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Mylène Farmer et Thierry Rogen

Posté par francesca7 le 31 décembre 2012

 

 

C’est Thierry Rogen, le preneur de son du spectacle, qui se souvient de ces concerts lors d’une interview accordée à Instant-Mag (n°14, été 2003) :

Mylène Farmer et Thierry Rogen dans Mylène en CONFIDENCES thierry-rogen« Le concert de 1989 est l’une de mes plus belles expériences professionnelles, mais en même temps l’une des pire. Une des plus belles, parce que j’avais suivi de façon presque familiale la carrière de Mylène et que c’était un moment important ; a l’époque, Mylène n’existait que par l’image de ses clips, et se montrer en public était quelque chose de nouveau pour elle. Là où elle m’a épaté, c »’est qu’elle a un tel professionnalisme qu’elle a cassé toutes les barrières. La préparation du concert a aussi été très difficile dans le travail quotidien parce que comme tout ce qui concernait Mylène et selon la volonté de Laurent Boutonnat, il fallait que le spectacle soit « énorme ». Je ne sais pas si nous étions tous préparés à quelque chose d’aussi grand. On a eu peur jusqu’au bout de ne pas être à la hauteur, et je me souviendrai toute ma vie du premier concert à Saint Etienne. On a été les premiers à mettre des synthés et des séquences sur scène, avec une technologie qui n’était pas aussi au point qu’aujourd’hui.

On avait le problème suivant : les disques de Mylène étaient tellement sophistiqués dans la production qu’on ne pouvait pas aller sur scène et placer simplement un batteur, un bassiste et un guitariste. Il fallait que le public retrouve sur scène la 1989-04-a-211x300 dans Mylène en CONFIDENCEScouleur des albums, qui comportaient des tonnes de séquences et de programmation. Donc, en plus des choristes et de Mylène sur scène, il y avait aussi certains backings, qui comportaient des séquences de voix. C’est peut-être ce qui a amené la critique, parce que les gens disaient que le son était trop énorme pour ne sortir que de la scène. Mais, quand U2 est en concert, et que The Edge est tout seul sur scène l’énorme son qui sort de sa guitare ne vient pas de lui ! Donc où est la critique ?

Si on veut se prendre un spectacle dans la figure, les détails techniques qui font qu’on met du ruban autour du paquet, qu’est-ce que ça peut faire aux gens ? Tous le monde utilise les séquenceurs sur scène. Donc en quoi est-ce critiquable ? Quand Mickael Jackson ou Madonna font ça, tout le monde les encense, alors qu’à la différence de Mylène, ils chantent en plus en play-back sur scène. Si vous voulez allez assister à un live unplugged à la bougie, allez voir Francis Cabrel parce que ses chansons s’y prêtent ; pas celles de Mylène. »

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Mylène Farmer pour les Canadiens

Posté par francesca7 le 31 décembre 2012

 

Ce sont les Canadiens qui bénéficient de We’ll Never Dies en SP (sans pochette) au premier trimestre 1986, le titre étant sortie uniquement sur l’album en France. Une chanson qui, malgré son titre anglais (littéralement ; « Nous ne mourrons jamais »), est chantée en français par Mylène, Boutonnat, et donc indirectement Mylène évoque dans son texte le conflit israélo-palestinien.

Mylène Farmer pour les Canadiens dans Mylène AU FIL DES MOTS 250px-palest_against_british

Certains analyste parlent dans d’un texte sur l’Intifada (ce qui n’est pas possible, puisque la première Intifada date de 1987). Quoi qu’il en soit, le texte est politiquement très engagé (ce qui représente une exception dans le répertoire de Mylène, avec Souviens-toi du jour….). La chanteuse parle ici d’un enfant (« Petit garçon perdu / Le désert t’a déchu ») qui fait la guerre pour son peuple et plus précisément sa mère (la mère patrie ?) : « T’as fait la guerre pour ta mère / elle t’a mis au monde en terre ». Ces deux vers de la chanson nous apprennent également que l’enfant révolutionnaire (« Gavroche ou bien bidoche ») fait une guerre vaine puisque son sort est inévitable et son combat perdu d’avance. En quelques sorte, il est né pour mourir … Et si nous parlons plus haut de conflit israélo-paslestinien, c’est que Boutonnat évoque directement le Dieu des musulmans dans son texte ; « Tu seras un ange là-bas / Au nom d’Allah, alléluia ». Une chanson assez dure au final qui bénéficie d’un pot avec des chœurs anglophone (Carole Frédericks) : « Dawn is breaking now / How long does it take to die ? » (« L’aurore commence à se lever / Combien faut-il de temps pour mourir ?)

On imagine ainsi cet enfant dans le désert en train de regarder l’aurore se lever en se demandant quand il va finalement mourir…

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issu du livre de Benoît CACHIN sorti en octobre 2012. Aux éditions Gründ. Page 30/220

 

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Mylène Farmer apprécie Gustave Doré

Posté par francesca7 le 30 décembre 2012

 

Fichier:Gustave dore.jpgPaul Gustave Louis Christophe Doré dit Gustave Doré est un illustrateurgraveurpeintre et sculpteur français, né à Strasbourg le 6 janvier 1832, au 5 (aujourd’hui 16), rue de la Nuée-Bleue, et mort le 23 janvier 1883 à Paris dans son hôtel de la rue Saint-Dominique. Il fut reconnu internationalement de son vivant.

 En 1840, le père de Gustave, Jean-Philippe Doré, polytechnicien, est nommé ingénieur en chef des Ponts et Chaussées de l’Ain et la famille Doré s’installe à Bourg-en-Bresse. L’enfant aux dons précoces est un très bon élève du collège mais il se fait encore davantage remarquer par ses caricatures et ses dessins inspirés du monde bressan qui l’entoure : à douze ans un imprimeur local publie ses premièreslithographies sur Les Travaux d’Hercule. Elles amènent l’éditeur parisien Charles Philipon à lui proposer de s’installer à Paris où à partir de 1847 il suit les cours du lycée Charlemagne et dessine en même temps des caricatures pour le Journal pour rire de Philippon. Il connaît vite la célébrité et débute en 1848 au Salon avec deux dessins à la plume mais continue à vivre auprès de sa mère après la mort de son père en 1849.

À partir de 1851, tout en exposant ses toiles, il réalise quelques sculptures de sujets religieux et collabore à diverses revues dont le Journal pour tous. En 1854, l’éditeur Joseph Bry publie une édition des œuvres de Rabelais, illustrée d’une centaine de ses gravures. De 1861 à 1868, il illustre La Divine Comédie de Dante.

De plus en plus reconnu, à la fois autodidacte et exubérant, Gustave Doré illustra entre 1852 et 1883 plus de cent vingt volumes qui parurent en France, mais aussi en Angleterre, en Allemagne et en Russie. Lors de la campagne de Crimée, il réalise, à la fois comme auteur et comme illustrateur, L’Histoire de la Sainte Russie, une charge contre ce pays avec qui la France et l’Angleterre étaient entrées en guerre. C’est un album qui préfigure la bande dessinée, où il joue sur le décalage entre le texte et l’illustration, et où il utilise d’étonnantes astuces graphiques.

 Mylène Farmer apprécie Gustave Doré dans Mylène et les AUTEURS 186px-dore_ridinghoodIl fréquente alors la société mondaine et élargit ses activités picturales en composant de grands tableaux comme Dante et Virgile dans le neuvième cercle de l’Enfer(1861 – 311 x 428 cm – musée de Brou), L’Enigme (au Musée d’Orsay) ou Le Christ quittant le prétoire (1867-1872), un tableau mesurant six mètres de haut par neuf mètres de large. Ce tableau a été restauré de 1998 à 2003 au Musée d’art moderne et contemporain de Strasbourg, dans une haute salle qui lui est dédiée.

Multipliant en même temps dessins et illustrations en tous genres (fantastique, portraits-charges), sa notoriété devient européenne et il rencontre un immense succès en Angleterre avec la Doré Gallery qu’il ouvre à Londres en 1869.

Il meurt d’une crise cardiaque à 51 ans, le 23 janvier 1883, en laissant une œuvre imposante de plus de dix mille pièces qui exercera par la suite une forte influence sur nombre d’illustrateurs. Son ami Ferdinand Foch organise les obsèques à Sainte-Clotilde, l’enterrement au Père-Lachaise et un repas d’adieu rue Saint-Dominique.

En 1931, Henri Leblanc publie un catalogue raisonné qui recense 9 850 illustrations, 68 titres de musique, 5 affiches, 51 lithographies originales, 54 lavis, 526 dessins, 283 aquarelles, 133 peintures et 45 sculptures. Le musée de Brou à Bourg-en-Bresse, conserve pour sa part 136 œuvres de toute nature (peinture à l’huile, dessins, sculptures).

Dans les années 2000, son arrière-arrière petit neveu est chanteur et se nomme Julien Doré.

