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Elsa Trilla raconte Mylène Farmer

Posté par francesca7 le 31 juillet 2012

Mylène Farmer : Ainsi soit Nous

Confidences de Elsa Trillat (Photographe)

Elsa Trilla raconte Mylène Farmer dans Mylène en CONFIDENCES 50095_1028070212_7246_nEn octobre, Mylène et Laurent préparent le tournage du clip de « Sans contrefaçon », prévu pour décembre. Hélas, à ce moment-là, je suis rattrapée par des problèmes de santé. Le 19 octobre, je les appelle pour les prévenir que j’entre en dialyse. Mylène se fait mouler le visage pour la fabrication de sa marionnette qui servira pour le clip. A peine rentrée, elle me rappelle pour me parler et m’assurer de son soutien. Pendant dix jours, je suis hospitalisée pour les examens d’usage. Quelques-unes des vedettes que je photographie régulièrement pour « Match » me rendent visite : les Niagara, Vanessa Paradis qui m’offre un synthétiseur…

C’est une période pendant laquelle Mylène et moi nous rapprochons encore plus car elle vient quasiment tous les jours prendre le relais de ma mère pour m’aider à manger et me tenir compagnie. Quelques jours avant la sortie de « Sans contrefaçon », elle m’apporte les éditions « Or » promotionnelles du 45 tours. Quelle fierté de voir ma photo ! Elle m’appelle aussi tous les soirs, histoire de papoter avant de dormir. Un soir, elle me dit qu’elle vient d’écrire un texte en une demi-heure pour son prochain album. Elle me le lit au téléphone. C’est « Ainsi soit je… ». Elle écrit la plupart des titres de son prochain album pendant cette période et me tient au courant quotidiennement de son avancée.

Plus j’y pense, plus je me dis que l’album « Ainsi soit je… », c’est le nôtre. Bien sûr, je n’ai pas écrit les chansons, je ne les ai pas chantées non plus. Mais je me suis sentie impliquée dans le processus de sa création. J’ai vraiment l’impression d’avoir eu une influence sur la direction qu’il a prise. Notamment « Sans contrefaçon » ou la reprise de « Déshabillez-moi ». Une fois, Brigitte, la sœur de Mylène, m’a dit que « Sans logique », c’était pour moi. Est-ce vraiment le cas ? Si oui, c’est Mylène qui est à la fois satanique et angélique, mais c’est à moi qu’elle crèverait volontiers les yeux à coup de ciseau !

Décembre 87. Comme prévu, j’entre en dialyse. Mylène est très contrariée car elle doit partir à Cherbourg pour tourner le clip de « Sans contrefaçon ». Elle ne souhaite ni me forcer à venir ni me l’interdire. Elle pense simplement que ça va m’affaiblir. Elle a raison. C’est donc la mort dans l’âme que je renonce à aller prendre les photos du tournage. Quel dommage : « Sans contrefaçon », c’est un peu notre truc à tous les trois, Laurent, Mylène et moi. Pour l’anecdote, je me rappelle qu’au début, Mylène voulait que l’histoire du clip tourne autour d’un camp de concentration. Comme j’étais très maigre à l’époque, elle m’avait dit qu’elle aurait un rôle pour moi !

2005-Ellen-Von-Unwerth-003b-300x286 dans Mylène en CONFIDENCESEn janvier, elle m’annonce toute fière l’avant-première du clip au Max Linder, un cinéma parisien. Une projection de presse. Rendez-vous à 11 heures. Elle veut que j’y sois. Mais je suis en dialyse toute la matinée donc ça me paraît compromis. Mylène est assez triste. Le jour venu, je fais le forcing auprès de mes médecins qui acceptent exceptionnellement de me laisser sortir une heure avant. Je prends un taxi. J’arrive sur place, Mylène me voit. Toute contente, elle dit : « C’est bon, Elsa est là, on peu commencer ! ». J’avoue être assez flattée par la remarque. La projection commence. A la fin, Mylène, voyant que je ne peux applaudir – j’ai le bras gauche bandé suite aux dialyses – prend ma main droite et tape dedans avec sa main gauche. On applaudit comme des sœurs siamoises. On sort du Max Linder vers 14 heures. On a hyper faim. Je propose à Mylène de manger des sushis, elle n’en a pas trop envie. Je lui dit : « Fais-moi confiance, je suis sûre que tu vas aimer ». Direction Osaka, vers la Comédie Française. Là, elle tombe amoureuse des sushis. Je lui aurais au moins laissé ça. Les semaines passent. Mais je vais toujours me faire dialyser trois fois par semaine. Je décide de vendre ma voiture. Mylène veut me la racheter. Elle n’a même pas le permis ! « Mais je l’adore tellement ta Mini ! J’apprendrai à conduire ! ». Finalement, le concessionnaire me reprend la voiture quand j’en rachète une nouvelle. Mylène est très énervée. Ca me fait rire.

Les photos de la pochette de l’album « Ainsi soit je… » sont shootées début février chez Bertrand Le Page. Je vais chercher Mylène chez elle, rue Quincampoix. Elle sort avec des bigoudis sur la tête et sa poupée sous le bras, c’est surréaliste ! On fait l’essentiel des photos devant un grand miroir : une première série où elle se regarde dans la glace et une autre où elle se retourne vers moi. L’électricité saute à trois reprises car je travaille uniquement au tungstène, jamais au flash. C’est une lumière permanente qui donne une image plus dorée, mais qui consomme beaucoup. En plus, la radio reste branchée pendant toute la séance. Je me souviens d’ailleurs que c’est l’époque où François Feldman commençait à cartonner fort. Son nouveau single passe à la radio, Mylène me regarde et me dit : « Tu vas voir que ce truc va finir numéro un ! ». Elle n’a pas eu tort.

Bref. Je fais développer les photos. On les regarde. Mylène choisit exclusivement celles où elle se regarde dans le miroir. Laurent et moi, on préfère les autres. En fait, comme tout le monde, Mylène ne connaît d’elle que l’image qu’elle se renvoie dans le miroir, donc elle se reconnaît mieux dans celles-là que dans les autres. Finalement, on a le dernier mot avec Laurent.
En mars 1988 sort l’album « Ainsi soit je… ». Je craque tout particulièrement pour « L’horloge ». Je dis à Mylène qu’elle devrait le sortir en 45 tours. Elle ironise sur le fait qu’on serait les deux seules à l’acheter ! A la même période, elle déménage de la rue Quincampoix à la rue Monceau. Je vis alors chez mes parents, place de la République Dominicaine, de l’autre côté du Parc Monceau. Autant qu’on devient voisines et qu’on se voit encore plus – si possible vu qu’on se voit déjà quasi quotidiennement ! Son nouvel appartement est immense : trois cents mètres carrés pour elle et Laurent ! Presque une pièce entière est transformée en cage géante pour E.T. et Léon. Maintenant, il faut le remplir cet appart’ ! Car Mylène n’a presque rien gardé de Quincampoix. Je lui propose alors d’aller chercher l’essentiel. On part donc faire quelques courses aux Galeries Lafayette. Nous voilà dans ma nouvelle voiture, Mylène à côté de moi, les pieds sur le tableau de bord. Elle s’étonne alors que tout le monde nous regarde. Je lui dis : « T’as vu comment t’es habillée ? ». Mylène n’a rien trouvé de mieux que de s’habiller avec le costume à carreaux des télés de « Sans contrefaçon », casquette y compris. Pour passer inaperçue, c’est raté ! Elle ne se rend pas compte que son disque fait un carton et que tout le monde l’identifie très bien… On est passées par le Monoprix pour prendre des produits ménagers. Mylène ne s’y connaît pas trop donc je lui dis de prendre conseil auprès d’une vendeuse. Elle n’ose pas. J’y vais. La vendeuse me demande si c’est bien Mylène Farmer. Je lui dis que oui. Elle souhaite alors annoncer au micro que Mylène est dans le magasin. Je lui déconseille vivement et éclate de rire.

da6780d4-219x300Le 14 mars, jour de mon anniversaire, alors qu’elle est encore dans les cartons, Mylène m’invite à passer une nouvelle soirée dans son appart’. Elle m’apporte alors un grand carton : « Laurent et moi, on a un petit quelque chose pour toi ». J’ouvre. Je reconnais le visuel de la pochette de « Sans contrefaçon ». C’est le disque d’or pour plus de 500 000 ventes, avec mon nom inscrit en toutes lettres.

De mon côté, je suis toujours en dialyse à ce moment-là. A ce sujet, Mylène me dit un truc très touchant. Un soir, on va dîner chez Osaka toutes les deux avant d’aller chercher Laurent qui bosse alors sur un truc non loin de chez moi. Lors de ce dîner, Mylène me demande : « Où puises-tu toute ton énergie ? Je n’en ai pas un quart ! Malgré tous tes ennuis de santé, t’as toujours la pêche ! Tu veux pas m’en donner un petit peu ? ». J’adorerais qu’elle me répète ça aujourd’hui que je suis à nouveau malade. Je suis tellement épuisée que ça me ferait un bien fou.
Le 9 mai, je fais une nouvelle dialyse. Une de plus. Quand je repars chez moi, je me dis que c’est la dernière. J’en peux plus. L’après-midi même, j’apprends qu’un rein est disponible et que je vais pouvoir être enfin transplantée sur le champ ! Immédiatement, j’appelle Mylène pour la prévenir. Elle m’encourage en faisant un peu d’humour pour dédramatiser le truc. Après l’opération, j’apprends par Suzanne, la femme de ménage de ma mère, qui travaille aussi chez Mylène, qu’elle a annulé tous ses rendez-vous et qu’elle est restée prostrée toute la journée près du téléphone à attendre de mes nouvelles ! Je suis hospitalisée pendant dix-sept jours. Bénédicte, la sœur de Laurent, qui travaille à la Pitié où je suis hospitalisée, me rend visite tous les jours. Je suis très touchée. Malheureusement, pendant ce temps, Mylène part au Maroc – pour une émission de télé, je crois – puis tourne le clip de « Ainsi soit je… » près de Paris. Laurent m’informe qu’ils font une projection de la vidéo au Studio 13 le lendemain de ma sortie de l’hôpital et m’invite à y aller sans prévenir Mylène pour lui faire une surprise. J’arrive, et là, elle ne me voit pas tout de suite tant elle est entourée. La projection passe. Ce n’est qu’après qu’elle me remarque. On se jette dans les bras l’une de l’autre. Et là, elle me dit : « Elsa, tes yeux ont changé. Y avait la mort avant, et maintenant y a la vie ».

Malgré cette magnifique phrase, quelque chose s’est cassé entre nous ce jour-là. Ce qui m’a énervée, c’est cette cour autour de Mylène : « Oh regarde Mylène, je suis habillé comme toi ! ». Je n’ai jamais pu supporter ce genre de choses. Je ne parle pas du public, mais des danseurs, maquilleurs, coiffeurs qui se sont mis à la copier et à la coller. Je lui ai dit mille fois de ne pas marcher dans ces trucs-là, que c’était le genre de trucs qui pouvaient rapidement lui faire péter un câble. Dès qu’ils étaient tous là à tournoyer autour d’elle, elle devenait complètement différente, elle faisait sa reine – ce qu’elle fera de plus en plus après. Ca a été l’élément déclencheur de notre « rupture ». Je ne retrouvais plus ma marchande de légumes de poireaux…

 

Issu du magazine : Mylène Farmer Magazine – 2003

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Mylène Farmer et son guitariste

Posté par francesca7 le 31 juillet 2012


David Husser (Remixeur) pour Libertine et Fuck them all

 

Mylène Farmer et son guitariste dans Mylène en CONFIDENCESGuitariste de Y-Front jusqu’à la séparation du groupe en 2005, David Husser se consacre depuis à la réalisation d’albums. Co-auteur avec Christophe Benoin des remixes de « Libertine » pour « Remixes » et de « Fuck them all », il se livre ici en toute simplicité.

Comment s’est passé le premier contact pour « Libertine » ?
Par l’intermédiaire de Lionel Grosheny, chargé de production de l’album et travaillant aussi chez Polydor. Faire un remix de Farmer aurait pu selon lui favoriser la sortie d’un album de Y-Front chez eux.

Pourquoi « Libertine » ?
J’aurais préféré « XXL » ou « L’instant X », qui ont un bon potentiel pour en faire des versions électrorocks. Mais c’est finalement « Libertine » qui a été remixé, sous l’impulsion de Christophe.

Vous a-t-on imposé des contraintes ?
Le temps ! Seulement trois jours ! Nous avons demandé une journée de studio pour finaliser le mixage, et c’est apparemment inhabituel… Mais la validation a été très rapide : seulement quatre heures après la sortie du studio ! Peu de temps après, sa sœur Brigitte nous a appelé pour nous dire que Mylène adorait notre remix.

