Interview Mylène 2011 pour JP Gautier

Posté par francesca7 le 13 mai 2012


Le photographe Robin a affiché sur son Facebook cette page du catalogue de l’exposition : « La planète mode de Jean Paul Gaultier. De la rue aux étoiles », contenant une interview inédite de Mylène Farmer :

Retranscription :


Interview Mylène 2011 pour JP Gautier dans Mylène en INTERVIEW La-chanteuse-Mylene-farmer-cloture-en-beaute-le-defile-du-createur-Jean-Paul-Gaultier-pour-la-saisonQuelles créations de Jean-Paul Gautier ont marqué votre imagination ?

Je vais si peu aux défilés…. Bien sûr son révolutionnaire soutien gorge conique a marqué nos mémoires. Les jupes pour hommes aussi !

Que représente son travail pour vous ?
C’est un grand artiste. Je considère donc son travail et ses créations comme des oeuvres d’art. À la manière des tatouages qui l’ont souvent inspiré, il a déjà posé une empreinte indélébile sur l’histoire de la mode, avec sa virtuosité et sa personnalité irremplaçable.

Vous avez tous les deux beaucoup exploité la thématique de l’identité sexuelle, le masculin, le féminin, l’androgynie. A-t-il eu une influence sur vous ?
Jean-Paul m’inspire beaucoup. J’espère que nos univers s’influencent mutuellement. J’en serais en tout cas très flattée.

Vous avez souvent travaillé avec Jean-Paul pour des clips ou des sorties officielles. Il a aussi créé les costumes de votre tournée en 2009. Comment s’est déroulée cette collaboration ?
Il y a beaucoup de complicité, de rires, d’attentions réciproques, de réflexion. Toutes les tenues étaient extraordinaires, les miennes comme celles des danseurs. Le costume Ecorché est un chef-d’oeuvre « ensanglanté », qui a marqué l’imaginaire collectif. Le tableau « tutuesque » nous a enchantés. Les danseurs et les danseuses étaient chaque soir très fébriles avant leur entrée en scène.

Votre plus beau souvenir au sujet de Jean-Paul Gaultier ?
Quand il a répondu «oui» à la question : «Voulez-vous travailler sur mon prochain spectacle ?»

Un mot pour décrire Jean-Paul ?
Pétillant !

C’est au Musée des Beaux-Arts de Montréal que se déroule cette exposition consacrée au couturier (17 juin au 02 octobre 2011).
La tenue « écorchée » du Tour 2009 y est exposée :

Suite des photos de l’exposition ici : http://www.innamoramento.net/mylene-farmer/haute-couture_concerts/

 

 

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A noter que vous pouvez acheter ce catalogue (avec l’interview de MF) sur Internet pour la modique somme de 84,95$ :
Catalogue THE FASHION WORLD OF JEAN PAUL GAULTIER

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Interview Mylène pour le Tour Niçois

Posté par francesca7 le 13 mai 2012

interview Mylène Farmer Tour 2009 dans Ouest France jeudi

en mai 2009 : Cette interview exclusive de Mylène Farmer a été réalisée lundi 4 mai, au lendemain de son deuxième concert niçois, dans l’hôtel où elle séjournait, à Saint-Paul-de-Vence, près de Nice.

Source OUEST FRANCE  /

http://www.ouest-france.fr/actu/actuDetFdj_-Mylene-Farmer-la-scene-c-est-la-creation-ultime_39382-924419_actu.Htm

Comment vous sentez-vous après ces deux premiers concerts niçois ?

Interview Mylène pour le Tour Niçois dans Mylène en INTERVIEW FanDaniel1Fatiguée et soulagée. Le plus dur, c’est le premier spectacle. Avant, la peur m’habite. C’est une grosse machinerie qui impose que les choses soient, au départ, bridées. Il faut ensuite passer de la répétition à la légèreté, dépasser le côté robotisé. Il y a un gros travail sur l’image, sur chaque tableau, avec toujours l’objectif d’offrir du rêve.

C’est un défi physique important ?

Six mois d’entraînement, avec un coach, mon coach. Essentiellement de l’endurance. C’est fondamental avec une telle énergie. Chanter et danser à la fois n’est pas simple.

A la moitié du spectacle, on entre dans une phase intimiste, avec des ballades. Un moment qui semble vous procurer de l’émotion, vous embrumer les yeux…

Ceux qui ne m’aiment pas vont forcément trouver ça forcé. Mais même en répétition, ça me prend. Car nous sommes dans un moment de dépouillement, dans la fragilité de l’âme. Un moment de partage avec le public (qui chante beaucoup à ce moment là, N.D.L.R.). Je crois que l’émotion passe à travers le piano d’Yvan Cassar, qui est un grand pianiste, et dans les mots. On raconte sa propre histoire et chacun peut inventer la sienne à travers les mots.


Le public est, en quelque sorte, plongé dans un tourbillon sonore et visuel quasi hypnotique. Vous l’avez voulu ainsi ?

J’espère ne pas en avoir trop fait. L’idée, sans vouloir être prétentieuse, est de titiller l’imaginaire, l’inconscient.

Quelle est la base de départ de ce spectacle ?

Vous savez, nous sommes réceptifs à ce qui nous marque profondément, dans la littérature, le cinéma, l’art. Outre des désirs picturaux, je voulais arriver à quelque chose de contemporain, avec des symboles forts. Après, ça se construit comme un collier de perles.

Ce qui domine, dans le décor, ce sont deux grands squelettes…

FanElodieAngeline1 dans Mylène en INTERVIEWLes squelettes, ce sont mes écorchés, inspirés par une sculpture du XVe siècle, qui existe dans une église en France. Après nous avoir écouté, Laurent (Boutonnat) et moi, Mark Fisher (concepteur du décor) nous a présenté cette œuvre, appelée « Le transit ». On lui a dit, il nous la faut, en immense… L’écorché, c’est le passage entre l’homme et le squelette, c’est la mort dans une certaine légèreté

Il y a aussi un tableau animé, qui apparaît à la fin de « Ainsi sois-je », impressionnant et lugubre…

Il nous a été proposé par Alain Escalle (concepteur des décors). Une errance de personnages sur une plage. Une image très retravaillée par Alain de manière à le rendre, comment dire, fantomatique.

On va encore vous reprocher de tirer vers le lugubre, voire le morbide…

L’idée d’expliquer cela m’est difficile. Comment dire ? Pour moi, ce n’est pas morbide. Je veux simplement faire appel, encore une fois, à l’imaginaire, à l’inconscient. Bien sûr, cela draine des symboles. Mais, à chacun de se les approprier comme il l’entend. Ce n’est pas un passage en force. L’envie de choquer ne fait pas partie de moi. Mais l’envie de faire réagir, si ! C’est une manière de se sentir vivant. Dans mon dernier clip, la danse des squelettes est ludique.

Et c’est vrai, qu’en tenue d’écorché, vous êtes plutôt sexy…

(Elle sourit). Autant qu’à être terrifié par la mort, parce qu’elle est inéluctable, autant le prendre avec légèreté, autant en rire. Même si ce n’est pas tous les jours facile…

Est-ce que vous vous censurez parfois ?

Je crois qu’il y a toujours un peu d’auto-censure. Mais chez moi, cela arrive plutôt dans mes mots. Je vous donne un exemple. Dans « C’est une belle journée », je chante « C’est une belle journée/Je vais me coucher. » J’avais d’abord écrit, avec cynisme et dérision : « C’est une belle journée/Je vais me tuer. » Je me suis dit que cela allait peut-être trop loin, qu’il y avait des vies fragiles, que cela pouvait avoir des incidences. Donc, j’ai changé mon texte. Par contre, un sexe peut apparaître sur un écran, s’il n’est pas obscène, il n’y a aucun problème, cela fait partie de la vie.

Il y a beaucoup de représentations du corps dans votre spectacle. Par exemple, les images d’un couple qui s’attire et se repousse. Et surtout la trentaine de poupées nues, grandeur humaine, qui vous ressemblent, exposées dans une immense bibliothèque en fond de décor…

Le corps dans sa plénitude, puis dans sa décomposition avec l’écorché. Le vie faite de contorsions… Le couple en images que vous évoquez, ce sont deux danseurs. Ils expriment des sentiments d’amour et des expressions de douleur. Parce que l’amour intègre aussi le sentiment de douleur.


Pour résumer, votre univers est beaucoup un univers d’amour et de fantastique, non ?

FanMarina1J’adore le fantastique, dans le sens magique du terme, c’est-à-dire qui nous transporte hors de la réalité. J’ai été bercée par Edgar Poe et je continue à le lire et à le relire. Comme Stefan Zweig, comme Kafka. J’ai aussi adoré une série que j’ai découverte il y a peu, qui s’appelle, en français, La caravane de l’étrange. Sur un cirque itinérant, bizarroïde. Cela pullule de symboles, avec ce qui fait un cirque, un côté hyper-sensible et effrayant. C’est très bien réalisé. Un vrai voyage, métaphysique à souhait. J’aime ces univers.

Pour revenir concrètement au concert, aujourd’hui n’avez pas l’impression de plus créer l’événement avec vos spectacles qu’avec vos disques ?

D’abord, la scène est la création ultime. Personne n’entrave quoique ce soit. Quant à l’émotion, elle est d’abord générée par le concert, par ce qui se passe avec le public. Ensuite, il ne faut pas être dupe. C’est une évidence que l’économie du disque s’écroule. C’est une réalité avec laquelle il faut composer.


A ce propos, vous remplissez deux Stade de France en quelques heures et abordez une tournée de 32 concerts tous complets ou presque. L’engouement ne faiblit pas. Impressionnant, non ?

Cela m’émeut. En toute humilité, je me dis pourquoi moi ? Mais je n’ai jamais pensé que le public était acquis. Ce serait une erreur totale. Il peut être déçu. Il peut y avoir des hauts et des bas. Bien sûr, on a envie de durer, c’est humain, mais ça ne me hante pas. On ne peut pas forcer les choses. On peut engendrer. On peut décourager. Mais on est pas maître de sa vie. Par contre, pour durer, la chose fondamentale, c’est le travail. C’est une certitude. Cela se passe parfois dans la souffrance. Mais ça vaut le coup

Même si cela peut vous valoir de vivre dans un « Paradis inanimé », comme vous le chantez dans votre dernier album. En quelques mots, être une star, c’est être seul ?

J’aurais pu choisir, un moment, une autre carrière, à l’international. J’ai souhaité rester sur la France, même si la Russie s’est offerte à moi un peu plus tard. Donc, j’aurais pu encore aller plus loin. Cela dit, je crois avoir toujours été un être solitaire avec, en même temps, une grande envie et un grand besoin de l’autre. Il faut juste bien choisir. Quoiqu’il en soit, je crois que les êtres humains ont un peu tous les mêmes appréhensions, les mêmes démons.

L’une des principales surprises de votre dernier album, c’est le côté révolutionnaire dans deux-trois titres comme « Réveiller le monde » où vous chantez : « Réveiller le monde/Rêver d’un autre été (…)/Révolus les mondes/Sans une révolution. » Surprenant ?

Je ne suis pas sûre de vouloir porter ce chapeau… Mais j’aime l’idée de la révolution, d’un peuple qui se soulève. J’aime le mouvement de masse. C’est une envie. Une espèce de cri de bête. Pas un message politique. Un regroupement est une force incroyable alors que parfois l’homme dans son individualité me terrifie.

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On ne peut finir cette interview sans se rappeler que vous avez du sang breton, par votre mère, qui vit en Bretagne. Que pensez-vous avoir de breton en vous ?

(Elle sourit) La ténacité, le sens des valeurs profondes de la terre. Et puis… j’adore les crêpes ! Ma mère vit du côté de Pleyben. Enfant, j’ai passé mes vacances en Bretagne, à la ferme. J’adore les paysages tourmentés de la Bretagne.

Propos recueillis par Michel TROADEC.

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Mylène retrouve Boutonnat

Posté par francesca7 le 12 mai 2012

 

Mylène retrouve Boutonnat dans Mylène dans la PRESSEAprès le récent Bleu noir réalisé sans son concours, Mylène Farmer retrouve son acolyte de toujours Laurent Boutonnat pour le titre Du Temps. Ce morceau inédit, extrait de son nouveau best of, est désormais doté d’un clip : à découvrir, tout de suite !

