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Mylène dans Nulle part ailleurs

Posté par francesca7 le 16 janvier 2013

Mylène dans l’émission NULLE PART AILLEURS

Le 23 novembre 1987 6 PRESENTE PAR Philippe Gildas – CANAL+

« J’ai l’impression de commencer vraiment à m’installer et d’avoir une réponse du public »

Mylène dans Nulle part ailleurs dans Mylène 1987 - 1988 mylene-gildasmylène est l’invitée principale de cette émission phare de Canal+, alors à ses débuts. Elle vient présenter son nouveau 45 tours « Sans contrefaçon » habillée de son costume et casquette à carreaux. Elle est présente sur toute la durée de l’émission et répond à toutes les questions de Philippe Gildas qui aborde avec elle tous les sujets : les singes, le prochain album, les clips, l’écriture, les envies de scène, etc… Elle assiste et réagit à toutes les rubriques, et interprète également « Sans Contrefaçon »

Philippe Gildas : Le studio est vraiment bien rempli pour l’une des gloires montantes, des vraies découvertes de la chanson française depuis quatre ans : Mylène Farmer !

Applaudissements.

PG : (en désignant le public) ça n’arrive pas à tous les coups, vous avez le club ! Y a pas de problème, il a de des fans !

Mylène Farmer : C’est sympathique (rires)

PG : Apparemment, ce sont les mêmes, et les Nuls aussi ! Bonjour les Nuls !

MF : (elle fait un grand signe de la main en direction des Nuls) Bonjours !

PG (…) Alors, aujourd’hui ça s’appelle « Sans contrefaçon » ?

MF : C’est le tout dernier !

PG : C’est le tout dernier… Et la phrase suivante ?

MF : (elle prend les mimiques et la voix d’une enfant prise en faute) « Je suis un garçon »…

PG : On a du mal à le croire, mais enfin après tout, on a le droit de chanter ce qu’on veut !

Mylène acquiesce avec un grand sourire et un air enfantin.

PG : Vous nous expliquerez tout à l’heure pourquoi ce titre. Alors, ça c’est un 45 tours original…

MF : Oui !

PG : ça n’est pas extrait de l’album…

MF : ça sera extrait de l’album qui va sortir,  je pense, fin janvier. On a un petit peu de retard. Là, je suis en studio pour et nuit.

PG : C’est un 45 tours tout nouveau..
MF : Tout nouveau, oui.

PG : … qu’on n’avait donc pas entendu avant et qui précède un album à sortir en janvier

MF : Voilà !

PG : Un 45 tours qui est parti alors à 100 à l’heure, sur les chapeaux de roue.

MF : Je crois que c’est celui qui est parti le plus vite, oui. C’est une progression.

PG : Mais une progression, je le disais, sur quatre ans. Est-ce que ça étonne Mylène Farmer ? Est-ce que ç a étonne encore, l’aventure de la chanson ?
MF : Bien évidemment ! A chaque fois, on propose quelque chose de différent, et puis le public dit oui au fur et à mesure, et de plus en plus fort.

PG : Est-ce que c’est au fond tout aussi passionnant ? La première fois qu’un titre marche, c’est une aventure formidable !
MF : Bien sûr !

PG : Mais est-ce que c’est tout aussi passionnant d’arriver à chaque fois à confirmer ?
MF : c’est encore plus paniquant ! je crois !

PG : C’est encore plus paniquant avant de sortir le titre ?
MF : Avant de sortir le titre, pendant, parce que c’est vrai que là il y a une force qui ne s’arrêtera pas, je pense, parce que j’ai une bonne étoile. Mais je ne sais pas, c’est une constante. Toujours aussi paniquant…

PG : Mais ça, c’est à titre personnel, la panique, c’est au fond de soi.
MF : Certaine oui.

mf80_129a-214x300 dans Mylène en INTERVIEWPG : Mais pour la chanteuse proprement dite, qui est quand même capable d’un certain recul, vous l’avez déjà montré, d’une certaine analyse, c’est ça au fond faire une carrière au bon sens du terme ; c’est arriver sur quatre ans, sur cinq ou six titres, à démontrer à chaque fois qu’on peut être encore là et encore mieux que la fois précédente.
MF : C’est vrai. C’est en ça que je suis, moi, très contente en tout cas. C’est que j’ai l’impression de commencer vraiment de m’installer et puis d’avoir une réponse du public.

PG : C’est pour ça que le deuxième album c’est très important aussi ?
MF : Bien sûr !

PG : Et il y aura beaucoup de chansons écrites par Mylène ?
MF : Y en a beaucoup plus que le précédent.

PG : Le précédent, y en avait quand même déjà trois.
MF : Y en avait trois, mais là je pense qu’il y en aura davantage. J’ai de plus en plus de plaisir à écrire.

PG : Et sans vouloir faire d’erreurs, ce qui est pourtant ma grande spécialité, dans les trois de l’album précédent ; il y avait « Libertine »
MF : Alors, il y avait « Libertine »… Non ! « Libertine » : de Laurent Boutonnat !