Ouvrages illustrés par Gustave Doré 

Gustave Doré illustra plus de cent chefs-d’œuvre de la littérature universelle

Ainsi que des ouvrages sur la tauromachie :

Peintures 

 

 

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Mylène Farmer apprécie Robert Doisneau

Posté par francesca7 le 29 décembre 2012

 

Mylène Farmer apprécie Robert Doisneau dans Mylène et les AUTEURS 220px-robert_doisneau_photographed_by_bracha_l._ettinger_in_his_studio_in_montrouge_1992Robert Doisneau (né le 15 avril 1912 à Gentilly - mort le 1er avril 1994 à Montrouge) est un photographe français, parmi les plus populaires d’après-guerre. Il fut, aux côtés de Willy Ronis, d’Édouard Boubat, et d’Émile Savitry, l’un des principaux représentants du courant de la photographie humaniste française.

Robert Doisneau est né dans le sud de la banlieue parisienne au sein d’une famille bourgeoise. Il étudie les Arts graphiques à l’École Estienne et obtient son diplôme de graveur et de lithographe en 1929.

Un an plus tard, il réussit à intégrer l’Atelier Ullmann en tant que photographe publicitaire. En 1931, Robert Doisneau rencontre Pierrette Chaumaison avec qui il se marie trois ans plus tard ; il devient cette même année l’opérateur d’André Vigneau avec lequel il découvre la Nouvelle Objectivité photographique.

En 1932, il vend son premier reportage photographique, qui est diffusé dans l’Excelsior.

En 1934, le constructeur automobile Renault de Boulogne-Billancourt, l’embauche comme photographe industriel, mais, du fait de ses retards successifs, il se fait renvoyer cinq ans plus tard, en 1939.

Désormais sans emploi, Robert Doisneau tente de devenir photographe illustrateur indépendant. Il rencontre, peu avant le début de la Seconde Guerre mondialeCharles Rado, fondateur de l’agence Rapho. Son premier reportage, sur le canoë en Dordogne, est interrompu par la déclaration de guerre et la mobilisation générale.

Après la Seconde Guerre mondiale, Robert Doisneau devient photographe indépendant en intégrant officiellement, dès 1946, l’agence de photographie Rapho.

Il se met alors à produire et à réaliser de nombreux reportages photographiques sur des sujets très divers : l’actualité parisienne, le Paris populaire, des sujets sur la province ou l’étranger (URSS,États-UnisYougoslavie, etc.). Certains de ses reportages paraîtront dans des magazines comme LifeParis MatchRéalitésPoint de vueRegards, etc.

270px-Photographers_Robert_Doisneau_%28left%29_and_Andr%C3%A9_Kert%C3%A9sz_in_1975_b dans Mylène et les AUTEURSEn 1947, il rencontre Robert Giraud, chez l’antiquaire Romi, c’est alors le début d’une longue amitié et d’une fructueuse collaboration. Doisneau publiera une trentaine d’albums dont La Banlieue de Paris, avec des textes de Blaise Cendrars, en 1949. Il travaillera un temps pour Vogue, de 1948 à 1953 en qualité de collaborateur permanent. Il est aussi ami de Jacques Yonnet et ses photos illustrent son fameux Enchantements sur Paris (Denoël-1954) devenu La ville des maléfices (Biblio).

Son talent de photographe sera récompensé à diverses reprises : le prix Kodak en 1947, le prix Niepce en 1956. En 1960, Doisneau monte une exposition au Musée d’art contemporain de Chicago. En 1975, il est l’invité d’honneur du festival des Rencontres d’Arles (France). Une exposition lui y est consacrée. Il recevra d’autres prix pour son travail : le Prix du Livre des Rencontres d’Arles pour L’Enfant et la Colombe (1979) et pour Trois secondes d’éternité en 1980, chez contrejour, le Grand Prix national de la photographie en 1983 et le prix Balzac en 1986. En 1986, le festival des Rencontres d’Arles présente une exposition intitulée De Vogue à Femmes, Robert Doisneau. En 1992, Doisneau présente une rétrospective au Musée d’art moderne d’Oxford. Ce sera la dernière exposition de ses œuvres organisée de son vivant. En 1994, le festival des Rencontres d’Arles présentait Hommage à Robert Doisneau.

Robert Doisneau meurt à Montrouge le 1er avril 1994. Il est enterré à Raizeux, aux côtés de sa femme.

Œuvres 

  • 1940 : « Lâcher de tracts »fanvalentin2-208x300
  • 1944 : « Amour et barbelés »
  • 1944 : « La voiture fondue« 
  • 1950 : « Le Baiser de l’hôtel de ville« 1
  • 1951 : « Rue Mouffetard« 
  • 1956 : « Les Écoliers de la rue Damesme« 
  • 1958 : « La Transhumance »
  • 1959 : « La Récréation, rue Buffon, à Paris »
  • 1959 : « Les Sables d’Olonne »
  • 1959 : « Les grandes vacances »
  • 1960 : « Le passant avec un béret »
  • 1971 : « Devant la laiterie »
  • 1982 : « Le Parc Monceau », 30,5 x 39,6 cm, Musée d’art de Toulon

 

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Mylène Farmer sur W9

Posté par francesca7 le 29 décembre 2012

 

Mylène Farmer Fan de Stars sur W9 Dimanche 16 mai 2010 

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Chloé chantée par Mylène F.

Posté par francesca7 le 28 décembre 2012

Chloé de Laurent Boutonnat  

 

(Sorti en septembre 1985)

Même si des chœurs d’enfants accompagnent Mylène Farmer, renforçant ce sentiment, ce qui apparaît comme une chanson pour cour de récréation révèle en fait des paroles particulièrement cruelles, qui racontent l’histoire d’une petite fille, Chloé qui se noie …

L’inspiration de Boutonnat semble évidente : Hamlet de Shakespeare (datant du début du XVIIè siècle). Dans sa pièce, le dramaturge anglais met en scène le personnage d’Ophélie, sœur de Laërte et amoureuse d’Hamlet.

 

Chloé chantée par Mylène F. dans Mylène AU FIL DES MOTS 280px-millais_-_ophelia

Héroïne romantique s’il en est, Ophélie connaîtra un destin tragique, puisque à cause de son impossible amour avec Hamlet, elle deviendra folle et finira par se noyer dans l’eau d’un ruisseau, comme nous l’apprend l’acte IV, scène 7 de la pièce :

« Laërte : Noyée ? Où s’est-elle noyée ?

La reine : Au-dessus du ruisseau penche un saule, il reflète

Dans la vitre des eaux ses feuilles d’argent

Et elle les tressait en d’étranges guirlandes

Avec l’ortie, avec le bouton-d’or.

Avec la marguerite et la longue fleur pourpre

Que les hardis bergers nomment d’un nom obscène.

Mais qe la chaste vierge appelle doigt des morts.

Oh, voulut-elle alors aux branches qui pendaient.

Grimper pour attacher sa couronne florale ?

Un des rameaux, perfide, se rompit

Et elle et ses trophées agrestes sont tombés

Dans le ruisseau en pleurs . […]

Laërte : Hélas, elle est noyée ?

La reine : Noyée, noyée ».

 

Laurent Boutonnat s’inspire donc du mythe d’Ophélie pour composer sa comptine. Il n’hésite d’ailleurs pas à reprendre des expressions enfantines, comme « Tu sais ça compte pour du beurre » ou « Est-ce que tu joues ou tu meurs ? » Autre particularité, qui revient souvent dans l’œuvre de Farmer, la présence du double, de  la sœur : « Chloé ma moitié / Ce matin s’en est allée / Ton cœur petite sœur » ; un avant-goût du clip L’Ame-stram-gram, où l’une des deux sœurs meurt violemment sur les marches d’un palais chinois – le titre L’Ame-stram-gram utilisant également toute l’imagerie des chansons pour enfants…

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issu du livre de Benoît CACHIN sorti en octobre 2012. Aux éditions Gründ. Page 29/220

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Mylène Farmer apprécie Etty Hillesum

Posté par francesca7 le 25 décembre 2012

 

Mylène Farmer apprécie Etty Hillesum dans Mylène et les AUTEURS etty-hillesum-182x300Esther « Etty » Hillesum, née le 15 janvier 1914 à Middelbourg, en Zélande, aux Pays-Bas et décédée le 30 novembre 1943 au camp de concentration d’Auschwitz en Pologne, est une jeune femme juive connue pour avoir, pendant la Seconde Guerre mondiale, tenu son journal intime (1941-1942) et écrit des lettres (1942-1943) depuis le camp de transit de Westerbork.

Grande figure de la spiritualité contemporaine, Etty Hillesum, jeune femme âgée de 27 ans en 1941, au début de son Journal, vivait à Amsterdam, où elle a obtenu une maîtrise de droit en 1939. Elle commença alors des études de russe, que la guerre et l’occupation vont bientôt interrompre, tandis qu’Etty commence à tenir un journal intime, dans lequel elle relate la spirale inexorable des restrictions des droits et des persécutions qui amènent en masse les juifs néerlandais vers les camps de transit, puis vers la mort en déportation.