Ce best of est le second de la déjà longue carrière de la chanteuse. Il couvre la période 2001-2011 et réunit ses plus grands tubes extraits des albums : Avant que l’ombre… (2005), Point de suture (2008) et Bleu noir (2010). En cadeau, deux inédits : Du temps, bien sûr, et Sois-moi - Be me. Pour le clip de Du Temps, Mylène réalise ce qu’elle n’a plus fait dans une vidéo depuis 1991 avec le génial Je t’aime mélancolie : elle danse ! On remercie nos spécialistes de Purecharts pour l’info qui révèle d’ailleurs en exclusivité que Boutonnat a lui-même réalisé ce clip. Pour Du temps, Mylène est entourée de danseurs molosses qui lui donnent ce petit air de Gavroche qu’elle avait à ses débuts.

Le premier best of de Mylène Farmer est sorti il y a tout juste dix ans. Intitulé Les Mots, porté par un duo éponyme avec Seal, il s’en est écoulé un million d’exemplaires en France et 1,5 million en Europe. Une vraie performance que seule Mylène Farmer pouvait se permettre, rare star française à créer l’événement à chacun de ses concerts, à chacune de ses apparitions, à chacune de ses sorties discographiques

article issu de http://www.purepeople.com

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Amélie Nothomb et Mylène Farmer

Posté par francesca7 le 12 mai 2012


Amélie Nothomb et Mylène Farmer dans Mylène dans la PRESSE amalie10Frédéric Pommier, grand exclu de France Inter pour d’obscures raisons (que Marianne s’amuse à simplement décoder…) et homme aimant les bêtes, intervenait ce matin dans Esprit critique de Vincent Josse. C’est plus particulièrement vers aux fans que Frédéric se consacrait ce matin, et une assez inattendue : Amélie Nothomb.

Et de qui Amélie est-elle fan ? Mylène Farmer, qui s’offre le Stade de France pour deux concerts aujourd’hui et demain. D’ailleurs, c’est en surfant sur les sites de fans de Mylène, parce qu’on dit Mylène quand on est fan, sont également fans d’Amélie. Parce qu’on dit aussi Amélie quand on est fan. Manquerait plus que Mylène soit fan d’Amélie pour que la boucle soit bouclée.

Partant à la rencontre d’Amélie, Frédéric nous fait alors découvrir cette relation avec la romancière dont les « livres n’ont rien à voir avec son univers », mais qui y voit « des passerelles ». Ce n’est pas pour rien qu’elles partageraient un public commun. Lesquelles ? Mystère, mais « j’le sens », explique Amélie. D’ailleurs, Mylène a beaucoup compté pour elle, qui l’aura écoutée en boucle durant les années 80.

Libertinage et identité sexuelle, des thèmes forts pour Amélie qui ne se souvient pas de jeunes femmes ayant parlé « si crûment et avec tant d’élégance » de ces questions, alors que Bowie et d’autres hommes n’hésitaient pas. Un comportement « libérateur », n’ayons pas peur des mots.

Quant à la part littéraire de ses chansons, on la méconnaît : Baudelaire et son Horloge sont repris par Mylène. Et dans le même album, un titre nommé Alan, pour Edgar Poe, évidemment, avec un clip et un concert à Bruxelles, qui donnait « envie de se jeter sur l’oeuvre de Poe ». Des « talents de conseiller littéraire » qui refléteraient le fait que Mylène « lit beaucoup et lit bien », mais surtout le fait transparaître dans ses chansons. Bilan des courses ça fait lire les fans.

D’ailleurs, la chanson Si c’est un homme, comment ne pas discerner immédiatement l’allusion « transparente » à Primo Levy ? « Je ne renie absolument pas cette période. Je trouve que j’avais raison d’écouter Mylène Farmer. Je ne regarde pas ça de haut du tout aujourd’hui en me disant que c’est une période révolue de ma vie. » Car encore, Amélie est émue par Mylène, qui chante « avec une sincérité désarmante ».

Une chanteuse à texte, immanquablement. Sera-t-elle en effet au Stade de France pour ce concert ?

Benoît Cachin (Journaliste)
Intervieweur de Mylène pour Têtu

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Mylène Farmer et Elsa Trillat

Posté par francesca7 le 10 mai 2012

 

Mylène Farmer et Elsa Trillat  dans Mylène et L'ENTOURAGE Trillatmylene   Elsa Trillat fut photographe pour Paris-Match, Gala et Salut avant de tomber gravement malade. Toutes les stars du top 50 sont passées devant son objectif,  de Indochine, Niagara, Vanessa Paradis, à  Daho. Entre 1987 et 1989, elle travaille avec Mylène dont elle prendra les clichés mémorables qui illustreront l’album « Ainsi sois-je… ».  Une vraie amitié née après leur première séance photos, ce qui clôt  sa longue collaboration avec Christophe Mourthé. Dans une interview,  Elsa explique comment est née l’idée de la chanson « Sans contrefaçon« . Inspiré du tube de Sylvie Vartan « Comme un garçon » qui passait en boucle en radio à cette époque et d’un souvenir de Mylène (qui passait souvent pour un garçon en étant petite), un tube est né.

Elsa Trillat (Photographe) entre autre pour La pochette d’Ainsi soit je…

 

Mylène Farmer aime l’exclusivité. Lorsqu’elle travaille avec un photographe, c’est avec celui-ci et aucun autre. Il y a dont eu les années Christophe Mourthé (1986 / 1987) puis les années Marianne Rosenstiehl (1989 / 1996). Entre les deux, la star se faisait shooter par Elsa Trillat. C’est à cette photographe que l’on doit notamment les clichés aussi magnifiques que légendaires de l’album « Ainsi soit je… ». Au-delà de cette collaboration professionnelle est née une vrai amitié complice entre les deux jeunes femmes, sensiblement du même âge. Elsa Trillat nous en raconte ici les grandes lignes.

Comme beaucoup de gens, je découvre Mylène Farmer avec « Libertine », en 1986. L’univers est hyper intéressant et le clip est grandiose. C’est tellement novateur ! J’ai alors vraiment très envie de la rencontrer. Un ami commun, Frédéric Dayan, alors attaché de presse au Palace, célèbre boîte de nuit parisienne, organise un dîner au Privilège, le restaurant du rez-de-chaussée. Quelques stars du moment sont là – Carlos Sotto Mayos, Wadeck Stanczack – mais aussi Richard Anconina et Mylène, accompagnée de Bertrand Le Page, son manager de l’époque. Nous sommes en octobre 1986. Vraisemblablement intimidée, Mylène passe le dîner tête baissée, elle ne dit pratiquement pas un mot. A la toute fin de la soirée, je vais vers elle. On discute un peu, mais je ne sens pas de feeling particulier. Elle reste tellement timide…

Pour dire à quel point leur complicité est totale : Elsa Trillat est souvent invitée chez la mère de Mylène pour l’accompagner à des réunions familiales, un privilège extrêmement rare car, pour pénétrer au sein du clan Farmer, il faut montrer patte blanche ! 

Ainsi soit je… est le huitième single de Mylène Farmer, et le deuxième extrait de l’album du même nom, sorti deux semaines plus tôt.

       autre6 dans Mylène et L'ENTOURAGE Elsa Trillat, photographe et amie de Mylène en 1987-1988, raconta des années plus tard que ce texte fut écrit par Mylène en une nuit. C’est la première chanson lente de Mylène à sortir dans le commerce, l’occasion de proposer un nouveau ‘personnage’ au public : celui d’une femme mélancolique. La chanteuse apparait ainsi vêtue de magnifiques robes de princesse, ses cheveux lâchés ou en chignon entourant son visage de porcelaine. A huit reprises, elle entonne la chanson sur des plateaux de télévision. Déjà, alors qu’elle n’est qu’au début de sa carrière, Mylène réduit sensiblement ses apparitions dans les médias (prestations télévisées et interviews), signe tangible de son succès grandissant. On notera un passage télé absolument culte : Jean-Pierre Foucault reçoit Mylène dans ‘Sacrée soirée’ le 18 mai 1988, et la fait pleurer à plusieurs reprises en lui montrant des images de son enfance au Canada, et en lui offrant… une peluche de ‘Bambi’ !

        Pour la première fois, le clip qui illustre la chanson n’est pas scénarisé, le thème ne s’y prêtant pas d’après Mylène. Elle apparait dans un univers onirique aux tons sépia, se réveillant sous la pleine lune aux côtés d’une biche et d’une chouette. Le clip se termine par une scène de noyade…

        C’est un nouveau succès pour Mylène, non seulement parce que le single se vend très honorablement (plus de 180.000 exemplaires), mais surtout parce qu’il perdure à travers les années, faisant aujourd’hui partie des classiques de Mylène fortement connus du grand public. On note en tout cas que Mylène semble beaucoup tenir à cette chanson : elle est présente sur quatre de ses cinq spectacles (pas forcément sur toutes les dates de chaque tournée cela dit), et Mylène l’a rechantée à deux reprises en télévision bien des années après sa sortie : en 1997, et en 2010. La chanson est même ressortie en single live en 1997.

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Mylène Farmer et Edwige Chandelier

Posté par francesca7 le 10 mai 2012

Mylène Farmer et Edwige Chandelier dans Mylène et L'ENTOURAGE      Edwige Chandelier : Coach vocale, chanteuse, auteur, adaptatrice, directrice artistique,

Formée à la danse classique et au jazz, au chant par Richard Cross et au théâtre par Attilio Cossu et Vittoria Scogniamiglio, je me passionne pour toutes les formes d’expression du spectacle vivant.

Je commence ma carrière par plusieurs années de compagnie de danse jazz et contemporaine, puis pars en tournée notamment avec Sylvie Vartan et Mylène Farmer dont je deviens choriste pour l’album « l’Autre ». Chanteuse à l’Alkazar de Paris, j’ai été choriste pour Gérard Berliner, Saint Preux, Serge Lama, Anne, Réjane Perry, Lio, la comédie musicale « Belles, Belles, Belles », Emma Shaplin, … Je travaille réguliérement pour Disney et prête ma voix pour le dessin animé (Jungle Show, Michel Strogoff, Keroro …), la pub (Nathan, Gemey, Norwich Union, Orange TV…), le cinéma et divers documentaires et docu-fictions. Je suis comédienne chanteuse soliste au sein de spectacles de théâtre musical tels que « La mère qu’on voit danser » de Bruno Agati, « Et Vian en avant la Zique » de Laurent Pelly, « Un Conte de Noël » de William Korso, « Plus Belle Que Toi » de Colette Roumanoff, « Ricky la Banane »

J’ai repris récemment le rôle de la Mère Noël pour le « Noël Magique » de William Korso et jouerai tous les rôles de femmes adultes dans l’adaptation française de Musical « L’Eveil du Printemps »(création en janvier 2013 à Paris).

MF2000_108a dans Mylène et L'ENTOURAGEFormée au coching niveau III par Richard Crosse, j’ai coaché divers artistes (Hélène Ségara, Cassandre, Nicolas Ghetty, Liza Pastor, Delphine Grandsart, Alexandra Naoum, Gatane…) J’intervient également en entreprise (HSBC, Bouygues, Chanel Studio, Pfeizer…)et ai travaillé au sein de diverses sociétés (Ecole Richard Cross, Fondation Little Dreams à Genève, Stage Entertainment pour Le Roi Lion à Mogador).
J’ai ajouté à mon arc la corde d’adaptatrice de chansons et de directrice artistique pour le doublage. Actuellement 2 séries pour enfants sont en diffusion, « Bananas en Pyjamas » et « Jelly Jamm’, produits par Cartoon Turner.
Actuellement en préparation: 2 projets d’album pour enfants, un quatuor vocal féminin a capella et la seconde série de « Bananas en Pyjamas ».

Artiste pluridisciplinaire formée au chant, à la danse et à la comédie, Edwige Chandelier danse pour de nombreuses compagnies et artistes dont Mylène Farmer dont elle devient choriste. Elle prête sa voix entre autres pour Disney, Saint Preux, Serge Lama, la comédie musicale « Belles, Belles, Belles », Lio, ainsi qu’à divers personnages de dessins animés. Elle est comédienne, chanteuse, danseuse, soliste au sein de comédies musicales telles que « La mère qu’on voit danser », « Et Vian en avant la Zique », « Un Conte de Noël », « Plus belle que toi », « Ricky la Banane » etc… Elle reprendra bientôt le rôle de la Mère Noël pour « Le Noël Magique » au théâtre de l’Alhambra à Paris. Elle a intégré le groupe « 2 voix » créé par Chris Mayne (Native) et de sa rencontre récente avec la pianiste chanteuse Alexandra Chabane, naît le duo « Voice on Keys ».

