Hugues Royer pour Mylène Farmer

Posté par francesca7 le 13 août 2012

 

Hugues Royer pour Mylène Farmer dans Mylène et L'ENTOURAGE h-20-1364807-1229971278

Hugues Royer (né le 12 janvier 1965 à Saint-Cyr-l’École) est un écrivain et journaliste français.

Hugues Royer grandit dans une famille d’agriculteurs originaires des Yvelines, qui s’installent en Touraine un an après sa naissance. C’est le cadet d’une fratrie de trois garçons.

Il effectue sa scolarité au lycée Alfred de Vigny de Loches, puis en Hypokhâgne au lycée Descartes de Tours et en Khâgne au lycée Balzac à Paris. Titulaire d’un DEA de philosophie, d’un DESS de psychologie sociale et d’un DEA de littérature comparée, il commence par enseigner la philosophie à l’Institut Saint-Exupéry de Paris.

En 1991, il quitte l’enseignement pour devenir journaliste et directeur de collection dans l’édition. Il publie plusieurs ouvrages : contes pour enfants, biographies et beaux livres.

En 1998, âgé de trente-trois ans, il sort son premier roman, Mille et Une raisons de rompre. L’année suivante, il rejoint la rédaction du magazine people Voici. En 1999/2000, il signe trois expositions d’art contemporain, à Neuchâtel, à Genève puis à Paris, dans la galerie Quai Voltaire, où il présente l’installation Je ne suis pas madame Soleil.

Dans la foulée, d’autres romans paraissent : Mémoire d’un répondeur, en 1999, salué par la critique, La vie sitcom, en 2001, avec l’éditeur Bernard Wallet, Comme un seul homme, en 2004, récit de son année sous les drapeaux.

Le 17 novembre 2004, il devient papa de Mathilde et Solenn. En mai 2005, il épouse Pascale, la maman. Au Cherche Midi, sous la direction de Pierre Drachline, il publie Ma mère en plus jeune, en 2006, puis Daddy blue, en 2007.

En novembre 2008, il sort une biographie de Mylène Farmer, qui rencontre un grand succès, et que les fans de la chanteuse saluent comme « le livre de référence ». Il dédie cet ouvrage à son père, Guy Royer, qui disparaît à l’âge de 68 ans, des suites d’un cancer, le 19 avril 2009. Entre-temps, il a signé La Société des people, un essai philosophique qui prolonge les analyses de Guy Debord. En novembre 2010, il publie Cabrel, la biographie la plus ambitieuse jamais consacrée au chanteur d’Astaffort. Le 6 janvier 2011 paraît Je reviens bientôt (Michalon), un hommage poignant à son père disparu.

 

9782352871392 dans Mylène et L'ENTOURAGEŒuvres romanesques

  • Mille et Une Raisons de rompre, Zulma, 1998
  • Mémoire d’un répondeur, Le Castor Astral, 1999
  • La Vie sitcom, Verticales, 2001
  • Comme un seul homme, La Martinière, 2004
  • Ma mère en plus jeune, Le Cherche Midi, 2006
  • Daddy blue, Le Cherche Midi, 2007
  • Je reviens bientôt, récit, Michalon, 2011

 

Autres livres

  • La Société des people, essai, Michalon, 2008
  • Mylène, biographie, Flammarion, 2008 (l’Archipoche, 2009)
  • Cabrel, biographie, Flammarion, 2010

 

 

Publié dans Mylène et L'ENTOURAGE | Pas de Commentaire »

Blablas sur Mylène Farmer…

Posté par francesca7 le 12 août 2012

 

Infos sur le film : http://www.jlmurat.com/spip.php?article21

Mylène et Laurent sont tout de même remerciés dans le générique de fin de Murat en plein air.

Blablas sur Mylène Farmer... dans Mylène et mes BLABLAS MF2000_142a-199x300En 2007, lorsqu’a commencé l’habituelle période de silence entre deux albums de Mylène, la grosse rumeur du moment concernant une collaboration du groupe français AIR au prochain album de Mylène. Finalement, il s’avère que Mylène n’a jamais contacté le groupe, même si eux adoreraient travailler pour elle (à condition de faire les choses à leur manière…).

Bien avant le single Drôle de Creepie sorti en septembre 2008, Mylène a mis en avant sa nièce Lisa dans une chanson d’Alizée : la voix d’enfant au début de Youpidou, c’est elle ! Et la voix off de la publicité du single C’est une belle journée au printemps 2002 est également la sienne.

Il y a quelques années, Mylène a dit qu’elle aimerait bien travailler avec Depeche Mode, groupe qu’elle a toujours dit apprécier. Elle les a même rencontré fin 1986 et a essayé de les convaincre de se faire réaliser un clip par Laurent Boutonnat !

Mylène voit très souvent Etienne Daho, qui lui a proposé plusieurs fois de bosser pour elle. Elle a toujours refusé même s’il ne lui propose que quelques chansons…

La photographe Ellen Von Unwerth, avec qui Mylène a travaillé en 2001 et en 2005, a avoué à un fan rencontré en 2010 que ces deux séances n’étaient pas forcément « ce qu’elle a préféré faire ». Etrange au vu du résultat qui, de l’avis général, est particulièrement réussi, notamment pour la série de 2001 qui illustre le best-of Les mots

Publié dans Mylène et mes BLABLAS | Pas de Commentaire »

Mylène Farmer et Luc Besson

Posté par francesca7 le 12 août 2012

Le saviez-vous ?

 

Mylène Farmer et Luc Besson dans Mylène et mes BLABLAS MF90_33a-244x300Mylène a été figurante dans le tout premier long-métrage de Luc Besson, « Le dernier combat » ! Le film a été tourné entre le 15 août et le 31 octobre 1982, et est sorti dans sept salles à Paris le 6 avril 1983.

Cette participation de l’artiste avant même ses débuts dans la chanson, Luc Besson l’a confirmée lui-même. Il l’explique dans son livre consacré au film (« L’histoire du Dernier Combat« , publié en 1993), et l’a aussi évoqué sur France Inter le 23/11/2011 dans l’émission « Les Affranchis » d’Isabelle Giordano.

C’est donc Mylène que l’on peut voir, à tout juste 21 ans, sur deux plans du film, dont un où elle est « morte ». Elle joue le rôle d’une femme qu’un médecin garde enfermée dans une clinique après une catastrophe mondiale. Et on ne voit toujours que ses jambes :

=> Télécharger la vidéo avec les deux plans de Mylène dans le film <=

A noter que dans une autre courte scène, on peut voir le visage de ce personnage (c’est la seule fois où on le verra), et que ce n’est pas Mylène. Une autre actrice a donc été employée pour son visage. Mylène, elle, devait être là pour la beauté de ses jambes…

Publié dans Mylène et mes BLABLAS | Pas de Commentaire »

Personnalité de Mylène Farmer

Posté par francesca7 le 11 août 2012

Etude des prénoms paru dans Elle Magazine

Personnalité de Mylène Farmer dans Mylène dans la PRESSE 248044_224486127564646_100000097824993_945546_8154396_n-189x300Mylène est en général très belle — d’une beauté à vous couper le souffle. Sa beauté est touchante, désarmante, ensorcelante. Il serait bien difficile de faire l’inventaire complet de sa panoplie de séductrice. Elle garde très longtemps un corps jeune et souple, avec une taille de guêpe et des courbes douces et harmonieuses. Il faut être de marbre pour rester insensible à l’ovale parfait de son visage, à ses lèvres vermeilles et toujours humides, à ses dents régulières et d’une blancheur éblouissante, à ses pommettes roses et légèrement saillantes. Mais ce sont ses yeux langoureux, d’une profondeur insondable, en forme d’amandes, qui constituent son arme de séduction absolue. Mylène semble mieux épanouie vers la ménopause qu’à vingt-cinq ans et peut encore, à l’âge mûr, attirer une foule d’admirateurs plus jeunes qu’elle.

« Lorsque la chance nous sourit, nous rencontrons des amis ; lorsqu’elle est contre nous, nous tombons sur une jolie femme. » Ce proverbe chinois s’appliquerait bien à Mylène car, nous l’avons vu, c’est une femme fatale. Celui qui l’aime ou l’épouse doit s’attendre à toutes sortes de déboires : c’est la rançon des plaisirs divins qu’elle lui procure. Sont innombrables les hommes qui, même avertis du danger qui les attend, cherchent à avoir cette femme dans leurs bras.

Mais si elle apporte des malheurs aux hommes, ce n’est pas parce qu’elle est foncièrement mauvaise. Certes, « beauté et folie vont souvent de compagnie » (Baltasar Gracian), mais Mylène fait exception à la règle. Ce n’est pas un poisson rouge dépourvu de cervelle —, elle a du bon sens à revendre. Il semble que le Ciel aime s’acharner contre les hommes qui l’aiment, comme s’Il en était jaloux.

Bien sûr, Mylène a des défauts, petits et grands, qui ne font pas le bonheur des hommes. Consciente de sa beauté et de son pouvoir de séduction, elle ne peut s’empêcher d’avoir une attitude hautaine et désagréable à certains égards. Cervantes a déjà remarqué que « dédain et beauté sont inséparables ». Capricieuse et exigeante, la native l’est volontiers, mais c’est plutôt par la faute des hommes —, par leur comportement peu digne, ils l’incitent à avoir des désirs farfelus et n’épargnent aucun effort pour les satisfaire afin d’obtenir ses faveurs. Madame de Staël n’a-t-elle pas dit : « La vertu des femmes dépend presque toujours de la conduite des hommes » ?

La fidélité ne s’inscrit pas a priori dans la nature de la native. Ni le mariage ni ses serments les plus solennels ne sauraient l’empêcher de se livrer à de multiples aventures amoureuses à tout âge. Partout où elle va, elle laisse dans son sillage une foule d’amants inconditionnels. Elle est ordinairement plus femme que la femme définie par Victor Hugo en ces termes : « Une femme qui a un amant est un ange, une femme qui a deux amants est un monstre, une femme qui a trois amants est une femme. »

Mais si elle se permet toutes les libertés, elle les refuse à ses amants. Sa jalousie la rend soupçonneuse. Si cette jalousie est en plus corroborée par des faits réels, elle ronge la native nuit et jour comme la carie de ses os. « La jalousie est le plus grand de tous les maux et celui qui fait le moins de pitié aux personnes qui le causent », disait La Rochefoucauld.

