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Chronique de Bleu Noir

Posté par francesca7 le 1 décembre 2012

 

Tout le monde s’est extasié d’un duo enregistré pour le compte du nouvel album de Line Renaud, voire de la participation de la dame à un album hommage aux Australiens d’INXS (pour un duo plutôt réussi avec Ben Harper) : Mylène Gautier est bien l’ultime représentante de la chanson francophone à provoquer pareille dilatation de la poitrine des fans à la moindre de ses productions (et ce huitième album studio n’est pas la moindre de ses productions), et à faire considérer une simple interview comme un pur don du ciel. Que sa stratégie d’un silence marketing traduise – ou pas – une profonde névrose relationnelle n’a que peu d’importance : du point de vue du tiroir-caisse, cela fonctionne indubitablement. Alors, poursuivons de même, et dans la ligne froidement analytique d’une radioscopie de Bleu Noir. 

Chronique de Bleu Noir dans Mylène et des CRITIQUES photo_1299510476-300x236Les douze pièces (dont deux versions de « Inséparables ») du disque sanctionnent en premier lieu une absence, celle de Laurent Boutonnat, compagnon musical de toujours, apparemment désormais retenu sur le plateau de tournage de son prochain film, L’Ombre des autres (ne hurlons pas au loup de la séparation : Mylène Farmer y incarnera le rôle de Tess). Sans nul doute le résultat critique plus que mitigé de l’effort précédent (Point de suture, 2008) est pour beaucoup dans cet éloignement temporaire. En tout état de cause, ont donc été préférés au compositeur de « Désenchantée » le créateur de « Bad Romance » pour Lady GaGa, RedOne, Moby (on se souvient de duos antérieurs sur « Sleeping Away » en 2006 et « Looking For My Name », 2008), ou Darius Keeler, des Britanniques d’Archive. C’est bien sûr le premier qui a fourni le single en avant-poste « Oui mais…non », chanson qui a d’ores et déjà battu tous les records de téléchargement. 

La volonté d’offrir des articulations thématiques à l’opus transfigure dans l’agencement des thèmes, classés dans l’évident désir d’instaurer des climats qui perdurent (quatre chansons composées par Moby, puis trois mélodies de Keeler). En outre, et au détour d’un refrain (« Lonely Lisa »), la chanteuse en appelle à la révolution comme insurpassable processus de création : convenons toutefois que les deux productions de RedOne, clins d’œil un peu patauds à destination des radios, ne font qu’arpenter les sentiers convenus d’un electro efficace certes (pour ce qui est de l’appel à la danse), mais pas vraiment novateur. Moby parvient , quant à lui, malgré un nombre limité d’innovations harmoniques, à timidement extraire la patronne des gonds de la convention. On sera plus intéressé, et pourquoi pas intrigué, par les climats oniriques générés par les amples vagues synthétiques d’Archive : les trois pièces (les plus longues de la sélection, avec près de cinq minutes chacune) génèrent le mystère nécessaire à Farmer pour lui permettre de développer ses charmes (au sens d’envoûtement) troubles. 

Et, naturellement, Mylène Farmer, signataire de l’ensemble des textes du disque, y visite encore et encore ses obsessions (grosso modo : Eros et Thanatos sont dans un bateau), dans un aura de solitude, élevé à hauteur de l’un des beaux-arts. Seule exception (peut-être, car nous ne quittons pas ici le rivage des spéculations) : « Leïla » peut raisonnablement être considéré comme une appréciation personnelle de la situation politique en Iran, et plus particulièrement du sort qui y est réservé aux femmes. 

Bleu Noir (par ailleurs appellation d’un renommé centre de tatoo parisien) se veut plus aérien, voire insouciant, que les précédentes productions de Farmer : s’il atteint son but, l’album ne répond pas forcément à l’angoissante question, qui manifestement taraude la chanteuse. Á savoir : comment ne pas considérer la cinquantaine qui vient (qui est là, plutôt), comme une pure abomination ? 

