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Claude Berri et Mylène Farmer

Posté par francesca7 le 1 mai 2012

 

Claude Berri et Mylène Farmer dans Mylène et L'ENTOURAGE claude-berriClaude Berri, né Claude Berel Langmann le 1er juillet 1934 à Paris, et mort le 12 janvier 2009 à Paris, surnommé « le dernier nabab » ou « le parrain » du cinéma français, est un réalisateur, acteur, producteur et scénariste de cinéma français.

Il est considéré comme l’un des grands producteurs (par exemple avec Tess, L’Ours, Astérix et Obélix : Mission Cléopâtre) et réalisateurs (Tchao Pantin, Jean de Florette, Manon des sources) du cinéma français.

En 2004, il devient président de la Cinémathèque française, dont il démissionne en 2007 pour des raisons personnelles.

Claude Berri était aussi un amateur averti d’art moderne et contemporain, auquel il a consacré l’Espace Claude Berri, ouvert à Paris le 21 mars 2008.

Claude Berri a réalisé et a produit quelques-uns des plus grands succès du box-office français. En tant que réalisateur, Le Vieil Homme et l’Enfant (Michel Simon) en 1966, Le Maître d’école (Coluche) en 1981, Tchao Pantin (Coluche et Richard Anconina) en 1984, les adaptations de l’œuvre de Marcel Pagnol Jean de Florette et Manon des sources en 1986, ainsi que Germinal, d’après le roman d’Émile Zola (Gérard Depardieu et Jean Carmet) en 1993 ; en tant que producteur, Deux heures moins le quart avant Jésus-Christ (Coluche, Mimi Coutelier, Jean Yanne, Michel Serrault) en 1982, Banzaï (Coluche) en 1983, Astérix et Obélix contre César (Christian Clavier, Michel Galabru, Claude Piéplu, Pierre Palmade, Daniel Prévost, Sim et Gérard Depardieu) en 1999, Astérix & Obélix : Mission Cléopâtre (Claude Rich, Gérard Depardieu, Christian Clavier et Jamel Debbouze) en 2002, Bienvenue chez les Ch’tis (Michel Galabru, Dany Boon et Kad Merad) en 2008. En 2008, il est le premier lauréat du prix Daniel Toscan du Plantier récompensant le meilleur producteur de l’année.

Vie familiale de Claude Berri

Marié à Anne Marie Rassam (maniaco-dépressive depuis 1980, elle se défenestre en 1997 de l’appartement de la mère d’Isabelle Adjani, il se sentira toujours coupable de ne pas avoir pu suffisamment l’aider), Claude Berri est le père de l’acteur Julien Rassam et de l’acteur et producteur Thomas Langmann. Il a souffert d’une grave dépression à la suite du suicide de son fils Julien.

Il a eu également un fils de son deuxième mariage, Darius Langmann.
Il a été le compagnon de Nathalie Rheims.

Alors qu’il était en plein tournage de Trésor (avec Alain Chabat et Mathilde Seigner) lorsque la maladie l’a rattrapé, le cinéaste et producteur Claude Berri, en passionné qu’il était, développait déjà et en parallèle un autre projet qui devait être son film suivant.

Outre ses proches et toutes les stars du septième art qui avaient collaboré ou qui aimaient ce grand artiste du cinéma français, une personne a étrangement retenu notre attention lors des obsèques de Claude Berri.

1420109111_small dans Mylène et L'ENTOURAGECette personne, c’est Mylène Farmer. La chanteuse, évidemment tout de noir vêtue, n’était reconnaissable que grâce à sa chevelure flamboyante et à l’homme à qui elle tenait la main, son compagnon Benoît Di Sabatino. Car d’un point de vue discrétion, elle n’aurait pas pu faire mieux

Le visage totalement caché – un col roulé noir remonté sous les yeux et une paire de lunettes noires -, la star française souhaitait-elle passer incognito ou ne pas afficher sa douleur quant à cette perte ?

Toujours est-il que ces clichés nous ont surpris. On est bien loin de son exhibitionnisme affiché récemment dans les pages du Figaro Madame, numéro dans lequel d’ailleurs Nathalie Rheims lui avait dressé le portrait…

Alors que toutes les stars étaient visage découvert, dans une très grande émotion, cette attitude nous paraît totalement incompréhensible… comprenne qui pourra !!

L’ombre des autres, adapté du roman éponyme de sa compagne Nathalie Rheims et publié en 2006, devait nous plonger dans le quotidien d’une jeune femme et aborder son voyage initiatique en Angleterre, où se seraient mêlés croyances, amour, vérité, exploitation de l’esprit et secrets.

Et comme nous vous l’annoncions, Claude Berri avait même déjà convaincu une grande star d’endosser le rôle principal, en la personne de la chanteuse Mylène Farmer (dont nous vous avons récemment proposé une jolie vidéo), qui était anéantie lors des obsèques du cinéaste.