Mylène est aussi très possessive, à tel point que ceux qu’elle aime se sentent parfois étouffés. Ses enfants sont les principales victimes de cette possessivité. Au fond d’elle-même, elle ne veut pas les voir grandir et acquérir de l’indépendance. Elle veut les garder toujours avec elle et exercer un contrôle inlassable sur leurs pensées, faits et gestes.

Même ceux qu’elle n’aime plus n’échappent pas à son ingérence. On voit ici une des manifestations de son souci de se sentir toujours aimée, désirée, d’être l’objet de passions inassouvies. La vanité n’est pas, en effet, la moindre de ses faiblesses.

Lorsque Mylène arrive à dompter son cœur, elle peut être une excellente épouse, affectueuse et fidèle, et une mère de famille admirable. Cela n’est pas étonnant puisqu’elle possède un solide fonds de sagesse. Pourtant, elle ne peut s’empêcher d’avoir de temps en temps des regrets ou un sentiment de révolte. « Les honnêtes femmes sont inconsolables des fautes qu’elles n’ont pas commises », disait Sacha Guitry. La Rochefoucauld était du même avis: « Il y a peu d’honnêtes femmes qui ne soient lasses de leur métier. »

Parution dans ELLE http://www.elle.fr/prenoms/personnalite?sexe=2&type=carac&f_prenom=Myl%C3%A8ne&h_prenom=

 

VENEZ discuter avec nous sur le forum :  http://devantsoi.forumgratuit.org/t407-francesca-avec-mylene-farmer#2804

Publié dans Mylène dans la PRESSE | Pas de Commentaire »

Mylène et son projet avec Biggs

Posté par francesca7 le 10 août 2012


 


Mylène et son projet avec Biggs dans Mylène en CONFIDENCES headmess_henry-biggs01-300x273   confidences de Henry Biggs (Professeur d’anglais)

(réponses rédigées en français par Henry Biggs et laissées telles quelles)

Au niveau du projet, j’hésite d’entrer trop dans les détails pour bien respecter la vie privée de Mylène, mais je crois pouvoir me permettre de dire que d’abord je lui ai donné une cassette de ce que je faisais avec une autre maison de disques (un tout petit label) et puis rien ne s’est passé. 3-4 semaines plus tard elle m’a annoncé qu’elle l’avait écoutée et puis elle a dit quelque chose du genre « et si on faisait un album? » Et on l’a fait, toujours de manière cool et détendue. 

Ce qu’il faut surtout comprendre c’est qu’à l’époque (et toujours d’ailleurs), je la connaissais d’amie, pas en tant que vedette ou chanteuse. Difficile à comprendre peut-être pour les français . Je l’ai rencontrée d’abord à Los Angeles où elle cherchait à apprendre l’Anglais et j’ai eu l’honneur d’être son prof, n’ayant jamais entendu parler de Mylène Farmer dans un autre contexte.

Quelqu’un, peut-être notre chef à l’école nous a prévenu qu’elle était quelqu’un de célèbre, mais cela ne voulait pas dire grand-chose parce que pour moi je la connaissais seulement dans le cadre d’étudiant et puis d’amie. Je ne l’avais jamais vu en tant que « star ». Toujours pas d’ailleurs. 

Je crois que la raison pour laquelle elle ne m’a pas aidé avec les paroles a été plus simple : ces paroles étaient en anglais et à l’époque elle n’avait pas encore maîtrisé l’anglais. Donc peut-être qu’elle hésitait un peu d’ajouter ou de modifier. Je n’en sais rien, on n’en a jamais parlé. Je peux dire pourtant qu’elle est très douée à la composition. 

 283_image-300x88 dans Mylène en CONFIDENCES

Dans InnaNet de novembre 2010

Publié dans Mylène en CONFIDENCES | Pas de Commentaire »

Interview J.L Viau sur Mylène farmer

Posté par francesca7 le 10 août 2012

Jean-Louis Viau (Conseiller historique)
interview sur le Le clip PQSD

 

Pourquoi a-t-on fait appel à vous pour ce clip ?
A l’époque, j’étais rédacteur en chef d’une revue d’histoire militaire ancienne, « Tradition magazine ». Un jour, mes collègues de la librairie Armes & Collections, spécialisée dans les ouvrages et les maquettes militaires, m’ont appelé parce qu’une costumière cherchait de la documentation pour un film se déroulant au XVIIIème siècle. C’était Carine Sarfati, la styliste de Mylène Farmer, et elle préparait le tournage de « Pourvu qu’elles soient douces ». Rapidement, elle m’a proposé de rencontrer le réalisateur. J’ai donc eu un rendez-vous avec Laurent Boutonnat et ses assistants dans les locaux de la maison de production du film, à la porte Maillot.

Interview J.L Viau sur Mylène farmer dans Mylène en CONFIDENCES coulisses-de-pourvu-quelle-soient-douce-300x182

Qu’attendait-on de vous à ce moment-là ?
Il s’agissait de placer le film dans un contexte très précis, celui de la Guerre de Sept Ans (1756 – 1763). J’ai rapidement compris que Laurent Boutonnat tenait à faire un film le plus proche possible de la réalité historique, visuellement parlant.

Cela vous a-t-il surpris ?
Oui, parce que ce n’est déjà pas quelque chose de systématique dans le milieu du cinéma, alors dans celui de la chanson, n’en parlons pas ! Beaucoup de clips ne sont qu’une « bouillie » d’images qui vient « habillez » une chanson. Certes, je n’ignorais pas que les clips de Mylène Farmer échappaient à cette triste règle, mais j’ai été agréablement étonné de constater que Laurent Boutonnat, manifestement passionné de cinéma, voulait vraiment raconter une histoire en la plaçant « dans l’Histoire », tout en respectant cette dernière. J’ai également été frappé du perfectionnisme de son travail.

A quel stade en était l’équipe dans la préparation du clip de « Libertine II » lorsque vous êtes arrivé ?
Comme bien souvent dans ces cas-là, le conseiller historique arrive au dernier moment. J’ai été contacté en juillet pour un tournage en août : ils avaient donc déjà bien avancé. Les costumes des acteurs principaux avaient déjà été choisis, mais ils commençaient seulement à s’occuper des tenues pour les soldats. Lorsque je suis arrivé, la première question qui m’a été soumise fut celle de la couleur des uniformes : ils avaient choisi le rouge pour les troupes anglaises, ce qui correspondait parfaitement à la réalité historique. En revanche, pour les troupes françaises, ils étaient prêts à commettre une erreur assez classique pour qui n’est pas un spécialiste des uniformes de cette époque : ils voulaient du bleu alors que l’infanterie française de cette époque était vêtue de blanc. J’ai donc expliqué que le bleu était réservé aux régiments étrangers au service de la France (irlandais, allemands, etc.).

D’où l’intérêt de faire appel à un spécialiste en uniformes…
Certainement, mais un conseiller historique est parfois un « empêcheur de tourner en rond » et mes demandes compliquaient la tâche de la styliste Carine Sarfati et de son équipe : où trouver des habits blancs, infiniment plus rares chez les costumiers que les habits bleus ? De plus, le temps pressait…

Vous avez eu des contraintes de temps ?
On en a toujours, mais notre gros problème c’est surtout qu’à cette époque – nous étions en juillet 1988 – beaucoup de producteurs préparaient des films ou des téléfilms pour la célébration du bicentenaire de la Révolution : les costumiers avaient été littéralement dévalisés et il était extrêmement difficile de se procurer des uniformes fin XVIIIème – début XIXème.

6iao1py6vn-300x266 dans Mylène en CONFIDENCESComment avez-vous fait alors ?
Il a fallu aller jusqu’à Marseille ! Nous y avons enfin déniché les tenues dont nous avions besoin, mais d’autres problèmes se sont alors présentés : les uniformes rouges destinés aux troupes anglaises étaient, en fait, des uniformes de Gardes Suisses au service du Roi de France, mais la silhouette pouvait coller. En revanche, pour les uniformes français, nous n’avons trouvé que des habits de la période Révolution-Empire, bleus avec des revers blancs (sur la poitrine), des parements (à l’extrémité des manches) et des retroussis (au bas des basques) rouges qui évoquaient beaucoup plus la silhouette du fantassin napoléonien que celle des soldats du Roi. Nous avons donc dû nous contenter de ce qui était disponible, mais j’ai alors demandé, sans grande conviction car je m’attendais à un refus, s’il était possible de modifier ces costumes pour qu’ils se rapprochent un peu plus de la réalité de l’époque. A ma grande surprise, Carine Sarfati et les membres de son équipe ont accepté et je dois dire que j’ai été bluffé par leur professionnalisme que je tiens à saluer ici : elles ont décousu et ôté tous les revers blancs et leurs boutons et elles ont recousu ces derniers de façon différente. Je peux vous dire que retravailler une cinquantaine d’uniformes de ce genre en si peu de temps est un exploit.

Et pour les uniformes blancs ?
J’ai proposé à Laurent Boutonnat de contacter un groupe de reconstitution militaire de Mauberge, l’association Renaissance Vauban afin qu’ils participent au film en tant que figurants. Ses membres présentaient l’avantage de posséder des uniformes blancs au règlement de 1767, donc légèrement postérieurs à ceux de la Guerre de Sept Ans, mais dont la silhouette était parfaitement crédible. Par ailleurs, ils étaient armés de fusils à silex conformes à ceux de l’époque, en état de tir et dont ils savaient parfaitement se servir, ainsi que de reproductions de canons d’époque, également en état de tir. En tout, une vingtaine de participants parfaitement habillés, équipés, armés et entraînés, ce qui nous a bien facilité le travail.

Qui étaient les autres figurants ?
Il s’agissait de « civils » recrutés dans la région et de militaires « prêtés » par le 501ème RCC (Régiment de Chars de Combat) caserné à Rambouillet, non loin du lieu de tournage. Donc, à l’exception des quelques civils qu’il a fallu entraîner, tous les figurants, militaires ou passionnés, étaient des gens sachant manœuvrer, marcher au pas et utiliser des armes. C’était un atout non négligeable.

Le conseiller historique que vous êtes devait être plutôt satisfait…
A vrai dire, oui, car au départ, je m’attendais au pire. Bien sûr, un tas de détails clochaient : les fleurs de lys cousues aux basques des habits des anglais, les soldats, tant français qu’anglais, armés de sabres du modèle 1816 alors qu’ils auraient dû porter une épée, les costumes des officiers comportant des épaulettes d’un modèle largement postérieur à l’époque, etc. il faut savoir qu’un conseiller historique, quand il est appelé au dernier moment et que le budget de la production n’est pas pharaonique, ne peut que sauver les meubles quant à la réalité historique absolue : il fait ce qu’il peut avec le temps et l’argent qui sont mis à sa disposition. Ceci étant, je dois vous dire que grâce à son souci de coller au plus près cette fameuse réalité historique, le film de Laurent Boutonnat est sacrément plus crédible que bien des productions dotées d’un budget infiniment supérieur.

