Interview Mylène Farmer – rôle de Catherine

Posté par francesca7 le 8 avril 2012


Propos recueillis par Gaillarc-Morgue dans Dossier de Presse – Bonne Question d’octobre 1994. (Film Giorgino )

Voilà un désir enfin réalisé, le cinéma vous y pensiez bien avant la chanson ?

Notre rencontre avec Laurent Boutonnat est né d’un même désir ; faire du cinéma. Pourtant, nous avons existé tous les eux, grâce à la chanson ; un cadeau que la vie m’a fait, même si cela n’a pas été toujours facile. Cette envie de faire du cinéma, cette envie de faire ce film, a mûri près de dix ans ; c’est long dix ans…

Quelles ont été vos premières impressions à la lecture du scénario ?

 Interview Mylène Farmer - rôle de Catherine dans Mylène en INTERVIEW GiorginoPremiereLe sujet de Giorgio m’a attiré par son étrangeté, son originalité. Pour parler plus précisément du personnage de Catherine, j’ai senti que je pouvais y mettre beaucoup d’émotions. Je crois que Laurent a puisé certaines choses de ma personnalité pour l’écriture du personnage de Catherine. Nous n’en avons jamais parlé.. Je n’ai pas réellement connu la magie de la découverte du scénario parce que j’ai suivi pratiquement 24 h sur 24, l’élaboration de ce projet : j’ai aussi vécu les difficultés d’écriture qu’ont rencontré  Laurent Boutonnat et Gilles Laurent (le coscénariste) ainsi que tous les problèmes inhérents au montage d’un tel projet. C’est malgré tout, passionnant d’apprendre tous les à côtés d’un film. Giorgino a été un accouchement dans la douleur, mais nous vivons, Laurent et moi-même, dans ce climat depuis que l’on travaille ensemble, rien ne se fait dans la facilité. Peut-être ressentirons-nous un peu de bonheur ou plutôt de soulagement, quand nous nous déposséderons totalement du film, c’st à dire le jour de sa sortie sur les écrans.

Qui est Catherine, cette femme-enfant mystérieuse que les gens disent folle ?

Catherine est différente des autres et elle pariera cette différence.. C’est avant tout sa fragilité qui m’a émue, j’aime son innocence et sa violence intérieure. Les enfants ont ça en eux : naïveté, pureté et colère… J’aime son incapacité à être dans le monde des adultes.

Quels sont selon vous, les blessures profondes de Catherine, qu’est-ce qui a provoqué cette fragilité ?

Catherine n’est pas intellectuellement de son âge, ce n’est pas un jeune fille « retardée » mais simplement colle le dit le prêtre : « elle a l’esprit d’un enfant ». Elle est restée isolé du monde extérieur, probablement protégée par ses parents, s’occupent elle-même d’enfants retardés. Pour Catherine, le noyau de sa famille pourrait représenter la beauté, et le reste du monde la laideur… Catherine n’est pas armée pour le monde extérieur et sa violence… La disparition des enfants, de sa mère, puis de son père, sont autant de traumatismes, de blessures irréversibles. Et puis, un très jeune personnage capable de dire : « Et si c’était la douleur qui faisait chanter les oiseaux ?… » n’est-ce pas suffisamment éloquent ?

GiorginoPhotos10 dans Mylène en INTERVIEWOn a l’impression que vous êtes complètement pénétrée par cette jeune fille. Comment s’est faite l’approche de ce personnage étrange ?

J’ai une très grande liberté par rapport au personnage de Catherine, c’est étrange, mais il n’y a pas eu de grande difficulté quant à savoir comment aborder ce rôle. Pour l’approche du personnage, j’ai simplement eu renvie de m’informer un peu sur l’univers psychiatrique ; j’ai pu assister à quelques entretiens entre ce qu’on appelle des « malades » et leurs docteurs, sachant que Catherine basculait dans une dite « folie », en tout cas dans un retrait d’avec une dite « réalité », j’ai écouté puis j’ai regardé la gestuelle « particulière » de ces personnes très habituées, angoissées et sous médicament pour la plupart… Vous dire que je m’en suis servie pour Catherine, je ne sais pas vraiment. J’ai abordé sa personnalité à la lecture du scénario et je savais ce que je pouvais donner au personnage. D’autre part, un costume, un décor et une envie d’incarner quelqu’un d’autre que soit, sont autant de facteurs importants pour l’approche d’un rôle comme celui-ci.

Vous vous étiez auparavant intéressée aux enfants autistes. Cette observation vous a-t-elle aidée pour le rôle de Catherine.

Aidée, je ne sais, mais avoir envie de comprendre, de percer les mystères de ce silence, de ce repliement sur soi… Catherine a un trouble profondément enfoui en elle. Le comportement des enfants autistes est tellement intrigant, leur retrait du monde est inexplicable, on ne sait pas.. Oui, j’ai peut-être la sensation d’être proche d’eux. Une communion dans le silence avec ces personnes-là me paraît plus enrichissante parfois qu’une conversation.

 

Dans votre interprétation, vous faites passer la « folie » de Catherine de façon très subtile, les gestes, les regards sont à peine esquissés, intenses mais sans excès, sans débordement. Le trouble est plus fort encore.