Comment s’est passée la réalisation du remix ?
Une impression de totale maîtrise de la part de la maison de production et de Farmer elle-même. Une des plus grosses difficultés a été de supprimer les kilos de reverb’ posés sur la voix… Sans cela, le remix aurait manqué d’homogénéité. L’élaboration du break a été appréhendée comme une éjaculation ! Il en est ressorti une version disco-électro, avec des guitares à la ZZ Top. L’objectif ici était clair : faire un truc sur lequel les gens pouvaient remuer !

Mylène vous a rappelé pour « Fuck them all » deux ans plus tard. Comment s’est passée cette nouvelle collaboration ?
Là encore, nous avons reçu les fichiers quelques jours avant la gravure finale du disque ! Le remix s’est fait dans l’urgence et nous n’avons hélas pas pu passer en studio pour le mixage final. Je ne suis pas pleinement satisfait du résultat, surtout au niveau des guitares, que je qualifierait de « bordéliques ».

Comment avez-vous réagi quand vous avez appris le titre du single ?
Surpris. Nous n’avons pas compris le sens de la chanson, et encore moins ce pont ! La version studio est pour moi une version beaucoup trop lisse d’un titre qui aurait pu être plus pêchu. Mylène hurle « Fuck them all » avec une toute petite guitare derrière ! On sent un profond dilemme chez Mylène, qui oserait beaucoup plus de choses si elle n’était pas « bridée » par la musique de Boutonnat qui manque, selon moi, d’originalité. Je ne suis pas fan des nappes de synthés. Globalement, même les L5 sont plus originales, car elles savent évoluer niveau musical (bon ça reste du L5 hein !). Lui ne partirait pas aux States pour trouver des mélodies : il fera toujours du Boutonnat… C’est le côté commercial qui l’emporte. En même temps, se risquer à faire quelque chose de différent, c’est aussi risquer de mettre en péril les gens qui travaillent avec eux, c’est une certaine responsabilité.

Suivez-vous la carrière de Mylène ?
Oui bien sûr. Je suis né en 1974 et j’ai été bercé par le Top 50 et donc Mylène. Mais je préférais Indochine, ce qui m’a d’ailleurs amené à remixer « Le grand secret » pour eux.

2005-Claude-Gassian-013b1-200x300 dans Mylène en CONFIDENCESQue pensez-vous de la façon qu’a Mylène de gérer ses rapports avec les médias ?
Farmer, c’est tout un monde ! D’après ce qui se dit, elle serait quand même bien allumée ! Mais il ne faut pas se leurrer. Si elle est toujours là au bout de vingt ans, c’est grâce aux fans. Je suis moi-même fan et collectionneur de The Cure et je comprends la fidélité envers les artistes. J’ai rencontré quelques fans et j’ai pu toucher de près la dévotion mystique qu’engendre Mylène !

Question peut-être indiscrète et plus terre-à-terre : combien est payé un remix ?
Pas de tabous ! Le remix de « Libertine » nous a été payé entre 3000 et 4000 euros, celui de « Fuck them all » un peu plus, car elle tenait à ce que ce soit nous. Mais avec Mylène, impossible de négocier ! C’est ça ou rien !

Mylène sort des maxis et des albums de remixes. Quel est selon vous son intérêt à proposer des remixes de ses titres ?
Les remixes de Boutonnat n’étaient pas très calibrés pour les clubs. Mylène veut probablement explorer des milieux plus pointus. Elle a besoin de ces remixes pour être diffusée en club, être perçue comme étant plus moderne et gagner ainsi en crédibilité.

L’album « Remixes » a été plus ou moins bien accueilli par les fans. Avez-vous écouté cet album dans son intégralité, et si oui, qu’en pensez-vous ?
Globalement, j’ai été déçu par cet album, plus alimentaire qu’autre chose.

Pensez-vous que Mylène pourrait faire une carrière à l’étranger ?
Mylène est unique. Son personnage mi-suicidaire, mi-secret est unique. En plus, elle est absolument magnifique (il suffit de voir le clip de « California » pour s’en rendre compte). Elle a un côté affolant ! Donc oui, elle pourrait faire une carrière internationale. Si Britney Spears y arrive, pourquoi pas elle !

Mylène a enregistré un duo avec Moby… En avez-vous entendu parler ?
Moby est très malin… Sur l’album « Play », il utilise une musique super cheap pour mettre en avant des voix rugueuses. En fait, Moby serait le Boutonnat américain, en plus gros calibre : ils mettent tous les deux les voix en avant, avec une musique plutôt simple ! Ca peut donner quelque chose d’intéressant, oui ! 

 

Texte issu du magazine Mylène Farmer et vous de 2005

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Magazines sur Mylène Farmer

Posté par francesca7 le 30 juillet 2012

 

Les magazines traitants exclusivement de Mylène Farmer sont apparus au début des années 1990, suite à son plus gros succès jusqu’à maintenant, Désenchantée. Mais il n’en existe aucun ayant une valeur officielle, tout comme les Fan Clubs, ou un site officiel (il existe des sites officiels mais de ses projets, pas de elle à proprement parler), Mylène Farmer a déclaré ne pas vouloir encourager le culte de sa personne.

Magazines sur Mylène Farmer dans Mylène et les AUTEURS Gala614

  • Fanzines :

Titre

Editeur

Gérants

Périodicité

notes

Mylène Farmer International Fan Club (MFIFC) Raven Inc. Réalisation et rédaction:

  • Jean-Rémy Gaudin-Bridet
  • Michaël Mouilleron
  • Jean-François Kowalski
trimestriel
1993 à 2001
30 numéros
D’abord en noir et blanc à lecture à double sens puis vers la fin en couleur et sens de lecture classique mais avec une meilleure qualité de papier
Mylène Farmer Magazine Wolf Production (1996-2003)
Oméga (2003-2004)
Rédacteurs :

  • Olivier Chalumeau (le fondateur)
  • Adeline Cazenave
  • Wilfried Pasquier
  • Chris Dumas
  • Hubert X
  • David Marguet
  • Dounia Guechra
trimestriel
1996 à 2004
31 numéros
5 hors-séries
Cendres de Lune Mylène Farmer Fan Club de Belgique (MFFCB) Brigitte Graindorge
Alexandre Peeters
trimestriel
1998 à 2001
13 numéros
Certains articles sont rédigés en flamand
Instant-Mag Éditions Tear Prod Directeur de la publication :

  • Jean-François Kowalski

Rédacteur en chef :

  • Caroline Bee

Rédacteurs :

trimestriel
2000 à 2005
20 numéros
7 hors-série
4 calendriers
Le magazine « luxueux et décapant », les onze premières couvertures montraient Mylène Farmer le visage caché. Aux débuts accessible seulement par correspondance puis en kiosque à partir du numéro 8. Sa spécialité par la suite fut d’exploiter le phénomène de collection des fans en proposant a chaque numéro, y compris un hors-série, plusieurs couvertures différentes avec des photos inédites.
Bulle de chagrin Mylène Farmer Fan Club de Belgique et Bulle de Chagrin biannuel
2004
2 numéros
abonnement sur internet
Mylène Farmer et vous Éditions Tear Prod Directeur de la publication :

  • Jean-François Kowalski

Rédacteur en chef :

  • Maxime Le Men
mensuel
2004-2006
bimensuel
2006
trimestriel
2007
23 numéros
1 hors-série
IAO ConfidentialGroup Rédacteurs :

  • Olivier Chalumeau (le fondateur)
  • Franck Besnier
  • Julie Bidet
  • Stéphane Franlène
  • Erwan Chuberre
bimensuel
2005 à 2006
9 numéros
3 hors-séries
IAO Neko Olivier Chalumeau
Franck Besnier
bimensuel
2009
4 numéros
Pour le retour de Mylène Farmer, ils publient de nouveau IAO dans un format plus grand et de meilleure qualité, il est beaucoup plus cher, 19 €, contre 6 € auparavant.

 photo1-3-magazines-mylene-farmer-annee-1991-1992-3xcxax9w1002755 dans Mylène et les AUTEURS

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Mylène Farmer dans le Magazine VOGUE

Posté par francesca7 le 30 juillet 2012

 

Fondée en 1892 par Arthur Baldwin Turnure, Vogue est alors une petite publication hebdomadaire consacrée à la société mondaine new-yorkaise. À la mort de ce dernier, en 1909, Condé Montrose Nast reprend la publication et la développe. Le premier changement est une parution toutes les deux semaines au lieu de chaque semaine. Nast voyage en Europe au début des années 1910, il va d’abord en Angleterre où il lance le titre en 1916. Il se tourne ensuite vers l’Espagne, où il rencontre un échec, et lance finalement Vogue en France en 1920, ce sera un succès immédiat.

Mylène Farmer dans le Magazine VOGUE dans Mylène et les AUTEURS 2009NathalieDelepine10-300x201En 1973, Vogue américain devient un mensuel.

L’édition américaine est la plus puissante et concurrence WHarper’s Bazaar, et ELLE. Vogue se concentre sur la mode haut de gamme et la haute société depuis son origine. Le magazine a eu pour collaborateurs les plus grands illustrateurs et photographes de mode.

Sous la direction de Grace Mirabella, le magazine sera profondément transformé pour s’adapter aux changement de la société et du mode de vie de ses lecteurs.

La rédactrice actuelle de Vogue aux États-Unis est Anna Wintour, réputée comme « la femme la plus influente de la mode ». Elle a inspiré le personnage de la rédactrice-dictatrice du roman Le Diable s’habille en Prada, adapté au cinéma avec Meryl Streep dans le rôle.

« Le Vogue américain, c’est la bible pour les acheteurs » des magasins de prêt-à-porter de luxe, comme Barneys ou Henri Bendel, explique Marie Saeki, directrice d’une agence new-yorkaise de relations publiques travaillant avec de jeunes stylistes. Et ses lectrices ont un pouvoir d’achat en général supérieur à celles des autres journaux.

Depuis 2001 et la récession des revenus publicitaires aux États-Unis, Vogue consacre de plus en plus ses couvertures aux célébrités, abandonnant peu à peu les top models.

L’édition française, dont la première parution date du 15 juin 1920, a eu pour contributeurs quelques-uns des plus grands artistes et écrivains du xxe siècle. En 1948, Edmonde Charles-Roux y travaille en tant que courriériste, elle en deviendra la rédactrice en chef en 1954. Celle-ci quittera le magazine en 1966 dans un souffle de scandale, après avoir voulu imposer une femme de couleur en couverture.

Longtemps conservatrice et bourgeoise, la ligne éditoriale du mensuel se bouscule dans les années 1970, notamment avec des séries de mode de Guy Bourdin, très sexuelles et scandaleuses. Dans les années 1980, les collectionneurs s’arrachent l’édition de décembre du Vogue. En effet, la rédaction en chef du magazine est confiée à des vedettes diverses comme le Dalaï Lama,Catherine DeneuveKate MossCharlotte Gainsbourg ou Stéphanie de Monaco.

De 2001 à 2011, la rédaction en chef de Vogue Paris est assurée par Carine Roitfeld. Rédactrice de mode, collaboratrice du photographe de mode et portraitiste Mario Testino, elle a été la muse de Tom Ford chez Gucci et est à l’origine de la tendance « porno chic » qui a défrayé la chronique à la fin des années 1990.

Le 1er février 2011, Emmanuelle Alt, qui occupait le poste de rédactrice en chef mode depuis dix ans, remplace Carine Roitfeld.

 

Une discussion qui a été publiée en mars 1995 dans le magazine Vogue. Mieux vaut tard que jamais!  
La séance photo qui accompagnait la rencontre est disponible, grâce à Evie, ici.

Vogue a écrit en 1995:

106161 dans Mylène et les AUTEURSC’est avec un pas plein d’entrain qu’Amélie Nothomb entre dans la suite de l’hôtel parisien  » le Crillon  » où elle a rendez-vous pour un entretien avec Mylène Farmer. La chanteuse est déjà là. Amélie déborde d’énergie. Mylène paraît timide et fragile. L’écrivain raconte à quel point elle s’est réjouie de cette rencontre :
« Lorsque ‘Vogue’ m’offrit la possibilité de rencontrer la personne de mon choix, je n’ai pas hésité une seule seconde. »
Les deux jeunes femmes rapprochent spontanément leur fauteuil ; toutes deux parlent d’une voix basse.

Amélie Nothomb : Je me souviens très bien de la première fois où j’ai entendu votre musique. C’était en 1986, pendant les vacances de Noël. Ma cousine entonna  » Libertine « . Je n’avais encore jamais entendu cette mélodie. Comment, me dit-elle, tu ne connais pas Mylène Farmer ? Je suis depuis une fan de vos clips. Vous êtes, pour moi, le chanteuse aux clips les plus beaux et talentueux.

