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Monkey Me, critique de l’album

Posté par francesca7 le 21 décembre 2012

Mylène Farmer : ’Monkey Me’, critique de l’album

Le nouvel album de Mylène Farmer, Monkey Me, vient de sortir. N’écoutant que notre conscience professionnelle, nous nous sommes attelés à son écoute pour en faire une critique titre par titre, la plus objective possible… Nous avons également donné la parole à David, un fan de la première heure, gage de pluralisme et occasion d’une chronique à 4 mains.

Elle a dit :

 Monkey Me, critique de l'album dans Mylène et des CRITIQUES illogical-nobody-knowsL’avis d’Evous : Pour nous, l’un des meilleurs titres de l’album. Une jolie mélodie, rehaussée d’un sautillant piano sur le refrain. Une dance de facture classique, au rythme mid-tempo. Côté texte, Mylène évoque l’amour lesbien : « Elle a dit qu’elle aime, elle a dit aussi le monde est tel que l’on fuit le bruit et les sarcasmes (…) Mais Quoiqu’elle en dise, elle aime une fille. » 

A l’ombre

 L’avis d’Evous : Passons sur l’intro, atroce. Le beat appuyé et lourd apporte un certain charme à ce single. Les couplets sont prometteurs, mais le refrain manque malheureusement d’entrain et le tout peine à s’envoler. Une déception, comme l’avait été Dégénération en son époque. 

 L’avis du fan : Bon premier single, même si je regrette encore une fois le synthé. Le clip est superbe. La signature Boutonnat ne fait aucun doute.

Monkey Me

 L’avis d’Evous : La chanson-titre du disque. Une direction très pop-rock à la Instant X et des paroles tournant autour de la double identité : « Là, c’est un autre moi, c’est Monkey Me. L’animal-là, je connaissais pas un Monkey moi… » Pas désagréable mais pas un tube non plus. 

 L’avis du fan : Une intro qui ressemble fort à Devant soi, chanson issue de la B.O. de Jacquou le croquant. Mais cela reste un des très bons morceaux de l’album. 

Tu ne le dis pas

 L’avis d’Evous : « Mais où va le monde ? », se demande la chanteuse sur un refrain 100% boutonnesque. La composition se rapproche en effet de Appelle mon numéro, en un peu plus dansant. On en passerait presque à côté de la noirceur du texte, rempli de « naufrage », de « tombe »et de monde qui « s’écroule »

 L’avis du fan : C’est du 100% Farmer. Tout ce qu’aime un fan de la première heure. Cela ne s’explique pas. 

Love Dance

 L’avis d’Evous : Les petits chanceux qui avaient pu écouter l’album en avant-première nous avaient prévenus : Love Dancen’a guère d’intérêt. La création de Laurent Boutonnat s’inscrit dans le genre dance 90’s qu’il semble affectionner. Mais ce sont surtout les paroles qui font lever les yeux au ciel. « Love me do. Me do love you. Me too / If you say so… La la la la la. Won’t let me go ! Lupo lupo, mon meli melo… » 

 L’avis du fan : Le gros bémol et ce qui reste un mystère : les quelques sons qu’utilise parfois Boutonnat. Les sons des années 80 sont loin ou bien changez de synthé ! On dirait du Alizée. Mais le pire dans tout ça, c’est qu’on l’imagine bien en single ! 

Quand

 L’avis d’Evous : La lenteur de ce titre et l’incursion du saxophone sur son bridge donnent un côté plus adulte et « qualitatif » à un album dominé par la dance music. Un temps de respiration bienvenu. A noter qu’ici aussi, la rythmique peut évoquer certaines ballades enregistrées pendant les années 1990. 

 L’avis du fan : Touchante, simple, efficace, musique excellente. Je pense que Boutonnat excelle surtout dans les balades.

J’ai essayé de vivre…

a-lombre1-300x200 dans Mylène et mes BLABLAS L’avis d’Evous : Le duo Farmer / Boutonnat dans ce qu’il a de plus caractéristique. Le compositeur livre une piste pop-dance, avec un refrain propice aux envolées de l’interprète. Cette dernière signe un texte obscur et mystérieux, sur lequel bon nombre de fans se perdront en conjectures. 

 L’avis du fan : Les riffs de guitares sont superflus mais j’aime beaucoup.

