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Eaunanisme dit Mylène Farmer

Posté par francesca7 le 28 mai 2012


Eaunanisme dit Mylène Farmer dans Mylène et mes BLABLAS- Un texte plus sensuel que sexe, je pense. J’avais envie de l’élément eau. Maintenant l’onanisme c’est effectivement la recherche du plaisir par soi-même. Moi quand j’ai écris cette chanson je pensais à l’écriture, donc je pense qu’il y aura des milliers de lectures quant à cette chanson. J’ai essayé d’évoquer l’écriture. L’écriture est aussi un… plaisir solitaire, en tout cas dans un premier temps. Et j’avais envie d’écrire comme un petit conte, en évoquant un personnage… (NRJ, 16 octobre 1995)

J’ai essayé d’évoquer l’écriture : la liberté de la poésie, du lecteur qui essaie de puiser plus des sensations qu’une réelle explication sur un sujet. J’ai voulu parler de l’écriture, de sa sensualité, du plaisir solitaire de l’écrivain. (Le Soir, Belgique, 25 octobre 1995)

Cette chanson n’est pas vraiment une provocation. L’idée de l’onanisme, c’est d’arriver par soi-même au plaisir, à la jouissance. Je considère que c’est la même chose pour l’écriture. On écrit avant tout pour son propre plaisir, on a besoin de personne, c’est en cela qu’on peut faire le rapprochement avec le mot onanisme. (Radio FFN, Allemagne, février 1996) 

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Mylène Farmer et Gilles Laurent

Posté par francesca7 le 28 mai 2012

 

Mylène Farmer et Gilles Laurent dans Mylène et L'ENTOURAGE Gilles_Laurent_Uri_Grodzinski_fsLa collaboration entre Gilles LAURENT et Laurent BOUTONNAT aura duré 8 ans. Huit années pendant lesquelles il co-écrira quatre films avec le cinéaste : Pourvu Qu’elles Soient Douces , Sans Logique, Mylène FARMER En Concert et surtout Giorgino. On dit même que BOUTONNAT aurait utilisé sa voix pour les voix-off (voix-over devrait-on dire) de Libertine II, l’introduction et le pont de Libertine dans le Concert 89 (la voix qui chuchote). Ce serait aussi lui qui ferait la voix du personnage de Giorgino dans la version française. Côté post-synchronisation, Gilles LAURENT est la voix de Noumaïos, dans Ulysse 31. Il a incarné un grand nombre de héros de dessins animés et de séries: de Rick Hunter en passant par Jayce… ou Sarki, on le retrouve aussi dans de multiples autres films et séries, la plus connue étant Parker Lewis ne perd jamais où il incarne Jerry Steiner.

 

 C’est aussi Gilles LAURENT qui a secondé Laurent BOUTONNAT pour la mise en scène du En Concert 89. Ce qui explique peut-être un peu pourquoi ce concert ressemble plus à un film qu’à une simple prise de vue de scène (cf. la page « Backstages 89′). C’est aussi lui qui a pris en charge toute la promotion de la tournée puis du Live et du film, qui lui a été (pour le graphisme, avec les photos de Marianne ROSENSTHIEL) confié. C’est donc à lui que l’on doit la pochette au format 16/9 du double album En Concert (même si son nom n’est pas mentionné dans les crédits du Live, ne s’étant pas occupé du livret intérieur et les affiches qui se distinguent par l’épais brouillard derrière Mylène, des fois présent, des fois absent. On peut voir en revanche son nom sur les affiches du Concert 89, sur le côté, inscrit en tout petit : conception : Gilles LAURENT.

Apres 1994, Laurent BOUTONNAT se séparera de Gilles LAURENT, tout comme de ses autres collègues : le chef-opérateur Jean-Pierre SAUVAIRE, la monteuse Agnès MOUCHEL, la costumière Carrine SARFATI, le lien producteur José COVO, etc… Il a ensuite continué d’écrire des scénaries, comme Bernie, et Le Créateur d’Albert DUPONTEL (qu’il avait rencontré à Prague sur le tournage des intérieurs de Giorgino). DUPONTEL, dans une interview pour « le journal du cinéma » de Canal Plus, disait que ce qu’il avait le plus appris de Gilles LAURENT pour l’écriture d’un scénario, était la « structure ». C’est selon lui ce qui a le plus d’importance dans un scénario. On la ressent d’ailleurs bien dans celui de Giorgino, tout en cohérence et en séquences s’introduisant les unes et les autres. Gilles LAURENT, faisait bien parti du « clan » Boutonnat-Farmer à leur grande époque, mais lui il est resté totalement dans l’ombre, ne s’occupant que de la pré et de la post production des clips et des tournées… On ne s’aperçoit qu’aujourd’hui qu’il a beaucoup compté durant ses années, que c’était lui qui avait trouvé les compromis entre les phantasmes emphatiques de Laurent Boutonnat et les projets décousus de Mylène Farmer en apportant une structure au duo et à ses oeuvres. Si Boutonnat-Farmer est un groupe, Gilles Laurent en est définitivement l’intellectuel.

