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Le couturier 2000 de Mylène Farmer

Posté par francesca7 le 19 octobre 2012

 

confidences de Bruno Lépidi (Couturier)

 

Quelles ont été les rencontres les plus marquantes de votre jeune carrière ?

Je crois que c’est la personne avec qui je vis et avec qui je partage ma passion. Évidemment, je crois que ma rencontre avec Mylène Farmer fut également un moment très intense…

Vous appréciez Mylène Farmer depuis ses débuts…

Oui, j’apprécie Mylène Farmer depuis très longtemps bien sûr. Je me souviens de « Maman à tort » en 1984…

Le couturier 2000 de Mylène Farmer dans Mylène en CONFIDENCES 1999-marino-parisotto-vay-010b-300x218Comment est née cette passion ?

Je crois que c’était en 1988. Oui, en 1988 où j’ai reçu l’album « Ainsi soit je… » et en fait, cela m’a donné envie d’aller à sa première tournée, en octobre 1989 à Rennes. C’est assez marquant, parce que c’est l’année où j’ai débuté dans la couture, mes études. C’est aussi à cette période que j’ai découvert Thierry Mugler. Je crois que les deux ont fait un tout et cela a été une réelle émotion quand j’ai vu Mylène Farmer sur scène habillée par ses soins. Cela a été pour moi le déclic de la création, l’envie de créer, le goût du spectacle que j’avais déjà tout petit pour les marionnettes. J’ai su à ce moment que je voulais vraiment faire ce métier.

Pourquoi Mylène Farmer et pas une autre ?

C’est simple : pour la création artistique, pour ses shows, pour les décors, les costumes, toute cette scénographie qui pour moi est sublime. Mais aussi pour ses textes, le personnage, sa discrétion. Surtout pour la création !

Vous étiez-vous déjà rendu à l’une de ses précédentes tournées ?

Oui, je suis donc allé à Rennes en 1989 puis à Bercy en mai et décembre 1996. C’était amusant parce que l’un de ces jours, j’ai présenté une collection à Paris. Le soir même, je suis sorti avec les mannequins et des amis et j’étais devant le Queen (ndlr : une boîte de nuit parisienne des Champs-Élysées) quand Mylène Farmer est descendue de la voiture. C’était amusant de la croiser en ces lieux !

Que pensez-vous du travail respectif de Thierry Mugler en 1989 et de Paco Rabanne en 1996 ?

C’est magnifique ! Je ne me sens pas capable de juger leur travail ! Toute cette osmose, c’est vraiment sublime !

Y a-t-il une différence entre votre travail avec Dominique Borg pour le « Mylenium Tour » et celui de l’opéra ?

Non, je pense qu’il reste le même sauf que nous étions à Marseille et que nous avons vécu des journées entières ensemble et très tard. C’était une équipe. Même à Paris, nous y avons vécu plusieurs jours dans un petit atelier « volant ». Nous étions très proches. Mais cela reste le même travail finalement.

Pouvez-vous nous décrire les différentes étapes de la création des costumes et quels étaient les souhaits de Mylène Farmer ?

Je ne sais pas comment la création s’est passée. Mais ce que je peux vous dire, c’est que Mylène était très à l’aise dans ses costumes.

Quels ont été vos sentiments lors de votre première rencontre avec Mylène Farmer ?

J’étais très nerveux et je crois qu’il a fallu que je reste très « zen » ! J’ai laissé le côté « fan » à la porte et je suis resté très professionnel. Ce jour-là, j’assistais Nathalie Paillon, la chef costumière, qui avait fait une première toile, pour le premier essayage du costume que Mylène porterais sur « L’âme-Stram-Gram ». J’étais vraiment ému puisque lorsqu’elle est arrivée, j’étais tout seul dans la salle. Elle est entrée, elle m’a serré la main, je me suis présenté et je me suis senti très gêné…

Pouvez-vous nous en dire plus concernant les essayages ?
Les essayages se sont passés à Los Angeles, en août. Je n’ai pas pu y participer. Je devais partir pour Los Angeles pour les essayages, mais à ce moment-là, j’étais injoignable. J’étais parti me reposer pour me préparer à l’aventure du « Mylenium Tour » à Marseille.

kl3aoxdb-186x300 dans Mylène en CONFIDENCESLe « Mylenium Tour » est une grosse machine. Est-ce différent de travailler au sein de cette équipe plutôt qu’une de cinéma ou de théâtre par exemple ?

Il y a beaucoup de techniciens, mais on se croisait quand même. Des personnes travaillent la nuit, d’autres le jour. C’est très organisé ! On était très encadrés ! Je crois que cela reste un peu la même chose que le cinéma, finalement. Avec le théâtre, il est rare de partir en tournée mais quand on part, c’est différent. A ce moment-là, je suis plutôt « costumier-réalisateur » et non habilleur… Mais je ne pars pas souvent en tournée. SI je pars, c’est plus pour les essayages. Avec le « Mylenium Tour », c’était assez exceptionnel de partir dix jours à Marseille pour terminer les costumes.