Vous avez assisté à l’ensemble du tournage ?
Non, j’ai été présent pendant quatre jours, dans la forêt de Rambouillet, pour superviser les scènes de camp et de bataille. Je me souviens qu’à certains moments, nous avons été embêtés par la pluie, ce qui est dommage en plein mois d’août !

En quoi consistait votre travail sur place ?
Cela commençait très tôt le matin, à l’hôtel : la production avait loué des salles habituellement réservées à des séminaires d’entreprise et les avait transformées en salles d’habillage, de coiffure et de maquillage. Dès six heures du matin, il fallait aider l’équipe du film à habiller, équiper et coiffer tous les figurants, et leur distribuer les armes. Une fois sur le tournage, il s’agissait pour moi de placer les gens correctement, de leur montrer comment se tenir, comment évoluer, de vérifier les tenues et les chapeaux. J’entraînais les figurants à marcher au pas et à présenter les armes comme cela se faisait à l’époque.

Pourquoi étiez-vous en uniforme ?
Tout simplement parce que, durant certaines scènes de bataille, il était plus simple pour moi de diriger les figurants de l’intérieur du rang. Cela me permettait de donner les ordres de manière naturelle et en temps réel : quelle allure ne pas adopter, à quel moment accélérer, à quel moment tirer ou croiser les baïonnettes pour charger, etc. En gros, mon travail consistait à faire que tout sonne vrai : un fusil à silex ne se manipule pas comme une canne à pêche…

Dans le making-of du clip, on vous voit d’ailleurs donner une leçon de tir à Sophie Tellier, la rivale de Libertine…
Oui, car lorsqu’on ne connaît pas les armes à silex, on peut être très surpris : même chargées à blanc, elles sont très lourdes (plus d’un kilo), la détente est très dure (il faut appuyer très fort), le fonctionnement du mécanisme de mise à feu déstabilise la prise en main de l’arme, et le départ du coup est très violent (ça balance une flamme de vingt centimètres et occasionne un recul important). J’ai également dû insister sur les consignes de sécurité élémentaires qui échappent souvent aux gens qui ne sont pas habitués à manipuler des armes à feu.

Cela a été difficile pour l’éternelle rivale de Libertine ?
Sophie Tellier partait confiante car elle avait déjà tiré au pistolet dans le premier clip. Mais elle avait alors utilisé une arme de duel beaucoup plus fine et beaucoup plus légère, et qui était dotée d’un mécanisme de mise à feu à percussion plus souple et donc moins déstabilisant. Elle s’est rapidement rendue compte de la différence (rires). Pour l’anecdote, il faut savoir que dans le premier « Libertine », les pistolets de duel à percussion utilisés ne correspondent absolument pas à l’époque puisqu’ils n’apparaîtront qu’aux alentours des années 1830.

2000-Claude-Gassian-022b-192x300D’où venaient les armes du clip de « Pourvu qu’elles soient douces » ?
Une vingtaine de vrais fusils à silex avec leur baïonnette ont été loués chez un armurier de cinéma pour les plans rapprochés. Le reste de l’armement destiné aux figurants évoluant en arrière-plan était constitué de faux fusils, mais… à silex : le souci du détail qui fait vrai ! Nous disposions évidemment des fusils des membres de l’association Renaissance Vauban, armes avec lesquelles ont été exécutés tous les tirs réels (à blanc, bien sûr). Concernant les cavaliers, ils étaient équipés de sabres et comme il était impossible, en si peu de temps et avec un budget serré, de leur procurer des armes à feu spécifiques à la cavalerie, j’ai fait appel à un ami, Raphaël Huard, un artisan-armurier de Champagne-au-Mint-d’Or, qui fabrique de superbes répliques d’armes à silex. Il nous a prêté des mousquetons de cavalerie et des pistolets pour le tournage. Quand au pistolet utilisé par Sophie Tellier, la production avait d’abord envisagé de louer une arme d’époque authentique, mais cela coûtait trop cher, surtout à cause de l’assurance prévue en cas de détérioration. J’ai donc apporté une reproduction de pistolet à silex modèle An IX de ma collection personnelle, cadeau de mon ami Raphaël. J’ai d’ailleurs une anecdote amusante à propos de ce pistolet : Laurent Boutonnat, qui m’avait vu tirer avec cette arme, était fasciné par le bruit et la flamme qu’elle produisait. Il m’a demandé de le lui prêter et il s’est amusé, pendant une partie de la journée, à donner les départs de scène en tirant en l’air. Je rechargeais entre chaque prise (rires).

Le décor, réalisé par les frères Lagache, vous paraissait-il correspondre à la réalité historique ?
Le seul détail qui m’ait chiffonné, c’était la couleur de certaines tentes qui étaient kaki alors qu’elles auraient dû être blanches, mais il était hors de question de les changer et nous les avons utilisées telles quelles. Par ailleurs, j’ai fait placer une sentinelle à l’entrée de la tente du capitaine. Ceci mis à part, le camp était tout à fait crédible.

Ce clip a également été pour vous l’occasion d’un reportage photo…
Oui. J’avais demandé à pouvoir publier un article sur ce tournage dans mon magazine, pour son côté reproduction historique. Ils ont accepté et m’ont laissé une totale liberté pour prendre les photos que je voulais. J’ai travaillé pendant les répétitions ou les périodes de repos afin de ne pas gêner le tournage. Et, chose importante, je demandais toujours l’autorisation avant de photographier. Je n’ai volé aucune image.

C’était la première fois que vous étiez consultant sur un tournage ?
Oui. C’est également pour cela que je souhaitais garder des souvenirs de cette aventure.

Vous avez renouvelé l’expérience depuis ?
J’ai été appelé pour trois longs-métrages : « Jefferson à Paris » de James Ivory, avec Nock Nolte et Gwyneth Paltrow en 1994, « Les enfants du siècle » de Diane Kuyrs, avec Juliette Binoche et Benoît Magimel en 1998 et, plus récemment, « Madame Sans-Gêne » du regretté Philippe de Broca, avec Mathilde Seigner, Bruno Slagmulder et Bruno Solo, en 2002.

Comment s’est passé le travail avec Mylène Farmer ?
A l’époque, elle était déjà connue, mais n’était pas encore l’idole qu’elle est devenue depuis. Néanmoins, elle avait déjà la réputation d’être très secrète. J’ai effectivement trouvé une personne très discrète, sur la réserve et concentrée sur son travail, mais néanmoins ouverte, et avec qui il était très agréable de discuter. J’ai mangé une ou deux fois à sa table et nous avons eu des échanges tout à fait normaux : elle répondait volontiers à mes questions de novice du cinéma et je l’ai trouvée intéressante et sympathique. Lorsque j’ai quitté le tournage, elle a pris la peine de me remercier et m’a spontanément et gentiment fait la bise. Elle m’a également invité à la première du clip et m’a salué très normalement lorsque nous nous sommes rencontrés. Et pourtant, je peux vous dire qu’elle était très nerveuse ce jour-là !

On est bien loin de l’image d’une star surprotégée…
Pour ma part, j’ai rencontré une grande professionnelle, perfectionniste, volontaire et patiente. J’ai notamment le souvenir de la scène où le petit tambour se fait fouetter : Mylène était en chemise de nuit, pieds nus. Nul n’ignore qu’au cinéma, on passe un temps fou à attendre entre les plans, lesquels nécessitent des mises en place longues et compliquées (décor, éclairages, etc.). Eh bien, entre les prises, elle attendait tranquillement, sans jamais broncher, dans cette tenue peu confortable. Je n’ai jamais eu l’impression qu’elle se prenait pour une diva. Lorsque les gens de l’équipe ou les figurants venaient se faire photographier à ses côtés ou demandaient des autographes, je ne l’ai jamais vue refuser. Bref, comme tous les vrais grands, c’est une personne normale et accessible.

Qu’avez-vous pensé du clip la première fois que vous l’avez vu ?
C’était fabuleux. Projeté en 35 mm dans une grande salle, c’était extraordinaire. C’est vrai que mon premier regard a été plutôt professionnel – je vérifiais que je n’avais pas fait trop de bêtises – mais j’ai rapidement été subjugué par la magie de ce clip. La salle a d’ailleurs applaudi longuement.

Alors, pas trop d’erreurs ?
Non, ça va (sourire). En y regardant de près, un spécialiste y trouvera évidemment toujours plein de choses à redire, mais dans l’ensemble, compte tenu des circonstances, nous avons bien travaillé. Le rendu était très réussi. Il n’y a guère qu’une chose qui m’ait un peu déçu, ou du moins frustré, c’est le faible nombre de scènes de batailles retenues au regard du nombre de plans que nous avons tournés.

Issu du magazine  IAO – 2006

Publié dans Mylène en CONFIDENCES | Pas de Commentaire »

Mylène et son sourire d’ange

Posté par francesca7 le 9 août 2012

Mylène et son sourire d'ange dans Mylène et des CRITIQUES la-friponne-au-sourire-dange-215x300

Publié dans Mylène et des CRITIQUES | Pas de Commentaire »

Critique de tournée de Mylène

Posté par francesca7 le 9 août 2012

 

De toutes les critiques de la tournée de Mylène FARMER, dont est extrait le film, la plupart sont retranscrites dans ces trois pages. Notons que le concert figurant dans le film a exactement la même mise en scène conçue par Laurent Boutonnat que ceux qui se sont donnés dans toute la France, la Belgique et la Suisse.

 

Critique de tournée de Mylène dans Mylène et des CRITIQUES NOIR-CEST-NOIR-300x121

« Vous verrez, le public de Mylène FARMER, c’est 80% d’enfants, 20% d’adolescents, m’avait-on lancé, avant d’ajouter : Enfin, vous le verrez qu’à trois conditions : que les organisateurs ne décident pas d’annuler le show en dernière minute, que les Dieux du ciel soient déments, et qu’il y ait du public car aujourd’hui c’est l’automne et les estivants sont partis ! » Aussi, lorsqu’en arrivant à Fréjus j’ai du garer ma voiture à plusieurs centaines de mètres, j’ai tout d’abord pensé que les grévistes bloquaient la route. Mais non, c’est bien vers les arènes que le flot se dirigeait. Surprises ! Devant les portes, les enfants étaient loin d’être légion. Tout au plus plusieurs dizaines. Et les quelques spectateurs annoncés étaient en revanche plus de 5000, des couples, des étudiants, des groupes d’amis, des jeunes BCBG, quelques rockers, même des punks ! Non, Mylène FARMER n’est pas Dorothée, une bonne leçon à retenir.