 

Formée par Richard Cross, elle enseigne la technique vocale, l’expression scénique et l’ensemble vocal au sein de son école et coache de nombreux artistes chanteurs et comédiens. En 2006, elle fait travailler les enfants du spectacle « Le Roi Lion » à Mogador et intervient à la Little Dreams Foundation à Lausanne.

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Interview de Mylène sur RTL

Posté par francesca7 le 8 mai 2012

L’interview exclusive de Mylène Farmer par Anthony Martin sur RTL en  JUILLET 2010

Interview de Mylène sur RTL dans Mylène en INTERVIEW 1961734-anthony-martin-diapo-1Le 6 septembre 2009, Mylène Farmer a accordé une longue interview à Anthony Martin. Cette interview était enregistrée en début d’après-midi, dans le jardin de sa suite, donnant sur le lac Léman, à l’hôtel de la Réserve. La star s’est montrée assez prolixe au lendemain de ses premiers stades genevois et à la veille de rentrer sur Paris, pour affronter le point d’orgue de ses 20 ans de scène, avec le Stade de France…

Comment vous sentez vous au lendemain de ces premiers concerts au stade de Genève ?

Comblée mais évidemment très fatiguée (rires) mais des moments inoubliables.

Vous ne vous ménagez pas sur scène, c’est un défi physique ?

Je m’y prépare environ 6 mois avant avec mon coach Hervé Lewis. On se connaît très très bien. L’exercice physique fait partie du spectacle, mais lorsqu’on est porté par un tel public, mon public
est tellement porteur, que j’en oublie l’effort. C’est plus l’émotion qui gagne le terrain.

Vous adorez entendre chanter le public, vous les faites reprendre a capella à la fin de plusieurs chansons pour les entendre, c’est le plus beau cadeau pour un artiste ?

C’est le moment le plus magique ou un des moments en tout cas, ils s’approprient la chanson, c’est presque de l’ordre du divin, c’est exceptionnel de vivre quelque chose comme ça.

Quand on vous voit sur scène on a du mal à vous imaginer préférer l’ombre à la lumière… vous allez l’air si forte si vivante à la lumière…

Le choix de l’ombre et la lumière est le choix entre la vie privée et la vie publique, l’on peut rester vivant aussi dans l’ombre, j’ai ce paradoxe en moi, je peux vivre dans l’ombre et m’exprimer dans la lumière.

On a l’impression que votre timidité est transcendée lorsque vous êtes sur scène face à 30 000 personnes comme hier soir, vous l’expliquez comment

Je crois que je n’ai pas d’explication, je l’ignore moi-même si ce n’est que je sais mon handicap devant 3 personnes, je ne sais pas si je peux qualifier ça d’aisance devant 30 000 personne, mais il y a une
bascule qui s’opère naturellement, j’ai finalement plus de difficulté devant 2 ou 3 personnes que devant une immense audience.

 dans Mylène en INTERVIEWParce que vous n’avez pas à leur parler, vous êtes là pour leur offrir et recevoir, c’est peut-être ça ?

En tout cas les mots sont à travers mes textes, et puis là pour le coup il n’y a rien de préparé, lorsque j’ai envie de dire quelque chose c’est quand j’en ressens le besoin, là c’est place au naturel, c’est place à l’émotion en direct pour le coup. Sur scène vous incarnez vraiment l’intimité et la grâce dans une mise en scène gigantesque.

Quel est le secret pour marier tout ça ?

J’ai toujours aimé, en tout cas avoir besoin du gigantesque et du spectaculaire. J’ai aussi besoin de moments d’intimité, c’est ce que nous avons essayé de créer sur ce spectacle avec le proscénium et
la croix qui est au centre du stade même. C’est là que l’on crée un moment intime qui est de l’ordre de la communion. Malgré ce grand nombre, ce grand nombre devient alors un.

Il y a un autre couple qui vous compose sur scène, c’est discrétion et provocation. Comment les faites-vous cohabiter ?

Toutes ces facettes font partie de moi, je suis de nature discrète, parfois timide mais l’éclat de rire fait aussi partie de moi, j’ai à la fois cette fragilité mais aussi cette force qui me permet de surmonter
toutes mes peurs, tous mes démons au moment où j’en ai le plus besoin.

Il ne reste plus que 3 concerts avant la fin de cette tournée 2009, avez-vous une appréhension de l’après-tournée ?

Je l’ai depuis le premier jour, puisqu’on sait que tout a un début et une fin, maintenant quant à la gestion de ce grand vide, cela m’est très personnel mais je ne vous cache pas qu’il y est un vide qui est
presque insurmontable. Le secret c’est de se re-projeter dans une création, non pas pour oublier mais pour se redonner la force de continuer et de vivre.

Que fait Mylène Farmer dix minutes avant d’entrer en scène ?

J’ai auprès de moi Anthony (…Souchet, son meilleur ami), qui reste avec moi dans la loge. Les dix dernières minutes sont vraiment un moment de recueillement, plus de concentration. Laurent
(Boutonnat, son mentor son compositeur) passe cinq minutes avant d’entrer en scène, me sert la main et me dit «fais le vent». (rires) Ca veut dire «respire». C’est une manière d’essayer de
déstresser un peu. C’est vraiment dans le silence. Quant aux rituels je ne sais pas si je peux… là encore la pudeur regagne du terrain. Et quant aux objets ils sont là… mais, ils sont miens.

Vous en avez en tout cas ?

J’en ai… Une fois inspirée, voilà comment Mylène Farmer écrit les paroles de ses chansons : Les mots s’appuient, s’accrochent, s’harmonisent avec la musique
donc j’ai besoin de la musique avant d’écrire des mots. La musique m’inspire des sentiments, des sensations.

Vous êtes seule ? Comme un écolier à son bureau ?

Tout à fait. Dans une pièce totalement isolée. Ça j’en ai besoin. Comme un écolier, j’ai un très mauvais souvenir de la scolarité donc nous allons passer ce mot… En tout cas le travail, l’opiniâtreté est
essentielle.

Parfois dans la souffrance ?

Je crois que c’est indissociable. La douleur parce que les doutes. La douleur physique. Il faut aller au-delà de soi.

Est-ce que ce métier a été votre survie ?

Oui oui, définitivement oui. C’est quelque chose qui m’a aidée à m’incarner là où j’avais le sentiment plus jeune de n’être pas incarnée du tout, de n’être rattachée à rien. C’est fondamental.

Vos goûts musicaux ?

Je suis attentive. J’écoute beaucoup de musique. Mes goûts musicaux sont assez éclectiques. J’adore Dépêche Mode, Sigur Ros, David Bowie, Archive, Juliette Gréco. Ce sont en général des
artistes qui ont leur propre univers. Et sur scène qui proposent au public des choses incroyables.

Que vous inspire la mort de Michael Jackson ?

Le tragique, la notion d’incompatibilité de vie privée et vie publique, de médias. C’était un immense artiste. C’est quelqu’un dont j’appréciais les spectacles, mais l’homme aussi, sa fragilité, sa sensibilité. C’est tragique. C’est le mot qui me vient. Je suis triste… comme beaucoup de personnes.»

Et ses albums, ses DVD, vous les avez à la maison ?

Absolument.

Où allez vous chercher votre nourriture artistique ?

Un peu partout, je peux vous parler d’une exposition que j’ai découverte à New York l’an dernier « Our body ». Beaucoup d’écorchés, c’est l’humanité décharnée, découpée. Je n’ai pas été choquée mais très impressionnée, intriguée, cela fait partie d’une réflexion et m’a donné l’idée, l’envie d’exploiter cette idée de l’écorchée, dont j’ai fait part à Jean Paul Gaultier qui fut enchanté de pouvoir créer un écorchée multiplié par tous les danseurs pour les costumes du premier tableau sur scène. Il y a aussi la peinture (NDLR Egon Schiele) ou des auteurs comme Stefan Zweig, mais la liste serait trop longue.

Est ce que les rencontres humaines vous inspirent aussi ?

L’être humain m’inspire tout simplement. Les belles rencontres sont très très rares mais indispensables à sa vie.

Est-ce que vous avez le sentiment d’avoir construit une oeuvre ?

Non. J’ai construit quelque chose. Je suis fière de ce que j’ai pu construire, sans prétention aucune. Je suis heureuse d’avoir rencontré un public.Très sincèrement, l’obsession de laisser une trace ne fait pas partie de moi. Maintenant pour être totalement honnête j’aimerais que l’on ne m’oublie pas. Mais la vie n’est pas finie donc à moi de le construire.

Est-ce que vous avez apprivoisé vos peurs, vos souffrances avec le temps, avec le succès ?

Non. Et c’est sans doute pas grave. Ou très grave je ne sais pas. (rires) Je n’ai pas la réponse. J’ai certainement pansé des plaies. Malheureusement je ne pense pas qu’on puisse faire le deuil de
quelque chose. Maintenant on peut tenter de faire ré-émerger la vie et des choses qui vous aident à tenir, qui vous aide à vous réveiller, à sourire. Tout ce qui est doutes, tout ce qui est peur, sont là ancrés et là encore ça fait partie de votre sang, de vos veines. C’est là, c’est présent. C’est sans doute nécessaire. Ou pas. Mais c’est là en tout cas. Ca aide à une certaine créativité.

Dans votre spectacle, il y a beaucoup de têtes de morts projetées sur les écrans géants, l’idée de mort vous terrifie–telle encore ?

L’idée de la mort me terrifie chaque deux secondes de ma vie. Est ce que ma propre mort me terrifie ? Parfois oui, parfois non. Parfois le mot fatalité est plutôt serein. Je me dis «bon, ça se fera de toute
façon c’est inéluctable». Parfois elle me hante et parfois je l’oublie.

Qu’est-ce qui vous fait rire dans la vie ?

Les débuts d’interview (rires) on a un air très dramatique lorsqu’on commence. L’absurde probablement je pense. Dans toutes ces formes.

Au cinéma ?

Je voudrais aller vois le film de Tarantino, « Inglorious basterds », on m’en a dit grand bien.

Quelle est votre définition du mot mystère ?

Le mot mystère, mon dieu, déjà il n’y a pas de stratégie du mystère me concernant. C’est quelque chose de caché, de l’ordre du religieux, mais laissons cette réponse mystérieuse, je ne suis pas sûr
de pouvoir définir ce mot.

Sur votre anniversaire au Stade de France, quelques mots :

Je vais vous faire une confidence. Il y a fort longtemps que je ne célèbre plus mon anniversaire. Mais pour être tout à fait franche, un anniversaire devant 80 000 personnes au Stade de France, c’est
quelque chose qui sera, je crois, incroyable à vivre. Donc j’adore cette idée-là (rires). Et cette date évidemment n’a pas été choisie, il se trouve que le Stade de France était libre à cette fameuse date
anniversaire. Cela sera un immense cadeau de 80 000 personnes. C’est incroyable.

Avez-vous une idée du prochain disque studio ?

Absolument pas, évidemment on pense à ce qu’est ce que je vais faire demain, mais je n’ai pas les réponses. J’ai le projet d’un prochain album. Mais c’est une page totalement blanche, mais très envie de
m’y remettre très très vite.

Vos projets au cinéma…

J’ai le projet d’un long-métrage initié par Claude Berri que j’aimais profondément, tiré d’un ouvrage de Nathalie Reims,(NDLR l’ombre des autres) dont le metteur en scène sera Bruno Aveillan. Et ça sera
pour lui son premier long-métrage pour moi un premier rôle, un deuxième film, et j’espère une rencontre avec le public.

Vous essaierez de laisser une place plus importante au cinéma ?

Je n’ai aucune réponse. J’ai besoin de la musique. J’ai besoin des mots. Je suis quelqu’un d’instinctif. Le jour où je ne souhaiterai plus dire ces mots, chanter, je choisirai ce moment avant qu’il ne me
saisisse.

MF90_165aVous connaissez l’échéance ?

Non bien sûr que non. Non non.

Qu’est ce qui vous ferez arrêter la musique ?