PG : C’était Laurent, j’étais sûr de me tromper !
MF : Première erreur (rires)

PG : Alors « Tristana »…
MF : Non… Oui, « Tristana », « Plus Grandir » et « Au bout de la Nuit » qui était la face B de « Plus Grandir » … de « Tristana » !

PG : Mais sur les trois, des 45 tours sortis à part, donc c’est quand même… c’était déjà une belle confirmation. Et là, il en aura combien alors ?
MF : Je ne sais, c’est en cours d’écriture.

PG : C’est en cours, il faut attendre janvier, donc. Alors, on va regarder tout de suite, je le dis aux Nuls quand même : Mylène Farmer connaît très, très bien l’émission, tous les soirs, donc elle vous attend au virage !
MF : Oui, oui ! Attention (elle fait signe « attention » avec le doigt en direction des Nuls) (rires)

PG : La bale est d’abord chez vous. On regarde : Mylène vue par les Nuls

Une séquence est diffusée dans laquelle les Nuls caricaturent l’amour de Mylène pour les animaux en lui prêtant toute une ménagerie, notamment un hippopotame ! L’énumération des animaux s’achève sur une image de Jean-Luc Lahaye !

PG : On retire tout de suite de la liste J.L Lahaye qui n’a rien à y faire 
MF : (sarcastique) Non…

PG : Rien de spécial…
MF : .. ni l’hippopotame, d’ailleurs !

PG : Ah ! ni l’hippopotame ! Mais le singe oui ?
MF : Le singe, oui !

PG : Toujours le même ?
MF : J’en ai un deuxième ! Un tout petit, petit. Il est grand comme ça (elle montre la taille avec ses mains). Il a trois mois, magnifique.

PG : Mais toujours avec ET ?
MG : Oui, oui. La rencontre a eu lieu hier, et c’est formidable.

PG : Mais le deuxième, le tout petit, c’est un signe ou une guenon ?
MF : Non, c’est un singe, mâle donc.

PG : Mais c’est que ET, malgré son nom, c’étai tune petite fille !
MF : ET est une femelle, voilà !

PG : Alors qu’est-ce qui va se passer alors ?
MF : Peut-être procréation, qui sait ?

PG : ça va devenir un zoo, chez Mylène Farmer (Mylène éclate de rire) Et pourquoi les singes ?

MF : j’adore ces animaux ; une réceptivité qui est étonnante ? une reproduction : ils écrivent , ils lisent, ils font des choses incroyables 

PG : Et sans être indiscret, comme vous ne vivez pas seule, l’autre supporte les singes ?
MF : Absolument oui oui. C’est d’un commun accord. C’est un animal trop difficile pour pourvoir prendre cette décision.

PG : Mais vous avez été obligée de choisir un ancien garde de zoo de Vincennes, non, comme compagnon ?
MF : Je vous avouerai que non ! J’ai trouvé (rires)

PG : Et est-ce que vous avez beaucoup d’autres animaux ?
MF : Non, se sont les seuls

PG : (il s’adresse aux Nults) Bon alors, pourquoi vous m’avez dit qu’il y avait aussi une ferme et des canards ?
MF : Ben alors !! (rires)

Les Nuls font les innocents.

PG : Il faut jamais s’occuper des Nuls, il faut jamais prendre ses renseignements chez les Nuls. Elle n’a donc que deux singes et encore le deuxième c’est un scoop : il est d’hier !
MF : Absolument, oui.

Philippe Gildas annonce la suite de l’émission et lance les informations, présentées par Annie Lemoine. Pendant celles-ci, il fait réagit Mylène.

PG : Est-ce que Mylène Farmer s’intéresse à l’actualité ?
MF : Momentanément. Sans plus. C’est à dire que j’écoute avec intérêt, mais…

PG : Mais quand vous dites momentanément, c’est que d’habitude vous vous y intéressez pas du tout, ou c’est l’inverse d’habitudes, vous arrivez à vous intéresser plus ?
MF : Non, je dis momentanément, c’est quand je peux l’écouter, c’est à dire le soir. Mais là, en ce moment, je travaille beaucoup.

PG : Mais sinon, vous pouvez très bien vous passer d’actualités pendant des jours et des jours, sans vous soucier de ce qui se passe dans le reste du monde ?
MF : Je pense que oui, sincèrement oui.

PG : Et vous pensez qu’il y a beaucoup de gens comme vous !
MF : je le pense aussi ! oui ;

PG : Ce qui se passe à la Bourse, ça vous trouble pas ?
MF : Non ! (rires)

Le journal continue. Philippe Gildas interrompt à nouveau Annie Lemoine pour se tourner vers Mylène.

mf80_161a-194x300PG : Alors quand vous dites que vous vous intéressez momentanément à l’actualité, ça veut dire par exemple, en ce moment, quand vous n’êtes pas à la télévision parce que le 45 tours vient de sortir, vous écrivez ? Vous vous enfermez pour écrire les paroles ou pour enregistrer ?
MF : Oui. C’est vrai que l’écriture, c’est un enfermement, on est obligé d’être isolé, j’écris, je lis, je dessine…

PG : Mais ça vous le faites tout le temps. Mais quand vous écrivez carrément, quand vous devez par exemple finir une chanson, pas livrer puisqu’en la circonstance c’est pour vous, mais ça veut dire qu’on peut être amené à s’enfermer pendant des heures et des heures, coupé du monde ?
MF : Je pense que c’est une obligation. Peut-être certaines personnes peuvent écrie parmi d’autres personnes. Moi, je ne peux pas.