Ici bas

 L’avis d’Evous : Encore une production musicale sans surprise. En revanche, les paroles s’avèrent plus intéressantes. L’auteure s’y présente avec une sincérité désarmante, évoquant l’absence douloureuse de l’être aimé : « Je rentre chez moi, tu n’es pas là. Que suis-je sans toi ? (…) Drôle de vie qui fait, pauvre de moi, un pantin de bois. » Mais la star n’y parlerait-elle pas plutôt de la relation qui l’unit à son public ? « J’existe pour qu’on m’aime », confesse-t-elle finalement. 

 L’avis du fan : Nathalie Cardone, sors de ce corps ! Attention, insulte !

http://www.evous.fr/Mylene-Farmer-Monkey   

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Mylène, sodomique de corps et d’esprit

Posté par francesca7 le 21 décembre 2012

Pourvu Qu’elles Soient Douces a intégralement été tourné au sud de la ville de Rambouillet (Yvelines), dans le parc régional de la Haute Vallée de Chevreuse, en bordure du bois de la Droue (appelé aussi « bois Saint-Benoît »). La séquence de la bagarre dans l’eau avec la rivale a été tournée au même endroit, dans une rivière nommée « La Drouette ».

Mylène, sodomique de corps et d'esprit dans Mylène dans la PRESSE clippqsdmini07S’il est bien un film qui ai valu à Laurent Boutonnat le qualificatif de « mégalo » que lui a attribué la presse, c’est bien Pourvu Qu’elles Soient Douces. Un clip de  18 mn, avec cinq jours de tournage (nuit et jour), six cent figurants et un budget de 1,5 millions de francs (et non 3 comme annoncés à l’époque) peut il être encore appelé un clip ? Au delà des moyens mis en oeuvre, reconnaissons au réalisateur d’utiliser les méthodes et le matériel d’une production cinématographique. Laurent Boutonnat utilise de la pellicule 35 mm, couleur ou noir & blanc, il use des travellings sur rail, des grues, des loumas et des steady-cam. Son cinéma est identifiable, par son vocabulaire et encore plus par la grammaire qu’il applique à l’agencement de ses plans. En ce sens, Libertine II est l’exemple type du cinéma de Laurent Boutonnat qu’il faudrait montrer à quelqu’un qui ne connaîtrait pas encore sa façon de le concevoir. PQSD obéit à une structure chère au cinéaste : on y retrouve l’héroïne, comme toujours Mylène Farmer, moitié bourreau moitié victime, on y retrouve aussi un contexte historique, daté ou non. La fin du film touche souvent à l’onirisme (Tristana, Sans Contrefaçon). L’armée de terre a mis a disposition de Laurent Boutonnat six cent hommes pour jouer les troupes anglaises et françaises. Les costumes sont confectionnés par l’équipe de Carinne Sarfati et les chevaux utiles aux cascades proviennent de l’écurie de Mario Lurashi (auquel Boutonnat refera appel pour le cheval noir de Giorgino). C’est d’ailleurs le célèbre dresseur qui tiens le rôle du lieutenant français qui achète les ribaudes. Pour mener la troupe de prostituées, Sophie Tellier est rappelée pour tenir le rôle qu’elle jouait dans Libertine I.

Contrairement à Libertine I qui a été entièrement story-boardé, cet épisode à été lui conçu sur un découpage technique  complet (méthode favorite de Laurent Boutonnat ). Voici les    commentaires de la presse « jeune » de l’époque qui retracent le travail de Laurent Boutonnat.

    Égérie clipée, sculpturale, allure rousse comme les interdits, Mylène la Farmer, sur laquelle on fantasme, a réussi la galipette majuscule d’accéder au trône de la renommée sans douleur… Révélation 1988, elle a supplanté ses consœurs, ne leur laissant que le choix des larmes. Sulfureuse, diabolique, corrompue au champ du sexe, la libertine  qu’elle ose paraître, a récidivé dans le sens, d’un empire des sens non recommandé par l’office catholique… « Sodomique de corps et d’esprit… 

clippqsdmini20 dans Mylène et des CRITIQUESDans Pourvu Qu’elles Soient Douces, telle une chevalière sans honte et sans reproche, Mylène a posé sous toutes ses coutures, et via cette violence romanesque, digne des épopées d’antan, elle a flirté avec les fleurs du mâle… Androgyne, l’ambiguïté calquée à son « Moi-je », Farmer pourchasse les bonnes manières, fouette les tabous et coupe l’herbe sous le pied des lignes « bien pensantes ». Iconoclaste et révoltée, l’âme entre deux désespoirs, Mylène joue dans ses clips celle qui n’est ni tout à fait elle, ni tout à fait une autre. Incandescente, irréelle et décadente. 