Je préfère les paroles murmurées aux mots cirés. En fait, je n’aime pas imposer, je préfère proposer ; cela tient d’une pudeur et d’une timidité qui font partie de moi ; C’est ma personnalité, et mon jeu s’en ressent certainement. D’autre part, Catherine me semblait plus proche de « l’introvertie » que de son contraire… Je n’avais donc pas envie, quand Catherine bascule irrémédiablement, de passer soudainement à un état épileptique et voyant. Dans cet univers de conte où l’on bascule constamment entre le vrai et le faux, le réel et l’irréel, la lecture ne doit pas être trop évidente. La présence des loups, les comportements ambigus des personnages… pendant toute l’histoire on ne sait pas, et c’est pour moi toute la magie de ce film.

Ce doit être troublant pour une comédienne d’approcher la folie…

GiorginoPhotos01En effet, troublant, attirant… Catherine semble tellement apaisée, presque sereine, dès l’instant où le monde environnant n’a plus d’empreinte sur elle. J’ai parfois le sentiment, dans des moments d’anéantissements, de frôler cette frontière « normalité-folie », mais ceci est tellement intime. Peut-on parler de traumatisme ?… Tout dépend de ce que l’on donne de soi dans une scène. Pour arriver à exprimer ses sentiments extrêmes, il faut puiser dans ses propre s névroses, faire resurgir ses plus grandes craintes, douleurs. Puis on décide que le personnage que l’on interprète n’est pas exactement comme soi ; c’est à ce moment-là que le métier d’acteur devient passionnant. Ce serait un peu comme façonner une sculpture ; il y a la matière brute (qui est soi-même avec son univers personnel) et il ya le personnage, la création, l’imagination, enlever un peu de terre ici, en rajouter là…

Quelles ont été pour vous les scènes les plus délicates à tourner ?

Il est toujours délicat de dévoiler des émotions devant plus de cinquante personnes (l’équipe) qui sont en fait cinquante étrangers. C’est d’une impudeur totale, et l’on se déteste pour ça, mais on est engagée pour le faire et le besoin de tourner, jouer, l’emporte sur le reste.

Vous éprouvez pourtant du plaisir quand vous montez sur scène, exposée à des milliers de regards !

C’est un plaisir suicidaire me concernant. Pourtant cela me manque terriblement, la scène, l’autre. Ce paradoxe de l’artiste est très réel ; avoir un désir névrotique de lumière et cette envie de se cacher. Je bascule constamment entre ce désir et ce refus. L’un ne peut pas exister sans l’autre. L’un nourrit l’autre… La notion de plaisir semble totalement abstraite pour moi. J’ai besoin du regard de l’autre, besoin de ces deux métiers pour vivre, c’est ma vie. Je refus la tricherie. Le jour où j’aurai la sensation de ne plus ressentir, de ne plus être capable de donner, je m’effacerai.

On retrouve dans Giorgino un univers qui est, semble-t-il très cher à Laurent Boutonnat et à vous-même ? Comment décrirez-vous cet imaginaire ?

C’est un monde troublé et troublant et j’espère, plein de poésie. Avec Laurent, nous aimons les paysages enneigés (je suis née au Canada). Je suis attirée par les relations, les sentiments difficiles. Tous les deux, nous sommes instinctivement attirés par les contes cruels, par l’irrationnel. Tous deux, nous refusons dans le fon, le monde des adultes. J’aime les animaux, j’aime la folie, par exemple celle des paysages fracassés, où le regard ne peut pas se promener calmement. J’ai me aussi la mouvance permanente, l’énergie sans repos possible. J’aime tout ce qui porte au rêve.

Quels sont les cinéastes qui ont parqués votre imagination ?

David Lean reste mon préféré, ou l’un de mes préférés, le personnage de Catherine m’a fait parfois penser à celui de la fille de Ryan. Jane Campion a fait un chef-d’œuvre, La Leçon de Piano, ses premiers films sont magnifiques aussi, David Lynch, Witness de Peter Weir, un film parfait, le sujet, sa façon de filmer, son choix d’acteurs, tout.. J’adore le cinéma de Bergman, j’adore Oliver Stone. Dans un tout autre genre Batman II, Steven Spielberg bien sûr… et tant d’autres… J’aime les projets ambitieux, les metteurs en scène qui ont une démesure, une folie comme Kubrick, j’aime les fous…

En littérature, vous appréciez Cioran ?

GiorginoPhotos02C’est un homme qui parle si bien « des inconvénients d’être » et qui par son cynisme arrive à nous faire rire. J »‘aime son auto-dérision. Tout ce qu’il exprime est bien au-delà du désespoir, c’est si justement formulé, cruellement drôle, si bien écrit. Il a enlevé toute poésie, tout romantisme à la « dépression », à « l’anéantissement de l’être », ce qui rend tout plus violent encore. C’est aussi un homme très séduisant.

Comment Laurent Boutonnat vous a-t-il dirigé ?

Sur le plateau, il donne des précisions techniques, en ce qui concerne le jeu, il m’a laissée une grande liberté. Il m’a donné des indications ponctuelles. Laurent sait installer un certain climat utile pour les scènes à jouer. il n’y a pas eu réellement de discussion sur le personnage. J’ai lu le scénario et je pense qu’il savait que je savais ce qu’il souhait pour Catherine. Sur le tournage, c’était « moteur ! Action! » et on parlait après. Après la prise, il donnait son jugement  » va » ou « ce n’est pas tout à fait ça. On la refait ». Cela tient au fit que nous nous connaissons parfaitement. Avec les autres acteurs, Laurent était plus volubile, je crois…

A vos yeux, quelles sont les principales qualités de Laurent Boutonnat ?