PG : On parlait des prix (littéraires) tout de suite. Un jour vous écrirez plus que des chansons ?
MF : je ne sais pas. Moi, je dirais : « A chacun son métier ». C’est vrai qu’un jour malgré tout, j’ai eu cette pensée, envie d’écrie, de dire des choses. Mais si je le fais, je pense que ce sera beaucoup plus tard, quand j’aurai acquis une maturité, ma maturité en tout cas.

PG : Vous êtes quand même, de tempérament quelqu’un qui est capable de s’enfermer, de se couper du reste du monde, de se mettre devant sa feuille blanche et de vivre toute suele.
MF : Oui, oui tout à fait.

Philippe Gildas lance alors la rubrique suivante. L’émission continue ensuite avec des fausses pubs des Nuls et la rubrique de Jérôme Bonaldi. Alors que celui-ci traite de la culture d’entreprise, Mylène l’interrompt.

MF : C’est pas drôle aujourd’hui !

Philippe Gildas profite d’un sujet sur une publicité pour rebondir et revenir à Mylène.

PG : Le couple Boutonnat/Farmer, qui a fait tellement de beaux clips, vous n’avez jamais été tenté par la publicité ?
MF : Laurent Boutonnat travaille pour des films publicitaires, et tout spécialement pour l’étranger. Il a des commendes surtout par les Etats-Unis.

PG : Et il en jamais fait en France ?
MF : En France, il a fait ;.. il en a fat quelques-uns, quelques-unes, mais j’ai oublié d’ailleurs.

PG : C’est lui qui a fait tous vos clips, Laurent Boutonnat.
MF : Oui, oui, depuis le début.

La chronique de Jérôme Bonaldi continue.

Jérôme Bonaldi : (à Mylène) Est-ce que vous êtes câblée 

Jérôme Bonaldi explique le principe de la TV par câble.

MF : j’ai Canal +, donc… le câble de Canal + !

Jérôme Bonaldi diffuse ensuite une publicité et demande de trouver qui en fait la vois off

MF : Je dirais ou Monsieur Montand, ou monsieur Hossein.
JB : Aucun des deux, perdu !
Chantal Lauby (depuis le fond du plateau) : Bohringer ?
MF : Vous aviez dit Hossein ? (elle lui fait un signe complice de la main)
JB : Perdu ! Il voit de l’alcool comme Bohringer : c’est Philippe Léotard.

Philippe Gildas lance les rubriques suivantes, à commencer par la météo. La chroniqueuse, Patricia Bafouille et Philippe Gildas lui demande si c’est Mylène qui la trouble, ce qui fait beaucoup rire cette dernière.

PG : Beaucoup de musique dans la deuxième partie de « Nulle Part Ailleurs » (…) Mylène Farmer, avant de l’écouter chanter le nouveau 45 tours totalement original puisqu’il est en avance sur l’album qui sortira, elle nous l’a dit tout à l’heure, en janvier : un petit portait express ; quelle souvenir vous gardez, Mylène, de votre enfance au Canada ? Un seul souvenir, comme ça !
MF : La neige, souvent idiot, mais la neige. Y avait 1m, 1m60 de neige par hiver.

PG : Et ça vous manque, ici ?
MF : Un petit peu.

PG : C’est pour ça que vous en aviez mis tant dans « Tristana » ?
MF : Oui.. ; j’ai très très envie de faire un voyage au Pôle Nord.

PG : Vous n’êtes jamais retournée au Canada ?
MF : Jamais

PG : Même pour chanter ?
MF : Oui, oui. L’album est sorti là-bas, les 45 tours, mais moi non, toujours pas !

PG : Quand on y a passé les huit premières années de sa vie, ça marque quand même ?
MF : Pas tout à fait, non. Très franchement non. La neige et puis le sirop d’érable, quand même parce que je suis très gourmande.

PG : Là, vous pouvez encore en acheter ici !
MF : Absolument !

PG : Et si je vous dis Wadeck Stanczak ou bien Paul-Loup Rajot (deux acteurs montants de l’époque,) ça vous rappelle une période de votre vie ?
MF : C’est Pierre-Loup Rajot, c’est ça ?

PG : Paul-Loup…
MF : Pierre-Loup Rajot…

PG : .. Ou Pierre-Loup, alors ! C’est vous qui avez travaillé avec lui !
MG : Pierre-Loup Rajot…

PG : C’était où ?
MF : Nons, j’étais dans le même cours de théâtre que lui, effectivement.

PG : C’était.. ?
MF : C’était le Cours Florent.