Avez-vous dû modifier certains costumes durant la tournée ?

Pas durant la tournée mais avant la première de Marseille. Peut-être un peu après, mais cela reste des choses techniques pour que Mylène et les danseurs soient à l’aise pour danser.

Il y a une robe vert émeraude que Mylène Farmer ne porte plus lors de son dernier rappel sur scène, savez-vous pourquoi ?

Oui, elle a disparu mais je n’en connais pas la raison. Je suis parti de Marseille le lendemain de la première. Je ne peux donc pas vous en dire plus…

Avez-vous déjà vu le show dans son intégralité et qu’en avez-vous pensé ?

Oui, nous avons vu et écouté le show dans son intégralité tous les soirs. Nous assistions également aux répétitions. C’est un superbe show, mais la première fois où j’ai vu Mylène, en filage, sur scène, ce fut une vraie émotion !

Le moment le plus fort, selon vous ?

Son entrée sur scène. Mais pour moi, c’était surtout de la voir répéter sur scène toute la journée !

Une anecdote sur ce Tour ?

Non. J’aurais peut-être quelques petites choses, mais je les garde pour moi (sourire). Peut-être des fans attentifs me demandant de les laisser entrer dans la salle. Sinon, rien que je ne veuille divulguer, désolé…

La robe couleur chair, aux arabesques faites de paillettes rouges, dessinant des flammes, que Mylène Farmer portait lors de son apparition à TF1 à « 100 % Johnny » est-elle née de la collaboration Borg-Farmer ?

Effectivement, c’est une création de Dominique Borg. C’est une de mes préférées avec la robe rouge sang de « Je te rends ton amour ». 

Interview paru au Mylène Farmer Magazine en 2000

 

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Mylène Farmer pour Europe 1

Posté par francesca7 le 19 octobre 2012

Mylène Farmer pour Europe 1 en 2006

confidences de Thierry Demaizière (Journaliste)

 

C’est un véritable événement : interviewer Mylène Farmer, c’est quasiment mission impossible. La star se fait rare à la télévision, elle n’avait pas accordé d’interview depuis dix ans. Eh bien, Thierry Demaizière a eu la chance de rencontrer et d’interviewer Mylène Farmer, un document que l’on pourra suivre dans « Sept à Huit » dimanche, à 18H50 sur TF1. Thierry Demaizière, bonjour.

Bonjour.

Merci beaucoup d’être en direct avec nous sur Europe 1. Comment avez-vous réussi à convaincre Mylène Farmer ?

Je suis pas sûr que… En fait, c’est très simple, en fait, c’est que… Moi j’ai parlé avec son agent il y a un an et demi, en disant que c’était mon rêve, et il m’a dit : « Mylène, c’est quand elle veut… ». C’est quand elle veut, quoi. Donc il faut attendre. En gros j’avais oublié, quoi. Et puis Bercy est arrivé, et quatre semaines avant Bercy, il m’appelle, il me dit : « Je crois que c’est le moment ». Et on a fait ça cinq jours après.

Mylène Farmer pour Europe 1 dans Mylène en CONFIDENCES imagesEst-ce que vous savez pourquoi elle a accepté ?

Alors, elle a accepté pour… Je devine la deuxième question. Elle a accepté parce qu’elle n’a rien à vendre, dit-elle, c’est que, effectivement Bercy, ses treize dates c’est remplie, le disque est sorti il y a six mois. Elle a accepté parce que le spectacle est intransportable et qu’elle sait qu’avec treize dates, la province ne pourra pas venir la voir, et que c’est tellement énorme, qu’elle fait quelque chose tous les dix ans, elle se dit qu’elle se doit, ne serait-ce que par rapport aux gens qui ont participé à cet énorme show, de rendre compte de leur boulot. L’autre hypothèse, c’est qu’elle a dû entendre aussi que ce silence assourdissant depuis des années peut agacer ; la presse en particulier, qui demande des interviews sans arrêt, et qu’elle refuse ; les fans, qui ne comprennent pas qu’elle parle peut et si rarement, donc à mon avis ce sont les deux raisons.

Alors… Ce silence de Mylène Farmer, vous avez le sentiment que c’est parce que vraiment parce que c’est quelqu’un de timide, de renfermé, de réservé, ou alors c’est une immense opération marketing ?

