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Grande exposition télévisuelle pour Mylène Farmer

Posté par francesca7 le 1 janvier 2013

Une grande exposition télévisuelle pour LIBERTINE

    A partir de 1987, les productions de Boutonnat restent dans des formats capables d’être projetés dans les cinémas, mais la

Grande exposition télévisuelle pour Mylène Farmer dans Mylène et des CRITIQUES 1989-03-a-1-215x300

 difficulté de trouver des salles désirant ouvrir leur écran à un clip de quelques minutes se fait grandissante. De plus, la surprise créée discrètement une première fois en 1985 avec Plus Grandir, puis renouvelée à plus grande échelle avec Libertine n’aurait probablement pas eu un retentissement égal une troisième fois. Tristana (1987) et Sans Contrefaçon (1987) ne bénéficieront pas d’avant-première ni de sortie sur grand écran malgré le même soin technique et esthétique apporté à leur conception cinématographique. En revanche, la première diffusion à la télévision des clips deLaurent Boutonnat se fait désormais à un horaire exceptionnel, correspondant à une forte audience. Sans Contrefaçon passera pour la première fois le soir du réveillon de la nouvelle année 1988 à 20h30 sur la sixième chaîne, transformant pour la première fois ce qui aurait pu être un simple clip en un spectacle de divertissement familial. Fort de cette visibilité télévisuelle nouvelle, Laurent Boutonnat et Polydor, la maison de disque qui l’a signé s’arrangent à chaque nouvelle sortie pour faire diffuser le nouveau clip dans une plage d’émission inhabituelle le mettant en valeur. Désenchantée (1991) passera pour la première fois dans le très regardé journal de 20h00 de TF1, alors que Regrets (1991) et Je t’aime mélancolie (1991) auront chacun la faveur d’une diffusion dans des prime-time de la même chaîne. On remarque à cette occasion que l’évènement annoncé se porte nullement sur la chanson (qui justifie pourtant la diffusion du clip) mais sur le clip lui-même, et son interprète. Les bandes-annonces et lancements des dites émissions parleront du  » nouveau clip de Mylène Farmer «  et non pas de sa nouvelle chanson, pourtant inédite elle-aussi. Cette association qui fait abstraction du réalisateur entre le nom de l’interprète et celui du clip, est fréquente.

tristana_marx-261x300 dans Mylène et des CRITIQUES

 Pour le public, le clip appartient non pas à celui qui l’a conçu mais à celui qui y apparaît et qui en chante la chanson, comme s’ils étaient dépendants l’un de l’autre, qu’ils formaient un tout et qu’ils ne pouvaient avoir qu’un unique auteur. On parle toujours du « clip d’un tel » comme quand on évoque « la chanson d’un tel », alors qu’il faut comprendre : le clip illustrant la chanson interprétée par tel artiste. La preuve apparaît à chaque remise de prix lors de Victoires de la musique ou d’Awards à l’étranger. Le vainqueur qui vient recevoir le prix n’est pas le réalisateur du clip mais bel et bien l’interprète de la chanson, sanglotant de remerciements comme si venait d’être récompensée sa performance vocale. En ne parlant que de l’objet promotionnel et non pas du disque, les émissions de variété qui passent en exclusivité les nouvelles productions de Boutonnat mettent l’accent sur le clip présenté et non pas sur la nouvelle chanson qui pourtant est la seule officiellement à promouvoir. C’est d’une part grâce à la diffusion de la chanson que la promotion du morceau de musique est effective, mais aussi par son association à un clip présenté comme un divertissement pour tous et non pas adressé au seul public de la chanteuse. Fait extrêmement rare, ici la chanson appartient au clip, et la promotion du support audiovisuel se répercute une deuxième fois mais de manière indirecte sur le support discographique.

http://jodel.saint.marc.free.fr/promolibertine.htm

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Mylène Farmer comme au cinéma

Posté par francesca7 le 1 janvier 2013

 

Pourvu Qu’elles Soient Douces.