D’innombrables notations font de ce texte, et de ses lettres de Westerbork, camp de transit proche d’Amsterdam, où elle séjourna à plusieurs reprises, des documents historiques de premier plan pour l’étude de l’histoire des Juifs des Pays-Bas pendant la guerre. Dans son journal, elle évoque aussi son évolution spirituelle, qui, à travers la lecture, l’écriture et la prière, la rapproche du christianisme, jusqu’au don absolu de soi, jusqu’à l’abnégation la plus totale, tout en gardant, avec une admirable constance, son indéfectible amour de la vie, et sa foi inébranlable en l’homme, alors même qu’elle le voit journellement accomplir ses crimes parmi les plus odieux.

Le nom d’Etty Hillesum reste aussi associé à celui de l’homme qui l’initia à elle-même, Julius Spier, « l’accoucheur de mon âme », confie-t-elle. Ce juif allemand, héritier de la psychologie deCarl-Gustav Jung, s’était spécialisé dans la chirologie (diagnostic à partir de la morphologie et des lignes de la main). Etty entreprit une thérapie avec lui le 3 février 1941. Des relations complexes se tissèrent entre la jeune femme et le psychologue quinquagénaire : elle fut à la fois sa cliente, son élève, sa secrétaire et son amie de cœur, et ils ne cessèrent de se défier pour se faire grandir mutuellement. Douze mois plus tard, elle écrit « je suis venue au monde un 3 février » et fête ses un an et la « plus belle année » de sa vie.

Esther, surnommée Etty, était la fille de Louis Hillesum, docteur ès lettres classiques, proviseur du lycée de Deventer, et de Rebecca Bernstein, émigrante originaire de Russie, dont elle avait fui les pogroms, arrivée aux Pays-Bas en 1907. Une fois installée, Rebecca a vécu de cours particuliers de russe, et se maria en 1912. C’est bien sûr grâce à sa mère, (dont elle a hérité le caractère passionné et la vivacité d’esprit) qu’Etty lisait et parlait le russe, et, comme sa mère, elle vivait grâce aux leçons particulières de russe qu’elle donnait et qui lui permettaient de continuer ses études. De son père, issu de la bourgeoisie juive d’Amsterdam, grand érudit, Etty possédait la curiosité et la rigueur intellectuelles. Etty avait deux frères, Jaap (interne en médecine au moment de sa déportation) et Mischa (pianiste dont les dons exceptionnels firent un moment espérer à la famille Hillesum qu’il échapperait au sort des Juifs). Mischa et les parents d’Etty succomberont comme cette dernière à Auschwitz en 1943. Jaap ne survivra pas à l’évacuation de Bergen-Belsen en 1945. Ce sont les écrits d’Etty qui donneront une postérité à cette famille, par leur grande valeur historique, spirituelle mais aussi littéraire.

Citations 

affiche_congres dans Mylène et les AUTEURS« Je cherche à comprendre et à disséquer les pires exactions, j’essaie toujours de retrouver la place de l’homme dans sa nudité, sa fragilité, de cet homme bien souvent introuvable. Enseveli parmi les ruines monstrueuses de ses actes absurdes. »

« La plupart des gens ont une vision conventionnelle de la vie, [...], il faut avoir le courage de se détacher de tout, de toutes normes [...] il faut oser faire le grand bond dans le cosmos : alors la vie devient infiniment riche, elle déborde de dons, même au fond de la détresse. »

« Je suis de ceux qui préfèrent continuer à se laisser flotter sur le dos les yeux tournés vers le ciel. »

« Et puisque, désormais libre, je ne veux plus rien posséder, désormais tout m’appartient et ma richesse intérieure est immense. »

« Je vais T’aider mon Dieu, à ne pas t’éteindre en moi, mais je ne puis rien garantir d’avance. Une chose cependant m’apparait de plus en plus claire : ce n’est pas Toi qui peux nous aider, mais nous qui pouvons T’aider – et ce faisant nous aider nous-mêmes. »

« La vie est pleine de sens dans son absurdité. »

Bibliographie

Textes d’Etty Hillesum traduits du néerlandais3075359315_1_3_wuy2q8ln-196x300

  • Lettres de Westerbork, Seuil,125p, 1988 (ISBN 2020103583)
  • Une vie bouleversée – Journal 1941-1943, Seuil,361 p, 1995 (ISBN 2020086298)
  • Les Ecrits d’Etty Hillesum – Journaux et Lettres, 1941-1943,réunis par Klaas A D Smelik ,Seuil,2011,(ISBN 202056833)

Études consacrées à d’Etty Hillesum

  • Paul Lebeau, Etty Hillesum un itinéraire spirituel, Amsterdam 1941-Auschwitz 1943, Albin Michel, 2001
  • Ingmar Granstedt, Portrait d’Etty Hillesum, Desclée de Brouwer, 2001
  • Cécilia Dutter, Etty Hillesum une voix dans la nuit, Robert Laffont, 2010
  • Yves Bériault, o.p., Etty Hillesum témoin de Dieu dans l’abîme du mal, Médiaspaul, 2010, 192p.
  • Sylvie Germain, Etty Hillesum, Pygmalion, Gérard Watelet, 1999,
  • Charles Juliet, Dominique Sterckx et Claude Vigée, Etty Hillesum, « histoire de la fille qui ne savait pas s’agenouiller ». Préface de Liliane Hillesum. Paris : Arfuyen, 2007.
  • Catherine ChalierEtty Hillesum, Rejoindre la vie que je portais en moi in Le désir de conversion, Seuil, Paris, 2011, pp. 229-276.
  • Marie-Hélène Du Parc Locmaria, Tant souffrir et tant aimer selon Etty Hillesum, Éditions Salvator, Paris, 2011, 256p.
  • Le convoi, documentaire, A. Bossuroy, 60 minutes, 2009 – Voyage initiatique de deux étudiants en Europe, inspirés par la lecture d’Etty Hillesum.

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Mylène Farmer apprécie Sylvia Plath

Posté par francesca7 le 25 décembre 2012

 

Mylène Farmer apprécie Sylvia Plath dans Mylène et les AUTEURS 220px-sylvia_plathSylvia Plath, née le 27 octobre 1932 à Jamaica Plain, dans la banlieue de Boston, et morte le 11 février 1963 à Londres, est une écrivaine américaine ayant produit essentiellement des poèmes, mais aussi un roman, des nouvelles, des livres pour enfants et des essais. Si elle est surtout connue en tant que poète, elle tire également sa notoriété de The Bell Jar (en français, La Cloche de détresse), roman d’inspiration autobiographique qui décrit en détail les circonstances de sa première dépression, au début de sa vie d’adulte.

Depuis son suicide en 1963, Sylvia Plath est devenue une figure emblématique dans les pays anglo-saxons, les féministes voyant dans son œuvre l’archétype du génie féminin écrasé par une société dominée par les hommes, les autres voyant en elle une icône dont la poésie, en grande partie publiée après sa mort, fascine comme la bouleversante chronique d’un suicide annoncé.

Née d’un père émigré allemand et d’une mère d’origine autrichienne, Sylvia Plath est une enfant douée qui publie son premier poème à l’âge de huit ans. La même année, le 5 octobre 1940, son père, Otto Plath, universitaire renommé dans le domaine de l’entomologie, meurt brutalement des suites de l’amputation d’une jambe gangrenée. Un de ses amis étant décédé d’un cancer du poumon, il s’était persuadé qu’il avait la même maladie et ne s’était pas occupé de soigner son diabète avant qu’il ne soit trop tard. À la mort de son père, elle a ce mot : « je ne parlerai plus jamais à Dieu ». Ce premier drame la marque au fer rouge, et ce père mythique hante ensuite nombre de ses poèmes. Issue d’une famille cultivant l’ambition et le culte du travail, elle s’avère souvent trop exigeante avec elle-même comme avec les autres. Brillante élève, très précoce en poésie, Sylvia décide dès l’adolescence de devenir écrivain.

Tout au long de sa vie d’adulte, Sylvia Plath souffre de troubles bipolaires graves[réf. nécessaire] (autrefois appelés maniaco-dépression). Grâce à l’octroi d’une bourse d’étude, elle intègre en 1950 l’une des plus grandes et prestigieuses universités américaines réservées aux femmes, Smith College, située à proximité de Boston.Elle y fait sa toute première tentative de suicide. Plus tard, en 1963, elle décrit dans son roman autobiographiqueLa Cloche de détresse, l’épisode dépressif qu’elle a ainsi traversé en 1953. À ce moment-là, elle est admise dans une institution psychiatrique et semble montrer des signes de guérison satisfaisants, puisqu’elle termine brillamment ses études à Smith College, obtenant en 1955 son diplôme avec les félicitations du jury (summa cum laude).

Au cours de ses années universitaires, elle publie des poèmes, s’occupe d’une revue, participe aux fêtes et aux bals de la vie étudiante. Sa beauté et son humour lui valent d’être unanimement appréciée. Elle est toutefois constamment dubitative quant à son avenir et sa vocation, son humeur oscillant de la plus grande joie au plus profond découragement : c’est à ce stade de sa vie qu’elle s’aperçoit à quelle point elle est prise en étau entre le conformisme ambiant et l’impérieux besoin de liberté et d’indépendance qui l’anime.