Sa démesure, sa perception du sentiment en général. Avec sa caméra et ses mots, il arrive à exprimer les troubles que l’on a en soi. Il est poétique. Pour moi qui ai suivi cet accouchement, je  peux dire que Laurent va au bout, vraiment au bout des choses. Il travaille comme un acharné, bien sûr, c’est pour lui qu’il le fait, mais il refuse de baisser les bras quitte à en payer le prix. J’aime ça. Et puis cette manière de filer, il y en a si peu qui ont ce vrai talent, cette maîtrise… Laurent fera partie, je crois, de ces quelques metteurs en scène qui ne laisseront jamais indifférent.

Que pensez-vous de Jeff Dahlgren ? Quels ont été vos rapports sur le tournage ?

Magnifiques. Le choix qua fait Laurent me paraît tellement juste. C’était lui et personne d’autre. J’aime sa façon de jouer, très économe, il me faisait parfois penser à James Dean ; et puis, il est devenu mon meilleur ami.

Après Giorgio, quel sera votre prochain rendez-vous avec le public ?

Probablement un album. Ou peut-être un autre film. J’attends que le réalisateur veuille bien délaisser ses caméras pour reprendre son piano.

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Mylène Farmer dans un livre

Posté par francesca7 le 8 avril 2012

Et un pavé de plus dans la mare glacée, où Mylène Farmer engloutit tous ses secrets depuis bientôt vingt-cinq ans! Mylène, c’est un peu l’Ophélie des temps modernes… Une héroïne noyée, remontant de temps à autre à la surface, mais jusqu’ici insaisissable. Alors, que peut bien draguer Hugues Royer des troubles profondeurs du «mystère Farmer», avec son Mylène (éditions Flammarion)? Eh bien…

Mylène Farmer dans un livre dans Mylène dans la PRESSE MF99_41aSurprise! S’appuyant sur divers témoignages, le journaliste de Voici Hugues Royer, également psy de formation, offre une clé qui décadenasse l’œuvre de la chanteuse, plombée par l’inceste, l’hystérie et une fascination pour le morbide. Chez les Gautier, véritable patronyme de l’icône libertine, maman a longtemps eu tort, alors que papa incarnait l’homme idéal. Comme Mylène le confirmera à une amie, la photographe Elsa Trillat, alors qu’elles contemplent des photos d’enfance, en 1987, t out commence par une «déchirure» : sa naissance à l’hôpital du Sacré-Cœur de Montréal, ville où son père, Max, a été dépêché pour participer en tant qu’ingénieur des Ponts et Chaussées à l’édification du barrage Daniel-Johnson.

La chanteuse est un bébé robuste. L’accouchement est un traumatisme pour sa mère, Marguerite. Fragilisée physiquement par des problèmes de dos, cette dernière minimise les contacts avec son enfant. Son époux doit ainsi installer une planche amovible au dessus de leur baignoire pour faciliter la toilette du bébé. Mylène ne prend conscience de son corps, en grandissant, qu’à travers le jeu et l’expérimentation. Gamine intrépide aux cheveux courts et châtains, elle ne ressemble en rien à sa sœur ainée, Brigitte, sage petite fille blonde. Au grand désespoir de Marguerite, femme discrète, sa benjamine aime tremper les doigts dans les pots de sirop d’érable, se rouler sur les pelouses et grimper aux arbres, dans leur jardin de Pierrefonds. Mais ce que maman supporte le moins, ce sont les phases de mutisme de cette enfant, sa capacité à se replier dans le silence, héritée de son père mais vécue comme une provocation.

Deuxième «déchirure», le retour des Gautier en région parisienne, à Ville-d’Avray, ne fait que creuser ce goût pour la réserve. A l’école, l’accent québécois de Mylène, alors âgée de huit ans, suscite les moqueries. Des séances chez l’orthophoniste l’aideront à corriger sa prononciation, expliquant aujourd’hui encore son phrasé précieux. Mais, humiliant, ce travail ne l’encourage guère à s’ouvrir aux autres. Au domaine de la Ronce, où les Gautier se sont installés, l’enfant prend la fuite à chaque fois que des inconnus sonnent à leur porte. Max, qui lui passe tout, est bien le seul à en sourire. Vivant avec la famille depuis la mort de son mari, Mamie Jeannette, la grand-mère paternelle, devient une confidente privilégiée. La vieille femme n’a pas seulement le chic pour agacer sa belle-fille, Marguerite. Premier prix du conservatoire de Marseille, elle initie également sa petite-fille à la musique, à la littérature, à la peinture… et aux promenades dans les cimetières.