L’absence de désir, vous allez voir un énorme silence là … lorsqu’on a plus envie de donner ni de recevoir mais j’imagine que cela survient lorsque on est un être mort et je ne me le souhaite pas. Je crois que tout art a ses limites. Cela sera spontané. Quelque chose en moi me dira «là il faut arrêter».

Cela révèle une vraie force de caractère …

Peut-être que cela fait partie de moi aussi cette force de caractère. En tout cas ne pas tricher avec soi-même. Ne pas se mentir et essayer de dormir un petit peu de temps en temps (rires).

Vous dormez tranquille enfin aujourd’hui ?

Non, non ce n’est pas possible (rires). Là encore, puisque je crois que l’on va conclure cette interview, j’ai une chance incroyable, je vis des choses incroyables. Je remercie à
nouveau de vive voix le public, de cette fidélité. Et puis je vais essayer de ne pas pleurer… on va arrêter là, merci beaucoup.

=> Retrouvez cette interview dans le livre « Mylène Farmer- écorchée live » aux éditons Artlust

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J’attends de Mylène F.

Posté par francesca7 le 7 mai 2012


 

J'attends de Mylène F. dans Mylène et SYMBOLISMEL’attente, inévitable à ce stade, à son stade. « Envahie par l’amour » elle le dit elle-même, elle attend pourtant quelque chose. Les nuits se succèdent auprès de celui qu’elle aime, de celui qui l’aime, mais il manque pourtant quelqu’un, dont il faut se consoler de l’absence. La passion présente, cette femme doit s’en contenter, car l’Amour qu’elle attend ne viendra probablement jamais. La mort dans l’âme, sans lui, sans cet enfant, elle pense « passer à côté de sa vie », en vient à demander à l’homme de sa vie « qui nous unis ? » Définitivement personne, alors, il faut « l’étreindre pour deux », pour elle et ce fruit de l’amour qui ne naîtra pas. Alors finalement s’accrocher à cet amour présent, car c’est le seul qui « compte vraiment ». La fin de la chanson ressemble à un encéphalogramme plat, en un son strident, pendant de longues secondes, comme une vie qui n’apparaît pas.

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Double lecture des clips de Mylène

Posté par francesca7 le 7 mai 2012

    Destinés à être “multi-diffusés” à la télévision, à être projetés en salles de cinéma en avant-programme de long-métrage de Double lecture des clips de Mylène dans Mylène et SYMBOLISME MF80_41afiction, ainsi qu’à être vendus plus tard sur support vidéo dans le commerce, les clips de Laurent Boutonnat doivent non seulement supporter sans problème la vision répétée par le spectateur, mais aussi la susciter ; c’est pourquoi le réalisateur intègre plusieurs niveaux de lectures à certains de ses films. Relevant de la forme du clip, donc avec un régime de diffusion l’ouvrant à public assez large, la grande majorité des clips de Boutonnat est tout à fait abordable en tant que simples films de divertissement. Afin de répondre aux attentes d’un public plus averti qui lira ou relira les clips avec une grille d’analyse un peu différente de celle du grand public, et par goût de la parabole du symbole et parfois de la subversion, le réalisateur niche dans quelques-uns uns de ses clips des thématiques qui ne sont pas clairement revendiquées à l’écran. Dès Maman à tort (1984), les paroles pourraient prêter à la « sur-interprétation » tant elles sont floues, et certains des détails apparaissant dans les plans statiques du clip laissent évoquer à la fois l’infanticide, la rébellion, ou encore l’enfance maltraitée.

    Sans cohérence ni réel lien, cette suite d’images ne tient pourtant pas encore de réel discours sur les sujets que l’on croit entrevoir. Il faut attendre Plus Grandir (1985) et son arrière-plan biblique pour réellement avoir l’occasion de voir un clip de Boutonnat de deux façons différentes. A la fois récit d’une déchéance physique et critique d’une religion aveugle et impuissante, Boutonnat met en scène dans Plus Grandir des éléments détenant un sens pour chacun des deux niveaux de lecture. Il prend parti d’opposer au lent vieillissement du personnage des images du catholicisme comme par exemple la statue de la sainte vierge ou deux nonnes violentes et vindicatives. On peut lire la présence et l’action de ces éléments comme les signes avant coureurs d’une sérénité relative à la vieillesse prochaine du personnage, voire à sa mort inéluctable, mais également comme l’omniprésence d’une religion qui bannit de manière systématique les agissements de ce même personnage. Ainsi dans le clip, la statue de pierre s’anime pour se cacher les yeux devant une prière vaine, et les nonnes punissent sévèrement par les coups la perte de virginité de l’héroïne : passage symbolique violent à l’âge adulte qui la précipitera rapidement dans la déchéance physique la plus totale.

MF80_16a dans Mylène et SYMBOLISME      En 1987 les doubles lectures sont plus clairement affichées chez Laurent Boutonnat. Tristana affiche au moins trois degrés de compréhension, dont deux clairement revendiqués par l’emploi des références à Blanche-Neige et les sept nains (Walt Disney – 1937). Sans Contrefaçon  joue quant à lui sur la seule transposition des Aventures de Pinocchio de Mario Collodi, histoire largement inspirée d’un conte très populaire qui impose par son traitement le décryptage par n’importe quel spectateur des deux niveaux de lecture qu’elle comporte. L’action du clip trouve précisément son intérêt dans sa référence perpétuelle au célèbre roman de Collodi ; c’est par le processus de l’adaptation que Boutonnat guide le spectateur vers un raisonnement ludique qui le mène à suivre l’histoire selon deux optiques : celle de la diégèse du clip, et celle du célèbre roman original. Boutonnat réutilisera ce système pour plusieurs clips dont nous parlerons plus tard, comme Sans Logique (1989) ou Moi …Lolita (1999).

    Laurent Boutonnat rend hommage dans Tristana au film Octobre de S.M. Eisenstein, oeuvre grandiose de propagande soviétique, qui retrace les journées de juillet et la révolution bolchevik de 1917. On y retrouve les mêmes thèmes comme celui du montage signifiant, des figures de Lénine, de l’amour sous-jacent, de la bourgeoisie et celui de la révolte envers les Tsars.

écrit par Jodel St marc http://fr.wikipedia.org/wiki/Jodel_Saint-Marc

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Ligne de vêtements Mylène FARMER

Posté par francesca7 le 6 mai 2012

 

Chanteuse, auteure et dessinatrice de livre pour enfant, la rouquine devient styliste !

L’interprète de Libertine est décidément une artiste complète. Désormais, elle ajoute une nouvelle corde à son arc et devient créatrice de mode. Elle vient en effet d’imaginer sa propre ligne de vêtements, intitulée Lonely Lisa… des créations « sans contrefaçon » !

Ligne de vêtements Mylène FARMER dans Mylène dans la PRESSE 1009386340_small-300x225Une ligne de vêtements, c’est pas très innovant… Loana y avait pensé bien avant elle ! Mais Mylène, elle, la complètera par une ligne de linge de maison, de jouets, de papiers peints et d’objets de papeterie. Pour le lancement de sa marque Lonely Lisa, elle a pensé à tout ! Question design, la rousse mystérieuse s’est inspirée des croquis de sa fable Lisa-Loup et le Conteur, qu’elle avait publié en 2003 à 75 000 exemplaires…
Un succès qui a poussé Mylène à reprendre l’héroïne de l’histoire, la petite Lisa, pour en faire le logo de la marque, selon l’agence Relaxnews.
Décidément, la chanteuse est une femme d’affaire avisée. Elle est d’ores et déjà à la tête de six sociétés ( dans l’édition d’enregistrement sonore et la production de pubs). Son dernier album, Avant que L’ombre, s’est écoulé à 700 000 exmplaires rien qu’en 2005. Et l’année dernière, ses revenus ont été évalués à 3 280 000 euros !  

gifs étoiles

LIGNE DE VETEMENTS MYLENE FARMER

 

                                                                                                               

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Les NRJ 2008 pour Mylène

Posté par francesca7 le 6 mai 2012

Annonce presse : Mylène Farmer chantera aux NRJ 2008

Les NRJ 2008 pour Mylène dans Mylène dans la PRESSE video-prestation-mylene-farmer-aux-nrj-music--L-1

C’est le 17 janvier prochain que TF1 et NRJ diffuseront, en simultané, les NRJ Music Awards. La cérémonie, qui fête cette année ses dix ans, récompense les artistes préférés des auditeurs d’NRJ, qui peuvent voter sur les sites internet d’NRJ ou de TF1.

Et cette année, la cérémonie sera notamment ponctuée par une prestation de Mylène Farmer. Très rare à la télé, et encore plus pour chanter, la chanteuse française n’a fait que deux apparitions à la télé cette année, au JT de 20 heures de Claire Chazal, et dans l’émission hommage à Johnny, Johnny Hallyday : ca ne finira jamais !. On ignore encore si elle chantera son numéro un « Appelle mon Numéro » ou son nouveau single, « Si J’avais au moins… ».

Parmi les prestations, les téléspectateurs pourront aussi découvrir les Pussycat Dolls, Duffy, Akon, Katy Perry et Enrique Iglesias, et du côté francophone, Stanislas, Calogero, Christophe Maé, Julien Doré ou encore la troupe de Cléopatre, ainsi qu’Indochine

Parution chez : http://www.ozap.com/actu/

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Beyond my control

Posté par francesca7 le 6 mai 2012

Paroles : Mylène Farmer

Musique : Laurent Boutonnat

+ d’infos sur cette chanson sur son site d’origine : SANS LOGIQUE.COM

Quoiqu’on en dise, cette chanson reste un zénith du duo Farmer-Boutonnat.
Il y a dans la musique d’hier et d’aujourd’hui quelques œuvres, quelques chansons où l’on sent qu’on est enfin arrivé au bout d’un chemin, qu’un sommet a été atteint au-delà duquel il est presque impossible d’aller, qu’un artiste a accompli sa mission d’artiste.

Beyond my control dans Mylène dans la PRESSE beyondmycontrol-picturediscDans « Beyond my control », il y a un peu de l’excitation du volet final d’une grande trilogie, de la fièvre de l’ultime duel avec son plus puissant adversaire, du goût du dernier chamallow du dernier paquet, et tout cela sans les battages publicitaires et les opérations de merchandising et de bandes-annonces qui polluent de beaux morceaux de l’art.
Ici, Mylène a atteint la dernière étape de son voyage au pays de la souffrance. Là où règnent sang, feu et larmes. Un monde où l’amour est dans les chaînes de la mort, où il y est perverti et recomposé pour devenir un serviteur de la destruction. C’est aussi une impasse, et une prise de conscience qu’un autre chemin doit être emprunté.

« Beyond my control » est l’histoire de la défaite totale d’une liaison amoureuse. Mais c’est surtout un choix de Mylène de ne pas se voiler la face devant le mal, de le ressentir jusqu’au bout, en vue d’une rédemption ultérieure. Démonstration.
La violence est immédiatement introduite avec la phrase abrupte, « it’s beyond my control ». Puis, sans la moindre transition, on enchaîne avec une mélodie de ballade, comme si Mylène fredonnait en toute simplicité. Mais la répétition du même dessin musical va se révéler être un élément de la création d’un climat de folie. Puis, dans le refrain, la longue plainte du synthé va se conjuguer aux sonneries de cuivres, à la flûte et aux guitares nerveuses pour créer une atmosphère de noire passion.

La voix de Mylène distille ce qu’il faut de fièvre et de fragilité, mais conserve encore dans la folie un timbre « noble ». Jamais Mylène n’a crié sur ses fans, facilité à laquelle les trois quarts des chanteuses modernes cèdent. Elle n’essaye même pas de gonfler sa voix, préférant souffler au creux de notre oreille tant les secrets qu’elle nous révèle sont intimes et brûlants.
Le texte, s’il n’est pas, au niveau de la poésie, le plus brillant que Mylène ait écrit, ne manque pourtant pas d’atouts pour être à la hauteur de la musique.

Il raconte donc la tragédie d’une sorte de Médée moderne, trompée par son amant, et le tuant dans un accès de folie. Mais Mylène choisit de prendre l’instant suivant immédiatement le carnage, juste cet instant où les dernières ombres du délire se confondent aux affres de la lucidité et de l’angoisse. Ce moment crucial où l’on prend conscience que le sang répandu partout macule aussi ses propres mains, et que ce n’est pas l’autre qui l’a fait couler, mais bien soi-même.

