• Accueil
  • > Archives pour octobre 2012

Mylène Farmer et Elsa…

Posté par francesca7 le 30 octobre 2012

Elsa Trillat (Photographe)
La pochette d’Ainsi soit je…

 

Mylène Farmer et Elsa... dans Mylène et L'ENTOURAGE 87935634_small-300x201Mylène Farmer aime l’exclusivité. Lorsqu’elle travaille avec un photographe, c’est avec celui-ci et aucun autre. Il y a dont eu les années Christophe Mourthé (1986 / 1987) puis les années Marianne Rosenstiehl (1989 / 1996). Entre les deux, la star se faisait shooter par Elsa Trillat. C’est à cette photographe que l’on doit notamment les clichés aussi magnifiques que légendaires de l’album « Ainsi soit je… ». Au-delà de cette collaboration professionnelle est née une vrai amitié complice entre les deux jeunes femmes, sensiblement du même âge. Elsa Trillat nous en raconte ici les grandes lignes.

Comme beaucoup de gens, je découvre Mylène Farmer avec « Libertine », en 1986. L’univers est hyper intéressant et le clip est grandiose. C’est tellement novateur ! J’ai alors vraiment très envie de la rencontrer. Un ami commun, Frédéric Dayan, alors attaché de presse au Palace, célèbre boîte de nuit parisienne, organise un dîner au Privilège, le restaurant du rez-de-chaussée. Quelques stars du moment sont là – Carlos Sotto Mayos, Wadeck Stanczack – mais aussi Richard Anconina et Mylène, accompagnée de Bertrand Le Page, son manager de l’époque. Nous sommes en octobre 1986. Vraisemblablement intimidée, Mylène passe le dîner tête baissée, elle ne dit pratiquement pas un mot. A la toute fin de la soirée, je vais vers elle. On discute un peu, mais je ne sens pas de feeling particulier. Elle reste tellement timide…

tristana_464238-m-300x300 dans Mylène et L'ENTOURAGEPrintemps 1987. « Tristana » est sur toutes les lèvres. Le clip qui l’accompagne est une nouvelle fois époustouflant. Je suis alors photographe pour « Paris Match » et je persuade la rédaction du magazine de faire un sujet sur elle. Mylène n’étant pas encore très connue, ils sont assez réticents, mais finissent pas accepter. J’appelle Bertrand Le Page pour lui dire. Il me dit OK, mais me précise qu’elle ne fait de photos qu’avec Christophe Mourthé. Evidemment, ça ne me plait pas du tout qu’un autre fasse un sujet dont je suis l’instigatrice. Au final, ils sont OK pour que ce soit moi. On se retrouve donc le premier week-end de juillet 1987 chez Bertrand pour une séance photo. On fait alors la série où Mylène est allongée par terre, faisant des croquis, avec la petite poupée de bois à ses côtés. Ca se passe admirablement bien. A tel point que Mylène me propose d’aller poursuivre la séance ailleurs. En fait, nous allons à Porchefontaine, à Versailles, où Mylène faisait du cheval quand elle était petite. Elle les a appelé pour savoir si on pouvait avoir un cheval pour des photos, et hop nous voilà sur la route ! A peine arrivée, elle monte à cru sur un cheval. L’animal se cabre. Elle voltige. Je ne sais même pas comment elle a fait pour ne pas tout se casser. Mylène me dit alors : « Il faut que je remonte tout de suite sinon je ne remonterais jamais ». Elle remonte aussitôt sur le cheval et on fait notre série de photos.

Publié dans Mylène et L'ENTOURAGE | Pas de Commentaire »

Mylène Farmer et Henry Neu

Posté par francesca7 le 30 octobre 2012

 

Mylène Farmer et Henry Neu dans Mylène et L'ENTOURAGE neu_mouton1Henry Neu est le designer de Mylène depuis l’album « L’autre ». Il a en effet créé le design de ses promos, albums, maxis… Un grand quoi! Il ne faut dons pas oublier cet homme au talent admirable! Voici, pour le site « Farmer.Forever », les questions auxquelles il a accepté de répondre, vu son boulot, plus c’est court, et moins il perd de temps…

 Henry Neu créateur de l’entreprise Com’NB en 1990 rejoint l’équipe farmer pour la sortie de L’Autre en 1991, il réalisera depuis, tous les objets sur Mylène, des visuels passant par les promos, les disques d’or etc… c’est Henry Neu qui créa ainsi la pyramide promo de Je t’aime mélancolie, mais aussi le fer forgé du single XXL ou encore la fameuse araignée promotionnelle du Live à Bercy

Henry Neu ne travaille pas exclusivement pour Mylène, mais également pour d’autres artistes comme Alizée, Hélène Ségara, Boris Vian et également pour l’enseigne Carrefour Bio .. 

visitez le site de Henry Neu : http://www.henryneu.com/Accueil.html 

Confidences de Henry Neu (Designer) Designer en 2005 – Opti-mystic.

Qu’est ce qui vous a amené à travailler dans le design et la communication visuelle ?
Je voulais travailler dans la création et j’ai hésité entre l’architecture, le stylisme, le théâtre, le journalisme et la publicité. Mes parents connaissaient l’univers de la communication visuelle, j’ai choisi cette voie.

Vous collaborez depuis l’album « L’autre » avec Mylène Farmer, comment s’est déroulée votre première rencontre ?
Le staff de Mylène Farmer cherchait un graphiste pour la réalisation des supports de l’album « L’Autre… ». J’ai eu l’impression d’un moment magique lorsque j’ai présenté mes propositions, il y a 14 ans.

Quelles sont les différentes étapes de création et de conception d’un objet promotionnel, comme la statue de MYLENIUM TOUR et plus récemment le support promo de Q.I. ?
Pour la statue du « Mylènium Tour », mon travail consistait à reprendre en miniature la statue du décor du spectacle et à la mettre en situation dans un packaging afin qu’elle contienne les CD de l’album. Pour les autres objets, je présente des propositions sous la forme de maquettes en volume, une fois le choix fait, je m’occupe de la faisabilité (prix, matières etc…) en collaboration avec la maison de disques.

zrae1qix-255x300 dans Mylène et L'ENTOURAGECombien de temps peut vous prendre ces créations ?
Environ 1 mois, cela dépend de l’objet.

À part Mylène Farmer et Alizée, avec quelles autres artistes avez-vous travaillé ?
Divers artistes… Mais ce sont des travaux ponctuels. Par exemples : Niagara, Jean Guidoni, Viktor Lazlo, Hélène Segara, Jean-Pierre Mader, Alain Lanty, Christopher Thompson, etc.

Un artiste crée selon ses influences et ses inspirations, quelles sont les vôtre ?
J’ai du mal à répondre à votre question. Je n’ai pas d’à priori dans la vie, je capte tout ce qui se présente à moi. Tout se passe dans l’inconscient, je suppose, car je ne me dis jamais « je vais m’inspirer de ça ».

Quels sont les artistes que vous appréciez ?
Je suis éclectique. Si vous parlez de musique, il y en a beaucoup… Et je découvre encore… J’aime beaucoup les sons électros.
Les artistes qui me viennent en tête, en « vrac », Madonna, Gainsbourg, Gwen Stefani, Dépêche Mode, Véronique Sanson, Kylie Minogue, Emma Shapplin, Zazie, etc.
Toutes les expressions artistiques m’attirent fortement, la vidéo, la peinture, la sculpture etc. J’aime beaucoup l’œuvre de l’architecte espagnol Gaudi.

En novembre dernier, vous avez exposé pour la première fois vos toiles à Paris, quelles expériences en avez-vous tiré ?
Je me suis beaucoup livré et c’est un pas énorme car c’est la première fois que je montrais une grande partie de moi. Mes toiles ne laissaient pas indifférents, ce qui me motive à continuer de faire ce que j’aime tout simplement sans chercher à plaire.

Pourquoi l’avoir intitulé « Briselame » ?
« Briselame » était le nom de la propriété de mon père dans laquelle il peignait. Et ce nom peut dire beaucoup.

Quel accueil avez-vous eu de la part du public ?
Lors du vernissage qui durait trois heures au Crédit du Nord, rue du Bac à Paris, plus de 300 personnes sont venues. Les responsables m’ont demandé de laisser l’exposition en place plus d’un mois. Les invités étaient enthousiastes. J’ai eu de très beaux échos sur le moment et par la suite.

Depuis combien de temps peigniez-vous ?
J’ai très vite su, petit , que je voulais être dans un milieu artistique et je me suis mis à peindre naturellement.

Sur la majorité de vos toiles on y découvre des visages ; on y constate également une couleur dominante … le bleu ; pour quelles raisons ?
J’adore cette couleur, je ne me l’explique pas précisément. Mon père a beaucoup peint des personnages avec comme dominance un bleu plus sombre.

Comment définiriez-vous votre univers ?
Je ne sais pas le définir moi-même. Je suis à la fois dans ce monde et sur mon nuage. Je suis très conscient du monde où l’on vit, les richesses de l’humanité se perdent, mais j’ai une forte croyance.

Quels sont vos futurs projets que vous pouvez nous dévoiler ?
Je continue à peindre, j’aimerais faire une exposition d’ici 2 ans avec des formats plus petits.
Je travaille sur la communication visuelle de :
– « Swan Lake » le Lac des Cygnes, un spectacle original qui se déroulera fin de cette année au théâtre Mogador.
– « Numéro complémentaire » une pièce qui aura lieu au théâtre Saint-Georges à la rentrée.
Et j’ai d’autres projets que je ne peux communiquer pour le moment.  

extrait de Opti-mystic.com – 2005

Publié dans Mylène et L'ENTOURAGE | Pas de Commentaire »

Mylène Farmer et son guitariste

Posté par francesca7 le 29 octobre 2012


Depuis les années 60, il fait carrière en tant que guitariste, pour les plus grandes vedettes et dans les films — Entre-temps vers 1977, Slim Pezin participe à l’aventure du groupe Voyage, avec les musiciens Marc Chantereau, Pierre-Alain Dahan et Sauveur Mallia… - Dans les années 80 et 90, il enregistre plusieurs thèmes musicaux sur quelques disques, avec le saxophoniste Patrick Bourgoin.

Confidences Slim Pezin (Guitariste) 2006 – Mylène Farmer et vous

Mylène Farmer et son guitariste dans Mylène et L'ENTOURAGE l-300x208

Contrairement à de nombreux musiciens qui gravitent dans le monde de la chanson, vous avez débuté votre instrument très tard…
Oui, j’ai commencé la guitare à 17 ans mais un concours de circonstances a voulu que je rentre dans le bain des studios très tôt. Cela semble miraculeux pour qui m’entend en 2006, mais ça s’est vraiment passé comme cela ! Comme beaucoup de jeunes, j’ai constitué mon premier groupe avec des mais d’enfance, puis rapidement, j’ai rencontré le chanteur Noël Deschamps et participé aux enregistrements de ses disques. J’écoutais et je jouais beaucoup de rock car la pop et le rock dominaient nettement. Par exemple, Noël Deschamps en 1964 était « classé » dans les chanteurs rock. Il existait aussi des chanteurs de variétés et des artistes de rythm’n’blues naissants.

Justement, dès 1968, on vous retrouve côté blues avec un album de T-Bone Walker, aux côtés de Manu Dibango et Bernard Estardy. Comment se retrouve-t-on sur un projet pareil après seulement quelques années dans les coulisses des studios ?
Un producteur américain a débarqué en France et il traînait dans les boîtes pour repérer des musiciens. Je jouais avec Manu et notre groupe les Soul Brothers. On faisait du pur r’n’b et il nous a proposé de travailler sur quelques albums. Nous avons donc fait un disque avec un saxophoniste de jazz qui venait de chez Duke Ellington, mais aussi avec des grands du gospel.

Dans les années 1970, vous êtes de presque toutes les aventures, de Claude François à Johnny Hallyday, de Jean-Jacques Goldman à Bill Deraime en passant par France Gall époque « Paris-France » et Michel Berger pour son « Dream In Stone ».
Je me souviens particulièrement de Michel Sardou et Johnny Hallyday. J’ai aussi participé à 80 % des enregistrements de Sylvie Vartan. L’autre jour, j’ai fait un peu de rangement à Suresnes et j’ai retrouvé des fiches de paye datant déjà de 1967 ! Au cours de ces années-là, il y a des gens qui ont beaucoup compté, notamment Nino Ferrer et Claude François en tête. J’ai vraiment vécu avec Claude. Il ne se passait pas une journée sans qu’il m’appelle ou qu’on se retrouve à 2H00 du matin dans un resto pour parler du métier. C’était un travailleur acharné. C’est probablement lui que j’ai le plus côtoyé et l’artiste dont je me suis senti le plus proche.

Vos années 1970 sont profondément marquées par Claude François. On vous a entendu dire de Mylène Farmer qu’elle était la « Claude François au féminin ». Pensiez-vous à la fidélité – et l’hystérie, souvent – de son public ?
C’est une réaction que j’ai eue en quittant la scène le soir de son premier concert live au Palais des Sports de Saint-Étienne, en 1989. C’était son tout premier concert. La première fois qu’elle se présentait au public, et les gens se sont mis à chanter toutes les chansons par cœur. Elle aurait pu arrêter de chanter, nous continuions sans aucun problème le spectacle ! De plus, elle avait préparé un show où elle chantait, où elle dansait au milieu d’une troupe et où elle changeait de costume à chaque titre. Qui, sinon Claude François, avait fait ça auparavant ? Tout cela me le rappelait, il y avait une force inimaginable dans la salle et une grande poussée d’énergie dans la fosse. On ne retrouve pas cette sensation chez beaucoup d’artistes. Je suis allé voir Mylène lors du Mylenium Tour à Bercy et j’ai retrouvé, même assis dans le public, cette sensation.

Vous êtes un des rares musiciens de cette époque à être toujours dans l’entourage amical et professionnel de Mylène…
Oui, et nous sommes sur la même longueur d’ondes. Nous avons la même conception du métier et la même façon d’aborder la musique. Je nous souhaite de continuer encore longtemps ! Très souvent, on m’appelle pour jouer dans un disque, et c’est tout. Les relations s’arrêtent là et je ne revois pas les artistes pendant des années. Certains ne vous saluent plus. Ce n’est pas le cas de Mylène et Laurent.

2856953412_1-200x300 dans Mylène et L'ENTOURAGEVotre première rencontre avec Mylène et Laurent date de 1984, pour l’enregistrement de « Maman à tort ». Où vous êtes-vous retrouvés ?
Nous étions dans la banlieue Nord, chez Jean-Claude Déqueant à Aubervilliers, dans son studio au « Matin Calme ». Il était arrangeur et j’avais participé à beaucoup de séances avec lui, surtout lorsqu’il travaillait pour Yves Simon. Lui-même avait sorti un album en tant qu’artiste chez Polydor. Un jour, il m’a appelé en me disant qu’il avait quelque chose à faire et qu’il avait besoin de mon aide car il ne savait pas comment conduire la chose en question… Je n’avais quasiment aucune information mais je me suis pourtant rendu au studio. C’est là que j’ai fait la connaissance de Mylène et Laurent.