Mylène Farmer : Et moi j’ai lu vos livres. C’est pourquoi j’ai accepté de vous rencontrer.

Je le sais. J’ai découvert, grâce à vous, un auteur qui m’a beaucoup impressionné ; vous avez précisé, lors d’une interview, que vous aimiez Luc Dietrich.

Ce sont mes livres de chevet.

C’est un des rares auteurs qui écrit comme un enfant sans se ridiculiser. J’ai moi-même décrit mon enfance dans  » Le Sabotage Amoureux « , mais non de la manière dont je l’aurais souhaité.

J’ai écrit des chansons sur l’enfance, en particulier sur la crainte de grandir.

Dans votre chanson  » Plus Grandir « , vous évoquez le désir de rester une enfant.

Je ne peux moi-même l’expliquer, mais je n’en subit aucunement un traumatisme. J’ai vécu au Québec jusqu’à l’âge de 9 ans ; il ne me reste de cette époque que le souvenir très marquant de la neige.

La neige apparaît dans vos clips de façon ininterrompue ainsi que votre film. Je regrette de ne pas avoir eu la possibilité de voir  » Giorgino « . Il ne fut projeté à Paris que pendant deux semaines et comme je vis à Bruxelles, je l’ai manqué. Je connais cependant presque tout sur ce film car j’ai dévoré tous les articles le concernant. Je suis persuadée qu’il est exceptionnel même si beaucoup de critiques prétendent le contraire. Je considère Laurent Boutonnat, le réalisateur, comme un génie.

Notre film a subi des critiques extrêmement brutales. Nous savions d’avance qu’ils le mettraient en pièce avant sa sortie. La principale critique étant qu’il s’agissait d’un long clip.

Je rêve d’un clip de deux heures !

Le maquillage, les costumes, la lumière ; toutes les techniques existantes ne sont pas exploitées par le cinéma. Le jeu de scène est, par ailleurs, primordial. J’interprète soit mon propre rôle, soit celui d’un autre, j’écris également les paroles de mes chansons. Ce sont les façons de m’exprimer.

Cela m’a frappée, vous vous déguisez souvent et cependant, vous passez pour une artiste particulièrement discrète.

Lorsque je montre ma nudité ou lors de photos sexy, les journalistes me dépeignent comme une dévergondée sans aucuns mystères. Cela leur paraît paradoxal que je sois si discrète d’ordinaire et beaucoup attendent une justification. Je déteste cela !

Vous n’avez pas non plus à vous justifier, comme c’est le cas lorsque l’on commet des erreurs.

Le clip  » Libertine  » a d’ailleurs été censuré en Allemagne. Quelle hypocrisie ! J’ai déjà vu des films pornographiques sur la chaîne allemande.

Je n’ai encore jamais eu l’honneur de me faire censurer !

Cela m’étonne.

Ma famille considère mes livres comme pornographiques. Vous savez, la Belgique est aujourd’hui encore un pays du 19ème siècle. De plus, je descends d’une famille aristocratique et catholique extrêmement conservatrice.

Votre famille vous repousse-t-elle ?

Précisément. A l’exception de mes parents qui acceptent mes ouvrages. Mon père fut diplomate pour que nous vivions en Asie. Vous savez, ma famille ne fut pas fière de son agissement durant la seconde guerre mondiale. Je peux remercier mes parents d’avoir passé mon enfance en Extrême-Orient. Lorsqu’à 17 ans je suis allée, pour la première fois, à Bruxelles, je fut marquée par la consternation des gens à l’évocation de mon nom. Aujourd’hui encore, les Nothomb jouent un rôle important dans la vie politique belge, mais je reste en dehors de cela.

Votre père n’est pas également artiste ?

En effet, il est ambassadeur le jour et interprète de nos chants médiévaux le soir.

Merveilleux ! C’est une musique mystérieuse, captivante.

Le plus court dure 4 heures. Lorsque nous étions enfants, nous devions écouter l’intégralité de ces drames et ceci à genoux. Aujourd’hui, nous sommes autorisés à nous asseoir et même à nous assoupir. Combien de fois avons-nous écouté papa chanter le dimanche !
Je m’ennuyais terriblement, d’autant plus que je ne comprends que le japonais moderne.

Les rapports que j’entretiens avec ma famille sont complètement différents. Bien entendu, je reste en contact avec elle, mais nous communiquons très peu. Je présume qu’elle doit être fière de mon succès. Mon père n’est plus de ce monde, il est décédé avant le début de ma carrière, lorsque j’avais 21 ans.
Je n’ai reconnu que plus tard à quelle point il avait compté pour moi. Avec qui vivez-vous ?

Avec ma sœur Juliette, un être hors du commun.
Enfants, nous étions comme les deux doigts de la main et toutes deux anorexiques. Je fus seule à m’en sortir. Elle a cessé de grandir à 16 ans.
Aujourd’hui, à 31 ans, c’est encore une enfant. Elle refuse tout contact social et intrusion dans notre appartement sous peine de hurler. Elle ne veut que ma présence.

Pour ma part, je vis à Paris avec mon singe capucin. Pensez-vous éprouver un jour le besoin de quitter votre sœur ?

Non, car je n’ai encore jamais ressenti le besoin de me marier et d’avoir des enfants. De plus, j’ai une vie sentimentale que l’on peut qualifier de normale, en dehors de chez moi. Ceci me permet de mener une existence quelque peu aventureuse qui me plaît.

Me perpétuer est une chose qui me paraît, pour l’instant, inimaginable. Pourtant j’aime les enfants.

L’écriture est pour moi plus facile comparée à d’autres choses de la vie.

Mais elle vous paraît également torturante. J’ai cru comprendre que vous n’étiez créative que lorsque vous avez la sensation du froid.

C’est exact. Le froid s’installe tout naturellement en moi lorsque j’écris. La température de mon corps chute. Je ne suis pas habituellement aussi frileuse, mais lorsque j’écris, je m’enveloppe de longs manteaux de laine. Je porte même un bonnet. Le froid m’est très désagréable, mais le désir d’écrire prédomine.

On dit pourtant que le désir et le tourment ne sont pas compatibles.

Je vis constamment dans ce mystère et j’écris chaque jour durant quatre heures au moins.

Est-il vrai que souvent vous ne dormez que trois, quatre heures ? J’imagine à quel point vos angoisses sont liées à vos nuits Cela doit être éprouvant. L’écriture est un remède à la solitude.

L’insomnie ne me gêne pas, par contre, la tentative vaine de trouver le sommeil, oui. Ce qui est horrible, ce sont les pensées qui surgissent dans ces moments-là.

Je connais ça aussi : le heurt de pensées différentes, à le limite de la folie.

Surtout que nous possédons toutes deux une fantaisie quelque peu morbide. Lorsque je ne trouve pas le sommeil, toutes mes pensées tournent autours de la mort et de cadavre. C’est insupportable !
Je suis convaincue d’avoir choisi l’écriture pour échapper à cette horreur. Je ne souffre plus lorsque j’écris. Le fait même d’écrire m’apporte une plaisir formidable. Les passages les plus dramatiques d’  » Hygiène de l’Assassin « , où Prétextat Tach étrangle sa jeune compagne de ses propres mains m’ont fait éclater de rire.

Ces passages n’apparaissent que plus cruels et plus inquiétants !

On m’a qualifiée de sadique. Est-ce vrai ? Certainement pas dans la vie de tous les jours.

Je ne vous considère pas comme une sadique. Vos livres dérangent et c’est pour cela qu’ils me plaisent. Ils font naître dégoût et angoisse, des réactions très vivantes. Dans mon travail, la mort est un thème très important. Elle fait, après tout, partie de notre existence.

J’ai eu l’occasion de vous voir dans une émission dans laquelle vous aviez le choix des reportages. Vous aviez retenu des images de cadavres et de corps sans tête. C’était très courageux.

(rires) Je voulais exprimer la beauté qui se trouve dans la violence et l’horreur. C’est pourquoi j’ai choisi deux reportages sur les exécutions.
Une exécution est, bien entendu, répugnante et cruelle, mais il s’en dégage une réelle force. Les mots me manquent pour exprimer ce que je ressens.

2512027513_small_1Vous aviez alors affirmé éprouver de la joie en voyant ces images.

C’était peut-être maladroit. Il faut faire attention à ce que l’on dit et songer aux conséquences possibles. Même la mort d’un proche peut être fascinante. Voir cette personne morte me parut presque un spectacle. Suis-je morbide ou vais-je au-delà de ça ? Est-ce une preuve d’amour ? Je ne sais pas.

On sent depuis peu en vous une influence tibétaine. Que s’est-il passé ?

Je n’ai pas beaucoup travaillé pendant trois ans, j’avais besoin d’oxygène, c’est pour cela que j’ai voyagé aux Etats-Unis, mais le lieu n’a pas d’importance. Là-bas, par hasard, j’ai trouvé un livre tibétain traitant de la vie et de la mort. J’ai tiré quelques vérités de cet enseignement bouddhiste, à savoir qu’il y a une vie après la mort. Cette idée m’est devenue familière. Ce livre était un baume.

Vous n’avez plus de doutes aujourd’hui ?

Je refuse aujourd’hui l’angoisse que me crée la pensée de la mort. Je me dis qu’il existe effectivement une vie après la mort. J’ai changé de philosophie.

On le devine dans votre dernier album  » Anamorphosée « . A propos d’immortalité, la notoriété d’un écrivain n’est pas comparable à celle d’une chanteuse. Ma notoriété est supportable, voire amusante. Mais votre gloire doit prendre des proportions considérables. Il paraît que des fans dorment devant votre porte. Comment vivez-vous cela ?

Je dédramatise. Je ne le supporte qu’ainsi.

Et quelle est l’histoire de ce meurtre ?

Ce fut très douloureux. Un déséquilibré voulant me rencontrer fit irruption dans ma maison de disques, tirant autour de lui avec sa carabine. Il tua le standardiste âgé de 28 ans. Ce fut un des événements les plus marquants de ma vie.

Tournerez-vous à nouveau un film avec Laurent Boutonnat ?

Je l’ignore. L’échec de  » Giorgino  » a été douloureux pour Laurent.

Puis-je vous faire part d’un rêve ? Plusieurs producteurs souhaitaient adapter  » Hygiène de l’Assassin « . A ce jour, tous les projets ont avorté. Je souhaiterais que Laurent Boutonnat adapte le film et que vous interprétiez le rôle de la journaliste.

Je n’ai offert vos livres que récemment à Laurent, mais je vais lui parler de votre souhait. Je vous le promets…

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Mylène : Naissance d’un tube

Posté par francesca7 le 28 juillet 2012


Confidences de Elsa Trillat (Photographe)

Mylène : Naissance d'un tube dans Mylène en CONFIDENCES b0172008_14101455Mais revenons sur la Côté d’Azur. Pendant ces vacances, on a pas mal roulé en voiture avec Mylène. D’ailleurs, je me rappelle que je mettais tout le temps de la musique, en particulier une compile de Marie Laforêt, « Les cornichons » de Nino Ferrer sur lequel on s’éclate comme des folles, et surtout Sylvie Vartan que j’aime depuis que je suis toute petite. Notamment « Comme un garçon ». Elle me dit alors que petite, elle avait les cheveux courts et que tout le monde la prenait pour un garçon et que, pour que la confusion soit encore plus troublante, elle se mettait souvent un mouchoir au creux du pantalon. Plus tard, je lui demande si elle prévoit une nouvelle chanson pour bientôt. Elle me répond immédiatement : « En tout cas, j’ai déjà le titre et ça va te faire plaisir : « Sans contrefaçon, je suis un garçon ». Tu m’as tellement bassinée avec ta Sylvie Vartan ! ». Le titre sera finalement raccourci. Pour les couplets, on s’est mis au bord de la piscine avec un dico de synonymes et elle m’a dit : « Tu vas voir comment on écrit une chanson ! ». Et on a commencé à faire rimer les mots. Ca s’est enchaîné très vite ! En une demi-heure, on avait inventé son prochain tube. Le soir même, Laurent qui avait apporté un petit synthé, voit les paroles. En quelques minutes, il trouve l’accroche musicale sous nos yeux ! Pour la voix de l’intro, « Dis maman, pourquoi je suis pas un garçon ? », c’est un petit clin d’œil à un private joke entre Mylène et moi. Et fait, quand on descendait au bourg pour faire quelques courses, et notamment le Coca, notre drogue à toutes les deux, je défiais Mylène la timide de s’adresser à la vendeuse de l’épicerie avec cette voix de gamine. Et elle le faisait ! Imaginez-la parlant à l’épicière avec la voix de l’intro de « Sans contrefaçon » : « Bonjour madame la marchande de légumes de poireaux » ! C’était tordant. En feuilletant les magazines, notamment « Elle », on a repéré un costume à carreaux et un costume à rayures. Mylène a aussitôt dit à Bertrand, son manager, que c’était ce qu’elle voulait pour les visuels de « Sans contrefaçon ».

iao4photoinedite-206x300 dans Mylène en CONFIDENCESMylène est remontée sur Paris avec moi, dans la voiture de location. E.T. a fait tout le voyage sur mon épaule. Tous les gens qu’on croise nous regardent, Mylène ne comprend pas trop pourquoi. Comme si c’était commun de se balader avec un singe dans une voiture ! A un moment, je dis à Mylène : « C’est bizarre, je sens comme un truc mouillé dans le dos ». Je m’arrête dans une station service pour prendre de l’essence. Je vois alors que le dossier de mon siège est recouvert d’un truc vert et collant. J’en ai aussi plein dans le dos. Cette « saleté » d’E.T. s’est vidée sur moi ! Mylène est morte de rires.