La prise de conscience se fait en fait en deux temps. Mylène, au début du couplet, n’a pas encore compris que son geste était le type même du geste irréversible. Elle parle encore au cadavre de l’homme, peut-être encore chaud sous ses mains, elle tente de le « rassurer » (mais qui veut-elle rassurer, sinon elle-même ?), qu’elle va « soigner ses blessures ». Elle essaye de se convaincre qu’elle peut encore revenir en arrière, qu’il n’est pas trop tard pour réparer le mal qu’elle a causé, que la vie (et sa relation avec l’homme) ne s’arrête pas là.

gifs musiquegifs musique Vaine tentative. On peut déjà comprendre pourquoi, dans le clip, on voit Mylène passer par toutes sortes de torture, pourquoi ce n’est pas du sado-maso-cuir gratuit : parce que c’est l’expression de sa souffrance intérieure, la brûlure du remord.
Au fur et à mesure qu’elle se rend compte de l’absence de portes de sortie à cette situation, la voix de la chanteuse trahit de plus en plus d’affolement, un trouble grandissant, jusqu’au moment où éclate le refrain.
« Tu n’as plus vraiment le choix ». L’absence de choix est criante, quel que soit l’aspect du récit que l’on prenne. La mort est vraiment la barrière qui sépare toute chose.

Mylène rêve encore d’une improbable « aube », quand l’homme va se réveiller, comme chaque matin, lui faire l’amour pour se faire pardonner, et ils seront à nouveau réunis.

Mais, cette fois, pour retrouver son amant, Mylène devra verser le sang une seconde fois : « je te rejoindrais peut-être ». Et, bien sûr, elle nous laisse à la fin du deuxième couplet sur cette éventualité angoissante.
Le premier couplet s’achève sur un gros plan sur les yeux de l’homme. Ils sont ouverts, fixes et froids. Mais, pour la chanteuse, ce sont ceux « d’un ange » : ça lui rappelle peut-être ces statues dans les églises aux yeux d’ivoire, reflétant un mystérieux au-delà. En tout cas, elle a compris que l’homme n’était plus de ce monde.

On sent le fantasme dans les deux couplets : lorsque Mylène emploie les temps futures pour désigner le plaisir et le présent pour désigner la douleur. En fait, pour limiter les désastres causés par la souffrance, elle imagine un plaisir qui en découlerait, comme une revanche contre le mal qui engendrerait alors le bien. C’est la même idée que dans « Je t’aime, mélancolie », mais elle n’empêchera pas Mylène de succomber au mal.

En fait, c’est surtout une acceptation du mal qui est en Mylène, qui est une condition à une rédemption dans l’avenir. Cela se conjugue avec le mythe de la Californie messianique, que l’on verra dans « Anamorphosée ».
« Lâche ». Alors là, l’ambiguïté plane. Ça peut vouloir dire : « espèce de lâche ! » ou « lâche-moi ! ». Dans la première solution, Mylène lui reproche de ne pas avoir résisté à la tentation de la tromper (voir le clip) avec un autre, voire même de ne pas s’être défendu contre Mylène et de s’être laissé massacrer comme un agneau…voire même de s’être enfui dans la mort et le repos éternel, la laissant seule avec ses souffrances ! Dans la deuxième solution, c’est l’aspect du remord qui prime, de la présence de l’homme, même mort, dans son esprit, une sorte de fantôme…

« Toujours en cavale » rappelle les frasques amoureuses du libertin, courant les filles mais revenant toujours à sa Mylène (« tu dis : j’ai besoin de tes bras »). On imagine bien la scène du fautif se jetant aux pieds de la belle pour lui implorer son pardon, avec pour seul et éternel prétexte que c’est plus fort que lui, qu’il ne peut maîtriser ses pulsions sexuelles.
Mylène répond de ces mots terribles : « Ne t’éloignes pas de mes bras ». Cette fois, tu ne me quitteras plus jamais ! Puisque tu jures de m’aimer vraiment et éternellement, je t’obligerais à tenir cette promesse…
« C’est plus fort que toi » fait écho à « it’s beyond my control ». Cette dernière phrase a été inspirée à Mylène par une adaptation américaine filmée des « Liaisons dangereuses » avec des acteurs très prestigieux comme Glenn Close ou John Malkovitch. C’est d’ailleurs ce dernier, avec son accoutumée « froideur passionnée », qui prononce la phrase reprise par Mylène dans un passage assez touchant où il rompt avec sa maîtresse, sans pouvoir lui cacher son amour.
Mylène reprend en fait le même dessin en l’exacerbant, puisqu’elle provoque une rupture absolue avec son amant, tout en étant éprise de lui plus que jamais.

Dans le deuxième couplet, si Mylène n’a pas encore nettoyé le sang sur ses doigts, elle a enfin compris que son amant était mort : « je veillerais ta sépulture ». Dérisoires promesses que l’on peut faire dans un tel cas. Le caractère faible de Mylène redevenue humaine s’oppose à sa force destructrice, lorsqu’elle a cédé à ses pulsions de mort. Il est toujours bien plus facile de détruire que de créer. Mais pourquoi l’homme est-il doué d’une si grande capacité de mort, face à sa si petite force créatrice ?
« Beyond my control » s’appuie aussi sur le mythe (inspiré encore des « Liaisons dangereuses ») de la femme carnassière, devenant par sa violence plus forte que l’homme, le battant sur son propre terrain. Mais elle a son point faible. Si les garçons se jettent à ses genoux, elle ne peut supporter qu’ils aillent chez une autre vamp. Alors, la passion qu’elle utilisait pour maîtriser les hommes se retourne subitement contre elle : elle y succombe, et paye sa lourde dette à l’amour. Elle s’aperçoit qu’elle ne peut se passer de son amant.

Revenons à la pulsion. Freud est l’incontournable du domaine. Ainsi, comme ce psychologue, Mylène montre à quel point nous sommes dominés par ces deux pôles qui nous déchirent et mènent nos vies : amour et haine, création et destruction. De même, Mylène est partagée entre ses sentiments pour l’homme et sa haine parce qu’il l’a trahi.
Cela rappelle la tragédie grecque d’Euripide : « les Bacchantes ». Ces femmes sont sous l’emprise d’un plaisir intense (symbolisé par le dieu Bacchus) et cause la mort autour d’elles. Elles s’éprennent du chanteur Orphée, et finissent par le couper en morceaux dans un accès de folie. Les fans extrémistes ne datent pas d’hier.

Tout ce qu’on a l’habitude de refouler explose dans le clip. Le sexe, la violence, la possession, et avec tellement de sensualité, tellement de beauté et de profondeur dans les couleurs qu’on ne peut qu’y adhérer. La violence avec laquelle les deux amants font l’amour, la sensualité avec laquelle Mylène tue l’homme, les loups déchirant des lambeaux de corps, est-ce cela le malsain ? Je ne crois pas. Ce clip est fait pour nous montrer que nous sommes tous des loups.

Beyond my Control dans Mylène 1991 - 1992 1223328365_mt_russieCe qui compte le plus pour nous ? Sexe et nourriture. Consommation. Les loups valent plus que nous. Ils sont aussi sauvages et moins gratuitement violents. Alors, à chacun de voir comment il se comporte dans sa vie : comme un homme ou comme un loup.

Mylène finit brûlée. De même qu’au Moyen-Âge, on jetait sur le bûcher tout ce qui ressemblait à une sorcière ou à un loup-garou. Ici, il est possible que Mylène prévoie que tous les bien-pensants, et même les hommes « normaux », la condamneront pour cette chanson déviante. L’étrange fait peur, on tente de le purifier par le feu. Nous avons toujours des mentalités moyenâgeuses.

Mais la question est lancée, et, même si on n’aime pas ce genre de chanson, il faut réfléchir à ce qui motive notre vie. Et si l’on aime uniquement pour consommer ou pour procurer du bonheur à celui ou celle qu’on aime.

Issu du site http://www.sans-logique.com/mylene-farmer/analyses

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Mylène Farmer et son attachée de Presse

Posté par francesca7 le 4 mai 2012

Danyèle Fouché, attachée de presse de Farmer

 

Danyele Fouché est l’ex-Attachée de presse de Mylène FARMER durant la Période 1987-1988

 

Mylène Farmer et son attachée de Presse dans Mylène et L'ENTOURAGEDanyele Fouché a été l’attachée de presse de Mylène Farmer pendant plus d’un an et demi, de « Tristana » à « Ainsi soit je… ». Aujourd’hui retirée du métier, elle a accepté de revenir sur cette période de sa vie.

Comment êtes-vous devenue l’attachée de presse de Mylène ?
On s’était rencontrées sur un plateau de télévision. J’étais très amie avec Bertrand Le Page (ndlr : le manager de Mylène à l’époque). Et Mylène a exigé auprès de Polydor qu’ils m’engagent pour être son attachée de presse.

Vous étiez donc dans le service presse de Polydor, sa maison de disques ?
Non. J’étais payée par Polydor, mais je m’occupais exclusivement de Mylène Farmer. Et uniquement pour ce qui concernait les télés et les radios. La presse écrite, c’était surtout Bertrand qui s’en chargeait.

Sur quelle émission vous êtes-vous rencontrées ?
Je m’occupais de Guy Béart à l’époque. Une émission lui était consacrée ; elle était tournée chez lui. Mylène faisait partie des invités. Elle a chanté « Mon cher Frantz » en duo avec lui. (ndlr : c’était sur Antenne 2, devenue France 2 en 1987 ; Mylène avait aussi chanté « Au bout de la nuit »). Et sur le ton de la plaisanterie, Mylène m’avait dit « Mais quand vas-tu t’occuper de moi ? ». Je lui ai répondu « Quand tu veux » (rires).

De qui vous êtes-vous occupée à part Mylène ?
De beaucoup d’artistes. Bernard Lavilliers, Daniel Balavoine, Patrick Juvet, Michel Delpech, Claude Nougaro, Marie-Paule Belle, Dorothée, Léo Ferré, Sheila…

Mylène se mélangeait-elle aisément aux gens du show-business ?
Pas du tout. Ce n’était pas son truc. Elle n’allait pas dans les soirées people. Hormis quand on en était les organisateurs, comme pour le lancement du clip de « Tristana » au Privilège, en dessous du Palace. Je me souviens de cette soirée car en me levant de table, j’ai glissé sur le marbre avec mes chaussures neuves et je me suis cassé la jambe (rires). J’ai été dans le plâtre pendant un mois. Mylène a d’ailleurs été très présente et très gentille avec moi pendant cette période.

Donc Mylène n’était pas de toutes les soirées parisiennes ?
Ah non ! Elle détestait ça. Comme moi d’ailleurs. On allait par contre dans les restos à la mode car Bertrand adorait ça.

Que pensait le milieu de cette jeune chanteuse qui restait à l’écart ?
C’était assez mitigé. Certains ne l’aimaient pas bien sûr. Elle avait un peu une image d’emmerdeuse, mais sans excès car elle était très sympa. Mylène a fait carrière dans un milieu qu’elle a toujours fuit : pour moi, c’est la réussite suprême.

1987-08-d dans Mylène et L'ENTOURAGEA l’époque, elle faisait à peu près toutes les émissions possibles et imaginables, des grivoiseries de Collaro aux confessions intimes de « Sexy folies ». Était-elle facile à travailler pour une attachée de presse ?
Oui. Elle faisait tout avec plaisir. Mais il fallait que Bertrand et moi soyons en régie pour surveiller les lumières et le cadrage. Elle était très exigeante, très perfectionniste. A ce point-là, c’est admirable. C’est une énorme qualité.

C’est à vous que l’on doit le cultissime « Mon zénith à moi » ?
Oui. C’était une émission merveilleuse. Mylène avait très envie de la faire. Elle avait donc tout accepté et s’y était énormément investie. Tout était pesé, choisi et pensé. Cette émission avait fait scandale à l’époque. Mylène avait été pas mal critiquée pour ses choix – elle voulait parler de la sexualité des prêtres, voir des hommes exécutés, des têtes coupées. C’était assez gratiné (rires).