Parution Le Var-Nice Matin - 24 septembre 1989.

Publié dans Mylène et des CRITIQUES | Pas de Commentaire »

Mylène Farmer, un album massif

Posté par francesca7 le 9 août 2012

 

 

Quelques jours avant sa sortie «physique», «Point de suture», son septième disque, est disponible depuis mercredi en téléchargement. Sans surprise, dix chansons pour préparer la tournée 2009.

 

Mylène Farmer, un album massif dans Mylène et des CRITIQUES vt0jj0jn-201x300Peut-on faire aussi massif et ­aussi discret, aussi commercial et aussi secret ? Depuis mercredi, Point de suture, le nouvel album de Mylène Farmer, est disponible au téléchargement légal, avant l’arrivée du disque «physique» dans les magasins lundi prochain. Et cette sortie ne ressemble guère à ce que l’on attend de la sortie de l’album donnant le signal de la rentrée : la chanteuse est plus absente que jamais du paysage médiatique, n’ayant pour l’instant parlé qu’au magazine Têtu, et le secret sur son album ayant jalousement été conservé jusqu’à mercredi. Et encore n’a-t-on que le disque, puisque la chanteuse et son entourage n’ont diffusé aucune photo et aucun des outils habituels de promotion, la maison de disques ayant été tenue hors du cercle du secret jusqu’au dernier moment et le management de la chanteuse étant même encore en vacances…

Il est vrai que, si ce silence est d’une perfection inédite, Mylène Farmer a toujours été particulièrement chiche de ses interviews. Et qu’elle peut être rassurée sur sa popularité : en mars dernier, tous les billets de son concert au Stade de France du samedi 12 septembre 2009 ont été vendus en deux ­heures. Quelques jours plus tard, les billets du 11 septembre 2009 ont été écoulés en à peine plus longtemps. Un double record qui en dit long sur la fidélité de ses fans et sur sa capacité à les mobiliser en confiance.

Parution http://www.lefigaro.fr/musique/

Publié dans Mylène et des CRITIQUES | Pas de Commentaire »

Erwan Chuberre pour Mylène Farmer

Posté par francesca7 le 8 août 2012

  

 

Erwan Chuberre pour Mylène Farmer dans Mylène dans la PRESSE jpg_Erwan7Erwan Chuberre, né le 9 mars 1971 (1971-03-09) (40 ans) à Landau en Allemagne, est un romancier et auteur de biographies de stars.

 Après des études en Lettres modernes à Orléans, il intègre une troupe de théâtre amateur, puis plus tard étudiera au cours Florent.

 Erwan Chuberre déclare « Adolescent, mon rêve n’était pas d’être millionnaire ou vétérinaire, mais c’était juste que Mylène Farmer vienne me chercher à la sortie de mon collège, rien que pour voir la tête des autres que je saoulais avec elle… ».

Erwan Chuberre commence par écrire ses premiers textes La Folle de Louis II, Le Retour d’Antigone, pièces de théâtre qui restent inachevées lorsqu’il part faire son service militaire à La Réunion pour dix mois, où il exerce les fonctions d’adjoint aux relations publiques des Forces Armées de la zone sud de l’Océan Indien. Il anime ensuite l’émission Le show des Barjots sur la chaîne de radio musicale Fun Radio Réunion.

 

Premiers romans

Il publie son premier roman en 2004 Vierge ascendant désordres et Le rôle de ma vie puis Les lèvres de Sylvie Vartan.

Erwan Chuberre est alors l’un des rédacteurs de IAO, un magazine consacré à Mylène Farmer qu’il admire depuis ses débuts. Il écrit alors sa première biographie Mylène Farmer, phénoménale.

À la sortie du roman Sainte Mylène, priez pour moi, il travaille à plusieurs projets dont Mylène Farmer l’Intégrale qui paraîtra fin 2007. Il rejoint ensuite les éditions Alphée.

Il publie ensuite Madonna absolument en 2008. C’est le départ de la rédaction de nombreuses biographies : Britney toujours vivante (2008), Lorie entre ange et glamour (2009), Mylène Farmer, des mots sur nos désirs (2009), Vanessa Paradis (2009).

img_1327336053_426-217x300 dans Mylène dans la PRESSECertains artistes collaborent indirectement à ses livres : non officielles, ses biographies sont néanmoins validées. Ainsi Isabelle Adjani a-t-elle autorisé l’édition de La légende Adjani et Arielle Dombasle a-t-elle choisi la couverture de Et Dieu créa Arielle Dombasle.

En 2009, il publie un nouveau roman Sexe, Gloire et Bistouri.

Par ailleurs, il anime l’émission Diva sur Canapé sur la chaîne de télévision « Public G tv », chaîne à destination d’un public gay et lesbien où il reçoit de nombreux artistes.

En 2010, il publie Lady Gaga, une diva venue d’ailleurs, première biographie française de la jeune star, ainsi que la biographie d’Arielle Dombasle. Il met ensuite à jour la biographie de Madonna Madonna Style qui avait été écrite par Carole Clerk avant sa mort, puis rédige la biographie d’Isabelle Adjani et enfin Olivia Ruiz, la diva aux pieds nus.

En 2011, il réactualise L’intégrale Mylène Farmer et publie son dernier roman Sur mes lèvres, Mylène Farmer, puis L’Intégrale Lady Gaga et Katy Perry, une princesse californienne, première biographie française de la star.

En parallèle de ces activités, Erwan Chuberre a monté en 2009 une structure d’attaché de presse afin de se charger des relations presse des artistes qu’il admire. Il est également l’attaché de presse du cabaret parisien Artishow, il en a écrit l’histoire « Artishow, Entre rêves et passion » en 2010 avant d’y fêter ses quarante ans en 2011.

Son dernier roman, Dans la peau de Lady Gaga, est sorti le 30 août 2011 et rencontre déjà un très beau succès.

Militant gay

Acteur de la vie LGBT, il publie en 2010 Le guide pratique du couple gay, guide qui – dans sa version américaine – venait d’avoir un grand succès.

Publié dans Mylène dans la PRESSE | Pas de Commentaire »

Les Incontournables de Mylène F.

Posté par francesca7 le 8 août 2012

Les 20 clips incontournables de Mylène Farmer

Suite des articles spécialement dédiés aux farmer-maniaques, à l’occasion des deux concerts événement de la chanteuse au Stade de France. TÊTU vous propose de revoir aujourd’hui quelques-uns de ses meilleurs clips. Et vous, lequel préférez-vous?

Les Incontournables de Mylène F. dans Mylène dans la PRESSE 2007-mars2Mylène Farmer a toujours accordé une place considérable à l’image – pour ne pas dire à son image. Dès ses débuts dans les années 80, la star s’est créé un personnage de femme libre, inaccessible, prête à tenir tête aux garçons, une héroïne des temps modernes, à l’aise avec le sexe, jouant volontiers sur l’ambiguïté. Elle fut aussi une pionnière en France dans l’utilisation de la vidéo pour assurer sa promotion. Alors que toutes les autres chanteuses de sa génération courraient les émission de variété pour aller gesticuler sur des playbacks mal synchronisés, Mylène Farmer écrivait déjà sa légende…

Des clips plus spectaculaires les uns que les autres
Nous sommes en avril 1986. Mylène n’a alors que 25 ans quand elle apparaît en garçonne dans le clip de Libertine. Plus qu’un clip, il s’agit en réalité d’un véritable court-métrage réalisé par son complice de toujours, Laurent Boutonnat. Dès les premières secondes de cette étrange histoire qui se déroule au XVIIIe siècle, Mylène Farmer marque les esprits. Tout le monde connaît désormais la belle rousse.

Son ascension est ensuite vertigineuse. Libertine ne fera pas d’elle une chanteuse à succès mais une star, une icône pour certains. D’autres clips suivront, tous plus spectaculaires les uns que les autres. Les plus grands réalisateurs travailleront avec l’artiste: Luc Besson, Abel Ferrara… De 1986 à aujourd’hui, d’innombrables images de Mylène se sont accumulées dans la mémoire collective. Libertine, Pourvu qu’elles soient douces, Désenchantée, California… Autant de clips inoubliables qu’on ne se lasse pas de visionner encore et encore…

TÊTU.COM vous propose de revoir LES 20 vidéos cultes de Mylène Farmer:

A vous de partager vos impressions, et vos souvenirs… rejoignez ce site : http://www.tetu.com/actualites/culture/les-20-clips-incontournables-de-mylene-farmer-15430

Publié dans Mylène dans la PRESSE | Pas de Commentaire »

TETU Magazine défend Mylène F.

Posté par francesca7 le 6 août 2012


TETU Magazine défend Mylène F. dans Mylène dans la PRESSE 7ca28142Alors que la vidéo du concert au Stade de France est en vente aujourd’hui, Marc-Olivier Fogiel a invité deux journalistes, l’un de TÊTU et l’autre de «Paris-Match», pour débattre de cette question essentielle: Mylène en DVD, est-ce bien raisonnable?

Vous le savez désormais, le DVD du double concert de Mylène au Stade de France est dans les bacs à partir d’aujourd’hui. Marc-Olivier Fogiel, sur Europe 1,en a fait ce matin l’objet de sa «polémique culturelle» du jour: «Mylène Farmer en DVD, est-ce bien raisonnable?» Invités à débattre, Benjamin Locoge, chef de service culture à Paris-Match, et Sylvain Zimmermann, grand «mylénophile» devant l’Eternel, et aussi chef de rubrique culture de TÊTU.