    Gilles Laurent poursuit sa carrière en sans retourner au doublage de voix, mais en ajoutant une nouvelle corde à son arc : l’univers sonore. C’est donc en tant qu’ingénieur du son qu’il participe au tournage entre autres de Japón (Carlos Reygadas – 2002), Nuit Noire (Alain Tasma – 2005) et Ni oui ni non (Delphine Noels – 2007). Ce qui ne l’empêche pas de cosigner nombre de nouveaux scénarios et adaptations de fiction comme les premiers films d’Albert dupontel (Bernie – 1996 et Le Créateur – 1999), et de Jamel Bensalah (Le Ciel les oiseaux et ta mère – 1999, Le Raid – 2002 et Il était une fois dans l’Oued – 2005). Eloigné de Laurent Boutonnat depuis l’écriture de Giorgino, il ne collaborera pas au Jacquou de Croquant de 2007.

INTERVIEW de Gilles Laurent

MF90_106a dans Mylène et L'ENTOURAGECommençons par la sempiternelle question que nous posons à chaque comédien dans cette rubrique : comment et quand avez vous débuté dans le métier ?

    J’ai commencé à l’âge de 13 ans. J’avais répondu à une annonce dans le journal où l’on recrutait des enfants pour un casting et j’ai commencé en tournant un téléfilm, Tête d’horloge, avec Pierre Fresnay. J’ai ensuite tourné pas mal durant toute mon adolescence, environ 3 films par an.

Et comment êtes-vous venu au doublage ?

    C’était à cette époque. un jour, on m’a demandé de faire une voix dans le film Little big man avec Dustin HOFMANN. Je devais doubler le héros quand il était enfant; c’était un rôle minuscule avec une seule réplique. Je n’ai vraiment commencé le doublage que quelques mois plus tard avec une série de western qui s’intitulait Les Monroe.

Aujourd’hui, vous continuez à faire des tournages ?

    Non, en fait à partir de 1984, à l’age de 28 ans, j’ai eu envie d’écrire. j’ai alors arrêté les tournages mais tout en gardant les voix (radio, doublage).

Parmi les nombreux scenarii que vous avez écrits, il y a des pièces, des téléfilms mais aussi des clips de Mylène FARMER. En quoi consistaient ces clips ?

    Je n’en ai écrit que 2 avec Laurent BOUTONNAT : Sans logique et Pourvu qu’elles soient douces. Comme dans ses clips, Laurent ne voulait pas illustrer bêtement les paroles de ses chansons, il fallait raconter une histoire notamment dans Pourvu qu’elles soient douces qui était la suite de Libertine. il a donc fallu écrire un scénario en restant cohérent avec la fin du clip de Libertine.

Vous avez aussi écrit le scénario du film Giogino toujours avec Laurent BOUTONNAT et Mylène FARMER

    En effet, ce fut très enrichissant, même si l’expérience fur relativement tragique, car le film n’a pas marché au cinéma. J’ai également participé à la conception du 1er concert de Mylène au Palais des Sports.

Votre goût pour l’écriture ne vous a jamais fait poussé à faire des adaptations pour des films ou des séries ?

    Non, jamais, bien qu’on me l’ait proposé. D’abord parce qu’il y a des règles de synchronisme à respecter pour lesquels je n’ai jamais été doué, et ensuite, parce que je préfère créer plutôt que de travailler sur des créations existantes. Ma place n’est pas là et j’admire d’ailleurs les gens qui le font.

Et écrire un livre, ça vous tente ?

    Je n’ai jamais écrit jusqu’à présent que quelques nouvelles, mais je ne désespère pas…

Quel fut votre premier grand doublage ?

    Ça devait être Bugsy Malone. J’ai fait aussi Damien, cet enfant diabolique qui portait le signe 666, et beaucoup de Vendredi 13.

Quels sont ceux qui vous ont le plus marqué ?