Moi, en gros, c’était ma grosse question journalistique. Je suis allé vérifier le silence en fait. Et je l’ai vérifié presque avant l’interview, c’est quand je l’ai vue arriver avec… Presque tremblante, quoi, demandant une pièce pour aller fumer une dernière cigarette avant la guillotine, j’ai compris que c’était plus qu’angoissant pour elle, et vous le verrez dans le témoignage qui sera diffusé donc dimanche soir, c’est qu’au bout de quatre minutes, elle me dit « Je n’ai pas dormi depuis une semaine, et je vous dois un ulcère, et ce sera sûrement la dernière interview ». C’est pas qu’elle déteste, c’est que c’est au-delà de ses forces que de devoir parler d’elle.

Mais pourquoi, parce qu’elle a peur de certaines questions ?

Elle a… Elle dit que même ses amis lui reprochent, c’est qu’elle a une incapacité absolue à parler d’elle, et que ça lui coûte énormément, qu’elle ne sait pas, elle ne veut pas, elle ne se regarde jamais après, donc je pense qu’elle a peur de pas trouver les mots juste et, vous le verrez, elle les trouve les mots. Donc c’est un peu un gâchis qu’elle nous donne des interviews tous les dix ans, parce que c’est quelqu’un d’assez rare et assez exceptionnel lorsqu’elle parle.

Est-ce qu’elle a eu des exigences particulières ?

Euh… Oui, mais… Assez mignonnes… Des fraises Tagada (rires), et…

Jusque là, à TF1, vous avez pu payer, vous avez pu suivre (rires)…

a-217x300 dans Mylène en CONFIDENCESOui, voilà… Et puis bon, des axes de caméra, c’est qu’il faut prendre le profil gauche, mais c’est pas la seule à demander ça. Et l’autre exigence qui m’a parue énorme lorsque Thierry Suc, le manager, m’a dit « On va faire l’interview », il m’a dit « Tu ne pourras aborder aucune question privée ». Donc, je…

C’est-à-dire ne pas parler de sa vie privée du tout ?

Du tout, du tout. Mais tout ça est paradoxal… C’est que, le privé elle ne veut pas, et l’intime elle veut. Et comme le privé c’est pas une chose qui ma passionne finalement dans une interview, on a pu parler de l’intime. A savoir la sexualité, la mort, les fans, le temps qui passe, le rapport au public, ses peurs, enfin voilà…

Et qu’est-ce qu’elle appelle le privé alors ?

Le privé, c’est avec qui elle vit, avec qui elle mange, voilà…

Ah d’accord… Ce qu’on se demande parfois quand on écoute les chansons de Mylène Farmer, même quand on est fan – comme moi – on se demande, quand même, si elle est très équilibrée, Mylène Farmer… Est-ce que vous avez eu, vous, le sentiment que c’était une femme équilibrée ?

Alors… Moi, comme on ne sait rien d’elle, je me suis servi des chansons comme biographie officielle. Effectivement je me suis posé la question de savoir si c’est quelqu’un de… On va dire un peu névrosé. Elle dit les choses très simplement, c’est que si elle n’avait pas fait ce métier, elle ne serait pas là. Elle serait… Je sais pas où elle serait, mais elle serait peut-être… Et je pense que c’est quelqu’un d’extrêmement angoissé qui, grâce à ce métier, grâce au temps qui passe, elle le dit à la fin de l’interview, c’est presque la conclusion, a réussi à surmonter ses peurs. Et je pense que ses peurs étaient… Ses angoisses étaient assez terribles. C’est quelqu’un qui dit dans l’interview qu’elle n’a aucun souvenir de sa vie avant l’âge de douze ans, et que… Moi j’ai l’impression que ses peurs sont plutôt maîtrisées, ce qui lui donne d’ailleurs cette espèce de force complètement paradoxale, c’est qu’elle est fragile, très inquiète, très angoissée, et bête de scène en même temps. Et elle dit qu’elle a été tellement angoissée et tellement tétanisée par ses peurs qu’elle a décidé de dominer et que plus personne lui fera peur. Une des raisons pourquoi elle envoie balader tout le monde lorsqu’on lui demande une interview, ou on lui dit qu’elle en fait pas assez, ou… Voilà.

Plus personne lui fera peur à part les journalistes !

Oui mais même les journalistes, c’est étonnant parce que… Moi, j’ai démarré l’interview en me disant : « Il faut que je la rassure, elle est toute tremblante, mon Dieu est-ce qu’elle va tenir ?! », et elle est d’une force absolument incroyable quoi, elle a la force des… Peut-être… Il n’y a pas de grands artistes sans grandes peurs et elle fait partie de ceux-là quoi.

Bon, merci beaucoup Thierry Demaizière, et félicitations donc pour cette interview qui vient à la suite de beaucoup d’autres : Madonna, Johnny Hallyday, beaucoup d’événements grâce à vous sur « Sept à Huit ». Merci d’avoir été en direct avec nous. « Sept à Huit » c’est dimanche, c’est à 18h50 sur TF1. 

 

Sur Europe 1 en 2006

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