Quel souvenir gardez-vous de ce premier enregistrement ?
Probablement une image de Mylène, car elle ne m’a pas dit un mot. J’étais impressionné par cette absence de parole et je trouvais cela curieux dans un monde où on avait l’habitude de rencontrer des personnalités « décalées » mais où les mots sont tout de même assez faciles. Elle avait un chant étrange et, l’espace d’un instant, je me suis dit que c’était une fille d’exception.

Cela ressemblait-il à un réel début de carrière ou étaient-ils à la recherche d’un son ?
Ils étaient tous très impliqués mais ce n’était pas du grand professionnalisme. Je sentais qu’ils étaient en train de se chercher une identité. Ma femme avait fait des chœurs sur la chanson « Maman à tort » et nous comprenions ce qui se passait. Nous avions le sentiment d’être au début de quelque chose… Forcément au départ, on cherche. On est donc sur la défensive. Rapidement, j’ai compris que ce silence de Mylène n’était que de la timidité et au fil des disques, cette distance s’est totalement effacée.

Après l’échec du titre « On est tous des imbéciles », vous vous êtes attelés à la création du premier album. Comment se sont déroulées les séances d’enregistrement de Cendres de lune ?
Les maquettes avaient été réalisées chez Jean-Claude. Ils avaient enfin trouvé un son et Laurent donnait beaucoup plus de directions aux musiciens. Au fur et à mesure des albums, ses consignes se sont étoffées, même si nous n’étions pas nombreux. Souvent, j’étais seul puisqu’il préparait tous les synthés et les programmations. D’ailleurs, je pense que si Cendres de lune et Ainsi soit je… avaient été préparés de manière classique en faisant appel à un arrangeur, cela n’aurait pas été aussi réussi. C’est le fait que Laurent fasse tout lui-même qui a amené cette qualité et ses sonorités très typées qu’il a su garder ensuite. Dès les premières notes d’un morceau, que ce soit « Libertine » ou plus récemment « Pardonne-moi », on sait que c’est du Mylène Farmer.

Était-il difficile d’être guitariste pour servir des arrangements fondés sur les claviers et les programmations ?
Non, il n’y avait aucun problème. Laurent était attiré par tout ce qui était funk et r’n’b. Il n’y a jamais eu de frontières entre nous et notre relation a toujours été saine.

L’univers musical assez développé dans les deux premiers albums était nouveau. Aviez-vous l’impression d’assister à la naissance d’un phénomène ?
Un musicien sent ce genre de choses. Quand il a joué un titre, il sait si une énergie est passée et si ce titre peut devenir quelque chose d’énorme en radio. Pour toutes les séances que j’ai faites, chaque gros tube est perçu comme tel au moment de l’enregistrement. Pour beaucoup d’artistes – mais ce n’est pas le cas de Mylène –, c’est souvent le dernier titre, celui fait au dernier moment, parfois à la va-vite, mais quand chacun va chercher en lui ses dernières ressources, qui donnait le meilleur de l’album. Quand tout le monde donne ce qu’il a de meilleur sans réfléchir et sans arrière-pensée, les résultats sont souvent excellents.

Les deux premiers albums de Mylène sont sortis comme un diptyque, le premier en avril 1986 et le second en mars 1988. La glace s’est-elle rompue rapidement en studio ?
Absolument ! Après la première séance pour « Maman à tort », nos relations se sont étoffées et au moment de l’enregistrement du premier album, c’était comme si l’on se connaissait depuis trente ans. Thierry Rogen venait d’acquérir le studio Méga à la Porte de la Muette. Il avait acheté une console… Du reste, c’est Laurent qui avait payé cette console. C’était le premier album que nous faisions dans ce studio flambant neuf.

A la fin des années 1980, on vante les innovations de l’équipe Farmer, mais on lui reproche également sa mégalomanie…
Non, je ne partageais pas cette analyse. Je ne voyais aucune mégalomanie dans la démarche de Mylène et Laurent. Mylène est très, très intelligente. Elle a tout de suite compris ce qu’était le métier et le show business, le degré de « jeu » à jouer, le degré de don de soi, la nécessité d’intégrité artistique et ses limites personnelles. Elle avait analysé le fonctionnement de la presse, de la télévision et la radio. Elle savait où placer la barrière, tout en mettant la barre très haut artistiquement. Elle me disait souvent qu’elle ne voulait pas faire n’importe quoi. Elle craignait de se fourvoyer comme beaucoup d’artistes le font quand ça commence à marcher. Elle voyait beaucoup plus haut que le hit éphémère et savait que si on la voyait trop, elle lasserait. Elle était faite pour durer.


En 1989, vous êtes l’un des acteurs de son spectacle pharaonique. Le premier concert de Mylène reste un évènement important. Les nombreuses répétitions ont-elles suffi pour combler le gigantesque défi que Mylène s’était lancé ?

Le spectacle avait été préparé de longue date, autant musicalement que physiquement. Bruno Fontaine et Laurent s’étaient attelés à la conception musicale du spectacle depuis des mois, Mylène faisait ses dix kilomètres de jogging par jour, puis deux ou trois heures de danse l’après-midi. Elle ne perdait pas ne minute pour s’entraîner. Elle voulait avoir la forme et tenir la distance. Les musiciens avaient tous cette même attention. Nous avons eu beaucoup de répétitions car il fallait que tout soit parfait. Dès cette scène, Mylène a été perfectionniste, toujours en quête d’absolu dans le travail. La plupart du temps, les artistes n’ont pas les moyens de faire ça. Elle s’était donné les moyens de réaliser son rêve et de traduire ses idées. Elle et Laurent ont, d’entrée, beaucoup investi pour proposer un spectacle de très haut niveau.

Bruno Fontaine était en charge de la préparation du spectacle avec Laurent. L’aviez-vous croisé auparavant ?
C’est un musicien exceptionnel, qui a commencé le métier à 13 ans. On s’était connu très jeunes sur des enregistrements d’albums, tout comme les autres musiciens, le batteur Yves Sanna ou le bassiste Christian Padovan.

C’est amusant de voir que des années après, vous vous retrouvez sur des projets très variés comme le Stabat Mater de Bruno Coulais présenté au festival de Saint-Denis où étaient réunis Bruno Fontaine et Jean-Philippe Audin notamment…
Je n’aime pas dire ce mot-là, mais nous sommes la « crème » du métier (rire gêné), non pas que nous sommes les meilleurs instrumentalistes de Paris, mais nous avons l’habitude de travailler ensemble et savons être efficaces. Nous nous retrouvons sur des projets de haut niveau en termes de chansons, de bandes originales de films ou sur des morceaux compliqués comme ce Stabat Mater. Nous n’avons eu que deux après-midi de répétitions pour une partition comprenant un quart de musique contemporaine. Individuellement, ces camarades sont des musiciens exceptionnels et des amis. Ce que vous remarquez comme étant des collaborations suivies, nous le ressentons simplement comme une amitié logique. Si j’ai un projet très difficile où il me faut de l’émotion au violoncelle, je vais appeler Jean-Philippe Audin. Sans réfléchir.

Outre le décor phénoménal, la masse sonore du spectacle de Mylène en 1989 était du jamais vu. Ressort-on indemne d’un tel concert ?
Non, j’admirais beaucoup le travail de Laurent, qui était toujours derrière le moindre technicien. En permanence. Bruno Fontaine avait préparé les programmations en amont, mais essentiellement sur les idées de Mylène et Laurent. Il fallait faire un spectacle avec des bandes sonores puisqu’il y avait des cris d’enfants, des portes qui grinçaient, des bruits de baleines et de loups. Une partie de l’ambiance du spectacle était donc sur bandes. Jamais Mylène n’a chanté en play-back, mais le batteur avait un casque avec un click, et nous jouions de cette façon sur de nombreux titres. Il fallait que tout soit synchro. Je n’ai pas le souvenir d’avoir joué avec un tel système sonore auparavant. Pour ma part, c’était la première fois que je voyais utilisé en concert un 24 pistes avec des éléments préenregistrés.

Vous avez dû ressentir un grand soulagement après la première à Saint-Étienne…
A la fin du concert, nous étions tous très heureux, car cela faisait trois semaines qu’on se préparait. Ce soir-là, on avait atteint notre but commun. Le spectacle était parfait. Nous n’avions eu aucun problème de son, de musique, d’éclairage ni de chorégraphie. Nous avons été invités à manger par le patron de Polydor, Marc Lumbroso, qui avait fait le déplacement pour l’évènement. Ensuite, nous avons décidé de rentrer sur Paris. Du reste, Mylène était avec moi dans la voiture. Elle ne faisait pas souvent le voyage avec les musiciens mais je me souviens de cette première et d’une autre date durant la tournée où elle était montée avec nous, car nous avions à disposition un Espace Renault.

La pression était-elle retombée rapidement ?
Ce soir-là, nous avons compris que la suite des concerts ne pouvait être que plus réussie encore. Avec le recul, ce retour dans la nuit, de Saint-Étienne à Paris, résume bien la relation que j’ai avec Mylène. Nos n’avons quasiment pas parlé mais il s’était installé dans le véhicule une sorte de quiétude. La pression s’était effectivement relâchée mais le véritable dialogue entre les musiciens et l’artiste avait eu lieu quelques heures auparavant, sur scène. Dès que le rideau tombe, le spectacle est terminé et on passe à autre chose. On pense déjà à ce qui vient le lendemain.

Au cours de cette tournée, la famille s’agrandit peu à peu. Dans les coulisses, un personnage est très présent auprès de Mylène, Paul Van Parys, qui deviendra un des éléments clés du staff Farmer jusqu’à aujourd’hui. Qui est-il ?
Je le découvre en effet à cette période mais je ne savais pas vraiment ce qu’il faisait. Je pensais qu’il était secrétaire mais je ne posais pas beaucoup de questions. De nom, je savais que son grand-père était un grand compositeur de musiques de films. J’avais compris qu’il faisait partie de l’entourage proche de Mylène et je l’avais croisé auprès de Bruno Coulais…

…avec qui vous continuez à travailler énormément…
Oui, la musique de films est une de mes grosses occupations actuellement. D’ailleurs, Mylène et aurent étaient venus assister à l’avant-première du film Les choristes. On vient d’achever la bande originale du feuilleton télévisé issu de l’Affaire Villemin (ndlr : le fait divers sur le meurtre du petit Grégory) en six épisodes. On travaille sur la musique de trois films à sortir et j’ai participé à celle de Brice de Nice sur deux titres rock, au milieu de pop et de funk.

A la fin de la tournée 1989, l’équipe avait offert à Mylène une guitare Stratocaster. Etait-ce une de vos idées ?
J’avais dû lancer cette idée que tout le monde a adoptée. On se demandait ce qu’on pouvait lui offrir et l’idée de la guitare est venue naturellement. Elle avait voulu à tout prix jouer un morceau, seule sur scène, à la guitare. On avait finalement abandonné l’idée quelques jours avant la première, car il y avait trop de choses à penser. En contrepartie, nous lui en avons offert une.

Avez-vous été surpris qu’un tournage soit organisé en salle vide pour la vidéo du concert ?
C’était une première, ça nous a paru cohérent par rapport au projet de film qu’avait Laurent. Au final, nous étions presque étonnés de la qualité de la vidéo du live. Il y avait des idées, des partis pris esthétiques forts et ce n’était pas bêtement filmé comme à la télé.

Au début des années 1990, vos partez en tournée avec Michel Sardou. Mais auparavant, vous enregistrez L’autre…, le troisième album de Mylène…
Ce sera le dernier album où j’ai été guitariste de bout en bout.

L’autre… est un opus très littéraire, inspiré de Cioran et de Bataille. On raconte que vous avez conseillé à Mylène la lecture d’Helena Petrovna Blavatsky…
Ce n’est qu’un détail. Nous ne parlions pas beaucoup de ça… On parlait de musique à travers la musique que nous faisions, mais on ne discutait pas beaucoup de nos influences ou de ce qui se passait dans nos vies à l’extérieur du studio.

Les textes de Mylène deviennent plus concis, plus directs (« Désenchantée », « Je t’aime mélancolie »…). Avez-vous ressenti L’autre… comme un album de transition ?
Oui, ils ont essayé d’entrevoir « autrement » le personnage de Mylène. Elle avait terminé ses textes bien avant qu’on ne finisse l’enregistrement des musiques. En tout les cas, elle avait déjà la trame dans sa tête. Je l’avais connue jeune fille, je la retrouvais femme avec une confiance en soi plus affirmée et un propos plus affûté. Il y avait aussi un changement physique car elle s’était coupé les cheveux.

Alain Chamfort est un ami de Mylène, vous avez été son arrangeur sur son sixième album enregistré à Londres en 1983 ainsi que sur quatre titres du deuxième opus de Lio qui était alors sa compagne. De même, vous avez travaillé avec Khaled et Murat, les seuls duettistes de Mylène dans les années 1990 ? Simples coïncidences ?
Pour Chamfort et Khaled, oui… En revanche, je crois que le contact que Jean-Louis Murat avait avec elle – puisqu’ils s’écrivaient beaucoup à l’époque – avait fait qu’il m’avait appelé pour jouer sur un titre de son album Cheyenne Autumn (ndlr : « L’ange déchu »). Tout cela se faisait au même studio et au même moment. Nous avions donc vraiment plus d’un point commun ensemble !

Bruno Fontaine a été contacté pour la tournée 1996 de Mylène, avant Yvan Cassar. S’il était reparti pour un tour, l’auriez-vous suivi ?
Peut-être que si Bruno avait été à la direction musicale, je serais reparti ! Mais il avait d’autres projets tournés vers le classique, ainsi que les albums de Ute Lemper par exemple, il a choisi.

fanstephy-213x300Sur quoi travaillez-vous actuellement ?
Je viens de terminer un enregistrement avec 80 musiciens pour le Mémorial Charles de Gaulle sous les Invalides. Ils vont faire une salle de spectacle assez particulière, où le public serra comme suspendu dans l’espace et regardera sur cinq écrans à la fois un film de trente minutes avec des images inédites de De Gaulle. Je continue également à produire des artistes africains. Il y a beaucoup de problèmes au Cameroun, notamment. Les ministres séquestrent l’argent des artistes depuis près de dix ans et je lutte pour que les instances nationales (FMI, ONU…) fassent respecter le droit. On avait monté une nouvelle société de droits d’auteur avec Manu Dibango. Le ministre de la culture a envoyé un émissaire. Manu n’a pas marché dans ses combines. Au bout d’un an, ils ont coupé les vivres à cette société dont faisait partie Ekambi Brillant que j’ai produit, qui en était vice-président. Le ministre a fait de l’agitation pour retirer l’affaire à Manu Dibango en faisant croire que c’était lui qui détournait l’argent. C’est vraiment le monde à l’envers !

Vous êtes aussi le producteur de votre épouse, Chantal Ayissi. Est-ce plus facile de travailler en famille ?
Il vaut mieux travailler avec d’autres. C’est toujours plus compliqué avec la famille !

Votre dernière collaboration avec Mylène date de quelques années, au moment de la sortie de la compilation Les mots
Oui, nous nous sommes retrouvés au studio Guillaume Tell pour mettre en boîte trois nouveaux titres pour la compile, notamment « C’est une belle journée » qui nous est vite apparue comme un tube.