Comme à l’accoutumée, l’album bénéficiera d’une édition standard, d’une version limitée, ainsi que d’une production en coffret collector. Mais contrairement aux sessions précédentes, il n’est pas prévu que Bleu Noir s’accompagne d’une tournée des scènes françaises et européennes. 

Article de Christian Larrède paru chez http://www.music-story.com/

 

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Mylène, encore et encore des Remixe

Posté par francesca7 le 1 décembre 2012

 

confidences de Enzo Mori et Stephan Clark (Remixeurs)ex : Slipping away (Crier la vie)

 

Mylène, encore et encore des Remixe dans Mylène en CONFIDENCES autographes_ptitgenie_07-296x300Leur fameux remix de « Slipping away (Crier la vie) » initialement dédié aux clubs, n’est pas longtemps resté confidentiel ! Sorti dans le commerce sur le second maxi CD, il entame une belle carrière.

Votre remix de « Slipping away (Crier la vie) » est d’abord paru sur un maxi CD promo. Qui vous a commandé le remix ? Et quand ?
Nous avions déjà fait un remix pour le groupe Vegastar, et Jorge Fernandez, directeur artistique, nous a contactés pour remixer le fameux duo Moby / Mylène Farmer. Nous avons été appelés au début du mois d’août.

Combien de temps avez-vous eu pour proposer le remix ? Je me trompe peut-être, mais je pense qu’il n’était pas prévu dans le package original, et a été commandé un peu à la dernière minute ?
Le remix devait être terminé assez rapidement, pour début septembre. Et en effet, il n’était pas prévu dans le package original. Virgin voulait des artistes français pour la sortie française.

Comment avez-vous reçu les voix ? CD, DAT ? Voix avec ou sans effets ?
Le label nous a fait parvenir très rapidement un CD avec tous les samples du titre d’origine de Moby ainsi que les accapellas de Mylène. Toutes les pistes étaient avec effets.

Avez-vous des infos sur l’impact de votre remix en clubs ?
Bien sûr, ça parle beaucoup entre les DJ. Les feedbacks sont très encourageants. Pour l’avoir testé nous-mêmes en club, les réactions du public sont excellentes pour un morceau qui n’est pas encore diffusé à grande échelle. Nous avons déjà des soutiens de la part de DJ tels que David Vendetta, Chris Lona…

Votre remix est complètement inédit. Les autres versions de « Slipping away » préexistaient presque toutes avec la voix de Moby seul. Le travail est-il plus « facile » dans ce cas ?
Nous ne pensons pas que le travail est plus facile. Par contre, il est vrai que nous avions une petite crainte : le fait qu’il y ait des voix en français pour les clubs. Mais on s’est aperçu que les voix de Mylène collaient parfaitement sur l’instrumental et en club, ça passe sans problème !

Avez-vous proposé plusieurs versions ? Si oui, qui a décidé d’opter pour celle-là, et surtout, entendra-t-on un jour les autres ?
Non, nous n’avons pas proposé plusieurs versions. Ce remix a convaincu le label dès la première écoute. Il y a juste une version dub à la demande de Virgin, qui devrait être présente sur le second maxi CD aussi (ndlr : elle ne l’est finalement pas, à la grande surprise des intéressés).

Une telle version pourrait-elle ouvrir le titre aux clubs internationaux ?
Bien sûr. C’est ce que nous espérons. Pour les packages internationaux, c’est le label d’origine qui pourra choisir quels remixes intégrer. En tout cas, une sortie internationale de ce duo est bien prévue.

Moby a sorti le même duo en Espagne avec une autre chanteuse, Amaral. Vous a-t-on contactés pour adapter votre remix à cette version hispanique ?
Non, nos n’étions pas au courant de cette version. Si on nous contacte pour adapter le remix, nous serions très flattés et très motiver pour retravailler dessus.

Savez-vous si Mylène Farmer est intervenue dans la validation du remix ? Et qu’en était-il pour la validation de Moby ?
Le label s’est chargé de transmettre le remix aux artistes et aux labels d’origine. Et la version a été validée !