Les fans de Mylène connaissent déjà les articles de Sylvain: son compte-rendu du fameux concert au Stade de France, les séquelles de sa chute à l’Elysée, la projection du DVD et même notre poisson du 1er avril, dans lequel il rêvait d’un duo avec Lady Gaga! Découvrez maintenant comment il la défend face aux méchantes critiques!

clic : VIDEO SUR CE SITE / 

Publié dans Mylène dans la PRESSE | Pas de Commentaire »

Les fans de Mylène se posent des questions

Posté par francesca7 le 6 août 2012

A l’occasion du cinquantième anniversaire de Mylène Farmer, le quotidien « France Soir » publiait un article exclusif lundi dernier dans lequel il était affirmé qu’un nouveau Best-of de la chanteuse verrait le jour au tout début de l’année 2012. Une nouvelle qui a rapidement fait le tour de la communauté des fans de la chanteuse rousse autour de laquelle les rumeurs vont bon train depuis quelques semaines au sujet d’une éventuelle tournée en 2013 et de la sortie d’un nouvel album signé Laurent Boutonnat en 2012. Rien n’est moins sûr et les années passantes ont servi de leçon aux fans qui ont bien compris que la chanteuse entourait chacun de ses projets d’un très grand secret. En revanche, toutes les informations relayées en tant que « rumeurs » par « France Soir » depuis septembre 2010 se sont avérées être justes. La mise en vente de places de concerts pour la « Tournée 2013″ s’effectuerait dès le mois de décembre prochain selon certains sites de fans…

Les fans de Mylène se posent des questions dans Mylène dans la PRESSE mf-presta1-201x300Ce Best-of inclurait un à plusieurs inédits dont l’un serait envoyé en radio pour servir de single locomotive à cette compilation. On se souvient que Mylène Farmer avait publié son premier Best-of en 2001, tiré au sommet des charts par une pléiade de tubes tels que « Libertine », « Pourvu qu’elles soient douces », « Désenchantée », « XXL », « California » ou encore « Rêver ». Le duo éponyme « Les mots », enregistré avec le chanteur soul Seal est même devenu l’un des plus gros tubes de Mylène Farmer en terme de ventes (devant « Ainsi soit-je… », « Regrets » et « L’instant X »). Le single suivant « C’est une belle journée » n’a pas fait aussi bien mais a permis à la chanteuse d’ajouter un nouveau hit à son palmarès à l’été 2002. La compilation s’est écoulée à 1 500 000 exemplaires en Europe, un « petit » record que la chanteuse n’atteindrait très certainement pas si une nouvelle compile sortait en 2012 compte-tenu du marché actuel.

Du côté de son label Polydor, on nous infirme cependant la publication d’un Best-of en début d’année prochaine, de même que la soi-disant tournée 2013 est peut-être en marche (selon des fans dits informés) mais loin d’être officialisée. Des rumeurs ! Les fans devront donc encore s’armer de patience pour savoir le vrai du faux, car rappelons que le retour de Mylène Farmer en 2010 avec l’album « Bleu noir » était une surprise, autant pour le public que pour le label… Le mystère restera décidément la marque de fabrique de l’univers Farmer.

Best-of, compilation de remixes, nouvel album signé Laurent Boutonnat, tournée en 2013 ? Les rumeurs vont bon train au sujet des projets de Mylène Farmer. Seulement, le label de la star affirme que toutes les informations n’ont rien d’officiel. « Bleu noir » aura-t-il son successeur en 2012 ?

Jonathan HAMARD

http://www.chartsinfrance.net/Mylene-Farmer/news-75599.html

 

Publié dans Mylène dans la PRESSE | Pas de Commentaire »

Rumeurs sur Q.I

Posté par francesca7 le 5 août 2012

 

 

Rumeurs sur Q.I dans Mylène et mes BLABLAS mylene-2-225x300Mylène a offert à Nathalie Rheims la (grosse) bague qu’elle porte dans le clip Q.I.

Claude Gassian a demandé à Mylène s’il allait l’accompagner sur le tournage de Q.I. Elle lui aurait répondu « Oui, si tu veux, mais je ne validerais pas les photos ». Ce qui n’a pas empêché qu’ils ont improvisé une petite séance photo dans un escalier sur le plateau entre deux prises. Des photos que l’on ne verra sûrement jamais…

L’équipe de ’Mylène Farmer et Vous’ avait décidé d’interviewer Benoît Lestang (réalisateur du clip Q.I) pour un numéro du magazine. Julien Wagner, membre de la rédaction, avait trouvé son numéro de téléphone. Il appelle alors, et tombe sur le répondeur. Il laisse un message avec ses coordonnées téléphoniques et mail. Quelques jours plus tard, Julien Wagner reçoit un mail : Benoît Lestang lui écrivait via la boîte mail d’un ami car il ne désirait pas que la journaliste connaisse son mail perso (alors que ce dernier avait son adresse postale et son téléphone fixe, vu qu’il l’avait appelé). Le réalisateur expliquait dans ce courrier électronique qu’il ne voulait pas parler de Mylène Farmer, de son travail avec elle et qu’il ne devait répondre à ce mail sous aucun prétexte… Mystérieux, non ? 

Publié dans Mylène et mes BLABLAS | Pas de Commentaire »

Mylène et Johnny

Posté par francesca7 le 5 août 2012

 

Fin 1997, Mylène a écrit la chanson « Le rêve d’un homme » pour Johnny Hallyday, pour la Coupe du Monde de football 1998. Le projet n’a pas vu le jour, et la musique a été reprise l’année d’après pour devenir « Souviens-toi du jour… ».

En 2002, Mylène et Johnny retentent la chose avec une nouvelle chanson, et cette fois le projet ira même jusqu’à l’enregistrement des voix. C’est Thierry Rogen (ancien ingénieur du son des premiers albums de MF) qui révèle cette anecdote en 2011 dans un fanzine : « C’était en 2002 et c’était un hymne pour un événement sportif (une Coupe du monde je crois). Une belle chanson avec des voix qui allaient bien ensemble. Cela a duré quelques jours. Les prises de voix avec Mylène et Johnny ont été un moment sympa : le choc des Titans ».

Deux projets avec Johnny, deux chansons pour deux Coupes du Monde, et au final deux choses qui n’ont pas vu le jour…

Mylène et Johnny dans Mylène et mes BLABLAS 9rranomi-300x199

 

Publié dans Mylène et mes BLABLAS | Pas de Commentaire »

Mylène Farmer et la rupture

Posté par francesca7 le 4 août 2012


Confidences de Elsa Trillat (Photographe)

Mylène Farmer et la rupture dans Mylène en CONFIDENCES DSCF0014-300x225Un mois après, on fait une séance photo avec des loups. Bertrand organise ça dans une sorte de zoo en province, vers Le Mans, ça s’appelle La Flèche, je crois. Mylène porte une superbe robe verte en velours à la Scarlett O’Hara. Elle entre dans le domaine des loups avec un dresseur et se retrouve avec un loup et une louve. Moi je reste de l’autre côté de la barrière et je shoote. Pour ne pas être dans le champ, le dresseur s’éloigne, tout en conseillant à Mylène d’être plus proche du mâle qui est plus calme. Sa robe, le loup, les rochers dans le fond, c’est magnifique. Mais soudain, la femelle, folle de jalousie, se jette sur Mylène et l’attrape par les cheveux. Heureusement, le dresseur est suffisamment rapide pour que ça n’aille pas plus loin. Je développe les photos. Elles sont belles, mais ne paraîtront jamais nulle part – c’est Mylène qui les a aujourd’hui, je crois. En fait, je ne sens plus le truc, je ne reconnais plus Mylène. Pour moi, il y a clairement un avant et un après « Sans contrefaçon ». Les gens ont commencé à devenir hystériques avec Mylène à partir de ce titre, et plus généralement du deuxième album. Et Mylène a commencé à changer. J’ai connu ça avec d’autres stars avec qui j’étais copine et que je n’ai plus reconnues au bout d’un moment – Sophie Marceau (dont j’ai fait rentrer son frère Sylvain à la maquette de « Match »), Emmanuelle Béart (avec qui j’ai fait mon déménagement)… Il n’y a guère que Sandrine Bonnaire qui soit restée la même. Mylène ne sortait plus sans sa cour, ils étaient tous habillés comme elle, ils parlaient comme elle, j’ai trouvé ça ridicule !

Le jour où je vais chez elle pour lui montrer les photos avec les loups, on est tranquilles et, tout à coup, sa bande de copier-coller déboule. Je quitte rapidement les lieux tellement je trouve ça insupportable. Arrivée en bas, je monte dans ma voiture et j’éclate en sanglots. Je comprends que ce ne sera plus jamais pareil. Je rentre chez moi. Je prends le téléphone et j’appelle Mylène. Je lui dis très exactement ce que Sophie Marceau m’a dit deux ans avant : « Je t’appelle pour te dire que je n’ai plus envie de te revoir ». On parle longuement. Je lui explique clairement que je ne supporte pas de voir comment elle évolue au contact de ses adorateurs : « Tu ne vois pas qu’ils sont faux, qu’ils jouent un rôle ?! ». Elle me répond qu’elle en a tout à fait conscience et me conseille d’aller dormir, persuadée qu’on y verra plus clair après. Le lendemain, je reçois un coup de fil de Bertrand au journal : « Elsa, je ne veux pas savoir ce qui se passe entre Mylène et toi, mais elle m’a appelé à cinq heures du matin complètement affolée, n’arrivant pas à dormir. Alors, appelle-la tout de suite et dis-lui que vous allez vous revoir ! ». Je m’exécute. Elle décroche le téléphone et me coupe rapidement la parole : « J’ai réfléchi. Je crois que tu as entièrement raison. Ne nous voyons plus ! ». Elle est en revanche d’accord pour continuer à faire des photos ensemble. Ca me paraît difficile à gérer, mais il était prévu de longue date qu’on aille au Canada deux ou trois semaines après pour faire un reportage dans sa maison d’enfance. Un calvaire !

Déjà, on ne voyage pas ensemble dans l’avion. Arrivés à Montréal, on loge dans le même hôtel mais on ne se parle pas. J’apprends qu’elle organise une sushi-party dans sa chambre pour elle et sa cour. Je n’y suis pas conviée. Pour faire souffrir, c’est la reine ! Quand il s’agit de louer une voiture pour aller jusqu’à la ville où elle a passé son enfance, Bertrand me dit que c’est à moi de la payer. J’ai beau lui expliquer que je n’ai que du liquide et pas de carte bancaire sur moi, ça n’y change rien. Je suis donc contrainte de lui donner tout mon argent pour la voiture. Je n’ai dès lors plus un centime pour le reste du séjour, y compris pour manger. L’horreur ! Le pire, c’est que, de retour à Paris, Bertrand m’appelle pour me dire que Mylène ne veut pas que les photos soient diffusées, sans même les avoir vues ! Contrainte par le magazine qui a investi dans le reportage, j’en ai finalement passée une dans « Match ». De toute façon, je les trouve moches ces clichés. On sent que ni elle ni moi n’avions envie de les faire.