Et si vieillir lui était conté, comme elle aime à le dire dans Innamoramento
La grande différence aujourd’hui, c’est l’excellente maîtrise musicale de Mylène. C’est normal. Son évolution a été dans le bon sens. Pour le premier album d’Alizée par exemple, Mylène et Laurent dirigeaient ensemble à 50/50.

Vous avez été guitariste sur les deux albums d’Alizée. Pour un nouveau projet, on fait appel au noyau dur ! Considérez-vous cela comme un témoignage de fidélité de la part du tandem Farmer / Boutonnat ?
Je ne l’analyse pas comme ça. Il y a un travail à faire, il fallait bien le faire et aller très vite car le premier extrait « Moi… Lolita » avait eu un succès inespéré. Je ne sais pas si c’est une question de fidélité, il faudrait le leur demander à eux ! A vous de jouer (rires) !

 

recueilli dans Mylène Farmer et vous paru en 2006

Publié dans Mylène et L'ENTOURAGE | Pas de Commentaire »

Zouc et Mylène Farmer

Posté par francesca7 le 29 octobre 2012


 

Zouc et Mylène Farmer dans Mylène et L'ENTOURAGE zouc-300x179« Y’a d’la merde dans le tuyau ! » 

    Zouc (de son vrai nom Isabelle von ALLMEN, née en 1950 à Saignelégier, dans le Jura suisse), débarque à Paris au cours de Tania Balachova, où elle fait sensation avec sa dégaine et sa démesure impayables. Elle ne tarde pas, durant la saison 69-70, à être engagée au Café-Théâtre de la Vieille Grille où Maurice Alezra offre une première chance aux jeunes talent singuliers de l’époque. En une semaine, Zouc est révélée. 

     Mylène FARMER avait rencontré la comédienne « comique » Zouc sur le plateau de Mon Zénith à moi… mais toute seule quelques mois auparavant. De leur fascination mutuelle est née l’envie de partager l’écran dans ce conte étrange, d’une grande tristesse. La production avait traité Zouc comme une reine, sa participation au clip était inespérée. Il lui ont même mis à disposition une voiture pour elle seule avec chauffeur pour parcourir la distance entre son hôtel et les lieux de tournage. Zouc était une femme instable, que beaucoup disaient folle. Elle était sortie d’une très grave dépression au début des années 1980, avant son retour sur le devant de la scène, en 1987 avec son spectacle L’Alboum. Après le tournage du clip, Zouc aurait visiblement rechuté…

« Je suis un steak haché suspendu à une corde à linge par jour de grand vent »

 

    De 1988 et pendant 18 ans personne ne sait ce  qu’elle est devenue. On dit qu’elle a été depuis fin 1988 déplacée d’hôpitaux en hôpitaux psychiatriques… Interrogée à ce sujet en 1996 par Paul AMAR, Mylène FARMER avouera ne pas savoir non plus ce qu’est devenue Zouc. Elle se  rappellera seulement lors de cette émission de son « comportement étrange lors du tournage ». Mais Zouc n’est pas folle, et ne fait rien pour démentir. Elle avait juste passé 18 mois à l’âge de 16 ans dans un hôpital psychiatrique : 

« Après, j’ai abordé le monde différemment. J’ai compris qu’il fallait savoir faire mal pour vraiment aider quelqu’un, et qu’il faut toujours dire ce qu’on ressent, surtout aux gens perdus. »

zouc-and- dans Mylène et L'ENTOURAGE    On avait noté quand même son apparition dans un film : Roi blanc, dame rouge, de Sergueï Bodrov (1993). Puis plus rien. Ce n’est que 13 ans plus tard qu’on apprendra qu’en 1997, Zouc a été opérée d’un cancer du sternum. Malheureusement, elle contracte à cette occasion une infection nosocomiale. Elle passe neuf fois de suite sur la table d’opération. On lui enlève les côtes. La nuit sous assistance respiratoire, le jour sous morphine, pouvant à peine marcher, elle est alors très diminuée physiquement. Elle réapprend à vivre lentement dans son Jura natal, avec un appareil respiratoire harnaché. Zouc ne remontra plus jamais sur scène.

« je suis encore là. Oh, pas dans un bon état, mais enfin, je suis
là, et je peux voir mon cœur battre sous ma peau. Je le vois d’autant
mieux qu’on m’a enlevé des côtes et que je n’ai plus de sternum. »

    Jérôme Garcin a interviewé Zouc en septembre 2006, on lit dans son
article qu’elle réapprend doucement à vivre, retrouve son passé, malgré le harnais et l’assistance respiratoire :

« J’ai été frappée par la maladie. Le verbe «frapper» dit exactement ce qui m’est arrivé. Ça fait très peur, la maladie. Et puis je suis entrée dans un long tunnel. On m’a mise tout au fond d’un tiroir. J’aurais dû y rester. C’était fini. Je l’avais accepté. J’étais dans les bras de tout en haut, et j’ai tout lâché. Je vis aujourd’hui une expérience étrange : pendant dix ans, j’ai fait le chemin pour partir, et je suis encore là. »

« Je redécouvre tout comme si je venais au monde, chaque jour, je grandis un peu plus. Ce matin, j’ai humé les parfums d’un potager, c’était extraordinaire, presque enivrant. Lire près d’un feu de cheminée, prendre une douche seule, pour moi, ça tient du miracle. J’ai encore du mal à m’y faire. Tout revient peu à peu, mais c’est lent. Vivre, voyez-vous, est un très long apprentissage. »

« C’est au moment où la vie me pousse à retrouver mon passé à petits pas que je suis frappée par la dureté de mes souvenirs. Trente ans plus tard, malgré la maladie, peut-être à cause de la maladie, il me semble que je suis aussi violente, et même peut-être plus. »

    Jusqu’en décembre 2006 Nathalie Baye joua « Zouc par Zouc » au théâtre du Rond Point à Paris. Pièce tirée du livre du même nom où Hervé Guibert avait réussi à recueillir ses confidences. Bien que passant la plupart de ses journées à Paris, Zouc ne sera pas allé voir « sa » pièce : elle évite les lieux publics par peur des germes, et par ce mystère pourtant non entretenu, entre dans la légende.

Jodel Saint-Marc, décembre 2006.

Publié dans Mylène et L'ENTOURAGE | Pas de Commentaire »

Boutonnat part en Live

Posté par francesca7 le 28 octobre 2012

 

    15 juin 1996. Fin d’un règne. Images balancées d’une oeuvre qui se termine. Réalisation post-mortem d’un cinéaste qui n’en est plus un. Comment passer en quelques jours, une semaine d’octobre 1994, du statut d’artiste complet et encore prometteur à celui de simple commerçant du disque. 

Boutonnat part en Live dans Mylène et mes BLABLAS fanalex3        Il faut que ça claque. Qu’importe d’user du sexe vulgaire et outrancier (Que Mon Cœur Lâche), des poses lascives (Libertine) qui tuent le mythe, des larmes faciles et désormais trop fréquentes (Rêver). Ce n’est pas ici que repose la sobriété, devant une James Bond Girl à moitié nue qui laisse défiler honteusement derrière elle des gros plans d’elle en train de pleurer. On est moins proche à ses moments là de cette prétendue sobriété que d’une simple pornographie sentimentale. Sous l’épaisse couche de fond de teint ne se cache que tristesse et ennui. A Lyon le 15 juin elle tombe de la scène de la halle Tony Garnier de Lyon : Mylène Farmer meurt à cet instant précis.

    Le processus est enclenché. Laurent Boutonnat consacrera tout le reste de sa vie d’artiste à détruire ce qu’il avait mis si longtemps à construire. Rien que de Hasta Siempre (1997), achevé et romanesque, à Moi…Lolita (2000), superficiel et finalement assez agaçant, que de chemin parcouru à contre-sens. Plus rien n’a plus d’importance. Il faut désormais vendre, à n’importe quel prix.

Laurent Boutonnat est mort.

    Mylène Farmer danse sur sa tombe. Pendant deux heures; elle devant, et lui derrière, rient ensemble d’avoir franchi si facilement l’étape qui les conduit à l’éternelle médiocrité. Plus jamais ils ne tourneront à perte. Plutôt engager des nouvelles « bimbos »  latines ou mineures que d’être à nouveau courageux, ne serait-ce qu’au cinéma.

    Heathcliff, Toutankhamon, Requiem Publishing, et bientôt Calliphora, Stuffed Monkey, Dichotomie. Les affaires se multiplient bien plus rapidement que les oeuvres. Laurent Boutonnat refusera toutes les interviews. Par simple modestie, pour éviter d’avoir à s’expliquer, ou par honte ? On se plait quand même, souvent, à accorder à Laurent Boutonnat des circonstances atténuantes, de trouver du talent dans les clips économiques qu’il veut bien tourner en 2 jours. On peut aussi prier pour que tout cet argent accumulé soit prochainement mis au service d’un projet, et de lui souhaiter, avec espoir, une résurrection prochaine .

Jodel Saint-Marc, le 14 février 2001.

Publié dans Mylène et mes BLABLAS | Pas de Commentaire »

Anamorphosée : un ratage voulu ?

Posté par francesca7 le 28 octobre 2012

 

Anamorphosée : un ratage voulu ? dans Mylène et mes BLABLAS qch434iw-213x300    Avec cet album à part dans la carrière de Mylène Farmer, on peut se demander si cette superficialité, ce bâclage, enfin tout cela n’était pas après tout qu’une grande blague… Après l’échec de Giorgino, Laurent Boutonnat et Mylène Farmer ont bien senti qu’ils étaient arrivés au bout d’un truc, qu’en se faisant plaisir il risquaient de s’enterrer. Alors il a fallu changer, et tout transposer dans le sens inverse, ne pas faire les choses à moitié. Les talons se sont surélevés (les cheveux aussi), les textes se sont hébétées (les interviews aussi), les sourires sont plus nombreux (à défaut d’être sincères), on fait une croix sur tout le passé et on s’enferme dans un nouveau rôle de bimbo superficielle attirant un nouveau public et théoriquement de plus grosses ventes. 

    A mon avis Laurent et Mylène n’avaient qu’une question en tête : les vrais inconditionnels suivront-ils ? Pour montrer que toute cette « anamorphose » n’est que stratégie commerciale , ils ont laissé de nombreuses clés au public. Mylène Farmer a laissé une multitude d’indices pour montrer qu’elle même ne croyait pas à ce « revirement optimiste ». Tout d’abord, le contenu de l’album Anamorphosée qui a lui seul laisse bon nombre de clés. En lisant les textes on ne peut qu’admettre être devant un terrible constat d’échec devant Giorgino. Notamment pour que qu’il implique : la fuite.  Mylène s’en fout : C’es étrange, pour moi cette chanson a toujours expliqué ce pourquoi Anamorphosée   trahissait volontairement l’univers de Mylène Farmer, qui parlerait d’elle, toujours selon moi, ici à la troisième personne. Ce qui expliquerait les jambes d’une autre qui la portaient, son cœur qui s’est fatigué, l’homme (L.B. et son univers) dont elle s’est lassé, et le fait qu’elle se soit dissoute. On peu ajouter d’autres paroles comme « t’as plus de mystère, ta poésie à pris l’eau, côté sombre : c’est mon ombre dissout dans l’éternité » mais aussi « l’abandon du moi » (==> plus d’émoi à cette époque), je vis HORS de moi et je pars… On peut ajouter à la même période la tête absente de la pochette (c’est, qu’elle le dise ou non, une manière de ne pas signer l’album…), le fait qu’elle tourne le dos à ses titres au verso (comme pour les renier) et aussi tout ce bâclage voulu pour les clips (format 4/3, non scénarisés, réalisés en vidéo…) et bien d’autres choses trop nombreuses pour être ici énumérées..

    Mylène nous a selon moi laissé de nombreuses clés pour dire à ses anciens fans pour faire comprendre qu’elle ne croyait pas à ce qu’elle faisait à l’époque. Et Eaunanisme est pour moi le texte où elle balance tout là dessus. C’est en outre la plus belle chanson de l’album selon moi, celle où on retrouve « son » style d’écriture (jeux de mots à l’appui), la seule qu’on aurait pu retrouver sur un de ses albums « traditionnels ». …et comme par hasard, c’est le seul titre d’Anamorphosée qu’elle n’a pas interprété sur scène pour le live à Bercy

Publié dans Mylène et mes BLABLAS | 3 Commentaires »

Mémoires de Stade de Mylène Farmer

Posté par francesca7 le 28 octobre 2012

 

    A la saison des vendanges, le douzième jour de septembre exactement, M. Boutonnat s’installait vingt minutes avant le début de la représentation, nerveux, concentré, le regard fixe, immobile plus qu’inexpressif, derrière son pupitre. Il savait que le chef de l’État occuperait sa loge. Cigarette sur cigarette, des bribes de conversations avec deux techniciens aux cheveux blancs, quelques mots seulement. Après la décontraction feinte, l’imperturbable concentration lorsqu’il fixe la scène encore dans l’obscurité. M. Di Sabatino clopait également, serrant dans ses bras M. Suchet qui venait d’arriver.

Mémoires de Stade de Mylène Farmer dans Mylène et SYMBOLISME 28384_390982046987_85098556987_3900238_5705248_n-300x221    Le tableau commençait sous les mêmes auspices ; plus de cigarette mais un invariable regard droit que rien n’aurait sû distraire ; il considérait avec mépris les vendeurs de bière dans la fosse, aux fûts de pression arrimés au dos. Puis, ses mains côte à côte, doigts posés sur ses muscles frontaux pour les masser, décrivaient de petits cercles au dessus de son lourd regard. Il avait fallu attendre qu’on chante « Qui entre dans l’histoire entre dans le noir » pour que M. Boutonnat saisisse d’une main sa pipe noire de l’autre son briquet blanc, qu’il ne lâchât point jusqu’à la fin du numéro. Lorsque retentissaient les tonnerres électriques des « Paul en Pauline », M. Boutonnat devenait plus directif, mimait la guitare en faisant signe à sa gauche de surmixer l’instrument. Il était alors debout comme si on lui eût laissé la bride sur le cou, riait bruyamment de la fellation approximative mimée sur un guitariste et, lorsque la maîtresse des lieux décidait de reprendre la chanson en traînant un « Wwwon a besoin d’amour », lancait un regard rieur et complice à l’adresse de M. Suchet .

   Détendu et l’estomac vraisemblablement moins noué, c’est lorsque résonnait « C’est comme une symphonie » que M. Boutonnat entamait un quartier de pomme rouge. Sitôt le fruit terminé il tentait de réanimer sa pipe, qui resterait enluminée jusqu’à des battements de menton rythmés sur le « poète [qui n'a] que la lune en tête ». Bien après, à l’issue de refrains lents, alors que la reîne gravissait posément le haut escalier, M. Boutonnat devisait avec M. Suchet sur ce milieu de spectacle. Il exposait l’idée qui l’avait animé lorsque l’année antérieure, il imaginait ce faux final. Il en schématisait pour lui la perspective de lumière qui mène aux squelettes, en dessinant un couloir de ses mains qu’il éloignait à plusieurs reprises de son buste. Redevenu silencieux, il comtemplait encore quelques instants la lumineuse splendeur de cette idée devenue réalité. Regagné sa console, M. Boutonnat regardait autant la scène que le monumental écran de droite qui exposait le visage fardé de la maîtresse des lieux. Il utilisait les derniers instants laissés à sa décontraction en rallumant sa pipe, puis en chantonnant son « si fragile qu’on me prenne la main » qui semblait l’amuser toujours.

