Pourquoi Plus Grandir Mylène ?

Posté par francesca7 le 25 août 2012

Pourquoi Plus Grandir Mylène ? dans Mylène et mes BLABLAS enconc151-214x300Vêtue d’un tailleur noir strict ainsi que de gants rouges, Mylène Farmer déambule dans l’allée d’un cimetière, lors d’une fraîche journée d’automne, poussant un vieux landau. Des feuilles mortes tombent abondamment sur son visage et la capote de la poussette, puis elle s’arrête face à une tombe qui porte son nom et l’épitaphe « 1962-1985 », et y jette une gerbe de fleurs qu’elle tient de la main droite. La caméra suggère alors une analepse et le spectateur retrouve la même Mylène Farmer, vêtue d’une chemise de nuit, dans une chambre de maison hantée, en train d’embrasser une poupée de chiffon. Elle maltraite alors son jouet, tente de le noyer dans un baquet et lui coupe même un bras avec un hachoir. Durant la nuit, alors qu’elle dort dans son lit, vêtue d’un pyjama de satin pourpre, un mystérieux inconnu pénètre dans la maison, se jette sur elle et la viole. Depuis l’extérieur, deux naines déguisées en nonnes assistent au spectacle par une fenêtre, l’air outré. Le lendemain, elles décident de punir la jeune fille, qui pleure et prie devant une statuette de la Vierge Marie, en la frappant. Puis elle erre dans la maison abandonnée, devenue vieille, avant de s’avachir à une fenêtre, à contempler des colombes. La caméra nous ramène alors au cimetière, d’où Mylène Farmer, l’air serein, repart rapidement.

Pour réaliser ce vidéo-clip, Laurent Boutonnat dispose d’un budget plutôt conséquent accordé par Polydor, nouveau label de Mylène Farmer : 330 000 francs français (aux alentours de 50 000 euros). Il tourne ce véritable court métrage avec une caméra à l’objectif de 35 millimètres au cimetière communal de Saint-Denis et aux studios Sets de Stains, dans une pièce de huit cents mètres carrés et de huit mètres de hauteur sous plafond. Bertrand le Page organise le 13 novembre 1985 une projection du vidéo-clip en avant-première au cinéma le Kinopanorama, à Paris, dans le XVe arrondissement, avant-première à laquelle il invite journalistes, producteurs et attachés de presse.

 La chanson connait un petit succès, s’écoulant à quelque 80 000 exemplaires, soit le double du single précédent ; sans atteindre cependant les ventes de Maman a tort, qui avait dépassé les 100 000 exemplaires.

 

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