La couturière de Mylène Farmer

Posté par francesca7 le 18 novembre 2012

 

confidences de Dominique Borg (Couturière)

 

La couturière de Mylène Farmer dans Mylène en CONFIDENCES mf80_82a-243x300La robe de l’entrée et du final
Je suis partie d’un travail de haute couture que m’avait montré une jeune femme qui filait des bas et qui passait des toutes petites gouttes de résine sur chaque petit interstice, ce qui donnait l’impression d’une toile d’araignée avec de la rosée. Ca m’avait fascinée et je lui avait demandé su elle pensait que l’on pouvait en faire une robe. Elle m’a répondu que non. Je me suis alors dit que j’allais faire ce pari fou de confectionner un tissu à partir de ces petits bouts de bas nylon. C’était un vrai travail d’orfèvrerie. On a entièrement réuni tous les petits bouts de collants sur lesquels elle travaillait, on en a fait un tissu et j’ai réalisé cette fameuse robe dans laquelle Mylène descend de la statue, paraissant presque nue, comme si elle était couverte de gouttes de rosée. C’est ce souci d’aller toujours plus loin qui fait que j’ai confectionné cette robe. Elle a été tellement réussie que j’en ai fait un manteau pour Monica Bellucci dans « Le pacte de loups » et la haute couture a par la suite réalisé plein de robes comme ça. On peut dire que cela a un pue lancé ce matériau ! L’autre difficulté était que Mylène descendait sur un harnais de vingt-cinq mètres de haut et il fallait absolument que ce soit transparent. On a travaillé un harnais que l’on a repeint de la même couleur que son corps et on a réussi à faire cette entrée. C’était un peu la fée Clochette qui descendait du ciel…

Le mot de la fin
Ce que j’ai de commun avec Mylène, je crois que c’est cette soif de perfection. Elle a une énorme exigence vis-à-vis des autres, mais aussi vis-à-vis d’elle-même. C’est ce qui est stimulant. Quelquefois, on tombe sur des artistes qui exigent de vous mais qui ne sont pas à la hauteur de cette exigence. Quelqu’un qui met la barre aussi haut que Mylène, on essaye de la mettre soi-même encore plus haut. Le perfectionnisme entraîne le perfectionnisme. A partir du moment où Mylène choisit quelqu’un, elle intègre la création de l’autre pour l’emmener dans son univers. Les choses gravitent autour de son univers et de sa personnalité. Quand on travaille avec Mylène, on travaille pour Mylène, on ne travaille pas pour soi. Il faut abandonner l’ego de créateur, on travaille en fonction d’une icône. C’est comme une pyramide dont on ferait partie, avec le désir d’aller vers le sommet. On travaille à sa légende, à quelque chose de magique et créatif… 

Extrait du livre ; Belle de scène sorti en 2006

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