   C’est lorsque toute la cour entonnait « Tout seul dans mon placard » que M. Boutonnat se crispa. A deux minutes de la dramatique panne de son survenue la veille, lui et ses techniciens de camarades gardaient les yeux rivés sur la scène. Alors que certains se mordaient l’intérieur des joues, lui se mit à parler sèchement à sa droite en agitant les mains à plat dans l’air. Puis le soulagement du pont musical passé, les matassins s’asseyant en rond pour simuler les jeux d’enfant, il se lâcha complètement, sortit de la régie, s’avança derrière le public pour chantonner quelques vers du refrain, ria, regarda la tribune gauche, se retourna gaiement sur la pointe des pieds pour considérer la bouche ouverte les gradins du fond, visiblement toujours admiratif du nombre de personnes connaissant par coeur la ritournelle. La suite du spectacle fût pour lui plus ludique ; d’une part il tentait toutes les minutes trente -briquet vissé à la main- de garder sa pipe allumée, d’autre part il indiquait à sa gauche -en gestes appuyés- de lâcher samples plus tonitruants et effets sonores davantage assourdissants. Maître de son petit royaume sur l’Instant X, il tapait sur des cloches invisibles et roulait ses mains vers le ciel à chaque envolée de début de refrain. Entre ses séries de poing levé sur les «Fuck them all!», de « Hou-ha-houuu » murmurés sur Dégénération, de coups 2000-claude-gassian-024b-197x300 dans Mylène et SYMBOLISMEmartelés dans le vide sur C’est dans l’Air, il se rasseyait dans son fauteuil à bascule pour tenter une cent unième fois de rallumer sa bouffarde.

   Pipe éteinte, rangée dans la poche ; c’est à ce moment là que la veille avait vu une autre coupe de son mal opportune. Mais ici rien, l’antienne passa une nouvelle fois sans problème. La petite troupe pouvait alors s’égayer, M. Boutonnat -jusqu’à lors impatient- remercier le ciel en levant nez et mains, puis sautant de joie tandis que MM. Suchet et Di Sabatino, toutes dents dehors, se synchronisaient sur la chorégraphie des générations désenchantées. C’est tout à sa joie, alors que se criaient les rappels « des idéaux, des mots abîmés » que M. Boutonnat communiquait à je-ne-sais-qui son contentement par téléphone mobile en exhultant. Peu après, sitôt les confettis bien expédiés, content de lui et du bon accomplissement ses oeuvres, il se retirait rapidement dans ses quartiers suivi de MM. Di Sabatino et Suchet. L’ouvrage était achevé.

«Une idée sans exécution est un songe.»
Saint-Simon, Mémoires de la cour de France sous Louis XIV.

Publié dans Mylène et SYMBOLISME | Pas de Commentaire »

Résurrection chez Mylène Farmer

Posté par francesca7 le 27 octobre 2012

1988-1991 : La perpétuelle résurrection

         Battues, souillées, humiliées, transpercées mais toujours vivantes, les personnages que donne Laurent Boutonnat à Résurrection chez Mylène Farmer dans Mylène et SYMBOLISME m9908h-218x300interpréter à son égérie continuent de subir la violence de l’Homme. Après avoir montré clairement la mort de son héroïne, l’avoir imagée, le réalisateur qui entreprend un réel processus de fin de carrière de la chanteuse la met en scène selon une optique différente. En l’identifiant à la mort elle-même plutôt qu’à une mourante, Boutonnat trouve un juste compromis entre les différents statuts de mortelle qu’endossait son héroïne dans ses précédents clips. Pour lui le personnage ne subit plus la mort, elle l’incarne. Ambition difficilement compatible avec la forme du clip, Boutonnat se sert du dispositif qu’il a mis en place afin d’introduire, de mettre en scène dans la longueur, sur plusieurs films courts, la personnification de la mort.

  C’est dans Pourvu qu’elles soient douces que cette incarnation est la plus évidente. Le long duel qui oppose Libertine à sa rivale est monté alternativement avec une bataille sanglante opposant Français et Anglais pendant la guerre de sept ans. Alors empalée par un sabre, la rivale succombe sans que le spectateur n’ai pu voir si la lance qu’elle tendait en direction de Libertine l’avait atteinte. La rivale montrée comme morte en champ, aucun contre-champ ne vient montrer le personnage principal dont l’état nous est alors inconnu. C’est bien plus tard, lorsque le petit tambour anglais sera en ligne de mire de la dernière troupe française qu’elle fera sa réapparition pour le sauver, et que le clip basculera dans l’onirisme. Vêtue d’une longue cape noire sur un cheval au pas, Libertine revient. Est-elle morte ? Tout nous laissera penser qu’elle est la mort, qu’en fauchant le petit tambour devant les yeux médusés des français elle frappe une dernière fois et tétanise ceux qui la voient. Vivante ou pas, peu importe. Pour la première fois un clip de Boutonnat conclue sur autre chose que l’état mortel ou vivant de son héros, ici tout cela est largement dépassé. La voix off adulte du petit tambour se souvient de ce passage qui ressemblait pourtant à un trépas :

« -Mon père m’avait prévenu : tu reconnaîtra la mort à son grand cheval noir. Et si par malheur un jour elle s’arrête devant toi, surtout, ne la regarde pas. […] Je ne l’ai jamais revue, mais jamais je n’oublierai l’odeur de son parfum et la douceur de sa peau, tandis qu’elle m’emportait vers la vie. »


 

Publié dans Mylène et SYMBOLISME | Pas de Commentaire »

La victimisation chez Mylène Farmer

Posté par francesca7 le 27 octobre 2012

Aspect mi-victime mi-bourreau des héros.

         Malgré une réponse que Laurent Boutonnat juge visiblement disproportionnée à l’effort fourni, les commentaires qui accompagneront les rediffusions de ses clips s’axeront sur les enrichissements que le réalisateur a ponctuellement donné à la forme. Émancipation diront les uns pendant que d’autres parleront de contournement. Il changea son système de La victimisation chez Mylène Farmer dans Mylène et SYMBOLISME 71644_306_people-136x300financement, l’enrichit d’attributs propres à la production indépendante, et fit d’un objet à priori de promotion une œuvre à promouvoir. Ces particularités ont un double objectif : se démarquer du flux environnant afin de promouvoir l’artiste, puis ouvrir la voix au traitement approfondi d’histoires plus longues que celle du clip-type. Comme allonger des histoires déjà simplistes ne suffit pas à “sortir du lot”, il faut donner aux personnages des profils se démarquant de ceux d’interprètes de clips à structure habituelle. Ceux-ci se montrent habituellement sous leur meilleur jour, capables d’exploits surhumains comme de surpuissance sexuelle. Qu’il soit vainqueur ou qu’il sorte valorisé de sa prestation, l’artiste est de toute façon rendu supérieur par son vidéo-clip. Puisque Boutonnat semble s’attacher à contredire une par une chaque contrainte inhérente à la forme du clip, une question se pose quant à l’appréhension des rôles qu’il donnera à son artiste qui occupera la place centrale : Comment se soustraire à la mise en valeur systématique et à la surexposition des artistes dans les clips tout en faisant de la chanteuse son objet principal ? La solution est pour le manager Laurent Boutonnat de trouver une cohérence très forte entre ce rôle à l’écran et ce personnage public qui devra parler de lui dans les interviews. Prenant très probablement ombrage sur son vécu personnel, Boutonnat crée avec l’accord de la chanteuse Mylène Farmer un personnage qu’elle devra camper à chacune de ses prestations, qu’elle soit musicale ou verbale. La naissance de l’aspect public de ce personnage se fera à partir de 1985. C’est à partir de cette date qu’on trouvera dans les interviews de la chanteuse les premières traces de maux prononcés. Elle se refusera désormais à parler de son enfance prétendument douloureuse, alors que cela ne lui posait aucun problème un an auparavant.

1984-1985 : Naissance d’un personnage par sa victimisation à outrance

dscf0017-225x300 dans Mylène et SYMBOLISMECe qui différencie le plus la création de ce rôle par rapport à ceux endossés par d’autres interprètes réside dans le soin apporté à sa faiblesse. Sans parler d’anti-héros, le personnage inventé pour son égérie par Boutonnat rassemble assez de contradictions, de défaites et de névroses pour qu’il en devienne à la fois attachant et intrigant. Aussitôt que Laurent Boutonnat réalise ses premiers clips, l’héroïne qu’il créé subit d’ors et déjà davantage qu’elle ne fait subir : battue puis décapitée dès Maman à tort, elle est violée dans Plus grandir. C’est dans ces deux clips de jeunesse que le réalisateur a probablement pris le plus ombrage de ce qu’il avait vécu comme des échecs dans son enfance. Dans un cadre familial tout d’abord, Laurent Boutonnat est l’aîné d’une famille de cinq enfants. On retrouve les relations parfois conflictuelles figurées par un unique plan succédant aux pancartes « Maman à tort ! » brandies par la petite famille : La tête de la grande sœur est posée sur une table autour de laquelle ses frères et sœurs vindicatifs s’apprêtent à s’acharner à coups de fourchettes]. Laurent Boutonnat lors d’un interview avait aussi parlé des difficultés qu’il avait eu chez les jésuites où il avait fait une partie de sa scolarité ; ce qui explique peut-être l’apparition des deux nonnes de petites tailles dont l’une frappe avec une règle les mains de la jeune fille fautive agenouillée devant elle, pendant que l’autre lit des versets de la Bible. On peut également lire l’influence de toute une éducation religieuse dans l’animation de la statuette de pierre représentant la sainte vierge qui se cache les yeux devant un viol qu’elle ne pourrait supporter. Un plan qu’aurait pu tourner Cocteau, et qui est peut-être la vision d’un enfant devenu adulte sur son éducation refusant de voir le chemin autodidacte que son élève a osé prendre. Autant dans Maman à tort que dans Plus grandir, la mort de l’héroïne est impliquée, mais étrangement jamais montrée. Alors qu’on l’imagine prochainement dévorée par sa fratrie, la grande sœur du premier clip bénéficie de l’absence d’une réelle intrigue et d’une narration confuse pour renaître au plan d’après grâce à un montage a-chronologique. Dans Plus Grandir, seule une danse accompagne le vieillissement de la jeune fille, qui finira dans un grand état de déchéance physique, immobile derrière une fenêtre ouverte. Sa mort ne sera évoquée symboliquement qu’au dernier plan, lors de son passage devant sa propre tombe. Malgré ces outrages perpétuels qui présentent au public un nouveau personnage, c’est pourtant sa mort montrée sous tous les points de vue à la fin de Libertine qui la fera naître à ses yeux.


 

 

Publié dans Mylène et SYMBOLISME | Pas de Commentaire »

La symbolique chez Mylène Farmer

Posté par francesca7 le 27 octobre 2012

symbolique Libertine II.

 

La symbolique chez Mylène Farmer dans Mylène et SYMBOLISME 1-190x300(pourvu quelles soient douces) Un légionnaire de dix ans est plongé dans une bataille opposant français et anglais.

     Le film de Libertine II s’ouvre sur le même type de plan que le premier volet : la verdure. La première scène suivra intelligemment la même structure scénique. La caméra suit des pas qui découvriront la mort, soit en l’ayant provoquée, soit en la provoquant. La dernière scène de Libertine date peut-être d’un jour, voire de quelques heures. Les deux cadavres sont encore frais, la rivale a fait ses ravages très récemment. Libertine, encore vivante, est recueillie par un bataillon anglais ayant fait fausse route et se retrouvant malgré eux en France. Nous sommes en Août 1757, pendant la guerre de sept ans, souvent évoquée au cinéma. Libertine est rapidement soignée et est espionnée dans son sommeil par le capitaine anglais qui vient la regarder de très près. Il retire le drap qui la recouvre avec… son fouet. Surpris par le petit tambour, il le ramène dehors pour le fouetter à la vue de tous ses militaires du rang. Libertine arrive, se saisit du fouet pour en frapper le capitaine.  

    On retrouvera une vision de l’union particulière de Libertine et du capitaine anglais quelques heures plus tard lors de l’incroyable orgie contée par Laurent Boutonnat , la nuit dans le campement. Un gros plan sur  leurs mains fera juste sentir la capitaine sur Libertine, unissant leurs destins. Les prostituées donnent alors du « plaisir » aux militaires dans une orgie très esthétique, comme toutes les fêtes montrées par Laurent Boutonnat (comme dans Libertine, celle de Giorgino d’ailleurs, sera un exemple du style Boutonnat). Les ralentis sont nombreux et on se rappellera de certaines images, comme celle du vin coulant sur le corps d’une prostituée allongée à terre. 

 Au petit matin, après le signe d’une prostituée (on retrouvera cette actrice dans d’autres clips dont Sans Logique et Que mon cœur lâche), les troupes françaises attaquent, ne laissant aucun répit aux militaires anglais. Le capitaine à moitié endormi sort vite de son état comateux pour donner ses instructions, tandis que Libertine, sortant inquiète de la tente, regarde les premiers dégâts autour d’elle. Encore une fois, là où l’intrigue est à son maximum, Boutonnat insert un personnage totalement à contre-courant de l’action. […] Pour succéder au bruit assourdissant de la bataille qu’il vient de raconter à son spectateur, Laurent Boutonnat monte un plan très explicite : sur un très faible sifflement de vent, le cheval noir de Libertine trotte au ralenti entre les cadavres des guerriers français et anglais étendus sur le sol. La voix racontant le contexte de l’histoire au début du film revient. C’est celle du petit tambour, devenu grand qui fait un constat détaché des conséquences de la bataille et de la vie en général : « -Dieu, dans sa miséricorde verse le sang des hommes pour les laver de leurs pêchers. La mort allait frapper une dernière fois« .

   En fait, Libertine est bien morte dans le premier épisode, c’est (au delà de son personnage mort) la mort elle-même qui revient ici pour achever la rivale et emporter l’enfant… vers une vie que lui aurait retirée cette guerre de sept ans.

 Influences ?

    Le remix de Pourvu qu’elles soient douces, tel qu’il a été utilisé dans le clip et dans le concert l’année suivante, rappelle fortement la version single du titre Im in Alu, de la chanteuse Israëlienne Ofra Haza sorti quelques mois auparavant et culminant à l’époque au sommet des charts européens.

 

Jodel Saint-Marc.

Publié dans Mylène et SYMBOLISME | Pas de Commentaire »

Mylène Farmer – A l’Ombre Single 2012

Posté par francesca7 le 26 octobre 2012

Mylène Farmer – “A l’Ombre” (Full Version) ♫ Nouveau Single 2

 

 

 

Ecoutez un extrait du nouveau single de Mylène Farmer, « A l’ombre » :

Ecoutez/ou téléchargez le nouveau single de Mylène Farmer en intégralité sur iTunes.

