Mylène interprète C’est dans l’Air

Posté par francesca7 le 24 mai 2012

 

C’est dans l’air est le quatrième extrait du 7e album studio de Mylène Farmer, Point de Suture.

Mylène interprète C'est dans l'Air dans Mylène et SYMBOLISME 41N0CsJSARL._SL500_AA300_Le titre est commercialisé le 27 avril 2009 et se classe no 1 du Top 50, permettant à la chanteuse de battre son propre record, en classant8 titres à la première place du Top 50. Classé durant 8 semaines dans le Top 10, il est toujours classé dans le Top Singles, 7 mois après sa sortie.

Le CD promo et le mp3 furent envoyés aux radios le vendredi 27 mars 2009, et ce titre fut annoncé comme le 4e single extrait de Point de Suture. 

La musique démarre par des coups de batterie répétés. Le rythme d’abord minimaliste évolue pour devenir de plus en plus techno. Les couplets sont séparés en deux parties : d’abord, tout comme pour l’instrumentalisation, succession minimaliste de paroles scandées sans qu’elles soient réellement chantées (« Vanité : c’est laid. Trahison : c’est laid… »). Le rythme et la mélodie évoluent ensuite (« Les cabossés vous dérangent, tous les fêlés sont des anges… »), avant d’arriver au refrain, porté par des violons et des rythmes électro.

La chanson fut saluée dès le 25 aout 2008 à la sortie de l’album Point de SutureLe Nouvel Observateur la qualifia de chanson « très dansante » et Voici la jugea « calibrée pour faire danser les morts ». Musique Radio apprécie « un titre original up-tempo de toute beauté », et fait l’analogie avec le premier singleDégénération.

 8334b6db dans Mylène et SYMBOLISME

Le réalisateur du clip de C’est dans l’air est Alain Escalle  . Il était le réalisateur du court-métrage Le conte du monde flottant proposé en première partie des concerts de Mylène Farmer sur Avant que l’ombre… à Bercy en 2006 et des images de scène que l’on pouvait apercevoir sur les écrans géants et sur la croix centrale.

Le clip illustrant C’est dans l’air est diffusé depuis le 15 avril 2009 sur les chaînes musicales.

Des images d’archives d’explosions évoquant la destruction à grande échelle sont diffusées tout au long du clip. On y note, par alternance avec les dites images, la présence de squelettes (images 3D réalisées par Alain Escalle) qui dansent autour d’une Mylène Farmer vêtue d’un blouson de cuir, d’un mini-short et d’une ceinture dont la boucle représente une tête de mort. À la fin du clip, la Terre explose.

Les éléments visuels du clip qui reposent sur le souffle nucléaire s’entrechoquent comme un collage violent. Les éléments graphiques du clip sont fabriqués à partir des éléments visuels utilisés pour le spectacle sur scène et font référence à l’universalité du monde au travers des primitives géométriques. Nous y retrouvons la thématique de la destruction chère au réalisateur et déjà présente dans son film Le conte du monde flottant, ainsi que la référence affirmée de Rage net (1988), Mothlight (1963), Dark tower de Stan Brakhage, et le travail du photographe primitif Charles Winter (Éclair de l’appareil de Rhumkorff) où plus récemment celui du photographe Japonais Hiroshi Sugitomo. Alain Escalle utilise aussi un élément visuel abordé dans l’une de ses précédentes installations (Fantôme d’amour en 2005) où l’on peut retrouver les éléments de flashs et d’éclairs aléatoires autour de la silhouette d’une femme qui danse sur ciel étoilé. Le tout est en noir et blanc. Et la technique mélange encore une fois des sources mixtes : 3D, images du Soleil, de la planète Terre tournoyante, de branches d’arbres et de forêts en noir et blanc puis en négatif, retraitées puis déformées au travers de filtres numériques dont la particularité est de générer des images aléatoires d’éclairs. Ce mélange trouve sa touche finale dans l’utilisation de peinture sur la pellicule qui donne au clip son aspect vieilli et usé par le temps.

 

Le clip a atteint le top 7 sur l’airplay TV en troisième semaine (25 avril 2009). Son classement en clubs est de 53.

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