Que pensez-vous de la carrière de Mylène Farmer ? La suivez-vous ? Et de son « attitude » envers les médias ?
C’est une belle carrière, que Mylène gère très bien. Le fait qu’elle ne se mette pas trop en avant dans les médias, c’est bien, et ça « nourrit » l’image mystérieuse qu’elle dégage.

Que pensez-vous de la musique de Laurent Boutonnat ?
Très bon auteur/compositeur dans son registre. Le succès et les ventes de disques parlent d’eux-mêmes.

Pour certains, remixer Mylène Farmer, c’est hors de question, trop commerciale. Qu’en pensez-vous ? Est-ce un plus d’avoir fait ce remix ?
Ce n’est pas parce qu’un artiste est jugé trop commercial ou pas assez que cela va jouer sur notre envie de remixer ou pas. Tout dépend de la qualité du titre d’origine et s’il y a matière à remixer. Il est évident que c’est un plus d’avoir ce remix, cela va nous permettre de nous faire connaître un peu plus du grand public.

fanauroremylaurore2-300x234 dans Mylène en CONFIDENCESFarmer est une des rares artistes françaises à proposer systématiquement des remixes de ses singles. Quel est selon vous son intérêt là-dedans ?
L’intérêt est de se faire connaître d’un autre public, qui est celui des clubs. Nous pensons que c’est bénéfique pour un artiste de cibler un peu tout le monde.

Avez-vous été contactés par Polydor et Stuffed Monkey pour une éventuelle nouvelle collaboration avec elle ? Ou alors par le staff de Moby ?
Non, pas pour l’instant pour Moby et Mylène. Attendons de voir ce que donnera le remix. Nous avons cependant déjà reçu d’autres demandes pour d’autres artistes, mais nous ne pouvons rien dire de plus…

Mylène Farmer entraîne une quantité phénoménale de remixes amateurs. Pourquoi selon vous ?
Aujourd’hui, tout le monde avec un peu de matos peut faire de la musique. Il est donc normal de voir beaucoup de titres ou remixes amateurs. Nous pensons que c’est une bonne chose. Il y aura peut-être des remixes qui sortiront du lot et qui verront le jour.

Juste pour le fun : il n’y a, je suppose, aucun moyen de récupérer l’accapella de « Crier la vie » ?
A moins que Virgin ne t’autorise à faire un remix, je ne pense pas qu’il soit possible de les récupérer !

A ce sujet, Mylène Farmer fait parfois signer une clause stipulant l’interdiction formelle de distribuer ses accapellas. En a-t-il été de même pour vous ?
Bien sûr ! Et même si ce n’était pas dans le contrat, nous ne nous permettrions pas de le diffuser sur le net ou autres.

Qui sont vos sources d’inspiration musicale ?
Depeche Mode, New Order, les groupes électro-pop des années 80, en général.

Quels sont vos projets actuels ?
Nous avons eu pas mal de demandes en tant que « Enzo Mori & Stephan Clark ». En parallèle, nous avons un autre projet orienté plus dance qui s’appelle « Starting Rock » et qui reprend le fameux « Don’t you go » du groupe Yazoo. Il est déjà troisième des clubs en France et tourne beaucoup en radio. 

Intervivew extrait de Mylène Farmer et vous – 2006

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Le label de Mylène Farmer

Posté par francesca7 le 1 décembre 2012

Décision de Polydor pour le label de Mylène Farmer

confidences de Guéna LG (Remixeur de Oui mais… non)

 

Le label de Mylène Farmer dans Mylène en CONFIDENCES fanalexandra3-221x300Guéna, c’est la première fois que tu remixes officiellement Mylène Farmer, est-ce un désir de ta part ou la maison de disque de la chanteuse qui est venue à toi ?
C’est Polydor, le label de Mylène Farmer qui m’a proposé de remixer le titre. Ca tombait bien, j’apprécie depuis longtemps ce que fait Mylène Farmer.