Le mystère reste entier au sujet du nouvel album de Mylène Farmer. Attendu le 3 décembre, il s’intitule « Monkey Me ». Il sera l’occasion pour l’artiste de repartir en tournée, quatre ans après son dernier tour de chant qui avait fait escale au Stade de France pour deux soirs. C’est en 2013 que la tournée « Timeless » débutera par huit représentations au Palais Omnisports de Paris-Bercy, à compter du 7 septembre. L’artiste, qui sera de nouveau habillée par Jean-Paul Gaultier pour ce spectacle, sera ensuite en tournée à travers toute la France. Sont annoncées plusieurs dates dans les Zénith de Nantes, Douai, Strasbourg, Montpellier, Toulouse, et à La Halle Tony Garnier de Lyon, entre autres, de même que plusieurs concerts en Suisse, Belgique et en Russie.

Selon les premières informations délivrées par le producteur des concerts de Mylène Farmer, Thierry Suc pour TS3, « Mylène a d’ores et déjà prévenu son entourage qu’elle souhaitait offrir à ses fans un show comme ils n’en ont jamais vu. Il y aura, certes, un déferlement de lumières, de sons et de watts, mais pas seulement » a-t-il annoncé à nos confrères du Point.fr, évoquant également des surprises et affirmant qu’« une mise en scène plus ambitieuse encore que ses précédents spectacles » était déjà à l’étude. Le public à encore une fois répondu présent puisque l’ouverture de la billetterie pour « Timeless 2013″ le 4 octobre a vu la chanteuse écouler près de 160.000 billets en seulement six heures.

http://www.chartsinfrance.net/Mylene-Farmer/news-82420.html#utm_source=viewer&utm_medium=viewer&utm_campaign=MYLENE+FARMER

 

Publié dans Mylène 2011 - 2012, Mylène et mes BLABLAS | Pas de Commentaire »

Les Paroles de A l’Ombre de Mylène Farmer

Posté par francesca7 le 26 octobre 2012

Paroles de A L’Ombre de Mylène Farmer

Les paroles de A L’Ombre ont été relues et mises en page autant que faire se peut. Cependant, il est fort probable qu’elles contiennent encore des fautes. N’hésitez pas à me prévenir par mail. Vous pouvez écouter la chanson de Mylène Farmer avec la vidéo qui se situe sous le bloc des lyrics.

Image de prévisualisation YouTube

 voir l’extrait icihttp://devantsoi.forumgratuit.org/t743-mylene-farmer-a-l-ombre-son-dernier-clip#5354 

 

 

Envoyer « A L’Ombre » sur mon Portable 

L’onde est si calme
Un présage d’automne
Là ! La peur s’engage
Sur mon visage
Le doute frissonne
Suis-je faite pour les rêves
D’une voix faible
Dis-moi
De ne plus être….

[Refrain]
À l’ombre
Risquer de n’être personne
L’on se cache et l’on se cogne…
À l’ombre
On se coupe de soi-même
On s’arrache ainsi au ciel
À l’ombre
Et sentir que l’on se lâche
Que rien ni personne ne sache
Quand la nuit tombe
Las de cette vie trop brève
On devient l’ombre de soi-même

L’homme est la lumière
Mais l’âme erre
Sur tous les chemins
Mon coeur se ferme
Le diable harcèle
Mes lendemains
Mais là sous les érables
Le froid se cabre
Mais toi dis-moi
De ne pas être…

[Refrain] (x2)

Les Paroles de A l'Ombre de Mylène Farmer dans Les Chansons de Mylène 2

Publié dans Les Chansons de Mylène, Mylène 2011 - 2012 | Pas de Commentaire »

A l’Ombre, nouveau single de Mylène F.

Posté par francesca7 le 23 octobre 2012

Mylène Farmer : A L’Ombre son nouveau single, la réaction des fans

Article paru sur  http://www.melty.fr/

À l’ombre, le nouveau single de Mylène Farmer a été diffusé pour la première fois ce matin 12 OCTOBRE 2012. melty.fr partage avec vous les réactions des twittos.

A l'Ombre, nouveau single de Mylène F. dans Mylène et des CRITIQUES mf_timeless_2013-f5df43-202x300

Les fans attendaient ce jour avec impatience, il est enfin arrivé. Àl’ombre, le nouveau single de Mylène Farmer a été diffusé ce matinLes fans sont toujours très fidèles à leur Mylène et ne tolère pas la moindre critiques contre-elle. Mais force est de constater que ce nouveau titre ne ressemble pas à la chanteuse. Très électro, on n’entend pas beaucoup sa voix, ce qui est pourtant sa qualité première. Ce qui nous intéresse, c’est donc la réaction des fans de la première heure, ceux qui ont soutenu la chanteuse, et pour l’instant, ce titre leur plait au vu des réactions Twitter.

Les fans ont accueilli le nouveau Mylène Farmer  de manière assez positive « Tous les fans que j’ai dans mes amis Facebook aime A l’ombre… J’ai donc les meilleurs ! Aucune critique ça fait plaisir ! » A en croire Bloody_Jen, les fans sont satisfaits du nouveau titre.

La réaction de Jean-Thomas est plus mitigée  »Au secours ! Mylène Farmer dévoile son nouveau single, les fans n’aiment pas son nouveau titre « A l’ombre » et vous ? «  

Tlecointre lui défend sa chanteuse favorite en pointant le paradoxe d’acheter le titre alors que l’on aime pas la chanteuse. « Ah la blague ! !! C’est vrai qu’on a préféré télécharger légalement plutôt que Youtube mais on n’aime pas ptdr ». Il poursuit en défendant l’artiste, « Mylène Farmer déçoit les fans en effet elle est numéro 1 sur les plates formes de téléchargement… la presse travaille bien hein ? « Il fait allusion aux chiffres qui prouvent que Mylène cartonne sur Youtube. 

D’autres comme DragwayVincen’apprécient pas et le font savoir. « Tous aux abris ! Mylène Farmer est de retour. Heureusement que j’écoute Fip ». Et vous que pensez-vous de ce nouveau titre ?

Publié dans Mylène et des CRITIQUES, Mylène et mes BLABLAS | Pas de Commentaire »

A l’Ombre… de Mylène Farmer

Posté par francesca7 le 23 octobre 2012

’A l’ombre’, une mauvaise chanson ?

Mylène Farmer vient de dévoiler son tout nouveau single A l’ombre. RTL annonçait un « tube ». On en est bien loin. Donnez-nous vos impressions !

A l'Ombre... de Mylène Farmer dans Mylène 2011 - 2012 MF_Ombre1-35bbcCertains irréductibles se perdent en superlatifs mais la réalité est indiscutable : A l’ombrele nouveau single de Mylène Farmer, s’avère bien décevant. Nombreux sont ceux qui espéraient un retour aux sources, surtout lorsqu’un animateur radio complaisant annonçait « Ça fait penser à ’Désenchantée’ ! ». Mais avait-il réellement écouté le titre avant de sortir cette contre-vérité ? On peut en douter. 

Lundi 22 octobre 2012, les fans ont plutôt découvert un single dans la droite lignée de Du temps et Sois moi – Be Me. Une dance de facture douteuse, bien loin de l’élégance des grands succès d’une chanteuse visiblement en manque d’inspiration. Quant au texte, il faudra plusieurs écoutes pour en mesurer l’intérêt. Mais qui en aura le courage ?

S’ils rêvent encore que ce premier extrait ne soit pas emblématique de l’orientation musicale choisie pour l’album Monkey Me, de nombreux fans ont déjà fait part de leur déception sur les forums dédiés à Mylène. « Il est loin le temps d’Anamorphosée et d’Innamoramento, se désespère un internaute. Je déteste une fois de plus cette boite à rythme entendue partout. Non, je n’aime décidément pas ce tournant dance« 

La composition est notamment pointée du doigt : « Laurent Boutonnat a fait un stage de remise à niveau avec David Guetta ou quoi ? L’intro est franchement dégueulasse. Le pire, c’est cette fausse trompette. Il est temps que leur collaboration cesse car Mylène tourne en rond. » 

Un autre offre un bon résumé de l’incompréhension qu’on lit dans beaucoup de commentaires : « C’est la première fois de ma vie que j’écoute un nouveau Farmer trois fois… et décide de ne pas insister et je laisse tomber ! Comment peut-on en 2012 sortir une telle daube, alors que l’on a cette carrière ?! »

Et vous, qu’en pensez-vous ? Cliquez ici pour donner votre avis.

 

Publié dans Mylène 2011 - 2012 | Pas de Commentaire »

Olivier Dahan et Mylène Farmer

Posté par francesca7 le 22 octobre 2012

 

Olivier Dahan (né à La Ciotat, le 26 juin 1967), est un réalisateur et scénariste français.

http://fr.wikipedia.org/wiki/Olivier_Dahan

 

Description de cette image, également commentée ci-aprèsAprès une enfance ciotadenne pendant laquelle il cotoiera le brillant enseignant qu’était Jean-Louis Escalère, Olivier Dahan entre à vingt ans, en 1987, à l’École d’art de Marseille où il obtient en 1991 le diplôme national supérieur d’expression plastique. Entre 1988 et 1997 il réalise sept courts métrages, des clips pour IAM, Mc Solaar, The Cranberries, Zucchero, etc. et participe à des expositions d’art. En 1994, Olivier Dahan met en scène pour la chaîne Arte son premier long métrage, Frères, dans la collection « Tous les garçons et les filles de leur âge ». Le film est sélectionné par le Festival international du film de Berlin. Il sort en salle en 1997 de même que Déjà mort, un drame dans l’univers désespéré de jeunes niçois fortunés et mal dans leur peau. Parmi les interprètes : Benoît Magimel, Clément Sibony et Zoé Félix.

En 2001, il tourne une adaptation du conte de Charles Perrault, Le Petit Poucet, puis un film sombre en 2002, La Vie promise avec Isabelle Huppert dans le rôle d’une prostituée à la recherche de son ex-mari. En 2003, les producteurs Alain Goldman et Luc Besson, lui proposent de réaliser Les Rivières pourpres 2 – Les anges de l’apocalypse, avec Benoît Magimel.

Au début de 2004, il envisage de tourner un film sur la vie d’Édith Piaf qu’il réalise en 2006 avec Marion Cotillard dans le rôle de la chanteuse mythique. Le film, La Môme, (titré en anglais La Vie en rose), fait l’ouverture du Festival de Berlin 2007. Marion Cotillard obtient en 2008 pour sa composition un Golden Globe, le BAFTA, British Academy of Film and Television Arts de la meilleure actrice ; le César de la meilleure actrice et l’Oscar de la meilleure actrice. L’Oscar du meilleur maquillage est aussi attribué à son équipe de maquillage.

En 2009 et 2010, il met en scène le spectacle Mozart, l’opéra rock, produit par Dove Attia et Albert Cohen.

En 2011, il réalise le vidéo clip du titre éponyme du 8ème album de Mylène Farmer, Bleu Noir.

En Mars 2011 Le réalisateur de La Môme s’associe à Mylène Farmer pour mettre en scène son nouveau clip, Bleu Noir. La carrière musicale de Mylène Farmer est parsemée de nombreux clips de qualité. Notamment ceux de ses débuts, réalisés par Laurent Boutonnat et pensés comme de véritables courts-métrages qui bouleversaient les codes du genre, montrant la chanteuse nue (Libertine), rendant hommage à de grands auteurs et réalisateurs (Stanley Kubrick, Edgar Allan Poe, Oscar Wilde…). Luc Besson (Que mon cœur lâche), ou Abel Ferrara (California) suivront.

Pour son dernier titre, Bleu noir, Mylène Farmer a fait appel à un nouveau réalisateur de renommée internationale : Olivier Dahan ( Les Rivières Pourpres 2 , La Môme ). L’homme a également mis en scène des clips pour Renaud , MC Solaar , IAM , France Gall ,Francis Cabrel ou encore Cali. Ici, il la filme en plan séquence et en noir et blanc.

 

Olivier Dahan et Mylène Farmer dans Mylène et L'ENTOURAGE mf2000_10a-200x300Avant de tourner sa comédie Les Seigneurs, Olivier Dahan s’est offert une récréation musicale en tournant le clip du dernier single de Mylène Farmer, Bleu noir, extrait de l’album du même nom. Un clip qui a été dévoilé sur le site officiel éphémère de la star française.

Olivier Dahan a choisi la sobriété du noir et blanc pour filmer une Mylène Farmer marchant dans des décors successifs de foret, de plaine enneigée, de nuit étoilée, d’explosions, de feux d’artifice… La chanteuse semble ainsi traverser les décors, les saisons parfois destabilisée et pas toujours cadrée sur la musique composée par Moby.

Mylène Farmer vient s’ajouter à une longue liste d’artistes mis en clip par Olivier Dahan. Le réalisateur a notamment signé les vidéos de groupes ou chanteurs tels que The Cranberries (Salvation…), Stephan Eicher (1000 vies), MC Solaar (Les temps changent), IAM (Planète Mars), Francis Cabrel (Hors saison) ou encore Raphaël pour Le Vent de l’hiver et Le bar de l’hôtel.

 

 

Publié dans Mylène et L'ENTOURAGE | Pas de Commentaire »

Nikos Aliagas et Mylène Farmer

Posté par francesca7 le 22 octobre 2012

 

Image illustrative de l'article Nikos Aliagas Aliagas, de son vrai nom Nikólaos Aliágas (en grec ), est un journaliste, animateur de télévision, animateur de radio, acteur et chanteur franco-grec, né le 13 mai 1969 à Paris.

Nikos Aliagas est né en France de parents grecs : son père Andreas Aliagas, tailleur de profession (il a notamment réalisé les costumes d’Alain Delon dans le film Borsalino ou des tenues pour Christian Dior et Nina Ricci), a émigré en France en 1964 et rencontré sa mère Harula sur les barricades en mai 1968. Sa famille est originaire de Missolonghi et de Lefkada – son grand-père y tient toujours un café. Il suite une scolarité dans une école tenue par des prêtres orthodoxes à Châtenay-Malabry et prend la nationalité française à l’âge de 18 ans. Il a fait des études à La Sorbonne, puis a débuté sa carrière à Paris sur Radio France Internationale (1988), puis sur Radio Notre-Dame (1992), une fois ses études achevées.

Il a une sœur cadette prénommée Maria, qui est son assistante dans sa boîte de production.

De 1993 à 1999, il est journaliste sur la chaîne européenne d’informations en continu Euronews. En parallèle, il présente le journal sur la chaîne TMC .En 1998, il est repéré par la productrice Estelle Gouzi, qui l’engage pour la nouvelle émission de Christine Bravo, Union libre. De 1999 à 2001, il est chroniqueur représentant la Grèce dans cette émission consacrée à l’Union européenne, présentée par Christine Bravo sur France 2. Avec cinq autres chroniqueurs de cette émission, il participe à Fort Boyard en juin 2001. Il est en même temps présentateur, à Athènes, du journal télévisé de 20 h 30 d’Alter. Il est repéré par Étienne Mougeotte, qui le fait venir sur TF1 pour présenter Star Academy à partir de 2001 jusqu’en décembre 2008.