Cette émission a définitivement installé son personnage. Était-elle comme ça dans la vie ou jouait-elle un rôle ?
Elle en a rajouté un peu. Elle n’était pas aussi tordue que ça (rires). Ceci dit, elle était vraiment secrète ; une introvertie absolue. Je me souviens qu’elle ne parlait pas de sa famille, ni de son enfance ; c’étaient des sujets tabous. Je crois que c’était vraiment sa nature profonde d’être à part. Et il est vrai qu’elle vivait avec deux singes… et Laurent (rires).

Et son intérieur était-il conforme à l’image gothique qu’on a pu s’en faire ?
Je ne suis jamais entrée chez Mylène. Très peu de gens y allaient.

Pourquoi cela ?
Mylène était tellement bordélique qu’elle avait honte (rires).

« Mon zénith à moi », c’était aussi la rencontre avec Zouc…
Oui. On était allées la voir ensemble au Bataclan, et on avait été séduites par son univers. Je n’ai pas pu assister au tournage du clip de « Sans contrefaçon » car j’étais prise par ailleurs, mais Mylène m’a raconté que Zouc était arrivée en ambulance pour pouvoir être cochée pendant le voyage (rires). Elle avait demandé un cachet énorme pour tourner le clip (rires).

Pourquoi ne plus avoir travaillé avec Mylène après « Ainsi soit je… » ?
Parce que je l’ai quittée. Je me suis fâchée un jour… bêtement. Pourtant je m’entendais très bien avec elle ; je l’aimais tendrement. Et même si ça peut paraître étonnant, j’ai beaucoup ri avec Mylène. Et Bertrand ! Surtout quand on partait en équipée sauvage en province, pour des galas ou des tournages d’émissions. On a passé des soirées de rigolade intenses, légèrement arrosées de Champagne rosé (rires).

C’était un vrai déménagement j’imagine…
Oui. Je me souviens notamment d’un déplacement au Festival du film de Cognac pour « Tristana » dans une émission présentée par Patrick Poivre d’Arvor. On est partis, Bertrand, Mylène et moi, avec les deux danseuses, et une malle en osier immense pour les robes. Je me rappelle qu’on s’est un peu disputés avec la productrice de l’émission qui ne voulait pas de ces tenues. Au final, on est tombées d’accord pour les porter quand même, et pour se faire pardonner, elle nous a fait monter une bouteille de Cognac dans une des chambres du château dans lequel l’émission se tournait. On a entamé la bouteille avec Mylène en attendant le tournage. On a été rapidement très gaies (rires).

Vous parcouriez les routes de France en voiture ?
En train ou en avion. Pas en voiture car c’était Bertrand qui conduisait, et nous étions terrorisées par sa façon de conduire. D’autant que c’était le plus souvent après avoir consommé pas mal de Champagne (rires).

Vous semblez avoir eu beaucoup de tendresse pour lui ?
Oui. C’était mon ami. C’est quelqu’un que j’aimais profondément et que je défendrai jusqu’au bout.

Vous êtes restée en contact avec lui ?
Jusqu’à la fin. Je lui ai même laissé un message sur son répondeur deux jours avant sa mort.

Pourquoi s’est-il tué selon vous ?
Il a vécu des périodes très difficiles. Il a essayé de faire une nouvelle Mylène, mais il n’est jamais tombé sur l’équivalent. Il n’y a qu’une seule Mylène…

Il a travaillé pour Ysa Ferrer, puis les productions AB…
Oui. Il s’est aussi occupé d’un restaurant, La Cloche d’Or, à Pigalle. Il s’est rapidement retrouvé sans un centime, pourchassé par les huissiers. Il est passé d’un superbe appartement, dans les beaux quartiers parisiens, à un petit studio à Toulon où il faisait dans la voyance. C’est là qu’il s’est donné la mort, avec de l’alcool et des médicaments.

Certains ont attribué son suicide à sa séparation d’avec Mylène. C’était quand même dix-neuf ans après !
Oui, mais il ne s’en est jamais remis.

Vous croyez donc que c’est lié et que ce n’est pas un hasard s’il s’est donné la mort à quelques jours de la sortie de l’album « Innamoramento » ?
Je n’en sais rien. Je ne crois pas beaucoup aux coïncidences (silence). Leur séparation a été un drame absolu pour Bertrand (silence).

Vous estimez que Mylène n’aurait pas du s’en séparer ?
Je ne sais pas. Bertrand s’est donné corps et âme pour elle. Ceci dit, il est vrai qu’il n’était pas facile à gérer. Il se mettait souvent dans des états épouvantables ; il consommait beaucoup d’alcool et de cocaïne. Mylène a accepté ça pendant longtemps, jusqu’au jour où elle ne pouvait plus. Il faut savoir aussi que Bertrand se comportait assez mal, dans les restaurants par exemple ; il parlait très mal aux gens, il était très hautain, très exigeant. Il était insupportable. Mais je l’adorais !

Quelle est sa part de responsabilité dans le succès de Mylène, selon vous ?
Il était son manager, son éditeur. C’est lui qui a fait Mylène.

Il y avait Laurent Boutonnat aussi…
Oui bien sûr. Le trio Bertrand, Laurent, Mylène était d’ailleurs très compliqué. Il y en avait toujours deux contre le troisième.

Qui contre qui ?
Ca dépendait des fois. Mais toujours deux contre un. Et moi il fallait que je gère tout ça ; ce n’était pas facile.

Mylène vous semblait-elle être une marionnette entre les mains de Bertrand et Laurent ?
Ah non ! Ce n’est pas du tout l’idée que je me fais d’une marionnette. Elle savait écouter les conseils des uns et des autres, mais elle a toujours eu beaucoup d’idées et beaucoup de goût. Elle n’a jamais été aux ordres de personne.

Pourquoi vous êtes-vous fâchée avec elle ?
C’était sur le plateau de « Jacky Show » sur TF1. Mylène est arrivée et elle a refusé de dire bonjour à Jacky. Ca m’a beaucoup énervée.

Ils étaient pourtant amis à l’époque, non ?
Visiblement pas ce jour-là. J’ai dit à Mylène « J’en ai assez de tes caprices ». Et je suis partie en plein milieu de l’émission. Elle m’a demandé : « Tu reviens ? ». J’ai dit « Non ! ». Et je suis allée chez le coiffeur me faire une couleur, puis chez Flo m’acheter du caviar (rires).

Vous estimez que Mylène était capricieuse ?
Oui. Disons qu’elle était assez exclusive. Par exemple, elle voulait que Bertrand ne s’occupe que d’elle. J’ai en mémoire aussi une émission des Carpentier en Tunisie. Des journalistes nous suivaient pendant le voyage parce qu’ils voulaient faire un sujet sur Mylène. Lors de l’escale à Tunis, elle a refusé qu’ils se mettent à notre table parce qu’elle voulait qu’on soit toutes les deux pour le dîner. Le reportage commençait bien (rires) ! Je me souviens aussi qu’elle m’avait fait une scène parce que, lors d’une émission, la chanteuse Patti Layne, dont je m’occupais aussi, reprenait « Déshabillez-moi ». Mylène, qui devait chanter ce titre, a dû changer de chanson et m’en a voulu, alors que je n’y étais pour rien.

Donc vous ne l’avez pas quittée pour une simple histoire de « bonjour » ?
Non. Disons que c’était la goutte d’eau… Le fait est que, à l’époque en tout cas, Mylène n’accordait pas facilement sa confiance, et ne déléguait pas à n’importe qui. J’imagine que c’est toujours pareil aujourd’hui. Elle cherchait donc toujours à me prendre en faute, et moi je ne peux pas supporter ce genre de choses.

Quel regard avez-vous sur cette séparation aujourd’hui ?
C’était une pulsion toute bête. Et un entêtement idiot : j’ai refusé de revenir quant elle me l’a demandé. C’est un de mes plus grands regrets.

Parce que vous avez vu le chemin qu’elle a fait depuis, ou parce que vous teniez à elle ?
Les deux. Je l’aime encore aujourd’hui. Et je l’aimerais toujours. Elle avait des attentions. Je me souviens qu’elle m’avait rapporté une montre d’un voyage en Orient par exemple.

Aimeriez-vous vous occuper de Mylène aujourd’hui ?
Je n’aurais pas beaucoup de travail (rires) ! Elle ne fait aucune émission.

Qu’en pensez-vous ?
Je crois qu’elle déteste ça.

2flmobdzCertes, mais elle pourrait faire un petit effort ne serait-ce que pour saluer le public, non ?
(Silence). Très sincèrement, je pense qu’elle s’en fout. Je crois qu’elle ne se sent redevable de rien envers son public.

Quelle relation aviez-vous avec ses premiers fans à l’époque ?
Elle suscitait des réactions pas très saines dans le public. Je me souviens d’une histoire terrible. Un week-end, j’ai reçu un coup de fil d’un policier. La fille de son cousin, une fan de Mylène, avait fait une fugue pour aller se suicider sur le paillasson de son idole. Au final, la jeune fille est venue chez Mylène, et sa famille l’a récupérée. Mais quel week-end pour Mylène et moi (rires) !

Et lorsque vous faisiez toutes ces télés à l’époque, comment réagissait-elle aux demandes d’autographe ?
Ca l’embêtait. Elle s’y pliait quand Bertrand et moi la poussions à être un peu plus sociable (rires).

Comprenez-vous qu’elle n’ait pas de fan-club officiel ?
De mon temps, elle en refusait déjà totalement l’idée. Parce que crois que cela impliquait un certain nombre de contraintes dont elle ne voulait pas. Et puis je pense que les fans, ça la mettait mal à l’aise. Ce n’était pas quelque chose qu’elle vivait très bien.

Vous suivez sa carrière ?
Oui bien sûr. Je trouve qu’elle ne s’est pas beaucoup trompée. Mais je ne l’ai jamais vue en concert.

Pourquoi ?
Je ne sais pas (silence). Ca me ferait bizarre. Mais j’ai vu des DVD, et c’est extraordinaire ce qu’elle fait. C’est d’autant plus incroyable qu’elle est partie avec de tout petits moyens : elle ne maîtrisait pas tellement le chant. Mais elle a fait son chemin, sans aucune compromission.

Au moment où vous vous occupiez d’elle, sentiez-vous qu’elle allait devenir ce qu’elle est aujourd’hui ?
Non. Je pensais qu’elle allait faire une carrière formidable. Mais à ce point-là, c’était difficilement imaginable. Quelle autre chanteuse des années 80 a fait un tel parcours ?!

L’avez-vous revue depuis que vous avez arrêté de travailler ensemble ?
Oui, une fois. On a essayé de remettre ça, mais la magie était passée.

C’était quand ?
Je ne sais plus. Je n’ai pas la mémoire des dates.

Issu du magazine IAO (spécial Mylène) de 2005

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A quand du Mylène ?

Posté par francesca7 le 3 mai 2012

http://www.evous.fr/ titrait ce mois-ci :

 

Un nouvel album de Mylène Farmer pourrait sortir à la fin de l’année2012. Il s’agirait d’un disque composé par Laurent Boutonnat.

Si Mylène Farmer s’est faite discrète ces derniers mois, c’est pour une bonne raison. Elle travaillerait en effet sur son prochain album, dans le plus grand secret. A en croire Hugues Royer, auteur d’une biographie non officielle sur la chanteuse, il s’agirait d’un nouvel opus composé en intégralité par le complice de toujours, Laurent Boutonnat. « Alors qu’il a pu être A quand du Mylène ? dans Mylène 2011 - 2012 MFBercy2006_29aquestion, au départ, d’un panachage mêlant d’autres talents, Laurent Boutonnat a souhaité être le seul maître d’oeuvre », avance l’écrivain. 

Succédant à Avant que l’ombre (2005), Point de suture (2008),Bleu Noir (2010) et au best-of 2011-2011, ce 9e album studio pourrait sortir dès le mois de décembre 2012, précédé sans doute d’un premier single…

Selon Hugues Royer, la présence sur le disque de Laurent Boutonnat s’explique par le souhait de créer un album « calibré pour la scène ». Nombreux sont en effet ceux qui espèrent une nouvelle tournée pour 2013, avec peut-être même un grand concert au Stade de France

Alors que le projet Xtended Tour est finalement tombé à l’eau, cette tournée excite déjà les passions. D’autant plus que, selon certains, il pourrait bien s’agir de la toute dernière…

Pour retrouver notre sélection des concerts à Paris en 2012, cliquez ici
Et pour l’agenda 2012 des concerts dans toute la France, cliquez là ! 