De retour sur Paris, Mylène enregistre « Sans contrefaçon ». Puis on fait les photos pour la pochette du 45 tours. Mylène souhaite poser sur des voies de chemin de fer désaffectées, avec mon chat, Malcolm, un chartreux adorable. Elle se voit bien en noir et blanc ou en sépia, lookée façon gamin de Paris à la Poulbot. Finalement, on fait des photos en studio avec son costume à rayures et celui à carreaux. C’est le premier qui aura les honneurs de la pochette.

 

Issu du magazine : Mylène Farmer Magazine – 2003

 

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Participation au QI de Mylène Farmer

Posté par francesca7 le 28 juillet 2012

 

 

CONFIDENCES DE Chris Cox (Remixeur)
Q.I

 

Participation au QI de Mylène Farmer dans Mylène en CONFIDENCES 2962277057_1_3_tXtyvNBC-229x300Chris Cox est américain. Il est l’un des DJ les plus célèbres au monde depuis près de dix ans. Sous le nom de Thunderpuss, puis sous son propre nom, il a signé les remixes des plus grandes stars du monde. On lui doit les version dance très réussies de « Q.I » (ndlr : « Peut-être toi » n’était pas encore sorti en single au moment de cette interview). Rencontre avec la star des platines.

Quand et part qui avez-vous été contacté pour faire les remixes de « Q.I » ?
J’ai été contacté par Damien Fischetti de Polydor. J’avais déjà travaillé avec lui pour la compilation « Remixes », en 2003.

Un disque sur lequel vous aviez remixé « Désenchantée ». Vous l’aviez d’ailleurs signé sous le nom de Thunderpuss, le célèbre duo de remixeurs que vous formiez avec Barry Harris. Vous veniez pourtant de vous séparer, non ?
Oui. Mais lorsque le projet a été dealé, c’était pour Thunderpuss. Donc, même si j’ai fait ce remix tout seul, c’est le nom du duo qui a été crédité. C’est d’ailleurs un des derniers remixes signés Thunderpuss.

Vous connaissiez le travail de Mylène avant de travailler sur ces remixes ?
Vous n’allez pas me croire, mais je connais ses chansons, et j’en suis même fan, depuis 1992. JE l’ai découverte grâce à un copain à moi qui allait souvent en France.

Un américain ?
Oui. Il aimait beaucoup Mylène et l’écoutait souvent, ce qui m’a permis de la connaître.

Quelle est la première chanson d’elle que vous ayez entendue ?
« Désenchantée ». J’ai adoré. J’ai fini par me procurer l’album dont ce morceau était extrait. J’ai aimé immédiatement, même si je ne comprends pas le français ; j’adore sa voix, les mélodies, le son de l’album. Je me suis surpris à passer le disque encore et encore, et à être à fond dedans. Depuis, j’achète chacun de ses disques. Et j’aime beaucoup cette artiste.

Issu du magazine IAO de 2005

 

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Photo dédicacée de Laurent Boutonnat

Posté par francesca7 le 27 juillet 2012

 

Comment recevoir une photo dédicacée de Laurent Boutonnat ?

 

Il faut envoyer une lettre (et joindre à l’intérieur une enveloppe déjà timbrée avec vos coordonnées) à cette adresse :

Requiem Publishing
M. Laurent Boutonnat
15 rue de Douai
75009 Paris

Photo dédicacée de Laurent Boutonnat dans Mylène et mes BLABLAS 1392163129_small-228x300

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Photo dédicacée de Mylène

Posté par francesca7 le 27 juillet 2012

Comment recevoir une photo dédicacée de Mylène ?

 

Il faut envoyer une lettre (et joindre à l’intérieur une enveloppe déjà timbrée avec vos coordonnées) à cette adresse :

Mylène Farmer
C/o Polydor
20 (ou 22), rue des Fossés Saint-Jacques
75005 Paris

Le temps d’attente avant de la recevoir peut aller de six mois à… des années ! Il faut être patient… Très patient…

Photo dédicacée de Mylène dans Mylène et mes BLABLAS b2t09j02

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Choquée par « Je te rends ton amour »

Posté par francesca7 le 27 juillet 2012


Choquée par A l’époque de la diffusion du clip Je te rends ton amour, qui avait été censuré par M6, l’hebdomadaire ’Voici’ avait publié un article à propos de la commission de mères de famille ayant jugé le clip trop choquant pour être diffusé aux heures de grande écoute, racontant notamment qu’elles étaient sorties de la salle, tant elles avaient été choquées. Cet article les aurait fait mourir de rire, et elles l’auraient affiché dans leur bureau.

Ce sont en fait des femmes qui sont embauchées par la chaine pour éviter de recevoir des avertissements et des amendes de la part du CSA. Elles regardent tous les programmes qui ont été achetés. Elles n’ont pas été choquées du tout par le clip, mais ont simplement jugé que le rapport à la religion pouvait choquer certaines personnes.

Mylène a financé un film de Jean-Louis Murat en 1993 !

Extrait d’une interview de Murat dans Platine :
« Par exemple, quand j’ai fait le film « Murat en plein air » (1993), en 16 mm, en conditions cinéma, moi je n’avais pas de pognon, et cela a été entièrement financé par Mylène Farmer. Je sais qu’elle n’aime pas beaucoup que je le dise, elle m’a même demandé de ne pas mettre son nom au générique, mais elle l’a fait pour m’aider, juste pour la beauté du geste. »

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Interview d’Erwan – Bio Mylène Farmer

Posté par francesca7 le 27 juillet 2012

 

Extrait de 2009

 

Vous n’en êtes pas à votre premier ouvrage sur Mylène Farmer. Qu’est-ce que « Des Mots sur nos désirs » apporte de nouveau ?

Interview d'Erwan - Bio Mylène Farmer dans Mylène et mes BLABLAS 1012327-gfComme son nom l’indique, ce nouvel ouvrage, le troisième, s’attarde plus en détails sur l’œuvre « osée » de Mylène. J’en avais un peu marre d’entendre de tous les côtés qu’elle n’était qu’une superbe reine du marketing et que ses fans achetaient tout et n’importe quoi les yeux fermés. Il ne faut pas oublier que Mylène a bâti sa carrière petit à petit. A coups de jolies provocations. Rien ne s’est fait en un album. C’est quand même la première artiste dans le milieu de la pop française à avoir soulevé des thèmes encore très tabous au milieu des années 80, voire durant la décennie suivante, comme l’homosexualité, la bisexualité, des pratiques du Kamasutra etc. Elle l’a fait avec courage et honnêteté.

 

Comment vous est venue l’envie de porter un regard sur cet aspect de sa carrière ? Est-ce que cette envie d’abolir tous les tabous est quelque chose qui vous plaît particulièrement chez elle ?

Ça m’est venu tout naturellement. Je pense que c’est un aspect très important de sa carrière et un peu trop souvent occulté derrière le mythe de la star mystérieuse et inaccessible. Et puis, c’est vrai que c’est ce côté gamine impolie qui m’a le plus séduit chez Mylène. Chacune de ses chansons devenait pour moi un hymne. Que ce soit Sans contrefaçon ou Pourvu qu’elles soient douces. Comme un hommage à mon adolescence et à mes premiers émois ! Pour ma part, c’est la première à avoir chanté avec autant de brio tous mes propres désirs. Et je ne pense pas être le seul.

Pour mener à bien votre analyse, vous avez fait appel à de nombreux témoignages: collaborateurs, admirateurs, et même à ceux de sexologues. Qu’est-ce que tous ces avis ont pu apporter à ce livre ?

Je voulais que chacun y mette son grain de sel, faire de ce livre une œuvre communautaire. En tant qu’auteur, je n’ai pas la science infuse. Seule Mylène sait le sens de ses mots, après libre à nous, à vous, de faire une analyse de textes. Comme ses paroles ont souvent des doubles sens, chacun peut se les approprier et les interpréter à sa convenance. C’est un peu comme des récits littéraires qu’on vous fait étudier au lycée. Après j’ai fait de jolies rencontres sur ce nouveau livre, comme celle avec Sophie Tellier ou ma correspondance avec Nathalie Cardone. Deux femmes fascinantes.

chloé-300x225 dans Mylène et mes BLABLASLa couverture est une peinture de Frantz Saunier, c’est quelqu’un que vous connaissez bien je crois. Vous pouvez nous parler un peu plus de lui et de son travail ?

Frantz Saunier est un immense artiste. Avec ses faiblesses et ses forces. Son sens de la couleur est inné. J’adore son travail et le pouvoir qu’il a sur le regard de ses modèles. Les yeux de ses personnages qu’il peint me parlent énormément. C’est le miroir de son âme. Une âme belle et profonde. Il a fait sa première expo Wanted Diva qui fut un grand succès. Il réfléchit à sa prochaine. C’est un vrai magicien.

Savez vous que les éditions « Archipels » sortent simultanément deux livres sur Mylène Farmer en août ? Comment expliquez vous tous ces livres qui sortent sur Mylène chaque année ? Il y a t il une concurrence chez les biographes farmeriens ?

Je pense que c’est l’actualité qui veut ça. Tout simplement. Et comme Mylène est un personnage qui fascine… Quant à la concurrence, non ! Elle n’existe pas. Il faut juste savoir faire la différence entre ceux qui écrivent par passion et ceux qui écrivent par intérêt.
Jamais je ne pourrai rédiger un livre sur une star qui ne m’interpelle pas. J’ai refusé de nombreux sujets parce que je ne voyais pas l’intérêt de m’y plonger. Les lecteurs ne s’y trompent pas.

 

Quels sont les premiers échos depuis la sortie de votre livre ?

J’avais très peur. C’était un livre osé. Mais je suis très content des premiers retours. Que ce soit chez les fans et les non fans. Beaucoup de cette deuxième catégorie ont lu le livre. La vie de Mylène ne les intéressait pas vraiment, mais son œuvre, oui !

 

Pensez-vous avoir encore des choses à écrire sur Farmer ? Quels sont vos projets ?

51tRlhGeW3L._SL500_AA300_Pour l’instant, non. Je vais un peu la laisser en paix ! Même si Mylène reste une source d’inspiration inépuisable. Quant à mes projets… ouille… je finis actuellement un livre sur Vanessa Paradis… et j’embraye sur une biographie sur Arielle Dombasle. Parallèlement à ça, j’ai mon prochain roman « Sexe, gloire et bistouri » qui doit sortir à la rentrée. Et je compte aussi monter une pièce de théâtre, « Le rôle de ma vie »… adaptée de mon roman du même nom. Je me lance aussi dans les relations presse en tant qu’attaché de presse dès la rentrée.

Bref, une tonne de projets mais comme le chante Sheila « 24 heures par jour ce n’est pas suffisant ! »

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Mylène Farmer en Souvenir

Posté par francesca7 le 25 juillet 2012

 

CONFIDENCES DE John Frost (Photographe)

Mylène Farmer en Souvenir dans Mylène en CONFIDENCES GiorginoPremiereJe garde de Mylène un super souvenir. Tout ce que je regrette, c’est de ne jamais avoir pu refaire des photos avec elle. Ça m’a fait beaucoup de mal. Je l’ai revue récemment à la télé, aux NRJ Music Awards. Mais ce qu’elle fait, ce n’est pas mon truc! Ça ne me déplait pas, mais j’ai du mal avec la chanson française, de toute manière! Ça n’empêche pas qu’à l’époque, j’adorais Mylène, en tant que personne. Je crois qu’il me reste quelque part une pochette de Maman a tort. Je suis très content pour elle qu’elle en soit arrivée là. Elle portait de toute façon en elle le potentiel pour devenir une star. Le fait que je lui ai demandé de revenir faire des photos signifiait vraiment qu’il y avait un truc. Les premières photos, c’est elle qui les a payées. Mais après, c’était moi. Il fallait vraiment que je sois motivé, pour que je dépense de l’argent pour la pellicule, le développement, le tirage! Elle a beaucoup changé depuis, il y a vraiment un décalage. J’ai beaucoup de photos où elle sourit, spontanément. Maintenant, elle ne sourit plus. Quel dommage! 

