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Mylène Farmer et Thierry Rogen

Posté par francesca7 le 31 décembre 2012

 

 

C’est Thierry Rogen, le preneur de son du spectacle, qui se souvient de ces concerts lors d’une interview accordée à Instant-Mag (n°14, été 2003) :

Mylène Farmer et Thierry Rogen dans Mylène en CONFIDENCES thierry-rogen« Le concert de 1989 est l’une de mes plus belles expériences professionnelles, mais en même temps l’une des pire. Une des plus belles, parce que j’avais suivi de façon presque familiale la carrière de Mylène et que c’était un moment important ; a l’époque, Mylène n’existait que par l’image de ses clips, et se montrer en public était quelque chose de nouveau pour elle. Là où elle m’a épaté, c »’est qu’elle a un tel professionnalisme qu’elle a cassé toutes les barrières. La préparation du concert a aussi été très difficile dans le travail quotidien parce que comme tout ce qui concernait Mylène et selon la volonté de Laurent Boutonnat, il fallait que le spectacle soit « énorme ». Je ne sais pas si nous étions tous préparés à quelque chose d’aussi grand. On a eu peur jusqu’au bout de ne pas être à la hauteur, et je me souviendrai toute ma vie du premier concert à Saint Etienne. On a été les premiers à mettre des synthés et des séquences sur scène, avec une technologie qui n’était pas aussi au point qu’aujourd’hui.

On avait le problème suivant : les disques de Mylène étaient tellement sophistiqués dans la production qu’on ne pouvait pas aller sur scène et placer simplement un batteur, un bassiste et un guitariste. Il fallait que le public retrouve sur scène la 1989-04-a-211x300 dans Mylène en CONFIDENCEScouleur des albums, qui comportaient des tonnes de séquences et de programmation. Donc, en plus des choristes et de Mylène sur scène, il y avait aussi certains backings, qui comportaient des séquences de voix. C’est peut-être ce qui a amené la critique, parce que les gens disaient que le son était trop énorme pour ne sortir que de la scène. Mais, quand U2 est en concert, et que The Edge est tout seul sur scène l’énorme son qui sort de sa guitare ne vient pas de lui ! Donc où est la critique ?

Si on veut se prendre un spectacle dans la figure, les détails techniques qui font qu’on met du ruban autour du paquet, qu’est-ce que ça peut faire aux gens ? Tous le monde utilise les séquenceurs sur scène. Donc en quoi est-ce critiquable ? Quand Mickael Jackson ou Madonna font ça, tout le monde les encense, alors qu’à la différence de Mylène, ils chantent en plus en play-back sur scène. Si vous voulez allez assister à un live unplugged à la bougie, allez voir Francis Cabrel parce que ses chansons s’y prêtent ; pas celles de Mylène. »

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Mylène Farmer pour les Canadiens

Posté par francesca7 le 31 décembre 2012

 

Ce sont les Canadiens qui bénéficient de We’ll Never Dies en SP (sans pochette) au premier trimestre 1986, le titre étant sortie uniquement sur l’album en France. Une chanson qui, malgré son titre anglais (littéralement ; « Nous ne mourrons jamais »), est chantée en français par Mylène, Boutonnat, et donc indirectement Mylène évoque dans son texte le conflit israélo-palestinien.

Mylène Farmer pour les Canadiens dans Mylène AU FIL DES MOTS 250px-palest_against_british

Certains analyste parlent dans d’un texte sur l’Intifada (ce qui n’est pas possible, puisque la première Intifada date de 1987). Quoi qu’il en soit, le texte est politiquement très engagé (ce qui représente une exception dans le répertoire de Mylène, avec Souviens-toi du jour….). La chanteuse parle ici d’un enfant (« Petit garçon perdu / Le désert t’a déchu ») qui fait la guerre pour son peuple et plus précisément sa mère (la mère patrie ?) : « T’as fait la guerre pour ta mère / elle t’a mis au monde en terre ». Ces deux vers de la chanson nous apprennent également que l’enfant révolutionnaire (« Gavroche ou bien bidoche ») fait une guerre vaine puisque son sort est inévitable et son combat perdu d’avance. En quelques sorte, il est né pour mourir … Et si nous parlons plus haut de conflit israélo-paslestinien, c’est que Boutonnat évoque directement le Dieu des musulmans dans son texte ; « Tu seras un ange là-bas / Au nom d’Allah, alléluia ». Une chanson assez dure au final qui bénéficie d’un pot avec des chœurs anglophone (Carole Frédericks) : « Dawn is breaking now / How long does it take to die ? » (« L’aurore commence à se lever / Combien faut-il de temps pour mourir ?)

On imagine ainsi cet enfant dans le désert en train de regarder l’aurore se lever en se demandant quand il va finalement mourir…

Image de prévisualisation YouTube

 

issu du livre de Benoît CACHIN sorti en octobre 2012. Aux éditions Gründ. Page 30/220

 

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