 

gifs étoiles

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Désenchantée dit Mylène

Posté par francesca7 le 3 mai 2012


Désenchantée dit Mylène dans Mylène et mes BLABLAS Desenchantee- C’est quelque chose qui m’est familier depuis très longtemps. C’est une perte d’illusion personnelle. Pour moi, ce mot est poétique, il est déjà beau comme ça. Il évoque des choses dans la sonorité des syllabes. Pour le reste je ne peux que répéter la signification du mot : plus d’illusions, plus d’enchantement… (Podium)

– Moi, je me situais dans une génération que je supposais désenchantée. Mais tous ces mots-là, on ne peut pas les mettre dans une chanson, ça fait trop de mots et ce n’est pas très joli. Donc j’étais obligée d’évoquer tout de suite la génération. Là je ne suis pas en désaccord avec ce que j’ai écrit, mais en même temps, je ne revendique pas une génération, je ne suis pas le porte-parole d’une génération. Je l’imagine désenchantée parce qu’on a l’impression… J’évoque souvent cette phrase de Cioran qui parle de liberté et qui dit « libre dans un désert ». J’ai l’impression que c’est peut-être propre à notre génération de lutter et d’avoir ces envies de révoltes, ces révoltes qui mènent… Pour moi au néant… Enfin, chacun a sa vision des choses, mais j’ai l’impression que tout ça est en ébullition et que ça nous mène à de grandes désillusions, donc un désenchantement. C’est une vision, je crois un peu pessimiste, mais parce que moi je dois l’être. (Radio 2 Belgique, 1991)

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Mylène Farmer et son Vertigo

Posté par francesca7 le 3 mai 2012


Issu du site d’origine  http://www.innamoramento.net/mylene-farmer/analyses/24/Lalbum_Anamorphosee/

Mylène Farmer et son Vertigo dans Mylène et mes BLABLAS MF2000_19aAu niveau de l’écriture même, enfin, Anamorphosée apporte un dernier renouveau à la pratique de la chanteuse : c’est avec cet album que sont inaugurées plusieurs pratiques qui resteront chères à Mylène. La première de ces pratiques, c’est le néologisme. Dans la chanson Vertige, Mylène inaugure en effet le verbe «vertiger». Si c’est un cas unique dans l’album et une première dans l’œuvre, le procédé deviendra ensuite fréquent, c’est pourquoi il n’est pas inutile de le souligner ici… Mais la véritable nouveauté ici, c’est l’utilisation massive dans l’album de la langue anglaise. Jusqu’à présent, Mylène en effet n’avait guère pratiqué la langue de Shakespeare, si ce n’est au détour de quelques chansons comme La ronde triste ou Psychiatric. A l’exception de ces deux titres, intégralement rédigés en anglais, la chanteuse avait jusqu’à alors écrit uniquement en français, et ce alors même que nombre de ses auteurs de prédilection (comme Wilde, Poe ou encore Dickinson) étaient pourtant anglophones. Comme elle l’expliqua à propos de l’adaptation anglaise de Que mon cœur lâche, il s’agissait pour elle d’une volonté de contrôler ses mots, contrôle qu’elle ne se sentait pas apte à exercer dans une langue étrangère. L’anglais cependant a toujours été présent à l’arrière plan de la carrière de Mylène. Dès ses débuts, en effet, ses remixes, tout réalisés par des français qu’ils étaient, ont porté des titres en anglais. De même, certains instrumentaux portent des titres anglais, c’est le cas de Mylène is calling ou de The Farmer’s conclusion. Cette habitude de travail, probablement héritée de Laurent Boutonnat (qui lorsqu’il écrivait encore des textes pour Mylène, avait entre autre rédigé We’ll never die, ou intégré des samples de Greta Garbo et des phrases anglaises dans plusieurs de ses chansons. On pense notamment à Vieux Bouc) n’a pas quitté Mylène, puisqu’on peut apercevoir, au détour d’un reportage sur l’enregistrement

d’Anamorphosée, que sur les feuilles de travail, Rêver était nommée au préalable the reve slow. C’est probablement à lui que revient l’utilisation du sample des Liaisons dangereuses qui donne son titre à Beyond my control. Ces éléments périphériques mis à part, on ne trouve traces d’anglais nulle part dans les textes que la chanteuse rédige avant l’album Anamorphosée. L’abondance de l’anglais ici n’en est que plus frappante. Dès la première chanson le ton est donné, puisque California est sans aucun doute l’emblème même des jeux de tissage qu’effectue Mylène entre les deux langues. Il y a dans l’utilisation de l’anglais la même dynamique d’échappée que celle que thématise l’album. Ne plus écrire avec sa langue, reconstruire les mots des autres : autant de jeux qui autorisent l’artiste à perdre son identité et à s’oublier pour retrouver une liberté d’être perdue :

J’ai plus d’I.D. mais bien l’idée
De me payer le free way

analyse site http://www.innamoramento.net/mylene-farmer/analyses/24/Lalbum_Anamorphosee/

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Symbolique de AIME de Mylène

Posté par francesca7 le 2 mai 2012

 

Parler d’amour n’est pas chose aisée et Mylène FARMER n’a jamais été très à l’aise pour disserter dans ce domaine. Elle a donc recours à de nombreuses références personnelles (Palerme, ce fameux mois de mai…) qu’elle seule comprendra, et à des jeux de mots que chacun jugera. On notera quand même cet osé « flux de taille, un feu de failles », renvoyant sans doute à des éléments aussi romantiques que les liquides séminaux enflammant des orifices..; étroits. Mais peu importe, à la moitié de l’album tous les écarts sont déjà excusés : Mylène FARMER aime les plaisirs de la vie, et Aime finalement cette vie qui les lui permet.

 

En quatorze chansons, la part belle est faite aux ballades, propices à déclencher les plus belles émotions comme sur « redonne-moi », « et pourtant » ou « tous ces combats ». L’alternance choisie ici entre ballades, titres plus rythmées et hymnesques (« Fuck them all », « Aime », « QI » ) ou pop classieuse (« dans les rues de Londres », « L’amour n’est rien ») permet à l’album de passer très (trop) vite…

 

En tout cas, il n’ est pas question de trouver un titre réellement faible ni de remplissage.. ce qui est en soit une performance pour bon nombre d’artistes, mais monnaie courante dans toute la discographie de Mylène Farmer.

 Symbolique de AIME de Mylène dans Mylène et SYMBOLISME mylene-farmer-redonne-moi_1c0r1_gk6i8

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Symbolique de Porno graphique de Mylène

Posté par francesca7 le 2 mai 2012

Symbolique de Porno graphique de Mylène dans Mylène et SYMBOLISME 1-196x300Entrave toujours, mais sans soumission. Perversité ? Dépravation ? Art du corps plutôt.

Inventivité. Body art. Art brut, Faire d’un simple Amour une œuvre subversive et jusqu’au-boutiste. Au diable les paraboles de 1988 (Pourvu qu’elles soient douces) et les hyperboles de 1991 (Pas de Doute), on crée sans idée d’enjoliver ou romancer un acte sexuel somme toute cru et inesthétique.

La voix de Mylène est plus assurée que par le passé, mise en avant, peu retouchée. Les nombreuses nuances qu’elle y apporte sont une vraie surprise. Mais, elle ne s’est pas pour autant muée en un clone de Céline Dion et les signes de fragilité, de fêlures et autres décrochés dans les aigus sont toujours bel et bien là (heureusement !!). Musicalement, il y a beaucoup de cordes (violons, violoncelle, guitares), du piano, du xylophone, des nappes de claviers, un zeste de programmation et des arrangements classieux pour un ensemble très cosy et très soft.

Le hard, il faudra aller le chercher du coté des paroles de titres tels que « Q.I » ou « Porno graphique », qui devraient faire parler d’eux pour leur caractère explicite. D’ailleurs, les sonorités electro choisies comme ossature aux textes audacieux de Mylène (provoc à 2 balles diront les détracteurs !!) sont parfaites, calibrées pour devenir de futurs hits single et live.

 

 

 

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Symbolisme de Redonne-moi

Posté par francesca7 le 2 mai 2012

 

« On doit parfois retrouver une trace de soi« . Le fantôme de la psychanalyse pointe, avec ceux du passé. Le cheminement d’une vie est complexe, sa composition est riche. Les « traces » sont énumérées au refrain, et on retrouve ces débris de rêve qui font écho aux songes emportés de la première chanson. Dans son bonheur, la femme se perd, la liberté va avec la crise Symbolisme de Redonne-moi dans Mylène et SYMBOLISME 115258046d’identité, toujours, comme à la fin du clip de Désenchantée où libérés, on ne peut que se séparer. L’ombre, bientôt, redonnera à celle qui la lui demande, sa « fièvre », et peut-être sa « sève » ; à la fois ces périodes de doute et éventuellement ces moments  d’insouciance. Mylène FARMER referait bien un bout de ce chemin.

 

Le titre « Redonne-moi » ! Le choix en étonne plus d’un et est loin de faire l’unanimité… mais l’attente d’une telle promo est enthousiaste. Mi-octobre sont envoyés les promos aux radios. Le titre est peu diffusé. Une vraie désorganisation va alors s’en suivre… Des premières photos du clip vont alors apparaître sur le net, puis disparaître selon les souhaits (et procès) de la star.

L’émission « Symphonic show » est confirmée mais repoussée plusieurs fois. Elle sera finalement diffusée le 12 novembre 2005 soit un mois après son enregistrement. Un second plan promotionnel est envoyé pour l’album, annonçant une opération d’envergure mi-novembre sur NRJ qui n’aura finalement pas lieu.

Le 6 décembre, les chaînes musicales reçoivent le clip mais ne doivent pas le diffuser tout de suite. Le single est annoncé pour début décembre, puis mi décembre puis finalement pour début janvier. On parle d’une édition limitée à 50 000 exemplaires.

Le 2 janvier 2005 sort enfin le single « Redonne-moi » sous format digipak limité et ce 3 mois après l’envoi des promotionnels ! Quelques jours plus tard est diffusé le clip sur les chaînes du câble. Le clip plait aux fans. Un clip sobre, beau, simple de François Hanss (qui avait déjà réalisé « Je te rends ton amour » et « Innamoramento« ). Une polémique naît alors auprès de M6 qui refuse de diffuser le clip, Mylène refusant de faire de la promo sur son antenne.

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Claude Berri et Mylène Farmer

Posté par francesca7 le 1 mai 2012

 

Claude Berri et Mylène Farmer dans Mylène et L'ENTOURAGE claude-berriClaude Berri, né Claude Berel Langmann le 1er juillet 1934 à Paris, et mort le 12 janvier 2009 à Paris, surnommé « le dernier nabab » ou « le parrain » du cinéma français, est un réalisateur, acteur, producteur et scénariste de cinéma français.

Il est considéré comme l’un des grands producteurs (par exemple avec Tess, L’Ours, Astérix et Obélix : Mission Cléopâtre) et réalisateurs (Tchao Pantin, Jean de Florette, Manon des sources) du cinéma français.

En 2004, il devient président de la Cinémathèque française, dont il démissionne en 2007 pour des raisons personnelles.

Claude Berri était aussi un amateur averti d’art moderne et contemporain, auquel il a consacré l’Espace Claude Berri, ouvert à Paris le 21 mars 2008.

Claude Berri a réalisé et a produit quelques-uns des plus grands succès du box-office français. En tant que réalisateur, Le Vieil Homme et l’Enfant (Michel Simon) en 1966, Le Maître d’école (Coluche) en 1981, Tchao Pantin (Coluche et Richard Anconina) en 1984, les adaptations de l’œuvre de Marcel Pagnol Jean de Florette et Manon des sources en 1986, ainsi que Germinal, d’après le roman d’Émile Zola (Gérard Depardieu et Jean Carmet) en 1993 ; en tant que producteur, Deux heures moins le quart avant Jésus-Christ (Coluche, Mimi Coutelier, Jean Yanne, Michel Serrault) en 1982, Banzaï (Coluche) en 1983, Astérix et Obélix contre César (Christian Clavier, Michel Galabru, Claude Piéplu, Pierre Palmade, Daniel Prévost, Sim et Gérard Depardieu) en 1999, Astérix & Obélix : Mission Cléopâtre (Claude Rich, Gérard Depardieu, Christian Clavier et Jamel Debbouze) en 2002, Bienvenue chez les Ch’tis (Michel Galabru, Dany Boon et Kad Merad) en 2008. En 2008, il est le premier lauréat du prix Daniel Toscan du Plantier récompensant le meilleur producteur de l’année.

