elle ne veuille pas participer au culte de sa propre personnalité (elle n’a pas de fan club officiel par exemple), je pense que Mylène porte une certaine attention à tout ce qui est dit sur elle. Je n’ai pas souvenir d’interviews où elle a parlé des ouvrages qui lui étaient consacrés, à part deux en particulier : le tout premier en 1989 qu’elle n’a pas autorisé en raison de la mise en page qui ne lui convenait pas et le second, en 2003, pour lequel Mylène critiquait les méthodes journalistiques douteuses de l’auteur. A part ces deux livres, Mylène n’a jamais émis de critiques sur ces ouvrages. Elle appréciait toutefois la qualité des fanzines qui lui ont été consacrés pendant bien des années ! Mon éditeur a envoyé le livre à Mylène et à son staff. Je n’ai à ce jour eu aucun retour de sa part. Je ne sais pas si elle m’en donnera ! J’aimerais en avoir un, qu’il soit positif ou négatif d’ailleurs ! Maintenant, Mylène doit forcément être au courant de la sortie de ce livre puisque la photo de couverture a été validée, probablement d’ailleurs parce qu’elle savait que j’étais fan. Je me suis d’ailleurs présenté dans une lettre lui étant adressée en décrivant ma démarche dans le cadre de l’écriture de ce livre.

5/ Quel retour avez-vous eu de votre biographie ? Et quel est le meilleur souvenir, pour vous, rattaché à ce livre ?

J’ai été contacté par beaucoup de fans qui ont apprécié le livre, les nombreuses anecdotes, les références artistiques de son univers… et qui ont également apprécié de pouvoir lire autant d’extraits d’interviews qu’ils ne connaissaient pas… Un grand moment de joie fut le jour où mon éditeur m’a confirmé que la photo que nous avions choisie avait été validée après plusieurs longues semaines d’attente ! Autour de ce livre, j’ai également découvert de nombreux autres côtés : la rencontre des lecteurs, les réponses aux interviews, la participation aux émissions de radio, les journées de dédicace…

 Mylène Farmer, la culture de l’inaccessibilité – Julien Rigal, Les éditions Premium

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Clip de Mylène et les réseaux sociaux

Posté par francesca7 le 3 février 2013

Mylène Farmer : Le clip de « Je te dis tout » dévoilé grâce aux réseaux sociaux ?

Dernièrement, c’est Justin Timberlake qui faisait parler de lui avec sa nouvelle chanson. Le chanteur avait mis un compte à rebours sur son site internet pour attiser la curiosité des internautes. Mais il n’est pas le seul à se servir de la toile et de ses réseaux sociaux pour faire le buzz. Aujourd’hui, c’est Mylène Farmer qui crée le suspense autour du clip de “Je te dis tout“. Sur son site, une page grise pixelisée apparaît.Chaque fois que la page du site est partagée sur Facebook ou Twitter, un nouveau pixel se dévoile. La photo cachée est censée être une photo exclusive du tournage.Aidez à libérer le clip ! Cette action originale correspond très bien à l’image mystérieuse de la chanteuse dont on connaît peu de choses. Alors, si vous êtes fan de Mylène, vous avez certainement déjà partagé le site, mais ne sait-on jamais. À vos clics !

http://www.jetedistout.com

Clip de Mylène et les réseaux sociaux dans Mylène dans la PRESSE m-de-je-te-dis-tout

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Je te dis tout – apte à la lecture

Posté par francesca7 le 3 février 2013

MYLENE : JE TE DIS TOUT à télécharger :

http://www.jetedistout.com

Après avoir été partagé plus de 20.000 fois depuis sa mise en ligne hier, le site officiel « Je te dis tout » a finalement dévoilé à 17h15 la fameuse photo prise sur le tournage du clip (Mylène sur une barque, de dos et coiffée d’un catogan), ainsi qu’un compte à rebours menant à 19h30, heure à laquelle la diffusion du clip a été annoncée (il a été diffusé avec vingt minutes de retard en réalité).

Vous pouvez télécharger le fichier vidéo HD (1080p) ici : http://www.innamoramento.net/mylene-farmer/videos/

 Je te dis tout - apte à la lecture dans Mylène dans la PRESSE mylene-je-te-dis-tout-300x225

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DJ Supplémentaire pour Mylène Farmer

Posté par francesca7 le 2 février 2013


confidences de Romain Curtis et Gilles Luka (Remixeurs)

 

DJ Supplémentaire pour Mylène  Farmer dans Mylène en CONFIDENCES telechargementAvez-vous eu un retour sur votre remix de la part de Mylène Farmer ou de son staff ?
R.C. : Oui un remix doit toujours être validé car parfois la direction choisie ne correspond pas du tout à l’attente de celui qui commande le remix. Les retours que nous avons eus ont été très positifs et le remix a été valide assez rapidement.

