Les attitudes de Mylène Farmer en spectacle

Posté par francesca7 le 16 juillet 2012


Les attitudes de Mylène Farmer en spectacle dans Mylène en CONFIDENCES    Confidences de Fred Peveri (Concepteur lumières)

Mylène passe pour un bourreau de travail. Avez-vous eu de longues réunions de préparation avec elle ?

Ce n’est en aucun cas une question de temps mais d’intensité ! Une réunion avec Mylène est un vrai travail d’échange d’idées, de problèmes évoqués et de solutions à trouver. On va jusqu’au bout des défis qu’elle peut nous soumettre et qu’elle impose. Elle vit son spectacle et donc elle est au cœur des débats. J’ai travaillé à peu près de la même façon sur les deux tournées sauf que j’ai été un peu plus proche de Mylène en 1999. Je n’ai pas vraiment à proprement parler de comptes à rendre car j’ai carte blanche. Je parle avec Mylène de ses désirs artistiques et j’évoque les miens ! Thierry fait partie intégrante de ces discussions aussi… Bref, c’est un pool artistique.

Combien vous faut-il de temps pour d’abord penser, puis créer, les conditions matérielles à la création d’un projet de lumières ?
En termes de temps, c’est assez variable et le plus souvent, ce sont les boites de production qui décident. En moyenne, je réfléchis trois ou quatre mois et la création en elle-même peut se faire en une semaine. Montage technique compris ! En fait, un spectacle comme le « Mylenium Tour » nécessite de plans techniques précis, des pré programmations basiques pour moi mais le travail se fait plus en finesse une fois l’installation effectuée.

MFConcert89_02a dans Mylène en CONFIDENCESLes répétitions du « Mylenium Tour » avaient lieu à Marseille au Dôme. On raconte qu’il a manqué quelques jours pour que tout soit parfait pour la première…
C’est complètement faux. Bien entendu, la maturité d’un show n’arrive qu’après plusieurs dates mais comme pour tous les spectacles. De plus, une chose appartient au premier spectacle. Une émotion particulière au premier spectacle. Pour l’artiste, pour nous et pour le public, c’est très intense.

Combien de filages avez-vous pu faire ? Travaillez-vous tableau par tableau ?
De mémoire, environ cinq. Tous les tableaux sont travaillés et retravaillés séparément, puis arrivent les filages pour affiner les enchaînements. Les tableaux qui m’ont posé le plus de problèmes sont ceux où mon travail devait être en adéquation avec les images vidéo, et aussi ceux où il fallait trouver la juste valeur des lumières sur les chorégraphies.

Le projet du « Mylenium Tour » était de conceptualiser un concert autour des quatre éléments fondamentaux. Y a-t-il une difficulté à obtenir certaines couleurs plus que d’autres sur scène ?
Pas vraiment en termes de couleurs, mais plus en termes d’évocation. Il est certain que certains spectres de couleurs ont un rendu difficile.

Des titres comme « L’âme stram gram » en début de spectacle ou « Je te rends ton amour » et « Souviens-toi du jour… » à la fin du show étaient nimbés de rouge. Des couleurs qu’on voit assez peu habituellement, non ?
Pas pour moi. Toute couleur a sa place, il faut juste trouver le bon endroit !

Pour le public, la tournée 1996 et le « Mylenium Tour » sont deux spectacles antagonistes, le premier mettant en avant le côté « star et paillettes », le second se rapprochant plus des thèmes de ses débuts. Dans la traduction technique et en comparant les deux travaux, avez-vous eu l’impression de deux spectacles qui étaient opposés ?
En ce qui concerne la lumière, il y eut quelques éléments différents, plus « pêchus » dirons-nous sur la tournée 1996, car plus adaptés au tour de chant choisi. Je me dois de transposer en lumière les sentiments évoqués par les chansons choisies.

Interview issu de Mylène Farmer et vous de 2005

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