La symbolique chez Mylène Farmer

Posté par francesca7 le 27 octobre 2012

symbolique Libertine II.

 

La symbolique chez Mylène Farmer dans Mylène et SYMBOLISME 1-190x300(pourvu quelles soient douces) Un légionnaire de dix ans est plongé dans une bataille opposant français et anglais.

     Le film de Libertine II s’ouvre sur le même type de plan que le premier volet : la verdure. La première scène suivra intelligemment la même structure scénique. La caméra suit des pas qui découvriront la mort, soit en l’ayant provoquée, soit en la provoquant. La dernière scène de Libertine date peut-être d’un jour, voire de quelques heures. Les deux cadavres sont encore frais, la rivale a fait ses ravages très récemment. Libertine, encore vivante, est recueillie par un bataillon anglais ayant fait fausse route et se retrouvant malgré eux en France. Nous sommes en Août 1757, pendant la guerre de sept ans, souvent évoquée au cinéma. Libertine est rapidement soignée et est espionnée dans son sommeil par le capitaine anglais qui vient la regarder de très près. Il retire le drap qui la recouvre avec… son fouet. Surpris par le petit tambour, il le ramène dehors pour le fouetter à la vue de tous ses militaires du rang. Libertine arrive, se saisit du fouet pour en frapper le capitaine.  

    On retrouvera une vision de l’union particulière de Libertine et du capitaine anglais quelques heures plus tard lors de l’incroyable orgie contée par Laurent Boutonnat , la nuit dans le campement. Un gros plan sur  leurs mains fera juste sentir la capitaine sur Libertine, unissant leurs destins. Les prostituées donnent alors du « plaisir » aux militaires dans une orgie très esthétique, comme toutes les fêtes montrées par Laurent Boutonnat (comme dans Libertine, celle de Giorgino d’ailleurs, sera un exemple du style Boutonnat). Les ralentis sont nombreux et on se rappellera de certaines images, comme celle du vin coulant sur le corps d’une prostituée allongée à terre. 

 Au petit matin, après le signe d’une prostituée (on retrouvera cette actrice dans d’autres clips dont Sans Logique et Que mon cœur lâche), les troupes françaises attaquent, ne laissant aucun répit aux militaires anglais. Le capitaine à moitié endormi sort vite de son état comateux pour donner ses instructions, tandis que Libertine, sortant inquiète de la tente, regarde les premiers dégâts autour d’elle. Encore une fois, là où l’intrigue est à son maximum, Boutonnat insert un personnage totalement à contre-courant de l’action. […] Pour succéder au bruit assourdissant de la bataille qu’il vient de raconter à son spectateur, Laurent Boutonnat monte un plan très explicite : sur un très faible sifflement de vent, le cheval noir de Libertine trotte au ralenti entre les cadavres des guerriers français et anglais étendus sur le sol. La voix racontant le contexte de l’histoire au début du film revient. C’est celle du petit tambour, devenu grand qui fait un constat détaché des conséquences de la bataille et de la vie en général : « -Dieu, dans sa miséricorde verse le sang des hommes pour les laver de leurs pêchers. La mort allait frapper une dernière fois« .

   En fait, Libertine est bien morte dans le premier épisode, c’est (au delà de son personnage mort) la mort elle-même qui revient ici pour achever la rivale et emporter l’enfant… vers une vie que lui aurait retirée cette guerre de sept ans.

 Influences ?

    Le remix de Pourvu qu’elles soient douces, tel qu’il a été utilisé dans le clip et dans le concert l’année suivante, rappelle fortement la version single du titre Im in Alu, de la chanteuse Israëlienne Ofra Haza sorti quelques mois auparavant et culminant à l’époque au sommet des charts européens.

 

Jodel Saint-Marc.

Laisser un commentaire

 

linergeek |
give to eat by eating |
ecouteconseil |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | Hé ! lecteurs à Saint Marti...
| parlons-en!
| Je me SOUVIENS...