PG : Et à ce moment-là, vous envisagiez donc d’être comédienne ?
MF : Je sais pas i je l’envisageais. Moi, j’étais attirée par tous les métiers artistiques. C’est vrai que c’est un mélange, la comédie, un premier abord, oui, mais que la chanson… Quand j’étais très petite, je n’arrêtais pas de chanter, donc je pense que c’était aussi quelque chose que j’avais envie…

PG : Mais pourtant quand je parle de l’attirance que vous aviez pour le métier de comédienne, là j’ai là (il montre la VHS « Les Clips volumes» )  Alors, c’est sorti y a combien de  temps, cette compilation ?
MF : Peut-être vais-je dire des bêtises, je crois que ça fait à peu près un mois.

PG : C’est une très belle idée, en tout cas. Alors, c’est donc : « Mylène Farmer : les clips ». il faut être comédienne quand même, à partir des chansons, pour faire des clips. Le premier, je me suis amusé à regarder, il faisait 3’50. Parce qu’on a eu une bagarre, là-haut à la rédaction, on se disait : « Non, non moi je préfère le premier » qui était « Maman a tort », donc il faisait 3’50. Et puis y en a d’autres qui disaient : « Non, on préfère la film complet ». Le film complet était « Tristana » qui faisait ?
MF : Douze minutes et demies.

PG : Douze minutes, oui. Le prochain fera combien ?
MF : Je ne sais pas encore.

PG : « Sans contrefaçon », ça va être un clip, quand même ?
MF : Bien sûr !

PG : Tours avec Boutonnat…
MF : Oui, oui on y pense.

PG : Alors, en attendant le prochain, il n’empêche que quand on fait un clip de 12 minutes, il faut y jouer, y tenir un vrai rôle de comédienne dont tout le monde se souvient.
MF : Oui, mais c’est un plaisir pour moi, point final.

PG : Point final ? ça veut pas dire que dans un coin de votre tête, vous pensez qu’un jour vous pourrez retourner à la comédie plus tard ?
MF : (très hésitante) Plus tard…

PG : Alors ça veut dire que quand vous êtes dans la chanson, vous ne faites que ça, vous ne vivez que pour ça.
MF : On est obligé de ne vivre que pour ça. C’est quelque chose qui vous prend énormément, énormément de votre temps et surtout de votre esprit, et aussi de votre énergie.

PG : Mais au point d’être aussi discrète ? C’est-à-dire qu’on sait, en dehors du singe qui est un beau paravent, derrière lequel vous vous cachez, qui existe sûrement, j’en doute pas, mais en dehors de ça, on ne sait rien de vous. C’est exprès ?
MF : Je crois que c’est volontaire, oui.

PG : C’est volontaire, c’est pour rajouter du mystère ?
MF : C’est pas ajouter du mystère, non parce que bon, le mystère fait partie de ma personnalité. C’est que je n’aime pas dévoiler et divulguer ma vie privée, parce que je pense que ça n’a peu d’intérêt pour… je sais pas, non ?

PG : Mais c’est quand même quelque chose de vous qui transparaît à travers toutes les chansons.
MF : Bien évidemment, mais c’est justement ce que moi je donne au public
PG : Alors, la seule chose que vous nous donnez, c’est quand même toujours un peu provocant, un peu sulfureux.
MF : J’aime la provocation. Je suis un peu comme ces deux messieurs et cette jeune fille (elle désigne les Nuls de la main). C’est que j’aime bien dire les choses qui ne sont pas dites tous les jours.

PG : C’est une façon de cacher sa timidité ?
MF : Je ne sais, j’ai pas très, très envie d’analyser ça. J’aime la provocation et puis j’aime le renfermement quelque fois.

PG : alors, une dernière question seulement avant que vous n’alliez chanter, comme ça ça nous fera bien écouter les paroles, ce qu’on ne fait pas toujours sur les chansons, et on a tort, surtout avec les vôtres : alors pourquoi « Sans contrefaçon  je suis un garçon »?
MF : « Sans contrefaçon », c’est quelque chose qui est dans mon esprit depuis très longtemps. C’est quand j’étais adolescente, on me prenait vraiment pour un garçon. Et j’ai ce souvenir précis d’un gardien d’immeuble qui m’a rencontrée et qui m’a dit « Mylène, c’est joli pour un petit garçon. Et c’est vrai que j’ai eu au premier abord une animosité, et puis après… je sais pas, ça me semblait évident, alors j’étais mi-homme, mi-femme ! c’était assez étrange.

PG : ça fait une bien jolie chanson. Vous allez me laisser le micro…
MF : Oui (elle ôte son micro cravate avec peine).

PG : Vous reviendrez nous rejoindre tout à l’heure. Allez prendre place. Une bien jolie chanson, je le disais tout à l’heure, et ceux qui l’ont déjà achetée le savent bien : c’est un démarrage foudroyant, c’est à dire que c’est dans la lignée des tubes précédents. Voici « Sans contrefaçon », Mylène Farmer !