Romain tu es un DJ assez influent et il semble que tu connaisses Laurent Pepper qui a lui aussi remixé LONELY LISA. Es-tu pour quelque chose dans sa participation ?
R.C. : Non absolument pas. c’est d’ailleurs assez marrant car j’ai régulièrement Laurent au téléphone et à chaque fois on oubliait de se dire qu’on était en train de remixer Mylène Farmer ! j’ai découvert son nom sur la pochette promo ! mais au final ca ne m’étonne pas car c’est un excellent producteur et c’est un bon choix d’avoir fait appel à lui.

Gilles Luka, vous chantez sur le single « Before you go » de Mathieu Bouthier sorti en janvier 2011 : saviez-vous que ce dernier faisait aussi partie des remixeurs de LONELY LISA ?
G.L. : On a tous découvert le pack de remix en même temps sans savoir qui travaillait dessus. Ca a été marrant, on a eu la surprise et on s’est tous appelé.

Avez-vous écouté les autres remixes de LONELY LISA ? Si oui, qu’en pensez-vous ?
G.L. : Ils sont tous très bien et surtout très complémentaire. C’est une chance car sans s’être concerté il n’y a pas eu de double emploi. Chaque remix apporte son +.

Quel-est votre actualité solo et en duo à venir ? Pouvez-vous nous en parler ?
R.C. : Pour ma part mon dernier titre « Can U Call Me » qui est générique de l’émission 24h Buzz sur direct 8 vient tout juste de sortir sur toutes les plateformes de téléchargement. Gilles y a d’ailleurs participé.
G.L. :Je suis sur la promo de mon nouveau single « I can believe », dont je viens de terminer le clip et j’ai toujours une grosse actualité sur « Plus prés – We can make it right » qui est encore une fois le générique des « Anges de la téléréalité » sur NRJ12.

Si Mylène venait à proposer une troisième compilation de remixes des titres les plus connus de sa carrières, auriez-vous un titre que vous voudriez remixer ?
G.L. : « Maman a tort » sans hésitation !
R.C. J’étais relativement jeune quand le clip de désenchantée passait à la télé et celui ci m’avait vraiment marqué. j’adorais la façon dont c’était filmé et le rôle de Mylène dans ce clip. Ca serait un grand honneur aujourd’hui de pouvoir le remixer. 

 

Interview extrait le 03 JUIN 2011 sur Farmer Addict  

 

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Mylène et sa carrière

Posté par francesca7 le 2 février 2013


confidences de Romain Tranchart et Rawman 

 

Suiviez-vous la carrière de Mylène ?
– Non, pas vraiment. Je connaissais les tubes, bien sûr. Mais je n’ai jamais acheté un de ses albums.
Rawman – Je n’ai jamais été fan de personne, à part de Platini ! Mais sa personnalité est énorme, et elle utilise ses talents dans le bon sens. Elle a souvent choqué, mais rien que pour le concept « MF », respect. On sent une espèce de douceur perfide, on ne sait pas si elle est plutôt ange ou démon, si ses textes sont gais ou pas. Elle peut chanter quelque chose de super grave sur une mélodie enfantine… Comme « C’est une belle journée ».

Que pensez-vous de la musique de Laurent Boutonnat ?
RT – Je trouve ça bien. Je pense néanmoins que cela pourrait être un peu plus novateur, un peu plus osé.
Rawman – Les mélodies sont imparables. Il me fait penser à Eric Serra au niveau de la production. Il a un côté machine, métallique, froid. C’est un autre univers, là aussi. Je les imagine bien avec Mylène dans un château avec des serviteurs, voire des disciples ! C’est très mystique tout ça !Mylène et sa carrière dans Mylène en CONFIDENCES images-1

Que pensez-vous de « Remixes » ?
RT – J’ai bien aimé, notamment le remix de J.C.A.
Rawman – Elle avait probablement besoin d’une actualité pour faire patienter ses fans. Mais j’ai trouvé ça pas mal, même si je m’attendais à un truc plus punchy. Il y a une douceur qui émane d’elle, de sa voix. C’est difficile de se dégager du tampon « Farmer ». Pour cet album, ce sont les remixeurs qui sont entrés dans son monde, alors que c’est d’habitude le contraire pour un autre artiste.