Mylène s’épanouit enfin

MF2000_57a dans Mylène dans la PRESSEA sa disparition, Mylène continuera d’apprivoiser la mort en se rendant au chevet d’autres enfants, à Garches. De même, à l’adolescence, elle préférera philosopher avec les garçons plutôt que de les suivre dans la découverte des plaisirs sexués. Un comble pour une future libertine ! La troisième «déchirure» se produit à sa majorité. Au bout de deux jours en terminale A4, Mylène annonce à Marguerite et Max, aussi catastrophés l’un que l’autre, qu’elle snobe le bac pour devenir monitrice d’équitation. Elle quittera en fait ses parents pour leurs doubles: Laurent Boutonnat et Bertrand Le Page. Le premier, qui la choisit pour chanter sa comptine sur mesure Maman A Tort, se montrera aussi doux et patient que son père, décédé avant le succès, en 1982. Le second, son premier manager, sera aussi exigeant que sa mère. Certes, il lui apprendra à incarner son corps et à en faire un objet de désir. Mais il n’aura de cesse de lui répéter: «Tu es divine, mais tu ne seras jamais belle.» Jusqu’à ce qu’elle le congédie et qu’il se suicide, en 1999.

Les liens se desserreront avec Boutonnat, après l’échec de leur film Giorgino… Libérée de toute relation triangulaire, Mylène s’épanouit aux côtés du producteur Benoît Di Sabatino, depuis 2001. Nul rapport de force ou de séduction ambiguë entre eux. Dans le clip de son nouveau single, Appelle Mon Numéro, que Benoît a réalisé, la belle offre même un nouveau visage, moins tourmenté, plus souriant. Le même qu’elle présente aujourd’hui à sa mère lors de leurs déjeuners dominicaux…

Thomas Durand chroniqueur de chez GALA.FR

Lire aussi:  Mylène Farmer à vif

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Mylène FARMER dans les médias

Posté par francesca7 le 7 avril 2012

Mylène FARMER dans les médias dans Mylène et mes BLABLAS 9782755605495-216x300Dès ses débuts en 1984, les chansons et les clips de Mylène Farmer créent souvent la polémique. Ses premiers titres, qui se distinguent par leur ambiance musicale et des textes novateurs, sont généralement perçus positivement par la presse. Néanmoins, au fil des ans, certains journalistes commencèrent à juger l’artiste trop commerciale, du fait de ses ventes importantes et de l’intérêt croissant de la presse people.

Mylène Farmer évoque dans ses chansons l’amour, la mort, le temps qui passe, souvent empreint de mélancolie. « Une part de moi habite la mélancolie, et une autre aime aussi le rire et la gaieté. Malheureusement, le monde prête plutôt à l’état mélancolique, où le bonheur émerge parfois. » Ses textes, souvent basés sur le symbolisme, font débat : si certains y voient un véritable talent d’écriture, d’autres les considèrent pseudo-intellectualistes.

Ses concerts, inspirés des shows à l’américaine, ont conduit la chanteuse à être parfois accusée de mégalomanie. Parallèlement, de nombreux critiques reconnaissent la qualité musicale de ses albums, notamment Anamorphosée et Avant que l’ombre…

Depuis quelques années, l’image de Mylène Farmer dans la presse a progressivement évolué. La durée de sa carrière et son succès ininterrompu semblent lui avoir conféré une certaine crédibilité, et son œuvre est jugée moins sévèrement ou simplement ignorée. Sa discrétion est respectée, et même saluée. Certains journaux autrefois critiques sont parfois devenus laudateurs, comme Le Monde : ses derniers spectacles (Tour 2009 et Avant que l’ombre… à Bercy) ont été très appréciés, alors que les précédents étaient parfois sévèrement critiqués. Toutefois, d’autres médias, devant son refus systématique d’interviews, publient des articles très critiques sur la chanteuse à partir de 2005 (Télé Star, Paris Match,MF80_119a dans Mylène et mes BLABLAS France Soir, Platine…), et certains média la boycottent (Europe 2, M6…).

Le texte de la chanson Je t’aime mélancolie aborde ce thème et semble apporter une réponse indirecte de Mylène Farmer aux critiques : « J’ai comme une envie / De voir ma vie en l’air / Chaque fois que l’on me dit / C’est de la mauvaise herbe / Et moi je dis : / Qu’une sauvage née / Vaut bien d’être estimée / Après tout elle fait souvent la nique / Aux « trop bien » cultivées, et toc ! […] En somme c’est ça : / Pour plaire aux jaloux / Il faut être ignorée. »

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Bruno Aveillan et Mylène Farmer

Posté par francesca7 le 7 avril 2012

Bruno Aveillan et Mylène Farmer dans Mylène et L'ENTOURAGE Bruno%20AveillanBruno Aveillan (Toulouse 24 février 1968 ) est un réalisateur, un photographe et un artiste multimédia français.

Diplômé de l’École supérieure des Beaux-Arts de Toulouse, Bruno Aveillan rejoint la société de production QUAD en tant que réalisateur. Il a notamment réalisé de nombreux films publicitaires pour des marques telles que Orange, Perrier, Louis Vuitton, Audi, Nike, Paco Rabanne, Quézac, Lanvin, Nissan, Rochas, Lexus, Escada, SFR, Chanel, Time Warner, Volvo, Maxmara, Miller, Nintendo, Coca-Cola, Gaz de France, Toyota, Peugeot, etc.

Une des premières réalisations de Bruno Aveillan fut le spot Perrier « La Foule » mettant en scène une pléiade de personnages colorés sortant de leur affiche respective. Outre une avalanche de prix internationaux, le film fut élu « Film préféré des Français » suite à un sondage IPSOS/Stratégie.