En 1956, Sylvia Plath obtient une bourse Fulbright pour étudier en Angleterre, au Newnham College de l’université de Cambridge où elle va faire la connaissance de Ted Hughes, un jeune poète anglais. Rencontre fulgurante s’il en est, ils se marient quelques mois plus tard. Ted et Sylvia vivent alors à Londres. Sa vie d’épouse, les tâches ménagères, les soucis financiers et la dactylographie des manuscrits de Ted occupent Sylvia davantage que sa propre carrière.

220px-Smith_College dans Mylène et les AUTEURSLe couple décide alors d’aller vivre deux ans aux États-Unis, de 1957 à 1959, les deux poètes tentant de subsister de leur plume, mais Sylvia doit occuper de petits emplois temporaires, notamment dans un hôpital psychiatrique. Elle obtient toutefois aussi un poste d’enseignante dans son ancienne université, Smith College. Parallèlement, elle assiste à des conférences données par le poète américain Robert Lowell, au cours desquelles elle rencontre la poétesse Anne Sexton. Ces cours auront une influence capitale sur son œuvre. Sylvia étant enceinte, en octobre 1959, le couple décide de retourner à Londres, où ils vivent en symbiose et s’aident mutuellement dans leur travail. Frieda, leur premier enfant, naît en 1960, et leur fils Nicholas en 1962.

Très vite, Sylvia et Ted quittent Londres pour s’installer dans la campagne anglaise, dans le comté de Devon. Elle publie son premier recueil de poèmes, The Colossus, en Angleterre en 1960. En février 1961, elle fait une fausse couche, événement qui hantera par la suite bon nombre de ses poèmes. Le couple Ted et Sylvia bat de l’aile, et ils se séparent moins de deux ans après la naissance de leur premier enfant. Cette séparation s’explique principalement du fait des troubles psychiatriques de Sylvia, et de la liaison de Ted Hughes avec l’épouse d’un ami poète. Sylvia brûle alors des lettres et des manuscrits de Ted. Paradoxalement, cette période de colère et de désespoir constitue la plus productive de sa vie d’écrivain.

En 1962, Sylvia Plath retourne s’installer à Londres avec ses enfants, Frieda et Nicholas. Elle loue un appartement dans une maison autrefois occupée par le poète irlandais William Butler Yeats : elle en est extrêmement heureuse et considère cela comme un bon présage dans le contexte du début de sa procédure de divorce. Mais l’hiver 1962/1963 est l’un des plus rudes du siècle à Londres et, le 11 février 1963, au petit matin, malade et dépressive, Sylvia place un torchon dans le four de la gazinière, ouvre le gaz, et attend sa fin. Auparavant, elle a calfeutré la porte de la cuisine, et préparé sur la table des biscuits et du lait pour ses enfants, qui dorment à l’étage supérieur et qui échapperont à l’empoisonnement par le gaz. Son dernier poème connu, intitulé Edge (en français, Le Bord) fait figure de testament prémonitoire. Sylvia Plath est enterrée au cimetière de Heptonstall, dans le comté anglais du Yorkshire de l’Ouest. Sa mort fut une tragédie non seulement pour ses enfants, mais aussi pour son mari, Ted Hughes, et sa mère, Aurelia Plath, qui ne s’en sont jamais remis.

Le fils du couple de poètes, Nicholas Hughes, souffrant de dépression, s’est suicidé par pendaison à son domicile en Alaska, le 16 mars 2009, à l’âge de 47 ans.

Œuvres

fanauroremylaurore3-273x300N.B : Les dates indiquées sont les dates de première publication. Les œuvres de Sylvia Plath sont constamment rééditées, en anglais comme en français.

Poésie En français

  • Trois femmes : poème à trois voix (1975)
  • Ariel (1978)
  • Arbres d’hiver (1999)
  • Choix de poèmes suivi de Le Livre des lits, traduction française et préface de Jean-Pierre Vallotton (1999)

Prose

En français

  • La Cloche de détresse (1972), roman
  • Lettres aux siens (1988), lettres à sa mère
  • Le Jour où M. Prescott est mort (1990), nouvelles
  • Carnets intimes (1997), journal
  • Journaux 1950-1962 (1999), journal

Littérature enfantine

En français

  • L’histoire qu’on lit au bord du lit (1997)
  • Ça ne fait rien ! (1998)

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Mylène dans Paris-Match

Posté par francesca7 le 24 décembre 2012

Mylène Farmer à la Une de « Paris-Match » demain

Farmer annonce son envie de remonter sur scène, « une dernière fois ».


Entretien confession avec Nathalie Rheims

Des photos audacieuses

Mylène dans Paris-Match dans Mylène dans la PRESSE mfbercy2006_51a-200x300À l’occasion de la sortie de  Bleu Noir, son huitième album, la mystérieuse Mylène Farmer a accepté de son confier, dans Paris Match, à son amie Nathalie Rheims. Dans cet exercice qu’elle accepte à de très rares occasions, ici agrémentée d’un portfolio sublime et intime, la chanteuse revient sur la genèse de ce disque et des changements qui l’accompagnent. Pour la première fois, son complice Laurent Boutonnat n’est pas de la partie :

« Je ne me suis en aucun cas éloignée de lui. Après la tournée et les concerts au Stade de France, il s’opère une effrayante descente aux enfers malgré le succès, un vide sidéral, un manque. Vous recevez tant d’amour, de vibrations, autant de sensations qui vous donnent l’envie… d’écrire. Laurent a tout à fait compris mon besoin de créer. C’est aussi ça, la complicité. » Certes, mais pourquoi l’envie de créer sans lui ? Pour Bleu Noir, Mylène a fait appel à son ami Moby, à RedOne notamment sur le single Oui mais… Non et au duo Archive, pour l’envoûtant Leila.

Dans cet entretien, où elle n’évoque pas son projet de film adapté justement d’un roman de Nathalie Rheims, mais Farmer annonce son envie de remonter sur scène, « une dernière fois ». Elle évoque les critiques pas toujours constructives, comme celles d’un animateur qui l’avait accusé de faire du playback sur scène : « C’est impressionnant de voir à quel point certaines personnes se sentent grandies en dénigrant, en tentant de blesser (…) La critique est nécessaire ; la grossièreté, inutile. »

Au détour d’une réflexion sur l’amour et la mort, Mylène glisse : « J’ai essayé la joie de vivre, mais ça n’a pas marché ! » Ne soyons pas de mauvaise foi, elle évoque seulement ses sources d’inspirations, pas sa manière de vivre.

On apprend également que Mylène adore Faites entrer l’accusé et que l’homme idéal, n’est pas Christophe Hondelatte, mais plutôt Jean Rochefort : « Un acteur unique, un homme d’une classe folle, un charme renversant. Je suis sensible à sa grande délicatesse, c’est un être totalement décalé, si émouvant aussi. Bref… magnifique. » Qui l’eu cru ? Nous, on l’aurait bien vu avec Tim Burton.

 

L’intégralité de cette interview est à découvrir dans Paris Match, en kiosque le 2 décembre 2010. 

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Sextonik de Mylène – vidéo

Posté par francesca7 le 24 décembre 2012

Mylène Farmer se lance dans les sex-toys

Nouveau produit dérivé de la star: le godemiché vendu dans son cercueil. Attention, il n’y en aura pas pour tout le monde!

Mylène Farmer pense à tout. Et même à toutes les fois où l’on n’a pas la chance d’être deux. Pour ces instants de solitude, l’artiste vient d’ajouter un accessoire indispensable à sa liste de produits dérivés. Le godemiché de la tournée est en effet disponible désormais dans les espaces merchandising de ses concerts. Mais attention, c’est un objet de luxe: de forme élégante, il est incrusté de faux diamants à sa base. Chic et gothique, le joujou est tout noir et placé dans un étui en forme de cercueil, marqué de l’inscription «sextonik» du nom d’une chanson de son dernier album.

Bref, du stylo au vibro, il y a désormais un accessoire Mylène Farmer pour à peu près toutes les occupations de la vie courante. Mais attention, si vous avez décidé d’être un peu libertine et de vous offrir cet objet collector pour passer un Instant X, dépêchez-vous de casser votre tirelire: il n’est disponible qu’à 1.000 exemplaires, et coûte la bagatelle de 100 euros.

En revanche, à deviner la taille de l’objet dans cette vidéo diffusée par un fan, il y a peu de chance que vous vous écriiez Comme j’ai mal. A moins que ce ne soit votre portefeuille!