A partir de là, plus de nouvelles. J’ai beau écrire des lettres, je n’ai jamais de réponse. Nous sommes à la fin de l’été 1988. Je n’ai plus jamais revu Mylène depuis. Sauf une fois, en 1991, à l’aéroport de New York. Je suis avec Emmanuelle Béart. On fait la queue en file indienne pour embarquer dans le Concorde. Emmanuelle se retourne et me chuchote : « C’est pas Mylène Farmer juste derrière toi ? ». Je regarde dans le miroir, et qui je vois, tête baissée ? Mylène ! On avance doucement vers la porte de l’avion. A un moment, j’ai le courage de me retourner et de lui dire bonjour. Elle me répond poliment, juste poliment. En revanche, elle salue Emmanuelle avec enthousiasme. Puis on s’installe dans l’avion. Emmanuelle me dit d’aller lui parler : « C’est trop bête. Vous êtes dans le même avion ». Je me lève, je traverse l’allée. Hélas, elle est du côté hublot. Je peux difficilement me mettre sur les genoux de son voisin pour aller lui parler. D’autant qu’à chaque fois que je passe, je fais en sorte de regarder le paysage. Et quel paysage ! Y a beaucoup de choses à voir quand on est en Concorde ! Tant pis. Arrivée à Roissy, je laisse mon chariot à bagages à Emmanuelle et je vais la voir. Je lui demande si on peut aller déjeuner ensemble un jour prochain. « Non ». Juste boire un café alors ? « Non ». Je lui explique que ça fait trois ans, qu’on a changé depuis. Et là, elle me regarde droit dans les yeux à travers ses petites lunettes bleues et elle me dit : « Changé ? Pourquoi veux-tu qu’on change ? J’ai eu trop de mal à la tourner, cette page, je ne peux pas revenir en arrière ». Elle reste gentille et douce dans sa façon de me parler, mais ça n’en fait pas moins mal. Puis Laurent arrive pour la chercher.

L’année suivante, je la croise dans un supermarché de Santa Monica, à Los Angeles. Je suis avec une collègue de « Paris Match » qui me déconseille d’aller lui parler, m’assurant que, Mylène logeant chez une connaissance, elle irait prendre la température. Elle me confirme rapidement que Mylène ne souhaite pas spécialement me voir. En revanche, elles deviennent copines toutes les deux. Quelques jours plus tard, je tombe malade. Ma collègue m’accompagne à l’hôpital. Elle appelle Mylène pour la prévenir de ce qui se passe car elles devaient dîner ensemble ce soir-là. Et là je réalise que Mylène se souvient de tout car elle pose des questions très précises, du style : « Combien a-t-elle de créatinines ? »… Elle propose même de prévenir un médecin français qu’elle connaît sur Los Angeles. J’ai trouvé ça touchant. Vraiment ! C’est le dernier contact que j’ai eu avec Mylène, fût-il par procuration.

Il y a deux ans, dans une station de ski près de Saint Gervais, Le Betex, je descends du télésiège et je tombe nez à nez avec Laurent. Il est avec un couple d’amis. Il n’a pas changé d’un iota. Je lui demande s’il se souvient de moi, il me répond : « Oui, bien sûr ! ». Je lui propose qu’on prenne un verre à la station le soir même ou le lendemain. Il est OK. Je ne l’ai jamais revu.
Mylène reste présente dans ma vie de tous les jours. J’observe son chemin et je lui garde une place dans mon cœur. Nine, ma petite nièce de cinq ans, commence à prendre le relais. Elle a adoré « C’est une belle journée ». Pour elle, Mylène Farmer c’est la plus belle du monde ! Ca me fait plaisir de voir que Mylène arrive à séduire encore une nouvelle génération.

Au-delà des disques et des photos, Mylène m’a laissé en souvenir une chouette en terre qu’elle a faite elle-même. Elle adorait les chouettes. Elle disait que ça portait bonheur… 

barre de separation

Issu du magazine : Mylène Farmer Magazine – 2003

 

Publié dans Mylène en CONFIDENCES | Pas de Commentaire »

Mini album de Mylène F avec H.Biggs

Posté par francesca7 le 4 août 2012

 

CONDIDENCES de Henry Biggs (Professeur d’anglais)

 

 

Rencontre exclusive avec le premier artiste (et seul à ce jour) pour lequel Mylène a composé tout un mini-album. Révélations de ce mister Biggs, visiblement fan transi de littérature française et déjanté à ses heures perdues !

Pour nos lecteurs qui ne vous connaîtraient pas encore, pouvez-vous nous parler de votre travail artistique ?
Mini album de Mylène F avec H.Biggs dans Mylène en CONFIDENCES 2000-Claude-Gassian-029b-184x300Le projet « Headmess » a vu le jour en 1996 (ndlr : 1994 en fait !). Mylène et moi commencions à travailler sur le premier CD et je crois bien que c’était aux alentours de 1996, je ne suis pas très bon dès qu’il s’agit des dates. L’idée était celle d’une fusion entre la musique et les paroles qui seraient alternatives ; des messages profonds mêlés à une approche différente de la musique, ou alors des chansons composées comme des puzzles. En fait, c’est intéressant pour vos lecteurs de voir s’ils sont capables de « résoudre » l’énigme de chacune des chansons… Plusieurs paroles sont inspirées directement par des auteurs français comme Proust, Perec ou le mouvement Oulipo, par exemple. Si je me souviens bien, c’était une lutte pour nous d’être joués en radio puisque les paroles ont été écrites en anglais, mais les lois françaises sur les quotas en anglais étaient passées en même temps. Plus brièvement, le second CD « Puzzle » a été réalisé en 2003. Il est plus complexe, peut-être encore plus inspiré par les français que le premier, avec cette chanson, « Wrap », qui est un titre puzzle inspiré par le style de l’acrostiche de François Villon ou « Check me out » qui est une chanson puzzle inspirée par le livre « La disparition » de Perec et par l’Oulipo. Encore une fois, je pense que c’est compliqué de comprendre totalement ces chansons sans les indices laissés sur le CD, mais essayez, je vous en prie ! Actuellement, le premier single du prochain CD, « X marks the spot », sortira le mois prochain. Ce sera une chanson anti-guerre et qui a déjà été décrite comme trop pittoresque et explicite par les radios. Eh oui, il y a beaucoup d’aliénation de la part des gouvernements ! Je pense qu’être banni des radios signifie que je ne suis pas très loin de la vérité… Vos pouvez toujours voir la vidéo de ce CD sur le site www.getheadmess.com.  Cependant, pour finir sur une note humoristique, une de mes plus grandes qualités, c’est mon corps, et pour vos lecteurs qui préfèrent les hommes, il est entendu qu’ils préfèreront me voir nu plutôt que Mylène. Si la demande devient trop pressante, dites-le moi ! Je posterai mes jambes pour commencer pour vous le prouver sur mon site à l’adresse déjà donnée !

Comment avez-vous rencontré Mylène Farmer et Thierry Rogen ?
J’ai rencontré Mylène à Los Angeles. J’étais étudiant en langues à l’UCLA et elle m’a demandé de travailler avec elle afin de développer son anglais, et spécifiquement de perfectionner tout ce qui concernait son accent américain quand elle s’exprimait. Elle avait une très bonne oreille, mais elle m’a raconté que quelques années plus tard, les anglais étaient horrifiés par son accent et qu’ils essayaient de le lui corriger. Ils sont fous ces britanniques ! J’ai rencontré Thierry à travers Mylène et il m’a beaucoup impressionné. Je n’ai rien d’autre que d’excellents souvenirs. Thierry était un « professionnel de la profession », un vrai maître dans son domaine.

Le magazine « Instant-Mag » avait interviewé Thierry Rogen il y a quelques années, et il nous avait raconté à demi-mot l’élaboration de votre disque, dont personne n’avait entendu parler. Pouvez-vous nous conter cette aventure ?
Mylène a fait venir Thierry parce que le projet comportait du rap et du hip-hop et je pense qu’elle avait une confiance totale en ses capacités de travailler avec beaucoup de rythmiques complexes et de leur conférer la nature exacte que nous recherchions. Encore une fois, il a fait un travail incroyable.

Comment compose Mylène Farmer ?
Je pense qu’il est important de respecter la personne privée, donc je ne vous donnerai aucun détail précis, mais je tiens à dire que Mylène est une instinctive. Elle est très talentueuse et sait souvent instantanément ce qui peut fonctionner ou non et réagit en conséquence. Cela ne sera sûrement pas très surprenant pour ses fans, mais Mylène compose très souvent à n’importe quel moment, dans sa vie privée. Je la respecte pour cela, car c’est aussi dans le privé que je préfère composer.

Que pensez-vous de la musique qu’elle a composée pour vous ?
C’était extraordinaire. Je me souviens de la première fois qu’elle m’a joué ce qu’elle avait composé pour moi sur « Hell and hunger ». J’étais vraiment sans voix, c’était excellent. Cette musique était si bonne, avec un tel appel à la méditation, que c’en était vraiment honteux ! Je pense que si le gouvernement n’avait pas imposé ses règles, ce style et cette approche de la musique auraient pu révolutionner le monde musical (ndlr : modeste !).

Artistiquement, comment se passait votre travail avec Mylène et Thierry Rogen ?
Court et doux. Nous avons travaillé fiévreusement pendant une semaine. Je me souviens avoir écrit dans le vestibule d’un hôtel jusqu’à quatre heures du matin, réécrivant et reconsidérant mon travail, incessamment, à chaque heure. Je voudrais simplement dire que chaque personne avait son espace. Mylène comprenait totalement comment devait être travaillée la chanson, ajoutant des mélodies quand c’était nécessaire, et Thierry avait le contrôle total de la production. Mylène m’a donné plusieurs fois un coup de main sur mes paroles et elle avait souvent raison !

1996-Marianne-Rosenstiehl-001b-205x300 dans Mylène en CONFIDENCESEst-ce que Laurent Boutonnat, le compositeur officiel de Mylène, a participé au disque ?
J’aime beaucoup Laurent et j’apprécie son travail, mais à ma connaissance, il n’a pas été impliqué en quoi que ce soit sur ce projet.