Bruno Aveillan nous fait le plaisir de partager la série de photo de Mylène Farmer (présente dans le magazine Citizen K) sur sa page facebook et en Haute Qualité!

 

Bruno Aveillan – 2011      

Diplômé de l’école supérieure des Beaux-Arts de Toulouse, Bruno Aveillan rejoint la société de production QUAD en tant que réalisateur. Il travaille à la réalisation de nombreux films publicitaires.

En 1999, succédant aux réalisateurs Lars von Trier et Roland Joffé, Bruno Aveillan réalise un nouvel épisode de la saga publicitaire CNP. Il fut également le metteur en scène du film pour le lancement du parfum Oxygène de Lanvin. En 2008, Louis Vuitton fait appel à Bruno Aveillan pour réaliser le premier film publicitaire de son histoire.

En juin 2008, Mylène Farmer fait appel à Bruno Aveillan pour le tournage du Farmer Project. Ce filme de 13’19 minutes est la juxtaposition de deux clips Dégénération puis Si j’avais au moins….

On retrouve Bruno Aveillan en 2011, pour une séance photos accompagnant la sortie de la compilation 2001-2011                                 

Propos recueillis par Paris-Match.fr :

Bruno Aveillan, réalisateur venu de la pub, est aux commandes d’une vidéo de « Dégénération » de quatre minutes et demie : « Mylène y incarne une créature surnaturelle dotée de pouvoirs magiques et enfermée dans un laboratoire militaire secret. …  

MF80_205a dans Mylène et L'ENTOURAGENous avons tourné à Prague pendant près d’une semaine, poursuit Bruno Aveillan. Nous avons fait appel à une trentaine de comédiens et aux danseurs de la troupe Cave Canem. C’est une chorégraphie résolument moderne, pleine d’imprévus. Autre première : nous avons utilisé une caméra Panthom, jusqu’ici dédiée à la recherche scientifique. Elle m’a permis de filmer les corps comme ils ne l’avaient jamais été.» Ce clip spectaculaire, aux effets spéciaux troublants, est le second étage de la fusée « Dégénération ». Uniquement disponible sur Internet pour l’instant, le titre s’est directement classé en première position des ventes en ligne avec 4 998 téléchargements le premier jour

 Source :  Paris Match

 Réalisateur et  photographe français né à Toulouse, diplômé de l’École supérieure des beaux-arts de Toulouse, Bruno Aveillan rejoint la société de production QUAD en 1995. Commence alors une brillante carrière internationale au cours de laquelle il va réaliser de nombreux films publicitaires pour des marques telles que Orange, Audi, Paco Rabanne, , Guerlain, Nissan, SFR,  Coca Cola, Gaz de France, Toyota Peugeot etc.

En 1999, succédant aux prestigieux réalisateurs Lars Von Trier et Roland Joffé, Bruno Aveillan réalise un nouvel épisode de la célèbre saga publicitaire CNP (agence Louis XIV). Il est également l’auteur du film pour le lancement du parfum Oxygène de Lanvin. Considéré par beaucoup comme l’un des plus beaux films de parfum jamais réalisé, il met en scène le célèbre top model Gisèle Bündchen. Par la suite, il a également filmé un grand nombre de stars parmi lesquelles on peut citer : Monica Bellucci, Claudia Schiffer, Sharon Stone, Milla Jovovich, Virginie Ledoyen …

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Bertrand Le Page et Mylène

Posté par francesca7 le 7 avril 2012


 C’est donc à l’âge de 46 ans que Bertrand Le Page s’est donné la mort, apparemment gravement malade, il fût enterré le 7 avril 1999 à Saint Malo … eh oui, lors de la sortie du cinquième album de Mylène qui n’est autre qu’Innamoramento !

Bertrand Le Page et Mylène dans Mylène et L'ENTOURAGE MF80_03aBertrand Le Page est né au Maroc en 1955. Dun père militaire, il partira vivre en Allemagne, à l’âge de 5 ans. Il y restera 12 années avant de vivre successivement à Angoulême, cognac et St Malo.

En 1974, Bertrand remonte à Paris avec seulement 500 francs en poche. Après des petits boulots et quelques cours de théâtre, Bertrand fera beaucoup de publicité pour les magazines, la télévision. Il rejoindra Radio Bleue, il produira par la suite grâce à la radio des musiques de films et de feuilletons.

En 1983, il rencontra Jackie Quartz et produira ses disques  »Mise au point » qui fera un gros succès. C’est au deuxième album qu’ils se séparent à cause de problèmes relationnels.

Il rencontra Laurent Boutonnat au début des années 80. Laurent lui apporta l’affiche d’un film qu’il avait intitulé Giorgino et qu’il voulait le réaliser. Bertrand Le Page rejoindra le groupe, en 1984, en devenant éditeur.

Bertrand Le Page fut le manager de nombreuses chanteuses françaises.
Il commença avec Jakie Quartz et participa à son succès à l’époque de Mise au point (1983) jusqu’en 1989. Il s’occupa à la même période de Mylène Farmer, dès sa première chanson, Maman a tort. Il contribua à installer son statut de star jusqu’en 1989, date à laquelle la chanteuse aretta leurs collaboration. Parallèlement il s’occupait de Buzy, notamment à l’époque de Body physical, son plus gros succès.