Le 28 janvier 2012, il présente les NRJ music awards pour la quatrième fois en présence Mylène Farmer et Jean-Paul Gaultier.

Du 25 février 2012 au 19 mai 2012 il présentera le nouveau télé-crochet de TF1, The Voice : la plus belle voix avec Virginie de Clausade

A l’occasion de la sortie de son album « Bleu Noir » qui sort dans les bacs lundi 6 décembre, Mylène Farmer a répondu aux questions de Nikos lors d’une interview exclusive en tête-à-tête…

Cela faisait 12 que la grande Mylène Farmer n’avait pas accordé une interview à NRJ… Aujourd’hui le mal est réparé et c’est le non moins élégant Nikos Aliagas qui a eu l’honneur de ce précieux entretien.

Nikos Aliagas et Mylène Farmer dans Mylène et L'ENTOURAGE fanflorine2-300x224L’animateur du 6/9 a eu la chance de rencontrer la plus mystérieuse des chanteuses françaises dans la suite d’un grand palace parisien. Nikos explique qu’il rencontré une Mylène Farmer aux cheveux très courts, tout à fait détendue et naturelle, totalement attentive à ses questions.

Celle dont le nouvel album Bleu Noir sort ce lundi parle notamment de sa collaboration avec Moby et le producteur Red One, de son stress permanent avant de monter sur scène et de ses éventuels projets au cinéma…

Une question demeure… Mylène Farmer sera-t-elle présente aux NRJ Music Awards 2011 qui auront lieu le 22 janvier prochain à Cannes ?

Le 28 janvier 2012, de nombreuses personnalités se donneront rendez-vous au Palais des Festivals de Cannes, à l’occasion des NRJ Music Awards. Une cérémonie qui sera marquée par la présence exceptionnelle de Mylène Farmer !

Pour la quatrième année consécutive, Nikos Aliagas présentera, en direct de Cannes, les NRJ Music Awards, qui seront retransmis sur TF1 le samedi 28 janvier dès 20h50. Cette douzième édition accueillera de nombreuses stars de la chanson, comme Justin Bieber, David Guetta, Coldplay ou encore la chanteuse française Mylène Farmer

 Cet événement musical, qui récompense les meilleurs chanteurs français et internationaux de l’année 2011, sera rythmé par la remise de 11 trophées : celui de la révélation francophone de l’année, de la révélation internationale de l’année, de la chanson internationale de l’année… Les téléspectateurs ont jusqu’au 15 janvier minuit pour soutenir leur star préférée sur le site MyTF1 et NRJ.fr. Une catégorie sera ouverte au vote du public en direct de l’émission : celle de la chanson française de l’année.

Mylène Farmer interview Nikos (partie 1) Vidéo

Image de prévisualisation YouTube

 

Publié dans Mylène et L'ENTOURAGE | Pas de Commentaire »

Nathalie Nothomb et Mylène Farmer

Posté par francesca7 le 21 octobre 2012

 

Amélie Nothomb, née le 13 août 1967 à Kōbe au Japon, est une écrivaine belge francophone. Elle partage sa vie entre la France et la Belgique.

Description de cette image, également commentée ci-aprèsLes Nothomb font partie de l’aristocratie belge et plusieurs de leurs ancêtres se sont illustrés dans la vie politique et culturelle (Charles-Ferdinand Nothomb notamment). Fille du baron Patrick Nothomb, ambassadeur de Belgique, Amélie Nothomb a séjourné au Japon (où elle est née), en Chine, aux États-Unis (New York), en Asie du Sud-Est (Laos, Bangladesh, Birmanie). Elle ne découvre la Belgique qu’à l’âge de 17 ans. Elle y finit ses humanités à l’Institut Marie-Immaculée Montjoie d’Uccle pour ensuite entamer des études de philologie romane à l’Université libre de Bruxelles.

Il convient d’ores et déjà de se préparer à l’événement. Mylène Gautier, alias Mylène Farmer, un mixte d’Amélie Nothomb et de Nathalie Kosciusko-Morizet, investira le Stade de France les 11 et 12 septembre pour «deux concerts pharaoniques» {sic]. La billetterie a été ouverte le 28 mars. En deux heures, les places étaient déjà vendues.

C’est que la rouquine gothique à qui l’on doit «l’Ame-Stram-Gram» et dont les clips ont été réalisés par Laurent Boutonnât, Luc Besson et Abel Ferrara, fait l’objet d’un culte qui touche au fanatisme. Rappelons ici qu‘un de ses groupies exécuta à bout portant, en 1991, le standardiste de la maison Polydor au prétexte que son idole ne daignait pas répondre à ses lettres. Il la connaissait mal. Car Mylène est une adepte de la stratégie du silence. Elle ne donne pas d’interviews et tient que, «pourplaire aux jaloux, il faut être ignorée».

Heureusement, la star a son biographe. Il s’appelle Erwan Chuberre. Son éditeur nous précise qu’il est «spécialiste des icônes féminines». On lui doit «les Lèvres de Sylvie Vartan !», «Madonna absolument !», «Britney, toujours vivante !» et «Lorie, entre ange et glamour !». C’est le Henri Troyat exclamatif de Paris-Bercy.

Dans «Mylène Farmer, des mots sur nos désirs» (Alphée, 19,90 euros), on découvre que, à sa naissance, «Mylène a déchiré avec force les entrailles de sa mère», qu’elle a souffert ensuite de «la déchirure de son hymen», qu’elle s’est inspirée de la Bible où elle a lu que «Dieu vomit les tièdes», que le clip de «Libertine» vaut bien le «Barry Lyndon» de Kubrick, qu’elle aime faire l’amour dans les ascenseurs, et qu’un de ses amants était éjaculateur précoce, un regret exprimé dans une émouvante chanson : «C’est sans doute une fuite/Mais te décharger de tout c’est illicite…» On apprend plus tard qu’elle eut une relation avec l’auteur de «Et si c’était vrai…», Marc Levy. On voit par là que cette lecture s’impose.

 

Une discussion qui a été publiée en mars 1995 dans le magazine Vogue. Mieux vaut tard que jamais !


La séance photo qui accompagnait la rencontre est disponible, grâce à Evie
, ici.

Nathalie Nothomb et Mylène Farmer dans Mylène et L'ENTOURAGE 2962277057_1_3_txtyvnbc-229x300
Vogue a écrit:

C’est avec un pas plein d’entrain qu’Amélie Nothomb entre dans la suite de l’hôtel parisien  » le Crillon  » où elle a rendez-vous pour un entretien avec Mylène Farmer. La chanteuse est déjà là. Amélie déborde d’énergie. Mylène paraît timide et fragile. L’écrivain raconte à quel point elle s’est réjouie de cette rencontre :


« Lorsque ‘Vogue’ m’offrit la possibilité de rencontrer la personne de mon choix, je n’ai pas hésité une seule seconde. »
Les deux jeunes femmes rapprochent spontanément leur fauteuil ; toutes deux parlent d’une voix basse.

Amélie Nothomb : Je me souviens très bien de la première fois où j’ai entendu votre musique. C’était en 1986, pendant les vacances de Noël. Ma cousine entonna  » Libertine « . Je n’avais encore jamais entendu cette mélodie. Comment, me dit-elle, tu ne connais pas Mylène Farmer ? Je suis depuis une fan de vos clips. Vous êtes, pour moi, le chanteuse aux clips les plus beaux et talentueux.

Mylène Farmer : Et moi j’ai lu vos livres. C’est pourquoi j’ai accepté de vous rencontrer.

Je le sais. J’ai découvert, grâce à vous, un auteur qui m’a beaucoup impressionné ; vous avez précisé, lors d’une interview, que vous aimiez Luc Dietrich.

Ce sont mes livres de chevet.

C’est un des rares auteurs qui écrit comme un enfant sans se ridiculiser. J’ai moi-même décrit mon enfance dans  » Le Sabotage Amoureux « , mais non de la manière dont je l’aurais souhaité.

J’ai écrit des chansons sur l’enfance, en particulier sur la crainte de grandir.

Dans votre chanson  » Plus Grandir « , vous évoquez le désir de rester une enfant.

Je ne peux moi-même l’expliquer, mais je n’en subit aucunement un traumatisme. J’ai vécu au Québec jusqu’à l’âge de 9 ans ; il ne me reste de cette époque que le souvenir très marquant de la neige.

La neige apparaît dans vos clips de façon ininterrompue ainsi que votre film. Je regrette de ne pas avoir eu la possibilité de voir  » Giorgino « . Il ne fut projeté à Paris que pendant deux semaines et comme je vis à Bruxelles, je l’ai manqué. Je connais cependant presque tout sur ce film car j’ai dévoré tous les articles le concernant. Je suis persuadée qu’il est exceptionnel même si beaucoup de critiques prétendent le contraire. Je considère Laurent Boutonnat, le réalisateur, comme un génie.

Notre film a subi des critiques extrêmement brutales. Nous savions d’avance qu’ils le mettraient en pièce avant sa sortie. La principale critique étant qu’il s’agissait d’un long clip.

2263790455_small_2-300x236 dans Mylène et L'ENTOURAGEJe rêve d’un clip de deux heures !

Le maquillage, les costumes, la lumière ; toutes les techniques existantes ne sont pas exploitées par le cinéma. Le jeu de scène est, par ailleurs, primordial. J’interprète soit mon propre rôle, soit celui d’un autre, j’écris également les paroles de mes chansons. Ce sont les façons de m’exprimer.

Cela m’a frappée, vous vous déguisez souvent et cependant, vous passez pour une artiste particulièrement discrète.

Lorsque je montre ma nudité ou lors de photos sexy, les journalistes me dépeignent comme une dévergondée sans aucuns mystères. Cela leur paraît paradoxal que je sois si discrète d’ordinaire et beaucoup attendent une justification. Je déteste cela !

Vous n’avez pas non plus à vous justifier, comme c’est le cas lorsque l’on commet des erreurs.

Le clip  » Libertine  » a d’ailleurs été censuré en Allemagne. Quelle hypocrisie ! J’ai déjà vu des films pornographiques sur la chaîne allemande.

Je n’ai encore jamais eu l’honneur de me faire censurer !

Cela m’étonne.

Ma famille considère mes livres comme pornographiques. Vous savez, la Belgique est aujourd’hui encore un pays du 19ème siècle. De plus, je descends d’une famille aristocratique et catholique extrêmement conservatrice.

Votre famille vous repousse-t-elle ?

Précisément. A l’exception de mes parents qui acceptent mes ouvrages. Mon père fut diplomate pour que nous vivions en Asie. Vous savez, ma famille ne fut pas fière de son agissement durant la seconde guerre mondiale. Je peux remercier mes parents d’avoir passé mon enfance en Extrême-Orient. Lorsqu’à 17 ans je suis allée, pour la première fois, à Bruxelles, je fut marquée par la consternation des gens à l’évocation de mon nom. Aujourd’hui encore, les Nothomb jouent un rôle important dans la vie politique belge, mais je reste en dehors de cela.

Votre père n’est pas également artiste ?

En effet, il est ambassadeur le jour et interprète de nos chants médiévaux le soir.

Merveilleux ! C’est une musique mystérieuse, captivante.

Le plus court dure 4 heures. Lorsque nous étions enfants, nous devions écouter l’intégralité de ces drames et ceci à genoux. Aujourd’hui, nous sommes autorisés à nous asseoir et même à nous assoupir. Combien de fois avons-nous écouté papa chanter le dimanche !
Je m’ennuyais terriblement, d’autant plus que je ne comprends que le japonais moderne.

Les rapports que j’entretiens avec ma famille sont complètement différents. Bien entendu, je reste en contact avec elle, mais nous communiquons très peu. Je présume qu’elle doit être fière de mon succès. Mon père n’est plus de ce monde, il est décédé avant le début de ma carrière, lorsque j’avais 21 ans. Je n’ai reconnu que plus tard à quelle point il avait compté pour moi. Avec qui vivez-vous ?

Avec ma sœur Juliette, un être hors du commun.
Enfants, nous étions comme les deux doigts de la main et toutes deux anorexiques. Je fus seule à m’en sortir. Elle a cessé de grandir à 16 ans.
Aujourd’hui, à 31 ans, c’est encore une enfant. Elle refuse tout contact social et intrusion dans notre appartement sous peine de hurler. Elle ne veut que ma présence.

Pour ma part, je vis à Paris avec mon singe capucin. Pensez-vous éprouver un jour le besoin de quitter votre sœur ?

Non, car je n’ai encore jamais ressenti le besoin de me marier et d’avoir des enfants. De plus, j’ai une vie sentimentale que l’on peut qualifier de normale, en dehors de chez moi. Ceci me permet de mener une existence quelque peu aventureuse qui me plaît.

Me perpétuer est une chose qui me paraît, pour l’instant, inimaginable. Pourtant j’aime les enfants.

L’écriture est pour moi plus facile comparée à d’autres choses de la vie.

Mais elle vous paraît également torturante. J’ai cru comprendre que vous n’étiez créative que lorsque vous avez la sensation du froid.

C’est exact. Le froid s’installe tout naturellement en moi lorsque j’écris. La température de mon corps chute. Je ne suis pas habituellement aussi frileuse, mais lorsque j’écris, je m’enveloppe de longs manteaux de laine. Je porte même un bonnet. Le froid m’est très désagréable, mais le désir d’écrire prédomine.

On dit pourtant que le désir et le tourment ne sont pas compatibles.

Je vis constamment dans ce mystère et j’écris chaque jour durant quatre heures au moins.

Est-il vrai que souvent vous ne dormez que trois, quatre heures ? J’imagine à quel point vos angoisses sont liées à vos nuits Cela doit être éprouvant. L’écriture est un remède à la solitude.

L’insomnie ne me gêne pas, par contre, la tentative vaine de trouver le sommeil, oui. Ce qui est horrible, ce sont les pensées qui surgissent dans ces moments-là.

Je connais ça aussi : le heurt de pensées différentes, à le limite de la folie.

Surtout que nous possédons toutes deux une fantaisie quelque peu morbide. Lorsque je ne trouve pas le sommeil, toutes mes pensées tournent autours de la mort et de cadavre. C’est insupportable !
Je suis convaincue d’avoir choisi l’écriture pour échapper à cette horreur. Je ne souffre plus lorsque j’écris. Le fait même d’écrire m’apporte une plaisir formidable. Les passages les plus dramatiques d’  » Hygiène de l’Assassin « , où Prétextat Tach étrangle sa jeune compagne de ses propres mains m’ont fait éclater de rire.

Ces passages n’apparaissent que plus cruels et plus inquiétants !

On m’a qualifiée de sadique. Est-ce vrai ? Certainement pas dans la vie de tous les jours.

Je ne vous considère pas comme une sadique. Vos livres dérangent et c’est pour cela qu’ils me plaisent. Ils font naître dégoût et angoisse, des réactions très vivantes. Dans mon travail, la mort est un thème très important. Elle fait, après tout, partie de notre existence.