Vie familiale de Claude Berri

Marié à Anne Marie Rassam (maniaco-dépressive depuis 1980, elle se défenestre en 1997 de l’appartement de la mère d’Isabelle Adjani, il se sentira toujours coupable de ne pas avoir pu suffisamment l’aider), Claude Berri est le père de l’acteur Julien Rassam et de l’acteur et producteur Thomas Langmann. Il a souffert d’une grave dépression à la suite du suicide de son fils Julien.

Il a eu également un fils de son deuxième mariage, Darius Langmann.
Il a été le compagnon de Nathalie Rheims.

Alors qu’il était en plein tournage de Trésor (avec Alain Chabat et Mathilde Seigner) lorsque la maladie l’a rattrapé, le cinéaste et producteur Claude Berri, en passionné qu’il était, développait déjà et en parallèle un autre projet qui devait être son film suivant.

Outre ses proches et toutes les stars du septième art qui avaient collaboré ou qui aimaient ce grand artiste du cinéma français, une personne a étrangement retenu notre attention lors des obsèques de Claude Berri.

1420109111_small dans Mylène et L'ENTOURAGECette personne, c’est Mylène Farmer. La chanteuse, évidemment tout de noir vêtue, n’était reconnaissable que grâce à sa chevelure flamboyante et à l’homme à qui elle tenait la main, son compagnon Benoît Di Sabatino. Car d’un point de vue discrétion, elle n’aurait pas pu faire mieux

Le visage totalement caché – un col roulé noir remonté sous les yeux et une paire de lunettes noires -, la star française souhaitait-elle passer incognito ou ne pas afficher sa douleur quant à cette perte ?

Toujours est-il que ces clichés nous ont surpris. On est bien loin de son exhibitionnisme affiché récemment dans les pages du Figaro Madame, numéro dans lequel d’ailleurs Nathalie Rheims lui avait dressé le portrait…

Alors que toutes les stars étaient visage découvert, dans une très grande émotion, cette attitude nous paraît totalement incompréhensible… comprenne qui pourra !!

L’ombre des autres, adapté du roman éponyme de sa compagne Nathalie Rheims et publié en 2006, devait nous plonger dans le quotidien d’une jeune femme et aborder son voyage initiatique en Angleterre, où se seraient mêlés croyances, amour, vérité, exploitation de l’esprit et secrets.

Et comme nous vous l’annoncions, Claude Berri avait même déjà convaincu une grande star d’endosser le rôle principal, en la personne de la chanteuse Mylène Farmer (dont nous vous avons récemment proposé une jolie vidéo), qui était anéantie lors des obsèques du cinéaste.

Mais malgré le drame qui a frappé le cinéma français, une bonne nouvelle est tombée, puisqu’à l’instar de Trésor dont le tournage se poursuit sous la direction de François Dupeyron (La Chambre des Officiers, et qui avait secondé Berri sur le tournage de Ensemble, c’est tout), L’ombre des autres va continuer à être développé par le distributeur Stéphane Célérier (Boss de Mars Distribution), en vu d’être réalisé prochainement.

Ainsi, Claude Berri sera encore un peu parmi nous…

Le monde du cinéma était présent aux obsèques de Claude Berri. La  présence de Mylène a été discrète au milieu de la foule des personnalités. Il aurait dû réaliser le scénario du film L’OMBRE DES AUTRES où elle tenait le rôle principal….

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Mylène Farmer et Chr. Mourthé

Posté par francesca7 le 1 mai 2012

 

Mylène Farmer et Chr. Mourthé dans Mylène et L'ENTOURAGE 35Christophe Mourthé (né le 29 avril 1959 à Bordeaux) est un photographe français vivant à Paris et ayant notamment travaillé sur le thème du fétichisme. Il est le fils de l’écrivain et réalisateur Claude Mourthé

Christophe Mourthé a débuté comme photographe de théâtre et de music-hall à l’âge de 19 ans. Il a collaboré également à divers magazines, comme Playboy, Vogue ou Newlook, et réalisé des commandes pour le monde de la publicité et pour des maisons de disques.

L’industrie de la mode fait également appel à lui. Il collabore avec les plus grands magazines (Playboy– à 22 ans, il est l’un des principaux photographes du magazine-, Newlook, Lui, Vogue, Max…), pour lesquels il photographie les modèles.

Arrivent ensuite des commandes pour le monde la publicité (Dim, Rosy…), les grandes agences de presse (Stills, Sipa, Sygma…) et les maisons de disques (pochettes, affiches…).

Il réalise des travaux photographiques sur le thème du fétichisme depuis les années 1990 et est associé au mouvement Fashion Fetish.Il devient rapidement un précurseur de l’école des ‘fétichistes’. Le fétichisme de Christophe Mourthé devient un style à part entière, annonciateur d’une tendance de la mode dont s’emparera plus tard la haute couture. Ses photos sont enracinées tout à la fois dans la période tumultueuse des libertés des années 70 et dans la période du « safe sex » qui allait donner un coup de frein à l’élan de cette décennie. De nouvelles manières de vivre l’amour voient le jour, et le fétichisme est l’une d’entre elles. Christophe Mourthé appartient aussi et surtout à la génération « Palace », de 1978 à 83, tout comme Mugler, Gaultier, Chantal Thomass, Nina Hagen, Louboutin, Blondie, Ardisson, Paolo Calia, Pacadis, Kenzo, Houellebecq, Pierre et Gilles … dont Fabrice Emaer fut le père spirituel. Il est l’auteur de plusieurs ouvrages photo sur le sujet.

Textes de Christophe MOURTHÉ  - Mylène Farmer

 

Tout d’abord il y a eu Jean Marais, Line Renaud, l’équipe des Bronzés, Thierry Le Luron et Yves Mourousi. Puis Fellini, Zeffirelli, Dario Fo, Gassman, Strehler, les filles du Crazy Horse – J’avais 19 ans à peine. Il n’y a pas d’âge pour photographier des stars. Des vraies stars. Par la suite, il y a eu Arielle Dombasle pour Playboy, Jean-Marie Bigard en Penseur de Rodin, Renaud, les adieux de Sheila, Pétula Clark pour un Olympia, les Bee Gees à Paris, César ou Nougaro, Leslie Caron et Michèle Morgan, Zizi Jeanmaire et son truc en plumes, Amanda Lear et Marie Laforêt, Patricia Kaas, Hélène Ségara, Lio ou Patrick Juvet.

 

Qui d’autres encore ? Combien sont-ils ?

Mylouxetnoux-vip-blog-com-2592801987ChristopheMourthe213 dans Mylène et L'ENTOURAGE Mais c’est surtout pour Mylène Farmer que je reçois encore des lettres de fans, 15 ans après. Une courte histoire qui allait marquer l’histoire d’un photographe et de son modèle. Cette collaboration tellement forte qu’on peut même qualifier de fusion me colle à la peau depuis toujours, depuis que nous nous étions rencontrés chez Bertrand Le Page. Nous étions intimidés, étonnés, distants. Bertrand prit les choses en main, et confirma le bien fondé de notre rencontre. Celui-ci avait un grand talent, c’était de découvrir des talents – Et de les faire fusionner. Avec Mylène, nous devions nous apprivoiser, mais nous savions déjà aussi que notre rencontre était une bonne rencontre.

 Notre première séance de photo eut lieu dans un fameux studio de la rue des Acacias à Paris.

 Tout le show business et tout le cinéma sont passés dans cette rue. La grande époque de Salut les Copains et tous ceux qui font rêver les fans. J’y ai moi même déshabillé Arielle Dombasle pour Playboy et réalisé la plupart de mes portraits de vedettes.

 

Mylène dû se satisfaire d’une toute petite cabine de maquillage non chauffée et Denis Menendez travailla sur son teint de porcelaine. Elle m’apparut dans la lumière tel un ange.

 Malgré l’intense activité qui régnait dans le studio, elle fût douce, complice déjà, extravertie pour cette fois, et avait compris que nous ferions vraiment un bout de chemin important ensemble. Elle vit ma façon d’éclairer une femme et elle comprit qu’en m’ayant choisi, elle avait trouvé en moi le parfait complément à son univers. Nous nous sommes revus beaucoup, avons partagé des instants de tous les jours, appris à nous connaître. Manger une glace ou des bonbons, aller au zoo ensemble, faire les magasins, c’était simple mais c’était important.

 Nous sommes des artistes à l’âme fragile avec un univers si singulier à fleur de peau.

 Je lui fis connaître mon monde et elle me fit comprendre le sien. Nous nous comprenions si bien que l’osmose était parfaite.

 Mon travail d’images plaisait à Mylène. Pour notre bien à tous deux. Mylène a pu s’abandonner totalement au regard d’un objectif qui ne la mitraillait pas, qui la considérait en douceur.

 Involontairement, j’ai apposé quant à moi sur ma muse une griffe, une patte, et surtout une couleur, celle de cette fameuse chevelure qui fit sa marque de fabrique.

Quand j’ai connu Mylène, elle venait d’obtenir un succès populaire avec la chanson « Libertine ». les cheveux étaient d’une couleur rousse mais assez mal définie.

Trois ans auparavant, c’est le maquilleur et coiffeur de génie Denis Menendez, mon ami, qui avait créé pour moi une couleur de cheveux inhabituelle.

 J’avais réalisé en 1984, pour ma série, les fameux « Casanovas » une image de ma soeur Virginie dans un château très connu de la région de Blois. Cette image présentée avait séduit Mylène, comme toutes les autres photos de la série. C’est ce travail photographique qui a déclenché chez elle le désir de travailler avec moi. La couleur de la perruque que portait virginie est – car personne ne le sait à ce jour – abricot. Comme le rouge que l’on trouve sur un abricot un peu mur. Sur les indications de Denis, les ateliers Poulain, célèbres perruquiers de théâtre des années 80, ont réalisé cette couleur insensée.

 Nous étions au printemps de l’année 1987.

Personne n’a décidé cela en particulier ou tout le monde indirectement.

 En tous les cas, Mylène avait toujours une reproduction de la photographie de Virginie sur une étagère bien en évidence pour mémoire. Elle y réfléchissait sans doute.

 C’est donc tout d’abord un simple de coiffeur de la rue Jean Mermoz à Paris qui a reproduit cette teinture sur les indications de Mylène, photo en main.

 Mylouxetnoux-vip-blog-com-5924041987ChristopheMourthe210Aujourd’hui, il est aisé de comprendre l’importance de cette période pour l’image de Mylène. Seul Michel Polnareff en France avait compris avant elle l’importance du look pour un artiste et de nos jours, une simple paire de lunettes blanches est synonyme de Polnareff. La couleur abricot sera toujours associée au mythe Farmer.

 Je n’avais pas encore à l’époque de statut de photographe. Seul le N et B fige à jamais sur du papier un Cocteau, une Marilyn, une Piaf, un Zorro ou un Steve McQueen  et renvoie cette personne au rang de Star immortelle.

 Elle permet à son auteur de rentrer dans la cour des grands tel un Newton ou un Doisneau.

Elle était ma star et je me devais de l’immortaliser comme telle. Je désirais lui prouver que j’étais le meilleur pour elle, pour nous.Il s’agissait de mes premières grandes photos en N et B.

Je connaissais le travail d’Alekan, le meilleur directeur photo des grandes années du cinéma, les films d’Hitchcock ou ceux d’Eric Von Stroheim. Que seraient aujourd’hui une Grâce Kelly, un Harry Baur ou un Gabin sans ses talents inouïs? Je pris aussi exemple sur Harcourt, le studio de photos des Stars mythiques. J’y ai ajouté une touche personnelle à base de réflexion de miroirs et je tenais le cadeau parfait pour ma muse. J’étais heureux.

 Elle est devenue une Star de l’image. J’en suis très fier.

 Le noir et blanc figeait ainsi Mylène à jamais.

Je l’ai ressenti si fort en faisant ces images qu’aujourd’hui elles restent uniques et pour longtemps encore. Le regard et toute cette sensualité qui s’en dégagent sont incroyables.

 Peu de fois, Mylène a tant donné dans une photo, invitation au rêve, au désir, instants magiques d’une intimité partagée qu’elle ne donnera plus que dans ses chansons.

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