Pourquoi tes remixes n’apparaissent justement pas sur le Maxi CD du titre Oui…mais Non sorti dans le commerce le 06/12 dernier ? Comment est né ce remix en vérité ?
Mon remix n’apparait pas car on m’a demandé de travailler sur Oui…Mais Non, une fois la première salve de remixes réalisée. Polydor souhaitait des remixes un peu plus punchy et dynamiques que ce qui avait été réalisé jusqu’alors. J’imagine par contre que mon remix sortira plus tard sur un autre support, aussi bien en physique qu’en digital.

Est-il prévu que tes versions (Radio et Club Mix) fassent l’objet d’un nouveau support physique (2 supports promos ont été distribués aux radios) ou d’une sortie digitale ?
Je ne sais pas quel est le plan exact à ce niveau, mais je pense qu’on pourra se les procurer d’une manière ou d’une autre prochainement.

Tu es connu pour avoir remixé Lady GAGA et Sophie Ellis Bextor : pour son retour Mylène a fait appel pour son titre Oui mais…Non à Redone, le faiseur de tube de Lady Gaga, ainsi qu’à Chris Sweeney, réalisateur des clips de Sophie E.B ! Y-vois tu un lien ?
C’est drôle car je n’avais pas fait le rapprochement. Je ne pense pas qu’il y ait de lien. J’ai réalisé bon nombre de remixes pour les artistes internationaux de Polydor et c’est pour celà qu’on m’a contacté, tout simplement parce que ma touche semblait coller avec ce qu’ils recherchaient.

Que penses tu de la version single (non remixée) de Oui mais…Non par Redone ?
Que du bien, je suis ravi de ce renouvellement opéré par Mylène Farmer et Oui…Mais Non est un des plus gros tubes de ces dernières années pour l’artiste. L’album Bleu Noir est une belle réussite et je prends un réel plaisir à l’écouter. Même si éclectique, il me semble que l’album colle parfaitement à Mylène, avec une production aussi adaptée que léchée.

Quel univers as tu exploré pour ton remix du titre Oui mais…Non ? C’est un remix plutôt calibré pour les radios ou le dancefloor ?
Les deux je pense, car même si la base est assez club, la mélodie et les arrangements sont très pop. J’ai gardé toutes les parties vocales, comme dans 99% de mes remixes, car je considère que le plus beaux des instruments, c’est la voix. J’ai essayé de mélanger des sons sont à la fois dark, trance, avec beaucoup de nappes, mais aussi des sonorités plus légères et un peu plus « happy » sur le refrain. Pour moi, Mylène Farmer, c’est un peu ça, un mélange de mélancolie et de joie/espoir, j’ai essayé de garder ce mélange chaud/froid, en rajoutant de belles montées trancy. La batterie est très sèche, assez percutante, un peu comme le font Offer Nissim et Yinon Yahel qui sont deux artistes que j’apprécie également. Je voulais quelque chose qui soit assez gay également au niveau des sonorites, mais je crois que c’est un peu la touche de tous mes remixes de toute manière ;

Combien de temps a duré la réalisation de ton remix ?
Trois bonnes semaines, comme l’ensemble de mes remixes. Tout est venu assez vite au niveau des idées et de la réalisation.

La maison de disque t’as t’elle donné des directives , des tendances pour créer ton remix ?
Aucune, mis à part qu’ils voulaient quelque chose qui puisse être efficace, énergique, passable en radios comme en clubs.

Mylène ou son équipe ont-ils écoutés ton remix, as-tu eu un retour de la maison de disque à ce sujet ?
Oui, bien sûr, et rien ne peut sortir sans leur validation, ce qui normal et le cas pour chaque artiste. Tout le monde a été content de mon travail à ce que j’ai compris. On m’a même dit que Mylène l’avait personnellement apprécié et qualifié de très bon remix. Je suis ravi qu’elle ait pu apprécier ma version de son titre.

Est-ce toi qui a décidé de créer 2 versions ou un désir de la maison de disque de Mylène ?
Je livre toujours une version courte et une version longue de mes remixes.

A chercher dans Farmer Addict  de février 2011

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