    Dans les séries, Parker Lewis est l’une des plus importantes pour moi non seulement j’ai pris du plaisir à la faire, mais elle m’a ouvert un imaginaire visuel. sinon, j’ai beaucoup aimé les Sergent Fowler où je doublais Mr Bean, et les Muppets Babies, un dessin animé d’une incroyable richesse. Dans les films, il y a eu Christine de Carpenter ou Pulsion de Brian De Palma.

Et Robotech ?

    Ça aussi j’en garde un bon souvenir; on sentait qu’il y avait un fond intéressant dans cette série. De plus, j’ai aimé travailler avec Daniel BREMOT qui dirigeait le doublage, car s’est une personne qui porte toujours la même attention sur son travail, que ce soit un gros film, une série ou un dessin animé japonais.

Avez-vous un rôle type qu’on vous confie en doublage ?

    Si l’on cherche un fou ou un intellectuel qui sait parler très vite, il y a de grandes chances que l’on m’appelle, car c’est le genre de rôle que je tiens facilement.

Que faites-vous en ce moment ?

    En doublage, je termine Dr Quinn où je double un petit personnage, son assistant. Je suis sur la vie de famille, une série dans laquelle je fais un personnage hautement allumé, sur les Babalous, un dessin animé français, et sur l’éternel Bervely Hills !

Scénariste, c’est un métier qui vous plait bien ?

    Je n’ai jamais eu l’impression d’avoir de métier : je ne suis ni comédien, ni auteur. J’occupe, à un moment donné, certaines fonctions. Ce qui m’intéresse, ce sont les rencontres et ce qu’elles peuvent générer. Comme dit ma femme « Tu peux pas avoir un ami sans travailler avec » !

Et vos passe-temps ?

    J’ai un petit garçon, Antoine, qui a 5 ans, et je dirais qu’en dehors de mon métier de père, c’est mon passe-temps favori.

C’est presque philosophique tout ça ! Merci beaucoup.

Interview réalisé par Olivier et Pascal

l’Animeland – No. 46 – Novembre 1998.

Les voix de rôles de Gilles LAURENT dans les films

- Rick Hunter dans Robotech.
Kermit dans Muppets babies.

- Jerry Steiner dans Parker Lewis ne perd jamais
Jayce dans Jayce et les conquérants de la lumière.
Hyoga dans Saint Seiya (Film 3: Asgard).
Frédéric dans Cynthia ou le rythme de la vie.
Noumaïos (1ère voix) dans Ulysse 31.
Sarki dans Les samouraïs de l’éternel.
Petit crayon dans Les babalous.
David, le grand père de Laury dans Les 4 filles du Dr March.
Tommy dans Tommy et Magali.
Phil dans Bécébégé.
Stéphane dans Julie et Stéphane.

- Il a aussi participé aux Aventures de Teddy Ruxpin.

Source  http://jodel.saint.marc.free.fr/gilleslaurent.htm

 

MF90_185aAyant déjà réalisé « La Ballade de la Fée conductrice« , Laurent Boutonnat signe son deuxième long-métrage, projet qu’il a en tête depuis 1978. Dès 1986, il commence l’écriture d’un scénario dans lequel il est question d’une histoire d’amour entre un homme et une femme, l’homme étant tantôt fou de désir et d’amour et tantôt apeurée par sa femme, dont on ne savait jamais si elle devenait vraiment monstrueuse ou sil c’est lui qui devenait fou. Bref, Boutonnat dira que « C’était un film de terreur psychologique ». Le projet est retardé par le succès grandissant de Mylène mais ne met pas de côté le cinéma puisqu’il réalise 14 de ses clips, 14 chefs-d’oeuvre qui lui donneront l’envie de se laisser porter vers le septième art. Ce n’est qu’en 1992 qu’il se lance dans la réécriture du scénario avec son ami Gilles Laurent.

Mylène sort « Dance Remixes » et disparaît jusqu’en 1994 où l’on la verra à l’affiche d’un film de Laurent Boutonnat. Ainsi, durant 4 mois, Mylène tournait en Tchécoslovaquie, dans des conditions très rudes. 10 mois seront nécessaires au montage du film qui sortira le 5 octobre 1995, la date du 24 août ayant été oubliée suite à une mauvaise critique qui obligea le réalisateur à remonter le film proposant ainsi une version plus raccourcie (Notons en effet qu’il paraîtrait que plus de 10 heures de film furent tournées, pour n’en garder que 4 puis un plus de 3 heures).

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