On compare souvent Mylène à Madonna…
RT – Madonna est moins cohérente que Mylène. Son image est plus axée sur sa personnalité, alors que Farmer, c’est son univers, très proche du rêve.
Rawman – Madonna est capable de faire des chansons de cow-boy et de finir en collants fushia sur une piste disco ! Farmer est plutôt unique. Elle se diversifie pas mal quand même, tout en gardant une ligne conductrice. Je la rapprocherais de Kate Bush au niveau de la voix. Elle pourrait même faire carrière à l’étranger tout en chantant en français. Sa petite voix filaire se balade dans l’espace. On peut très bien s’attacher davantage à l’ambiance plutôt qu’aux paroles.

Quel est selon vous son intérêt à se faire remixer ?
RT – C’est une façon de fidéliser son public, de rester à la page.
Rawman – Je vois deux raisons principales. La première, c’est qu’elle reste cohérente, ses remixes sont liés à la qualité de son travail. Elle reste franche, pas complètement vendue au système. La seconde, c’est pour ses fans. Je pense que ces remixes sont des bonus pour eux, tout simplement. Elle a quand même des fans assez particuliers… Elle a indéniablement un côté mystique !

Mylène vous a-t-elle recontactés depuis ?
RT – Non, mais j’aurais bien aimé, elle a un univers musical si particulier.
Rawman – J’adorerais la rencontrer…

issu de Mylène Farmer et vous – 2007

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La Une est à Vous Mylène

Posté par francesca7 le 1 février 2013

 

Interview du 19 décembre 1987 sur l’émission LA UNE EST A VOUS, présentée par Sylvain AUGIER – TF1

Entre deux séries à la carte, Sylvain Augier reçoit dans un coins du plateau Mylène, qui interpète « Sans contrefaçon » dans une nouvelle tenue : long pantalon noir, chemise blanche, longue verte noire et petite casquette noire vissée sur la tête, laissant échapper quelques mèches de cheveux. Elle est évidemment entourée de ses deux danseurs. A la fin de la chanson, Sylvain Augier la rejoint pour échanger quelques mots.

La Une est à Vous Mylène dans Mylène en INTERVIEW myl7ne-1986-13-300x291

Sylvain Augier : Mylène Farmer, bravo ! Je vous donne un micro, si vous n’êtes pas trop essoufflée !
Mylène Farmer : (elle saisit le micro) ça ira ! (elle est effectivement très essoufflée)

SA : « Sans contrefaçon », donc. Alors vous savez, je suis admiratif devant la chorégraphie. Ça a du être énormément de travail, non ?
MF : C’est du travail.

SA : C’est difficile à régler ?
MF : Difficile… ça demande simplement des heures de travail et d’assiduité, c’est tout.

SA : Oui, enfin vous dansez bien ! Eux (les danseurs) sont parfaitement réglés, y a pas un défaut ! Je peux vous dire, j’ai regardé, j’ai vérifié.
MF : (elle éclate de rire) C’est très bien !

SA : Alors, je sais que ça va aussi sortir en clip fin décembre donc ! « Sans contrefaçon »…
MF : Voilà, le clip va sortir effectivement fin décembre. On a terminé le tournage il y a quatre, cinq jours !

SA : Il sera aussi bien que « Tristana » ?!
MF : Je sais pas ! C’est le même réalisateur. J’en suis très, très fière !

SA : Alors à mon avis, le résultat sera bon !
MF : oui.

SA : Et puis y a un album qui sort en février, je crois ?
MF : Début février (annoncé par Mylène en janvier 1988 quelques semaines plutôt, l’album « Ainsi soit Je » ne sortira au final qu’en mars 1988).

SA : Début février, où on retrouvera « Sans contrefaçon » bien sûr…
MF : Absolument, oui.

SA : … et d’autres titres.
MF : Et plein d’autres titres (sourire)

SA : Plein d’autres titres bien sûr ! Alors, je voulais vous poser une question aussi, Mylène : est-ce que vous vous souvenez de la première fois où vous êtes passée à la télévision ?
MF : Je crois que je vous ai donné la réponse tout à l’heure et je ne sais plus (rires).

SA : Moi, je sais que c’était en 84 dans « Jour J »
MF : Oui, c’est ça : « Jour J »

SA : Comment est-ce qu’on est, la première fois qu’on se retrouve devant les caméras ?
MF : Un mélange de bonheur et d’angoisse !

SA : Et d’angoisse… c’est pas facile,hein ?!
MF : Non, c’es pas facile, la première !

SA : Je vous pose la question parce qu’on va découvrir maintenant un garçon dont c’est la première télévision justement : il s’appelle Félix Gray…

Sylvain Augier présente ensuite plus en détails la chanson «  La gitane » de Félix Gray sans que Mylène n’intervienne à nouveau.

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