Dahan et Lepage
J’ai revu Jérôme Dahan, il y a quatre ans, dans un café, rue Lepic. Lui aussi a été « évincé » du tandem Farmer-Boutonnat. Cela n’enlève rien à ce que je pense du talent de Laurent. J’ai aussi photographié Sophie Tellier, au moment où elle faisait les chorégraphies pour Mylène… En tout cas, quand Maman a tort est sorti, et que ça a bien marché, Mylène a donné quelques interviews et elle a toujours parlé de moi. C’est un truc que j’ai énormément apprécié, car elle n’y était pas obligée. J’ai aussi côtoyé Bertrand Lepage. C’était quelqu’un de très spécial. Il a quitté un temps la musique après sa collaboration avec Mylène, et il est devenu agent de comédiens. Il m’a appelé un jour en me disant que mes photos étaient merveilleuses, qu’il n’avait 7806779 dans Mylène en CONFIDENCESjamais vu ça, etc.! (rires). J’ai donc fait une séance avec une fille qu’il m’avait envoyée et avec laquelle j’ai testé une nouvelle pellicule. C’était horrible, mais la fille trouvait ça joli, alors je lui ai donné les photos. Deux jours plus tard, j’ai reçu un appel de Lepage, qui m’a hurlé dessus! 

Laurent…
J’ai croisé Laurent à l’époque de Maman a tort. Mais je ne vous en dirai pas plus, pas devant un magnétophone! Je n’en garde pas un bon souvenir, pour des raisons ridicules que je n’ai pas à évoquer ici. Je sais qu’il habite maintenant la plupart du temps aux États-unis, mais pas du tout au même endroit que Mylène. Selon un ami commun, le but de Laurent était depuis toujours de faire des films. Toute l’histoire de Mylène, c’était secondaire à son film. Le premier souvenir que j’ai de Laurent est celui d’un grand garçon, qui avait l’air d’avoir quatorze ans, avec une pipe! Ils sont venus tous les deux, avec Jérôme, et m’ont parlé deMaman a tort. A partir de ce moment-là, je n’ai plus jamais revu Mylène. Plus jamais. J’avais son téléphone chez ses parents, mais c’était impossible de la joindre. Je ne sais pas pour quelle raison. A partir de Maman a tort, Laurent a tout contrôlé. 

 

Texte issu de l’Instant-Mag – 2002

 

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Mylène Farmer ou la rencontre d’une star

Posté par francesca7 le 25 juillet 2012


CONFIDENCES DE Chris Cox (Remixeur)
dans Q.I

 

Mylène Farmer ou la rencontre d'une star dans Mylène en CONFIDENCES 3dffca59-300x297A l’époque où vous avez découvert Mylène et appris à l’apprécier, avez-vous tenté de l’approcher ou d’entrer en contact avec son entourage pour travailler avec elle ?
Non .Sans prétention aucune, j’ai la chance que le travail vienne à moi depuis pas mal d’années, je n’ai sollicité personne depuis facilement dix ans. Pour le cas de Mylène, j’ai été approché par son label parce qu’ils aimaient mon travail. Un jour, j’ai reçu un mail de Universal France le disant qu’ils cherchaient des remixeurs internationaux pour le projet « Remixes » et voilà… Je me rappelle qu’ils commençaient à me faire le laïus sur sa carrière, son parcours. Et je leur au dit : « Pas la peine, je connais très bien le travail de Mylène Farmer » (rires). Je crois qu’ils étaient impressionnés, ou en tout cas surpris que je la connaisse.

C’est vous qui avez choisi de remixer « Désenchantée » pour ce projet ?
Oui ! Je leur ai demandé s’ils ovulaient que je travaille sur un morceau en particulier ou si je pouvais choisir. Ils m’ont répondu que si je souhaitais une chanson bien précise, je pouvais leur dire. A l’évidence, « Désenchantée » était en tête de ma liste (rires). Par chance, la chanson était sur leur track-listing et, comme j’ai été l’un des premiers DJ à être sollicités pour ce projet, elle était encore disponible.

C’est votre chanson préférée de Mylène ?
Oui. D’abord parce que c’est la première chanson de Mylène que j’ai entendue de ma vie. Et puis je trouve la mélodie magnifique. Elle me rappelle plein de bons souvenirs, donc j’étais très heureux de pouvoir travailler dessus.

C’est le plus gros tube de Mylène. Était-ce une pression supplémentaire pour vous ?
Un peu parce que je savais que ce serait un des remixes les plus attendus par le public. A titre personnel, je sais que quand j’adore une chanson, je suis beaucoup plus critique quand on la remixe, y compris quand c’est moi qui le fais. Je n’avais clairement pas envie de décevoir. J’ai récemment travaillé sur un remix de « Le freak » du groupe Chic, qui est une de mes chansons préférées de tous les temps, et ça a été très difficile nerveusement pour moi parce qu’il fallait trouver un son qui convienne au marché d’aujourd’hui, mais sans ruiner l’essence même de ce qui est devenu un vrai classique des dancefloors. Je ne peux pas ignorer ce genre de considérations quand je travaille sur une chanson qui s’est avérée être un énorme tube populaire.

Avez-vous eu des réactions de Mylène, de son entourage ou de ses fans après ce remix ?
Apparemment Mylène a aimé puisque j’ai été rappelé pour « Q.I ».

52955455 dans Mylène en CONFIDENCESVous arrive-t-il de jouer vos remixes de Mylène lors de vos sets aux États-Unis ?
Malheureusement non car le public américain est totalement hermétique à tout ce qui n’est pas chanté en anglais. On peut éventuellement utiliser un petit sample en langue étrangère, mais pas une chanson en entier. Une chose que j’adore chez vous en Europe, c’est que vous n’avez aucun problème à écouter de la musique des autres pays. Dans une même soirée ici, je peux passer des chansons en allemand, en espagnol, en français, en anglais ou en italien, ça ne pose aucun problème.

Et d’ailleurs dans le monde, vous arrive-t-il de passer du Mylène ?
Oui, bien sûr. Surtout en Europe où « Désenchantée » a été un vrai tube. Je n’avais pas vraiment compris l’impact de cette chanson avant de la jouer à Paris : la foule était hystérique sur ce titre. Je l’ai jouée à Mexico City aussi, devant deux mille personnes, et à ma grande surprise, l’ambiance est devenue simplement folle, les gens ont adoré !

Savez-vous que nombreux sont les journalistes à surnommer Mylène la « Madonna française » ? Vous qui avez travaillé avec Madonna, qu’en pensez-vous ?
C’est marrant parce que je reviens de Grèce où j’ai fait un show avec Anna Vissi, une immense pop star là-bas, et elle est surnommée la « Madonna grecque » (rires) ! Je pense que dès qu’une chanteuse devient une méga star, voire une légende dans son pays, elle devient la Madonna de ce pays. Ca prouve l’immense impact planétaire de Madonna. Au-delà de cela, il est clair que quand Mylène porte des culottes, des soutiens-gorge ou des bustiers sur les pochettes de ses disques, ça amplifie la comparaison.

Comment avez-vous appréhendé le travail sur « Q.I » ? Est-ce Mylène ou sa maison de disques qui vous ont donné des directives ?
Non. Ils m’ont envoyé une copie de la chanson, et une copie avec juste la voix de Mylène. Et c’est tout. Je pense qu’ils aiment bien mon travail et qu’ils m’ont accordé une totale confiance.

Le fait de garder intacte la structure de la chanson (couplets et refrains), n’était-ce pas leur volonté ?
Non, c’était la mienne. Quand je suis engagé pour remixer un single, je pense bien sûr aux clubs, mais aussi à l’artiste et à son public. Je suis un fan des vocalistes et des chansons donc j’essaie de les respecter.

Vous pensez que ce n’est pas le cas de tous vos collègues ?
Beaucoup de DJ ou de remixeurs se contentent de sampler une phrase ou même un mot répété à l’infini sur une musique totalement différente de l’originale. Je n’appelle pas ça un remix, c’est carrément une autre chanson ! J’ai envie de leur dire : « Hey les mecs, faites vos propres disques, mais n’appelez pas ça le remix de tel chanteur ou telle chanteuse ! ». Je ne vois pas en quoi ils servent les artistes.

Qu’avez-vous pensé de « Q.I » quand vous l’avez entendue pour la première fois ?
J’ai beaucoup aimé. J’avais juste un souci par rapport au rythme qui est assez lent. J’avais très envie de lui donner de l’énergie pour les clubs, mais je n’étais pas sûr de pouvoir y parvenir.

115172441Et pourtant quelle réussite ! Saviez-vous que les radios françaises ont plus diffusé votre version que l’originale ?
Non je ne savais pas ! En fait, dans la mesure où je suis en Californie, je n’ai pas trop d’échos sur la suite du projet. Le label m’a juste envoyé quelques exemplaires du maxi vinyle, mais c’est tout. Je n’ai pas vraiment de retours sur ce qui se passe en France.

Vous remixes ont-ils été acceptés d’emblée par Mylène et son entourage, ou avez-vous dû les remanier plusieurs fois ?
Ils les ont aimés à la première écoute, ce qui m’a grandement soulagé. Ils étaient très contents. J’ai seulement fait deux ou trois petits changements pour la version radio pour laquelle ils avaient quelques souvis avec certains niveaux de son qu’ils voulaient plus forts par ci ou moins forts par là. Quant à la version club, elle a été acceptée immédiatement.

Issu du magazine IAO – 2005

 

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Les travers de Mylène Farmer

Posté par francesca7 le 24 juillet 2012


CONFIDENCES DE John Frost (Photographe)

 Cigarettes

Les travers de Mylène Farmer dans Mylène en CONFIDENCES 186473763-300x251Venant d’Angleterre, j’ai tout d’abord travaillé en tant que photographe de plateau et je me suis vite installé dans un studio près de Clichy, à Paris, où j’ai commencé à faire des portraits de gens, au cours Florent. Isabelle Nanty (ndlr : l’inoubliable « nurse » de Tatie Danielle!) y était à l’époque, avec Marie-Sophie L., la future femme de Lelouch, et, entres autres, Mylène Gautier! On a fait des reportages et des photos ensemble, pour faire son book. De là est née la première pochette de Mylène pour Maman a tort. Je crois qu’il s’est passé un truc entre nous et elle s’est livrée à des photos assez fascinantes. Ça ne s’est d’ailleurs pas passé sans heurts! Mylène est quelqu’un d’extrêmement nerveux. Petite anecdote, je n’ai jamais vu quelqu’un pouvoir déchirer un paquet de cigarettes en si peu de temps! Extraordinaire! Après les prises de vue, on allait prendre un café et elle réduisait son paquet de cigarettes en poudre! Mylène était aussi d’une extrême timidité. On a parlé de ça il n’y a pas longtemps avec Isabelle Nanty, avec qui je suis resté en contact… Mais Mylène a « rompu » avec tous ces gens-là, dès le début de sa carrière de chanteuse, il me semble. 

Maman a tort

DSCF0014-300x225 dans Mylène en CONFIDENCESJ’avais donc fait ces photos avec Mylène, et puis Jérôme Dahan et Laurent Boutonnat sont venus me voir. Ils voulaient utiliser les photos de ce reportage pour aire la pochette du premier 45 tours. Pourquoi Laurent n’a pas fait ces photos lui-même, ça reste un grand mystère… Mais je ne connais pas bien le lien entre Laurent et Mylène. Elle ne m’avait en tout cas pas dit, en faisant les photos, qu’elle pensait à une carrière de chanteuse. Elle voulait être comédienne, même si elle ne se sentait pas à l’aise au cours Florent. Comme beaucoup, d’ailleurs. Les cours Florent, c’est très spécial, il y a beaucoup d’enfants de riches qui y vont pour passer le temps. Mais il y a aussi, dans le tas, beaucoup de gens connus qui en sont sortis… C’est sûr que Mylène n’était pas très heureuse au cours Florent. Mylène était pudique et en même temps, elle avait envie de se montrer. Et je crois que ça se sent dans les photos que j’ai faites. Ça m’a plu de faire des photos avec elle. Il me semble qu’on a fait trois séances, qui se passaient dans mon studio. Mylène amenait un certain nombre de vêtements, et moi je décidais ce qu’on faisait. Ça durait trois-quarts d’heures à chaque fois. Je me rappelle qu’à un moment, elle est partie du studio en pleurant, mais je ne me souviens plus exactement pour quelle raison! Je l’ai rattrapée, et après ça s’est très bien passé! 