J’ai eu l’occasion de vous voir dans une émission dans laquelle vous aviez le choix des reportages. Vous aviez retenu des images de cadavres et de corps sans tête. C’était très courageux.

(rires) Je voulais exprimer la beauté qui se trouve dans la violence et l’horreur. C’est pourquoi j’ai choisi deux reportages sur les exécutions.
Une exécution est, bien entendu, répugnante et cruelle, mais il s’en dégage une réelle force. Les mots me manquent pour exprimer ce que je ressens.

Vous aviez alors affirmé éprouver de la joie en voyant ces images.

C’était peut-être maladroit. Il faut faire attention à ce que l’on dit et songer aux conséquences possibles. Même la mort d’un proche peut être fascinante. Voir cette personne morte me parut presque un spectacle. Suis-je morbide ou vais-je au-delà de ça ? Est-ce une preuve d’amour ? Je ne sais pas.

On sent depuis peu en vous une influence tibétaine. Que s’est-il passé ?

Je n’ai pas beaucoup travaillé pendant trois ans, j’avais besoin d’oxygène, c’est pour cela que j’ai voyagé aux Etats-Unis, mais le lieu n’a pas d’importance. Là-bas, par hasard, j’ai trouvé un livre tibétain traitant de la vie et de la mort. J’ai tiré quelques vérités de cet enseignement bouddhiste, à savoir qu’il y a une vie après la mort. Cette idée m’est devenue familière. Ce livre était un baume.

mylene-farmer-sexy-mylne-farmer-m_f-big-241x300Vous n’avez plus de doutes aujourd’hui ?

Je refuse aujourd’hui l’angoisse que me crée la pensée de la mort. Je me dis qu’il existe effectivement une vie après la mort. J’ai changé de philosophie.

On le devine dans votre dernier album  » Anamorphosée « . A propos d’immortalité, la notoriété d’un écrivain n’est pas comparable à celle d’une chanteuse. Ma notoriété est supportable, voire amusante. Mais votre gloire doit prendre des proportions considérables. Il paraît que des fans dorment devant votre porte. Comment vivez-vous cela ?

Je dédramatise. Je ne le supporte qu’ainsi.

Et quelle est l’histoire de ce meurtre ?

Ce fut très douloureux. Un déséquilibré voulant me rencontrer fit irruption dans ma maison de disques, tirant autour de lui avec sa carabine. Il tua le standardiste âgé de 28 ans. Ce fut un des événements les plus marquants de ma vie.

Tournerez-vous à nouveau un film avec Laurent Boutonnat ?

Je l’ignore. L’échec de  » Giorgino  » a été douloureux pour Laurent.

Puis-je vous faire part d’un rêve ? Plusieurs producteurs souhaitaient adapter  » Hygiène de l’Assassin « . A ce jour, tous les projets ont avorté. Je souhaiterais que Laurent Boutonnat adapte le film et que vous interprétiez le rôle de la journaliste.

Je n’ai offert vos livres que récemment à Laurent, mais je vais lui parler de votre souhait. Je vous le promets…

Publié dans Mylène et L'ENTOURAGE | Pas de Commentaire »

Confidences sur Mylène Farmer

Posté par francesca7 le 21 octobre 2012

Confidences sur Mylène Farmer dans IAO Magazine

confidences Corinne Blandel (Habilleuse)

 

Confidences sur Mylène Farmer dans Mylène en CONFIDENCES 6iao1py6vn-300x266Avez-vous travaillé avec Mylène avant le « Mylenium Tour » ?
A vrai dire, oui, il y a très longtemps, à l’époque de « Maman à tort ». Je suis styliste à la base, et je dois avouer que la première fois que j’ai vu cette fille à la télé, je me suis dit que tout ce que je faisais depuis des années lui correspondrait tout à fait. Elle aimait les tenues qui soient à la fois portables à la ville et en même temps empruntes de théâtralité. J’avais tout un book comme ça, avec notamment des redingotes.

Donc vous êtes entrée en contact avec elle à cette époque ?
Oui, mais j’ai mis longtemps à y parvenir ; elle était déjà difficilement approchable (rires). Ca m’a pris un an je crois.

Et comment y êtes-vous parvenue ?
Pas hasard. En fait, il s’avère qu’un jour, j’ai rencontré Pierre Perrin, qui était le photographe de Mylène à ses tous débuts, mais aussi son ancien compagnon, avant Laurent Boutonnat. Il m’avait d’ailleurs raconté qu’il n’avait pas cru au potentiel commercial de « Maman à tort » et que c’est un peu ça qui avait conduit à une rupture. Il m’a donné les coordonnées de Mylène et je l’ai contactée. Mais même avec ses coordonnées privées, j’ai eu du mal à l’atteindre.

Mais vous l’avez vue ?
Oui. Je lui ai montré mon book et ça lui a plu. Mais la difficulté pour moi, c’est qu’elle avait déjà une costumière, Carine Sarfati, qui m’a visiblement prise pour une rivale potentielle. Moi je démarrais dans le métier, alors je n’ai pas insisté. Mais Mylène a tout de même porté une de mes tenues en télé. C’était un chemisier un peu particulier, avec des manches pointues qui se terminaient par un anneau sur les mains.

C’était pour quelle émission et quelle chanson ?
Je crois que c’était « On est tous des imbéciles » dans une émission du matin sur FR3. (ndlr : la description du costume laisse plutôt penser qu’il s’agit de l’une des prestations de Mylène dans l’émission de Christophe Dechavanne, « C’est encore mieux l’après-midi », pour la chanson « Tristana » le 19 juin 1987. Elle y portait effectivement un chemisier blanc avec des sortes d’anneaux sur les bras qui lui remontent sur les mains).

Et vous ne l’avez plus revue après ?
Non. Je l’ai retrouvée via Dominique Borg lorsqu’elle est venue travailler avec elle sur les costumes du « Mylenium Tour ».

Parce que vous travailliez alors avec Dominique Borg ?
A l’époque, oui, je travaillais beaucoup avec elle.

Vous êtes allée voir Mylène à ce moment-là pour lui dire : « Tu te souviens de moi ? » ?
Non car on était toute une équipe, et elle était très protégée.

Vous aviez quand même accès à sa loge, non ?
Oui, mais parfois certaines personnes la mettaient vraiment sous cloche. Et le pire, c’est que je ne suis même pas sûre que ce soit sa volonté. Je me souviens que parfois, je l’entendais dire « Mais laisse-la entrer, c’est Corinne, ça fait trois mois qu’elle me voit nue tous les jours ! » (rires).

Vous vous occupiez de l’habiller ?
Avant le spectacle, je m’occupais surtout des danseurs. Mylène, c’était plus pour les changements de costumes pendant le spectacle, car il fallait être plusieurs filles dans la mesure où il s’agissait de tenues délicates.

Elle retournait en loges pour se changer ?
Ah non ! C’était impossible. Il fallait que ce soit extrêmement rapide. On faisait ça dans une cabine, en arrière plateau, presque dans le noir, avec trois lampes torches. D’ailleurs, elle n’a pas porté toutes les tenues qui étaient prévues à la base car elle avait peur que ça fasse trop de changements rapides.

Mais pourquoi ne pas y avoir réfléchi avant, pendant les essayages avec le créateur des vêtements par exemple ?
Le problème c’est que les tenues sont déjà vendues quand on arrive au moment des essayages.

937_001-209x300 dans Mylène en CONFIDENCESCombien de tenues Mylène a-t-elle délaissées alors ?
Deux ou trois. Je me souviens notamment d’une tenue en résine chair, avec comme des gouttes de corail ou des flammes dessus. C’était une pure merveille. Elle valait bien dix mille euros d’ailleurs. Mais c’était un vêtement tellement délicat qu’il était impossible de l’enfiler rapidement. Mylène ne l’a donc pas portée pendant le « Mylenium Tour ». En revanche, elle a fait une télé avec (il s’agit de la prestation pour « Souviens-toi du jour… » dans l’émission « 100 % Johnny » le 12 novembre 1999).

Et elle porte cette tenue sur l’affiche de ses concerts de cette année.
Ah je ne savais pas. C’est bien car je me souviens de Dominique avait été très déçue que Mylène ne le porte pas en scène.

Mylène parlait-elle pendant les changements de tenues ?
Non, pour la simple raison qu’elle avait encore ses micros. On faisait tout par gestes. Par exemple, on lui tapait sur le mollet pour qu’elle lève le pied gauche (rires). Tout était très bien organisé.

Et il y a déjà eu des cafouillages ?
Oui. Je me souviens qu’un soir, lorsqu’on lui a enfilé la tenue du final, un superbe vêtement monté sur tulles, elle a paniqué quand son micro s’est pris dans le dos du vêtement. Elle était prête à l’arracher aux ciseaux. On a juste eu le temps de l’arrêter car comme elle remettait la tenue le lendemain ou le surlendemain, ça aurait été la catastrophe. Elle paniquait souvent pendant les changements rapides, à deux ou trois moments du concert.

Pourquoi cela ?
Je ne sais pas. Il faut reconnaître que certaines personnes de son entourage étaient assez stressantes. Je me rappelle d’une d’entre elles en particulier qui venait parfois la voir entre deux chansons pour lui dire qu’elle avait oublié tel mot dans les paroles ou qu’elle avait fait telle erreur dans les pas de danse. C’était assez déplacé, je trouve.

Vous aviez des relations avec elle en dehors du spectacle ?
Oui, un peu. Mais elle avait besoin de beaucoup de calme. Elle arrivait souvent à la Michael Jackson, l’écharpe au ras du nez et le bonnet jusqu’aux yeux. En même temps, elle pouvait se montrer totalement disponible ; elle venait discuter un peu avec nous au catering. Je n’ai pas eu le sentiment de quelqu’un qui refuse la communication. Elle ne fait pas sa star. Je pense qu’elle est simplement surprotégée.

A quelle heure arrivait-elle en général ?
Assez tôt. Vers seize heures ou dix-sept heures.

Et en sortant de scène, elle parait aussitôt ou elle restait un peu ?
Elle partait. C’était un tel délire. Je me rappelle d’ailleurs que certains fans qui l’attendaient dehors me prenaient parfois pour elle quand je passais devant des espaces vitrés car, à l’époque, j’étais rousse avec les cheveux un peu en pétard. Et ils criaient (rires) !!! J’étais obligée de sortir pour leur dire que je n’étais pas Mylène et qu’elle était déjà partie.

Mais elle partait avec sa tenue de scène ?
Non, elle se changeait pour enfiler des choses plus confortables, et partait rapidement. 

 

Parution dans le magazine IAO -de 2006

Publié dans Mylène en CONFIDENCES | Pas de Commentaire »

Doc. Events / FARMER

Posté par francesca7 le 20 octobre 2012

Extrait du documentaire Events / FARMER

En bonus, la bande-annonce du «Week-end Mylène Farmer»:
Et celle du documentaire
Events Mylène Farmer:

VIDEO INTERVIEW  Image de prévisualisation YouTube

 

 

Publié dans Mylène en INTERVIEW, Mylène et mes BLABLAS | Pas de Commentaire »

Week-end spécial Mylène

Posté par francesca7 le 20 octobre 2012

Un «Week-end spécial Mylène Farmer» avec un doc inédit

A l’occasion de la sortie très attendue du DVD live de Mylène Farmer Stade de France, la chaîne musicale de M6 Music Hits consacre un documentaire inédit et passionnant à l’icône rousse et diffuse l’intégralité de ses clips.

Un week-end entier avec Mylène Farmer: de nombreux fans de la chanteuse en rêvent! C’est exactement ce que propose M6 Music Hits à partir de samedi matin et ce jusqu’à dimanche soir! A l’occasion de la sortie du nouveau DVD de Mylène Farmer au Stade de France, lundi 12 avril, la chaîne musicale bouscule sa programmation pour diffuser l’intégralité des clips de notre icône nationale ainsi qu’un documentaire inédit, Events Mylène Farmer.

Signé Shana De Lacroix, ce portrait fouillé de 52 minutes montre notamment, comment la star a manié à la perfection la provocation dans ses vidéos pour se faire connaître et comment «elle a su s’entourer d’artistes d’exception» pour écrire sa légende. Le documentaire montre également de quelle façon, Mylène Farmer a réussi à faire de son refus de communiquer, de son culte du secret, une véritable stratégie de communication!

Un documentaire inédit avec témoignages et images de concerts

Le reportage de Shana De Lacroix fourmille de témoignages (Alizée, Laurent Boyer, Sophie Tellier, la «rivale de Libertine», le journaliste Hugues Royer, auteur d’une biographie sur la star publiée en 2008 chez Flammarion) et propose plusieurs images inédites de concerts. Un must see pour tout fan de Mylène Farmer qui se respecte, d’autant qu’il y a eu assez peu d’enquêtes de fond consacrées à la star ces dernières années.
Week-end Mylène Farmer, les 10 et 11 avril, sur M6 Music Hits.

Le programme complet:
Events Mylène Farmer: samedi à 14h10, 18h30 et 23h et dimanche à 12h, 15h et 21h.
L’intégral des clips: samedi de 15h15 à 16h30, de 22h à 23h, 00h à 2h et dimanche de 12h50 à 13h, 15h50 à 16h30, de 21h50 à minuit.
3Xplus, émission de musique: samedi et dimanche à 14h.

Vidéo à partager : Image de prévisualisation YouTube

 

 

Publié dans Mylène dans la PRESSE, Mylène et mes BLABLAS | Pas de Commentaire »

Le couturier 2000 de Mylène Farmer

Posté par francesca7 le 19 octobre 2012

 

confidences de Bruno Lépidi (Couturier)

 

Quelles ont été les rencontres les plus marquantes de votre jeune carrière ?

Je crois que c’est la personne avec qui je vis et avec qui je partage ma passion. Évidemment, je crois que ma rencontre avec Mylène Farmer fut également un moment très intense…

Vous appréciez Mylène Farmer depuis ses débuts…

Oui, j’apprécie Mylène Farmer depuis très longtemps bien sûr. Je me souviens de « Maman à tort » en 1984…

Le couturier 2000 de Mylène Farmer dans Mylène en CONFIDENCES 1999-marino-parisotto-vay-010b-300x218Comment est née cette passion ?

Je crois que c’était en 1988. Oui, en 1988 où j’ai reçu l’album « Ainsi soit je… » et en fait, cela m’a donné envie d’aller à sa première tournée, en octobre 1989 à Rennes. C’est assez marquant, parce que c’est l’année où j’ai débuté dans la couture, mes études. C’est aussi à cette période que j’ai découvert Thierry Mugler. Je crois que les deux ont fait un tout et cela a été une réelle émotion quand j’ai vu Mylène Farmer sur scène habillée par ses soins. Cela a été pour moi le déclic de la création, l’envie de créer, le goût du spectacle que j’avais déjà tout petit pour les marionnettes. J’ai su à ce moment que je voulais vraiment faire ce métier.

Pourquoi Mylène Farmer et pas une autre ?

C’est simple : pour la création artistique, pour ses shows, pour les décors, les costumes, toute cette scénographie qui pour moi est sublime. Mais aussi pour ses textes, le personnage, sa discrétion. Surtout pour la création !