Video : Image de prévisualisation YouTube

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Mylène Farmer en scène

Posté par francesca7 le 24 décembre 2012

L’entrée sur scène de Mylène Farmer

Mylène Farmer, qui fêtait ses 48 ans samedi, était en concert au stade de France, vendredi et samedi soir. La chanteuse, qui accorde toujours une place importante à la mise en scène, a mis le paquet pour séduire ses fans : son show aura coûté près de 10 millions d’euros. La scène faisait 64 mètres d’ouverture, 22 mètres de profondeur, et 24 mètres de hauteur. A quoi s’ajoutaient 700 m2 d’écrans vidéo, et 80 tonnes de matériel. Voici son entrée en matière…

Vidéo : Image de prévisualisation YouTube

 

 

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Mylène Farmer chez Fred en Vidéo

Posté par francesca7 le 23 décembre 2012

Mylène Farmer Interview Du côté de chez Fred Antenne 2 – 07 novembre 1988

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Vidéo Béart et Mylène Farmer

Posté par francesca7 le 23 décembre 2012

mylene farmer et guy beart mon cher frantz 1987

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Mylène Farmer en Aquitaine

Posté par francesca7 le 23 décembre 2012

 

Mylène Farmer Interview Le 12/13 FR3 Aquitaine 30 mai 1984

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Mylène FARMER en duo avec Guy BEART

Posté par francesca7 le 22 décembre 2012

 

Dans la chanson FRANTZ

 Mylène FARMER en duo avec Guy BEART dans Mylène en DUOS guy_beart_2012-211x300Inédit TV – C’est en 1965 que Guy Béart et Marie Laforêt chantent pour la première fois en duo ce Frantz, Temporel / Festival GB 60 001 M, 1965). Une chanson « gag » qui met en scène un homme et sa maîtresse, dont le mari est en train de mourir. Visiblement, les deux amants ont bien du mal à se quitter. A la fin de la chanson, leur problème est résolu : la femme est désormais libre, puisqu’elle apprend la mort de son mari… Une chanson pas très morale mais plutôt drôle (surtout à l’époque) et qui obtient un beau succès durant l’année 1965.

 

La première fois que Mylène a chanté en duo, c’est avec … Guy Béart !

On a pu découvrir cette rencontre inattendue dans l’émission « Béart 87″ diffusée sur Antenne 2 le 14 janvier 1987.

Dans ce programme, Guy Béart reçoit à son domicile de nombreux artistes et interprète plusieurs de ses chansons avec eux.

C’est pour l’émission entièrement consacrée à Guy Béart « Béart 87 » le 14 Janvier 1987 sur Antenne 2, que Mylène s’essaie pour la première fois à l’exercice du duo avec ce titre, et en direct s’il vous plaît ! En veste rouge et gantée de noir, Mylène se prête au jeu, visiblement amusée et particulièrement décontractée. Les deux artistes reprennent le texte original de la chanson sur 1’46. Bien entendu, Mylène interprète la partie chantée à l’origine par Marie-Laforêt, et Béart chante la sienne. Le tout en direct donc et avec pour seul accompagnement la guitare sèche de Béart. Une véritable rareté qui ne sera jamais éditée sur disque et à notre connaissance, jamais rediffusée. Il faudra attendre 1991 pour découvrir un autre duo de Mylène (Regrets, avec Jean-Louis Murat)… A la fin de Frantz, Mylène interprète Au bout de la nuit (séquence enregistrée au préalable).

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Précisons encore que Mylène accompagne Guy Béart aux côtés d’Emmanuelle Béart à la fin de l’émission sur la chanson Emilie s’en fout. Ici elle ne chante pas, mais fait des bras d’honneur pour illustrer les propos de la chanson. Un moment plus que rare !

Guy Béart, de son vrai nom Guy Béhart (orthographié à l’origine Béhar), né au Caire (Égypte) le 16 juillet 1930, est un auteur-compositeur-interprète français.

0 dans Mylène en DUOSGuy Béart se lance dans la chanson à partir de 1954, dans les cabarets parisiens de la Rive gauche, notamment La Colombe de Michel Valette ou Les Trois Baudets de Jacques Canetti qui le fait signer sur son label de musique Philips en 1957. Il y chante le Bal chez Temporel, dont les paroles sont de l’écrivain André Hardellet. Ce premier succès lui apportera, dès 1958, le Grand Prix du disque de l’Académie Charles-Cros. Il sera suivi de nombreux autres, comme L’Eau vive et Qu’on est bien (1958), Les Grands Principes (1965), Le Grand Chambardement (1967), La Vérité (1968), devenus des classiques. Puis il enregistre deux albums de chansons françaises traditionnelles, dont Vive la rose. Il écrit pour de nombreux artistes (PatachouZizi JeanmaireJuliette Gréco, qui chante Chandernagor etIl n’y a plus d’après).

Devenu producteur et animateur sur la première chaîne de télévision française, dans son émission de talk show Bienvenue chez Guy Béart, il reçoit à partir de 1966 nombre d’artistes et de personnalités de l’époque, dont Duke EllingtonSimon et Garfunkel.

Un cancer l’éloigne de la scène pendant plusieurs années, mais il revient en 1985, avec un titre plein d’espoir, Demain je recommence. Il donne des concerts jusqu’en 1999 et sort, en 2010, un nouvel album, Le Meilleur des choses, faisant référence à ses dernières « années de vache maigre », pendant lesquelles il a dû vendre un appartement et de nombreux meubles.

En 1994, Guy Béart est distingué par l’Académie française, qui lui décerne la grande médaille de la chanson française (médaille de vermeil) pour l’ensemble de ses chansons.

Il est le père de l’actrice Emmanuelle Béart, issue de son mariage avec l’ex-mannequin et actrice Geneviève Galéa.

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Monkey Me, critique de l’album

Posté par francesca7 le 21 décembre 2012

Mylène Farmer : ’Monkey Me’, critique de l’album

Le nouvel album de Mylène Farmer, Monkey Me, vient de sortir. N’écoutant que notre conscience professionnelle, nous nous sommes attelés à son écoute pour en faire une critique titre par titre, la plus objective possible… Nous avons également donné la parole à David, un fan de la première heure, gage de pluralisme et occasion d’une chronique à 4 mains.

Elle a dit :

 Monkey Me, critique de l'album dans Mylène et des CRITIQUES illogical-nobody-knowsL’avis d’Evous : Pour nous, l’un des meilleurs titres de l’album. Une jolie mélodie, rehaussée d’un sautillant piano sur le refrain. Une dance de facture classique, au rythme mid-tempo. Côté texte, Mylène évoque l’amour lesbien : « Elle a dit qu’elle aime, elle a dit aussi le monde est tel que l’on fuit le bruit et les sarcasmes (…) Mais Quoiqu’elle en dise, elle aime une fille. » 

A l’ombre

 L’avis d’Evous : Passons sur l’intro, atroce. Le beat appuyé et lourd apporte un certain charme à ce single. Les couplets sont prometteurs, mais le refrain manque malheureusement d’entrain et le tout peine à s’envoler. Une déception, comme l’avait été Dégénération en son époque. 

 L’avis du fan : Bon premier single, même si je regrette encore une fois le synthé. Le clip est superbe. La signature Boutonnat ne fait aucun doute.

Monkey Me

 L’avis d’Evous : La chanson-titre du disque. Une direction très pop-rock à la Instant X et des paroles tournant autour de la double identité : « Là, c’est un autre moi, c’est Monkey Me. L’animal-là, je connaissais pas un Monkey moi… » Pas désagréable mais pas un tube non plus. 

 L’avis du fan : Une intro qui ressemble fort à Devant soi, chanson issue de la B.O. de Jacquou le croquant. Mais cela reste un des très bons morceaux de l’album. 

Tu ne le dis pas

 L’avis d’Evous : « Mais où va le monde ? », se demande la chanteuse sur un refrain 100% boutonnesque. La composition se rapproche en effet de Appelle mon numéro, en un peu plus dansant. On en passerait presque à côté de la noirceur du texte, rempli de « naufrage », de « tombe »et de monde qui « s’écroule »

 L’avis du fan : C’est du 100% Farmer. Tout ce qu’aime un fan de la première heure. Cela ne s’explique pas. 

Love Dance

 L’avis d’Evous : Les petits chanceux qui avaient pu écouter l’album en avant-première nous avaient prévenus : Love Dancen’a guère d’intérêt. La création de Laurent Boutonnat s’inscrit dans le genre dance 90’s qu’il semble affectionner. Mais ce sont surtout les paroles qui font lever les yeux au ciel. « Love me do. Me do love you. Me too / If you say so… La la la la la. Won’t let me go ! Lupo lupo, mon meli melo… » 

 L’avis du fan : Le gros bémol et ce qui reste un mystère : les quelques sons qu’utilise parfois Boutonnat. Les sons des années 80 sont loin ou bien changez de synthé ! On dirait du Alizée. Mais le pire dans tout ça, c’est qu’on l’imagine bien en single ! 

Quand

 L’avis d’Evous : La lenteur de ce titre et l’incursion du saxophone sur son bridge donnent un côté plus adulte et « qualitatif » à un album dominé par la dance music. Un temps de respiration bienvenu. A noter qu’ici aussi, la rythmique peut évoquer certaines ballades enregistrées pendant les années 1990. 

 L’avis du fan : Touchante, simple, efficace, musique excellente. Je pense que Boutonnat excelle surtout dans les balades.

J’ai essayé de vivre…

a-lombre1-300x200 dans Mylène et mes BLABLAS L’avis d’Evous : Le duo Farmer / Boutonnat dans ce qu’il a de plus caractéristique. Le compositeur livre une piste pop-dance, avec un refrain propice aux envolées de l’interprète. Cette dernière signe un texte obscur et mystérieux, sur lequel bon nombre de fans se perdront en conjectures. 