Mais malgré le drame qui a frappé le cinéma français, une bonne nouvelle est tombée, puisqu’à l’instar de Trésor dont le tournage se poursuit sous la direction de François Dupeyron (La Chambre des Officiers, et qui avait secondé Berri sur le tournage de Ensemble, c’est tout), L’ombre des autres va continuer à être développé par le distributeur Stéphane Célérier (Boss de Mars Distribution), en vu d’être réalisé prochainement.

Ainsi, Claude Berri sera encore un peu parmi nous…

Le monde du cinéma était présent aux obsèques de Claude Berri. La  présence de Mylène a été discrète au milieu de la foule des personnalités. Il aurait dû réaliser le scénario du film L’OMBRE DES AUTRES où elle tenait le rôle principal….

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Mylène Farmer et Chr. Mourthé

Posté par francesca7 le 1 mai 2012

 

Mylène Farmer et Chr. Mourthé dans Mylène et L'ENTOURAGE 35Christophe Mourthé (né le 29 avril 1959 à Bordeaux) est un photographe français vivant à Paris et ayant notamment travaillé sur le thème du fétichisme. Il est le fils de l’écrivain et réalisateur Claude Mourthé

Christophe Mourthé a débuté comme photographe de théâtre et de music-hall à l’âge de 19 ans. Il a collaboré également à divers magazines, comme Playboy, Vogue ou Newlook, et réalisé des commandes pour le monde de la publicité et pour des maisons de disques.

L’industrie de la mode fait également appel à lui. Il collabore avec les plus grands magazines (Playboy– à 22 ans, il est l’un des principaux photographes du magazine-, Newlook, Lui, Vogue, Max…), pour lesquels il photographie les modèles.

Arrivent ensuite des commandes pour le monde la publicité (Dim, Rosy…), les grandes agences de presse (Stills, Sipa, Sygma…) et les maisons de disques (pochettes, affiches…).

Il réalise des travaux photographiques sur le thème du fétichisme depuis les années 1990 et est associé au mouvement Fashion Fetish.Il devient rapidement un précurseur de l’école des ‘fétichistes’. Le fétichisme de Christophe Mourthé devient un style à part entière, annonciateur d’une tendance de la mode dont s’emparera plus tard la haute couture. Ses photos sont enracinées tout à la fois dans la période tumultueuse des libertés des années 70 et dans la période du « safe sex » qui allait donner un coup de frein à l’élan de cette décennie. De nouvelles manières de vivre l’amour voient le jour, et le fétichisme est l’une d’entre elles. Christophe Mourthé appartient aussi et surtout à la génération « Palace », de 1978 à 83, tout comme Mugler, Gaultier, Chantal Thomass, Nina Hagen, Louboutin, Blondie, Ardisson, Paolo Calia, Pacadis, Kenzo, Houellebecq, Pierre et Gilles … dont Fabrice Emaer fut le père spirituel. Il est l’auteur de plusieurs ouvrages photo sur le sujet.

Textes de Christophe MOURTHÉ  - Mylène Farmer

 

Tout d’abord il y a eu Jean Marais, Line Renaud, l’équipe des Bronzés, Thierry Le Luron et Yves Mourousi. Puis Fellini, Zeffirelli, Dario Fo, Gassman, Strehler, les filles du Crazy Horse – J’avais 19 ans à peine. Il n’y a pas d’âge pour photographier des stars. Des vraies stars. Par la suite, il y a eu Arielle Dombasle pour Playboy, Jean-Marie Bigard en Penseur de Rodin, Renaud, les adieux de Sheila, Pétula Clark pour un Olympia, les Bee Gees à Paris, César ou Nougaro, Leslie Caron et Michèle Morgan, Zizi Jeanmaire et son truc en plumes, Amanda Lear et Marie Laforêt, Patricia Kaas, Hélène Ségara, Lio ou Patrick Juvet.

 

Qui d’autres encore ? Combien sont-ils ?

Mylouxetnoux-vip-blog-com-2592801987ChristopheMourthe213 dans Mylène et L'ENTOURAGE Mais c’est surtout pour Mylène Farmer que je reçois encore des lettres de fans, 15 ans après. Une courte histoire qui allait marquer l’histoire d’un photographe et de son modèle. Cette collaboration tellement forte qu’on peut même qualifier de fusion me colle à la peau depuis toujours, depuis que nous nous étions rencontrés chez Bertrand Le Page. Nous étions intimidés, étonnés, distants. Bertrand prit les choses en main, et confirma le bien fondé de notre rencontre. Celui-ci avait un grand talent, c’était de découvrir des talents – Et de les faire fusionner. Avec Mylène, nous devions nous apprivoiser, mais nous savions déjà aussi que notre rencontre était une bonne rencontre.

 Notre première séance de photo eut lieu dans un fameux studio de la rue des Acacias à Paris.