Farmer chuchote les mots et montre les images. Laurent Boutonnat, son frère d’émotion vénère sa muse. Il lui fait chanter des notes d’auteur et lui taille des portraits à travers des clips cinématographiques. Mes chers frères prions pour elle : la pécheresse officielle de cette fin de siècle. N’est-il pas vrai qu’il y a du « Marie-madeleine » en elle, mais en doutiez-vous ? Après les mots, les photos tournées en forêt de Rambouillet avec décors et costumes… S’il vous plait… quel faste !

Graffiti, Décembre 1988. 

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Monkey Me : critiques suite

Posté par francesca7 le 21 décembre 2012

Mylène Farmer : ’Monkey Me’, critique de l’album SUITE.

A-t-on jamais

 L’avis d’Evous : Peu d’intérêt à ce titre sans surprise. Mis à part le refrain (Alléluia… yeah yeah) qui pourrait s’imposer comme un des prochains hymnes live de la chanteuse, c’est bien plat. 

 L’avis du fan : Sans grand intérêt.

Nuit d’hiver

Monkey Me : critiques suite dans Mylène et des CRITIQUES 31 L’avis d’Evous : Ambiance sombre et inquiétante pour cette reprise du texte de Chloé, dont la version originale figure sur l’album Cendres de Lune (1986). Une étrange expérience que certains fans goûteront sans doute. 

 L’avis du fan : Un retour aux sources…enfin. Elle ne peut être comprise que par ses fans.

A force de…

 L’avis d’Evous : Cette fois, les voix vocodées s’ajoutent aux synthés Bontempi. Un parti pris audacieux et pas franchement heureux. A part ça, rien à signaler : c’est toujours le même registre, réservé aux fans du tandem. 

        L’avis du fan : Ma chouchoute de cet album. Une nouvelle Mylène, de l’optimisme à 100% sans demi-teinte. En boucle !

Je te dis tout

          L’avis d’Evous : Laurent Boutonnat retrouve un peu d’inspiration sur cette ballade. Du coup, Mylène s’en retrouve revigorée et nous balance l’un des plus beaux textes de l’album. « Et sur ton pull, je broderais M pour que nos sangs se mêlent au vent. Mon ADN… » Un single en puissance. 

 L’avis du fan : Je voulais écrire un pavé sur cette chanson et là, le vide, l’absence de mots devant ce texte et cette musique qui me touchent au plus profond. Pour moi, l’une des plus belle chanson de sa carrière. Tout simplement parfait… magique.

En résumé

mf-300x167 dans Mylène et mes BLABLAS L’avis d’Evous : Un album en forme d’hommage aux années 90. Pour le meilleur et pour le pire. Certains arrangements datent terriblement. Côté texte aussi, Mylène alterne paroles fades ou sans intérêt et belles réussites. Difficile de trouver dans Monkey Me un vrai tube radio. A réserver donc aux fans. 5/10

 L’avis du fan : Le retour de Boutonnat. On peut croire que c’est la seule chose que l’on retiendra de ce 9ème opus de Farmer. Mais en fait, il est plein de surprises. C’est un album coloré, du blanc, du pastel, comme bon vous semblera mais un album plus optimiste ! Tout d’abord des textes plus recherchés, une poésie plus limpide moins alambiquée qu’elle a l’habitude de nous servir. Elle s’engage un peu plus, ouvre d’autres horizons, « elle veut donner l’envie de vivre » ! C’est bien de Farmer dont on parle !!

Et puis, il y a la voix. Une voix claire, un peu plus travaillée sur un ou deux morceaux mais dans l’ensemble on comprend ce qu’elle dit à la première écoute.

Enfin, c’est un album à tubes. Beaucoup de chansons sont entêtantes, bien réalisées. Il est un mix d’Anamorphosée et surtout d’Innamoramento. On pourra juste regretter que la cohérence de tous les titres (excepté l’OVNI Nuit d’hiver) fait que l’on retrouve beaucoup de mid-tempos alors que ce qui marque le plus, ici, ce sont les ballades.
Bref un bon album qui va réconcilier les anciens fans. Une véritable bouffée d’air frais !

Un grand merci à David pour sa participation à cette critique ! 

http://www.evous.fr/Mylene-Farmer-Monkey   

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