 L’avis du fan : Les riffs de guitares sont superflus mais j’aime beaucoup.

Ici bas

 L’avis d’Evous : Encore une production musicale sans surprise. En revanche, les paroles s’avèrent plus intéressantes. L’auteure s’y présente avec une sincérité désarmante, évoquant l’absence douloureuse de l’être aimé : « Je rentre chez moi, tu n’es pas là. Que suis-je sans toi ? (…) Drôle de vie qui fait, pauvre de moi, un pantin de bois. » Mais la star n’y parlerait-elle pas plutôt de la relation qui l’unit à son public ? « J’existe pour qu’on m’aime », confesse-t-elle finalement. 

 L’avis du fan : Nathalie Cardone, sors de ce corps ! Attention, insulte !

http://www.evous.fr/Mylene-Farmer-Monkey   

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Mylène, sodomique de corps et d’esprit

Posté par francesca7 le 21 décembre 2012

Pourvu Qu’elles Soient Douces a intégralement été tourné au sud de la ville de Rambouillet (Yvelines), dans le parc régional de la Haute Vallée de Chevreuse, en bordure du bois de la Droue (appelé aussi « bois Saint-Benoît »). La séquence de la bagarre dans l’eau avec la rivale a été tournée au même endroit, dans une rivière nommée « La Drouette ».

Mylène, sodomique de corps et d'esprit dans Mylène dans la PRESSE clippqsdmini07S’il est bien un film qui ai valu à Laurent Boutonnat le qualificatif de « mégalo » que lui a attribué la presse, c’est bien Pourvu Qu’elles Soient Douces. Un clip de  18 mn, avec cinq jours de tournage (nuit et jour), six cent figurants et un budget de 1,5 millions de francs (et non 3 comme annoncés à l’époque) peut il être encore appelé un clip ? Au delà des moyens mis en oeuvre, reconnaissons au réalisateur d’utiliser les méthodes et le matériel d’une production cinématographique. Laurent Boutonnat utilise de la pellicule 35 mm, couleur ou noir & blanc, il use des travellings sur rail, des grues, des loumas et des steady-cam. Son cinéma est identifiable, par son vocabulaire et encore plus par la grammaire qu’il applique à l’agencement de ses plans. En ce sens, Libertine II est l’exemple type du cinéma de Laurent Boutonnat qu’il faudrait montrer à quelqu’un qui ne connaîtrait pas encore sa façon de le concevoir. PQSD obéit à une structure chère au cinéaste : on y retrouve l’héroïne, comme toujours Mylène Farmer, moitié bourreau moitié victime, on y retrouve aussi un contexte historique, daté ou non. La fin du film touche souvent à l’onirisme (Tristana, Sans Contrefaçon). L’armée de terre a mis a disposition de Laurent Boutonnat six cent hommes pour jouer les troupes anglaises et françaises. Les costumes sont confectionnés par l’équipe de Carinne Sarfati et les chevaux utiles aux cascades proviennent de l’écurie de Mario Lurashi (auquel Boutonnat refera appel pour le cheval noir de Giorgino). C’est d’ailleurs le célèbre dresseur qui tiens le rôle du lieutenant français qui achète les ribaudes. Pour mener la troupe de prostituées, Sophie Tellier est rappelée pour tenir le rôle qu’elle jouait dans Libertine I.

Contrairement à Libertine I qui a été entièrement story-boardé, cet épisode à été lui conçu sur un découpage technique  complet (méthode favorite de Laurent Boutonnat ). Voici les    commentaires de la presse « jeune » de l’époque qui retracent le travail de Laurent Boutonnat.

    Égérie clipée, sculpturale, allure rousse comme les interdits, Mylène la Farmer, sur laquelle on fantasme, a réussi la galipette majuscule d’accéder au trône de la renommée sans douleur… Révélation 1988, elle a supplanté ses consœurs, ne leur laissant que le choix des larmes. Sulfureuse, diabolique, corrompue au champ du sexe, la libertine  qu’elle ose paraître, a récidivé dans le sens, d’un empire des sens non recommandé par l’office catholique… « Sodomique de corps et d’esprit… 

clippqsdmini20 dans Mylène et des CRITIQUESDans Pourvu Qu’elles Soient Douces, telle une chevalière sans honte et sans reproche, Mylène a posé sous toutes ses coutures, et via cette violence romanesque, digne des épopées d’antan, elle a flirté avec les fleurs du mâle… Androgyne, l’ambiguïté calquée à son « Moi-je », Farmer pourchasse les bonnes manières, fouette les tabous et coupe l’herbe sous le pied des lignes « bien pensantes ». Iconoclaste et révoltée, l’âme entre deux désespoirs, Mylène joue dans ses clips celle qui n’est ni tout à fait elle, ni tout à fait une autre. Incandescente, irréelle et décadente. 

Farmer chuchote les mots et montre les images. Laurent Boutonnat, son frère d’émotion vénère sa muse. Il lui fait chanter des notes d’auteur et lui taille des portraits à travers des clips cinématographiques. Mes chers frères prions pour elle : la pécheresse officielle de cette fin de siècle. N’est-il pas vrai qu’il y a du « Marie-madeleine » en elle, mais en doutiez-vous ? Après les mots, les photos tournées en forêt de Rambouillet avec décors et costumes… S’il vous plait… quel faste !

Graffiti, Décembre 1988. 

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Monkey Me : critiques suite

Posté par francesca7 le 21 décembre 2012

Mylène Farmer : ’Monkey Me’, critique de l’album SUITE.

A-t-on jamais

 L’avis d’Evous : Peu d’intérêt à ce titre sans surprise. Mis à part le refrain (Alléluia… yeah yeah) qui pourrait s’imposer comme un des prochains hymnes live de la chanteuse, c’est bien plat. 

 L’avis du fan : Sans grand intérêt.

Nuit d’hiver

Monkey Me : critiques suite dans Mylène et des CRITIQUES 31 L’avis d’Evous : Ambiance sombre et inquiétante pour cette reprise du texte de Chloé, dont la version originale figure sur l’album Cendres de Lune (1986). Une étrange expérience que certains fans goûteront sans doute. 

 L’avis du fan : Un retour aux sources…enfin. Elle ne peut être comprise que par ses fans.

A force de…

 L’avis d’Evous : Cette fois, les voix vocodées s’ajoutent aux synthés Bontempi. Un parti pris audacieux et pas franchement heureux. A part ça, rien à signaler : c’est toujours le même registre, réservé aux fans du tandem. 

        L’avis du fan : Ma chouchoute de cet album. Une nouvelle Mylène, de l’optimisme à 100% sans demi-teinte. En boucle !

Je te dis tout

          L’avis d’Evous : Laurent Boutonnat retrouve un peu d’inspiration sur cette ballade. Du coup, Mylène s’en retrouve revigorée et nous balance l’un des plus beaux textes de l’album. « Et sur ton pull, je broderais M pour que nos sangs se mêlent au vent. Mon ADN… » Un single en puissance. 

 L’avis du fan : Je voulais écrire un pavé sur cette chanson et là, le vide, l’absence de mots devant ce texte et cette musique qui me touchent au plus profond. Pour moi, l’une des plus belle chanson de sa carrière. Tout simplement parfait… magique.

En résumé

mf-300x167 dans Mylène et mes BLABLAS L’avis d’Evous : Un album en forme d’hommage aux années 90. Pour le meilleur et pour le pire. Certains arrangements datent terriblement. Côté texte aussi, Mylène alterne paroles fades ou sans intérêt et belles réussites. Difficile de trouver dans Monkey Me un vrai tube radio. A réserver donc aux fans. 5/10

 L’avis du fan : Le retour de Boutonnat. On peut croire que c’est la seule chose que l’on retiendra de ce 9ème opus de Farmer. Mais en fait, il est plein de surprises. C’est un album coloré, du blanc, du pastel, comme bon vous semblera mais un album plus optimiste ! Tout d’abord des textes plus recherchés, une poésie plus limpide moins alambiquée qu’elle a l’habitude de nous servir. Elle s’engage un peu plus, ouvre d’autres horizons, « elle veut donner l’envie de vivre » ! C’est bien de Farmer dont on parle !!

Et puis, il y a la voix. Une voix claire, un peu plus travaillée sur un ou deux morceaux mais dans l’ensemble on comprend ce qu’elle dit à la première écoute.

Enfin, c’est un album à tubes. Beaucoup de chansons sont entêtantes, bien réalisées. Il est un mix d’Anamorphosée et surtout d’Innamoramento. On pourra juste regretter que la cohérence de tous les titres (excepté l’OVNI Nuit d’hiver) fait que l’on retrouve beaucoup de mid-tempos alors que ce qui marque le plus, ici, ce sont les ballades.
Bref un bon album qui va réconcilier les anciens fans. Une véritable bouffée d’air frais !