 Tout le show business et tout le cinéma sont passés dans cette rue. La grande époque de Salut les Copains et tous ceux qui font rêver les fans. J’y ai moi même déshabillé Arielle Dombasle pour Playboy et réalisé la plupart de mes portraits de vedettes.

 

Mylène dû se satisfaire d’une toute petite cabine de maquillage non chauffée et Denis Menendez travailla sur son teint de porcelaine. Elle m’apparut dans la lumière tel un ange.

 Malgré l’intense activité qui régnait dans le studio, elle fût douce, complice déjà, extravertie pour cette fois, et avait compris que nous ferions vraiment un bout de chemin important ensemble. Elle vit ma façon d’éclairer une femme et elle comprit qu’en m’ayant choisi, elle avait trouvé en moi le parfait complément à son univers. Nous nous sommes revus beaucoup, avons partagé des instants de tous les jours, appris à nous connaître. Manger une glace ou des bonbons, aller au zoo ensemble, faire les magasins, c’était simple mais c’était important.

 Nous sommes des artistes à l’âme fragile avec un univers si singulier à fleur de peau.

 Je lui fis connaître mon monde et elle me fit comprendre le sien. Nous nous comprenions si bien que l’osmose était parfaite.

 Mon travail d’images plaisait à Mylène. Pour notre bien à tous deux. Mylène a pu s’abandonner totalement au regard d’un objectif qui ne la mitraillait pas, qui la considérait en douceur.

 Involontairement, j’ai apposé quant à moi sur ma muse une griffe, une patte, et surtout une couleur, celle de cette fameuse chevelure qui fit sa marque de fabrique.

Quand j’ai connu Mylène, elle venait d’obtenir un succès populaire avec la chanson « Libertine ». les cheveux étaient d’une couleur rousse mais assez mal définie.

Trois ans auparavant, c’est le maquilleur et coiffeur de génie Denis Menendez, mon ami, qui avait créé pour moi une couleur de cheveux inhabituelle.

 J’avais réalisé en 1984, pour ma série, les fameux « Casanovas » une image de ma soeur Virginie dans un château très connu de la région de Blois. Cette image présentée avait séduit Mylène, comme toutes les autres photos de la série. C’est ce travail photographique qui a déclenché chez elle le désir de travailler avec moi. La couleur de la perruque que portait virginie est – car personne ne le sait à ce jour – abricot. Comme le rouge que l’on trouve sur un abricot un peu mur. Sur les indications de Denis, les ateliers Poulain, célèbres perruquiers de théâtre des années 80, ont réalisé cette couleur insensée.

 Nous étions au printemps de l’année 1987.

Personne n’a décidé cela en particulier ou tout le monde indirectement.

 En tous les cas, Mylène avait toujours une reproduction de la photographie de Virginie sur une étagère bien en évidence pour mémoire. Elle y réfléchissait sans doute.

 C’est donc tout d’abord un simple de coiffeur de la rue Jean Mermoz à Paris qui a reproduit cette teinture sur les indications de Mylène, photo en main.

 Mylouxetnoux-vip-blog-com-5924041987ChristopheMourthe210Aujourd’hui, il est aisé de comprendre l’importance de cette période pour l’image de Mylène. Seul Michel Polnareff en France avait compris avant elle l’importance du look pour un artiste et de nos jours, une simple paire de lunettes blanches est synonyme de Polnareff. La couleur abricot sera toujours associée au mythe Farmer.

 Je n’avais pas encore à l’époque de statut de photographe. Seul le N et B fige à jamais sur du papier un Cocteau, une Marilyn, une Piaf, un Zorro ou un Steve McQueen  et renvoie cette personne au rang de Star immortelle.

 Elle permet à son auteur de rentrer dans la cour des grands tel un Newton ou un Doisneau.

Elle était ma star et je me devais de l’immortaliser comme telle. Je désirais lui prouver que j’étais le meilleur pour elle, pour nous.Il s’agissait de mes premières grandes photos en N et B.

Je connaissais le travail d’Alekan, le meilleur directeur photo des grandes années du cinéma, les films d’Hitchcock ou ceux d’Eric Von Stroheim. Que seraient aujourd’hui une Grâce Kelly, un Harry Baur ou un Gabin sans ses talents inouïs? Je pris aussi exemple sur Harcourt, le studio de photos des Stars mythiques. J’y ai ajouté une touche personnelle à base de réflexion de miroirs et je tenais le cadeau parfait pour ma muse. J’étais heureux.

 Elle est devenue une Star de l’image. J’en suis très fier.

 Le noir et blanc figeait ainsi Mylène à jamais.

Je l’ai ressenti si fort en faisant ces images qu’aujourd’hui elles restent uniques et pour longtemps encore. Le regard et toute cette sensualité qui s’en dégagent sont incroyables.

 Peu de fois, Mylène a tant donné dans une photo, invitation au rêve, au désir, instants magiques d’une intimité partagée qu’elle ne donnera plus que dans ses chansons.

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