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Mylène interprète « Sans contrefaçon » sur le plateau, accompagnée de ses deux jeunes danseurs. Elle reprend ensuite sa place face à Philippe Gildas.

PG : « Sans contrefaçon », la nouvelle chanson. Revenez vite, voilà très très bien. Allez, regardez, pour vous repose, le temps que vous remettiez le micro, c’est une fausse pub : les Nuls.

Au retour plateau, le chroniqueur musical de l’émission, Alain Gardinier, présente les nouveaux  disques de la semaine. Il invite à plusieurs reprises Mylène à réagir.
Alain Gardinier : Est-ce que vous aimez les chansons d’amour ?

MF : Bien sûr !

AG : En VO ou en FV ?

MF : VO et VF !

Présentation d’un best-of de Francoise Hardy « Love Songs », puis d’un autre bost-of de l’américaine Randy Crawford.

PG : (à Mylène) Vous connaissiez ?
MF : Non, je connais Joan Craw Ford. Pas la même chose.

S’ensuit la présentation du dernier album de Cher.

PG : Mylène a pas connu, non ?
MF : Là, j’avoue que je ne connais pas du tout.

mf80_138a-300x200Après que le chroniqueur ait présenté les albums « You can Dance » de Madonna et « Château 87 » de Barbara, Philippe Gildas se tourne à nouveau vers Mylène.

PG :  Qu’est-ce que vous aimez ? Si vous aviez une vedette masculine à choisir en France, ce serait qui dans la chanson ?
MF : J’adore Dutronc… Jacques Dutronc !

PG : Il vient dans huit jours, tiens je le précise bien : il vient dans huit jours demain. Et femmes ?
MF : Femmes, c’est plus difficile. J’aime bien France Gall, j’aime bien… (elle cherche)

PG : Mais comme musique, France Gall non ?
MF : Après, là je parle dans le registre français. Y a plus d’étrangers, j’adore…

PG : A l’étranger, par exemple alors !
MF : (spontanément) A l’étranger, mois c’est Peter Gabriel, voilà ! S’il y a quelqu’un à citer avec un grand titre, c’est Peter Gabriel.

Suite et fin de la chronique musicale. Philippe Gildas lance une page de pub. Au retour plateau, il s’adresse à Mylène.

PG : La question qui est revenue le plus souvent dans le courrier, alors si je vous la posais pas je serais vraiment en faut : vous avez sorti un premier album qui s’appelait « Cendres de lune », c’était y a un an et demi, presque deux ans….
MF : A peu près, oui…

PG : A peu près oui (la pochette apparaît à l’écran). Le voilà, d’ailleurs. Très bel album dans lequel il y avait justement « Libertine » jusqu’à « Tristana ».
MF : Voilà.

PG : Là, vous entamez avec « Sans contrefaçon » le deuxième album, celui qui sortira en Janvier. Quand on a deux albums, ça conduit à la scène.
MF : Oui, j’y pense de plus en plus. Je me suis renseignée sur les salles : il y a beaucoup de salles qui sont réservées pour un an, deux ans. Mais c’est quelque chose que je mets là (elle désigne son crâne).

PG : En plus, vous allez danser : on l’a encore vu tout à l’heure, on l’avait vu le soir des « Oscars de la Mode » !
MF : Sur « Déshabillez-moi… »

PG : Vous aviez étonné tout le monde sur « Déshabillez-moi ». Vous allez en faire, c’est la deuxième question, vous allez en faire un enregistrement ?
MF : « Déshabillez-moi » est sur… sera dans l’album d’une part, et d’autre part sur mon maxi 45 Tours qui sera dans le commerce essentiellement.

PG : D’accord, et qui devrait sortir…
MF : Il sort dans une semaine, là !

PG : Le maxi 45 tours sortira en même temps que l’album ?
MF : Non, non : dans une semaine !

PG : Ha, dans une semaine !
MF : Oui, puisque sur l’autre face, il y aura « Sans contrefaçon ».

PG : Et la scène, ça peut être avant la fin de l’année prochaine ?
MF : Sincèrement, je doute parce que les salles sont vraiment, vraiment combles. Enfin, celles en tout cas que j’ai envie d’aborder.

PG : Pour avoir répondu sincèrement à toutes les questions, je vous offre les Nuls une dernière fois, avec « Zorro »
MF : D’accord ! Je les aime (rires)

Une séquence où les Nuls parodient un épisode de « Zorro » est diffusée. Au retour plateau, Annie Lemoine vient rappeler les titres de l’actualité, puis Philippe Gildas présentez à nouveau la vidéo « les clips » et annonce les invités de l’émission pour la semaine à venir.

PG : Claire Nebout, vous aimez ? C’était dans « Associations de Malfaiteurs », notamment et puis dans…
MF : Je n’ai pas vu …

PG : Vous n’avez pas vu ? Vous n’allez jamais au cinéma ?
MF : Je vais très souvent au cinéma. Je vois malheureusement peu de films parce qu’il y en a malheureusement peu de bons.