Dans les années 90, il manage Lio puis Ysa Ferrer, juste après son succès Mes rêves, et l’aide à finaliser son album Kamikase. Ils se séparent en 1998 à la demande de la maison de disques de la chanteuse.

Le magazine Elle [Farmer en fait la une, NDLR] est déjà dans les kiosques depuis plusieurs jours quand Farmer apprend la terrible nouvelle : Bertrand Le Page a mis fin à ses jours à l’âge de 46 ans. Comme la plupart des proches de l’ex-manager, la chanteuse l’a appris par le carnet des décès de Libération du vendredi 9 avril 1999. Rédigée par un ami journaliste de Le Page, l’annonce débute et se termine ainsi : «Votre route a peut-être un jour croisé la sienne… Merci d’avoir une pensée pour lui et pour ceux qui l’ont aimé.» [...]

Chaque nouvelle production farmérienne était reçue par [Le Page] comme une souffrance supplémentaire. [Un ami raconte :] «Un jour de l’année 1996 [Après la rupture entre la chanteuse et son manager, NDLR], je l’ai vu s’effondrer en larmes au vu de l’affiche du concert de Bercy. Puis il s’est repris : « Bon, on oublie, on revient à Lio ! »» Depuis sa séparation d’avec Mylène, Bertrand s’occupait, on s’en souvient, des intérêts de l’interprète de Banana Split. [...] Entre excès, échecs professionnels et dépression, le cœur n’y était plus.

Bertrand Le Page était réputé pour son fort caractère et ses « coups de gueule », mais aussi sa capacité à « stariser » les artistes. Il se suicida en 1999 et fut enterré le jour de la sortie de l’album Innamoramento de Mylène Farmer. Ysa Ferrer lui dédia en 2002 une chanson, Mourir pour elles, tandis que son single Flash in the night(1999) était dédicacé « A Bertrand ».

 

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Allan au Concert de Mylène Farmer

Posté par francesca7 le 6 avril 2012

 

Allan au Concert de Mylène Farmer dans Mylène et SYMBOLISME Allanliv2Premier extrait live du gigantesque Mylène Farmer en concert, Allan prolonge l’imagerie du film et transpose celle d’Edgar Allan Poe (puisque c’est de lui dont il s’agit) pour faire se confondre les deux univers.

 Allégorie du malaise d’Edgar POE dans l’univers en flammes de Mylène FARMER en Concert.

 Sans histoire à proprement dite, les images données à voir peuvent être facilement qualifiées de « bizarres » ou de « morbides ». Pour Edgar Poe, un cheval noir (symbole de la mort dans le cinéma de Boutonnat) piétine dans un enclos de boue, le portrait du poète brûle, illustrant la malédiction qu’il a subit non seulement à de son vivant, et même après (sa tombe fut dévastée peu après sa mort on ne sait plus où il est enterré).

 C’est grâce au jet du même lance-flammes qu’Allan que le bâtiment sera réduit en cendres et qu’il conclura ce vidéo-clip très 80′.

La chanson Allan commence donc avec les cris de la foute qui prennent ici, un sens bien différent que celui de l’hystérie provoquée par Mylène FARMER : par un fondu enchaîné, on voit simplement le public brûler, en même temps que le décor de la tournée. Pour la fin du clip, Laurent Boutonnat fait un plan très ralenti de la main de Mylène entrouverte, qui se baisse en direction du public. Cette idée sera reprise dix ans plus tard par la chanteuse puisque tout le Mylénium Tour tourne autour de cette idée de main entrouverte, tout comme le programme officiel de cette tournée, ainsi que le clip Innamoramento (François Hanss – 2000).

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La symbolique de Pardonne-moi

Posté par francesca7 le 6 avril 2012

 

La symbolique de Pardonne-moi dans Mylène et SYMBOLISME MF2000_61a-214x300La seule chose analysable dans Pardonne-moi est son réalisateur, ses goûts pour les images syncopées, l’esthétique à tout prix, et les ambiances inédites. Si les éléments que choisi Laurent Boutonnat pour chaque nouveau clip rappelle les anciens, il apporte en outre à chaque fois un élément qui vient enrichir ce qu’il avait déjà mis en place et qui présente l’interprète sous un jour à chaque fois un peu différent.

 Dans cette optique, l’image la plus frappante n’est pas celle des yeux blanc, ou noirs (simple effet de frayeur par l’emploi des sensations descendantes), mais cette espèce de contrasté et granulé, avec une Mylène FARMER qu’on imagine plongé dans la poussière de l’au-delà. Sur un fond très noir, les particules de cendres s’échappent des cheveux et donnent à la silhouette de la chanteuse en la suivant la très étrange allure d’un spectre. Dans ces plans magnifiques, l’interprète reste les yeux fermés, totalement inexpressive, comme si quelque chose de surhumain la guidait, l’avait sortie de la poussière où elle reposait depuis la nuit des temps. Seuls deux plans quasi-subliminaux surexposés la montreront hilare, la tête basculée en arrière, rendant du même coup l’ensemble de la danse et du clip dénués de sens et de logique.