Saviez-vous que la mélodie de « Madeleine » a servi de base à la chanson « Et si vieillir m’était conté » en 1999 ?
Mylène me l’avait mentionné, mais j’avais oublié le titre exact de la chanson. C’est une mélodie vraiment formidable. J’aime beaucoup l’idée originale de « Madeleine » qui était une nouvelle considération de mauvais goût des fameux gâteaux de Proust.

La plupart des fans de Mylène n’ont entendu parler de ce disque que tout récemment. Comment expliquez-vous que l’on n’apprenne son existence qu’en 2006 ?
Croyez-le ou non, mais les universitaires américains se sont montrés très intéressés par les paroles de six des chansons, dont « Madeleine » et « Ain’t no rythm ». Nous les avons incluses pour une collection dédiée à la distribution universitaire. Il y a dix chansons en tout et pour tout. Cependant, les six chansons ont été éditées par CD Baby en 2006 et ce label est commercialisé en France. Le monde en est devenu fou et cela s’est transformé en un véritable phénomène ! C’est incroyable, surtout dix ans après !

Êtes-vous toujours en contact avec Mylène et suivez-vous sa carrière ?
Je rencontre souvent des personnes qui veulent avoir des informations concernant Mylène, lui demander des choses, etc. Je ne veux rien ajouter de plus, je ne veux pas passer pour un importun ou un pique-assiette, alors j’essaye de respecter son espace. Cela dit, c’est toujours un plaisir de la revoir.

Quels sont vos projets actuels ?
Le prochain CD « Headmess » sortira en octobre et s’intitulera « Pop Lit » et quelques-unes des chansons et vidéos se trouvent à l’adresse donnée plus haut. Nous essayons aussi de voir ce qu’il est possible de faire pour une tournée en Europe et au Japon l’été prochain pour promouvoir le CD. Nous sommes en train de réfléchir aux endroits où nous produire. 

Issu de Mylène Farmer et vous de 2006

Publié dans Mylène en CONFIDENCES | Pas de Commentaire »

Mylène F. et Luc Besson

Posté par francesca7 le 1 août 2012

 

 

Description de cette image, également commentée ci-aprèsLuc Besson est un réalisateur, producteur et scénariste français, né le 18 mars 1959 à Paris (France).

En tant que réalisateur, il s’est démarqué avec les films Le Grand Bleu, Nikita, Léon, Le Cinquième Élément et Jeanne d’Arc. En tant que producteur avec sa société de production Europa Corp, il est surtout connu pour la série des films Taxi. C’est la 238e fortune de France en 2009, avec 103 millions d’euros.

 

En 2000, Luc Besson fonde sa société de production et de distribution, EuropaCorp, dont l’objectif est de développer un nouveau courant du cinéma grand public en s’appuyant sur des films à succès comme la série des quatre Taxi, Yamakasi, Le Transporteur ou encore Danny the dog. Il est souvent le scénariste des films qu’il produit, privilégiant la distraction et l’action. Cette orientation lui vaut la désaffection et même le mépris de la critique, qui lui reproche d’avoir fondé un empire où il règnerait sans partage. Le « système Besson », ainsi nommé, consisterait à produire et distribuer à la chaîne des films dont le but premier est la rentabilité financière et non la qualité artistique. On déplore aussi la faiblesse, le simplisme voire la démagogie de ses scénarios qui appliqueraient toujours la même recette — pouvant être résumée de la manière suivante : un homme « costaud » est chargé de protéger une jeune femme, « jolie » de préférence, dont il va tomber amoureux avant d’éradiquer les méchants. Les Guignols de l’info se sont même emparés du phénomène, mettant en scène le cinéaste dans un sketch où il distribuait des scripts à de jeunes réalisateurs comme s’il s’agissait de plats de fast-food.

En réalité, Besson connaît en France une situation comparable à celle de Steven Spielberg aux États-Unis. Tous deux sont accusés de mettre à mort le septième art par la constitution d’un empire financier qui réduirait le cinéma à une question d’argent et à un fonctionnement industriel. Il n’est donc pas anodin que Besson soit parfois surnommé le « Spielberg français »[7]. Mais le personnage ne pourrait être réduit à sa caricature, comme le suggérait Aurélien Ferenczi, journaliste à Télérama (journal qui n’a pas toujours été très tendre avec le cinéaste) : « Bien sûr, les films qu’il écrit ne nous passionnent que rarement – et on l’aimait mieux en réalisateur du Cinquième Élément qu’en inventeur d’Angel-A ou des Minimoys. Mais sa société, EuropaCorp, investit (comme coproducteur ou distributeur) dans des films très différents, de Trois Enterrements, de Tommy Lee Jones, à Villa Amalia de Benoît Jacquot. », rajoutant que le cinéaste se tient généralement « à la bonne distance du monde politique, pourtant indispensable à la mise en œuvre de ses grands travaux tels que la Cité du cinéma. »

Mylène Farmer : premier rôle d’un film produit par Luc Besson

 

Mylène F. et Luc Besson  dans Mylène et L'ENTOURAGE mylene_farmer-STYLISTE-300x207La chanteuse Mylène Farmer, qui sera la première chanteuse française à se produire au Stade de France, a confirmé sur RTL un projet de long métrage initié par Claude Berri et dont elle aura pour la première fois aussi le rôle principal.

« J’ai le projet d’un long métrage initié par Claude Berri que j’aimais profondément, tiré d’un ouvrage de Nathalie Reims, dont le metteur en scène sera Bruno Availlan. Et ça sera pour moi un premier rôle, un deuxième film, et j’espère une rencontre avec le public », a confié la mystérieuse rousse dans un rare entretien accordé à la radio partenaire de sa tournée 2009, le premier depuis 10 ans.

Mylène Farmer devrait interpréter l’héroïne d’un roman de Nathalie Reims, L’ombre des autres. Produit par Luc Besson, le film devrait être tourné en 2010. La chanteuse sera Tess, une jeune chercheuse en médecine, assistante du professeur Charcot, à la Pitié-Salpétrière au IXXe siècle, et qui sera confrontée à des phénomènes étranges lors d’un séjour en Grande-Bretagne.

Mylène Farmer avait été dirigée au cinéma en 1994 par Laurent Boutonnat, son compositeur, dans un long métrage, Girogino, avec Jean-Pierre Aumont. Elle a aussi prêté sa voix à un personnage du film Arthur et les Minimoys, de Luc Besson.

L’intégralité de l’entretien sera diffusée sur RTL samedi, jour où Mylène Farmer fêtera son 48e anniversaire devant 80.000 spectateurs au Stade de France. La chanteuse sera en concert au Stade Roi Baudouin, à Bruxelles, le samedi suivant. (afp/7sur7)

 

Publié dans Mylène et L'ENTOURAGE | Pas de Commentaire »

Laurent Boutonnat

Posté par francesca7 le 1 août 2012


Laurent Boutonnat dans Mylène et L'ENTOURAGE jt12

Laurent Boutonnat, de son état-civil complet Laurent Pierre Marie Boutonnat, est un musicien, auteur-compositeur et réalisateur français né le 14 juin 1961 à Paris.

A 20 ans, suivant sa fascination pour le morbide et ses facilités en écriture, Laurent entame l’écriture d’un livre sur l’infanticide. Dans le même temps, Laurent réalise quelques publicités pour se faire un peu d’argent.

Un soir, accompagné d’un ami, Jérôme Dahan, il commence l’écriture d’une chanson ayant pour sujet l’enfance. Le lendemain, Jérôme Dahan a écrit la musique. Ils viennent alors de faire naître Maman a tort.
Laurent délaisse peu à peu son projet de livre sulfureux qui ne sera finalement jamais achevé. Les deux compères se lancent alors à la recherche de leur chanteuse. Mais il leur faut quelqu’un de bien particulier, les paroles de la chanson n’étant pas familières au paysage musical de l’époque.
La folie, l’abandon, le saphisme, autant de sujets peu abordés et plutôt tabous en ces temps, qui feront le succès de cette chanson.

MF99_45a-225x300 dans Mylène et L'ENTOURAGELes deux compères auditionnent une cinquantaine de jeunes filles et tomberont finalement sur Mylène. Laurent la choisira immédiatement, sans même l’avoir entendue chanter, à cause de son « air psychotique », comme il leur confessera plus tard dans une interview pour un journal télévisé. Le clip de « Maman a tort » sera tourné avec un budget de 5 000 Francs (460 €). La chanson sortira dans le commerce en mars 1984, et connaîtra un succès honorable, grâce à la promotion organisée par Bertrand Lepage, le manager de Mylène à l’époque.

Le duo Dahan-Boutonnat écrira plus tard deux autres chansons pour Mylène. « On est tous des imbéciles », qui sortira en 45 tours avec pour face B « L’annonciation », (chanson beaucoup plus Bouto-Farmerienne que la face A de ce vinyle) qui sera un échec. Déçu par l’accueil que reçu la chanson, et RCA (la maison de disques de l’époque) ne renouvelant pas le contrat avec le duo, Laurent se sépare de Jérôme Dahan, avec qui il est en désaccord sur la suite à donner à la carrière de Miss Farmer.

Un peu au hasard, Mylène écrit les paroles de Plus grandir, sur une musique de Laurent. Polydor (racheté par Universal) décide de miser sur Mylène et Laurent pour trois albums (et ils ont bien fait !), alors même que le duo n’a pour l’instant aucun véritable succès à son actif. Cela viendra très vite avec le 1er album de la rousse, « Cendres de Lune », sorti en 1986, conçu quasi-entièrement par Laurent Boutonnat.

Il signe la musique, presque toutes les paroles, et la pochette. Avec les photos de l’album, il commence à créer le « mythe Farmer« . Dans le livret de ce premier album, Laurent commence à se créer un délire (qu’il n’a toujours pas cessé !), en inventant des pseudonymes pour certains instruments, qui sont en réalité des samples ou des sons synthétiques. Il crée notamment pour cet album « Les Moines fous du Tibet », pour nommer des chants Grégoriens !

Sur les albums qui suivirent, un certain Pol Ramirez Del Piu fait son apparition. Il s’agit en fait des sons crées par Laurent, mais cet homme sera crédité pour les flûtes, les percussions, la harpe (sur L’Autre), les bagpipes ( ?!) et cymbalum (sur Innamoramento), le xylophone (sur Avant que l’Ombre…), etc…
Mieux, alors que c’est toujours Laurent lui-même qui s’occupe de programmer ses claviers, il s’invente un programmateur imaginaire sur l’album « L’Autre », qu’il appellera Patrice Rouillon Tsernoff de Gironville !!! Sûrement un délire qui fait beaucoup rire Laurent…

C’est pendant la promo de Cendres de Lune que Laurent veut monter son 2e long métrage dont il a écrit le script deux ans plus tôt. Il commence donc sa préparation, mais le succès inattendu de sa collaboration avec Mylène l’occupera trop pour finaliser ce projet.
« Cendres de Lune » contient quand même d’énormes tubes comme « Libertine » (et son clip inoubliable ; le 45 tours sortira en même temps que l’album), ainsi que d’autres chansons moins connues mais tout aussi notables, telles « Vieux bouc » et « Chloé ».