PG : Le dernier que vous avez aimé ?
MF : Je vais vous avouer que c’est sur vidéocassette, donc c’était « Scarface » pour la septième fois, je crois !

PG : Ha oui, mais ça c’est hors-concours, ça ! Mais dans les derniers sortis en salles ?
MF : J’ai très envie de voir le dernier film de Bertolucci, qui n’est pas encore sorti mais qui a l’air très, très beau.

PG : « Le dernier empereur », ha j’ai vu, c’est très beau. Ça donne envie d’aller en Chine ensuite !
MF : Oui !

Philippe Gildas continue d’énoncer les prochains invités, dont la photographe Dominique Isserman ! Les Nuls le rejoignent, Chantal Lauby embrasse chaleureusement Mylène, Bruno Carette l’embrasse dans le cou et Alain Chabat lui fait la bise.

MF : Ils sont adorables (rires)

Générique de fin de l’émission. 

Publié dans Mylène 1987 - 1988, Mylène en INTERVIEW | Pas de Commentaire »

Mylène et Dechavanne

Posté par francesca7 le 16 janvier 2013

dans l’émission PANIQUE SUR LE 16

Interview du 19 Novembre 1987 PAR Christophe DECHANE sur TF1

 

« je suis plutôt cynique. Je ne ris pas souvent, je pleure plus souvent !  »

l’émission commence, Christophe Dechavanne arrive et fait face au public…

Mylène et Dechavanne dans Mylène 1987 - 1988 mylene-1Christophe Dechavanne : Notre invitée aujourd’hui, c’est Mylène Farmer ! La voilà (Mylène arrive sur le plateau, vêtue de son costume à carreaux noir et blanc, casquette sur le crâne. Elle serre la main à Christophe Dechavanne). Comment allez-vous ?

Mylène Farmer : Très, très bien !

CD : Comment ? (Mylène ayant parlé par-dessus les applaudissements, il n’a pas entendu)

MF : (elle se pence et lui répète à l’oreille) Très, très bien !

CD : Vous êtes en pleine forme ?

MF : En pleine forme. (Ils se mettent en marche pour s’installer sur le canapé de l’émission).

CD : (…) Vous connaissez pas les lieux, c’es tune grande première !

MF : C’est la première, oui ! Je suis ravie d’être là !

CD : Moi ? je suis très content de vous avoir sur ce plateau. J’aime beaucoup votre petit costume !

MF : (en s’asseyant) Merci !

CD : (…) Alors j’ai eu l’occasion de vous voir, de vous entendre beaucoup à la radio puisqu’on entend beaucoup le nouveau titre, on va avoir l’occasion d’ailleurs de l’écouter un petit peu plus tard dans cette émission. Y a une nouvelle Mylène Farmer ou c’est juste un nouveau titre ?

MF : C’est la suite. « Sans contrefaçon », ce sera extrait du prochain album que je suis en train d’enregistrer. Donc je vais être en studio jusque fin décembre.

CD : Ha oui, donc travail acharné quand même !

MF : Travail acharné ! L’album est prévu donc pour janvier (1988 – Il sortira finalement en mars suivant, ndlr)

CD : Ecoutez, moi je vous propose de prendre rendez-vous déjà quand l’album sortira pour un nouveau titre, alors ! (Mylène hoche la tête). Est-ce que quand l’album sortira ce sera un nouveau titre ? Parce que quand on parle de 45 tours, c’est un 45 tours qui est extrait d’un album etc…

MF : Quand l’album sortira… on peut pas bien savoir ! Si le disque marche très bien jusque janvier, nous continuerons avec « Sans contrefaçon ».

CD : Ben on va pas se gêner !

MF : Hé !

CD : Comment va ET ?

MF : Très très bien !

CD : ET, c’est le petit singe. Qu’est-ce que c’est déjà comme singe ?

MF : Sajou capucin !

CD : (il n’a visiblement pas compris) Singe ou capucin ?

MF (elle reprend) Sajou capucin !

CD : Sage ou capucin ? Comme on veut : ou sage, ou capucin.

MF : Sajou ! (elle articule exagérément) Sa-jou ca-pu-cin ! (rire)

CD : Sajou Capucin, très bien !

mylene-et-dechavanne dans Mylène en INTERVIEWAprès une première pause musicale, on retrouve Christophe Dechavanne et Mylène toujours sur le canapé pour une séquence intitulée pour l’occasion « Gentlewoman »

 CD : « Gentlewoman », c’est parce que bien entendu « Gentlewoman Farmer »

MF : of course !

CD : Est-ce que vous avez déjà reçu – on m’a dit que oui donc vous allez me l’infirmer ou me le confirmer – est-ce que vous avez déjà reçu beaucoup de propositions de cinéma ? Parce que plus je regarde les clips que vous avez faits, avec certainement beaucoup d’amour, parce qu’ils sont quand même bien léchés, donc c’est que vous aimez ça, plus je me dis que là vous êtes mûre, quand même !

MF : J’ai eu beaucoup de propositions…

CD (il l’interrompt) Il faut que vous parliez un poil plus fort pour que le public puisse participer !