Mylène Farmer comme au cinéma dans Mylène et des CRITIQUES makdes3Oh, bien sûr cela ne remplace pas une vision télévisée et pour cela je vous conseille d’en guetter les passages sur votre petit écran. Mais au delà des images, au delà du film nous avons demandé à Mylène de nous raconter un peu comment est né ce petit chef-d’œuvre. Tout d’abord il faut préciser que celui-ci dure environ dix-sept minutes (c’est plus long qu’un court-métrage et que tous les clips précédents de Mylène). D’ici à l’imaginer dans un long métrage il n’y a qu’un pas qu’elle avoue avoir drôlement envie de franchir : 

« -Je ne vais  pas vous cacher qu’on y pense, Laurent et moi et un jour, c’est sûr, on le ferra. Mais ça n’est pas encore tout à fait le moment. Pour l’instant toute mon énergie est tournée vers le 18 mai 1989, date à laquelle je ferais mes débuts sur la scène du Palais des Sports. Je ne me suis encore jamais produite en public donc l’enjeu est grand ! Il n’est pas question que je me disperse. D’ailleurs je n’en ai pas le temps car, dès maintenant, je me prépare moralement et physiquement à cette aventure. Toute proportion gardée, j’ai envie de dire que je me mets en condition avec autant de sérieux que Robert De Niro le fait pour tenir un rôle. Ca veut dire régime alimentaire : j’ai remplacé le coca (ma drogue avec la cigarette) par un entraînement physique. Ca n’est pas une mince affaire mais le défis est trop grand et trop important pour moi pour que je puisse me plaindre.« 

Cette interview que Mylène accorde est donc précieuse puisqu’elle a empiété sur son planning hyper chargé. Mais revenons au tournage de la vidéo : « -On s’est installé huit jours dans la forêt de Rambouillet car tout était tourné en extérieur. Huit jours, fin Août, au rythme de dix-huit heures par jour. Pas facile physiquement mais c’était tellement exaltant ! Je ma souviens d’une scène de bagarre en particulier qui se termine dans la boue. C’était en fin de journée, j’ai passé des heures trempée, épuisée. Mais lorsque j’ai vu le résultat à l’écran j’ai compris que ça en valait la peine. » Si sur ces photos vous constatez une ressemblance avec celles qui illustrent Libertine : Pas de panique, il ne s’agit pas d’une erreur d’imprimerie mais au contraire d’une volonté délibérée de la part de Mylène et Laurent. « -Oui c’est vrai Pourvu qu’elles Soient Douces est la suite de Libertine. D’ailleurs sur l’affiche en sous-titre on a rajouté Libertine II, et le clip démarre par la dernière image de Libertine I. Ca nous a amusés de continuer à donner vie à ce personnage. L’histoire ? Je ne vais pas vous la raconter en détail, sachez simplement que cela se passe pendant la guerre de Sept Ans, trente ans avant la Révolution française, et c’est l’histoire d’un capitaine anglais qui va tomber amoureux de Libertine… Mais après une nuit d’amour, l’armée française va décimer le camp ennemi. » Voilà pour la trame, le reste étant agrémenté de scènes de cascades à cheval et de bagarres. 

affichelibertine-300x137 dans Mylène et des CRITIQUES« - Pour reconstituer ces armées on fait appel à 150 figurants (la production parlait à l’époque de 600 figurants NDLR) choisis dans l’armée française. Il y avait des soldats engagés et d’autres appelés, c’est à dire ceux qui effectuent leur service militaire. Et je peux vous dire qu’ils étaient ravis d’avoir une semaine de vacances, même si on leur a demandé beaucoup de travail. Avec Laurent, nous ne nous sommes pas lancés à la légère dans cette réalisation., on en a énormément discuté ensemble. On a pensé chaque plan en détail et on s’est même fait aider par un conseiller historique qui est resté sans cesse présent sur le plateau. Pour les costumes, il s’agissait aussi d’être dans le vrai, pas questions d’anachronismes ! Et justement à cause des costumes, quelques jours avant le premier tour de manivelle, on a failli tout annuler. Figurez-vous qu’à cause du bicentenaire de la Révolution en 1989, il y a au moins vingt films qui se tournent en ce moment sur ce sujet, et on a eu un mal inouï a trouver les habits de l’époque. La trouvaille de la moindre pair de bottines tenait du miracle !« 

Mylène aurait-elle décidé de se faire le symbole de 1789 ? « -Absolument pas. D’ailleurs, quand on a commencé à penser à ce clip, l’idée que le bicentenaire était proche ne nous a pas effleurés. Ca tombe bien mais cela n’a pas été fait exprès. » En tout cas, nous, fans, n’avons qu’à nous réjouir d’une telle coïncidence car ainsi on peut espérer que ce clip sera encore diffusé en 1989. Et le voir et le revoir ne sera jamais de trop car, on vous l’a dit, c’est vraiment un petit chef-d’œuvre. 

Véronick Dokan, O.K. 3 octobre 1988.

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