Un grand merci à David pour sa participation à cette critique ! 

http://www.evous.fr/Mylene-Farmer-Monkey   

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Le Rite de Sorcellerie de Mylène Farmer

Posté par francesca7 le 20 décembre 2012

 

 

VIEUX BOUC est une étrange chanson où Mylène chante un rite de sorcellerie, le Sabbat.

Et qui symbolise le diable dans ce genre de cérémonie ?

Le bouc cornu ! Selon la tradition, dans les contes et légendes, le Sabbat est célébré dans une clairière, une lande, à un carrefour, de nuit dans un endroit désert, près d’une source ou d’une fontaine, et toujours dans la nature et à son contact. Au centre de ce rite, un bouc cornu qui sert de lien avec le diable. Le bouc est même beaucoup représenté dans certaines illustrations ou certains tableaux, comme Le Sabbat des Sorcières (musée Lazaro Galdiano, Madrid), de Francisco de Goya, qui inspirera certainement Boutonnat pour le clip de Sans logique.

 Le Rite de Sorcellerie de Mylène Farmer dans Mylène AU FIL DES MOTS hexensabbat

http://fr.wikipedia.org/wiki/Sabbat_(sorcellerie) 

 

Quoi qu’il en soit, Mylène semble, dans cette chanson, participer à ce genre de réunion où elle s’adresse – non sans humour d’ailleurs – directement au diable, le « vieux bouc » : « Vieux bouc, je vous sens fébrile / Aimez-vous mon petit nombril ? », « Vieux bouc, êtes-vous fragile / Aimez-vous mes cloches matines ? », « Vieux bouc, c’est l’heure du baptême / Je vous aime devant l’éternel / Je sais, l’enfer c’est les autres / En ce monde, on est tous des vôtres. »

Boutonnat, et donc Mylène, détourne ici le sens des mots de Jean-Paul Sartre (« L’enfer, c’est les autres », Huis clos, 1944) pour faire de la chanteuse une adapte de l’enfer et de ses rites. Rites qui vont même jusqu’au baptême, ici blasphématoire, pour mieux offrir son âme et son corps : « L’hymen sera mon présent / Maintenant, j’ai l’enfer dans le sang ». Le refrain de la chanson est, bizarrement, tout autre. Mylène chante ici son rejet de l’enfer et du bien bouc infernal ; « Ma petite âme est sale / Prends-la nue dans ses bras / Et je m’en irai loin, si loin, si loin / Loin de toi, vieux malin ».

 

Une demande de rédemption après la confession ? Une chanson que l’on peut rapprocher alors d’Agnus Dei et du clip de Je te rends ton amour, qui illustrerait parfaitement Vieux bouc. Côté musique, Boutonnat fait particulièrement fort avec des sons bizarres à peine identifiables, qui ponctuent sa chanson, comme une bande-son passée à l’envers au début du titre. On peut tout de même reconnaître des rires de Mylène, le bêlement d’une chèvre et les voix de la « Chorale des moines fous du Tibet » (appellation fictive et fantaisiste cependant, puisque cette choral e n’existe pas !). Un ensemble bien inquiétant…

 

A noter, l’interprétation particulièrement réussie de Mylène sur ce titre.

 

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issu du livre de Benoît CACHIN sorti en octobre 2012. Aux éditions Gründ. Page 27/220

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Mylène Farmer et l’Histoire Dequéant

Posté par francesca7 le 20 décembre 2012

 

 

La machine est donc lancée grâce aux paroles de Boutonnat et à la musique de Jean-Claude Dequéant avec la sortie de Cendre de Lune en 1986.

Mylène Farmer et l'Histoire Dequéant dans Mylène AU FIL DES MOTS my-225x300Si l’on excepte les reprises, les musiques composées par Mylène elle-même et celle de Boutonnat, Dequéant est l’un des rares musiciens à avoir composé – sans le savoir certes – pour Mylène : il faut attendre 2010 et l’album Bleu Noir pour que Mylène fasse appel d’elle-même à de nouveaux compositeurs.

Point de longs discours ici, le principal intéressé raconte la genèse de Libertine lors d’une interview accordée au magazine Mylène Farmer et Vous (hors-série été 2005). Aux questions de Julien Wagner, voici ce que Dequéant répond à propos de Libertine, qui s’appelait à l’origine L’amour tutti frutti : 

J’ai composé cette musique en 1984 dans ma maison de Normandie que j’avais alors. Dès les premiers accords et les premiers bouts de mélodie, j’ai pensé que je tenais quelque chose de fort. J’ai maquetté et structuré la musique dans mon studio et je l’ai montrée à un ami auteur, Georges Siblod, qui a posé dessus un texte assez glamour, « L’amour tutti frutti ». Nous avons cherché une chanteuse-comédienne car, dans notre esprit, cette chanson devait être autant jouée que chantée. Après avoir fait notre choix, nous avons finalisé la maquette. L’esprit en était très rock music. Et puis nous avons cherché une maison de disques. Mais nous n’avons hélas essuyé que des refus.

Laurent [Boutonnat, ndla], Jérôme [Dahan, ndla] et Mylène, qui travaillaient avec moi depuis 1982, connaissaient cette chanson et l’aimaient beaucoup. Eux pensaient qu’elle pouvait être un carton ! Très gentiment, ils m’ont aidé en la montrant à leurs connaissances des labels. Les gens semblaient s’accorder sur le sentiment que ce titre était très fort, néanmoins un petit quelque chose manquait pour concrétiser. J’étais, je l’avoue, un peu découragé. Quand Laurent a pris seul les rennes de la carrière de Mylène, l’équipe venait de signer chez Polygram et devait enregistrer un album. A l’époque, ils n’avaient aucun titre d’avance. Laurent est un garçon à la créativité instantanée, aussi il ne paniquait pas pour autant. Puisque la musique de « tutti frutti », par la force des choses, était disponible, il m’a demandé de la faire chanter par Mylène à condition de changer le texte qui, bien qu’étant de qualité, ne correspondait pas à ce qu’il voulait faire passer de l’image de l’artiste. Le gimmick instrumental est devenu le refrain « Je je suis libertine, etc. », j’ai rajouté une musique de couplet « Cendres de lune, petite bulle d’écume, etc. », la musique du premier pont a été supprimée et celle du deuxième pont gardée. L’arrangement qui était rock est devenu plus pop, correspondant mieux au goût de Laurent. Il a écrit le texte au fur et à mesure de l’avancement du play-back et Mylène chantait les petits bouts de texte concoctés par Laurent, en changeant sur place ce qui n’allait pas. Comme à ma première impression de compositeur, « Libertine » nous a paru à tous très fort.

 

Voir l’interview en son entier ici …. 

 

L’intuition de Dequéant était juste : le succès fut foudroyant pour Mylène. Si le clip a évidemment servi le titre, les paroles, quant à elles, ne sont pas en reste. En effet, Mylène fait dans le sulfureux en proclamant fièrement ; « Je, je suis libertine / Je suis une catin / Je, je suis si fragile / Qu’on me tienne la main ». Boutonnat écrit du sur mesure pour la chanteuse et lui permet ainsi de laisser exploser son côté sensuel, pour ne pas dire sexuel : « Entre mes dunes reposent mes infortunes / C’est nue que j’apprends la vertu ». Et si Mylène a parfois parlé de « yaourt » en évoquant la manière dont les paroles de Libertine ont été écrites, on veut bien la croire (notamment pour le refrain)… Plantée devant son micro, il semble en effet que l’artiste se soit laissée aller à quelques délires (rappelons que rien n’était écrit avant). Ce qui donne des vers abscons voire complètement incohérents…

 

issu du livre de Benoît CACHIN sorti en octobre 2012. Aux éditions Gründ. Page 25/220

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Mylène Farmer – Avril 1986

Posté par francesca7 le 19 décembre 2012

 

CENDRE DE LUNE : le titre donne son nom au premier album de Mylène. Sorti le 1er avril 1986, et album fait suite aux sigles Maman a tort, My Mum Is Wrong, On est tous des imbéciles et Plus grandir. Entre son premier 45 tours et ce premier album, l’artiste a changé de maison de disques : exit RCA et bonjour Polydor, pour un contrat de deux albums.

 

Ce premier 33 tours est donc un vrai pari, d’autant que Polydor ne rachète à RCA que les droits de Maman a tort (My Mum Is Wrong, On est tous des imbéciles et L’Annonciation sont toujours inédits sur CD aujourd’hui).

Mylène Farmer - Avril 1986 dans Mylène AU FIL DES MOTS fanethae4-300x225 Restent les titres Plus grandir et sa face B, Chloée, déjà sortis dans la nouvelle maison de disques de Mylène. Trois anciens titres donc, accompagnés de six nouveauté (c’est peu) : Libertine, Au bout de la nuit, Vieux bouc, Wee’ll Never Die, Greta et Cendres de lune (un instrumental). Neuf titres en tout, produits , arrangés et réalisé par Laurent Boutonnat, qui s’occupe également des claviers acoustiques et des synthétiseurs. C’est même une de ses photos que l’on voit sur le recto de la pochette ; un cliché en noir et blanc de profil où Mylène (encore brune) se coiffe d’un canotier. Elle apparaît songeuse, et son nom s’inscrit en lettres rouges. L’univers Farmer prend donc ici sa forme.