MF : Je vais remonter le micro ! (elle relève son micro cravate)

CD : D’accord. Mettez-le dans la bouche finalement !

MF : (rire) J’ai eu beaucoup de propositions que j’ai refusées.

CD : Pourquoi ?

MF : parce que j’avais cet album à faire, d’une part, que pour l’instant je me concentre au métier de chanteuse, que j’ai quand même un projet fin 88. Mais qui dit projet…

CD : C’est quoi ? (Mylène fait non de la tête) On peut pas savoir ?

MF : Je ne peux absolument pas le dire.

CD : On peut pas avoir la double casquette de chanteuse et de comédienne en même temps ?

MF : Si, mais pour l’instant un album c’est très important, c’est le second. C’est des journées et presque des nuits de studio.

CD : Parce qu’on sait qu’un clip, par exemple, c’est du play-back bien évidemment puisqu’il y a du montage etc… là vous êtes beaucoup plus actrice sur un clip que chanteuse.

MF : Oui absolument.

CD : Donc ça veut dire qu’ont peu…

MF : Mais je pense que j’aimerais les deux métiers.

CD : Qu’est-ce qui vous ferait plaisir comme rôle ? J’ai du mal à imaginer ce qui vous ferait plaisir… Genre quoi ? Genre un truc violent un peu, quand même, parce que vous êtes bien branchée violence !

MF : Certainement violent… Je pense que le comique, il faut occulter ça ! (rires)

CD : C’est pas votre truc, le comique.

MF : Pas tu tout, non ! Non, non.

CD : C’est vrai ? Vous, vous riez jamais ? Enfin on peut être gai mais pas être drôle.

MF : Je pense que j’ai un petit peu d’humour, pas beaucoup quand même. Plutôt cynique. Je ne ris pas souvent, je pleure plus souvent !

CD : ça serait quel genre de rôle, alors ? Je vous ai écoutée chez Denisot, vous avez des choses insensées parce que vous avez sorti des images que vous aimiez, les choses dont vous avez parlé c’était pas violent : c’est extrêmement violent. C’est vrai qu’en plus dans chaque clip, il y a au moins une bonne giclée d’hémoglobine !

MF : (elle éclate de rire) C’est la faut de monsieur Boutonnat !

CD : Ha, c’est monsieur Boutonnat qui vous pousse – vous voyez que vous riez quand même ! Il vous pousse dans ces retranchements-là ?

MF : Il aime l’hémoglobine, oui.

CD : C’est un goût à vous, quand même. Lui aussi ? (Mylène acquiesce) Bon, c’est bien comme vous travaillez tous les deux….

MF : Tout est parfait !

CD : Tout s’accorde très, très bien. Vous savez que j’ai une indiscrétion ? Je sais pas si je peux la dire… C’est le clip « Tristana » vous savez qu’il va y avoir des Victoires de la Musique très binetôt (…) et « Tristana » clip nominé aux Victoires de la Musique !

MF : C’est vrai ??

CD : oui !

MF : Ben je suis ravie !

CD : Voilà, surprise ?

MF : Surprise !

CD : Heureuse ?

MF : Heureuse !

CD : Quand on est nominée pour un coup comme ça, on se dit « Ce serait bien que je l’ai », ou le fait d’être nominée, on est content ?

MF : Très honnêtement, moi le principal c’est de l’avoir fait, c’est d’aimer ce clip et je pense que le public l’a aimé aussi. Après, ce genre de concours, remises de prix, je n’aime pas beaucoup ça !

CD : ça pousse un pu les jalousies, forcément, pendant au moins cinq minutes !

MF : Certainement. En tout cas, je serais ravie au moins pour le réalisateur, oui !

CD : Oui ? Alors, je sais qu’il y a une cassette – bon je vais pas faire la promo de tout ce que vous faites…

MF : Compilation !

CD : … mais je sais qu’il y  aune cassette de compilation de tous vos clips. Est-ce que les gens – ça je vous pose la question – est-ce que les gens ont la démarche d’aller acheter une cassette sur laquelle il n’y a que des clips ?

MF : Absolument : Parce que nous, c’est le première fois que ça avait été fait en France, je sais maintenant beaucoup d’artistes le font, et les ventes sont considérables. Donc, je pense que ça intéresse le public (sourire)

CD : Donc ça marche bien ! Le clip, c’est pas seulement un instrument de promotion pour le disque, c’est aussi un plaisir pour les gens, quoi.

MF : Bien sûr que oui.

CD : Les vôtres sont très, très bien foutus.

A ce moment retentit un gong, signe qu’un ordinateur va poser deux questions à l’invitée.

Première question : « Le refrain qui vous irrite : « Comme tu veux, chérie… », Alors, heureuse ? », « Tu penses à quoi ? » « 

MF : Plutôt du genre : « Alors, heureuse ? » (elle éclate de rire)

Seconde question de l’ordinateur : « Vous aimer l’amour en muet ? en mono ? en stéréo ?