L’album sera applaudi par les critiques, « le décor Farmer-Boutonnat » est désormais planté.
La deuxième édition de l’album sortira 1 an plus tard, en 1987, avec cette fois « Tristana ». Laurent sera nominé cette même année aux Victoires de la Musique pour le clip de « Tristana ».
« Cendres de Lune » sorti dans le commerce, Mylène et Laurent s’attèlent déjà à l’écriture du second album « Ainsi soit je… » qui sortira fin 1987. Laurent crée pour l’occasion sa première société de production discographique, Toutankhamon S.A. (qui a cessé depuis ses activités).                                                                                                                                          

Le clip de « Sans Contrefaçon » créera l’évènement, suivront ensuite Ainsi soit je…, puis le mythique clip « Pourvu qu’elles soient douces » (racontant la suite du clip de Libertine). Véritable petit film (il est le 2e clip le plus long du monde !), le clip sera nominé aux Victoires de la Musique.
Le scénario du clip fût écrit avec Gilles Laurent, à qui Boutonnat présentera le synopsis du film ébauché lorsqu’il avait 18 ans : « Giorgino ». Ils travailleront dessus durant 4 ans. Une proposition de financement pour le film eut lieu, finalement abandonnée. Laurent décide alors de remanier l’histoire du film.
Pendant que Mylène effectue la promotion de l’album, Laurent prépare sa future scène. Il crée alors Heathcliff S.A. , ce qui lui permettra de produire la tournée et ses prochains films. Pendant 2 semaines le Tour 89 se jouera à guichets fermés au Palais des Sports à Paris. Le spectacle se déplacera ensuite pour 60 dates, dont 2 à Bercy, compte tenu du succès parisien.

1-196x300Laurent quant à lui, filmera durant deux soirs (à Bruxelles) le spectacle, avec de gros moyens. D’autres scènes seront tournées dans les environs d’Arpajon, qui seront plus tard intégrées au film du concert. Le montage durera 1 an.

Le 26 octobre 1989, Laurent et Mylène créent (à l’occasion de la sortie du CD et de la VHS En Concert) une société d’éditions phonographiques : Requiem Publishing. Cette société édite depuis tous les disques de Mylène… Parallèlement à la sortie du « En Concert », Laurent écrit déjà les musiques du prochain album, L’Autre. Pendant les tournages de Désenchantée et Regrets en Hongrie (en février 91), il prend des repérages pour son prochain long métrage Giorgino. Le réalisateur sera nominé pour la 3e fois aux Victoires de la Musique pour le clip de Désenchantée.  

 

En 1992, Laurent se consacrera majoritairement à la préparation de Giorgino (décors, casting, etc…). Il tournera néanmoins « Je t’aime mélancolie » et « Beyond my control », qui sera son dernier clip pour Mylène avant de nombreuses années.

En décembre 92 débute le tournage de Giorgino (d’abord les scènes d’extérieur en Hongrie, puis les plans d’intérieur en Slovaquie). Mars 93, montage et écriture de la musique, après un tournage éprouvant. Laurent retourne justement en Europe de l’est, afin d’enregistrer la musique avec l’orchestre philharmonique de Prague. La post-production de Giorgino se terminera en août 1994, soit plus d’un an après la fin du tournage. Laurent, sans doute trop perfectionniste se perdra dans les méandres. Après 2 années de travail, « Giorgino » sort enfin en salles le 5 octobre 1994. Laurent, tout comme le film, seront littéralement descendus par la critique et échoueront auprès du public. Un film trop long, et sans doute trop sombre pour le grand public, mais esthétiquement magnifique, du pur Boutonnat !

L’accueil réservé à « Giorgino » blesse profondément Laurent et la relation qu’il entretient avec Mylène a également souffert durant le tournage. Le duo décide alors de stopper pour l’instant leur collaboration cinématographique, mais en maintenant bien sûr le côté musical.

Mylène s’exile alors en Californie, seule, et commence à écrire quelques chansons. Laurent viendra la rejoindre en mars 1995 et lui composera la musique du futur album : « Anamorphosée ». Laurent ne réalisera pas les clips de l’album (dommage, devoir « subir » ceux de Marcus Nispel, merci bien…), ne revenant à la réalisation pour Mylène qu’en 1996, pour le Live à Bercy, dont le film fût conçu avec François Hanss, son assistant depuis longtemps.

En 1998, le cascadeur Mario Lurashi (qui a souvent collaboré avec le duo Farmer-Boutonnat), fait appel à Laurent pour composer la musique de son premier long métrage, « Le Pèlerin ». Le résultat se rapproche de la B.O de « Giorgino », avec des sons empruntés à « Vertige », qu’il a composé quelques mois auparavant pour Mylène. Laurent refuse les interviews et la diffusion de Giorgino, voulant visiblement oublier ce film. Il rachète même les droits, afin, et il le dira lui-même 10 ans plus tard, de mettre dans un tiroir cette histoire et ne plus jamais en entendre parler. Le film a tout de même été diffusé en novembre 1995 sur Canal +, avant que Laurent ne rachète les droits de diffusion. Boutonnat ne reprendra vraiment la caméra qu’en 1997 pour réaliser quelques clips pour Nathalie Cardone (Hasta Siempre, Populaire, etc..).         

Laurent a semble t-il à ce moment là, privilégié sa carrière d’homme d’affaires, plutôt que son côté artistique. En effet, il fondera une société de production pour Nathalie Cardone (Calliphora S.A.), le 19 juin 1997. Il délaisse peu à peu Heathcliff S.A. et Toutankhamon, qui cessera ses activités en 1997. Mylène produira désormais elle-même ses disques, via sa société de production Stuffed Monkey.

En mai 1999 sort « Innamoramento« , le 5e album studio de Mylène Farmer. Laurent composera 9 titres pour cet opus. L’album est, comme les 4 premiers, un succès, et s’écoulera à plus d’un million d’exemplaires. Laurent ne réalisera là encore aucun clip de l’album, et se révèlera absent de la tournée Mylenium Tour. Il ne réalisera donc pas le film du concert, laissé aux mains de François Hanss.

Le 10 mai 2000, Laurent étend ses activités financières en créant LB Société Civile Immobilière, qui s’occupe de la vente de biens immobiliers. Strictement rien à voir avec le penchant artistique de Laurent !!!

 

En mai 2000, Mylène et Laurent produisent la petite Alizée, via leur société Requiem Publishing. Mylène écrira les textes d’Alizée et Laurent se chargera de la musique. Il réalisera également le clip de « Moi…Lolita ». Le disque sortira le 4 juillet 2000, soit deux semaines avant la sortie d’ »Innamoramento ».

En mars 2001 sortent pour la seconde fois en numérique, l’intégrale des clips de Mylène Farmer, avec un meilleur son et une meilleure image que les supports édités auparavant. En revanche, le « Tour 89″ n’a toujours pas le droit à une sortie DVD, et « Giorgino » reste introuvable dans le commerce.

Laurent reprend la caméra pour Mylène en 2001, afin de réaliser le clip « Les Mots » et celui de « Pardonne-moi ». Il s’occupe aussi des clips d’Alizée (« Parler tout bas », « J’ai pas vingt ans »). La mise en scène du spectacle d’Alizée à l’automne 2003 sera également signée par Laurent. En novembre de la même année, Mylène et Laurent auraient eu d’assez grosses difficultés financières avec leurs sociétés immobilières et leurs sociétés de production, le « Pôle de Européen de gestion et d’économie » mettant son nez dans les comptes des entreprises.

 

En 2004, un peu de nouveau pour Laurent… Il produit l’artiste kabyle Kamal Kacet et son nouvel album.

mylene-du-temps-300x195Il part ensuite en tournage pour son nouveau film, une adaptation du roman Jacquou le Croquant. La sortie du film en salles est prévue pour le 12 octobre 2006. Gageons que Laurent sera enfin reconnu par le grand public et par la profession… Un si grand talent ne peut rester dans l’ombre !!! Toujours en 2004, Laurent fait également entrer Mylène en studio pour son nouvel album, Avant que l’Ombre…  Il assurera également la conception du spectacle et la régie, pendant les 13 concerts de janvier 2006, au Palais Omnisports de Paris-Bercy. C’est d’ailleurs là qu’un journaliste du quotidien Libération a observé minutieusement l’attitude de Laurent : « Le compositeur Laurent Boutonnat, entouré d’une armée d’ingénieurs du son et d’informaticiens avec ordinateurs portables, fait soudain des gestes sur une partition imaginaire. Dansotte, prend des notes, prend des notes, rallume sa pipe, descend une énième bouteille d’eau. Puis, derrière sa console, redevient aussi imperturbable qu’un ingénieur de Kraftwerk. Le Pygmalion observe sa créature. Arrivé à ce point du concert, on a toujours pas saisi le phénomène.[…]« 

En 2005, sort Avant que l’ombre…, le sixième album de Mylène Farmer dont il compose la quasi-totalité des musiques. Il participe aussi, en association avec la chanteuse, à la mise en scène du spectacle Avant que l’ombre… À Bercy. Parallèlement, il entame le tournage de son nouveau long-métrage, une adaptation du roman d’Eugène Le Roy Jacquou le croquant, qui sortira en France le 17 janvier 2007. Moins sombre que Giorgino, le film reçoit un accueil plus chaleureux, et atteint le million d’entrées.

En 2008, il compose les musiques de Point de Suture, le septième album de Mylène Farmer, et participe à la direction artistique de son Tour 2009 (qui passera notamment par le Stade de France).

En 2011, il compose les musiques des deux inédits de 2001-2011 Du temps et Sois moi-be me, le deuxième best of de Mylène Farmer, ainsi que le clip du premier single inédit Du temps.

Publié dans Mylène et L'ENTOURAGE | Pas de Commentaire »

12
 

linergeek |
give to eat by eating |
ecouteconseil |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | Hé ! lecteurs à Saint Marti...
| parlons-en!
| Je me SOUVIENS...