Texte issu de l’Instant-Mag – 2002

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Symbolique de A qui je sers de Mylène

Posté par francesca7 le 24 juillet 2012

 

Symboles suicidaires du premier achèvement d’une oeuvre et d’une première vie d’artiste.

    Tournés dans un noir et blanc granuleux au lac de Grandlieu, à Passay (Loire-Atlantique) en août 1989, la chanson et le clip se trouvent justifiés par les conditions dans lesquelles leurs auteurs les ont écrits. Pour promouvoir la grande tournée que Mylène Farmer s’apprête à faire, elle écrit avec Laurent Boutonnat une chanson évoquant la fin d’un cycle : le leur. Si la Symbolique de A qui je sers de Mylène dans Mylène et SYMBOLISME 2005-Robin-004b-225x300critique a souvent qualifié le duo de nihiliste, c’est bien à cause de ce petit court-métrage, qui semble rejeter toute forme de croyance et de respect religieux. C’est bien d’autodestruction qu’il s’agit ici, en « suicidant » les héros de Laurent Boutonnat, Mylène Farmer achève leur première oeuvre, la plus noire. En brûlant quelques mois plus tard le décor de leur tournée dans un champ irréel, Laurent Boutonnat terminera cette destruction. même Mylène regardera le décor flamber, signature macabre de leur autodestruction.

 En pleine tournée, est intégrée au milieu exact du spectacle une chanson inédite simultanément à sa sortie dans le commerce en 45 tours. A quoi je sers est une chanson au rythme dansant mais aux paroles désespérées. Elle fut écrite un soir de blues, ce qu’on pense assez rare chez Mylène Farmer. Dans ce contexte de sortie, entre les salles de concert remplies et les loges vides, ce n’est bien évidemment pas par hasard que le texte de la chanson parle ouvertement de suicide  :

«Chaque heure demande pour qui, pour quoi se redresser / Pourquoi ces larmes ? A quoi bon vivre / Je divague, j’ai peur du vide, je tourne des pages, mais des pages vides / J’avoue ne plus savoir à quoi je sers, sans doute à rien du tout / à présent je peux me taire si tout devient dégoût. »

    Sans album à promouvoir, et ainsi débarrassé d’obligations promotionnelles, Laurent Boutonnat se sent donc une liberté totale pour la mise en images du clip. Il fera le choix d’aller vers une sorte d’abstraction en noir et blanc, remplie de langueurs et de symboles. Évoquant sous un angle biblique et symbolique le suicide (artistique) de la chanteuse, le clip représente sa longue et calme traversée d’un fleuve avec pour seul accessoire une valise dont le contenu nous restera inconnu.

    937_001-209x300 dans Mylène et SYMBOLISMELe brouillard envahi tout. Une pirogue avance, guidée par un vieux passeur, vêtu de noir et défiguré par le temps. Mylène Farmer monte dans cette barque-cercueil qui la fera traverser ce qu’on imagine être le Styx, le plus grand fleuve des enfers, en direction d’un autre affluant, qui sépare les vivants des morts. Selon cette lecture du clip, le passeur est Caron, chargé de faire passer les défunts dans l’autre monde. Leur embarcation traverse les roseaux que le vent fait plier, symbolisant selon la science des rêves le tourment et les problèmes existentiels. L’interprète, elle, ne pose son regard sur rien. Le passeur aux yeux cernés conduit la chanteuse dans les marais monochromes non loin de la rive gauche du Léthé, qui mène celui qui y arrive à l’oubli de sa vie. Mylène Farmer se retourne enfin, peut-être sur son passé, acceptant la propre mort de son personnage et reconnaissant les héros des clips de Laurent Boutonnat, ayant eux, déjà trépassé antérieurement. Ceux avec qui elle a débuté sa carrière sont présents.

En rendant sa cohérence à l’ensemble des clips qu’il a produit, Laurent Boutonnat en fait une œuvre homogène et ne filme là rien d’autre que la fin de cette époque. Son public sait dorénavant que ni Libertine ni sa rivale ne renaîtront une nouvelle fois de leurs cendres, et constate que Mylène Farmer et son mentor posent le voile de l’oubli sur un style qui leur fut si personnel. Poussant l’idée un cran plus loin pour bien que son public les comprenne, la face B du 45 Tours est une chanson titrée La Veuve noire qui reprend en boucle la mélodie d’introduction de A quoi je sers. La Veuve noire semble évoquer la mort artistique de la chanteuse le soir de la date de son premier concert :  

« Toi veuve noire tu périras ce soir de mai »  

  Mais peut-être que le tableau n’est pas si noir, peut-être qu’une renaissance est possible… En tout cas, à l’époque, nombreux sont les fans qui se sont demandés si la carrière de Mylène Farmer ne se terminait pas ici.

 Signé J.S.M http://fr.wikipedia.org/wiki/Jodel_Saint-Marc

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Mylène, Kazuchika Kise et Shuichi Hirata

Posté par francesca7 le 23 juillet 2012



réalisateurs et producteur du
clip de Mylène, « Peut-être toi »,

Mylène, Kazuchika Kise et Shuichi Hirata dans Mylène et L'ENTOURAGE Clipo_37_PeutetretoiDates de production : avril 2006 (2 mois) Lieu de production : les studios IG au Japon . Le Clip est une petite révolution à lui tout seul. C’est la première fois que la chanteuse s’essaye au genre manga, en faisant appel à trois maîtres du genre. Entretien exclusif avec le porte-parole des studios IG.

Confidences et interviews des Studios IG (Réalisateurs) : Le clip Peut-être toi

Quand le studio « Production IG » a-t-il été créé ?
En 1987, par Mitsuhisa Ishikawa (le I de IG) et Takayuki Goto (le G de IG), qui étaient alors respectivement chef de produit et réalisateur d’animations. A l’époque, le studio s’appelait IG Tatsunoko, il a changé de nom en 1990 pour devenir « Production IG ». Parmi nos titres, nous comptons « Patlabor the movie » (1989), « Please save my earth » (1990), « Ghost in the shell » (1995), « Blood the last vampire » (2000), « Jin-Roh » (1999), les animations dans « Kill Bill : Vol. 1 » de Quentin Tarantino (2003), « Innocence » (2004). Plus récemment, nous avons réalisé la série télé « Le chevalier d’Eon » (2006), « xxxHolic » (2006), et le dernier film de Mamoru Oshii, « The amazing lives of the fast food gifters » (2006).

Pouvez-vous nous présenter rapidement les réalisateurs du clip « Peut-être toi », Naoko Kusumi, Kazuchika Kise et Shuichi Hirata ?

3-172x300 dans Mylène et L'ENTOURAGENaoko Kusumi est metteur en scène. Elle a longtemps travaillé pour le prestigieux studio Madhouse, comme assistante à la mise en scène sur des films aussi célèbres que « Kamui no Ken de Rintaro (Dagger of Kamui) » en 1985, ou encore « Yoju Toshi » de Yoshiaki Kawajiri (« Demon Beast City », « La cité interdite » en français, en 1987). Elle a retrouvé Rintaro en 2001 pour « Metropolis » et en 2004, elle a dirigé les séquences en trois dimensions dans « Innocence » de Mamoru Oshii. Kazuchika Kise est dessinateur et responsable des animations. Après avoir travaillé chez Anime R, il a rejoint IG Tatsunoko au début de notre aventure. Sa filmographie inclut la série télé « Blue seed » et les longs-métrages « Patlabor the movie » et sa suite, « Ghost in the shell », « Jin-Roh », « Blood the last vampire », « Innocence »… Shuichi Hirata est directeur artistique. Il a collaboré à un grand nombre de films de qualité, travaillant avec Mamoru Oshii sur « Patlabor the movie » et sa suite, ou encore « Ghost in the shell », pour lequel il s’est occupé du fond sonore. Il a été le directeur artistique de Rintaro pour « Metropolis », tiré du manga de Osamu Tezuka. Il a également travaillé avec Isao Takahata pour « Grave of the fireflies » (1988) et avec Rintaro pour « X » (1996). Pour Production IG, il a participé à « Innocence » et « xxxHolic » et en 2005 à « A midsummer night’s dream ».

Quand Mylène Farmer vous a-t-elle contacté pour la vidéo de « Peut-être toi » ? L’avez-vous rencontrée personnellement ?

Tout a commencé aux alentours d’avril dernier (ndlr : il s’agit donc d’avril 2006), quand les agents de Mylène ont pris contact avec Geneon Entertainment (USA) Inc. (ndlr : Geneon est une société de production est de distribution spécialisée dans l’animation japonaise). Malheureusement, il nous a été impossible de la rencontrer pour deux raisons : la distance considérable entre la France et le Japon, et le peu de temps dont nous disposions pour réaliser le clip.

Aviez-vous déjà travaillé avec d’autres artistes ?

Notre studio a fait un clip pour la chanteuse russe Linda. Nous avons également réalisé des séquences pour le spectacle de Yuzu, un célèbre duo japonais.

Mylène Farmer a-t-elle participé à la conception du story-board ? Comment avez-vous imaginé l’histoire ?

Nous savions qu’elle admirait « Ghost in the shell », et qu’elle était fascinée par l’atmosphère sombre et la qualité esthétique du film. Mylène nous a dressé quelques indications de base. Ensuite, lorsque nous lui avons présenté le story-board, nous avons discuté de certains détails que nous avons fait évoluer en conséquence, mais sans modifications radicales. On nous a en effet laissé une très grande liberté créatrice. Il était clair, du côté de Mylène, qu’elle avait dès le départ tout à fait confiance en notre équipe.

Vous a-t-elle donné des instructions particulières ? A-t-elle fait part de désirs concernant la mise en scène, par exemple ?

Nous avons reçu des instructions détaillées pour le personnage animé en ce qui concernait sa coiffure, les couleurs et l’image d’ensemble. Pour la mise en scène, on nous a expressément demandé de créer un style cinématographique, comme dans un long-métrage.

A combien se montait votre budget ?

Ah ça… C’est un petit secret !

Avez-vous traduit les paroles avant de faire le clip ?

Nous avons reçu la traduction des paroles et l’élément d’espoir qu’elles contenaient a été crucial dans la création du story-board. Mais la musique et le rythme se sont également révélés une source d’inspiration capitale pour l’équipe.

Combien de temps a-t-il fallu pour réaliser le clip ?

Environ deux mois.

Comment le sujet et le décor ont-ils été choisis ? Êtes-vous partis d’une héroïne de manga particulière pour créer le personnage de Mylène Farmer ?

L’image a été décidée par Mylène et nous avons travaillé à sa mise au point. Il n’y avait pas de modèle spécial, que ce soit de manga ou d’anime (ndlr : l’anime est le terme employé pour désigner le dessin animé, par opposition au mange, réservé à la bande dessinée).

Avez-vous utilisé des photos ou des vidéos de la chanteuse ?

Nous avons pris comme point de départ des vidéos et des photos de plateau puis nous avons soumis notre projet à l’équipe de Mylène et procédé à quelques ajustements en suivant leurs instructions. Il est toujours délicat de reproduire des personnes réelles dans une animation.

L’absence de dialogues a-t-elle été une difficulté supplémentaire ?

Non, car d’un point de vue pratique, cela veut dire pour le réalisateur qu’il n’y a pas besoin de se préoccuper du mouvement des lèvres !

Au montage, vos a-t-il fallu couper des scènes que vous auriez aimé conserver ?

Non, nous en avons seulement raccourci quelques-unes.

Comment Mylène a-t-elle réagi à la version finale du clip ?
Elle a été… enchantée !

Interview émanant de Mylène Farmer et vous – 2006

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Jérôme Dahan et Mylène F.

Posté par francesca7 le 23 juillet 2012

 

Jérôme Dahan et Mylène F. dans Mylène et L'ENTOURAGE headshot_1Jérôme Dahan, né en 1962 et mort le 11 octobre 2010, est un auteur-compositeur français.

Il est le premier à avoir composé pour la chanteuse Mylène Farmer au début de sa carrière avec Laurent Boutonnat. Il a notamment écrit et composé le titre Maman a tort avec ce dernier pour la chanteuse ainsi qu’écrit et composé intégralement la chanson On est tous des imbéciles. Cet échec commercial marquera la fin de sa collaboration avec Laurent Boutonnat et Mylène Farmer ; Jérôme Dahan voulait faire de la jeune artiste une nouvelle Françoise Hardy tandis que son complice et le reste de la production ne jurait que par Jeanne Mas.

Il meurt le 11 octobre 2010 des suites d’un cancer. Mylène Farmer lui aurait rendu visite plusieurs fois à son chevet avant sa mort.

Celui qui a écrit les mémorables paroles du premier 45 tours de Mylène Farmer, Maman a tort, c’était lui, Jérôme Dahan. Il s’est éteint le 11 octobre, des suites d’une longue maladie, annonce sur son blog perso Hugues Royer, auteur de la biographie non-officielle Mylène.