 Dans Pardonne-moi, plus que jamais, l’image ne peut être présente à l’écran que parce que c’est CETTE chanson qui est illustrée, alors qu’on peut aisément imaginer les images de Libertine, Sans Contrefaçon et même Ainsi soit-je sur une autre musique de couleur approximativement équivalente. Ces images n’ont été inventées que parce qu’il y avait tel ou tel son dans la chanson, ces images sonnent juste par rapport aux effets musicaux tout simplement, et ceci pour la première fois chez Boutonnat. Depuis 1997, de Mon Ange à Pardonne-moi en passant par Baïla Si et Les Mots, Laurent Boutonnat n’a cessé de tâtonner pour trouver ce qu’était vraiment un clip, ce qu’était vraiment une image, et donc ce qu’est réellement le cinéma.

 

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Interview paru dans IAO – Mylène 1991

Posté par francesca7 le 1 avril 2012

INTERVIEW DE MYLÈNE FARMER 1991

Propos recueillis pour FréquenstarPour un clip avec toi – animée par Laurent Boyer pour l’émission de M6 – Février 1991.

 C’est le cinquième jour de tournage, ça fait combien de temps que vous êtes installée ici Mylène ?

     Ca fait à peu près huit jour.

Interview paru dans IAO - Mylène 1991 dans Mylène en INTERVIEW 2000-c10 Il y a des conditions climatiques qui ne sont pas évidentes, je sais qu’il a fait très froid la semaine dernière…

     Oui, beaucoup plus froid qu’aujourd’hui.

 Et vous vous levez très tôt et vous tournez toute la journée, c’est ça ?

     Nous avons des horaires un peu différents chaque jour mais ce matin nous nous sommes levé à cinq heure.

 Il y a à peu près une centaine de figurants ici. Pourquoi avoir choisi des enfants, et des enfants hongrois, ici à Budapest ? Il y a une raison particulière ?

     Oui, il y a plusieurs raisons pour le choix de la Hongrie. Il y a d’abord la neige, on voulait un paysage de neige. D’autre part on voulait beaucoup de figurants et surtout des enfants qui portent quelque chose de grave dans le visage et dans le regard. Et c’est vrai que les pays de l’Est pour ça c’est fabuleux. D’autre part il y a beaucoup de techniciens en Hongrie qui sont performant et professionnels. Et enfin une des dernières raisons c’est que c’est beaucoup moins chère, et qu’on peut faire des choses grandioses avec peu de moyen finalement.

 Est-ce que ça veut dire que ça va être dans la lignée de l’imagerie Mylène FARMER ? Parce qu’on vous associe aux clips scénarisés qui sont en fait des films. Est-ce que ça s’inscrit toujours dans cette veine scénarisée et à grand spectacle ?

    Ce sera la même chose. C’est la même écriture et le même réalisateur, et pratiquement la même équipe à chaque fois sur chaque tournage.

 Est-ce qu’on peut dire aussi que si vous venez tourner ici en Hongrie ou à Budapest -on y pense souvent quand à toi- c’est pour tes ambitions cinématographiques et celles de Laurent ? On sait que Cyrano De Bergerac a été tourné ici, on peut dire aussi qu’il y a les prémices d’un futur long métrage ou le moyen aussi de repérer pour un long métrage…

    Ca c’est quelque chose d’envisageable ou qui a été envisagé, mais j’avoue que pour l’instant c’est quelque chose qui n’existe pas. Et c’est quelque chose qui appartient à Laurent pour l’instant. Je ne puis rien dire, mais ce que je sais c’est qu’il avait fait effectivement des repérages avant d’envisager le clip en Hongrie pour un long-métrage.

2000-c11 dans Mylène en INTERVIEW Vous êtes un peu avares d’images sur le travail que vous faites en équipe sur le tournage d’un clip comme en ce moment.

     Je ne sais pas si nous sommes avares mais c’est assez difficile qu’une autre équipe intervienne. Parce qu’un tournage comme celui-ci c’est une grosse machinerie. Donc s’il y a perturbation, quelque fois cela peut perturber le metteur en scène et tout le monde. Et c’est vrai qu’on a un soucis de garder les choses secrètes, mais parce que je suis probablement comme les enfants, j’aime encore les surprises. Donc j’aime bien l’effet de surprise quand on a un nouveau clip ou de nouvelles chansons. C’est pour ça que je fais très peu écouter l’album avant qu’il ne sorte. C’est une manière de préserver la chose.

Dans le clip on voit une centaine de jeunes enfants avec des têtes très particulières, grimées, masquées, habillés un peu comme toi…

    Oui, tout à fait. Encore plus sales même !

 …Assez minimalistes dans la tenue. D’où a été l’inspiration de ce choix ?

    Là j’avoue qu’il est né d’un amour commun de Laurent et moi- même pour ce qui est DICKENS, Oliver TWIST. On aime beaucoup tout les deux David LEAN, qui avait réalisé Oliver TWIST, un de ses premiers longs-métrages. Et c’est surtout cette approche du conte qui est permanente.