Vous étiez-vous déjà rendu à l’une de ses précédentes tournées ?

Oui, je suis donc allé à Rennes en 1989 puis à Bercy en mai et décembre 1996. C’était amusant parce que l’un de ces jours, j’ai présenté une collection à Paris. Le soir même, je suis sorti avec les mannequins et des amis et j’étais devant le Queen (ndlr : une boîte de nuit parisienne des Champs-Élysées) quand Mylène Farmer est descendue de la voiture. C’était amusant de la croiser en ces lieux !

Que pensez-vous du travail respectif de Thierry Mugler en 1989 et de Paco Rabanne en 1996 ?

C’est magnifique ! Je ne me sens pas capable de juger leur travail ! Toute cette osmose, c’est vraiment sublime !

Y a-t-il une différence entre votre travail avec Dominique Borg pour le « Mylenium Tour » et celui de l’opéra ?

Non, je pense qu’il reste le même sauf que nous étions à Marseille et que nous avons vécu des journées entières ensemble et très tard. C’était une équipe. Même à Paris, nous y avons vécu plusieurs jours dans un petit atelier « volant ». Nous étions très proches. Mais cela reste le même travail finalement.

Pouvez-vous nous décrire les différentes étapes de la création des costumes et quels étaient les souhaits de Mylène Farmer ?

Je ne sais pas comment la création s’est passée. Mais ce que je peux vous dire, c’est que Mylène était très à l’aise dans ses costumes.

Quels ont été vos sentiments lors de votre première rencontre avec Mylène Farmer ?

J’étais très nerveux et je crois qu’il a fallu que je reste très « zen » ! J’ai laissé le côté « fan » à la porte et je suis resté très professionnel. Ce jour-là, j’assistais Nathalie Paillon, la chef costumière, qui avait fait une première toile, pour le premier essayage du costume que Mylène porterais sur « L’âme-Stram-Gram ». J’étais vraiment ému puisque lorsqu’elle est arrivée, j’étais tout seul dans la salle. Elle est entrée, elle m’a serré la main, je me suis présenté et je me suis senti très gêné…

Pouvez-vous nous en dire plus concernant les essayages ?
Les essayages se sont passés à Los Angeles, en août. Je n’ai pas pu y participer. Je devais partir pour Los Angeles pour les essayages, mais à ce moment-là, j’étais injoignable. J’étais parti me reposer pour me préparer à l’aventure du « Mylenium Tour » à Marseille.

kl3aoxdb-186x300 dans Mylène en CONFIDENCESLe « Mylenium Tour » est une grosse machine. Est-ce différent de travailler au sein de cette équipe plutôt qu’une de cinéma ou de théâtre par exemple ?

Il y a beaucoup de techniciens, mais on se croisait quand même. Des personnes travaillent la nuit, d’autres le jour. C’est très organisé ! On était très encadrés ! Je crois que cela reste un peu la même chose que le cinéma, finalement. Avec le théâtre, il est rare de partir en tournée mais quand on part, c’est différent. A ce moment-là, je suis plutôt « costumier-réalisateur » et non habilleur… Mais je ne pars pas souvent en tournée. SI je pars, c’est plus pour les essayages. Avec le « Mylenium Tour », c’était assez exceptionnel de partir dix jours à Marseille pour terminer les costumes.

Avez-vous dû modifier certains costumes durant la tournée ?

Pas durant la tournée mais avant la première de Marseille. Peut-être un peu après, mais cela reste des choses techniques pour que Mylène et les danseurs soient à l’aise pour danser.

Il y a une robe vert émeraude que Mylène Farmer ne porte plus lors de son dernier rappel sur scène, savez-vous pourquoi ?

Oui, elle a disparu mais je n’en connais pas la raison. Je suis parti de Marseille le lendemain de la première. Je ne peux donc pas vous en dire plus…

Avez-vous déjà vu le show dans son intégralité et qu’en avez-vous pensé ?

Oui, nous avons vu et écouté le show dans son intégralité tous les soirs. Nous assistions également aux répétitions. C’est un superbe show, mais la première fois où j’ai vu Mylène, en filage, sur scène, ce fut une vraie émotion !

Le moment le plus fort, selon vous ?

Son entrée sur scène. Mais pour moi, c’était surtout de la voir répéter sur scène toute la journée !

Une anecdote sur ce Tour ?

Non. J’aurais peut-être quelques petites choses, mais je les garde pour moi (sourire). Peut-être des fans attentifs me demandant de les laisser entrer dans la salle. Sinon, rien que je ne veuille divulguer, désolé…

La robe couleur chair, aux arabesques faites de paillettes rouges, dessinant des flammes, que Mylène Farmer portait lors de son apparition à TF1 à « 100 % Johnny » est-elle née de la collaboration Borg-Farmer ?

Effectivement, c’est une création de Dominique Borg. C’est une de mes préférées avec la robe rouge sang de « Je te rends ton amour ». 

Interview paru au Mylène Farmer Magazine en 2000

 

Publié dans Mylène en CONFIDENCES | Pas de Commentaire »

Mylène Farmer pour Europe 1

Posté par francesca7 le 19 octobre 2012

Mylène Farmer pour Europe 1 en 2006

confidences de Thierry Demaizière (Journaliste)

 

C’est un véritable événement : interviewer Mylène Farmer, c’est quasiment mission impossible. La star se fait rare à la télévision, elle n’avait pas accordé d’interview depuis dix ans. Eh bien, Thierry Demaizière a eu la chance de rencontrer et d’interviewer Mylène Farmer, un document que l’on pourra suivre dans « Sept à Huit » dimanche, à 18H50 sur TF1. Thierry Demaizière, bonjour.

Bonjour.

Merci beaucoup d’être en direct avec nous sur Europe 1. Comment avez-vous réussi à convaincre Mylène Farmer ?

Je suis pas sûr que… En fait, c’est très simple, en fait, c’est que… Moi j’ai parlé avec son agent il y a un an et demi, en disant que c’était mon rêve, et il m’a dit : « Mylène, c’est quand elle veut… ». C’est quand elle veut, quoi. Donc il faut attendre. En gros j’avais oublié, quoi. Et puis Bercy est arrivé, et quatre semaines avant Bercy, il m’appelle, il me dit : « Je crois que c’est le moment ». Et on a fait ça cinq jours après.

Mylène Farmer pour Europe 1 dans Mylène en CONFIDENCES imagesEst-ce que vous savez pourquoi elle a accepté ?

Alors, elle a accepté pour… Je devine la deuxième question. Elle a accepté parce qu’elle n’a rien à vendre, dit-elle, c’est que, effectivement Bercy, ses treize dates c’est remplie, le disque est sorti il y a six mois. Elle a accepté parce que le spectacle est intransportable et qu’elle sait qu’avec treize dates, la province ne pourra pas venir la voir, et que c’est tellement énorme, qu’elle fait quelque chose tous les dix ans, elle se dit qu’elle se doit, ne serait-ce que par rapport aux gens qui ont participé à cet énorme show, de rendre compte de leur boulot. L’autre hypothèse, c’est qu’elle a dû entendre aussi que ce silence assourdissant depuis des années peut agacer ; la presse en particulier, qui demande des interviews sans arrêt, et qu’elle refuse ; les fans, qui ne comprennent pas qu’elle parle peut et si rarement, donc à mon avis ce sont les deux raisons.

Alors… Ce silence de Mylène Farmer, vous avez le sentiment que c’est parce que vraiment parce que c’est quelqu’un de timide, de renfermé, de réservé, ou alors c’est une immense opération marketing ?

Moi, en gros, c’était ma grosse question journalistique. Je suis allé vérifier le silence en fait. Et je l’ai vérifié presque avant l’interview, c’est quand je l’ai vue arriver avec… Presque tremblante, quoi, demandant une pièce pour aller fumer une dernière cigarette avant la guillotine, j’ai compris que c’était plus qu’angoissant pour elle, et vous le verrez dans le témoignage qui sera diffusé donc dimanche soir, c’est qu’au bout de quatre minutes, elle me dit « Je n’ai pas dormi depuis une semaine, et je vous dois un ulcère, et ce sera sûrement la dernière interview ». C’est pas qu’elle déteste, c’est que c’est au-delà de ses forces que de devoir parler d’elle.

Mais pourquoi, parce qu’elle a peur de certaines questions ?

Elle a… Elle dit que même ses amis lui reprochent, c’est qu’elle a une incapacité absolue à parler d’elle, et que ça lui coûte énormément, qu’elle ne sait pas, elle ne veut pas, elle ne se regarde jamais après, donc je pense qu’elle a peur de pas trouver les mots juste et, vous le verrez, elle les trouve les mots. Donc c’est un peu un gâchis qu’elle nous donne des interviews tous les dix ans, parce que c’est quelqu’un d’assez rare et assez exceptionnel lorsqu’elle parle.

Est-ce qu’elle a eu des exigences particulières ?

Euh… Oui, mais… Assez mignonnes… Des fraises Tagada (rires), et…

Jusque là, à TF1, vous avez pu payer, vous avez pu suivre (rires)…

a-217x300 dans Mylène en CONFIDENCESOui, voilà… Et puis bon, des axes de caméra, c’est qu’il faut prendre le profil gauche, mais c’est pas la seule à demander ça. Et l’autre exigence qui m’a parue énorme lorsque Thierry Suc, le manager, m’a dit « On va faire l’interview », il m’a dit « Tu ne pourras aborder aucune question privée ». Donc, je…

C’est-à-dire ne pas parler de sa vie privée du tout ?

Du tout, du tout. Mais tout ça est paradoxal… C’est que, le privé elle ne veut pas, et l’intime elle veut. Et comme le privé c’est pas une chose qui ma passionne finalement dans une interview, on a pu parler de l’intime. A savoir la sexualité, la mort, les fans, le temps qui passe, le rapport au public, ses peurs, enfin voilà…

Et qu’est-ce qu’elle appelle le privé alors ?

Le privé, c’est avec qui elle vit, avec qui elle mange, voilà…

Ah d’accord… Ce qu’on se demande parfois quand on écoute les chansons de Mylène Farmer, même quand on est fan – comme moi – on se demande, quand même, si elle est très équilibrée, Mylène Farmer… Est-ce que vous avez eu, vous, le sentiment que c’était une femme équilibrée ?

Alors… Moi, comme on ne sait rien d’elle, je me suis servi des chansons comme biographie officielle. Effectivement je me suis posé la question de savoir si c’est quelqu’un de… On va dire un peu névrosé. Elle dit les choses très simplement, c’est que si elle n’avait pas fait ce métier, elle ne serait pas là. Elle serait… Je sais pas où elle serait, mais elle serait peut-être… Et je pense que c’est quelqu’un d’extrêmement angoissé qui, grâce à ce métier, grâce au temps qui passe, elle le dit à la fin de l’interview, c’est presque la conclusion, a réussi à surmonter ses peurs. Et je pense que ses peurs étaient… Ses angoisses étaient assez terribles. C’est quelqu’un qui dit dans l’interview qu’elle n’a aucun souvenir de sa vie avant l’âge de douze ans, et que… Moi j’ai l’impression que ses peurs sont plutôt maîtrisées, ce qui lui donne d’ailleurs cette espèce de force complètement paradoxale, c’est qu’elle est fragile, très inquiète, très angoissée, et bête de scène en même temps. Et elle dit qu’elle a été tellement angoissée et tellement tétanisée par ses peurs qu’elle a décidé de dominer et que plus personne lui fera peur. Une des raisons pourquoi elle envoie balader tout le monde lorsqu’on lui demande une interview, ou on lui dit qu’elle en fait pas assez, ou… Voilà.

Plus personne lui fera peur à part les journalistes !

Oui mais même les journalistes, c’est étonnant parce que… Moi, j’ai démarré l’interview en me disant : « Il faut que je la rassure, elle est toute tremblante, mon Dieu est-ce qu’elle va tenir ?! », et elle est d’une force absolument incroyable quoi, elle a la force des… Peut-être… Il n’y a pas de grands artistes sans grandes peurs et elle fait partie de ceux-là quoi.

Bon, merci beaucoup Thierry Demaizière, et félicitations donc pour cette interview qui vient à la suite de beaucoup d’autres : Madonna, Johnny Hallyday, beaucoup d’événements grâce à vous sur « Sept à Huit ». Merci d’avoir été en direct avec nous. « Sept à Huit » c’est dimanche, c’est à 18h50 sur TF1. 

 

Sur Europe 1 en 2006

Publié dans Mylène en CONFIDENCES | Pas de Commentaire »

MYLENE FARMER : « A l’ombre »

Posté par francesca7 le 17 octobre 2012

 

A l’ombre est le nouveau single de Mylène Farmer. Il s’agit du premier extrait de l’album Monkey Me, disponible le 3 décembre 2012.

Le nouvel album de Mylène Farmer s’intitule donc Monkey Me, ou « Singe moi«  en traduction littérale. Un album toujours entouré d’un voile de mystère et qui sera partiellement dévoilé avec la mise en ligne prochaine de son premier extrait. Il s’intitule A l’ombre et aurait le potentiel d’un véritable tube… Ce titre écrit par Mylène et composé par Laurent Boutonnat sera disponible en téléchargement légal lundi 22 octobre dès 8h.

A 51 ans, la chanteuse partira sur les routes en 2013, en tournée internationale à travers la Suisse, la Belgique et la Russie. Dans l’Hexagone, le Stade de France a été délaissé au profit de plusieurs concerts à Paris-Bercy. Heureusement pour les fans, contrairement au spectacle Avant que l’ombre (2006) dont l’infrastructure gigantesque avait proscrit tout déplacement en province, Timeless 2013 sera présenté dans plusieurs régions, partant notamment à la rencontre du public à Strasbourg, Nantes, Lyon, Montpellier, ou encore Toulouse.

 MYLENE FARMER :

Publié dans Mylène 2011 - 2012 | Pas de Commentaire »

LA VIE DEVANT SOI : un nouveau forum ouvert

Posté par francesca7 le 15 octobre 2012

 

LA VIE DEVANT SOI : un nouveau forum ouvert dans Liens montage1--300x173

 

 

UN NOUVEAU FORUM s’est OUVERT

voici l’adresse :

 http://devantsoi.forumgratuit.org/

 

 

La Vie Devant Soi

 

 

La Vie Devant Soi

Etre humain en 2012 et après…

 

gifs coeur et coeur scintillant

Publié dans Liens, VOIR NON CLASSE | Pas de Commentaire »

Nos billets en main pour le concert de Mylène F.

Posté par francesca7 le 13 octobre 2012

Tout est OK, nous avons les billets en main !!

 

Nos billets en main pour le concert de Mylène F. dans Mylène 2011 - 2012 p1030323-640x480-300x225

 

 

 

p1030309-640x480-300x225 dans Mylène 2011 - 2012   Qu’est-ce qu’on ferait pas pour Mylène…..   2333773949_1

Publié dans Mylène 2011 - 2012 | Pas de Commentaire »

12
 

linergeek |
give to eat by eating |
ecouteconseil |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | Hé ! lecteurs à Saint Marti...
| parlons-en!
| Je me SOUVIENS...