« Sans Maman a tort, Mylène Farmer aurait-elle fait la carrière qu’on lui connaît?, s’interroge Hugues Royer. Ce qui est certain, c’est que sans Jérôme Dahan, la chanson n’aurait pas existé. Cet ami de Laurent Boutonnat, qui va organiser le casting permettant de « recruter » Mylène pour interpréter ce titre, est donc bien à l’origine, en 1984, de la carrière de celle qui n’est pas encore rousse. On lui doit en partie la musique et, surtout, les paroles, de cette comptine licencieuse dont le thème a été imaginé en communion avec Laurent Boutonnat. »

Image de prévisualisation YouTube

 

Si vous ne pouvez pas voir la vidéo ci-dessus, cliquez surMylène Farmer – Clip Maman a tort 1984 -

Jérôme Dahan est l’un des artisans qui ont révélé la plus mystérieuse des stars françaises : Mylène Farmer. En 1984, avec Laurent Boutonnat, Dahan lui écrit et compose son premier tube, Maman a tort, écoulé à 100 000 exemplaires.

Charts in France vient d’annoncer le décès du musicien, survenu le 11 octobre dernier, à l’âge de 48 ans. Il a « succombé à une longue maladie qu’il combattait depuis des années et a été enterré quatre jours plus tard dans l’intimité, en présence de sa famille et de ses amis les plus proches. » L’annonce de ce décès a été officialisée par Hugues Royer, auteur d’une biographie de Mylène Farmer.

On doit également à Jérôme Dahan le second single de Farmer, On est tous des imbéciles, un échec qui marque la fin de leur collaboration, peu avant l’ascension fulgurante de la star. Pourtant, en février 2009, la chanteuse s’est rendue à plusieurs reprises au chevet de Dahan suite à son hospitalisation.

MF99_42a-215x300 dans Mylène et L'ENTOURAGEhttp://www.purepeople.com/article/mylene-farmer titrait : Mylène Farmer, que l’on dit volontiers nombriliste, égocentriste et peu encline à manifester ses sentiments, n’a pas oublié Jérôme Dahan, à qui elle doit son premier tube. Coauteur (avec Laurent Boutonnat) de Maman a tort, Jérôme Dahan, 48 ans, souffre aujourd’hui d’une grave maladie et a dû être hospitalisé, et Mylène lui rend régulièrement visite à l’hôpital.

C’est grâce à lui qu’en 1984, Mylène Farmer avait fait des débuts remarqués avec Maman a tort, une histoire pas très limpide, où l’on croise une infirmière, et où Mylène chante, avec déjà ce mélange de voix enfantine et de perversité  » J’aime ce qu’on m’interdit / Les plaisirs impolis / J’aime quand elle me sourit / J’aime l’infirmière maman ».

Le disque « fera » 100 000 exemplaires, pas un carton, mais une belle vente et surtout, servira de tremplin à la créature un peu frêle qui se drape déjà dans son mystère, puisqu’elle vit à l’époque cloîtrée, ou presque, dans une petit appartement de la rue Saint-Martin, à Paris, avec  pour toute compagnie celle de deux singes capucins…

Maman a tort était l’oeuvre de Laurent Boutonnat et de Jérôme Dahan. Ce dernier va,  malheureusement, assez rapidement, disparaître du premier cercle de la chanteuse au profit du seul Laurent Boutonnat, qui, deviendra le compagnon / Pygmalion de Mylène Farmer.

En ce jour, Mylène Farmer vient de sortir le single Oui mais… Non. Un titre dont elle a écrit le texte et dont la musique n’est, pour la première fois, pas signée par Laurent Boutonnat. La rousse s’est tournée vers RedOne, compositeur préféré de Lady Gaga

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Orteil cassé pour Mylène

Posté par francesca7 le 22 juillet 2012

 

Orteil cassé pour Mylène dans Mylène dans la PRESSE mylene-farmer-entete-300x225La vidéo a déjà fait le tour du Net français mais prête désormais moins à rire. Mardi dernier, pour la réception et le diner donnés en l’honneur du président russe Dmitri Medvedev, l’Elysée avait décidé d’inviter la chanteuse Mylène Farmer, très connue et appréciée de Moscou à Vladivostok. Arrivée au Palais présidentiel dans une somptueuse robe de soirée noire, la belle Mylène attirait les flashes des nombreux photographes présents. Aussi décida-t-elle de sourire à son passage sur les marches, ce qui, perchée sur des talons, comporte un certain risque. Et la chanteuse de trébucher, une fois, deux fois, trois fois…

L’internaute attentif aura entendu le cri de douleur sur l’appui après le premier choc. Mylène Farmer ne s’est pas pris les pieds dans le tapis rouge mais a heurté violemment une marche du pied droit. La star a patienté jusqu’à la fin de la réception pour recevoir les premiers soins – avec un vrai courage et en serrant les dents. Le verdict médical est sans appel : elle souffre d’une fracture de l’orteil droit.

Si la chute de Mylène Farmer a fait les choux gras de la presse française, nos confrères britanniques se sont eux intéressés à la tenue de Carla Bruni-Sarkozy. Et le «Sun» de remarquer que la première Dame de France ne portait pas de soutien-gorge dans sa magnifique robe moulante du créateur Roland Moulet. http://www.thesun.co.uk/sol/homepage/news/2877344/Bra-less-Carla-Bruni-goes-to-a-posh-State-dinner-with-husband-Nicolas-Sarkozy.html  

Ce qui a choqué l’Albion, si l’on en croit le «Daily Mail», peu habitué à une telle légèreté dans le choix des tenues vestimentaires de la famille royale. Le président russe Dmitri Medvedev et son épouse Svetlana ne se sont pas plaints de l’audace

Article paru dans http://www.parismatch.com/

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Mylène sur scène

Posté par francesca7 le 22 juillet 2012

« Remonter sur scène au moins une dernière fois »

Mylène sur scène dans Mylène dans la PRESSE B14041-226x300Ta dernière tournée a été un triomphe, envisages-tu de remonter sur scène ?
Oui… au moins une dernière fois !

Pourrais-tu renoncer un jour à la chanson ? A la scène ?
Comment renoncer à ce et ceux qu’on aime ? Mais je vais devoir ­apprendre…

Lors de tes concerts, tu attaches une importance particulière aux ­créateurs de mode : recherches-tu de nouveaux talents, de nouvelles marques, de nouvelles inspirations ?
Quand il s’agit de préparer un spectacle, oui. Ce choix est toujours délicat. Il ne suffit pas de faire de la “couture”, ce n’est pas un défilé de mode. Le créateur doit être aussi ­capable de transposer les costumes pour une scène, qui devront s’intégrer aussi à un décor, à des ­lumières, à un univers afin de rendre le tout homogène. Il faut rencontrer alors des stylistes inspirés et qui ­acceptent de se fondre dans l’univers de l’artiste, afin que celui-ci ne disparaisse pas derrière le costume, justement, mais se sente comme dans un écrin… Je ne suis pas ­certaine que tous les créateurs de mode en soient capables, il faut beaucoup d’humilité…

« Bleu noir » (Polydor/Universal).

Retrouvez l’intégralité de notre reportage et toutes les photos de Mylène Farmer dans Paris Match n°3211 en vente en kiosque. Un numéro à ne pas manquer.

Point final

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Mylène et la beauté

Posté par francesca7 le 22 juillet 2012


 

Mylène et la beauté dans Mylène dans la PRESSE 2258007457_1Deux photos. Sur la première, un visage rond sans poche. Sur la deuxième (photo plus ancienne), les stigmates de la vieillesse que peut-être elle a voulu corriger. Hélas cette copine d’Amélie Nothomb (Amélie a préfacé La part d’ombre, livre sur la chanteuse) montre aujourd’hui un drôle de visage, peu naturel. Certaines photos, de trois quart surtout, trahissent comme des chirurgies esthétiques, lui faisant un visage de poupée de cire. Point de suture. Peut-être finira-t-elle au musée Grévin vivante. She’s alive.

mylene_farmer_reference dans Mylène dans la PRESSE

Tout est dans le regard après tout. Si l’intrigante est en concert, vous pourrez la retrouver dans Ma vie ratée d’Amélie Nothomb en août (le journal intime de Frédéric Huet) paru aux éditions Anabet.

 

Article paru http://www.lepost.fr/ en juil.2009 

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Mylène Farmer – Symbolisme

Posté par francesca7 le 21 juillet 2012

exemple du  Clip C’est dans l’air réalisé par Alain Escalle  

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http://www.youtube.com/watch?v=d7uQbOssaRk

     Civilisation mexicaine, mystique et mystérieuse disparue inexplicablement au quinzième siècle, les Mayas du Nouvel Empire sont principalement connus pour leur architecture aussi méticuleuse que somptueuse quant à leurs temples et leurs pyramides, ainsi que pour leurs sciences troublantes de l’astronomie et leur système mathématique vigésimal (base de vingt dans la numérotation). Point culminant de leur savoir : leur calendrier (le Tzolkin, almanach sacré, basé sur un cycle de treize fois vingt jours, soit deux cent soixante jours).

     Convaincus de l’influence du cosmos comme activateur de l’esprit humain, les Mayas créèrent des cycles récurrents, dont le nôtre qui aurait commencé en 3114 avant Jésus-Christ (création du monde ou naissance de certaines divinités) pour se terminer en 2012. Cette année 2012 marquerait la fin du cinquième soleil, d’un cycle de cinq mille cent vingt-cinq ans et d’un cycle de treize ans, donnant ainsi lieu à un moment de transition décisif et de transformation importante. Non synonyme de chaos à proprement parler dixit les plus grands spécialistes de l’astrologie Maya, cette fin de cycle correspondrait à une entrée de l’Homme dans une nouvelle ère, une nouvelle dimension demandant une transformation personnelle de chacun d’entre nous. Le cycle de 2012, à priori, ne serait pas le dernier puisque sonnant le glas du cinquième mais impliquant un nouveau à venir en 2013, d’une durée de cinq mille cent vingt-cinq ans, après l’inversion des pôles magnétiques de la planète ; un cycle avant lequel l’Homme devra prendre conscience de la spiritualité, et vaincre les religions.

   Mylène Farmer - Symbolisme dans Mylène et SYMBOLISME 1-196x300  S’il ne s’agit ici en aucun cas de porter ou non du crédit à ces théories catastrophiques (très en vogue et, comme par hasard, pendant ce lavage de cerveau insupportable concernant la Crise : admirez la coïncidence), il parait probable que la charmante rousse ait tenté d’établir un parallèle entre son nihilisme assumé (quoique flou) et la fin du dix-septième calendrier des Mayas.

     Points communs avec la vidéo d’Alain Escalle : un aperçu de l’alignement des planètes sur certains plans, la retranscription de la violence des hommes (guerres) avant le véritable chaos (explosion de la Terre), un soleil influent (semblant, paradoxalement, n’éclairer que très peu les entités dans le clip, noyé dans le noir et blanc), un mouvement flou mais effrayant du système solaire.

Dans le refrain de la chanson, Mylène Farmer évoque l’emprise dangereuse du nucléaire et la passivité des hommes à entreprendre une prise de position majeure afin de limiter les dégâts (« On s’en fout, on est tout, on finira au fond du trou »). En se basant sur des messagers du temps et des traducteurs des pensées Mayas, l’Homme pourrait préparer le chaos, voire le surmonter, dans la mesure où l’Univers lui fournirait des informations quant à son devenir, et à celui du cosmos. Le procédé de régénération servirait également à se débarrasser des poubelles religieuses.

     La force de l’esprit collective, Mylène ne semble pas y croire, si l’on se réfère aux couplets des paroles de C’est dans l’air (énumération de vanités, puis surtout « Que faire des ruses, que fait le vent ? »). Tout ceci renvoie évidemment au constat de statisme dans la chanson Dégénération (et sa mise en image).

« Les fous sont des anges » : des indicateurs ? Des sauveurs ? Qui sont ces fous, ces anges ? Des prophètes ? Dans ce cas de figure, la chanteuse appellerait à écouter les mises en garde (« C’est nécessaire, prendre l’air… », « c’est salutaire…,»)

 ce texte a été écrit PAR Arno Mothra (journaliste)

 

 

j’en parle également sur mon forum ici : http://devantsoi.forumgratuit.org/t407-francesca-avec-mylene-farmer?highlight=myl%C3%A8ne+Farmer

 

 

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Mylène Farmer – Coma extatique

Posté par francesca7 le 21 juillet 2012

Mylène Farmer - Coma extatique dans Mylène et SYMBOLISME autographes_ptitgenie_07-296x300Certainement que certains d’entres-vous se sont posés la question de savoir pourquoi Francesca aime autant Mylène Farmer non ? et bien tout simplement parce que Mylène Farmer est pour moi le Mysticisme parfait, son langage que parfois personne ne comprends et critique même est une moi source de méditation… Mylène est une grande Spiritualiste, eh oui !