Dans Désenchantée c’est quoi ? On dirait un univers carcéral mais particulier…

     On a essayé d’avoir quelque chose d’intemporel. Ce qui explique aussi le choix de ces costumes, parce qu’on ne peut pas tout à fait situer l’époque. Ca se situe en effet dans un milieu carcéral, il y a une autorité autour de ces enfants, et que ces enfants n’ont plus rien à perdre donc il leur reste comme solution la révolte. Et c’est ce qui va se passer dans le clip. Il y a dans le clip de jeunes enfants qui sont handicapés. Il y a une anecdote magnifique, un handicapés qui est sur le tournage s’y est adapté en quatre jours. Son éducatrice nous a dit qu’en quatre jours il avait fait des progrès de six mois. Donc c’est une jolie récompense…

 Comment tu échanges avec tous ces jeunes hongrois qu’on voit ?

     C’est un échange uniquement de regards puisque nous n’avons pas la même langue. Les interprètes ne sont pas toujours là pour traduire. Ce sont des regards et tous ces figurants sont très justes, ils jouent mais en aucun cas ne sur-jouent et c’est ce qui est fascinant. Ils ont une spontanéité et on a l’impression qu’ils sont nés dans ces costumes dans cette époque et c’est un plus pour le tournage.

J’ai eu l’occasion de discuter avec ce qu’on appelle un casting-producer, qui me disait que dans le choix des gens, il y avait peu de comédiens hors-mis la matonne. Il y a des délinquants, des jeunes enfants d’écoles.

     Oui, il y a de tout. Ce sont des gamins de la rue…

 …Avec leurs réactions. Quand on vit à Budapest, avec la vie qu’on a eu, avec l’histoire qu’on a vécu, il y a une âme mais une pression.

     En tout cas habitée. Il y a une dureté réelle.

 dscf0012Il y a une infrastructure, une équipe très importante sur ce tournage…

     Il y a à peu près 120 personnes et 12 personnes dans l’équipe technique qui viennent de Paris.

 Des français avec qui vous avez l’habitude de travailler. 

     Oui, j’ai Jean-Pierre SAUVAIRE qui est chef-opérateur, Carine SARFATI qui est aux costumes et beaucoup d’autres. Je m’excuse de ne pas pouvoir tous les citer.

C’est une équipe de copains, on a l’impression que c’est presque une famille.

    Oh oui, ce sont des gens de grande qualité humaine et professionnelle. C’est vrai que c’est un plaisir de les réunir chaque fois à nouveau.

 

FréquenstarPour un clip avec toi – M6 – Février 1991.

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Mylène Interview Fréquenstar 91

Posté par francesca7 le 1 avril 2012

En Février 1991, Laurent BOYER part en Hongrie enregistrer le pilote de Fréquenstar alors intitulé Pour un clip avec toi, sur le tournage de Désenchantée, qui s’annonçait déjà comme l’évènement médiatique du printemps. Il est reçu pendant le cinquième jour de tournage où il interview Mylène Farmer lors de la séquence de la révolte intérieure et extérieure, puis l’équipe est encore présente le sixième jour de tournage sur le plateau (la séquence finale) où Boyer a pu interviewer Laurent Boutonnat.

 RETRANSCRIPTION

 

INTERVIEW DE LAURENT BOUTONNAT

Qu’est-ce que vous préparez ici ?

Mylène Interview Fréquenstar 91 dans Mylène en INTERVIEW 6iao1p10    Il y a une scène avec tout les figurants, avec Mylène et le petit môme qui est avec elle. C’est un raccord en fait sur ce petit monticule. Nous, nous sommes derrière avec la caméra et on va faire brûler des pneus pour avoir une grosse fumée noire pour être raccord avec l’usine d’hier où il y avait le feu. Ils sont sensés s’échapper de l’usine, et ils vont descende de cette petite colline pour courir dans cette immense plaine.

 Ce sera le dernier plan du clip ça ?

    C’est l’amorce des dernier plans en fait. C’est le premier plan où ils s’échappent de cette « prison-usine » pour partir dans la plaine. Et après on a plusieurs plans à faire de leurs visages qui courent…

Ca a été un bonheur pour vous d’avoir eu cent figurants ? Des jeunes hongrois comme ça ? C’est pas trop difficile à gérer ?…

    Non, il y a une équipe très solide qui tient bien tout ce monde là, et ils ont des têtes extraordinaires en plus. Il y a une chose qui est formidable ici, c’est qu’ils jouent bien. Ce n’est même pas jouer d’ailleurs, parce que ça leur plait de faire ça. C’est presque naturel.

1999-f10 dans Mylène en INTERVIEWOui, c’est peut-être mieux que des comédiens.

    Ah, c’est impossible des comédiens. Mais ils ont quelque chose de naturel; et en fait comme ils n’ont jamais fait ça de leur vie, ils ont une espèce de maladresse qui est formidable. Ca devient quelque chose qui donne l’impression qu’ils ont fait ça toute leur vie, que se sont de grands professionnels.

 Vous avez voulu tourner ici, ça s’appelle la Puszta, c’est la plaine hongroise…

    Absolument, c’est à dire que la Hongrie est un pays plat, où il n’y a que des plaines. Et tout le centre de la Hongrie c’est ça : sur des centaines et des centaines de kilomètres avec : Rien. C’est très impressionnant. Surtout avec la neige, on a l’impression que le ciel et la terre se rejoignent et que…

 C’est une fuite.

    Il n’y a rien quoi. C’est le néant et… c’est beau. 

FréquenstarPour un clip avec toiM6 – Février 1991.

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