Et que dire des textes ! Encore et toujours Boutonnat pour cinq chanson, un titre de Jérôme Dahan et deux de Mylène. Mais qu’on ne s’y trompe pas ; si les textes ne sont pas tous de Mylène, son inspiration se ressent dans les vers de chaque chanson – mort, enfance torturée, sang, violence, suicide, sexe, peur de vieillir…. Ne manque que l’influence religieuse pour que toutes les grandes thématiques farméreinnes soient au rendez-vous ! Les musiques, quant à elles, sont toutes de Boutonnat, hormis celle de Maman a tort (cosignée avec Jérôme Dahan) et Libertine (de Jean-Claude Dequéant).

 Pour accompagner la sortie de cet album, il faut un titre fort qui puisse être édité en SP ; ce sera Libertine. Le succès est immédiat (même foudroyant) et permettra à l’album d’atteindre les 700 000 ventes au total, grâce, notamment, à sa ressorties CD en 1987 comprenant douze titres au lieu de neuf (l’album était déjà sortie en CD, mais de façon très confidentielle, en 1986). En effet, pour l’occasion, Cendres de Lune s’est vu agrémenter d’une nouvelle chanson, Tristana, accompagnée de son remix (Tristana Remix Club). La carrière de Mylène est ici lancée et bien lancée ! Plus rien n’empêchera la désormais rousse chanteuse de gravir les marches du succès et de squatter systématiquement les hit-parades. Une artiste est née avec ce Cendres de Lune.

 

 

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issu du livre de Benoît CACHIN sorti en octobre 2012. Aux éditions Gründ. Page 23/220

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Mylène Farmer et Bip be bou

Posté par francesca7 le 19 décembre 2012

 

Rock’n’Roll

(l’Amour au téléphone)

 

Mylène Farmer et Bip be bou dans Mylène AU FIL DES MOTS mf80_10a-212x300Voici le titre le plus énigmatique de toute la carrière de Mylène : Bip Be Bou Rock’n’roll, titre parfois suivi de la mention l’Amour au Téléphone. Alors que quelques titres inédits de Mylène se baladent un peu partout chez les admirateurs via Internet (comme Bad Girl), ce titre semble, quant à lui, bien enfermé dans les coffres de RCA (sa maison de disques d’alors). Impossible d’entendre même un simple extrait de cette chanson. Seule chose certaine (et confirmée par l’artiste dans le magazine Salut de novembre 1984, où elle précise que le SP sortira en janvier 1985), Bip Be Bou Rock’n’roll a été enregistrée entre My Mym Is Wrong et On est tous des imbéciles.

 

Visiblement Mylène (ou son manager Bertrand Lepage) a décidé de privilégier cette dernière et de reléguer au placard Bib Be Bou Rock’n’Roll….

 

issu du livre de Benoît CACHIN sorti en octobre 2012. Aux éditions Gründ. Page 20/220

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L’Annonciation de Mylène Farmer

Posté par francesca7 le 18 décembre 2012

 

Seule façon d’entendre l’Annonciation   : se procurer (à prix d’or !) le SP ou le maxi d’On est tous des imbéciles, où le titre est gravé en face B. en effet, sitôt éditée, cette chanson semble avoir disparu de la mémoire de Mylène (Polydor laissant les droits à RCA, à la différence de ceux de Maman à tort, rachetés par la maison de disques actuelle de Mylène). Jamais chantée à la télévision, sur scène ou reprise en spectacle, l’Annonciation n’en est pas moins un titre intéressant. D’abord parce que c’est le premier titre entièrement écrit par Laurent Boutonnat. En effet, alors que la musique de Maman à tort fut cosignée avec Jérôme Dahan, l’Annonciation est l’œuvre de Boutonnat seul (la face A, On est tous des imbéciles   , étant confiées entièrement à Dahan). Et pour cette première chanson, Boutonnat explore déjà tous les thèmes chers à lui-même et à sa chanteuse. Le titre d’abord nous fait pénétrer dans l’univers farmérien : L’Annonciation.

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Et ce titre est à prendre au premier degré, puisqu’il fait référence à l’ange Gabriel qui vient révéler à Marie qu’elle est enceinte. En effet, selon la Bible, Jésus n’est pas né d’une union charnelle ; c’est le Saint Esprit qui a conçu Jésus. L’Eglise a choisi de célébrer l’événement neuf mois avant Noël (soit le 25 mars). Cependant, la Bible ne nous dit pas si cette grossesse extraordinaire a effectivement duré neuf mois comme pour le commun des mortels… Quoi qu’il en soit, le ton est donné, et la chanson reprend la notion de visite (« Il est entré dans mon lit / Sans un bruit »), du Saint-Esprit (« Dans mon sein je l’ai maudit / Ce saint esprit »), de l’ange Gabriel (« L’ange m’a fait croie au bonheur ») et de Dieu (« Et moi je sais que Dieu existe »). Mais il est bien évident que Boutonnat ne se contente pas ici d’une mise en chanson de l’Annonciation. Il fait de cette « visite » un épisode douloureux : « Une larme en frisson c’est l’heure / Celle qui sonne la douleur / Celle où seule on sent son cœur / Qui s’affleure », ou encore « La vie pour moi c’est fini ». Et l’on comprend vite à travers les mots de Boutonnat que l’héroïne de sa chanson vient de subir un avortement par un faiseur d’anges : « L’ange m’a fait croire au bonheur / C’est un faiseur », « Mon sauveur / Mon petit baigneur / Sans toi je meurs » ou « Et moi je sais que Dieu est triste / Car dans mon ventre / ça nait ça meurt ».

Nous sommes bien ici en présence de la genèse de l’œuvre de Mylène dans ce premier texte annonçant son premier album, avec Plus grandir ou  Au bout de la nuit ; a noter la musique de l’Annonciation, qui est particulièrement mélancolique, avec uniquement des cordes (violoncelles et violons tziganes).

issu du livre de Benoît CACHIN sorti en octobre 2012. Aux éditions Gründ. Page 19/220

 

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Une Mylène Farmer inspirée

Posté par francesca7 le 18 décembre 2012

Des textes que Mylène a pratiquement tous écrits et qui éclairent ainsi sa personnalité. Une personnalité souvent qualifiée de mystérieuse, étrange, voire décalée par la presse à sensation. Et pourtant ! En lisant attentivement les paroles de ses chansons, on y découvre une femme sensible, ouverte, qui n’a guère plus de mystères qu’une autre. Et si l’artiste reste discrète sur sa vie privée et ne l’évoque qu’en de très rares occasions, elle n’hésite pas à se livrer corps et âme dans ses textes.

 Une Mylène Farmer inspirée dans Mylène AU FIL DES MOTS 3063079779_1_3_ihl8tidm-202x300Ainsi soi-je… Laisse le vent emporter tout, Rêver, Redonne-moi, autant de pépites qui permettent de comprendre et de toucher au plus près l’univers et la sensibilité de la chanteuse. Car il s’agit bien de cela, la sensibilité. A fleur de peau (notamment sur scène), Mylène se laisse aller à ses états d’âme au travers de ses chansons, y décrit ses désirs et ses peurs. En effet, de grands thèmes parcourent ses textes.

 Certains évidents comme la mort qui l’effraie et la fascine en même temps. Mais pas seulement ; la peur de vieillir, et surtout celle de grandir, de devenir adulte avec tout ce que cela comporte de désagréments et d’obligations ; la religion catholique est également très présente dans ses textes, Mylène utilisant toute son imagerie ; et comment ne pas parler du sexe ?

 Jamais artiste, hormis Serge Gainsbourg, n’aura été aussi loin en chanson pour évoquer la sexualité, de la sodomie à la masturbation en passant par l’éjaculation précoce…. De quoi lever un coin du voile sur le fameux mystère Farmer ! Pourquoi en dire plus en effet quand tout se trouve dans ses chansons. Des chansons toutes répertoriées ici. Sans analyse sauvage, en respectant les zones d’ombre de l’artiste, nous avons tenté d’expliquer les textes de la chanteuse et de découvrir ses influences. Des influences littéraires évidentes parfois (Choderlos de Laclos, Charles Baudelaire  , Edgar Allan Poe   , Primo Lévi   , Francesco Alberoni  …) d’autres moins connues (Emily Dickinson, Pierre Reverdy   , Sylvia Path, Etty Hillesum…) mais aussi picturales (Egon Schiele    , Robert Doisneau, Gustave Doré…) ou cinématographique (Elephant Man, Les Liaisons dangereuses, Les Griffes de la nuit…).

 

Un univers riche donc que nous vous proposons de découvrir immédiatement. Peut-être elle, au fil des mots…

 Propos repris par B.Cachin :

Podium mais 1985, propos recueillis par Brigitte Protti

France Dimanche le 23 juillet 1984 – propos recueillis par Dominique Préhu.

 

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Mylène années 80 en vidéo

Posté par francesca7 le 17 décembre 2012

Mylène Farmer Interview La vie à pleines dents

FR3 Midi-Pyrénées années 80

 

 

 

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