     Préparez-vous à ce grand scoop : il paraîtrait que depuis ses débuts dans la chanson, Mylène Farmer apprécie le symbolisme, la philosophie et l’art ambigu. En 2009, là où certains s’adonnent à tergiverser, à l’aide de toute l’objectivité requise pour un sujet aussi percutant, sur le nouveau brushing de Mylène, il semblerait pourtant que son clip C’est dans l’air ait davantage de messages à exprimer.

     Pour son approche personnelle de la spiritualité et d’une certaine anticipation de l’apocalypse, la vidéo de C’est dans l’air, réalisée par Alain Escalle et diffusée depuis peu sur les chaînes télévisées, semble mélanger certains prophéties Mayas, les énergies inversées et les quatre symboles géométriques fondamentaux. Explications.

 PAR Arno Mothra 

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Mylène clips 2011

Posté par francesca7 le 20 juillet 2012

Les « Clips de l’année 2011″ : les résultats !

Les voilà ! Les résultats de la première édition des « Clips de l’année » de Pure Charts et Dailymotion sont en ligne. Les grands gagnants sont Mylène Farmer avec « Lonely Lisa », Lady GaGa avec « Born This Way » et Youssoupha avec « Menace de mort ».

Mylène clips 2011 dans Mylène dans la PRESSE 3a-162x300Clip français : « Lonely Lisa » de Mylène Farmer

En partenariat avec Dailymotion, Pure Charts vous proposait de voter pour élire votre « Clip de l’année 2011″. Trois catégories, un mois pour faire votre choix : vous avez été plus de 25.000 internautes à vous prononcer. La lutte a été acharnée, notamment dans la catégorie « Clip français » où la gagnante a ravi la première place à Booba à la dernière minute. Les fans de Mylène Farmer se sont mobilisés puisque la vidéo « Lonely Lisa », signée Roy Raz, termine première avec 3.996 votes contre 3.782 pour le rappeur et son clip « Killer ». Pas très loin derrière, on retrouve M. Pokora avec le très estival « A nos actes manqués » (2.774). En revanche, « Oh la la » de Brigitte, « Ready To Go » de Martin Solveig et « French Cancan » d’Inna Modja n’ont guère séduit les internautes.

« Lonely Lisa » est le troisième extrait de l’album « Bleu noir » de Mylène Farmer. Un single sorti cet été qui s’est directement classé en tête des ventes de titres. Pour le tournage de sa vidéo, la chanteuse est partie en Israël, dans les environs de Tel Aviv. On retrouve plusieurs des codes et des images d’authentification chères à la chanteuse : la dualité fin-enfant, l’inexorable fuite du temps et cet aspect surréaliste qu’elle met en scène dans bon nombre de ses vidéos.

Clip international : « Born This Way » de Lady GaGa

 

http://www.chartsinfrance.net/

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Mylène et les paradoxes

Posté par francesca7 le 20 juillet 2012

 

Mylène et les paradoxes dans Mylène dans la PRESSE tuz3wxj0-85x300Tandis que Moby a dissipé les ombres mélancoliques du clip de Bleu noir en proposant sa propre version, rebaptisée The Day, archi-morbide, de la chanson écrite pour et avec Mylène Farmer, la Française surenchérit en offrant un quatrième moment vidéo à son dernier album, paru en décembre 2010 et récompensé d’un disque de diamant (plus de 500 000 unités vendues).

La divine rousse n’a pas hésité à multiplier les atmosphères pour cette production à laquelle ont collaboré, outre l’homme-orchestre électro new-yorkais, Darius Keeler d’Archive et le hitmaker révélé avec Lady Gaga, RedOne. C’est d’ailleurs lui qui a façonné avec Mylène son titre Lonely Lisa, nouvel extrait de l’album Bleu noir disponible en single à partir du 4 juillet.

Après avoir fait appel à Chris Sweeney et au chorégraphe David Leighton pour le clip, moderne et tranchant, de Oui mais… non, puis avoir sollicité l’excellent vidéaste Alain Escalle pour celui, au souffle épique, de Leïla, et enfin Olivier Dahan pour illustrer ténébreusement le single-titre Bleu noir, Mylène Farmer s’est attaché les services de Roy Raz.

Ce tout jeune réalisateur israélien, également DJ lorsque vient la nuit, s’est fait remarquer avec son clip The Lady is Dead réalisé pour la promo d’un club de Tel-Aviv avec le titre In this shirt de The Irrepressibles pour bande-son. Entre sens photographique magistral, luxure et dimension horrifique, un sacré travail (cliquez ici pour le découvrir).

Pour Lonely Lisa, c’est moins choc mais pas plus consensuel. Capturant la silhouette de la chanteuse dans des errances désertiques dont elle est coutumière, Roy Raz propose une imagerie éclatée, déchirée par les paradoxes de la modernité. Une aventure pop-peplum, en somme…

http://www.purepeople.com/

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Mylène : des vacances au soleil

Posté par francesca7 le 19 juillet 2012


Confidences de Elsa Trillat (Photographe)

Mylène : des vacances au soleil dans Mylène en CONFIDENCES benoitmylenecorse2-300x198Nous sommes en juillet. Mylène me demande ce que je fais pour les vacances : « On a loué une maison avec Laurent dans le Sud, à la Garde Freinet, tu veux venir ? Y a plein de chambres ! ». Ca ne fait pourtant que trois semaines qu’on se connaît vraiment ! Passer un mois ensemble, ça me paraît donc un peu tôt. Pour moi, c’est le meilleur moyen pour qu’on se fâche. Je décline donc l’invitation. En même temps, j’ai vachement envie d’y aller ! Mylène insiste en me disant que je ne suis pas obligée de rester le mois entier. J’ai de toute façon un reportage sur Niagara programmé en Hollande. Mais je me suis arrangée pour enchaîner avec un sujet sur Francis Lalanne tout début août à Saint-Tropez, non loin de la Garde Freinet. J’arrive donc une semaine après eux. J’ai loué une voiture aux frais du magazine car ni Mylène ni Laurent ne savaient conduire à l’époque. Je me rappelle d’ailleurs avoir donné des cours de conduite à Mylène pendant ces vacances. On s’est pris je ne sais combien de fossés !

E.T. est en vacances avec nous là-bas. Il y a aussi un couple d’amis de Mylène et Laurent. Christophe Mourthé et sa copine passent également quelques jours avant que j’arrive. Michel, le petit frère de Mylène, est là aussi depuis le début. D’ailleurs, je partage la chambre mitoyenne de celle de Mylène et Laurent avec lui. Ce sont des lits superposés, je précise. Laurent n’arrête pas de charrier Michel à ce sujet, en lui disant qu’il aurait intérêt à changer ses draps tous les matins. Le pauvre, il a environ dix-sept ans. Je me rappelle qu’un soir, en discutant dans la chambre, lui sur le lit d’en bas, moi sur celui d’en haut, il me dit : « Je n’ai jamais vu ma sœur comme ça. C’est dingue, vous vous connaissez à peine et elle t’invite dans son intimité de façon naturelle. On dirait que vous vous connaissez depuis toujours. »

Je boucle donc mon reportage avec Lalanne vite fait pour rejoindre Mylène, Laurent et toute la clique. Mais quand Francis apprend que j’habite avec Mylène Farmer, il veut absolument venir. Je crois qu’il était fasciné par son personnage –comme tant d’autres. Avec l’autorisation de Mylène, je l’invite donc à m’accompagner à la maison pour faire quelques photos dans le verger. Mylène m’assiste. En fait, elle me déconcentre plus qu’autre chose. Elle s’amuse à jouer les metteurs en scène complètement allumés : « Francis, prends une pêche et fais comme si tu lui faisais l’amour ». Lui est totalement à ses ordres. Il serait d’ailleurs bien resté après la séance photo, mais elle ne l’a pas invité. On s’est bien amusés en tout cas.

1396770181-252x300 dans Mylène en CONFIDENCESEt ça s’est confirmé par la suite. J’ai vraiment passé de très bonnes vacances. Souvent seule avec Mylène d’ailleurs car Laurent passait le plus clair de son temps avec un copain à lui, Gilles Laurent. Mylène était d’ailleurs toute contente de me dire : « C’est lui qui a fait la voix de Pinocchio dans le film avec Gina Lollobrigida quand il était petit ! ». Les deux hommes travaillaient sur le scénario de ce qui, je crois, deviendra « Giorgino » quelques années plus tard. Ils passaient donc leurs journées dans le bureau pendant que Mylène et moi nous prélassions au bord de la piscine. D’ailleurs, on a laissé tomber le maillot de bain au bout de deux jours ! Je me rappelle qu’on mettait souvent la radio au bord de la piscine.

Un matin, « Déshabillez-moi » de Juliette Gréco est passée et j’ai commencé à faire un petit striptease au bord de la piscine pendant que Mylène était dans une chaise longue. On a bien ri. Mylène reprend la chanson quelques mois plus tard sur l’album « Ainsi soit je… ». Avant cela, elle le chante à l’Opéra pour les Oscars de la Mode. C’est en octobre 1987. Si vous connaissez les images, vous savez qu’on voit son sein qui dépasse à un moment. Mylène en était malade !

 

Issu du magazine : Mylène Farmer Magazine – 2003

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Mylenium Tour et les Percussions

Posté par francesca7 le 19 juillet 2012


confidences de Susie Davis (Claviers, percussions)

 

Mylenium Tour et les Percussions dans Mylène en CONFIDENCES MF99_43aPourquoi êtes-vous la seule du groupe de 96 à ne pas avoir fait le « Mylenium Tour » ?

Je ne sais pas. On ne m’a pas contactée. Cette année-là, je tournais avec Pat Benatar, donc je n’aurais probablement pas été libre de toute façon. Il est vrai aussi que j’ai déménagé sur Sans Francisco. J’ai entendu dire plus tard que Philippe Rault avait essayé de me joindre, mais qu’il n’avait pas mon nouveau numéro de téléphone. Tant pis pour moi !

En tant que musicienne, que pensez-vous de la musique de Laurent Boutonnat ?

Je pense que Laurent est un artiste brillant. Il s’est avéré qu’il était en outre un homme très doux, très gentil et que j’ai pris beaucoup de plaisir à fréquenter.

Quelle est la chanson sur laquelle vous avez pris le plus de plaisir à jouer sur cette tournée ?

J’ai vraiment beaucoup aimé le groove de « California ». J’aimais beaucoup danser dessus !

Qu’est-ce qui vous a le plus surpris pendant le Tour 96 ?

Je ne pensais pas qu’une artiste puisse être si populaire dans un seul pays.

B1404-226x300 dans Mylène en CONFIDENCESMylène était-elle proche du groupe ?

Oui. C’était un bonheur de travailler avec elle et de traîner avec elle.

Comment était l’ambiance dans la troupe ?

On s’est beaucoup amusé. On avait un groupe de gens très différents – hétéros, gays, noirs, blancs, hispaniques, américains, hommes, femmes – mais on était très bien ensemble et on a passé des moments merveilleux. Mylène s’est très bien occupée de nous. On a bien gagné notre vie pendant cette tournée, et on a eu des repas fantastiques après chaque show. Cela a été une tournée très spéciale pour chacun d’entre nous.

Qu’avez-vous pensé du public ?

Le public français est excellent !

Vous rappelez-vous du concert de Lyon, de la chute de Mylène qui s’est fracturé le poignet ?

Oui ! Tout d’un coup, Mylène n’était plus sur scène. Je ne l’ai pas vue tomber, mais j’ai rapidement compris que ce devait être le cas. Jeff, le guitariste, a sauté en bas et l’a relevée, puis l’a amenée sur le côté. David, un danseur, était tombé avec elle. C’était un moment horrible. Passer si rapidement d’un état d’excitation et de bonheur à un moment où le temps s’arrête et où on se demande si Mylène va bien, c’était incroyable.

Que faites-vous depuis cette tournée ?

J’enseigne le piano, le chant, la guitare et l’écriture de chansons à des enfants dans mon home studio, à Richmond, en Californie. Je me suis mariée très récemment, et j’ai deux beaux-fils, donc j’essaie de rester à la maison et de ne plus trop faire de tournées. Les seules que je m’accorde sont celles d’un groupe appelé Those Darn Accordions, avec qui je joue de l’accordéon et je chante, et avec un groupe de R’n’b, Rythmtown Jive. Je travaille aussi sur une méthode d’apprentissage de la musique à l’oreille pour les enfants. 

issu du Magazine IAO de  2006

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