MF : Je n’ai pas saisi la fin de la phrase (Christophe Dechavanne lui répète les trois propositions). J’ai le muet !

CD : Le muet ? Bien : Alors il va y avoir tout au long de cette émission plusieurs questions….

MF : D’accord (rires)

myl-et-dechavVient ensuite la rubrique de Renaud Rahard, consacrée ce jour aux agendas. Christophe Dechavanne vanne gentiment son chroniquer, pour le plus grand plaisir de Mylène qui rit beaucoup. L’animateur montre alors à Mylène son nouveau gadget : une télécommande qui fait tourner le petit plateau circulaire sur lequel est installé le canapé où ils ont pris place.

CD : (…) Vous avez pas le mal de mer ?

MF : Non, non (rires)

Christophe Dechavanne demande ensuite à Renaud Rahard quel agenda il conseille à Mylène.

Renaud Rahard : Mylène je lui conseille un Holbury, c’est ce que tout le monde à dans le show-biz ! Je crois que c’est le minimum.

MF : Je vous remercie : tout l’a monde l’a dans le show-biz… (rires)

CD : Oui, hein c’est fou comme partant de quelque chose d’agréable il peut être désagréable !

MF : Oui ! Un modeste agenda..

Christophe Dechavanne continue ses plaisanteries, et renomme notamment la marque de luxe Hermès « Herpès », ce qui fait rire Mylène.

CD : C’est d’un goût douteux, hein Mylène ? ça vous plaît pas, ça ?!

MF : C’est limite !

Plus tard dans l’émission, a lieu une présentation de bijoux, et notamment de colliers. Quatre jeunes filles portent ces bijoux. Christophe Dechavanne demande à Mylène lequel a sa préférence.

MF : La dernière demoiselle !

CD : (…) Enlevez votre main mademoiselle, qu’on la voie bien (…)

MF : Cela dit, je suis un petit peu myope alors je pense que je prendrai plutôt la première demoiselle !

Nouveau gong, nouvelles questions de l’ordinateur : « Au premier coup d’oeil, il vous a frappée par sa cravate ? ses chaussures ? ses chaussettes ? 

MF : Probablement ses chaussures ! (sourire)

Deuxième question : « Avec les hommes, vous voyez grand ? vous coupez court ? vous faites du sur-mesure ?

MF : Je ne comprend pas les… (Christophe Dechavanne répète et explique les réponses. Mylène baisse les yeux) Je coupe court !

CD : (…) Ha bien ça doit être agréable (rires)

Après une pause musicale, on retrouve aux côtés de Mylène et Christophe Dechavanne Patrice Carmouze, présent sur le plateau pour présenter le Beaujolais nouveau. Christophe D. remplit trois verres, en tend un à Patrice Carmouze et une autre à Mylène. Celle-ci y trempe les lèvres..

CD : il est bon ! Comment le trouvez-vous Mylène ?

MF : Très bon ! Moi qui n’aime pas le vin, je le trouve très bon.

CD : Bon, on va reboucher la bouteille : vous pourrez partir avec !

MF : (rires) Je vous en prie ! (elle reprend une gorgée)

Christophe Dechavanne demande alors à l’ordinateur deux nouvelles questions. « Le mot presse évoque pour vous un citron ? un coup de cœur ? un bouton ? 

MF : (incrédule) Un bouton ? (un temps, puis peu convaincue) Bouton !

Question suivante : « collectionnez-vous les articles vous concernant ? oui, parfois, jamais » 

MF : Heu, non. La personne qui s’occupe de mes petites affaires, qui est très proche de moi, collectionne.

CD : C’est lui qui le fait pour vous ?

MF : Absolument oui.

1987-03-cAprès cette question, Mylène se lève afin d’aller se mettre en place au centre du plateau, face au public pour interpréter « Sans contrefaçon » en compagnie de ses deux danseurs. A la fin de la chanson, Mylène court sous les applaudissements rejoindre Christophe Dechavanne, assis sur un piano à queue. Elle s’installe sur le tabouret face au clavier. L’ordinateur annonce les réponses de Mylène aux différentes questions posées en cours d’émission. Il en ressort qu’elle est instinctive et ne se donne pas facilement.

MF : (elle lève un verre de Beaujolais pour conclure l’analyse) A votre santé ! (elle boit une gorgée)

CD : (…) Bon Mylène, inutile de dire (…) que j’ai été très content de faire cette émission avec vous.

MF : Moi aussi !

CD : ça va ?

MF : Oh, je suis ravie !

CD : C’est vrai ? Dès que vous avez un truc nouveau à nous dire, faites-moi plaisir : vous nous passez un petit coup de fil et vous venez nous voir !

MF : C’est promis !

CD : C’est promis ?

MF : promis !

CD : Je vous embrasse très, très fort !

Christophe Dechavanne salue les téléspectateurs puis échange une bise sonore avec Mylène. Malgré sa promesse, notons que Mylène ne reviendra pas sur le plateau de cette émission !

Publié dans Mylène 1987 - 1988, Mylène en INTERVIEW | Pas de Commentaire »

 

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